La forêt amazonienne déclenche sa propre pluie


La forêt amazonienne a une particularité extraordinaire, et montre l’importance de préserver cette forêt pour le bien de l’environnement. Il n’y a pas juste, les océans, les vents qui font la pluies, les arbres amazonienne savent faire leur propre pluie au moment opportun. Reste à voir, si ce phénomène se produit ailleurs comme au Congo
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La forêt amazonienne déclenche sa propre pluie

 

Guyane

Humidité dans le parc amazonien de Guyane.

JOBARD/COEURS DE NATURE/SIPA

Par Loïc Chauveau

Une équipe américaine vient de résoudre un des mystères de la météo amazonienne : pourquoi les pluies débutent deux mois avant que le système de vent ne puisse apporter l’eau de la mer sur la forêt? Réponse : ce sont les arbres qui font pleuvoir.

MOUSSON. La météo amazonienne est bien plus complexe que la simple alternance des saisons sèches et humides qui prévaut dans la bande intertropicale. Il pleut en effet de décembre à mai, puis il fait soleil de juin à septembre. Mais entre septembre et décembre, s’intercale une période intermédiaire où il pleut alors que les conditions ne s’y prêtent pas. En effet, durant ces mois, le système de vent ne permet pas encore aux nuages formés au-dessus de l’océan de venir arroser le massif amazonien selon le principe de la mousson.

Les scientifiques ont constaté depuis longtemps l’accumulation d’humidité dans l’atmosphère à l’automne, mais sans pouvoir dire d’où elle venait. Tout ce qu’ils pouvaient affirmer, c’est que ces pluies –plus modestes que celles d’hiver– coïncidaient avec la croissance des feuilles des arbres et donc correspondaient à un accroissement de la photosynthèse. La pluie pouvait donc provenir d’une augmentation de l’évapotranspiration, les plantes relâchant de l’humidité lors de leur photosynthèse. Rong Fu, une climatologue de l’Université de Californie Los Angeles (UCLA), vient de confirmer cette hypothèse dans un article des PNAS.

Ce sont les végétaux qui commandent l’ouverture de la saison des pluies

DEUTERIUM. La chercheuse a eu pour cela l’idée d’utiliser l’imagerie satellite fournie par le satellite de la Nasa Aura, dédié à l’étude de la chimie de l’atmosphère de la Terre. Ce qu’a révélé cet engin spatial, c’est que l’humidité qui provient des océans tend à être plus légère que la vapeur d’eau relâchée dans l’air par les plantes. A cela une explication simple: durant l’évaporation, les molécules d’eau provenant de l’océan se débarrassent de leur deutérium, un isotope naturel de l’hydrogène composé d’un proton et d’un neutron. En revanche, lors de leur transpiration, les plantes pompent l’eau du sol et la rejettent dans l’atmosphère sans changer sa composition isotopique. Le satellite Aura a pu ainsi montrer que l’humidité d’automne s’accumulant au-dessus de la forêt tropicale avait une haute teneur en deutérium bien supérieure à celle provenant des océans. Et ce contenu en deutérium était à son maximum à la fin de la saison sèche, pendant le redémarrage de la végétation. Plus de doute: ces pluies sont bien provoquées par les arbres!

Cette découverte ouvre une grande perspective et ajoute un élément à un débat ancien. Celui autour des interactions entre les plantes et le cycle de l’eau. La végétation ne serait pas seulement le réceptacle passif des précipitations mais aurait aussi un rôle actif dans leur régulation. C’est en tout cas prouvé pour l’Amazonie et le projet de l’équipe de Rong Fu c’est de vérifier dans les prochains mois si le même phénomène est constaté au-dessus de la forêt du bassin du Congo en Afrique.

La perspective, c’est celle du rôle des plantes sur le climat. Elles ne serviraient pas seulement à stocker le carbone, mais pourraient avoir un rôle dans la machinerie climatique. Ces pluies intermédiaires d’automne réchauffent en effet l’atmosphère, provoquant l’ascension d’un air devenu chaud. C’est ce qui provoquerait l’inversion de la circulation des vents, apportant en décembre les pluies en provenance de l’Océan. Les plantes seraient en quelque sorte l’élément déclencheur d’une mousson dont elles ont besoin pour vivre. Cette avancée scientifique révèle donc une conséquence encore mal évaluée de la déforestation. Avec un couvert végétal diminué, les pluies deviennent plus rares, accentuant les sécheresses. Un effet de rétroaction redoutable pour les équilibres de la planète.

