Six tornades ont frappé l’Outaouais, selon Environnement Canada


La région de Gatineau-Ottawa on parlait d’une tornade F3, puis ce furent 2 ensuite 3 tornades, mais voilà que mardi, ils parlent que nous avons eu 6 tornades vendredi dernier. C’est encore heureux que personne soit mort après cette catastrophe naturelle.
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Six tornades ont frappé l’Outaouais, selon Environnement Canada

 

Une tornade de force EF-1, avec des rafales à... (photo Fred Chartrand, pc)

Une tornade de force EF-1, avec des rafales à 175 kilomètres/heure, s’est formée sur Calabogie et s’est déplacée jusqu’à White Lake. Ce même orage violent serait à l’origine de la tornade EF-3 qui s’est abattue sur Gatineau (sur la photo) et Ottawa.

PHOTO FRED CHARTRAND, PC

 

La Presse Canadienne
GATINEAU

Un total de six tornades ont soufflé sur la grande région d’Ottawa et de Gatineau, vendredi dernier, a révélé Environnement Canada mardi.

En plus de la tornade de force EF-3, avec ses vents estimés à 230 kilomètres/heure, qui ont causé le plus de dégâts, cinq autres manifestations météorologiques violentes ont été recensées dans la région par l’équipe d’enquête d’Environnement et Changement climatique Canada.

Selon le sommaire météorologique publié mardi, un orage violent aurait produit une rafale descendante à Calabogie, vers 16 h 15 vendredi. Une tornade de force EF-1, avec des rafales à 175 kilomètres/heure, s’est ensuite formée sur Calabogie et s’est déplacée jusqu’à White Lake. Ce même orage violent serait à l’origine de la tornade EF-3 qui s’est abattue sur Gatineau et Ottawa.

Trois autres tornades de puissance EF-1 ont sévi dans les environs, sur le territoire québécois, touchant les secteurs Val-des-Bois, le réservoir Baskatong et un endroit boisé au nord d’Otter Lake.

Du côté ontarien, les experts ont observé les traces d’une tornade de force EF-2, avec des vents de 220 kilomètres/heure, qui se serait formée vers 18 h à Ottawa et se serait déplacée entre les secteurs Arlington Woods et Greenboro.

Les météorologues ont tiré ces conclusions à partir d’analyses d’images satellitaires et de dommages observés sur les lieux. L’agence fédérale précise que ce rapport n’est « ni complet ni final ». Des experts de l’Université Western sont aussi impliqués dans l’enquête.

Le président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne, Conrad Sauvé, a rapporté que 1500 sinistrés du Québec et de l’Ontario se sont inscrits auprès de l’organisme pour obtenir de l’aide. La Croix-Rouge a fourni un service d’hébergement à 600 personnes, principalement des résidants de Gatineau.

D’après les données fournies par Conrad Sauvé, des dons de 1 561 000 dollars ont été reçus par son organisation en date de mardi après-midi.

De l’aide fédérale aux victimes ?

Le ministre de la Sécurité publique du Canada affirme que le gouvernement fédéral joue un rôle de soutien auprès des autorités provinciales et municipales, qui aident les communautés touchées par les tornades de la semaine dernière.

Ralph Goodale a fait la tournée de la communauté ontarienne de Dunrobin, à l’ouest d’Ottawa, mardi, où les résidants sont toujours sous le choc. Le ministre s’est dit frappé par la gravité des dégâts à Dunrobin.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada se sont rendus dans des zones ravagées par la tornade afin de donner un peu de répit aux forces locales, a indiqué M. Goodale.

Selon lui, le gouvernement fédéral n’a pas fourni d’aide financière parce que la première partie des coûts de réponse et de recouvrement est couverte par les provinces, mais Ottawa interviendra si la facture atteint un certain niveau.

L’aide fédérale à la suite de catastrophes naturelles à grande échelle est déterminée par une formule dans le cadre des Accords d’aide financière en cas de catastrophe du Canada.

