Nouvelle hausse des cas déclarés de la maladie de Lyme en 2019


Cette année, il y a eu plus de personnes infectées par la maladie de Lyme que l’an dernier, mais moins qu’en 2017. C’est l’Estrie qui a été le plus affecté. Si cela peut nous encourager, plus il y a de neige et de froid, plus nous avons la paix avec les tiques … Mais je n’aime pas l’hiver
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Nouvelle hausse des cas déclarés de la maladie de Lyme en 2019

PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

Le bilan du nombre de cas relevés du 1er janvier au 5 novembre derniers fait état de 371 cas déclarés, considérés confirmés ou probables, comparativement à 304 pour l’ensemble de l’année 2018.

(Montréal) Le nombre de cas déclarés de la maladie de Lyme a poursuivi sa progression au Québec cette année pour atteindre un sommet annuel jusqu’ici selon de récentes données du ministère de la Santé et des Services sociaux.

LA PRESSE CANADIENNE

Le bilan du nombre de cas relevés du 1er janvier au 5 novembre derniers fait état de 371 cas déclarés, considérés confirmés ou probables, comparativement à 304 pour l’ensemble de l’année 2018. La pire année jusqu’à l’année en cours avait été 2017, avec 329 cas déclarés.

Encore cette année, l’Estrie a été la région sociosanitaire du Québec la plus touchée avec 139 cas jusqu’ici, ce qui représente plus du tiers du total québécois. Les autres ont été, dans l’ordre, la Montérégie (92), Montréal (62) et l’Outaouais (19).

Depuis 2014, l’Estrie a d’ailleurs été la région du Québec la plus affectée à chaque année, à l’exception de l’an dernier.

En date du 5 novembre dernier, aucun cas de la maladie de Lyme n’avait encore été déclaré pour l’année en cours au Saguenay/Lac-Saint-Jean, sur la Côte-Nord, de même que dans les régions du Nord-du-Québec, du Nunavik et de la Baie James.

La maladie de Lyme est infectieuse et peut entraîner des manifestations cutanées, neurologiques, articulaires, cardiaques et oculaires. La bactérie se transmet à l’être humain par la piqûre d’une tique infectée.

Les autorités signalent que les cas de maladie de Lyme sont généralement acquis lors d’une piqûre d’une tique au stade de nymphe qui sont plus actives pendant les mois du printemps et de l’été. Toutefois, les tiques au stade adulte, qui sont de la taille d’une graine de sésame, sont plus actives à l’automne. Elles peuvent également être actives l’hiver par temps doux et lorsqu’il n’y a pas beaucoup de neige.

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Pas de vapoteuses au cannabis, tranche Québec


Au Canada, le cannabis est légal, mais heureusement, les provinces peuvent mettre certaines conditions. Au Québec, les vapoteuses au THC seront interdites ainsi que des boissons, bonbons, jujubes, brownies, bref tous desserts qui sont attrayant pour les enfants seront aussi interdites. Certains sont déçus et croient que plusieurs personnes se tourneront vers le marché noir, Peut-être, mais il semble que de toute façon, le marché noir n’a pas trop souffert de la légalisation de la marijuana au pays.
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Pas de vapoteuses au cannabis, tranche Québec

PHOTO HOLLIE ADAMS, ARCHIVES BLOOMBERG

Les autorités médicales des États-Unis ont rapporté, depuis le mois d’août, 1888 cas de maladies pulmonaires aiguës liées au vapotage.

Les vapoteuses au cannabis, source de vives inquiétudes médicales aux États-Unis, ne trouveront pas leur place sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis (SQDC), du moins jusqu’à nouvel ordre.

TRISTAN PÉLOQUIN
LA PRESSE

Des sources proches du dossier au sein du gouvernement ont confirmé mercredi à La Presse que ces cigarettes électroniques au THC, tout comme les produits comestibles qui s’apparentent à des desserts ou qui sont « attrayants pour les enfants », seront interdits de vente dans les succursales de la société d’État.

Pas de produits comestibles au cannabis avec la dinde de Noël

Ceux qui espéraient tenter un accord cannabis et mets avec la dinde ou la bûche de Noël seront déçus : les boissons infusées au THC ainsi que les autres produits comestibles destinés aux adultes ne seront autorisés au Québec qu’à partir du 1er janvier 2020. Leur vente sera permise partout ailleurs au Canada à partir du 16 décembre. Le gouvernement Legault a décidé de reporter de quelques jours l’entrée en vigueur du règlement pour l’harmoniser avec sa loi 2 qui, à partir du 1er janvier, fixera à 21 ans l’âge légal pour consommer de la marijuana.

Les vapoteuses font peur

Le règlement adopté mercredi par le Conseil des ministres n’interdit pas explicitement la mise en marché de vapoteuses au THC. C’est plutôt le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui émettra une directive demandant à la SQDC de ne pas les vendre, indiquent nos sources. Le gouvernement estime qu’il lui manque beaucoup trop de données à ce stade-ci pour les autoriser. Les autorités médicales des États-Unis ont rapporté, depuis le mois d’août, 1888 cas de maladies pulmonaires aiguës liées au vapotage. Une forte proportion de ces cas semble liée à l’inhalation de produits contenant du THC provenant du marché noir.

