Une plante vénéneuse prolifère au Québec


Depuis, plusieurs années on entend parler de la Berce du Caucase, elle serait native de Caucase, de la Georgie et une partie de la Russie. Elle a sans doute été amenée au Québec par des horticulteurs amateurs à des fins ornementales. Cette plante est dangereuse, sa sève peut occasionnée des brûlures au 3 ème degré. Mais tout n’est pas noir, il semble qu’on peut éradiquer cette plante du territoire
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Une plante vénéneuse prolifère au Québec

 

 

La berce du Caucase a été adoptée par... (Photo David Boily, Archives La Presse)

La berce du Caucase a été adoptée par les horticulteurs pour sa taille imposante et ses jolies fleurs blanches. La sève de cette plante peut toutefois causer des brûlures au deuxième ou au troisième degré.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

LOUIS-SAMUEL PERRON
La Presse

Des horticulteurs amateurs se l’arrachent pour ses belles fleurs blanches et sa grande taille. Or sa sève peut entraîner de graves brûlures au simple contact. Sans tambour ni trompette, la berce du Caucase, une plante exotique très vénéneuse, prolifère dans diverses régions du Québec, surtout près des cours d’eau.

Explications de Claude Lavoie, professeur de biologie à l’Université Laval et spécialiste de cette plante envahissante.

La berce du Caucase a été adoptée par... (Photo David Boily, Archives La Presse) - image 1.0

La berce du Caucase a été adoptée par les horticulteurs pour sa taille imposante et ses jolies fleurs blanches. La sève de cette plante peut toutefois causer des brûlures au deuxième ou au troisième degré.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Quelles blessures cette plante peut-elle causer ?

Sa sève contient des molécules chimiques qui, lorsqu’elles entrent en contact avec la peau après une exposition aux rayons de soleil, vont provoquer des brûlures au deuxième degré et même, dans de rares cas, au troisième degré. Ces brûlures peuvent être assez sévères, notamment chez les jeunes enfants. Ça ne se manifeste pas tout de suite. Si je touche une ortie, par exemple, je vais faire un bond, mais pas si je suis en contact avec la sève de la berce du Caucase. La réaction met de 24 à 48 heures à se manifester. Les cicatrices peuvent rester des années durant. On recommande aux gens en contact avec la sève de se laver immédiatement et de recouvrir ensuite leur peau pour ne plus être exposés au rayon UV pendant au moins une semaine.

Comment est-elle arrivée au pays ?

Elle provient du Caucase, plus précisément de la Géorgie et d’une partie de la Russie. Elle n’a pas une très grande aire de répartition, c’est une plante de montagnes. Elle est très certainement arrivée au Québec à des fins ornementales. C’est une plante spectaculaire, de cinq mètres de haut et de plusieurs mètres de large. On a de forts indices que ce sont des horticulteurs amateurs qui se sont passé des graines, parfois d’une région à l’autre.

Où se trouve cette plante au Québec ?

Il y en a dans toutes les régions du sud du Québec, de Gatineau jusqu’à La Malbaie, et de la frontière ontarienne jusqu’à Rimouski, et une poche à Saguenay. Si on avait à cibler des régions, c’est nettement la région de Québec, de Chaudière-Appalaches, de l’Estrie et quelques endroits au Bas-Saint-Laurent, où il y en a davantage qu’ailleurs. Elle est très très peu présente à Montréal.

Comment prolifère-t-elle ?

C’est une plante qui a une maturité sexuelle assez tardive. Une graine va germer, et le plant va produire des graines, mais pas avant trois à cinq ans. Les invasions sont donc longues à se bâtir, sauf que quand le plant va fleurir, il va produire de 14 000 à 16 000 graines. Vous voyez l’effet multiplicateur. Il faut un certain temps pour que les populations atteignent une masse critique, mais une fois que c’est le cas, le phénomène s’amplifie rapidement.

Est-elle en expansion au Québec ?

