L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique


Les médecins américains essaient de secouer le pays des dangers des changements climatiques. Ils présentent un dossier détaillé des risques pour la santé de l’inaction au Congrès Américains. Serais-ce un coup d’épée dans l’eau avec Trump qui n’y croient pas vraiment aux changements climatiques ?
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L’accroissement de certaines maladies lié au changement climatique

 

Les auteurs citent aussi l'accroissement des infections qui... (123RF.com)

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladie de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

Agence France-Presse
Washington

Le réchauffement climatique, en contribuant à un accroissement de la pollution de l’air et à un changement de l’habitat de moustiques vecteurs de maladies infectieuses, fait que davantage de gens sont malades, estime un groupe d’associations médicales américaines dans un rapport publié mercredi.

Ce groupe, la «Medical Society Consortium on Climate and Health», qui représente plus de la moitié du corps médical aux États-Unis, cite une aggravation de l’asthme et une plus grande fréquence des pathologies pulmonaires et cardiaques ainsi que des maladies infectieuses.

Son objectif est de lancer une campagne pour aider les décideurs à comprendre les dangers pour la santé du changement climatique et ce qui doit être fait pour les minimiser.

Les mesures envisagées sont surtout une accélération de la transition vers des sources d’énergie propres et un changement de certaines habitudes des Américains, invités à moins se déplacer en voiture, mais davantage à vélo ou à pied.

«Les médecins partout dans le pays constatent que le changement climatique rend les Américains plus malades», explique la Dr Mona Sarfaty, à la tête de ce nouveau consortium de onze grandes associations médicales professionnelles.

«Le corps médical est en première ligne et voit tous les jours les impacts dans les consultations médicales», ajoute-t-elle, précisant que «les enfants, les personnes âgées, les Américains les plus vulnérables économiquement ou les personnes souffrant de pathologies chroniques ou encore les Noirs sont les plus touchés».

Ce rapport, intitulé «Alerte médicale ! Le changement climatique nuit à notre santé», sera largement distribué parmi les élus du Congrès, à majorité républicains et qui comptent dans leurs rangs de nombreux climats sceptiques.

Le document pointe notamment les dangers pour la santé pulmonaire et cardiaque d’un accroissement du nombre d’incendies de forêt et de la pollution de l’air liée au réchauffement du climat ainsi que les effets néfastes sur l’organisme des vagues de chaleur extrême, qui deviennent plus fréquentes.

Les auteurs citent aussi l’accroissement des infections qui se propagent par des tiques, comme la maladies de Lyme, et des moustiques vecteurs du virus du Nil occidental, de la dengue et du Zika, dont l’habitat s’élargit de plus en plus vers le nord avec le réchauffement.

En raison du changement climatique, les phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans et les sécheresses risquent de devenir de plus en plus fréquents et aussi plus destructeurs, ce qui peut affecter la santé mentale des populations affectées, estime aussi le rapport.

Selon les auteurs, citant une enquête d’opinion, la plupart des Américains ne sont pas conscients du fait que l’accroissement des attaques d’asthme et des allergies est lié au changement climatique.

«Le message des médecins américains dans ce rapport c’est que le changement climatique ne se produit pas seulement dans l’Arctique, mais ici et maintenant. Cela nous affecte tous, pas seulement les ours polaires», pointe la Dr Sarfaty.

http://www.lapresse.ca/

Tout savoir sur les spasmes de l’œil


Des tremblements de la paupière sont généralement plus fatiguant qu’autre chose. Il y a quelques moyens qui peuvent aider
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Tout savoir sur les spasmes de l’œil

 

    Des petits tremblements de la paupière sont souvent provoqués par le stress, la sècheresse ou la fatigue. Il existe des solutions pour les prévenir.

    Vous arrive-t-il de ressentir une sensation de tremblement incontrôlé de la paupière ? Ce spasme désagréable vous inquiète ? Quelle en est la cause ? Comment l’éviter ? Voici tout ce que vous devez savoir à ce sujet.

