Des ateliers pour réduire les morsures de chien chez les jeunes


Personnellement, je trouve que c’est une très bonne idée. Pour ma part, je demande toujours en la présence de mes petites filles si le chien est gentil et si elles peuvent le caresser.Ce que j’approuve aussi de Montréal, ce sont ceux qui ont reçu des tickets à cause de leur chien. Pour éviter de payer, ils doivent suivre une formation pour une meilleure éducation à leur toutou. Et il aurait semble-t’il d’autres mesures auprès des propriétaires.
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Des ateliers pour réduire les morsures de chien chez les jeunes

Josie Desmarais/Métro Albert, un berger hollandais thérapeutique

Par François Carabin

Dans le cadre de son règlement sur l’encadrement des animaux, la Ville de Montréal donnera cet été des formations dans près de 50 camps de jours afin de sensibiliser environ 3000 enfants aux risques de morsure.

Les ateliers, nommés Fudge au camp et donnés par des intervenants de Zoothérapie Québec, passeront dans tous les arrondissements de la métropole durant la saison estivale. Basés sur les formations Fudge à l’école, qui ont lieu dans les écoles du Québec depuis 25 ans, ils visent à préparer les enfants à toute éventualité en présence d’un chien.

«On veut véhiculer le message que c’est important de faire de la prévention, a relaté la coordonnatrice clinique chez Zoothérapie Québec, Régine Hétu. Surtout chez les enfants, parce que quand c’est leur propre chien ou celui d’un ami, ils pensent qu’ils peuvent agir comme ils veulent avec.»

Environ un quart des cas de morsures enregistrés au Québec en 2010 concernaient des enfants, selon des statistiques fournies par Zoothérapie Québec. Métro a assisté à une formation donnée mardi après-midi au Centre communautaire Sainte-Catherine d’Alexandrie, dans le Quartier latin.

97

Selon des données du Service de police de la Ville de Montréal, 97 «événements de morsure» ont eu lieu à Montréal cette année, en date du 31 mai. En 2017, près de 230 personnes avaient été mordues, comparé à plus de 260 en 2016. Il est impossible de préciser quelles morsures ont touché des enfants.

Une formation pour les jeunes

Fudge au camp consiste à enseigner aux enfants les trois états possibles de leurs amis canins — la colère, la peur et le bonheur — pour ensuite leur montrer comment les approcher.

«[Les chiens] vous avertissent avant de mordre», a fait savoir la formatrice Ann-Marie Villeneuve à la vingtaine de petits curieux présents mardi.

Pour illustrer le danger aux jeunes, Mme Villeneuve associe les feux rouges et jaunes à des chiens en colère ou peureux. Elle invite aussi les enfants «à regarder des deux côtés de la rue, même si la lumière est verte», soit même si le chien semble heureux. Son accompagnateur Albert, un berger hollandais thérapeutique, donne l’exemple.

«On arrive toujours devant le chien», «on ferme le poing [en l’approchant]», «on surveille les signes», a lancé plusieurs fois Mme Villeneuve.

Si un chien attaque, il faut absolument protéger son cou, en imitant un arbre ou une roche, a-t-elle ajouté.

«On pense qu’en [donnant ces formations], le nombre de morsures va diminuer conséquemment», a lancé Régine Hétu.

À l’issue de Fudge au camp, les enfants obtiennent un certificat et des jeux en lien avec ce qu’ils ont appris chez eux. La Ville espère que cela permettra de poursuivre la prévention sous les toits des jeunes. En 2010, un chien sur deux ayant mordu un enfant était le chien familial.

«Ça permet d’en parler aux proches, a expliqué le porte-parole administratif à la Ville, Philippe Sabourin. On rejoint le jeune mais aussi tout son entourage.»

Prévention d’abord

Montréal a adopté à la mi-juin la première mouture de son règlement sur l’encadrement des animaux. La Ville y a resserré le contrôle et la formation auprès des propriétaires de chiens, en étendant par exemple la mesure «troque ton ticket» aux amendes canines.