Depuis le milieu des années 2000, il y a une forte expansion des populations. Mais c’est peut-être dû au fait qu’on la repère plus facilement. Mais de toute évidence, il y a plus de plantes en nature qu’il y en avait dans un passé somme toute assez récent. On était rendu à 275 populations en 2015 [contre 169 en 2012]. La nouveauté, ce n’est pas la population, mais l’ampleur de certaines invasions. On a des invasions en règle le long des rivières en Estrie, peut-être une population d’un million d’individus. Le long du ruisseau Fourchette, en Beauce, j’ai vu des centaines de milliers d’individus. Mais on est rendu à presque 0 [plant] après quatre ans de lutte.

Il est donc possible d’éradiquer cette plante ?

Oui. En Estrie, on est vraiment en pleine expansion, mais dans d’autres régions : Beauce, Appalaches, Lévis, Québec, Bas-Saint-Laurent, il y a vraiment des campagnes d’éradication assez soutenues. Des municipalités comme Lévis, Québec, Sherbrooke, Saint-Augustin-de-Desmaures prennent la chose très au sérieux et ont des équipes qui repèrent et éliminent les plants. Les populations [de berce] sont potentiellement en réduction en raison de ces efforts-là. On peut faire quelque chose. De toutes les plantes envahissantes, c’est potentiellement celle dont il est le plus facile de se débarrasser.

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Le Saviez-Vous ► En 1885, une émeute antivaccination éclatait à Montréal


Aujourd’hui, la vaccination est majoritairement acceptée pour éviter des épidémies, il en reste quand même qui sont contre la vaccination. Il fut un temps que des émeutes ont eu lieu à Montréal en 1885 contre la vaccination de la variole. Il y a eu beaucoup de mort, des défigurations à cause de cette maladie qui s’est propagé au Québec
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En 1885, une émeute antivaccination éclatait à Montréal

 

Un homme ligoté se fait vacciner de force.

Gravure de John Henry Walker concernant l’émeute anti-vaccin de 1885.   Photo : Musée McCord

En mars 1885, un fléau envahit Montréal. La variole, aussi appelée la petite vérole, fait rage. Comble de malheur, la population québécoise est réfractaire aux vaccins, les jugeant inutiles et dangereux, raconte Laurent Turcot. Après six mois d’épidémie, Montréal devient donc le théâtre d’une imposante émeute antivaccination.

Malgré l’existence d’un vaccin antivariole, bon nombre de médecins au Canada menaient des campagnes contre celui-ci. Certains croyaient que le fait d’injecter le virus rendait malade, ou que la vaccination n’avait pas encore fait ses preuves, note Laurent Turcot.

Les employeurs demandent à leurs employés de se faire vacciner sous peine d’être congédiés.Laurent Turcot, historien

Les citoyens qui refusent de se conformer aux nouvelles mesures sanitaires de la Ville reçoivent des amendes et sont menacés d’emprisonnement.

« Le 28 septembre 1885, des émeutiers mettent le feu au bureau de santé du faubourg de l’est puis se dirigent vers l’hôtel de ville où des vitres sont brisées. […] L’émeute dure jusqu’au matin. »

L’épidémie de variole de 1885 est la plus importante de l’histoire du Québec, précise l’historien.

Près de 20 000 personnes sont atteintes de la variole. 13 000 sont défigurées et 5 864 en meurent, dont plus de 3 100 à Montréal. Laurent Turcot, historien

L’épidémie de variole de Montréal est la dernière apparition non maîtrisée de ce fléau dans une ville moderne.