    De quoi s’agit-il ?

    Le spasme de l’œil est un réflexe des muscles de la paupière dont le but consiste à protéger la cornée des stimuli étrangers. Habituellement, ce mouvement est une réponse à une menace, mais quand il se produit pendant une phase de repos, il peut inquiéter.

    Quelle est la cause ?

    Quand nous sommes fatigués, stressés, en manque de sommeil ou sous l’effet d’un excès de caféine, les yeux se crispent et peuvent se contracter pendant quelques secondes. La sécheresse oculaire peut également provoquer ces petites secousses.

    Comment l’éviter et/ou l’arrêter ?

  • Commencez par faire une pause et par prendre quelques minutes pour reposer vos yeux en les gardant fermés.

  • En cas de sécheresse, appliquez une compresse froide sur l’œil pendant quelques secondes puis mettez quelques gouttes de sérum physiologique ou de larmes artificielles. Pour un meilleur résultat, vous pouvez garder vos gouttes au réfrigérateur. Prenez le réflexe de ne jamais vous frotter les yeux avec les doigts car vous risquez d’abimer la cornée et d’y introduire des bactéries.

  • Enfin, si vous travaillez devant un écran d’ordinateur toute la journée, des pauses régulières peuvent aider.

Est-ce dangereux ?

Si vous ressentez ces spasmes de temps en temps, ne vous inquiétez pas. Mais si ils continuent sur le long terme et affectent les deux yeux, parlez-en à votre médecin. D’après le site américain Real Simple, les tics des yeux peuvent cacher des maladies comme Parkinson, la paralysie de Bell ou une lésion de la cornée.

http://www.santemagazine.fr/

Le Saviez-Vous ► Température, vague, éclair, vent : les records phénomènes météo les plus extrêmes


    L’Organisation météorologique mondiale valide si un record métrologique a lieu dans le monde depuis 1893. Voici quelqu’un de ces records
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    Température, vague, éclair, vent : les records phénomènes météo les plus extrêmes

    • Par Jean-Luc Nothias

      Depuis 1873, c’est l’Organisation météorologique mondiale qui valide les records des phénomènes météos, dont certains sont tombés cette année. Même si les technologies sont aujourd’hui bien plus précises, des records datant du début du XXe siècle sont toujours valables.

      Instance internationale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) est l’autorité validant, ou non, les records météorologiques. Et même si aujourd’hui, les technologies sont bien plus précises qu’il y a un siècle, des records datant du début du XXe sont toujours valables.

      La vague la plus haute

      Ce record est tout nouveau: depuis le 13 décembre 2016, la plus haute vague homologuée est d’une hauteur de 19 mètres (soit la hauteur d’un immeuble de 8 étages). Elle a été mesurée dans l’Atlantique nord le 4 février 2013 entre l’Islande et le Royaume Uni par une station météorologique automatique montée sur bouée. Le précédent record de 18,275 m datait du 8 décembre 2007, relevé aussi dans l’Atlantique nord.

      Une vague s'écrase sur un phare lors d'une tempête au sud-est de la Grande-Bretagne en octobre 2013 - Photo d'illustration - REUTERS/Luke MacGregor

      La hauteur d’une vague, c’est la distance verticale entre son point le plus haut et le point le plus bas. Un chiffre difficile à avoir, de si hautes vagues ne rendant pas la mesure facile. Pourtant les témoignages de marins abondent, dépassant le point le plus haut de leur passerelle. Et les photos aussi, comme celle de l’extrémité du pont d’envol d’un porte-avion américain tordu d’une manière incroyable. Les autres éléments cruciaux sont la longueur de la vague et sa vitesse qui vont déterminer sa dangerosité pour les navires. Les observations satellitaires, aux estimations plus hautes, ne sont pas homologuées car elles donnent des moyennes. Quand aux vagues scélérates (+ de 30 m), l’OMM attend une preuve irréfutable.