«Maintenant, il est possible qu’un jeune rencontre un animal qui n’est pas tenu en laisse, a précisé M. Sabourin. La formation va lui donner les bons gestes, comment agir.»

http://journalmetro.com/

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Incendies de forêt : 200 pompiers en renfort au Québec


Si la politique divise, le feu réunit les États-Unis et le Canada. Le Québec a malheureusement à son actif plusieurs feux de forêt causés par la foudre mais aussi par la sécheresse et la chaleur intense. Plusieurs pompiers à travers le Canada ainsi que des Américains sont venus prêter main-forte
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Incendies de forêt : 200 pompiers en renfort au Québec

 

On dénombre 357 incendies de forêt depuis le début... (PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER DE LA SOPFEU)

 

On dénombre 357 incendies de forêt depuis le début de la saison contre une moyenne de 276 dans les 10 dernières années.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE TWITTER DE LA SOPFEU

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Le nombre d’incendies de forêt qui font rage au Québec a grimpé en flèche dans les derniers jours, étirant au maximum les ressources de la SOPFEU et obligeant l’organisation à faire appel à 200 pompiers de l’extérieur.

Ces renforts portent à 600 le nombre total de sapeurs envoyés à l’assaut des flammes dans la province.

«Notre activité a augmenté dans les derniers jours, notamment en raison de la foudre», a rapporté Isabelle Gariépy, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

«On a une soixantaine d’incendies en activité. La plupart d’entre eux sont contenus ou maîtrisés, mais ça demande quand même du travail pour en arriver à l’extinction.»

Ce n’est toutefois pas le cas pour un nouveau brasier qui s’est déclaré à 35 km à l’est de Lebel-sur-Quévillon, à la limite entre l’Abitibi et le Nord-du-Québec.

Il est toujours considéré comme «hors contrôle.» «Nous estimons sa superficie à 1000 hectares, a indiqué la SOPFEU. La ville n’est toutefois pas menacée. La fumée qui se dégage de cet incendie pourrait se faire ressentir dans d’autres régions du Québec.»

Environ la moitié des incendies détectés se trouvent au nord du 51e parallèle et sont simplement surveillés par la SOPFEU, à moins qu’ils ne menacent des communautés ou des infrastructures. Les autres sont activement combattus.

Renforts

On dénombre 357 incendies de forêt depuis le début de la saison (365 depuis le début de l’année) contre une moyenne de 276 dans les 10 dernières années. Mince consolation : le nombre d’hectares de territoire brûlé est plus petit que la moyenne.

Étant donné la situation, «on a demandé d’avoir de l’aide d’autres provinces et d’États américains», a continué Mme Gariépy.

Les plus gros contingents proviennent de l’Alberta (60 pompiers) et du Nouveau-Brunswick (41 pompiers). Le Maine, le New Hampshire et le Massachusetts en ont envoyé une vingtaine chacun, tout comme Parcs Canada et la Saskatchewan. Ces deux derniers groupes viennent tout juste d’arriver au Québec.

Terre-Neuve-et-Labrador et l’Alberta ont aussi fourni des avions spécialisés.

Ce n’est pas seulement le nombre d’incendies qui a poussé la SOPFEU à tirer la sonnette d’alarme pour obtenir des renforts :

 les conditions météo et le fait que «les feux allumés par la foudre peuvent couver plusieurs jours et être découverts tardivement» motivaient aussi la décision.

Plus de la moitié des hectares de forêt brûlés jusqu’à maintenant l’ont été dans l’incendie de Labrieville, sur la Côte-Nord.

«Sa périphérie fait 111 kilomètres, donc beaucoup d’effectifs doivent y travailler, a indiqué Mme Gariépy. On a huit sections, donc près de 150 personnes qui y travaillent.»

«Les pompiers forestiers poursuivent leur progression sur le terrain avec l’aide d’hélicoptères pour le survol du feu et également pour l’arrosage, a ajouté la SOPFEU sur les réseaux sociaux. Les équipes ont consolidé une bonne portion dans le secteur nord du feu ainsi qu’une autre dans la partie sud. Depuis le 5 juillet, de l’équipement mécanisé travaille au sud du feu pour bloquer toute progression.»

Conditions «extrêmes»

Même si la plupart des incendies des derniers jours ont été causés par la foudre, la SOPFEU demande la collaboration du public «pour éviter l’allumage de nouveaux brasiers».

«Les conditions météorologiques sont extrêmes dans les régions suivantes : le Nord-du-Québec, l’Abitibi-Témiscamingue, l’Outaouais, les Laurentides, la Mauricie, le Saguenay-Lac-Saint-Jean ainsi que le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, a énuméré l’organisation. Certains secteurs enregistrent des vents de plus de 40 km/h, ce qui rend le travail des pompiers forestiers et des avions-citernes très difficile.»

