Le « Stonehenge espagnol » refait surface après presque 60 ans sous les flots


Un Dolmen a refait surface en Espagne après 60 ans sous l’eau avec un été marqué par la sécheresse et la baisse d’un réservoir Le Dolmen de Guadalperal a été érigé entre 3 000 et 2 000 avant JC. Mais quand viendra la saison des pluies, le Dolmen risque de disparaître.
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Le « Stonehenge espagnol » refait surface après presque 60 ans sous les flots


Floriane Boyer
Rédactrice

Pour la première fois après des décennies passées sous l’eau, le Dolmen de Guadalperal baigne à nouveau dans les rayons du soleil et la caresse du vent. En abaissant, le niveau du lac de retenue de Valdecañas, la sécheresse qui a frappé cet été la péninsule ibérique, a offert une bouffée d’oxygène à ce monument qualifié de « Stonehenge espagnol », en référence au célèbre site mégalithique anglais.

Après quasiment 60 années passées sous l’eau, un monument mégalithique datant de l’Âge du bronze surnommé le « Stonehenge espagnol » s’est retrouvé complètement exposé à l’air libre cet été, à la suite d’une sécheresse particulièrement sévère. Constitué d’environ 140 monolithes de granite érigés il y a 4.000 à 5.000 ans, le site, baptisé Dolmen de Guadalperal, est localisé sur le territoire de la commune de El Gordo, dans la province de Cáceres dans le centre-ouest de l’Espagne, bien qu’il soit plus proche de la ville de Peraleda de la Mata.

Le monument, qui se dressait sur les berges du fleuve Tage, le plus long de la péninsule ibérique, a été englouti en 1963 par la construction d’un barrage et du réservoir de Valdecañas. C’est la première fois depuis sa submersion que la structure est entièrement visible, alors que jusque-là, seuls les sommets des menhirs perçaient occasionnellement la surface en cas de sécheresse. D’après le quotidien espagnol El Mundo, le niveau du lac de retenue de Valdecañas aurait drastiquement baissé cet été non seulement en raison du manque de précipitations, mais aussi parce qu’un certain volume d’eau doit être envoyé chaque année au Portugal, en aval du fleuve, la frontière entre les deux pays étant située à une centaine de kilomètres du réservoir.

Le Dolmen de Guadalperal est un monument mégalithique érigé entre 3.000 et 2.000 av. J.-C. en Espagne. Mis au jour il y a presqu’un siècle, il a été englouti par les flots du fleuve Tage en 1963 à la suite de l’édification d’un barrage et de sa retenue d’eau. Due à la sécheresse et la baisse du niveau du réservoir, son apparition sera éphémère si le monument n’est pas déplacé en urgence. Elle a déjà attiré touristes et médias. © Lourdes Gómez Martín, Twitter

Un avenir incertain pour le Dolmen de Guadalperal

La résurgence inattendue du mégalithe offre une « formidable opportunité » économique pour la région, selon Angel Castaño, président de l’Association culturelle Racines de Peraleda (Raices de Peraleda) cité par El Mundo, arguant que l’occasion se présente de transférer le monument à une distance raisonnable du réservoir afin de préserver ce patrimoine, puis d’en faire une attraction touristique. Déjà, les curieux ont commencé à affluer sur ce site d’exception, sauf qu’ils le font sans encadrement et menacent ainsi de le dégrader.

Des voix se sont élevées, dont celle d’Angel Castaño, pour presser le gouvernement à agir rapidement, d’autant que le monument a déjà souffert du passage du temps, ce que l’érosion due à son immersion relativement récente dans les eaux du fleuve Tage n’aura pas arrangé. 

« Des fissures sont apparues et certaines pierres ont été renversées », déclare Angel Castaño au site El Español.

Cependant, tous les experts ne partagent pas son avis, souhaitant que le site soit conservé en l’état au lieu d’être déplacé, selon le journal El Mundo.

Le saviez-vous ?

En 2018, le site de Stonehenge dans le sud de l’Angleterre, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, a reçu 1.555.868 visiteurs.

La hausse du niveau du réservoir, attendue notamment avec le retour de la saison des pluies, plongera de nouveau le Dolmen de Guadalperal sous l’eau, ainsi nommé car les menhirs étaient dans le passé surmontés de pierres horizontales. Les archéologues estiment que le monument était initialement un arrangement circulaire de monolithes de cinq mètres de diamètre, plus tard transformé en chambre funéraire par l’ajout de dalles coiffant les piliers.