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Le Saviez-Vous ► Le baobab citerne de Madagascar


Le baobab est un arbre extraordinaire pour les gens du Madagascar lors des mois sans pluies. Il peut servir de citerne en faisant une cavité et le plus extraordinaire et unique pour un arbre, il ne meurt pas, il continue sa croissance
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Le baobab citerne de Madagascar

Les baobabs citernes de Madagascar peuvent stocker jusqu’à 9 m3 d’eau.

ZOOM

Les baobabs citernes de Madagascar peuvent stocker jusqu’à 9 m3 d’eau. / Cirad

Marie Verdier

Pour survivre à l’extrême sécheresse qui sévit dans le sud-ouest de Madagascar, les habitants évident les plus beaux baobabs pour les transformer en citernes. Lesquels ne meurent pas.

L’invention du baobab citerne à Madagascar remonterait aux années 1920-1930, lorsque sécheresse et famine exceptionnelles s’étaient abattues sur le pays mahafaly dans le sud-ouest de l’île. D’après l’anthropologue Minah Rafalimaro qui rédige une thèse sur cette pratique unique au monde, les habitants se sont inspirés de la nature : lorsqu’un baobab est frappé par la foudre, il ne meurt pas et conserve précieusement l’eau qui s’est engouffrée dans la cavité créée.

Une région sans eau d’avril à novembre

Les Mahafalys, pauvres parmi les plus pauvres, ont depuis lors pris l’habitude d’évider les troncs des plus beaux baobabs pour y stocker l’eau si rare de la saison des pluies. Dans cette région aride sans lac ni rivière, il ne tombe pas une goutte d’eau d’avril à novembre.

Un millier de baobabs citernes ont été recensés sur le plateau mahafaly. Dans leur majestueux tronc qui peut atteindre plusieurs mètres de diamètre, ils peuvent stocker jusqu’à 9 m3 d’eau. Mais comment ces arbres ne meurent-ils pas alors que leur bois de piètre qualité, mou et spongieux, pourrit rapidement dès qu’il est coupé ?

Une croissance interne et externe du tronc de baobab

« C’est le seul arbre connu au monde qui pousse à la fois de manière centrifuge et centripète », s’étonne Pascal Danthu, spécialiste de biodiversité forestière au Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad) à Madagascar.

« Les arbres grandissent d’ordinaire par cernes successifs, seule la partie externe, dite cambium, est vivante, explique-t-il. Le baobab a lui des cellules de cambia disséminées dans le bois qui se remobilisent pour former une écorce à l’intérieur du tronc dès lors que celui-ci est évidé. »

Les habitants ont bien compris empiriquement ce phénomène : ils attendent au moins six mois avant de remplir leur citerne naturelle, le temps que l’arbre cicatrise, que l’écorce interne se reforme pour garantir l’étanchéité de la cavité. L’arbre poursuit alors sa croissance interne au point que les habitants sont obligés tous les cinq ans de recreuser cette écorce au risque sinon que la cavité ne se referme.

http://www.la-croix.com/

Les incendies provoquent de nouvelles évacuations en Colombie-Britannique


Le Canada est reconnu pour la richesse de ses forêts et quand la météo n’est pas très conciliante avec l’environnement, alors c’est un désastre. Encore cette année, une province canadienne est aux prises avec des incendies monstres
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Les incendies provoquent de nouvelles évacuations en Colombie-Britannique

 

PC/JONATHAN HAYWARD

Quelque 161 foyers d’incendie sont encore actifs

Des milliers de personnes ont dû être évacuées pendant le week-end dans l’ouest du Canada, où de forts vents ont attisé les incendies qui ravagent le centre de la Colombie-Britannique depuis plus d’une semaine.

La progression des flammes a contraint les autorités à prendre de nouvelles mesures d’évacuation, dont la principale concerne la ville de Williams Lake qui compte quelque 11 000 habitants.

Les ordres d’évacuation, annoncés samedi soir, concernent quelque 24 000 personnes dans la région, et les autorités estiment qu’environ 60% ont déjà quitté leurs domiciles, rapporte dimanche la chaine publique CBC.

Les évacués sont accueillis dans la ville de Kamloops, au sud de Williams Lake.