Dans ces régions, la SOPFEU demande à tous de s’abstenir d’utiliser des feux d’artifice et de n’utiliser que les foyers extérieurs munis de pare-étincelles.

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Espèces en péril: jugement historique de la Cour fédérale


Enfin un juge du Québec, utilise la justice pour la protection de l’environnement pour protéger une petite grenouille en péril contre un projet immobilière. Il considère que porter atteinte à la biodiversité c’est un mal social.
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Espèces en péril: jugement historique de la Cour fédérale

 

Une rainette faux-grillon, photographiée à La Prairie.... (Robert Skinner, archives La Presse)

Une rainette faux-grillon, photographiée à La Prairie.

ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

 

ÉRIC-PIERRE CHAMPAGNE
La Presse

Dans un jugement qui risque de faire grand bruit, la Cour fédérale vient de confirmer qu’un décret d’urgence pour protéger une espèce en péril sur des terres privées n’était pas anticonstitutionnel et ne constituait pas une expropriation déguisée.

La décision sera néanmoins contestée par le demandeur, le Groupe Maison Candiac.

Le juge René Leblanc conclut notamment que de porter atteinte à la biodiversité et aux espèces en péril constitue un «mal social» et que le droit de propriété n’est pas absolu.

La décision de 93 pages rendue le 22 juin dernier par le juge Leblanc constitue le dernier acte d’une longue saga judicaire qui dure depuis plusieurs années au sujet d’une minuscule grenouille, la rainette faux-grillon. La saga risque d’ailleurs de se poursuivre jusqu’à la Cour suprême du Canada.

Rappelons qu’en juillet 2016, le gouvernement fédéral avait ordonné un décret d’urgence pour protéger cette espère en péril, dont l’habitat était menacé à La Prairie par un important projet immobilier.

La décision avait provoqué un tollé dans le monde municipal et auprès des promoteurs et développeurs immobilier.

Quelques semaines après son entrée en vigueur, le décret d’urgence a été contesté en Cour fédérale par un promoteur qui possède des terrains situés dans les limites du décret.

Dans sa requête, le Groupe Maison Candidac, propriété de M. Maryo Lamothe, alléguait que le décret d’urgence constituait «une forme d’expropriation sans indemnisation».

Les avocats de M. Lamothe soutenaient aussi que la décision était anticonstitutionnelle et outrepassait les pouvoirs du Parlement fédéral.

Le juge Leblanc a écarté tous les arguments avancés par Groupe Maison Candiac et a conclu que «le Décret d’urgence ne saurait être invalidé par l’un ou l’autre des motifs invoqués par Groupe Candiac, la présente demande de contrôle judiciaire sera rejetée».

Maryo Lamothe, propriétaire de Groupe Maison Candiac, a confirmé à La Presse qu’il allait porter la décision en appel.

«C’est sûr aussi qu’on s’en va en Cour suprême si on perd en Cour d’appel.»

Selon Alain Branchaud, biologiste et directeur général de la Société pour la nature et les parcs, section Québec (SNAP Québec), ce jugement marque une nouvelle ère en matière de protection des espèces en péril. «Le juge Leblanc indique dans son jugement que la protection de la biodiversité a une valeur sociétale fondamentale et que l’application du droit de l’environnement doit évoluer en ce sens.»

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Ces 7 endroits du monde ont battu tous les records de chaleur cette semaine


On peut dire qu’on a eu chaud pendant plusieurs jours. Aujourd’hui, c’est frais, et cela fait du bien. Et ce n’est pas juste au Québec que la canicule a été insupportable. Ailleurs dans le monde, dont 7 records de chaleur ont été relevés. Le réchauffement climatique va devenir le réchauffement global. Et dire qu’il y a encore des gens qui en doute
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Ces 7 endroits du monde ont battu tous les records de chaleur cette semaine

Crédits : Climate Reanalyzer de l’Université du Maine

par  Malaurie Chokoualé

Signe d’un réchauffement global en marche, la dernière semaine de juin a été un doux brasier pour le monde entier, tous hémisphères confondus.

À travers la planète, certaines zones ont enregistré des températures anormalement hautes, mettant parfois en péril la vie d’habitants. Le 5 juillet, le Washington Post relayait les données enregistrées par différents organismes météorologiques nationaux et internationaux, et partageait également la carte rougeoyante de l’université du Maine, Climate Reanalyzer (voir photo ci-dessus).