Dans un autre ordre d’idées, les responsables du Système national d’alertes au public, conçu pour envoyer des messages d’urgence sur les appareils mobiles en cas de catastrophe naturelle imminente, reconnaissent avoir connu des difficultés – même si le système aurait contribué à sauver des vies vendredi dernier.

Selon Scott Shortliffe, du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), une centaine d’alertes ont été diffusées dans le pays depuis le 6 avril, au moment où les avertissements sur les téléphones mobiles ont été ajoutés aux messages radiophoniques et télévisés.

Le système utilise ce que l’on appelle la « technologie de diffusion cellulaire », qui envoie un message à tous les appareils sans fil situés à l’intérieur d’une zone géographique donnée.

« Puisque le système est très compliqué et qu’il y a des changements technologiques, de nouveaux appareils étant lancés constamment, de nouveaux problèmes surgissent », a-t-il admis.

En ce qui concerne les tornades à Gatineau, certains usagers se sont plaints de recevoir uniquement des messages en anglais. Le CRTC soutient que la responsabilité de la langue incombe à la province ou à la municipalité qui envoie l’alerte.

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Première en chirurgie cardiaque à Québec


La valve mitrale est la plus compliquée à remplacer des 4 valves du coeur. des chirurgiens au Québec, ont réussit quand même a faire le remplacement par cathéter. Ce n’est pas le premier choix, mais quand un patient ne peut supporter une chirurgie à coeur ouvert, c’est une belle avancée. De cette façon, le rétablissement est beaucoup plus rapide.
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Première en chirurgie cardiaque à Québec

 

Des cardiologues de l'Institut universitaire de cardiologie et... (Photo Archives La Voix de l'Est)

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde.

PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde. C’est la seule des quatre valves cardiaques qui n’avait jamais été remplacée sans opération à coeur ouvert.

Dix ans de progrès

Depuis dix ans, les remplacements de valves cardiaques ont fait des pas de géant. Alors qu’auparavant, il s’agissait toujours d’une opération à coeur ouvert, depuis une dizaine d’années, de plus en plus de remplacements de valve aortique ont lieu par cathéter, au moyen d’une petite incision, selon le chirurgien cardiaque François Dagenais, qui fait partie de l’équipe ayant fait cette première.

« On est rendu à 20-25 % des remplacements de valves aortiques, et en Europe, dans certains pays, on est à 50 %. Depuis trois ou quatre ans, on a essayé plusieurs stratégies pour le remplacement par cathéter de la valve mitrale, qui est beaucoup plus complexe. La compagnie 4C Medical de Minneapolis travaille sur ça depuis deux ans, et nous sommes en discussions avec eux depuis un an. »

Le patient

Donat Essiembre, 77 ans, s’était rendu compte qu’il était essoufflé au moindre effort.

« Il a déjà été opéré à l’aorte il y a une dizaine d’années, et avait eu des pontages, alors une opération à coeur ouvert n’était pas indiquée », explique le Dr Dagenais.

L’opération a duré 20 minutes, et hier, M. Essiembre était déjà assez en forme pour retourner chez lui. Étant donné que le remplacement par cathéter de la valve mitrale demeure compliqué, il s’agira probablement d’un choix rare, et l’opération à coeur ouvert demeurera la norme pour le moment, selon le Dr Dagenais. L’autre valve située à l’intérieur du coeur, la valve tricuspide, est elle aussi rarement remplacée par cathéter. Le remplacement par cathéter de la valve pulmonaire est beaucoup plus courant.

L’ABC du coeur

Le sang arrive au coeur par une portion du coeur appelée oreillette droite, puis est pompé vers le ventricule droit en passant par la valve tricuspide, puis vers le poumon en passant par la valve pulmonaire. Après avoir été « nettoyé » dans les poumons, le sang revient à l’intérieur du coeur par l’oreillette gauche, va vers le ventricule gauche en passant par la valve mitrale, puis vers l’aorte et le reste du système sanguin en passant par la valve aortique.