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L’alimentation biologique ne sauvera pas le monde


La France est plus avancée dans l’alimentation biologique, alors qu’au Québec, les certifications sont un problème pour l’attestation d’un produit, les terres qui ont les nutriments nécessaires ne sont pas en grand nombre etc l’agriculture biologie a permis d’augmenter le rendement sauf que pour l’environnement cela donne une très mauvaise notre. Donc, l’alimentation biologique n’est pas rentable et le chimique est toxique
Alors entre les deux ?
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L’alimentation biologique ne sauvera pas le monde

 

Un étal de légumes biologiques

Nos invités rappellent que la culture biologique doit se faire sans produits de synthèse, sans produits animaux, selon des normes de durabilité établies par des organismes certificateurs.   Photo : iStock

« La littérature scientifique est beaucoup plus nuancée qu’un flanc de boîte de céréales Kashi. »

Pour l’ingénieur écologue Serge-Étienne Parent, la culture biologique n’est pas durable parce qu’elle offre une trop faible productivité. Le manque de volonté politique, la lourdeur financière de la certification, l’absence de normes internationales et le manque de preuves quant aux bienfaits pour la santé contribuent par ailleurs à maintenir l’alimentation bio dans la marginalité au Canada. Sept spécialistes font le point au micro de Stéphan Bureau.

La chroniqueuse Katerine-Lune Rollet souhaite que le Canada prenne exemple sur la France :

« En 2013, le gouvernement français a lancé le programme Ambition bio 2017. L’objectif était de doubler les parts de surface en biologique pour la fin de l’année 2017. Déjà, la part de l’achat bio a bondi de 20 % dans le panier, l’an dernier, et la surface agricole engagée dans l’agriculture bio a augmenté de 16 %. Soixante-dix pour cent des Français déclarent acheter régulièrement des produits bios, ce qui n’est pas le cas au Québec. »

Certification inaccessible et laxiste


« De plus en plus de petites fermes, de jeunes qui se lancent en agriculture n’ont pas les moyens de se payer la certification biologique et n’y croient pas nécessairement, souligne le producteur maraîcher Francis Madore. Le bio n’est pas nécessairement parfait, ce n’est pas un système qui peut protéger de toute contamination à 100 %. L’utilisation de produits de l’agriculture conventionnelle est permise en agriculture biologique. Par exemple, des fumiers d’une ferme conventionnelle peuvent être appliqués sur une ferme bio. On parle aussi […] de la farine de plumes, de farine de sang, de poudre d’os… »

Vers un mur


« La principale tare du biologique, c’est sa faible productivité », dit Serge-Étienne Parent, qui rappelle que toute agriculture amène une perturbation de l’écosystème. « En régie biologique, il y a un manque de nutriments pour les plantes, ce qui cause des déséquilibres nutritifs. C’est surtout l’azote qui manque. Il y a le fait, aussi, que les mauvaises herbes sont plus difficilement contrôlables. […] Si on garde le même régime alimentaire que présentement, il n’y aura pas assez de surfaces cultivables pour le biologique. »

Disparités et manque à gagner


« À l’intérieur du bio, il y a tout un monde de disparités. Il y a quelques grands principes internationaux, mais [cela représente] une si grande variété », note la chercheuse Élise Desaulniers.

Selon elle, l’agriculture biologique n’a pas encore atteint le degré d’efficacité de l’agriculture chimique.

« L’agriculture chimique a permis, entre autres, de tripler la production mondiale de céréales des années 1960 à 1990, en outrepassant la croissance de la population, avec seulement 1 % de plus de terres utilisées. Donc, ça marche, l’agriculture chimique. Mais évidemment, ça a des conséquences environnementales épouvantables. Le gros défi, c’est de conjuguer les deux : le besoin de productivité des sols et [celui] de préserver l’environnement. »

Bienfaits théoriques


« Les études actuelles démontrent que les aliments bios n’auraient pas nécessairement plus de vitamines et minéraux que les aliments conventionnels, rappelle la nutritionniste-diététiste Anne-Marie Roy. Par contre, les fruits et légumes biologiques auraient plus de phytonutriments, particulièrement de la classe des composés phénoliques. Les phytonutriments sont des substances que la plante produit pour se protéger de son environnement. […] Et les phytonutriments auraient un pouvoir antioxydant, anti-inflammatoire, anticancer et auraient des bénéfices sur notre système immunitaire. »

Et la traçabilité?