      La plus longue période d’aridité

      Comme celui de la plus longue période aride jamais enregistrée sur Terre: à Arica, ville portuaire du nord du Chili, au bord du désert d’Atacama, il n’est pas tombé une seule goutte d’eau entre octobre 1903 et janvier 1916 soit 173 mois sans la plus minuscule pluie.

      La province d'Arica au Chili est connue comme l'endroit habité le plus aride au monde - Crédit: CLAUDIO SANTANA/AFP

      La température la plus froide dans le monde

      Même chose côté température. Sans grande surprise, la plus froide a été enregistrée en Antarctique, sur la base russe de Vostock. Là, le 10 juillet 1913, le thermomètre a affiché -89,2° C. Le fait que cette base de recherche soit à 3.420 m d’altitude rend certains chagrins qu’elle ne soit pas plus proche du niveau de la mer. Constamment occupée depuis 1912, jamais n’a été relevé plus froid. Sauf par un satellite de télédétection en 2010 qui a relevé depuis les airs un -93,2 °C en Antarctique, un record qui n’a pas été homologué par l’OMM.

      La base russe de Vostock en Antarctique - Antarctic Photo Library, U.S. Antarctic Program

      La température la plus froide en France et en Europe

      En France, Mouthe dans le Doubs tient la dragée haute aux autres avec -41,2°C le 17 janvier 1985, loin des records de La Réunion (-1°C) ou de Mayotte (13,9°C). Des records qui ne devraient pas tomber dans les décennies qui viennent (changement climatique aidant), contrairement à ceux du chaud. A noter qu’outre-mer, en Guadeloupe dans les Caraïbes, la température la plus froide jamais enregistrée est de 9,8°C. Et qu’à Mayotte, dans l’océan Indien, on n’a jamais connu moins de 13,9°C.

      Mouthe détient depuis 1985 le record de la température la plus froide enregistrée en France

      Côté Europe, il faut chercher au Groenland et en Russie (-66,1°C) respectivement en 1954 et 1978.

      La température la plus chaude dans le monde

      En Californie, à la sortie de la Vallée de la mort, c’est à Furnace Creek (la rivière de la fournaise), au Greenland Ranch près de la ville de Beatty, qu’a été relevé 56,7° le 10 juillet 1913.

      En Antarctique, la température la plus haute jamais enregistrée a été de 15,9° le 11 octobre 1976 à la base Ezperanza.

      La température la plus chaude en Europe et en France

      En Europe stricto sensu, Athènes a les lauriers avec 48,0° à l’ombre le 10 juillet 1977. En France, 44,1° ont été atteint dans le Gard, le 12 août 2003, à Conqueyrac et Saint-Christol-lès-Alès.

      Le plus lourd grelon du monde

      C’est un petit pamplemousse glacé de 1,02 gramme, tombé le 14 avril 1986 à Gopalganj, au Bangladesh, qui décroche la palme. De plus gros ont été annoncés par ci, par là, mais jamais homologué. C’est qu’il faut être rapide pour la mesure.

      Un jardin recouvert de grêlons aprè sune tempête à Les Esserts en Suisse en 2009 - REUTERS/Valentin Flauraud

      L’éclair et le plus grand et le plus long

      Pour la première fois de son histoire, l’OMM a validé en 2016 des records concernant les éclairs. En l’occurence, le plus grand, 321 kilomètres de longueur en distance horizontale en Oklahoma (États-Unis) le 20 juin 2007; et le plus long, 7,74 secondes le 30 août 2012 dans le sud de la France, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

      Le vent le plus fort

      Le 10 avril 1996, aux Iles Barrow (Australie), la vitesse maximale de vent jamais enregistrée à la surface du sol a été de 407, 164 km/h lors du passage d’un ouragan. Le précédent record datait de 1949. Là aussi, des tentatives pour décrocher le ponpon ont échoué et on ne compte plus le nombre d’appareils de mesure envolés ou détruits sur place. Mais, changement climatique aidant, ce record pourrait tomber dans les années à venir.