La structure a été ensevelie sous un monticule de terre, entouré d’un autre cercle de pierres. Un couloir de 21 mètres de long menait à la chambre, dont l’entrée est encore aujourd’hui marquée par un menhir de deux mètres de haut portant des inscriptions. L’une d’elles, que Angel Castaño assimile à un dessin du Tage, représenterait plutôt un serpent pour la préhistorienne Primitiva Bueno Ramírez, interviewée par Euronews. Ce site mégalithique a été découvert par l’archéologue et préhistorien Hugo Obermaier lors de fouilles réalisées entre 1925 et 1927.

Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendies


Ce qui protège la forêt amazonienne des incendies est sa densité et son humidité. Hélas, la déforestation vient mettre une ombre sur cette nature unique. En ajoutant les changements climatiques et El Niño, l’Amazonie n’a vraiment pas besoin d’ajouter la déforestation au risque d’incendie.
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Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendies


Amazonie: la déforestation serait la cause principale des incendiesPhoto: Mario Tama/Getty ImagesDéforestation en Amazonie brésilienne

La hausse dramatique du nombre d’incendies en Amazonie brésilienne est avant tout causée par la progression de la déforestation, explique à l’AFP Paulo Moutinho, chercheur à l’Institut de recherche environnementale sur l’Amazonie (IPAM).

Le chercheur remet en cause l’argument du gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui soutient que cette augmentation du nombre d’incendies est due à la sécheresse, habituelle en cette période de l’année.

Le ministre brésilien de l’Environnement, Ricardo Salles, a affirmé que la hausse du nombre d’incendies en Amazonie était due au «temps sec, au vent et à la chaleur». Qu’en est-il?

La déforestation explique la majorité des incendies. Historiquement, ils sont liés à l’avancée de la déforestation, conjuguée à des périodes de saison sèche intense. Mais en 2019 nous n’avons pas une sécheresse aussi sévère que lors des années précédentes, or il y une hausse substantielle des incendies. Tout indique donc que la saison sèche n’est pas du tout le facteur prédominant. S’il y avait eu plus de sécheresse, cela aurait été bien pire.

Qu’est-ce qui provoque ces incendies?

Les incendies ont toujours eu une origine humaine, le feu est utilisé pour nettoyer des zones déjà déforestées, pour ouvrir des pistes ou pour préparer des terres à la culture. Le manque de prévention fait que ces incendies se propagent à des zones plus sèches qui n’étaient pas destinées à être brûlées. Très souvent, la pluie les éteint ou ils finissent pas rencontrer des barrières de végétation plus denses et plus humides et s’éteignent d’eux-mêmes.

Combien de temps faut-il pour récupérer ces zones?

En Amazonie, les flammes agissent au niveau du sol, mais cela suffit pour provoquer la mort d’arbres très grands, jusqu’à deux ans après l’incendie. Les arbres morts perdent leurs feuilles, cela entraîne une pénétration plus grande du soleil dans la forêt, la végétation devient alors plus inflammable. S’il n’y a pas de nouveaux incendies, plusieurs décennies seront nécessaires pour retrouver la même densité (de végétation). Dans certaines régions, les zones dévastées sont envahies par d’autres espèces typiques de zones plus sèches, comme celles du Cerrado (la savane brésilienne).

Quelles sont les conséquences de ces incendies?

Il y a d’abord une perte de la biodiversité et de la fonction de la forêt, celle de fournir des nuages à l’atmosphère pour produire la pluie. En outre, les fumées au-dessus des villes amazoniennes ont de graves conséquences sur la santé, provoque de sérieux problèmes respiratoires. Et cela se traduit en dommages économiques.

La politique du président Jair Bolsonaro encourage-t-elle les incendies?

Je n’ai pas de données pour répondre à cela (…) Je peux dire que le problème est très sérieux et que le gouvernement devrait lancer immédiatement une campagne de contrôle et de prévention de la déforestation. Cette progression doit cesser. L’occupation illégale de terres publiques signifie un vol pour tous les Brésiliens. Dans la majorité des cas, la déforestation permet de spéculer en revendant les terres plus tard.

À combien est estimée la déforestation de l’Amazonie aujourd’hui?

La zone du bassin amazonien (au Brésil et dans d’autres pays) qui a été déforestée est équivalente à la surface du territoire français. Cela représente environ 20%. Il en reste encore 80%. Nous avons encore le temps d’éviter un effondrement fonctionnel de la forêt, mais la solution doit être rapide. Il faut prendre en compte également le fait que la dégradation de la forêt ne vient pas seulement de la déforestation. Il y aussi les effets du changement climatique, des phénomènes toujours plus fréquents tels que El Niño, qui apportent beaucoup de sécheresse en Amazonie.