Voici quelques records mondiaux des températures :

 

  • Denver a égalé son record historique, avec 40,5°C le 28 juin.
  • Montréal a enregistré le 2 juillet sa température la plus élevée jamais enregistrée depuis 147 ans, soit 36,6°C. Dans le sud du Québec, la chaleur a également été meurtrière ; au moins 33 personnes sont décédées suite à ces températures records  (aux dernières nouvelles c’était 50 personnes (nuage) )
  • En Sibérie septentrionale, terre arctique de froid et de glace, les températures sont pourtant grimpées jusqu’à 32°C le 5 juillet dernier, soit 22°C de plus qu’en temps normal.
  • La ville écossaise de Motherwell, non loin de Glasgow, a observé le 28 juin la température la plus haute que le pays ait jamais enregistrée : 33,2°C.
  • En Irlande, un autre record national : la ville de Shannon ont passé la journée du 28 juin sous une chaleur de 32°C.
  • La capitale géorgienne, Tbilissi, cherchait également de la fraîcheur le 4 juillet dernier, avec 40,5°C, son record national.
  • La ville de Quriyat à Oman, a affiché la température minimale la plus chaude jamais enregistrée sur Terre : 42,6°C.

 

En France, point de record mais des températures élevées à travers tout le pays. Dans le Rhône, il a fait jusqu’à 36°C le weekend du 1er juillet, obligeant Météo France à placer à placer le département en alerte canicule pendant trois jours. Ces chiffres inquiétants, évidemment, sont une nouvelle preuve de la gravité du réchauffement climatique. Et l’été ne fait que commencer…

Sources : The Washington Post/University of Maine Climate Reanalyzer

http://www.ulyces.co/

La chaleur fait exploser des records partout dans le monde


Des périodes de canicules, nous en avons, mais je ne me souviens pas que cela durait si longtemps. Ailleurs aussi, il fait chaud et des records de chaleur historiques ont été enregistrés ainsi que certaines conséquences inusités
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La chaleur fait exploser des records partout dans le monde

 

Nous sommes loin d’être les seuls à ressentir une chaleur exceptionnelle. Un nombre extraordinaire de records historiques frappe d’autres régions de l’hémisphère Nord ces derniers jours. Ça chauffe !

36,6 °C. Le centre-ville de Montréal a atteint le 2 juillet sa température la plus haute JAMAIS mesurée en 147 ans ! Il fait chaud, oui, mais le Québec n’est pas le seul endroit à battre des records de ce genre. Depuis la fin juin, d’autres régions de l’hémisphère Nord comme les États-Unis, les îles britanniques ou encore le Moyen-Orient affichent aussi des valeurs historiques.

Autre conséquence inusitée, une usine de chocolat irlandaise a été forcée d’arrêter sa production car elle était dans l’incapacité de garder sa matière première à l’état solide.

Aux États-Unis, les vidéos d’oeufs cuits sur des capots de voiture ou des panneaux de signalisation fondus fleurissent sur les réseaux sociaux. La circulation automobile est également affectée : le ciment utilisé pour les routes a tendance à s’étendre. La pression engendrée est alors parfois trop intense et se traduit par des craquelures énormes : 

La nuit la plus chaude de l’Histoire

Le record qui a marqué les météorologues du monde entier ces derniers jours demeure celui de la nuit la plus chaude de l’Histoire. Le 28 juin dernier, la température de la ville omanaise de Qurayyat, dans la péninsule arabique, n’est pas descendue sous 42,6 °C…

Impossible d’associer une à une ces températures inédites au réchauffement climatique. Cependant, ce type d’épisodes extrêmes à l’échelle mondiale est amené à se répéter dans le climat en évolution, comme le rappelle The Washington Post.

https://www.meteomedia.com/

Déménagements du 1er juillet: solidarité caniculaire


Le 1 er juillet était la fête du Canada, alors qu’au Québec, la plupart des baux se renouvellent le 1 er juillet. Nombre de personnes profitent de ce long congé pour déménager. Hier, ce fut une journée des plus lourde et chaude. Malgré cette chaleur intense, de sueur à grosses gouttes, plusieurs ont eu de l’aide. Malheureusement, certains logements ne veulent pas d’animaux alors, plusieurs sont abandonnés
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Déménagements du 1er juillet: solidarité caniculaire