« Un pas important »

La Presse a demandé son avis sur cette première à Chad Kliger, chirurgien cardiaque à l’hôpital Lennox Hill, à New York, qui vient de publier une étude sur les progrès en réparation par cathéter de la valve mitrale dans le Journal of Interventional Cardiology.

« On savait que ça s’en venait, mais c’est une étape importante, a dit le Dr Kliger. C’est signe que la technologie commence à être au point, mais évidemment, il faut une équipe hors pair pour que ça fonctionne. Je connais la compagnie 4C, leur approche est différente des autres. Mais de toute façon, il semble se dessiner que pour le remplacement de la valve mitrale par cathéter, aucune technologie ne s’imposera, ça va dépendre selon le patient. »

EN CHIFFRES

49 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème léger à modéré à une valve cardiaque

3 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème grave à une valve cardiaque

10 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve aortique

1 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve mitrale

8 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve aortique

13 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve mitrale

Source : BMJ Open

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Manifestation planétaire sur le climat: Montréal est du nombre


Aujourd’hui, samedi, il y a eu des rassemblements dans plus de 85 pays à travers le monde pour le changement climatique. A Montréal, les manifestants ont profité de la période électorale pour s’attarder à l’environnement. L’ouverture du Sommet mondial d’action pour le climat ayant cours du 12 au 14 septembre 2018. Je doute que les politiciens en tiennent compte
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Manifestation planétaire sur le climat: Montréal est du nombre

 

Au Québec, les manifestants prenant part à cette... (Photo Lillian Suwanrumpha, AFP)

Au Québec, les manifestants prenant part à cette mobilisation internationale espèrent également avoir l’oreille des partis en campagne électorale.

PHOTO LILLIAN SUWANRUMPHA, AFP

 

La Presse Canadienne

Des rassemblements citoyens ont eu lieu dans des centaines de villes, dont Montréal, samedi, pour réclamer des mesures urgentes de lutte contre les changements climatiques.

La journée Dans nos rues pour le climat – Rise for Climate se tenait à quelques jours de l’ouverture du Sommet mondial d’action pour le climat ayant cours du 12 au 14 septembre, à San Francisco, en Californie.

Au Québec, les manifestants prenant part à cette mobilisation internationale espèrent également avoir l’oreille des partis en campagne électorale.

Nicolas Chevalier, porte-parole d’un des organismes écologistes présents au rassemblement dans le Vieux-Port de Montréal, veut interpeller les politiciens et mettre au clair qu’« on veut entendre parler » d’environnement.

Après un été marqué par une canicule meurtrière et des incendies de forêt dévastateurs, M. Chevalier déplore que ces enjeux soient mis « sous le tapis » par ceux qui aspirent à former le prochain gouvernement.

« C’est encore une fois une poussée vers le redressement de l’économie, alors que l’économie va s’effondrer quand les changements climatiques vont prendre le dessus », relève-t-il.

Le représentant de Leap Montréal reproche aux formations politiques d’offrir des « solutions faciles » pour rassurer les citoyens qui ne sont pas prêts à être confrontés à la réalité des changements climatiques.

M. Chevalier s’alarme que la Coalition avenir Québec, en avance dans les intentions de vote, a récemment retiré en catimini les mots « pétrole » et « gaz de schiste » de son site web.

Le parti affirmait auparavant souhaiter une « exploitation responsable du pétrole » et évoquait la possibilité de « l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique ». Ses orientations ne parlent désormais que « d’exploitation des ressources naturelles ».

De Montréal à Paris

Les Montréalais ne sont pas seuls dans cette démarche puisque près de 800 rassemblements du genre étaient organisés samedi dans plus de 85 pays, dont la France.