Avant les nouvelles mesures d’évacuation, les autorités estimaient à plus de 17 000 le nombre de personnes chassées de chez elles, depuis que la province a décrété l’état d’urgence, le 7 juillet, en raison des nombreux incendies qui se sont déclarés à cause de la chaleur et du temps sec.

Quelque 161 foyers d’incendie étaient encore actifs dimanche, a indiqué une porte-parole du service des incendies de Colombie-Britannique, Navi Saini.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

5 choses à savoir sur les enfants et la famine


La guerre, les divers conflits et la sécheresse n’aident en rien pour surmonter la famine dans certains pays. Ceux qui en souffrent le plus serait les enfants, leur avenir est à se point hypothéqué que c’est toute une génération qui sera perdue
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5 choses à savoir sur les enfants et la famine

 

Avec la famine, les conflits et les enfants déplacés, le monde fait face à la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur le terrain, l’UNICEF intensifie son action dans les régions les plus touchées, mais, pour réagir à la famine, il faut faire plus que seulement envoyer des aliments d’urgence aux enfants. Il faut aussi prévenir les conséquences néfastes de la faim sur le développement des enfants, qui peuvent restreindre leurs perspectives d’avenir.

Les conséquences à long terme de la faim comprennent :

– Déficits permanents dans le développement social et émotionnel;
– Lésion cérébrale;
– Difficulté à l’école;
– Baisse de la motricité et de l’activité;
– Anxiété ou dépression;
– Problèmes de comportement.

Si nous tardons trop avant d’agir, la faim nuira aux capacités d’apprentissage des enfants et les répercussions seront permanentes.

Voici cinq choses que vous devriez savoir sur la crise alimentaire.

1. Les enfants ne peuvent pas attendre. La famine, la sécheresse et les conflits armés brisent leur vie et leur avenir.

La famine a déjà été déclarée au Soudan du Sud et menace d’autres pays. Les enfants souffrent de malnutrition et de maladies. Ils ont besoin de notre aide.

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2. Les enfants sont les plus durement touchés. Des millions d’entre eux sont près de mourir de faim.

Cette année, près de 1,4 million d’enfants sont en danger imminent de mort. Dans chacun des quatre pays touchés ou menacés par la famine, et dans des régions entières, des enfants succomberont à des maladies, dont le choléra et la rougeole, qui entraînent la diarrhée et la déshydratation.

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3. Pour l’instant, quatre pays constituent l’épicentre de la crise : le Yémen, la Somalie, le Soudan du Sud et le nord-est du Nigeria.

Dans ces quatre pays, 22 millions d’enfants sont affamés, malades, déplacés et déscolarisés. Tant que la violence, la faim et la soif pousseront les populations de ces pays à se déplacer au sein et au-delà de leurs frontières, les taux de malnutrition ne cesseront d’augmenter dans ces quatre pays, dans le bassin du lac Tchad et dans la Grande Corne de l’Afrique.

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4. L’activité humaine est le moteur de la crise

Les guerres et les conflits persistants ont des effets dévastateurs sur la vie de millions d’enfants et de leur famille, et créent des risques de famine. Les belligérants chassent les habitants de chez eux, détruisent les récoltes et les moyens de subsistance et empêchent les organismes humanitaires de se rendre jusqu’aux personnes qui ont désespérément besoin d’une aide vitale, comme de la nourriture et de l’eau potable. La sécheresse aggrave ces crises alimentaires causées par l’homme dans certaines régions de l’Afrique, en particulier en Somalie et dans la Corne de l’Afrique.

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5. C’est une situation d’urgence

Si la situation ne s’améliore pas, les enfants risquent de mourir de faim, et leur avenir risque d’être menacé. En effet, la malnutrition sévère affecte de façon irréversible le développement intellectuel et physique, et restreint les perspectives d’avenir des enfants. Plus nous attendons avant de répondre aux besoins de ces enfants, plus nous mettons en péril leur avenir.

Que pouvez-vous faire ?

Trois choses sont absolument nécessaires pour sauver des centaines de milliers de vies :

1. Demandez la fin des violations des droits de l’homme, qui sont des vecteurs majeurs des famines.

2. Exigez que toutes les parties prenant part à ces conflits autorisent l’accès de l’aide humanitaire sans restriction et sans condition à tous les enfants et familles démunis.