 

Amies d'enfance, Clara Séguin et Sarah Bissonnette, toutes... (Robert Skinner, La Presse)

Amies d’enfance, Clara Séguin et Sarah Bissonnette, toutes deux âgées de 21 ans, déménagent ensemble dans un logement du quartier Côte-des-Neiges.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

CAROLINE TOUZIN
La Presse

Sans eux, la tâche aurait été insurmontable. Par une chaleur accablante, ils ont sacrifié leur journée de congé pour donner un coup de main à un proche. Ils ont transporté des dizaines de boîtes qui pèsent une tonne et des électroménagers qui passent à peine à travers les portes. Hommage aux « anges du déménagement ».

Les anges du déménagement de Clara et de Sarah sont Marie-Pier Lamarre (soeur de Clara), Laura Normandin (cousine de Clara), Christian-Zaak Dubois (ami), Marie-Catherine Bissonnette (soeur de Sarah), Guylaine Duplessis (mère de Clara) et Pierre Lange (beau-père de Clara).

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

AMIES D’ENFANCE

Lorsque Clara Séguin et Sarah Bissonnette ont découvert l’état du petit quatre et demie dans lequel elles s’apprêtaient à s’installer, dimanche, elles étaient soulagées d’être bien entourées.

L’une de leurs amies s’est lancée dans le ménage de la salle de bains laissée dans un état douteux par les anciens locataires. « 

On a beaucoup, beaucoup de ménage à faire », résume Clara, 21 ans. « Disons que je vais me rappeler longtemps mon premier déménagement, ajoute son amie d’enfance Sarah. C’est du sport. »

Guylaine Duplessis – la mère de Clara – et son conjoint auraient pu rester au frais sur le bord du lac Memphrémagog, où ils résident, plutôt que de venir s’éreinter sous un soleil cuisant à Montréal.

« On aurait pu, mais en même temps, ma fille aurait déménagé sur un autre continent que je serais allée l’aider, affirme Mme Duplessis. C’est ma fille ! »

200 000

Nombre de ménages locataires qui changeront d’adresse cet été, selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

L’ange de déménagement de Julien Audette est son père, Denis.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

 

DÉMÉNAGEMENTS À RÉPÉTITION

Denis Audette est descendu de Rouyn-Noranda pour venir aider son fils Julien, 27 ans, à déménager de son logement de Rosemont à son nouvel appartement dans Villeray. Il y a quatre ans, alors qu’il pensait que son fils en était à son dernier déménagement, le père de famille a troqué sa minifourgonnette pour un petit véhicule utilitaire sport (VUS).

« Finalement, depuis quatre ans, je l’ai déménagé trois autres fois. Je n’aurais peut-être pas dû la vendre », raconte le père, le front perlé de sueur. « Et ce n’est pas fini : ma fille rentre à l’École de technologie supérieure en septembre », poursuit-il avant d’éclater de rire.

1600

Nombre d’animaux abandonnés entre les mois de juin et d’août chaque année à Montréal, selon la Société protectrice des animaux (SPA), alors qu’en moyenne, 600 animaux sont abandonnés chaque mois dans la métropole.

Franck Ngartola (à gauche), 18 ans, a emménagé hier dans son premier appartemetn dans le quartier Côte-des-Neiges. C’est son grand frère Jonathan qui est son ange du déménagement.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

LA FAMILLE AVANT TOUT

Assis dans son unique fauteuil posé sur le trottoir du chemin Queen-Mary, Franck Ngartola était plongé dans ses pensées lorsque La Presse l’a croisé dimanche.

Le jeune homme de 18 ans s’apprête à voler de ses propres ailes après avoir vécu quelque temps avec son frère et sa soeur aînés dans un logement de la métropole alors que leurs parents sont restés dans leur Tchad natal.

« Un moment donné, il faut que je devienne responsable », dit-il.

Son déménagement a débuté sur une bien mauvaise note. Il s’est fait dérober son ventilateur laissé sur le trottoir sans surveillance quelques instants avec le reste de ses maigres avoirs alors qu’il s’affairait à rentrer des boîtes dans son trois et demie.

« Une chance que mon frère est là pour m’aider », a-t-il lancé, déterminé à ne pas se laisser abattre.

La veille, son frère Jonathan a déménagé leur soeur. Puis dimanche, il a donné un coup de main à Franck. Et toi, Jonathan, tu déménages aussi ? lui demande-t-on.