      http://www.lefigaro.fr/

      La Journée mondiale de l’alimentation aux quatre coins de la planète


      Dimanche, ce sera  la journée internationale de l’alimentation. Alors que les pays industrialisés ont souvent des problèmes de surconsommation et de gaspillage alors que dans des pays en voie de développement, l’alimentation se fait rare pour diverses raisons. Les enfants en souffrent qu’il faut des moyens plus rapides et efficaces pour leur donner des suppléments nécessaires à leur croissance
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      La Journée mondiale de l’alimentation aux quatre coins de la planète

       

      Pour souligner la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, voyez la relation qu’entretiennent différentes personnes avec la nourriture.

      1. Zimbabwe

      Des enfants d’une école primaire au Zimbabwe font la file pour recevoir de la nourriture. Dans la région, plusieurs familles éprouvent des difficultés et ne mangent qu’un repas par jour. Le gouvernement du Zimbabwe estime que plus de quatre millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire à la suite de la sécheresse provoquée par le phénomène El Niño qui a frappé la nation sud-africaine.

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      © UNICEF/UN032885/Mukwazhi

      2. Haïti

      Pierre Tomas, âgé de 14 ans, aide sa mère à cuisiner un repas à l’extérieur de la maison en Haïti. Il a quitté le foyer familial pour tenter sa chance en République dominicaine, mais il a fini par mendier dans les rues, où il a été victime de la violence d’autres enfants. Après avoir vécu dans un orphelinat pendant trois mois, il a retrouvé sa famille en Haïti avec l’aide de Heartland Alliance, un partenaire de l’UNICEF qui offre un soutien aux enfants victimes du trafic d’êtres humains et à ceux qui vivent ou travaillent dans la rue.

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      © UNICEF/UNI121807/Dormino

      3. Éthiopie

      En Éthiopie, où sévit une sécheresse, Habib, âgé de deux ans, couvre un bol de gruau composé d’un mélange de maïs, de soja et d’huile, qui a été préparé par sa mère. Habib, qui a reçu un diagnostic de malnutrition sévère aiguë, bénéficie du programme d’alimentation complémentaire ciblé qui distribue des rations supplémentaires à des enfants souffrant de malnutrition modérée dans le but de favoriser leur rétablissement nutritionnel.

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      © UNICEF/UN022189/Ayene

      4. Indonésie

      Un petit garçon, dans les bras d’une femme, fait partie d’un groupe de jeunes enfants que des adultes accompagnent au Baby Café dans le village de Pandes, en Indonésie. Chaque matin, de nombreux parents et grands-parents viennent au café avec les enfants acheter du «bubor», un gruau riche en nutriments composé de riz, de poulet et de légumes. Ce gruau est préparé très tôt chaque matin par des «cadres» (des travailleurs et travailleuses de la santé communautaire bénévoles) qui ont constaté un besoin et trouvé une solution pour aider les jeunes enfants de la communauté à démarrer leur journée avec une nourriture saine et nutritive. Les «cadres», qui livrent parfois la nourriture à domicile, ont été formés dans le cadre du programme nutritionnel de l’UNICEF-EU.

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      © UNICEF/UN04258/Estey

      5. Corée

      Les membres d’une famille partagent un repas dans les décombres de leur maison, en Corée, tout en discutant avec un représentant de l’UNICEF.

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      © UNICEF/UN032091/Iqbal

      6. Irak

      La grand-mère d’Abdallah, un bébé âgé d’un mois, tend le bras vers un bol de nourriture dans un abri temporaire. Elle est arrivée avec l’enfant au milieu de la nuit après avoir fui les violences près de Mosul, en Irak.