Plus de 18 000 personnes ont pris d’assaut les rues de Paris pour réclamer à leurs élus de placer le dossier du réchauffement climatique en tête de liste de leur ordre du jour politique.

Ils s’étaient donné rendez-vous devant l’hôtel de ville de Paris avant d’entamer une marche de près de deux kilomètres jusqu’à la place de la République.

Le Sommet mondial d’action pour le climat prendra place en Californie sous l’invitation du gouverneur Jerry Brown, qui s’était proposé comme hôte après le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat par le président américain Donald Trump.

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Prévisions météo: l’hiver 2019 sera très froid


L’Almanach des fermiers vient de donner ses prévisions pour l’hiver au Canada. Ce sont des prévisions, et avec les changements climatiques, le temps peut être différent. Il faut apprivoiser l’hiver, car s’il l’Almanach a raison, on va geler et pelleter cet hiver. Misère !
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Prévisions météo: l’hiver 2019 sera très froid

 

PHOTOGRAPHER CHRIS ARCHINET VIA GETTY IMAGES

Préparez-vous mentalement!

Par Jessica Chin

Vous vous souvenez de l’hiver?

Selon l’Almanach des fermiers, les Canadiens seront confrontés à une température plus froide que la normale dans la majeure partie du pays.

Selon les prévisions, le mois de février sera plus froid que la normale au Québec et dans l’est de l’Ontario, et le Québec sera exceptionnellement enneigé. Les Maritimes alterneront probablement entre la pluie et la neige tout au long du mois.

Mais ce sont les Prairies qui écoperont le plus. En Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et dans le nord-ouest de l’Ontario, les températures seront nettement inférieures aux moyennes saisonnières durant l’hiver 2018-2019.

Les températures seront les plus froides en février 2019, « -40 C, voire -45 C, seront possibles».

«Ce que nous disons pour cet hiver, c’est qu’il va tout simplement être très, très froid», a déclaré le rédacteur de l’almanach Peter Geiger à CTV News.

MATT277 VIA GETTY IMAGES

Le reste du pays devrait recevoir une quantité normale de neige et de précipitations.

Geiger a déclaré à CTV que la prévision de l’Aparle de «beaucoup de froid, beaucoup de neige» pour les Prairies.

En mars, tous les secteurs, d’un océan à l’autre, pourraient voir des forts vents et des rafales, ainsi que divers types de précipitations.

Automne chaud devant

Il reste tout de même un peu de beau temps avant l’hiver. AccuWeather prévoit un automne chaud pour la majeure partie de l’est du Canada, ce qui devrait prolonger la saison actuelle de feux de forêt et retarder un peu le gel.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Sainte-Sophie: la faune menacée par une «soupe de contaminants»


Deux entreprises qui travaillent en décontamination sont soupçonnées de contamination de sols agricoles. En fait, ils décontaminent un terrain et la terre ramassée est supposée être transportée en Ontario, mais ils se sont plutôt dirigés quelques km de Montréal pour déverser leur terre contaminée sur des terres agricole. Ils auraient même truqués les analyses de laboratoires pour se couvrir. S’ils sont coupables, ils n’auront qu’une petite amende de 30 milles dollars.
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Sainte-Sophie: la faune menacée par une «soupe de contaminants»

 

Les camions que la police avait suivis jusqu'à... (PHOTO OLIVIER JEAN, archives LA PRESSE)

Les camions que la police avait suivis jusqu’à Sainte-Sophie (notre photo) le 25 mai 2016 avaient été remplis sur le site fortement contaminé d’une ancienne station-service, à l’angle des boulevards Laval et de la Concorde, à Laval.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

VINCENT LAROUCHE
La Presse

Il existe au nord de Montréal une terre agricole riveraine où des entrepreneurs véreux ont déversé tellement de sols contaminés que les animaux du secteur risquent de subir des « mutations », selon une enquête de la police et du ministère de l’Environnement. Les autorités croient que des analyses de laboratoire truquées ont été utilisées pour couvrir l’affaire.