« Un investissement devrait aussi être fait sur le plan de la traçabilité, un peu comme on le voit en Europe, affirme le restaurateur Charles-Antoine Crête. Dans des marchés comme à Rungis [en France], jusqu’à la dernière petite caissette de haricots est identifiée avec la provenance, le nom du producteur. Dans les épiceries [québécoises], des fois, c’est un peu plus ambigu. »

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Un coureur se blesse sur un dangereux piège installé sur une piste cyclable à Longueuil


Faut vraiment que des gens soient stupides pour faire de tels gestes. Mettre une planche avec de longues vis camouflées par des feuilles dans le but de provoquer des blessures
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Un coureur se blesse sur un dangereux piège installé sur une piste cyclable à Longueuil

 

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Quelqu’un aurait installé un piège visiblement destiné à blesser les passants sur la piste cyclable du parc Marie-Victorin, à Longueuil.

Quelqu’un aurait installé un piège visiblement destiné à blesser les passants sur la piste cyclable du parc Marie-Victorin, à Longueuil. Un coureur aurait pilé sur une vis.

Les images du piège ont été affichées dimanche sur la page Facebook du Club de course CCC. On voit une planche de bois transpercée de longues vis pointant vers le haut.

Le tout était camouflé sous un tas d’herbe et de feuilles.

«J’ai vu le tas de feuilles par terre et j’ai trouvé ça bizarre, c’était dans le milieu de la track. Normalement, j’aurais sauté par-dessus ou je lui aurais donné un coup de pied comme un petit garçon. Mais cette fois, je ne sais pas pourquoi, j’ai pilé dessus», affirme la victime, Vincent Lepage, en entrevue au HuffPost Québec.

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Une des vis a transpercé le soulier de M. Lepage, qui a maintenant un trou de quelques millimètres de profondeur tout juste sous le gros orteil.

Lorsqu’il s’est penché pour voir ce qui lui avait fait mal, il a vu les vis qui dépassaient des feuilles. Son compagnon de course et lui-même ont retiré la planche pour la prendre en photo.

Une seconde planche parsemée de vis avait déjà été retirée, probablement par d’autres passants, et se trouvait dans l’herbe. Les deux objets ont été apportés au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

M. Lepage croit qu’il pourrait s’agir d’un geste posé par quelqu’un qui n’aime pas les cyclistes, ou encore par des jeunes qui voulaient faire un mauvais coup.

«Ce n’était pas de la construction, c’était malicieux. On dirait qu’il y a une tendance contre les cyclistes», lance-t-il.

Le coureur, cycliste à ses heures, ne croit pas que la blessure est sérieuse. Il compte toutefois se faire vacciner contre le tétanos au CLSC.

Le HuffPost Québec a contacté le Service de police de l’agglomération de Longueuil. Au moment d’écrire ces lignes, personne n’était disponible pour commenter l’affaire.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Un témoin du siège de Québec de 1759 découvert


Ils ont fait des découvertes intéressantes dans le Vieux-Québec, entre autres un cimetière du XVIIIe siècle et un boulet tirer par les Britanniques lors de la guerre de la Conquête en 1759 quand la ville était prise en siège par les anglais, Cette bombe comme le qualifie l’archéologue aurait fait pas mal de dégât
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Un témoin du siège de Québec de 1759 découvert

 

Vendredi dernier, Excavations Lafontaine a découvert, au coin... (Facebook)

Vendredi dernier, Excavations Lafontaine a découvert, au coin des rues Hamel et Couillard, un boulet de canon datant de 1759.

ANNIE MATHIEU
Le Soleil

(Québec) Un témoin du siège de Québec de 1759 a été découvert la semaine dernière sur un chantier du Vieux-Québec. Tiré par les Britanniques à partir de Lévis, le projectile découvert par une entreprise d’excavation fournit de précieuses informations sur la guerre de la Conquête.