« Oui, tout est dans ma voiture, répond-il. Mais je peux attendre. C’est la famille d’abord. »

24,39 %

Proportion de propriétaires qui ont dit avoir retrouvé un logement dans un état qui donne mal au coeur en entrant, dans lequel ils ne voulaient rien toucher, révèle un sondage en ligne mené auprès des membres de l’Association des propriétaires du Québec. Cette association, qui représente 17 000 propriétaires dans la province, demande au gouvernement québécois de leur permettre de demander un dépôt de garantie à leurs locataires.

 

L’ange du déménagement de Mathieu Bastien-St-Jean (à l’avant-plan) est son frère jumeau William.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

ENFIN RÉUNIS

Originaire de l’Abitibi, Mathieu Bastien-St-Jean a vécu avec de nombreux colocataires depuis son arrivée à Montréal il y a quatre ans, dont son frère jumeau William.

Puis, les deux frères sont allés vivre « chacun de leur côté ». Ils ont tenté de vivre l’un sans l’autre (William est parti étudier dans une université mexicaine). Sans succès.

Dimanche, les jumeaux de « 25 ans – dans trois jours » avaient l’air de deux gamins qui s’apprêtent à faire un mauvais coup. C’est qu’ils déménagent à nouveau sous le même toit.

« On n’est pas capables de couper le cordon », dit William en lançant un regard complice à son frère.

BONNE HUMEUR À TOUTE ÉPREUVE

Sur le balcon du logement que Laurence Mélançon, 23 ans, partageait jusqu’à dimanche avec un cousin et une cousine dans le quartier Villeray, on se serait cru à Noël.

Ses parents, son frère, ses cousins, son oncle et sa tante se croisaient dans l’escalier extérieur en colimaçon les bras chargés de boîtes (à défaut des cadeaux) dans une bonne humeur à toute épreuve. Ils ont multiplié les allers-retours entre le logement situé au deuxième étage et les camions de déménagement sans jamais perdre le sourire. Leurs vêtements trempés par la sueur en disaient toutefois long sur la difficulté de l’exercice en pleine canicule.

« Maman un jour, maman toujours », lance la mère de Laurence, Chantal Lambert.

Quant au jeune frère de Laurence, William, 19 ans, il avait une motivation bien personnelle à aider sa grande soeur :

« Je n’ai pas le choix, si je veux qu’elle vienne m’aider quand ce sera mon tour. » 

Souhaitons-leur qu’il fasse moins chaud ce jour-là.

***

LES LOCATAIRES REVENDIQUENT UN CONTRÔLE DES LOYERS

Les hausses de loyer seront marquées pour les 200 000 ménages locataires qui changeront d’adresse cet été, soutient le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), puisque le Québec n’a ni contrôle obligatoire des loyers ni registre des loyers. Ainsi, de nombreux propriétaires en profitent pour augmenter abusivement le prix de leurs logements lors des déménagements, selon le RCLALQ.

« Sans contrôle obligatoire des loyers [comme en Ontario, par un pourcentage s’appliquant à l’ensemble des loyers], les locataires doivent tenir tête à leur propriétaire alors qu’ils n’ont pas les renseignements nécessaires pour juger si la hausse demandée est légitime ou non », a expliqué le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard, dans un communiqué.

Les nouveaux locataires ont la possibilité de faire fixer leur loyer s’ils jugent que la hausse est trop élevée, mais leurs recours sont faibles puisqu’ils n’ont que rarement accès à l’ancien prix payé pour le logement, toujours selon le RCLALQ. Avec un registre des loyers, les locataires pourraient faire fixer leur loyer en toute connaissance de cause, conclut l’organisme de défense des droits des locataires.

 

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Sols contaminés: pas d’accusations contre les pollueurs


C’est honteux ! Des organisations criminelles s’en tirent à bon compte malgré une longue enquête sur la contamination criminelle des sols en campagne, surtout des zones agricoles au Québec.
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Sols contaminés: pas d’accusations contre les pollueurs

 

Selon nos informations, plusieurs policiers et enquêteurs du... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

Selon nos informations, plusieurs policiers et enquêteurs du ministère de l’Environnement sont révoltés par la tournure des événements.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

VINCENT LAROUCHE
La Presse

Ce sont deux ans et demi de travail qui finissent à la poubelle. La grande enquête policière qui a mis au jour un système de déversements massifs de sols contaminés dans la nature se termine en queue de poisson, a appris La Presse. La Couronne ne veut même pas s’essayer à porter des accusations tellement la tâche de faire condamner ceux qui saccagent les campagnes lui semble insurmontable, dans le contexte actuel.