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Pénuries d’eau: près d’un quart de la population mondiale menacée


Quand tu peux avoir autant d’eau en ouvrant simplement les robinets, ont oubli facilement que l’eau est un élément précieux qu’il faut la ménager. Avec les épisodes de sécheresse qui risquent d’augmenter avec les changements climatiques, nombre de pays risquent de manquer d’eau avec les conséquences qui suivront.
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Pénuries d’eau: près d’un quart de la population mondiale menacée

«La pénurie en eau est la plus grande... (PHOTO AFP)

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«La pénurie en eau est la plus grande crise dont personne ne parle», assure le PDG de l’institut World Resources.

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Agence France-Presse
Washington

Près d’un quart de la population mondiale, vivant dans 17 pays, est en situation de pénurie hydrique grave, proche du «jour zéro» lors duquel plus aucune eau ne sortira du robinet, selon un rapport rendu public mardi.

La carte établie par l’institut World Resources (WRI) mesure les risques de pénurie en eau, de sécheresse et d’inondations fluviales.

«L’agriculture, l’industrie, et les municipalités absorbent 80% de la surface disponible et des eaux souterraines lors d’une année moyenne» dans les 17 pays concernés, principalement situés au Moyen-Orient et au nord de l’Afrique, a écrit l’institut. 

Ceux-ci sont le Qatar, Israël, le Liban, l’Iran, la Jordanie, la Libye, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Érythrée, les Émirats arabes unis, Saint-Marin, Bahreïn, le Pakistan, le Turkménistan, Oman, le Botswana et l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde. 

«La pénurie en eau est la plus grande crise dont personne ne parle. Ses conséquences prennent la forme d’insécurité alimentaire, de conflit, de migration, et d’instabilité financière», a indiqué Andrew Steer, PDG de WRI.

«Lorsque la demande rivalise avec les réserves, même de petits épisodes de sécheresse – qui vont augmenter avec le changement climatique – peuvent provoquer de terribles conséquences», comme les récentes crises à Cape Town, Sao Paulo ou Chennai, détaille l’institut. 

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Un palace vieux de 3.400 ans émerge des eaux en Irak


La sécheresse en Irak a permis de mettre à jour un palace de plus de 3 milles ans. Malgré qu’il avait été englouti à cause de la construction de barrage, il est étonnamment bien conservé.
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Un palace vieux de 3.400 ans émerge des eaux en Irak

Une vue aérienne de Kemune, un ancien palace de l’empire Mittani sur les rives du Tigre en Irak. © Université de Tübingen, eScience Center, Kurdistan Archaeology Organization

Une vue aérienne de Kemune, un ancien palace de l’empire Mittani sur les rives du Tigre en Irak. © Université de Tübingen, eScience Center, Kurdistan Archaeology Organization


Céline Deluzarche
Journaliste

À la faveur de la sécheresse et d’une décrue des eaux, les vestiges d’un ancien palace ont émergé du réservoir du barrage de Mossoul, au nord du Kurdistan en Irak.

Il avait été englouti lors de la construction du barrage en 1980 avant que les archéologues n’aient eu la possibilité de l’explorer. Grâce au niveau exceptionnellement bas des eaux, une équipe irako-allemande a pu pénétrer dans le palace et a découvert de nombreuses pièces, tablettes en argile et peintures murales. Appelé Kemune, le site date de l’empire Mittani, qui a dominé une grande partie de la Mésopotamie et de la Syrie entre les XVe et XIVe siècles avant J.-C.

« C’est l’une des plus importantes découvertes archéologiques des dernières décennies dans la région », se félicite l’archéologue kurde Hasan Ahmed Qasim qui a dirigé les fouilles.

Le palace comprend huit pièces avec des murs intérieurs massifs en briques allant jusqu’à deux mètres d’épaisseur et deux mètres de haut.

« Nous avons également trouvé des restes de peintures murales dans des tons vifs de rouge et de bleu, témoigne Ivana Puljiz, de l’Institut d’études du Proche-Orient ancien de Tübingen (IANES). Ces peintures étaient typiques des palaces à cette époque, mais il est rare d’en voir d’aussi bien conservées. » Kemune a été construit sur un monumental mur de terrassement en briques de terre pour stabiliser le terrain en pente. Surplombant la vallée du Tigre, « le palais devait offrir un spectacle impressionnant », relate Ivana Puljiz.

Le palace est construit sur un immense terrassement en briques de terre. © Université de Tübingen, eScience Center, Kurdistan Archaeology Organization

Le palace est construit sur un immense terrassement en briques de terre. © Université de Tübingen, eScience Center, Kurdistan Archaeology Organization

L’une des tablettes en écriture cunéiforme indique que Kemune faisait très probablement partie de l’ancienne ville de Zakhiku, mentionnée dès l’âge du Bronze moyen (vers 1800 av. JC) et que celle-ci existait depuis au moins 400 ans. 

