Rester trop longtemps en Antarctique fait rétrécir le cerveau


Être isolé dans un environnement extrême, a des effets sur le cerveau. L’hippocampe rétrécie. Heureusement, cela est réversible. Sauf que cette expérience sur des scientifiques en Antarctique, permet d’entrevoir un autre problème des voyages de longues durée ou habité sur une base sur Mars
Nuage

Rester trop longtemps en Antarctique fait rétrécir le cerveau

La base de recherche scientifique Neumayer III, située au nord de l’Antarctique. © Felix Riess

La base de recherche scientifique Neumayer III, située au nord de l’Antarctique. © Felix Riess


Céline Deluzarche
Journaliste

L’isolement social, les nuits prolongées et l’environnement monotone conduisent à faire rétrécir l’hippocampe chez les personnes effectuant un séjour prolongé en Antarctique, avance une étude publiée dans la revue The New England journal of Medecine.

Les chercheurs ont passé à l’IRM le cerveau de neuf scientifiques avant et après un séjour de 14 mois dans la station allemande Neumayer III, située au nord de l’Antarctique. Ils ont constaté qu’une partie de leur hippocampe appelée gyrus dentelé avait rétréci de 7 % entre leur départ et leur retour.

Ce n’est pas la première fois que la solitude est mise en cause dans les modifications du cerveau. En 2018, une étude avait montré que des souris nées dans un environnement social riche qui, placées à l’isolement pendant 30 jours, voyaient la taille de leurs cellules nerveuses diminuer de 20 %, ainsi qu’une réduction d’une protéine appelée BDNF, qui stimule la croissance neuronale. Heureusement, ces changements sont normalement réversibles lorsque l’on retrouve un environnement stimulant, expliquent les chercheurs. Si les conséquences sur les scientifiques polaires restent donc limitées, la question reste ouverte sur les futurs voyages spatiaux, où les passagers devront rester confinés durant des années dans une navette ou une base sur Mars.

https://www.futura-sciences.com/

Des poissons tropicaux aperçus en Nouvelle-Écosse


Avec les changements climatiques oui encore …  et les eaux, des mers se réchauffent aussi au Canada. Il semble que cela amène des nouveaux venus chez les poissons qui aiment les mers plus chaudes. Ils sont beaux, mais viendront aussi des prédateurs qui sont nuisibles à la faune marine en plus des maladies qui risquent d’apparaître.
Nuage


Des poissons tropicaux aperçus en Nouvelle-Écosse

Un poisson-papillon ocellé aperçu au sud de la... (PHOTO LLOYD BOND, LA PRESSE CANADIENNE)


Un poisson-papillon ocellé aperçu au sud de la Nouvelle-Écosse

PHOTO LLOYD BOND, LA PRESSE CANADIENNE

MICHAEL TUTTON
La Presse Canadienne
Halifax

Un biologiste marin s’intéresse aux photos spectaculaires de poissons tropicaux qui ont été captées par un plongeur amateur dans les eaux plus chaudes du sud de la Nouvelle-Écosse.

Boris Worm, de l’Université de Dalhousie – qui est aussi plongeur depuis des décennies – souligne que l’hippocampe, le poisson-papillon ocellé et le poisson-flûte étaient auparavant considérés comme des espèces rares en Nouvelle-Écosse.

Un hippocampe

PHOTO LLOYD BOND, LA PRESSE CANADIENNE

Or, le plongeur Lloyd Bond affirme que dans les six dernières années, il a pu prendre plusieurs images numériques des espèces colorées à Paddy’s Head, qui donne sur la baie Sainte-Marguerite.

M. Worm estime que la présence de ces poissons est un autre signe du changement climatique, avec des effets qui pourraient devenir préoccupants pour les pêcheries existantes.

Selon un rapport du ministère des Pêches et des Océans, « Les océans du Canada maintenant », deux des cinq années les plus chaudes de l’histoire ont été enregistrées en 2012 et 2014 pour les températures atmosphériques – et les températures à la surface de la mer ont suivi cette tendance.

Un poisson-flûte... (PHOTO LLOYD BOND, LA PRESSE CANADIENNE) - image 3.0

Un poisson-flûte

PHOTO LLOYD BOND, LA PRESSE CANADIENNE

De plus, l’influence du courant Gulf Stream augmente, ce qui entraîne « des températures élevées records des eaux profondes du plateau néo-écossais et des chenaux profonds du golfe du Saint-Laurent ».

Les effets du Gulf Stream

Selon M. Worm, certains tourbillons du Gulf Stream pourraient se transporter dans les baies et eaux côtières, et ainsi amener des poissons tropicaux et subtropicaux.

« Ces (tourbillons) se produisent lorsque nous avons des eaux très chaudes, de 20 degrés ou plus, et ils transportent les espèces tropicales et subtropicales », a-t-il expliqué.