« Nous sommes très heureux de cette décision. Non seulement il y a beaucoup d’incertitude et d’inquiétudes autour de ces produits, mais on voit aussi que le vapotage est lié à une augmentation de la consommation de nicotine chez les jeunes », commente la porte-parole de l’Association pour la santé publique du Québec, Marianne Dessureault.

La ligne dure pour les produits comestibles

Québec a reçu une quinzaine de mémoires de représentants de l’industrie agroalimentaire et du cannabis qui lui demandaient d’assouplir sa position sur les produits de cannabis comestibles. Le gouvernement Legault a préféré maintenir la ligne dure, jugeant que le principe de précaution est préférable. Les bonbons, jujubes, brownies et boissons sucrées infusés au cannabis demeureront interdits. Les portions devront également être limitées à 5 mg de THC par emballage, soit la moitié de ce qu’a permis Ottawa avec sa propre loi.

« C’est un œil au beurre noir pour nous », réagit Michel Timperio, président de l’Association québécoise de l’industrie du cannabis. « Cette interdiction encourage les consommateurs à trouver des alternatives à la SQDC. Que ce soit sur internet ou sur les réserves autochtones, le marché noir pullule de commerces qui vendent ces produits, qui ne sont l’objet d’aucun contrôle de qualité », déplore-t-il. « On expose toute une catégorie de consommateurs à des produits aux dosages aléatoires », affirme pour sa part Mélissa Thibeault, présidente du Conseil québécois du cannabis comestible.

Flou volontaire dans la réglementation

Certains produits comestibles pourront néanmoins trouver leur place sur les tablettes de la SQDC, pourvu qu’ils ne soient pas « attrayants pour les enfants ». Québec a préféré garder un certain flou autour de cette notion, par crainte que l’industrie contourne le règlement en créant des produits qui respectent les définitions à la lettre, mais pas l’esprit du règlement, comme l’ont fait les industries du tabac et de l’alcool à maintes reprises. Il reviendra à la SQDC d’interpréter le règlement pour décider quels produits sont acceptables ou pas.

Déjà, la société d’État a ouvert la porte à des « barres tendres » ou des « muffins au son » au THC, par exemple. « Nous allons mettre notre créativité et notre ingéniosité à l’œuvre pour développer de tels produits », annonce Mélissa Thibeault, elle-même dirigeante d’une entreprise de chocolats qui souhaite se lancer dans le marché du cannabis.

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Non, cette photo ne montre pas les résultats de la tempête du 1er novembre à Blainville


Je l’ai vue cette photo qui a été partager sur Facebook. Il est vrai qu’il y a eu pas mal de dégâts dans quelques coins du Québec lors de la dernière tempête automnale,  mais il y a toujours quelqu’un qui aime glisser des fausses informations. Cette photo est vraie, mais elle a été prise en décembre 2012 aux États-Unis.
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Non, cette photo ne montre pas les résultats de la tempête du 1er novembre à Blainville


On voit une pelouse complètement arrachée par le vent.

L’image n’a pas été prise à Blainville, mais à 3400 km de là, dans l’État de Washington.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

On y voit plutôt des dégâts causés par le vent dans l’État de Washington, aux États-Unis, en 2012.

Jeff Yates


Une photo semble montrer d’importants dégâts causés par les vents forts qui ont déferlé sur le Québec le 1er novembre. Or, elle a été prise dans l’État de Washington, aux États-Unis, en 2012.

Malade!!, a écrit un internaute en publiant la photo en question sur Facebook. Il a ajouté que l’image avait été prise à Blainville, dans les Basses-Laurentides.

Nous voyons une pelouse arrachée par le vent.

La publication a été supprimée en début d’après-midi lundi.

PHOTO : CAPTURE D’ÉCRAN – FACEBOOK

L’image, partagée près de 3000 fois, montre de la pelouse arrachée par le vent devant une maison. Le Québec a été frappé par des vents violents vendredi dernier, ce qui a causé des pannes d’électricité dans près d’un million de foyers dans la province. La publication a été supprimée en début d’après-midi, lundi, après la publication de cet article.

Or, la photo en question circule sur le web depuis bien plus longtemps. Par exemple, ce blogue français l’a publiée en 2015(Nouvelle fenêtre) Elle figure aussi dans plusieurs palmarès de photos insolites un peu partout sur Internet. Impossible, donc, qu’elle montre les résultats de la tempête de vendredi dernier.

En fait, le cliché a été publié pour la première fois sur le site Reddit le 18 décembre 2012 (Nouvelle fenêtre). Des vents forts dans l’État de Washington, affirme l’internaute, avant d’ajouter dans les commentaires :Ce n’est pas ma maison, c’est juste une maison que j’ai vue dans le coin ici et je voulais vous la montrer. Un autre utilisateur confirme que la demeure est située dans la ville de West Richland.