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      © UNICEF/UN027649/Anmar

      7. Bangladesh

      Au Bangladesh, Rexona Begum, âgée de 30 ans, mère de Sumiya Mollah, âgée de 5 ans, et de Moriom Mollah, âgé de 6 ans, partage un plat de pommes de terre et de riz au curry avec ses enfants. Sumiya a reçu un diagnostic de malnutrition. Rexona fait de son mieux pour subvenir aux besoins de ses enfants, mais elle n’a pas les moyens de se procurer un grand nombre des produits de base. Suivant les conseils de la clinique locale, elle a commencé à intégrer davantage de légumes dans sa cuisine, ramassant souvent les légumes verts à feuilles dont les voisins se débarrassent, car ils ne les trouvent pas appétissants.

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      © UNICEF/UN019479/Gilbertson VII

      8. Éthiopie

      Au centre de santé de Kihen, un spécialiste de la santé d’UNICEF Éthiopie nourrit Bertukan avec une bouillie nutritive. Ce centre, dont le but est de renforcer la capacité du système de santé, met en œuvre des programmes de santé, de nutrition, d’hygiène et d’assainissement avec le soutien de l’UNICEF.

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      © UNICEF/UN024906/Sewunet

      9. Inde

      En Inde, dans ce centre Anganwadi d’un district touché par l’exposition au fluorure, des enfants reçoivent chaque jour des œufs et du lait. Ces aliments constituent un complément nutritionnel qui contribue à renforcer leur immunité contre la fluorose. La fluorose est une maladie chronique causée par une prise excessive de composés fluorés, comme de l’eau de puits contaminée par une trop grande quantité de fluorure provenant des roches de granit.

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      © UNICEF/UNI162413/Biswas

      10. Bolivie

      Pendant que d’autres enfants s’alignent derrière elle, une petite fille de la communauté autochtone Quechua, en Bolivie, reçoit du lait fortifié et du pain qui sont distribués par l’UNICEF. Habituellement, les villageois et villageoises survivent en se nourrissant de différentes sortes de pommes de terre et, occasionnellement, de maïs.

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      © UNICEF/UNI30193/Balaguer

      http://quebec.huffingtonpost.ca/

      Le Saviez-Vous ► Éclair, grêle, précipitations : top 5 des phénomènes météorologiques les plus extrêmes


      Depuis que les donnés météorologiques sont comptabilisés, on peut faire des comparaisons à travers le monde et voir les records. Avec les changements climatiques, nous en verrons sûrement beaucoup d’autres qui suivront
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      Éclair, grêle, précipitations : top 5 des phénomènes météorologiques les plus extrêmes

       

      Nathalie Mayer, Futura-Sciences

       

      Les Archives mondiales de données concernant les extrêmes météorologiques et climatiques relevant de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) sont accessibles à tous sur Internet. En 2016, deux nouvelles lignes ont fait leur apparition dans le tableau. Elles concernent la foudre.

      L’éclair le plus long

      Les éclairs ne s’étendent généralement pas sur une distance de plus de 12 kilomètres et ne durent que quelques centièmes de seconde. © Jean-Marie Muggianu, Flickr, CC by-NC-ND 2.0

      Les éclairs ne s’étendent généralement pas sur une distance de plus de 12 kilomètres et ne durent que quelques centièmes de seconde. © Jean-Marie Muggianu, Flickr, CC by-NC-ND 2.0

      Selon les experts de l’OMM, un éclair enregistré en juin 2007 dans l’Oklahoma a parcouru une distance record de 321 kilomètres. Généralement, la longueur d’un éclair se situe aux alentours de 12 kilomètres…

      Quant à l’éclair qui a duré le plus longtemps, il a été enregistré dans le sud de la France – du côté de la Drôme pour être plus précis – en août 2012. Il a duré pas moins de 7,74 secondes alors que la plupart des éclairs ne brillent pas plus de quelques centièmes de seconde.