3. Donnez. Il est urgent de recueillir des fonds pour permettre aux équipes qui sont déjà sur le terrain de renforcer rapidement les programmes vitaux de nutrition et de distribution d’aliments, ainsi que les programmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

Les enfants ne peuvent pas attendre qu’une nouvelle famine se déclare pour que des mesures soient prises. Aidez-les maintenant.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les fourmis pourraient avoir inventé l’agriculture


Les fourmis sont vraiment des insectes extraordinaires ! On croit que l’homme a créé bien des choses, mais l’agriculture, ce sont probablement les fourmis qui sont les premiers à faire fructifier leur nourriture : des champignons. Ils ont même créer un champignon qui peut survivre à l’état sauvage sans soin
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Les fourmis pourraient avoir inventé l’agriculture

 

Le mystère demeure sur la manière dont les... (PHOTO AP)

Le mystère demeure sur la manière dont les fourmis se sont mises à cultiver des champignons des millions d’années avant que les humains ne découvrent l’agriculture.

PHOTO AP

Agence France-Presse
Paris

 

Poussées par la sécheresse, les fourmis ont inventé l’agriculture des millions d’années avant les humains selon une étude publiée mercredi dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B.

«Les fourmis champignonnistes représentent l’un des rares groupes d’animaux à avoir développé l’agriculture», explique Michael Branstetter du Smithsonian’s National Museum of Natural History aux États-Unis, coauteur de l’étude.

Leurs fourmilières abritent des champs souterrains où elles font pousser les champignons qui constituent l’essentiel de leur régime alimentaire.

Les capacités précoces de certaines fourmis en matière d’agriculture étaient déjà connues des chercheurs.

Mais le mystère demeure sur la manière dont ces minuscules insectes qui ne sont pas «des êtres conscients comme les humains» se sont mis à cultiver des champignons des millions d’années avant que les humains ne découvrent l’agriculture.

À l’origine, on croyait qu’une première fourmi, de façon fortuite, avait réussi une récolte et que ses descendants avaient perpétué sa technique. La réalité semble plus complexe, vu le niveau de savoir-faire atteint par ces insectes.

Les fourmis «agricultrices» sont capables de protéger leurs cultures des maladies, des parasites ou des sécheresses à une échelle et à un niveau d’efficacité qui rivalise avec l’agriculture humaine. Elles ont même créé de nouvelles espèces de champignons qui ne pourraient survivre sans les soins prodigués, à l’état sauvage.

En analysant l’ADN de 119 espèces de fourmis, des chercheurs américains ont généré «le premier arbre complet de l’évolution des fourmis champignonnistes» et identifié le plus vieil ancêtre de ces cultivatrices.

«Nous avons découvert que les fourmis se sont probablement mises à l’agriculture dans des habitats secs d’Amérique du Sud», explique Michael Branstetter.

Des régions où les champignons, qui ont besoin d’humidité, ne pouvaient se développer à l’état sauvage.

«Nous avons également constaté que la culture des champignons a commencé il y a 30 millions d’années pendant une période où la planète se refroidissait, où les zones sèches devenaient de plus en plus répandues», ajoute le chercheur.

http://www.lapresse.ca

Les famines sont toutes causées par l’homme


Une prise de conscience qui montre que la famine dans le monde n’est pas quelque chose de naturel mais bien créer par l’homme. Pour aider ces pays pauvres qu’on étouffe par des travaux dangereux au moindre prix,Ils n’ont pas d’aide pour fructifier et concurrencer avec les produits de l’agriculture. Pourtant avec tout le gaspillage que nous faisons sans compter les extravagances en alimentation, comment se fait-il qu’il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde ? On est près à payer plus 1 milliard de dollars pour un stade à Las Vegas, ainsi que d’autres projets avec des sommes faramineuses, mais presque rien pour sauver ces enfants
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Les famines sont toutes causées par l’homme

 

Photo : Reuters/Siegfried Modola

Plus de 3 millions d’enfants meurent de faim chaque année. Ces morts sont évitables, car la famine n’est pas un fléau naturel, mais le résultat de choix politiques.

Un texte de Sophie Langlois

J’ai couvert des révoltes, une guerre civile, des violences électorales, des catastrophes naturelles. Je n’oublierai jamais l’odeur des milliers de cadavres que j’ai côtoyés après le tsunami en Indonésie et l’ouragan Haiyan aux Philippines. Mais voir un enfant mourir de faim est ce que j’ai vécu de plus difficile.