Il y avait en effet eu une importante tempête à Washington le 17 décembre 2012. Des vents allant jusqu’à 160 km/h avaient déferlé sur l’État. Une maison avait d’ailleurs été ensevelie sous des débris végétaux(Nouvelle fenêtre).

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Les fabricants d’électroménagers devront récupérer leurs produits


Je trouve cela a du bon sens. Combien d’électroménager se retrouve dans les dépotoirs ? Je trouve cela juste normal que les fabricants font de la récupération avec les vieux électroménagers. Cela va peut-être avoir un coût au départ, mais sûrement qu’ils trouveront une façon pour mieux gérer ces appareils, du moins je l’espère
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Les fabricants d’électroménagers devront récupérer leurs produits


Le gouvernement investira un total de 90 M$ durant la période 2020-2031 afin d’éviter l’imposition de nouveaux frais aux consommateurs.

  • Stéphane Blais

  • La Presse Canadienne

Les fabricants d’électroménagers, considérés comme de grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES), devront, dès le 5 décembre 2020, mettre en place un système pour s’assurer de la récupération et la valorisation de leurs produits en fin de vie utile.

Le gouvernement Legault en a fait l’annonce lundi matin à la Maison du développement durable Montréal.

Selon le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charrette, la nouvelle mesure va permettre de réduire les GES de 200 000 tonnes par année, l’équivalent de 60 000 voitures.

Le CO2 et le méthane sont les gaz les plus souvent associés au réchauffement climatique, mais les gaz présents dans les électroménagers comme les réfrigérateurs (dont les halocarbures), ont un potentiel de réchauffement planétaire de 1 400 à 10 900 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone (CO2) selon le ministre.

Le gouvernement investira un total de 90 M$ durant la période 2020-2031 afin de soutenir les producteurs dans ce processus et d’éviter l’imposition de nouveaux frais aux consommateurs.

Le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises sera donc modifié pour soumettre les producteurs de gros appareils électroménagers au principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP).

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Retrouver des personnes disparues en épluchant le web



Voilà une activité utile est instructif en même temps qu’un organisme au Québec organise dans le but de retrouver des personnes disparues. Au lieu de pirater les as en informatique exploitant leur savoir faire pour éplucher le web.e. C’est une compétition, plus les indices sont utiles pour les policiers, plus cela donne des points.
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Retrouver des personnes disparues en épluchant le web


Les mains en gros plan d'un jeune homme qui utilise un téléphone cellulaire.

Le Hackfest a lieu les 1er et 2 novembre à Québec.

PHOTO : GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO / BOMBUSCREATIVE

Joëlle Girard

Des pirates informatiques au grand cœur mettent leur talent à profit afin de retrouver des personnes disparues.

Pour la deuxième année consécutive, le Hackfest de Québec est l’hôte ce samedi d’une compétition inusitée. Des experts en cybersécurité, et autres adeptes du piratage éthique, mettent leur talent au service de la police pour retrouver des personnes disparues. Si la technique est nouvelle, elle a toutefois déjà fait ses preuves.

Fondé il y a environ un an et demi, Trace Labs est un organisme à but non lucratif de Vancouver qui s’est donné comme mission d’utiliser le renseignement de sources ouvertes (OSINT) afin d’aider les corps policiers à relancer des enquêtes non résolues et, au bout du compte, localiser des personnes disparues.

Le concept est plutôt simple : il s’agit d’extraire des données accessibles au public sur Internet, de les analyser, puis de s’en servir pour obtenir des renseignements qui peuvent aider à retrouver des disparus. Ces données, les participants les trouvent un peu partout : sur les médias sociaux, sur le web caché (dark web) ou le web invisible (deep web), dans des bases de données en ligne du gouvernement ou d’entreprises, par exemple. Les possibilités sont infinies.

C’est très gratifiant de pouvoir mettre à profit nos compétences pour aider concrètement des gens, affirme Rae Baker, qui est étudiante au baccalauréat en sécurité et analyse de risques à l’Université d’État de Pennsylvanie.

Mme Baker est bénévole pour Trace Labs et a pris part à plusieurs événements de l’organisme, comme participante, organisatrice ou juge.

L’idée de retrouver de véritables personnes m’a attirée dès le départ. J’ai toujours été fascinée par les histoires policières et ce genre de chose, alors de pouvoir y prendre part, en quelque sorte, sans faire partie d’un corps de police, ça m’a tout de suite paru excitant.

Une technique qui a porté ses fruits

En dépit du sérieux qu’imposent de telles enquêtes, il s’agit bel et bien d’une compétition où l’on couronne des gagnants. Les participants gagnent des points lorsqu’ils arrivent à fournir certaines informations au sujet des personnes disparues, de leurs amis, de leurs activités, etc. Plus les informations sont susceptibles d’aider à retrouver la personne, plus elles valent un nombre important de points.