      Des grêlons gros comme des boules de pétanque

      Les averses de grêle peuvent être particulièrement destructrices. © Nikolay Litov, Shutterstock

      Les averses de grêle peuvent être particulièrement destructrices. © Nikolay Litov, Shutterstock

      La grêle est un phénomène météorologique que nous connaissons autant que nous le craignons. Car les grêlons, qui ont en général un diamètre compris entre 5 millimètres et 5 centimètres, peuvent causer beaucoup de dégâts. Et en avril 1986, c’est un grêlon de 1,02 kilogrammequi est tombé au Bangladesh lors d’une averse de grêle qui fit 92 morts.

      Des records de précipitations

      En juin 2013, il est tombé entre 110 et 180 millimètres de pluie sur le relief des Pyrénées en seulement 48 heures. © Crispin Semmens, CC by SA-2.0

      En juin 2013, il est tombé entre 110 et 180 millimètres de pluie sur le relief des Pyrénées en seulement 48 heures. © Crispin Semmens, CC by SA-2.0

      Du côté des précipitations, les records enregistrés par l’OMM sont nombreux puisqu’ils détaillent le nombre de millimètres de pluie tombé en 1 minute, en 1 heure, en 12 heures, etc. Ainsi par exemple, en 1956, aux États-Unis, il est tombé 31,2 millimètres de pluie en 1 minute seulement et en Inde, 2,493 mètres en 48 heures.

      À l’inverse, une région du Chili a connu une période de sécheresse record, longue de 173 mois, entre octobre 1903 et janvier 1918.

      Quand le vent souffle

      À partir d’une vitesse de 89 kilomètres par heure, Météo France attribue aux vents la qualité de tempête. © smolyaninov, Shutterstock

      À partir d’une vitesse de 89 kilomètres par heure, Météo France attribue aux vents la qualité de tempête. © smolyaninov, Shutterstock

      La rafale de vent la plus impressionnante a été enregistrée en Australie, en avril 1996. Ce jour-là, le vent a soufflé à 113,2 mètres par seconde soit environ 407,5 kilomètres par heure ! À titre de comparaison, les vents qui ont balayé l’Europe en décembre 1999 n’avaient pas dépassé les 260 kilomètres par heure.

      Records de températures

      Durant l’été 2015, des températures ressenties (qui ne correspondent pas à la température de l’air) ont dépassé 70 °C. © Acid Pix, Flickr, CC by 2.0

      Enfin, l’OMM recense également les records affichés par les thermomètres et en la matière, ce sont les États-Unis et l’Antarctique qui l’emportent avec une température de 56,7 °C affichée en juillet 1913 d’une part et de -89,2 °C affichée en juillet 1983 d’autre part. La pointe à -93,2 °C mesurée en août 2010 en Antarctique n’est pas encore officielle…

      En France, c’est la Corse qui détient le record (données Météo France depuis 1900) avec un modeste 43 °C affiché en juillet 2009. Et c’est en Franche-Comté que la température la plus basse a été enregistrée en 1985 aux alentours de -41 °C.

      http://www.futura-sciences.com/

      La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques


      Au Québec, nous sommes heureusement très loin de la moyenne des feux en été, ailleurs le feu est destructeur. En Californie, ça brûle fort et a plusieurs endroits. Certains sont naturels alors qu’au moins un feu est causé par un pyromane récidiviste, une horreur ! Pour plusieurs, c’est toute une vie qui part en fumée
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      La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques

       

      Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

      Les pompiers luttent contre un incendie géant surnommé Blue Cut, au nord de San Bernardino, le 16 août 2016 en Californie (c) Afp

      Vents violents, températures caniculaires et végétation desséchée contribuent à une série d’incendies dantesques en Californie forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir les flammes.

       

      « L’activité des feux a bondi ces dernières semaines, en nombre mais aussi en dangerosité », remarque Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence de prévention et d’information californienne sur les incendies.

      Le redoutable feu de Blue Cut, dans la forêt nationale Angeles au sud de la Californie, ceux de Soberanes et Chimney au centre de cet Etat de l’ouest américain, le plus peuplé du pays, et enfin le « Clayton fire » au nord, font actuellement rage, déplaçant des communautés entières. 