Vendredi dernier, les Excavations Lafontaine ont annoncé sur leur page Facebook avoir fait une «surprenante découverte» au coin des rues Hamel et Couillard, soit un boulet de canon datant de 1759 mesurant 10 pouces et pesant près de 200 livres. Quelques photos de l’artefact ont également été publiées avec, en arrière-plan, des employés tout sourire.

Le boulet découvert par Excavations Lafontaine pèse près de 200 livres.

FACEBOOK

Il n’en fallait pas plus pour susciter une déferlante de commentaires et de questions de curieux voulant en savoir davantage sur le projectile. L’archéologue de la Ville de Québec, Serge Rouleau, a confirmé au Soleil qu’il s’agissait vraisemblablement d’une bombe, terme qu’il préfère à «boulet», datant du siège de Québec alors que les Anglais bombardaient la ville.

Des tirs causant bien des dégâts

«Il s’agit d’un projectile parmi plusieurs autres retrouvés au fil du temps à l’intérieur et à l’extérieur des murs», a expliqué l’expert.

La cour intérieure du Séminaire de Québec et le Château Saint-Louis étaient à l’époque des cibles privilégiées de l’ennemi et c’est pour cette raison que d’autres bombes du type ont été retrouvées à proximité.

«Chacune de ces découvertes est significative», affirme M. Rouleau qui souligne que dans ce cas-ci, cela peut fournir des renseignements sur la concentration des tirs et sur l’artillerie utilisée par les Britanniques.

Ces derniers étaient postés à Lévis, à l’endroit où se trouve l’actuelle terrasse. Toujours selon l’archéologue, le rayon d’action était donc de plusieurs kilomètres tandis que les dégâts causés par la bombe pouvaient être considérables si l’on se fie aux indices laissés par un cratère découvert au début des années 90 dans la cour du Séminaire.

D’ailleurs, pour éviter un accident de travail dont l’origine remonterait à plus de 250 ans, la Ville de Québec a acheminé la bombe aux artificiers de la base militaire de Valcartier pour qu’elle soit neutralisée.

«On ne prend aucune chance» même si les risques sont minimes, a souligné Serge Rouleau.

La charge sera retirée et l’objet sera ensuite retourné à la municipalité qui pourra l’étudier puis la mettre en valeur.

D’autres découvertes

Il ne s’agit pas de la seule trouvaille faite sur le chantier de la rue Hamel, qui est surveillé non pas par un archéologue de la Ville de Québec, mais par Ethnoscop, une firme mandatée pour faire ce travail. Une partie d’un muret du cimetière des picotés, ouvert au XVIIIe siècle, a également refait surface tout comme des éléments en lien avec une ancienne demeure datant du XIXe siècle ayant appartenu à un résident du quartier.

Tous ces artéfacts seront précieusement étudiés et conservés, assure Serge Rouleau qui ajoute que tous les chantiers du type sont étroitement supervisés pour ne pas échapper des bouts de l’histoire de la capitale qui s’enrichit à chaque découverte.

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Mort de trois baleines noires: l’activité humaine montrée du doigt


Il y a eu 6 baleines noires de l’Atlantiques qui sont mortes dans le Golfe du Saint-Laurent au Québec, des nécropsies ont été faites sur baleines dont deux sont mortes probablement suite a une collision qui serait peut-être un bateau. Les baleines sont en voie de disparition, il est donc important de mieux comprendre leur migration pour mieux les protéger du trafic maritime
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Mort de trois baleines noires: l’activité humaine montrée du doigt

 

Même si la cause de la mort des... (ARCHIVES AP)

 

Même si la cause de la mort des baleines n’est pas établie avec certitude, les autorités devraient malgré tout tenter de trouver des moyens de diminuer les risques de collision, dit un expert.