« L’Empire Mittani est l’un moins bien connus du Proche-Orient, explique Ivana Puljiz. Même sa capitale n’a pas encore été identifiée. La découverte de ce palais est donc d’une grande importance. »

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La sécheresse en Inde provoque des comportements inhabituels chez les animaux


Des chaleurs extrêmes peuvent changer le comportement humain mais aussi animal. Le manque d’eau dû à une sécheresse en Inde par exemple a provoqué des combats de singes pour un point d’eau. Avec les changements climatiques, on risque de voir des animaux se comporter comme les humains quand il y a une catastrophe, c’est la loi des plus forts
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La sécheresse en Inde provoque des comportements inhabituels chez les animaux


Les agriculteurs et éleveurs sont particulièrement touchés par la sécheresse et la vague de chaleur, comme ce berger agenouillé auprès de ses bêtes mortes, dans le village de Ranagadh, dans l'Etat du Gujarat. © Sam Panthaky - AFP/Archives

Les agriculteurs et éleveurs sont particulièrement touchés par la sécheresse et la vague de chaleur, comme ce berger agenouillé auprès de ses bêtes mortes, dans le village de Ranagadh, dans l’Etat du Gujarat. © Sam Panthaky – AFP/Archives

En Inde, face à la sécheresse et aux températures extrêmes, les animaux multiplient les comportements inhabituels, rapportent des médias locaux.

Quelques 15 singes sont décédés, probablement d’une insolation, après s’être battus pour l’accès à une source d’eau dans le massif forestier de Joshi Baba, a indiqué un garde forestier à un média indien.

 Cette rixe est un comportement « rare et étrange pour des herbivores », a-t-il affirmé.

 Selon des médias, des tigres auraient également quitté les réserves forestières qu’ils habitent pour aller chercher de l’eau dans des villages, semant la panique.

Les températures ont atteint la semaine dernière 50,3 °C dans la ville de Churu, au Rajasthan, juste en deçà du record national de 51 °C. La vague de chaleur a également provoqué des comportements violents chez les humains. Dans l’État de Jharkhand, un homme a poignardé six autres personnes après avoir été empêché de remplir des barils d’eau supplémentaires dans un réservoir public. Un combat a fait un mort dans l’État du Tamil Nadu. La mousson annuelle, qui amène des pluies bienvenues sur le sous-continent indien, a plus d’une semaine de retard sur son calendrier habituel, mais devrait arriver dans les jours qui viennent, selon les services météorologiques.

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Un vent d’espoir pour le monarque


On comptait 1 milliards de papillon Monarque, puis le nombre a baissé à 100 millions a cause de la sécheresse aux États-Unis qui causaient des pertes importantes d’une plante dont ces papillons on besoin pour leur migration du Mexique, États-Unis, jusqu’au Canada, ce qui fait 4 000 km. L’an dernier fût une bonne année pour eux, ils ont augmenter leur population d’environs 250 millions.
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Un vent d’espoir pour le monarque

Un vent d’espoir pour le monarquePhoto: iStock/Getty ImagesLe nombre de papillons monarques a chuté à moins de 100 millions en 2014.

Le papillon monarque, symbole de la Commission de coopération environnementale (CCE), prend de l’altitude après avoir donné des sueurs froides aux conservateurs de la nature.

En effet, en l’espace de 20 ans la population a connu une baisse dramatique de plus de 90% dans les aires d’hivernage.

« On comptait environ 1 milliard d’individus et ils sont descendus à moins 100 millions en 2014 », indique Maxim Larrivée, chercheur à l’Insectarium de Montréal.

Un déclin aussi important soulève toujours de vives inquiétudes chez les chercheurs, car toute espèce qui perd plus de 90% de sa population court de sérieux risques d’extinction.

L’une des causes? Une période de sécheresse sans précédent s’est abattue sur les États-Unis et les asclépiades en ont beaucoup souffert. Or, la plante asclépiade fournit aux monarques le précieux nectar qui lui permet de faire le plein d’énergie au cours de leur incroyable migration. Aujourd’hui, on calcule le nombre de monarques à 250 millions d’individus.

« Cette augmentation s’explique en partie par les conditions climatiques qui ont été excellentes tout au long du cycle de vie l’an dernier tant lors de la migration printanière, de la reproduction estivale et de la migration automnale ».

La température n’a pas été trop humide et les vents ont été favorable au sud des États-Unis.