C’est la pauvreté qui tue

Je demeure hantée par le regard éteint, le visage vieilli de Baraatou, une petite puce de deux ans qui pesait 5,4 kg, le poids d’un bébé « normal » de trois mois. Elle est décédée quelques heures après notre tournage. La sécheresse n’a pas tué Baraatou ni les 70 000 enfants qui sont morts de faim cette année-là au Niger. C’est la pauvreté qui tue. Une sécheresse historique sévit en Californie depuis de longues années. Personne ne meurt de faim là-bas.

Ce qui choque quand tu découvres les ravages d’une famine, comme je l’ai fait en Somalie en 2011 et au Niger en 2010, c’est de réaliser à quel point ces morts sont évitables.

J’ai vu des femmes déterrer à mains nues des racines qu’elles allaient faire bouillir pendant des heures pour nourrir leurs enfants, qui développeront possiblement une diarrhée mortelle de cette soupe douteuse. Alors qu’en ville, à quelques kilomètres de là, les épiceries regorgeaient de nourriture.

Si les enfants meurent de faim, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de denrées dans leur région, c’est que les mamans n’ont pas un cent pour les acheter.

La faim, comme arme de destruction massive

« Un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné », écrit Jean Ziegler, rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation de 2000 à 2008, qui compare la faim à une arme de destruction massive.

« L’agriculture mondiale pourrait nourrir sans problème 12 milliards d’êtres humains. Il n’y a aucune fatalité pour ce massacre quotidien. Il y a une ou deux générations, la faim était considérée comme une catastrophe naturelle. Pire, on disait que la faim protège l’humanité de la surpopulation, une sorte de naturalisation de ce massacre. Aujourd’hui, tout le monde sait que la faim est faite de mains d’hommes et qu’elle peut être éliminée de cette planète demain matin par des réformes faites par des hommes », explique Jean Ziegler.

Les famines sont toutes « man made ». Une famine n’est pas un fléau naturel, mais le résultat de choix politiques – qui mènent aux conflits – et économiques.

Photo : Reuters/Siegfried Modola

Les règles du commerce

Les règles du commerce mondial favorisent les économies du Nord au détriment des pays pauvres. D’un côté, nous continuons de protéger et de subventionner nos agricultures. De l’autre, on a forcé les pays africains à abandonner leurs programmes d’aide et imposé une ouverture totale de leurs marchés.

Les producteurs africains sont ainsi incapables de concurrencer le prix du riz, de la farine ou du sucre, par exemple, produits en Europe et en Amérique du Nord avec l’aide de subventions.

Nous étouffons leur agriculture, qui ne s’est pas beaucoup développée depuis 30 ans. La très grande majorité des paysans pratiquent encore une agriculture de subsistance, incapables de résister aux changements climatiques, qui engendrent de plus en plus de sécheresses.

Aujourd’hui, 20 millions de personnes, dans quatre pays, risquent de mourir de faim si les pays riches ne donnent pas rapidement 5 milliards de dollars pour les sauver.

Des chiffres effarants, peut-être un peu exagérés, mais les travailleurs humanitaires ne savent plus quoi faire pour attirer notre attention sur cette catastrophe permanente.

Car ces famines ne portent pas toujours leur nom, mais elles sont chroniques. Bon an mal an, 3,1 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent de faim, loin des caméras; 3,1 millions d’enfants assassinés.

http://ici.radio-canada.ca

Un enfant sur quatre manquera d’eau d’ici 2040


Que sera l’avenir pour les enfants n’ayant pas accès pour l’eau potable due à la sécheresse et les changements climatiques n’aident en rien à cette situation.
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Un enfant sur quatre manquera d’eau d’ici 2040

 

Selon l'Unicef, des conflits et la sécheresse font... (Albert GONZALEZ FARRAN, archives AFP)

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine. Sur cette photo, un enfant vient chercher de l’eau à un puits au Soudan du Sud.

ALBERT GONZALEZ FARRAN, ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans un rapport publié mercredi.

Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.

Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.

L’agence onusienne estime que rien qu’en Éthiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.

« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».

L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.

Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.

Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.

Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.

Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50 % d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

http://www.lapresse.ca