C’est ce qu’a révélé un enquêteur de la Sûreté du Québec qui témoignait mardi au palais de justice de Saint-Jérôme, dans le cadre du procès des entreprises Gestion OFA Environnement et Remblais ATL. Les deux sociétés sont accusées d’une infraction à la Loi sur la qualité de l’environnement pour avoir déposé des sols contaminés sur une terre agricole de Sainte-Sophie, dans les Laurentides.

Le juge Claude Lachapelle avait d’abord ordonné qu’une partie des audiences soit temporairement frappée d’une ordonnance de non-publication. Mais une avocate de La Presse dépêchée d’urgence sur place lundi a plaidé que le public subirait un préjudice si on lui cachait les informations mises en preuve. La Cour a finalement permis la publication de tous les témoignages.

«Pour masquer la réalité»

Le policier Sylvain Lacroix, qui était chef d’équipe au Service des produits de la criminalité à l’époque des faits, est venu décrire à la Cour comment son équipe avait suivi des camions de sols contaminés à partir d’un chantier de décontamination lavallois jusqu’à une terre agricole non exploitée à Sainte-Sophie, près de Saint-Jérôme, le 25 mai 2016.

Les enquêteurs affirment avoir saisi par la suite des documents indiquant que Gestion OFA Environnement et Remblais ATL avaient déversé « énormément de tonnage » de sols contaminés sur cette terre du boulevard Sainte-Sophie, au bord de la rivière de l’Achigan.

Lorsqu’elle a pris conscience que les autorités s’intéressaient à ce site, la société Remblais ATL a montré des analyses faites par un laboratoire spécialisé de Montréal qui démontraient que tout allait bien, que le site de Sainte-Sophie n’avait pas du tout été contaminé.

« Nous, dans notre enquête, on ne pouvait pas concevoir que ce n’était pas contaminé. L’enquête avait démontré qu’il y avait beaucoup de sols contaminés amenés là », a expliqué à la Cour l’enquêteur Sylvain Lacroix.

« Notre prétention, c’était que la caractérisation des sols faite pour Remblais ATL était là pour masquer la réalité. »

La Sûreté du Québec a donc fait faire sa propre analyse du sol, en demandant l’aide des experts du ministère de l’Environnement. Ceux-ci ont produit un rapport qui révélait une contamination alarmante du site par des produits toxiques.

« J’ai accroché sur une phrase, monsieur le juge : le résultat qu’on avait, c’était que certains animaux pourraient subir des mutations », s’est souvenu l’enquêteur.

Rosa Galvez-Cloutier, professeure titulaire à la faculté des sciences et de génie de l’Université Laval, juge cette possibilité réaliste.

« C’est très fort comme affirmation, mais c’est possible », a-t-elle déclaré lorsque La Presse l’a jointe au téléphone hier.

« On reconnaît plusieurs produits toxiques à leurs effets sur le système nerveux, le système lymphatique. Il y a des effets à court terme : perte d’équilibre, perte de fonction d’organes comme le coeur, les reins, le foie. Mais il y a aussi des effets chroniques, qui ne se voient pas le jour même de la consommation. Des produits peuvent s’accumuler dans les tissus animaux, les tissus humains, et développer des cancers, des tumeurs », explique la chercheuse, considérée comme l’une des plus grandes spécialistes au pays en matière de contamination des sols et des eaux.

Lorsqu’il y a déversement « sauvage », il devient difficile de connaître exactement la dangerosité de la « soupe de contaminants » qui se forme dans un milieu naturel, dit-elle.

« C’est très irresponsable de faire ça, c’est inacceptable. On ne devrait pas avoir ces cas dans un pays comme le Canada », s’insurge la professeure.

«Pour que je puisse semer du foin»

Jean-Raymond Bélisle, garagiste de profession qui possède la terre où les déversements ont eu lieu, est venu expliquer au tribunal mardi qu’il avait accepté des chargements de terre et de roche depuis 1974 pour remblayer son terrain et tenter de le mettre à niveau.