ARCHIVES AP

ALISON AULD
Agence France-Presse
Halifax

Les blessures observées sur au moins deux des six baleines noires de l’Atlantique Nord retrouvées sans vie dans le golfe du Saint-Laurent semblent indiquer qu’elles auraient été percutées par des bateaux, selon des spécialistes des mammifères marins.

Tonya Wimmer, de la Marine Animal Response Society, a affirmé mardi que les données préliminaires des nécropsies pratiquées sur trois des baleines suggèrent que deux d’entre elles ont subi un traumatisme contondant, ce qui aurait causé des ecchymoses sur leurs flancs et des hémorragies internes.

La troisième baleine a perdu la vie après s’être emmêlée dans un filet à pêche qui s’est enroulé autour de sa nageoire et dans sa gueule.

L’équipe d’employés fédéraux, de vétérinaires et d’autres experts marins qui a participé aux autopsies à l’Île-du-Prince-Édouard ne peut pas encore dire avec certitude ce qui a causé la mort des baleines et doit attendre les résultats de tests sur les tissus des animaux.

Les spécialistes doivent remettre un rapport final d’ici deux mois.

Mme Wimmer souligne toutefois que les premières informations semblent confirmer que des collisions seraient survenues avec un bateau – l’un des dangers les plus mortels pour ces mammifères en voie de disparition.

«L’animal a été manifestement frappé par quelque chose de gros. Ce que cela pourrait être, nous ne savons pas», a-t-elle expliqué.

«Lorsque nous avons vu cela par le passé, les animaux avaient subi une collision avec des bateaux, mais pour ces deux-là, nous ne savons pas avec certitude ce qui s’est passé, puisque personne n’a vu ces animaux se faire frapper.»

Hémorragies internes

Les six baleines noires de l’Atlantique Nord ont été découvertes sans vie et en état de décomposition dans les eaux situées au nord de l’Île-du-Prince-Édouard et au sud-est de la péninsule de Gaspé le mois dernier. Lundi, les autorités ont annoncé qu’un rorqual commun avait été repéré dans les eaux à l’est de l’Île-du-Prince-Édouard, mais la cause de la mort n’est pas encore connue dans ce cas.

Pierre-Yves Daoust, du Collège vétérinaire de l’Atlantique à l’Île-du-Prince-Édouard, a dirigé les nécropsies sur les baleines noires et dit avoir découvert des hémorragies internes au thorax et dans les tissus mous.

«Cela suggère qu’il pourrait y avoir eu des forces de cisaillement importantes qui ont rompu les vaisseaux sanguins et causé un saignement interne fatal», a-t-il soutenu.

«Ce que nous avons vu est cohérent avec l’hypothèse du traumatisme contondant, et donc une collision avec un bateau (…) mais nous ne pouvons jamais complètement écarter la possibilité que certains changements anormaux soient arrivés après la mort», a-t-il ajouté.

Selon l’expert, même si la cause de la mort des baleines n’est pas établie avec certitude, les autorités devraient malgré tout tenter de trouver des moyens de diminuer les risques de collision, tout en poursuivant les recherches sur ce mammifère, qui a été chassé longtemps avant de devenir en voie d’extinction.

Les six baleines noires de l’Atlantique Nord trouvées mortes représentent environ un pour cent de la population estimée à 525 individus restants.

«Nous ne pouvons pas avoir une autre demi-douzaine de baleines tuées soit cet été ou l’été prochain avant que nous commencions à nous pencher sur les causes potentielles de mortalité», a résumé M. Daoust.

Il faut remonter au XIXe siècle pour voir tant de décès de baleines en si peu de temps, a fait remarquer Mark Baumgartner, de l’Institut océanographique Woods Hole, à Cape Cod.

Selon Tonya Wimmer, davantage de travail doit être fait afin d’identifier le chemin migratoire des baleines et leurs habitats pour s’assurer qu’elles soient protégées du trafic maritime et des activités de pêche.