Il y a eu un mort, des petits propriétaires qui se sont retrouvés pris à la gorge, des milieux naturels gravement pollués et une industrie bouleversée de fond en comble, mais personne ne sera traduit en justice.

«Dommage. J’en ai vu beaucoup, des enquêtes, et je peux dire que cette fois, les gars avaient vraiment mis le paquet. Ils avaient tout mis», s’insurgeait hier un cadre retraité de la Sûreté du Québec (SQ) qui a personnellement travaillé sur le phénomène et qui a demandé à ne pas être identifié, vu son devoir de réserve.

Selon nos informations, plusieurs policiers et enquêteurs du ministère de l’Environnement sont révoltés par la tournure des événements et se questionnent sur la pertinence de mener d’autres enquêtes du genre à l’avenir. Or, plusieurs sources au sein de l’industrie et des agences d’application de la loi confirment que les déversements illégaux de sols contaminés se poursuivent sans signe de ralentissement.

Depuis 2015

Le projet Naphtalène a été amorcé le 14 décembre 2015 par la division des enquêtes sur l’infiltration de l’économie de la SQ, selon une déclaration sous serment déposée à la cour et rendue publique grâce aux démarches des avocats de La Presse.

Une dizaine d’enquêteurs ont été mobilisés sur le dossier, selon nos informations. Rapidement, des gens du ministère de l’Environnement se sont ajoutés. La cible : 

une organisation criminelle qui tentait de «prendre le contrôle de la gestion et du transport des sols contaminés au Québec».

Grâce à des entreprises en apparence légales, l’organisation soumissionnait à très bas prix et remportait des contrats de décontamination sur d’importants chantiers de construction du Grand Montréal.

Au lieu de payer un prix élevé pour les envoyer dans un site accrédité, elle les faisait disparaître discrètement.

«Les sols récupérés ne sont pas décontaminés, mais rapidement disposés dans des zones vierges, des terres agricoles ou des sites illégaux, causant ainsi des méfaits importants à l’environnement», peut-on lire dans un document policier.

Depuis 2016, La Presse a interviewé plus d’une quinzaine de sources reliées de près ou de loin au projet Naphtalène. Selon nos informations, quatre personnes qui sont apparues sur l’écran radar des enquêteurs au fil des ans ont des liens avec le milieu du crime organisé, surtout les motards.

Celui qu’on soupçonne d’être la tête dirigeante du stratagème est un ancien partenaire d’affaires bien connu des Hells Angels. Son avocat a obtenu une ordonnance de non-publication qui nous interdit désormais de dévoiler les noms cités dans les mandats de perquisition de la SQ.

Plus de 80 sites

Selon nos sources, la police a connaissance de plus de 80 sites, surtout en milieu agricole, qui ont ainsi été saccagés au cours des dernières années à coups de déversements sauvages de sols bourrés de contaminants, qu’il s’agisse d’essence, de plomb, d’arsenic, de xylène ou de résidus de combustion de charbon.

Dans un des cas, un propriétaire de terre agricole à Sainte-Sophie a avoué aux enquêteurs que le gang venait déverser chez lui. Des analyses du ministère de l’Environnement ont révélé que sa terre était maintenant «hautement contaminée», selon un document judiciaire. Le terrain est situé au bord de la rivière de l’Achigan, où vivent près d’une quarantaine d’espèces de poissons, dont l’anguille d’Amérique et le chat-fou des rapides, qui sont classées comme «susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables».

Dans un autre cas, Philippe Genty, un propriétaire de la même municipalité qui croyait faire affaire avec une entreprise légale de remblais, a découvert qu’on avait inondé son terrain de sols contaminés.

«Je venais de scrapper ma propriété», a-t-il confié à La Presse.

«La maison n’est pas vendable, elle est entachée», a-t-il laissé tomber.

Les policiers disent avoir découvert plusieurs grands chantiers où les sols contaminés ont été pris en charge par l’organisation et jetés illégalement à la campagne, qu’il s’agisse de l’estacade du pont Champlain, du centre communautaire d’Outremont ou du site de l’ancienne aciérie Dominion Structural Steel à Côte-Saint-Luc.