« C’était pour que ça devienne égal, pour que je puisse semer du foin, de l’avoine », a-t-il dit.

En 2016, Martin Archambault, dirigeant de Remblais ATL, est venu lui proposer de lui apporter de la terre.

« Il était venu voir le terrain et il a dit qu’il y avait de la place pour mettre plusieurs voyages. Il n’y avait pas d’argent là-dedans. Moi, je ne payais pas et lui, il ne payait pas », a expliqué M. Bélisle. Il jure avoir dit qu’il ne voulait « pas de terre contaminée ».

Mais il n’a jamais gardé de preuve écrite de ce qui était livré chez lui, n’a jamais demandé de voir des analyses de sols avant d’accepter un chargement.

Des prix imbattables

Les camions que la police avait suivis jusqu’à Sainte-Sophie le 25 mai 2016 avaient été remplis sur le site fortement contaminé d’une ancienne station-service, à l’angle des boulevards Laval et de la Concorde, à Laval.

Un consultant en environnement qui était chargé de réhabiliter le site, et dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication, est venu raconter comment il en était venu à confier ses sols excavés à Gestion OFA Environnement.

Il a dit avoir été appelé au début du mois de mai par Louis-Pierre Lafortune, ancien associé des Hells Angels qui a déjà été reconnu coupable de complot en vue de recycler les produits de la criminalité. En 2016, M. Lafortune était responsable du développement des affaires pour Gestion OFA Environnement.

« M. Lafortune m’a dit : « On travaille seulement dans les règles de l’art. » »

Le témoin a raconté que Louis-Pierre Lafortune lui proposait de prendre en charge le transport et la disposition des sols contaminés pour 28,50 $ la tonne, un prix imbattable, beaucoup moins cher que ceux de la concurrence.

Une erreur exceptionnelle ?

L’avocat des deux entreprises visées, Me Karl-Emmanuel Harrison, a souligné devant la Cour que les sols contaminés pris en charge par Gestion OFA Environnement étaient souvent envoyés en Ontario. Par ses questions en contre-interrogatoire, il a laissé entendre que l’envoi de camions à Sainte-Sophie le jour où la police avait monté une opération de surveillance était une erreur exceptionnelle.

Les sols déversés ce jour-là ont d’ailleurs été retirés par les responsables et envoyés en Ontario par la suite.

Me Harrison a annoncé son intention de faire témoigner son propre expert en sols contaminés lorsque le procès reprendra à l’automne.

Personne n’est accusé au criminel dans cette affaire. En vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement, les deux entreprises s’exposent chacune à une amende de 30 000 $ si elles sont reconnues coupables.

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Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas


 

Je crois que cet été, le réchauffement climatique a fait la une des médias presque tous les jours. On en parle beaucoup surtout avec ces chaleurs intenses vécu à plusieurs endroits. Il faut en parler, car il est en effet trop tard pour stopper ce réchauffement, mais trouver des solutions que cela soit plus supportable, et protéger les animaux ainsi que les insectes pollinisateurs, le corail etc
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Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas

 

 

L'arrosage d'un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

L’arrosage d’un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

La menace de la destruction de la terre n’est pas nouvelle, mais sa rapidité si.

Cet été 2018 aura été marqué par des phénomènes climatiques extrêmes: le cercle polaire s’est embrasé; plus au sud, au Québec, au Japon et en Europe des milliers de personnes ont fait face à la sécheresse, aux mauvaises récoltes et parfois même à la mort.

Et ce ne serait qu’un prélude à un réchauffement généralisé et à une multiplication des vagues de chaleur telles qu’on vient de les connaître (voire pire). Les morts de la chaleur risquent d’être plus nombreux et les sécheresses plus sévères, conduisant à des pénuries alimentaires.