Mme Baker se souvient notamment d’un cas, lors de l’événement de Trace Labs qu’elle a organisé sur son campus.

Un des participants a trouvé un commentaire sur Airbnb dans lequel un hôte affirmait que la personne disparue avait loué sa maison. Et c’était la dernière fois que cette personne avait été vue, lors de son séjour dans la maison en question. Le participant a remporté beaucoup de points, et il a fini par gagner.

Une information de ce type peut sembler anodine, mais encore faut-il savoir la trouver. Or, souvent, les corps de police ne disposent pas des ressources nécessaires pour y arriver. En ce sens, l’initiative de Trace Labs est accueillie de manière très positive par les forces de l’ordre.

Les forces policières sont très enthousiastes à l’idée de travailler avec nous, parce que c’est un nouveau moyen pour elles de mettre la technologie à profit pour tenter de résoudre leurs enquêtes, explique Adrian Korn, directeur des opérations de renseignement de sources ouvertes et des initiatives stratégiques chez Trace Labs.

Nous avons vu par le passé que des renseignements que nous avions fournis ont mené à la réouverture de plusieurs disparitions non résolues. Adrian Korn, directeur des opérations chez Trace Labs

Je ne peux pas vous donner un nombre exact concernant les dossiers que nous avons contribué à régler, mais il y en a eu au moins trois ou quatre au cours de la dernière année, précise M. Korn, qui tient à spécifier que les corps policiers ne peuvent pas toujours leur offrir de rétroaction sur leur travail étant donné la confidentialité des enquêtes.

Des cas « fascinants »

Rae Baker affirme que l’expérience peut être parfois troublante pour les participants.

 On trouve plein de détails au sujet d’une personne et des circonstances de sa disparition, le genre de choses qu’on ne devrait pas normalement savoir. […] C’est fascinant de remonter le fil des événements et de comprendre ce qui s’est passé.

Lorsque j’étais juge au Defcon de Las Vegas, un participant a découvert qu’un jeune homme disparu avait en fait rejoint un gang de rue. Grâce aux médias sociaux, on a pu voir avec qui il passait du temps, quels tatous il s’était fait faire, et on a ainsi déterminé qu’il était probablement devenu membre des Crisp, un gang de rue de Los Angeles.

Les raisons pour lesquelles des gens disparaissent sont très diverses, explique Mme Baker.

On a des gens qui échappent à des relations abusives, des adolescents qui fuguent, des enlèvements d’enfants, des cas de trafic d’êtres humains.

Selon elle, les cas les plus difficiles à résoudre sont ceux qui concernent les enfants, parce qu’ils laissent moins de traces en ligne. Ils n’ont pas d’emplois donc pas de profil LinkedIn. Ils n’ont pas non plus de prêt auto ni d’hypothèque. Ils utilisent peu Facebook et se tournent vers des médias sociaux comme Snapchat ou TikTok, où ils ne laissent pas de traces. Ou encore ils verrouillent leur profil.

Adrian Korn explique pour sa part que les cas qui représentent les plus grands défis sont ceux qui remontent à plusieurs années.

 Lorsque la personne est portée disparue depuis plus de deux ans, il faut vraiment fouiller pour trouver de l’information.

Ce n’est toutefois pas impossible d’y arriver, précise-t-il. Une fois, un de nos participants a trouvé une vidéo YouTube dans laquelle une personne disparue se trouvait dans un véhicule. En la mettant sur pause, il a réussi à noter l’immatriculation du véhicule. On a fait suivre l’information à la police, qui a pu rouvrir son enquête alors que la personne était disparue depuis plus de deux ans.

« Réaliser l’impossible »

Samedi, lors du Hackfest de Québec, les participants à l’événement de Trace Labs pourront travailler sur six cas différents. Des représentants du Service de police de la Ville de Montréal seront présents afin de collecter les informations jugées pertinentes.

Michaël Giguère, qui étudie en cybersécurité à l’École Polytechnique de Montréal, en sera à sa première participation à une compétition du genre.

 J’ai eu un coup de cœur en découvrant ce que fait Trace Labs en juillet dernier, a-t-il expliqué.

Ça m’a vraiment dépassé de voir que des gens avaient pensé à fonder un organisme pour utiliser le pouvoir de l’OSINT et générer des pistes d’enquêtes assez solides pour permettre de réaliser l’impossible : retrouver des personnes disparues parfois depuis des années.

Je me suis dit qu’il fallait absolument que je participe à ça.