      Deux jours après avoir démarré pour des raisons encore inconnues, l’incendie de Blue Cut s’étendait sur 12.545 hectares et n’était maîtrisé qu’à 4%. Caractérisé par une vitesse fulgurante à cause de rafales de vent à 50 km/h, il semble « courir vers vous« , remarque Michael Lopez, porte-parole d’Inciweb, site d’information sur les incendies.

      Il a placé plus de 82.500 personnes sous ordre d’évacuation obligatoire, dont tous les habitants des petites villes de Wrightwood et Lytle Creek. Jeudi 18 août au soir, une petite partie des résidents d’Hesperia, Oak Hills ou de Phelan allaient être autorisés à retourner chez eux, a indiqué le bureau du shérif de San Bernardino. Beaucoup des évacués avaient trouvé refuge chez des proches. Alors que les motels de la région sont pleins, ou ont doublé leurs prix, et que les résidents n’ont pas le droit de retourner chez eux, certains se trouvent forcés de recourir aux centres d’hébergement d’urgence. Colette Martinez, 50 ans, réfugiée avec son mari et son fils dans le centre de la Croix-Rouge installé dans le lycée Sultana à Hesperia, oscillait entre soulagement d’être en sécurité et angoisse :

      « on ne sait pas si on aura une maison dans laquelle retourner », a-t-elle expliqué à l’AFP, les larmes aux yeux.

      Paysages apocalyptiques

      Aucun décès n’est pour l’heure à déplorer. Deux pompiers se sont retrouvés encerclés mardi par les flammes mais n’ont été que légèrement blessés. Les évaluations sur le nombre de bâtiments détruits étaient en cours. Parmi eux, le mythique motel et restaurant de l’ancienne route 66, le Summit Inn, a été totalement rasé par les flammes. Datant de 1952, il avait été rendu célèbre par des clients comme Elvis Presley. Le long de l’autoroute 138, collines et montagnes arborées ou broussailleuses ont été transformées en paysages apocalyptiques : des arbres, des voitures carbonisées, des routes couvertes de cendres, un ciel sombre traversé d’avions répandant des produits chimiques. Toute la région est enveloppée d’une épaisse fumée âcre et noire.

      Près de 1.600 pompiers venus de tout le sud de la Californie combattent les flammes ou participent aux opérations d’évacuation. Plus au nord, près de Santa Barbara, un nouveau foyer, le Rey Fire, a débuté jeudi 18 août dans l’après midi et s’est propagé à une vitesse stupéfiante à 200 hectares. Encore 150 km plus haut environ, près de San Luis Obispo et de ses vignobles, le feu de Chimney avait quant à lui détruit ou abîmé 52 bâtiments, et n’était qu’au tiers maîtrisé après cinq jours. Celui de Soberanes près de la spectaculaire falaise de Big Sur a mobilisé près de 5.000 pompiers. Maîtrisé aux deux tiers, il a calciné en quatre semaines plus de 32.000 hectares et a causé la mort d’un conducteur de bulldozer.

      Pyromane récidiviste

      Quatre mille personnes ont également dû fuir face au Clayton Fire, causé par un pyromane arrêté par les autorités et suspecté d’être multi-récidiviste. Ce brasier près des régions viticoles de Sonoma et Napa a déjà détruit 268 bâtiments.

      Depuis le début de l’année, environ 4.600 feux se sont déclarés en Californie et ont dévasté 121.000 hectares, d’après Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence californienne de prévention et information sur les feux. 

      « La saison des feux s’étend, elle dure maintenant toute l’année », constate Michael Lopez. 

      Sept personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année en Californie à cause des feux, des dizaines ont été blessées, précise Daniel Berlant, interrogé par l’AFP. 