Une situation urgente

Dans les colonnes de The Independant, l’écrivain irlandais Richard Seymour estime que même si les épisodes caniculaires sont un des marroniers médiatiques de l’été, «le ton apocalyptique employé pour en parler est encore trop doux. Particulièrement quand l’espèce humaine est en danger d’extinction».

Et Seymour de lister les signaux d’alarme qui devraient nous inquiéter quant à notre prochaine disparition.

Comme la destruction de la barrière de corail qui, couplée à l’accélération de l’acidification des océans et leurs réchauffements représente une menace pour l’air que nous respirons.

Comme la mort des abeilles, dont la population est en plein tourment. Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique est susceptible de causer une mort rapide de ces insectes. Sans leur pollinisation, 70% des cultures qui nourrissent 90% de la planète seraient impossibles.

Comme l’extinction des espèces. Près de 23 250 espèces sont aujourd’hui menacées. L’extinction de masse n’est pas nouvelle mais la vitesse à laquelle elle se produit l’est.

Comme, aussi, la disparition du continent Arctique. Il se pourrait que d’ici 2040, toute la glace en ait définitivement fondu, entraînant la disparition d’autres espèces. Et une baisse de la réflexion des radiations du soleil par la Terre, qui en absorbera plus et se réchauffera donc encore plus.

Reconnaître la situation tout en refusant ses conséquences

Le problème est présent, nous en sommes conscients, estime Seymour. Néanmoins, nous devons faire face à un obstacle, celui que le sociologue Stanley Cohen a nommé «Implicatory denial», c’est à dire le fait de reconnaître un problème mais d’en nier les conséquences. C’est bien plus insidieux, particulièrement au niveau des politiques à mettre en place. Le déni des politiciens est facile à comprendre. L’économie toute entière pourrait être submergée par la remise en cause du capitalisme fossilebasé sur les révolutions industrielles. Car la transition écologique nécessiterait une mobilisation collective équivalente à une guerre mondiale.

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La veuve noire du nord s’installe au Québec


Ceux qui ont peur des araignées au Québec, vont frémir en sachant que la veuve noire est dans le sud du Québec. Pas de panique, elle mord rarement et son venin est minime, elle préfère fuir si elle se croit en danger. En tout cas, j’aimerais bien en voir une, elle est toute belle.
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La veuve noire du nord s’installe au Québec

 

La veuve noire du nord s'installe au Québec

Agence QMI

 

La veuve noire du nord a élu domicile dans le sud du Québec, démontre une étude scientifique publiée mercredi.

Selon les chercheurs de l’Insectarium, de l’Université McGill et de l’Université du Québec à Rimouski, l’araignée a été découverte à l’état sauvage à trois endroits différents dans le sud du Québec et à Ottawa. Ces découvertes ont confirmé les prédictions établies par les scientifiques à partir de techniques de modélisation.

Selon les chercheurs, on pourrait retrouver cette espèce de veuve noire dans tout le sud du Québec, jusqu’au lac Saint-Pierre.

L’arachnide ne pose toutefois pas de réel danger pour l’homme. D’après les chercheurs, elle mord très rarement et la quantité de venin qu’elle injecte est minime. De plus, elle tend à fuir les humains, qui représentent un danger pour elle.

Comme son nom l’indique, la veuve noire du nord est de couleur noire et affiche un motif de sablier entrecoupé au milieu sous son abdomen. Elle porte également une série de points rouges, et parfois des lignes pâles sur la portion dorsale de son abdomen. La toile qu’elle tisse est irrégulière.

La veuve noire du nord se cache dans des endroits reclus et sombres, notamment sous de vieilles souches, dans des cavités et des recoins d’édifices.

L’étude portait également sur une espèce menacée de mygale, Sphodros niger. Cette araignée a été observée jusqu’à Belleville, entre Kingston et Toronto. Si elle n’a pas encore été observée au Québec, les chercheurs croient que les conditions de son habitat pourraient y être présentes.

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