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Des espions parmi nous



Pour moi, l’espionnage se fait entre les pays comme les États-Unis, la Russie, etc. Des fois, je me demande si je suis dans un autre monde. Le Rwanda à de grandes blessures à cause du génocide. Même si cette période noire est derrière eux, il reste des coins sombres qui continuent a contrôler les gens même à l’extérieur du pays. Je trouve monstrueux qu’on attire des jeunes pour aller étudier à l’étranger pour devenir des espions et s’ils refusent, ils risquent de payer de leur vie. C’est une situation inadmissible. Cette jeune étudiante ne veut pas donner les renseignements récoltés, car elle sait que des gens vont mourir. Elle devrait être protégée pour ce refus.
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Des espions parmi nous


On associe souvent l’espionnage à de grandes puissances comme la Chine ou la Russie, pas à un pays comme le Rwanda. Or, nous avons appris qu’une Rwandaise a reconnu avoir espionné au Québec pour le compte de son gouvernement. Une affaire qui lève le voile sur une face plus sombre du gouvernement de Paul Kagame, louangé pour avoir piloté la renaissance du Rwanda, ravagé par un génocide il y a 25 ans.

Par Chantal Lavigne

En 2008, Nadège* est étudiante à l’université à Kigali, la capitale rwandaise, lorsqu’elle apprend que le gouvernement offre des bourses d’études à l’étranger. La jeune femme pose sa candidature et obtient une bourse de la francophonie pour venir au Québec. Elle présume qu’il s’agit d’une récompense pour son excellence scolaire et pour son travail de cadre au sein du FPR, le parti au pouvoir au Rwanda. Mais elle découvre rapidement qu’en échange, elle devra remplir une mission : espionner un Canadien d’origine rwandaise ici.

« On m’a dit : “il y a un homme au Canada, tu dois le retrouver dans le but de découvrir où se trouvent ses parents” », raconte la jeune femme, qui a accepté de nous rencontrer.

Le couple recherché, lui explique-t-on, a commis un acte de terrorisme au Rwanda, avant de s’enfuir à l’extérieur du pays.

Nadège assure que sa sécurité aurait été en jeu si elle avait refusé de collaborer.

À l’étranger, y compris au Canada, le Rwanda est souvent présenté comme une Singapour africaine, où règnent ordre et propreté. Un pays qui, sous la gouverne de son président Paul Kagame, a su renaître de ses cendres, après un génocide qui a fait 800 000 morts en 1994, en majorité des membres de la minorité tutsie.

Le président Kagame est invité dans les plus grands forums internationaux. Il était au G7 dans Charlevoix en 2018 et encore à Biarritz en août dernier. Le Rwanda sera l’hôte du prochain sommet du Commonwealth en juin prochain.

Mais derrière cette image brillante se cacherait un régime de plus en plus autoritaire qui ne tolère aucune dissidence et qui surveille et traque ses critiques, même à l’étranger.

Formations d’espionnage avec des militaires

Nadège est une jeune femme à la voix douce et à l’allure timide, qu’on peine à associer au mot espionne.

Avant son départ, elle affirme avoir suivi une formation au camp militaire de Gako pour apprendre les rudiments d’espionnage.

« Ça consistait à savoir comment approcher les gens, comment les suivre. Il y avait aussi des mises en situation », décrit-elle.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

Une trentaine de personnes assistaient à la formation, selon elle. Elle affirme toutefois ignorer si, parmi elles, se trouvaient d’autres étudiants chargés d’espionner à l’étranger.

« On ne pouvait pas le savoir. C’est ce qu’on répétait chaque fois. Tu dois être quelqu’un de discret, de secret. Personne ne le savait à part moi. Même mon mari. »

À son arrivée au Québec, en 2010, Nadège se met au travail. Elle suit l’homme ciblé par son gouvernement à quelques reprises et se rend à des fêtes rwandaises pour tenter de s’en rapprocher. Mais sans grand succès. Le jeune homme se méfie.

« Les gens se disent qu’il y a des espions qui arrivent ici, dit-elle. Qu’ils sont envoyés par le gouvernement rwandais qui leur veut du mal. »

De vrais professionnels

Au cours de notre enquête, nous avons en effet constaté qu’un climat de crainte régnait au sein d’une partie de la diaspora rwandaise. Plusieurs dissidents n’ont jamais voulu nous parler, persuadés que le gouvernement rwandais les surveille jusqu’ici. Jusqu’à quel point leurs craintes sont-elles fondées?

Sans vouloir commenter spécifiquement le cas du Rwanda, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) nous écrit « avoir constaté à maintes reprises que des États étrangers prenaient pour cible des collectivités précises au Canada ».

Toutefois, un rapport secret de 2014 de l’Agence des services frontaliers du Canada affirme que des espions rwandais harcèlent des réfugiés ici.

Le document déposé en Cour fédérale dans un autre dossier d’immigration décrit un « système bien documenté de répression des critiques du gouvernement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Rwanda ».

Des cas d’espionnage rwandais ont aussi été rapportés dans les médias dans le passé en Suède, en Australie et en Belgique.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

« Les Rwandais ont la réputation d’être actifs et efficaces en ayant acquis toutes les ficelles du métier d’agent de renseignement. Ce sont de vrais professionnels », souligne Guy Rapaille, qui a longtemps dirigé le comité de surveillance des services de renseignement belges.