      « On approche des mille » bâtiments détruits, constate-t-il. L’an dernier avait été « particulièrement destructeur avec 2.000 habitations détruites ». M. Berlant rappelle que la saison des feux, qui dure habituellement jusqu’en octobre, est loin d’être terminée.

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      La Californie a trois fois plus d’eau dans son sous-sol qu’estimé


      C’est le comble ! Alors que la sècheresse continue son oeuvre en Californie, les chercheurs ont trouvé une grande quantité d’eau dans son sous-sol, sauf que … Elle serait probablement contaminée par l’exploitation du pétrole et certains d’autres risques sont à considérer
      Nuage

       

      La Californie a trois fois plus d’eau dans son sous-sol qu’estimé

       

      L'état d'urgence a été déclaré en 2014 en... (PHOTO Robert Galbraith, ARCHIVES REUTERS)

      L’état d’urgence a été déclaré en 2014 en Californie en raison de la sévérité de la sécheresse. Ci-dessus, une femme marche à proximité du peu d’eau qu’il reste dans le lac Folsom. Le réservoir d’eau douce situé au pied de la Sierra Nevada n’était rempli qu’à 17 % de sa capacité en janvier 2014.

      PHOTO ROBERT GALBRAITH, ARCHIVES REUTERS

      Agence France-Presse
      WASHINGTON

      La Californie, en proie à une longue sècheresse, a trois fois plus d’eau dans son sous-sol qu’estimé jusqu’alors, selon des scientifiques dont la découverte était publiée lundi dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences (PNAS).

      Toutefois, accéder à cette nappe aquifère profonde tout en la préservant de possibles contaminations des nombreuses activités pétrolières et gazières ne sera pas simple, expliquent ces experts.

      Ces réserves se situent en grande partie entre 300 et 1000 mètres de profondeur sous la Vallée centrale de l’État et portent à 2700 km3 le volume d’eau utilisable dans cette vaste étendue agricole de 65 000 km2 particulièrement affectée par la sécheresse qui dure depuis cinq ans.

      « C’est rare de trouver une manne d’eau, mais c’est ce que nous venons de faire », se réjouit Robert Jackson, un professeur à l’Université de Stanford en Californie, le principal coauteur de ces travaux. « Il y a nettement plus d’eau douce utilisable que nous pensions », ajoute-t-il.

      Le gouverneur de Californie, Jerry Brown avait déclaré l’état d’urgence en 2014 en raison de la sévérité de la sécheresse. Pour faire face à ses besoins en eau, l’État de Californie recourt de plus en plus aux réserves souterraines.

      « Nos travaux pourraient être appliqués à de nombreux autres endroits souffrant de pénurie d’eau comme le Texas ou la Chine et l’Australie », estime Mary Kang, chercheuse à la faculté des sciences de la Terre, de l’Énergie et de l’Environnement de l’Université de Stanford, un des coauteurs.

      Avant cette découverte, les données sur les réserves aquifères en Californie dataient de plusieurs décennies et allaient au maximum jusqu’à 300 mètres de profondeur et souvent moins.

      De ce fait, peu était connu de la quantité d’eau contenue dans ces nappes aquifères profondes.

      Pour cette étude, les scientifiques de l’Université de Stanford ont utilisé des données de 938 gisements pétroliers et gaziers et de plus de 35 000 puits de pétrole et de gaz pour détecter les sources d’eau profondes dans huit comtés de Californie.

      La découverte suscite aussi des inquiétudes, pointent les chercheurs, car jusqu’à 30 % des activités d’exploitation pétrolière et gazière se trouvent directement là où sont situées ces nappes aquifères profondes.

      En outre, exploiter ces réserves d’eau sera plus coûteux vu leur profondeur et le fait de pomper dans ces nappes pourrait aussi exacerber l’affaissement graduel du sol, un phénomène qui se produit déjà dans toute la Vallée centrale californienne.

      Enfin, certaines nappes ont une forte salinité qui requerrait une désalinisation avant que l’eau puisse être utilisée pour l’agriculture ou la consommation.

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