Des milliers de faux documents

Les enquêteurs ont saisi de fausses pièces justificatives qui donnaient un air de légalité aux opérations, notamment 4711 faux bons de pesée pour les camions de terre. Ils ont trouvé l’homme qui avait vendu le logiciel pour les fabriquer. Ils ont suivi des camionneurs à la trace. Ils sont entrés de nuit dans des bureaux pour fouiller les dossiers de l’organisation. Ils ont pris des échantillons de sols. Ils ont obtenu des témoignages très instructifs, notamment d’un suspect qui s’est suicidé à la fin de son interrogatoire, en 2016.

La police a vu l’organisation tenter d’accroître son influence, notamment en recrutant des personnalités proches des milieux politiques.

Jean-René Gagnon, ancien chef de cabinet du ministre libéral Pierre Laporte, a été embauché comme lobbyiste. Marcel Tessier, vétéran de la politique municipale à Longueuil, a été pressenti pour développer des projets. Alain Matuszewski, dont la conjointe est présidente de la Commission des femmes du Parti libéral du Canada au Québec, a travaillé sur des chantiers pour le groupe.

Tous trois ont par la suite rompu leurs liens avec les entreprises impliquées et ne faisaient pas partie des suspects qui devaient être arrêtés.

Quatre mois sur le bureau des procureurs

Au cours de leur enquête, les policiers ont travaillé avec six procureurs différents du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), au gré des changements d’affectations ou d’emplois.

En février dernier, les enquêteurs ont remis au DPCP la totalité de la preuve amassée, en recommandant des accusations criminelles contre cinq suspects directement impliqués dans le stratagème, selon eux.

Le dossier est resté à l’étude pendant quatre mois. La semaine dernière, les procureurs ont annoncé qu’aucune accusation ne serait portée.

«À la suite de l’examen de la preuve soumise au DPCP par les policiers, les procureurs ont conclu à l’insuffisance de preuve afin de pouvoir établir la culpabilité des suspects», a affirmé à La Presse Me Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP.

«Pour qu’une poursuite soit autorisée dans cette affaire, le DPCP devait d’abord avoir la conviction d’être en mesure de prouver la présence de contaminants dans les sols déposés sur certains terrains. Ensuite, il devait être aussi convaincu que ces terrains ont été détériorés par le dépôt des sols contaminés. Or, l’échantillonnage effectué dans le dossier ne permet pas à l’expert de conclure du niveau de contamination des terrains et de la présence même de contaminants dans le sol», affirme Me Boucher.

La ministre Melançon espérait un succès

Selon nos informations, certains intervenants craignaient que l’absence d’analyse des terres agricoles avant qu’on y déverse des sols rende difficile la preuve d’une «détérioration».

Les procureurs craignaient aussi que certains sols classés comme «contaminés» et ciblés par l’enquête aient pu être lavés par la pluie et l’érosion et qu’ils soient devenus moins contaminés au moment d’en faire l’analyse.

Me Boucher, de son côté, souligne que «tout écart» par rapport au strict protocole d’expertise scientifique des sols peut «affecter la validité des résultats».

À la SQ, l’inspecteur Guy Lapointe a précisé que l’absence d’accusations ne signifie pas que les enquêteurs ont failli de quelque façon que ce soit à leur tâche.

«On est satisfaits du travail de nos enquêteurs dans ce dossier. Ultimement, c’est la prérogative du DPCP de décider s’ils vont porter des accusations ou pas», a-t-il dit.

L’absence d’accusations est un revers pour la ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, qui souhaite implanter un jour un système panquébécois de traçabilité des sols, mais qui s’en remettait d’ici là aux policiers pour faire cesser le saccage.

«Quand vous parlez de groupes criminalisés, ce sont des groupes qui sont organisés. Il y a des enquêtes qui sont encore en cours, et c’est tant mieux ainsi», avait-elle déclaré en commission parlementaire au mois d’avril, pendant que le dossier Naphtalène était à l’étude.

En chiffres

 

1 million de tonnes métriques

Volume annuel de sols contaminés excavés au Québec, selon une estimation de l’industrie

80

Plus de 80 sites de déversements illégaux ont été recensés.

4711

Nombre de faux bons de pesée pour camions saisis par la SQ

5

Nombre de suspects que les policiers voulaient voir accusés au criminel

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