Il affirme même avoir été informé en 2017 et en 2018 de la présence en Europe de membres des services de renseignement rwandais, chargés d’éliminer ou de faire pression sur des opposants. Il précise toutefois n’avoir jamais eu vent de l’assassinat d’un dissident en Europe.

Menaces, disparitions et assassinats

Par contre, certaines personnes en Europe ont déjà été victimes de menaces sérieuses.

En 2011, la police de Londres a avisé les dissidents rwandais René Mugenzi et Jonathan Musonera que leur vie était mise en danger par le gouvernement rwandais.

En 2014, Judi Rever, une journaliste et auteure indépendante de Montréal, est en reportage en Belgique, lorsqu’elle est abordée à son hôtel par un représentant de la Sûreté de l’État.

« Vous êtes madame Judi Rever? » lui demande-t-il.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

À l’époque, elle prépare un livre sur les crimes commis par les troupes de Paul Kagame pendant et après le génocide.

« Il m’a dit qu’ils avaient des informations crédibles indiquant que l’ambassade rwandaise en Belgique constituait une menace contre ma vie », raconte-t-elle.

Deux gardes du corps en voiture blindée vont la suivre jour et nuit durant son séjour d’une semaine en Belgique.

« Pour la première fois de ma vie, je me suis dit : “c’est très sérieux”, dit-elle. Je me suis dit : “le régime est prêt à tout faire pour m’empêcher de travailler.” »

« Ils n’hésitent pas à tuer leurs opposants en dehors de leur pays”, confirme Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale chez Human Rights Watch. C’est quelque chose qu’on a documenté depuis les années 90. »

Lewis Mudge et son organisation ont dû quitter le Rwanda en 2018 en raison de leurs critiques du gouvernement rwandais. L’organisme de défense des droits de la personne a enquêté sur de nombreux cas de menaces, de torture, de disparitions, de tentatives d’assassinat et de meurtres au Rwanda, mais aussi à l’étranger : au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud.

 Illustration : Radio-Canada/Jasmin Simard

L’un des cas les plus célèbres est celui, en 2014, du colonel Patrick Karegeya, un ancien dirigeant des services de renseignement rwandais. Il a été étranglé dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg, en Afrique du Sud.

Deux semaines plus tard, lors d’un discours public, le président Paul Kagame tient des propos troublants :

« Si vous décevez le pays, si vous souhaitez du mal à son peuple, vous finirez par en subir les conséquences. Il ne reste qu’à savoir comment.  »

Dans la foulée de cette affaire, le département d’État américain s’est dit « troublé par une succession de meurtres d’exilés rwandais qui semblent avoir une motivation politique ».

Plus récemment, la justice sud-africaine a lancé des mandats d’arrêt contre deux Rwandais, vraisemblablement liés au gouvernement rwandais.

Nadège demande l’asile…

Nadège, elle, parviendra grâce à des connaissances à retrouver le couple recherché par les autorités rwandaises. Mais elle assure n’avoir jamais transmis l’information à son gouvernement. C’est qu’elle a été ébranlée, dit-elle, par des attaques rapportées contre des Rwandais à l’étranger.

« J’ai pris conscience que c’est pour les tuer qu’on recherche les gens qui sont à l’extérieur. C’est là que j’ai commencé à me demander ce que je fais. »

Elle affirme que le représentant du haut-commissariat du Rwanda au Canada, à qui elle devait transmettre les informations, a commencé à s’impatienter devant son peu de progrès. Elle coupe tout contact avec lui, déménage et, en août 2013, demande l’asile politique au Canada.

« Elle n’a pas terminé sa mission. Elle n’a pas révélé l’intégralité de l’information sensible qu’elle a pu recueillir. Donc aucune vie n’a été mise en danger », plaide son avocate Meryam Haddad.

Mais en octobre 2014, le Tribunal de l’Immigration rejette la demande d’asile. Le commissaire conclut que Nadège a effectué de l’espionnage, que cet espionnage contrevient aux valeurs d’un État démocratique, et qu’il est donc contraire aux intérêts du Canada.

Selon lui, Nadège a accepté volontairement d’espionner en échange d’une bourse d’études. La Rwandaise devra donc être expulsée du territoire canadien.

Il reste toutefois un dernier recours : convaincre l’Agence des services frontaliers que les risques que Nadège court au Rwanda sont plus grands que la menace qu’elle représente pour le Canada. C’est ce qu’on appelle un examen des risques avant renvoi.

« Je pourrais être maltraitée ou tuée si je retournais au Rwanda, parce qu’en ne remplissant pas ma mission d’espionnage, j’ai trahi le gouvernement rwandais. »

– Nadège

Près de cinq ans plus tard, elle n’a toujours pas de réponse.

Nous avons tenté sans succès à plusieurs reprises d’obtenir des commentaires du haut-commissariat du Rwanda au Canada. Nous n’avons pas réussi à joindre le diplomate rwandais que Nadège affirme avoir rencontré. Il a depuis quitté le Canada.

*Pour des raisons de sécurité, nous avons changé son nom et modifié certains détails de son récit.