« Il est aussi très probable que l’intensification des efforts de conservation concertés du Canada, des États-Unis et du Mexique depuis 2014 ont contribué positivement à la hausse de la population ».

Selon notre chercheur, même si le nombre de papillons a augmenté, il faut rester vigilant. « Toutefois, si l’on réussit à maintenir ce chiffre et même plus d’ici dix ans, cela sera une très belle histoire de conservation. »

Des mystères élucidés

Car l’incroyable odyssée de 4000 km qu’entreprend ce papillon pesant à peine 0,5 g vers les états du Michoacán et de Mexico est parsemée d’obstacles. Un périple également étonnant dont on soulève de plus en plus le voile sur les mystères entourant les méthodes de navigation de cet insecte. Par exemple, on sait que le monarque est guidé par la position du soleil et qu’il possède un capteur de champ magnétique terrestre.

Mais une découverte toute récente apporte d’autres éclaircissements aussi intéressants.

« On croit qu’une trace chimique dans l’urine d’un papillon permettrait aux générations futures de suivre cette trace lors de leur migration, particulièrement pour détecter et retrouver les sites d’hivernage au Mexique. »

En attendant que notre joli papillon nous révèle tous ses secrets, on peut observer les monarques dans les parcs-natures de Montréal, le long du fleuve Saint-Laurent, à l’île Sainte-Hélène ou au Jardin botanique. Sans oublier tous les champs ouverts et incultes émaillés d’asclépiades. On peut aussi créer une oasis pour les monarques en cultivant de l’asclépiade commune et des plantes nectarifères.

Pour de plus d’informations : http://m.espacepourlavie.ca/oasis-pour-les-monarques ou www.mission-monarque.org

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El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent


Avec El Niño et les changements climatiques la météo est de plus en plus difficile de prédire le temps qu’il fera. La température est trop changeante. Et pourtant, El Niño va probablement nous mener la vie dure. Grâce à l’intelligence artificielle et les coraux, il semble que l’étude des évènements passés de quelques siècles, il est peut-être possible de prévoir ce qui nous attend dans les prochaines années.
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El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent


Une image animée de la Terre montre l'évolution du phénomène dans le Pacifique.

En étudiant des coraux vieux de 400 ans, des chercheurs australiens ont montré qu’El Niño est en train de changer en fréquence et en intensité. Photo: earth.nullschool.net

Renaud Manuguerra-Gagné

En étudiant des coraux vieux de quatre siècles, des chercheurs australiens ont montré que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

El Niño est un phénomène climatique étonnamment complexe dont les répercussions sont ressenties partout autour du globe.

Selon certains modèles, le contexte actuel de changements climatiques pourrait augmenter le rythme et l’intensité des « crises » de cet enfant terrible du Pacifique. Or, jusqu’à maintenant, cette affirmation restait difficile à confirmer, puisque les chercheurs n’avaient pas de témoins nous indiquant les cycles d’El Niño avant l’époque où l’on a commencé à prendre des mesures systématiques.

Cela va toutefois changer grâce aux travaux d’une équipe de chercheurs australiens qui ont récemment découvert des archives historiques sur le phénomène El Niño gravées à l’intérieur des coraux.

Ces êtres vivants enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les anneaux d’un tronc d’arbre. En « traduisant » ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs ont pu retracer les faits et gestes d’El Niño au cours des 400 dernières années. Et selon leurs résultats(Nouvelle fenêtre), l’enfant serait de plus en plus turbulent.

Un enfant capricieux

Le phénomène El Niño est difficile à étudier. Cet événement météorologique survient tous les deux à sept ans, et il est caractérisé par une hausse des températures de l’océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région.

Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements météo extrêmes et ont des répercussions partout dans le monde. Certaines régions seront frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subiront plus de sécheresses et des feux de forêt.

La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont entraîné des dommages importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire du phénomène restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

Les archives secrètes des coraux

L’étude des coraux va toutefois changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où les coraux ont grandi, des informations qui pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Or, les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les anneaux des arbres, et plusieurs experts croyaient que cette méthode serait impraticable ou même impossible à réaliser.

C’est là que les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño du dernier siècle dont on connaissait déjà les dates.

Une fois que leur système était capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnés sur les quatre derniers siècles.

Ce faisant, ils ont remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20e siècle comparativement aux siècles précédents, passant de 3,5 épisodes par période de 30 ans à 9 épisodes durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño débutant dans l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années. En intégrant de nouvelles données dans les modèles actuels, il sera donc possible de se préparer aux événements météorologiques extrêmes que l’avenir nous réserve.

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