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Carcasse d’animal dans une salade : un Normandin de Québec poursuivi


Misère !! Comment peut-on ne pas voir une carcasse d’animal gros comme un poing avant de le servir à un client ? Une salade, c’est tellement simple et rapide à faire, Pourquoi qu’il faut avoir recours au préemballage dans un restaurant ?
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Carcasse d’animal dans une salade : un Normandin de Québec poursuivi

 

Le restaurant Normandin de la rue Bouvier à Québec.

Une cliente affirme avoir trouvé une carcasse d’animal dans son plat commandé au restaurant Normandin situé rue Bouvier. Photo : Radio-Canada

Une cliente d’un restaurant Normandin de Québec qui affirme avoir trouvé une carcasse d’animal dans sa salade intente une poursuite de près de 200 000 $.

Un texte d’Alain Rochefort

Le 23 avril 2016, Pierrette Caouette, de Terrebonne, aurait découvert une masse brune d’une dizaine de centimètres dans sa salade, au restaurant Normandin de la rue Bouvier. Traumatisée, choquée et prise de vomissements, Mme Caouette a contacté la police, qui a inspecté le plat ainsi que le corps étranger.

« Je voulais voir ce que j’avais mangé, parce que ça me semblait… Souris, rat, oiseau : c’était vraiment un mélange. […] C’est quelque chose qui m’a énormément traumatisée », raconte avec difficulté Pierrette Caouette.

Selon la poursuite, une analyse poussée du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a confirmé la présence dans la salade d’une carcasse animale détériorée ainsi que d’une contamination fécale par un taux élevé de bactérie E. coli.

« Je l’ai recrachée, je l’ai vomie, et c’est en fouillant dans la salade que j’ai levé un morceau. C’était la grandeur de ma main », se souvient la plaignante.

Mme Caouette a par la suite été transportée à l’hôpital pour un traitement d’urgence et a été contrainte de se faire vacciner contre le tétanos à quatre reprises.


Images de la carcasse d'animal qui a été retrouvée dans le plat de la plaignante.

Le MAPAQ a effectué une analyse du corps étranger.   Photo : Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation


Graves répercussions

L’incident a eu de graves répercussions sur la santé émotionnelle et psychologique de la dame de 55 ans, qui souffre d’un stress post-traumatique, indique son avocate, Me Martina Bakula.

« Depuis l’incident, Mme Caouette ressent une anxiété relative à l`alimentation, des nausées, une perte d’appétit et même une peur de manger dans les restaurants. En conséquence, elle est également obligée de consulter un psychologue. »

L’avocate critique également l’attitude du personnel de l’établissement devant la détresse de sa cliente.

Elle a fait plus de trois demandes au gérant du restaurant afin de voir ce qu’elle avait mangé et donc de voir son plat, lesquelles demandes ont été catégoriquement refusées par le gérant. Me Martina Bakula, avocate de Mme Caouette

Mme Caouette réclame donc un montant 192 415 $ à Le Bouvier Inc, la société mère du restaurant Normandin, qui comprend des dommages pour perte de salaire, traitements psychologiques, souffrances, troubles et inconvénients.

Normandin se défend

Le vice-président ventes et marketing des restaurants Normandin, Jean Julien, n’a pas commenté les allégations de la plaignante. Il assure toutefois que l’excellence de la qualité de la nourriture est une priorité chez Normandin.

« Nous servons 8,5 millions de clients annuellement. Ça fait 48 ans que nous sommes en affaires et nous sommes extrêmement soucieux [de la qualité]. C’est un cas exceptionnel. »

M. Julien affirme également que la salade consommée par Mme Caouette provient d’un fournisseur de la Californie.

« Ce sont des sacs préemballés », explique-t-il.

L’analyse du MAPAQ a d’ailleurs confirmé qu’il n’y avait aucune infestation de vermine dans le restaurant visé par la poursuite.

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