Chantal Lavigne journaliste, Yanic Lapointe réalisateur télé, Melanie Julien chef de pupitre, André Guimaraes développeur, Jasmin Simard illustrateur. Avec la collaboration de Charlie Debons pour l’image de couverture.

https://ici.radio-canada.ca/

Tempête automnale: près de 850 000 clients privés d’électricité


Hier et aujourd’hui, nous avons eu des alertes météorologiques un peu partout au Québec. Une bombe météo, et elle a bien eu lieu. Pour ma part, hier, nous avons eu beaucoup de pluie et aujourd’hui, ce sont les feuilles d’automne qui ont fait de l’excès de vitesse, le vent était assez fort, mais je n’ai pas remarqué de dégâts. Ailleurs, pannes électriques, arbres tombés, glissement de terrain et inondation ont été au menu. Puis plus au nord, dans ma région natale en Abitibi, une première tempête de neige.
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Tempête automnale: près de 850 000 clients privés d’électricité


Si le nombre de pannes a déjà commencé à chuter à travers le Québec, les vents continueront vraisemblablement d’endommager le réseau d’électricité de la province au cours de la soirée et samedi en début de journée.

MAYSSA FERAH
LA PRESSE

RAPHAEL PIRRO
LA PRESSE

> Consultez l’état du réseau d’Hydro-Québec

« Je pense qu’il faut être réaliste : on a beaucoup de travail qui se fait présentement, mais on va en avoir pour tout le week-end », a déclaré Éric Filion, président d’Hydro-Québec Distribution, dans un point de presse organisé vers 16h30 aujourd’hui au siège social de la société d’État.

Les vents violents, prédominants dans le sud du Québec, se dirigent vers la Côte-Nord, où de nouveaux dégâts sont attendus.

M. Filion précise cependant que malgré l’ampleur des dommages et le nombre quasi inédit de pannes, la situation devrait être réglée dans un temps relativement bref, soit d’ici le début de la semaine prochaine. En effet, le réseau de transport, fait de pylônes en acier, reste « intact ».

Les dommages se situent plutôt au niveau du réseau de distribution, fait majoritairement de poteaux de bois placés à proximité des résidences.

« C’est une bonne nouvelle pour nous », a ajouté M. Filion.

« On espère rétablir une bonne partie de notre clientèle pendant le week-end, mais c’est possible que dans les endroits où le réseau est plus fortement endommagé, que les clients soient rétablis plutôt en début de semaine prochaine », a-t-il précisé.

Vers 18 h, on comptait 848 224  clients privés de courant, en raison des vents forts. Il s’agit du plus important bassin de population touché par des pannes depuis le grand verglas de 1998, lorsque 1,4 million d’abonnés québécois avaient été en panne.

Contrairement à 1998, toutefois, où c’était le réseau de transport d’électricité qui s’était effondré, c’est le réseau de distribution qui est touché cette fois et on parle de multiples pannes individuelles causées par des branches brisées par le vent ou carrément les poteaux qui ont été arrachés par le vent.

À l’heure actuelle, il est trop tôt pour chiffrer en argent les dommages.

Les grands moyens

Actuellement, plus de 1000 employés d’Hydro-Québec sont déployés à la grandeur du réseau. De ce nombre, autour de 800 sont des monteurs de ligne.

« C’est plus de 2000 endroits où il y a des bris, où l’on doit déplacer des équipes pour faire des réparations soit sur les poteaux, sur les équipements comme les transformateurs, les lignes de réseau », a précisé le président d’Hydro-Québec distribution.

Les réparations en situation d’urgence fonctionnent selon un ordre de priorités. Les hôpitaux et les usines de filtration, par exemple, sont les endroits qu’Hydro-Québec place en tête de liste, a déclaré M. Filion.

Par ailleurs, il a profité du point de presse pour avertir la population de prendre toutes les précautions nécessaires en vue des sorties prévues ce soir.

« Dans plusieurs municipalités, l’Halloween a été remise. Il y aura plusieurs jeunes dans les rues. On vous rappelle d’être très, très prudents. »

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Un arbre s’est abattu sur une voiture à l’intersection de Mont-Royal et l’Esplanade, à Montréal.

La tempête de vent et de pluie a fait une victime à Bromont. Un homme de 63 ans a perdu la vie après qu’un arbre lui est tombé dessus alors qu’il était en train d’en photographier un autre déjà au sol. Le tragique incident est survenu vers 10 h 30 près d’un immeuble à condos. Des manœuvres de réanimation ont été tentées, mais le décès du sexagénaire a été constaté après son arrivée à l’hôpital.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

Un arbre s’est affaissé sur une voiture sur la rue St-Hubert, à Montréal.

Les avertissements de pluie abondante ont été levés dans le sud du Québec, qui en a reçu généralement de 50 à 70 millimètres selon les endroits, mais les quantités ont dépassé les 100 millimètres en Estrie et dans la Beauce. Des avertissements de vents violents sont toutefois toujours en vigueur dans l’ensemble de la province. Environnement Canada a enregistré des rafales de 105 kilomètres à l’aéroport de Dorval.

Un avertissement de pluie abondante est en vigueur pour les régions de Sherbrooke, Rimouski, Saint-Georges, Saguenay, Baie-Comeau et Sept-Îles. Entre 40 et 80 millimètres de pluie devaient tomber jeudi et vendredi dans ces secteurs.

Le premier ministre du Québec, François Legault a réagi aux intempéries. « Nos équipes de la Sécurité publique et d’Hydro-Québec sont sur le terrain. Nous sommes au travail. Votre sécurité est notre priorité : soyez prudents ! », peut-on lire sur son compte Twitter.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Une route inondée en Estrie

Inondations en Estrie

Plusieurs municipalités de l’Estrie sont aux prises avec des inondations depuis vendredi matin.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Une résidence inondée à Ascot Corner

Des mesures d’urgence ont été déclenchées à Cowansville, où le niveau de la rivière Yamaska a atteint 2,50 m à certains endroits, les secteurs Bonnette, Jean-Baptiste, des Vétérans et Saint-Rémi ont été évacués. Un centre d’hébergement d’urgence a été ouvert à la Bibliothèque Gabrielle-Giroux-Bertrand.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Des voitures ont été submergées à Sherbrooke.

À Sherbrooke, les pluies diluviennes ont fait augmenter le niveau de la rivière Saint-François, qui a dépassé les 20 pieds

« Des évacuations préventives ont actuellement lieu », a indiqué la Ville de Sherbrooke sur son compte Twitter.

Quelque 150 résidences ont été évacuées à titre préventif. 

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Emmie Cloutier a dû évacuer son domicile de Sherbrooke.

Les autorités ont fait le point à la suite du débordement de la rivière Saint-François, ce matin.

On avait prévu 50 millimètres, on se retrouve avec beaucoup plus […] On n’est pas habitué de voir ça. C’est une situation difficile à contrôler », a dit le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau.

Beaucoup d’infrastructures sont touchées par des arbres et des branches, signale-t-il. À cela s’ajoutent de nombreux glissements de terrain à superviser. « Toutes les équipes municipales sont sur le terrain », a-t-il ajouté.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

La rivière Saint-François, à East Angus

« On demande à la population d’écouter les consignes et de collaborer », a conseillé le maire de Sherbrooke, Steve Lussier. Un service de coordination en sécurité civile avait déjà été établi dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous étions en préalerte », a indiqué M. Lussier. Cependant, le niveau d’eau est monté très rapidement, au-delà des prévisions.

Les autorités soulignent le niveau d’eau inusité de la rivière.

Des résidants de Coaticook ont aussi été évacués par les services d’incendie en raison de l’accumulation d’eau, a rapporté la Sûreté du Québec (SQ). 

Dans la région de l’Estrie, 51 108 clients d’Hydro-Québec sont toujours sans électricité. 

> Pour suivre en temps réel le niveau de la rivière Saint-François

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Le parc Pomerleau, à Ascot Corner

Montréal n’est pas épargné

À Montréal, entre 50 et 60 millimètres de pluie sont tombés. Des voitures qui traversaient le viaduc Hochelaga ont été remorquées en raison de l’accumulation d’eau. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) rapporte avoir reçu plusieurs appels concernant des dommages et bris aux résidences.

« Pour rapporter des dommages matériels à votre propriété, contactez votre assureur. Un rapport de police n’est pas requis. », indique-t-on sur le compte Twitter du SPVM.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Un mur de brique s’est effondré sur une voiture stationnée sur le boulevard LaSalle.

Quelque 32 vols sont annulés à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, en raison des forts vents dans le Nord-Est américain. Il s’agit principalement de vols à destination des États-Unis et du reste du Canada. Il est conseillé aux passagers de vérifier l’état de leur vol.

Toiture d’église endommagée

Les vents violents ont arraché une partie de la toiture en cuivre de l’Église Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, forçant la fermeture de l’école primaire adjacente Marie-Favery, dans le quartier de Villeray, à Montréal.

« La toiture de l’église se détachait peu à peu et risquait qu’une partie soit emportée par les grands vents. Cette situation devenait à risque pour les élèves, » a souligné Guy Lauzé, directeur de l’école, dans une lettre envoyée aux parents plus tôt cet après-midi.

Le directeur précise dans sa lettre que les pompiers ont immédiatement été appelés, et que ceux-ci ont coupé l’électricité dans le secteur pour des raisons de sécurité.

« L’école ayant une génératrice, nous avons bénéficié de plusieurs lumières pour assurer la sécurité dans les déplacements, a ajouté M. Lauzé. L’électricité nous est revenue vers 13 h 45. »

Du côté de l’Abitibi, c’est une tempête de neige qui a frappé la région dans la nuit de jeudi à vendredi. Les habitants de la région ont reçu entre 15 et 20 centimètres de neige.

– Avec La Presse canadienne

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