Ce n’est pas la présence en soi des poissons qui devrait déranger les écosystèmes, indique le biologiste, mais il est possible que les espèces prédatrices envahissantes et les maladies des eaux chaudes ne soient pas loin derrière.

« Ce qui a un impact plus important, c’est le réchauffement de l’eau lui-même, qui modifie la composition du phytoplancton et […] réorganise vraiment le réseau alimentaire », a-t-il soutenu.

Des impacts sur les pêches ?

Des eaux plus chaudes peuvent aussi éventuellement transporter de nouvelles maladies dans les eaux de la Nouvelle-Écosse.

« En règle générale, un monde plus chaud est un monde plus malade, a-t-il souligné. Plus de micro-organismes peuvent survivre dans des eaux plus chaudes pendant de plus longues périodes. »

Il cite en exemple l’effondrement de la pêche au homard au sud du Rhode Island après une maladie des coquillages « qui est probablement arrivée avec des eaux plus chaudes ».

Le rapport du ministère sur le réchauffement des eaux a aussi fait mention des effets du réchauffement sur les pêches.

On a notamment observé un déclin des populations de crevettes nordiques et de crabes des neiges, qui préfèrent l’eau froide, ainsi qu’une augmentation des populations de homards, qui se développent dans les environnements plus chauds.

https://www.lapresse.ca/

Pour contrer l’Alzheimer, on joue à Super Mario


Ce n’est pas parce que l’on vieillit qu’on ne peut rien contre le vieillissement du cerveau. En effet, plusieurs tests dans différents domaines montrent que le cerveau peut s’adapter et améliorer les fonctions cognitives.
Nuage

 

Pour contrer l’Alzheimer, on joue à Super Mario

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

Les personnes âgées qui veulent améliorer leur mémoire et leur attention devraient commencer à jouer à Super Mario.

Il ne reste simplement qu’à les convaincre de s’asseoir devant la console.

« On sait que les activités stimulantes cognitivement ont un effet sur notre cerveau et on a observé qu’on est moins à risque d’Alzheimer si on a une vie qui est stimulante intellectuellement, a expliqué la docteure Sylvie Belleville, la directrice scientifique du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. La mémoire est plus en santé quand on vieillit. »

La docteure Belleville et son équipe ont voulu savoir si les jeux vidéo et la réalité virtuelle pourraient être exploités pour améliorer la qualité de vie des personnes vieillissantes.

Des études précédentes avaient décelé des différences au niveau cérébral chez les jeunes qui étaient de grands amateurs de jeux comme Super Mario, Angry Birds ou Call of Duty. Une facette demeurait toutefois nébuleuse : est-ce que ces jeunes développaient ces différences en jouant, ou bien étaient-ils attirés par ces jeux parce qu’ils possédaient déjà ces différences ?

La docteure Belleville a donc recruté des personnes âgées qui ont été divisées aléatoirement en trois groupes : un groupe qui jouait aux jeux vidéo, un groupe qui apprenait le piano par logiciel et un troisième groupe qui ne faisait rien – et c’est là que ça s’est compliqué.

« On a eu beaucoup, beaucoup de mal à intéresser les personnes âgées à Super Mario. Ça a été très difficile. On a perdu plusieurs de nos participants. Ils voulaient tous aller en musique, a dit Mme Belleville. Mais ce n’est pas la technologie, parce que l’enseignement était aussi fait par un logiciel. C’est parce que la musique, ça les intéressait, mais les jeux vidéo, ils n’ont aucun intérêt pour ça ! »

Éventuellement, on a demandé à des personnes âgées de 55 à 75 ans qui ne jouaient pas du tout aux jeux vidéo d’y jouer 30 minutes par jour, cinq jours par semaine, pendant six mois. Super Mario a été choisi, car c’est un jeu qui demande beaucoup d’exploration spatiale, dans lequel les gens se baladent dans différents univers.

Les chercheurs ont constaté une amélioration de la mémoire et de l’attention des personnes âgées qui ont joué à ce jeu. Ils ont aussi mesuré un agrandissement de l’hippocampe – une région du cerveau étroitement impliquée dans la mémoire, la mémoire spatiale et l’exploration spatiale – et une augmentation d’une région du cerveau associée au contrôle et à l’attention visuelle.

L’effet observé chez le groupe de la musique était davantage au niveau auditif.

« J’ai été très surprise, mais j’ai aussi été ravie, parce que ça montre bien la plasticité cérébrale dans le vieillissement, a réagi la docteure Belleville, qui enseigne aussi au département de psychologie de l’Université de Montréal. C’est certain que jouer à ce type de jeu a un effet sur le cerveau, même quand on est plus âgés. Et c’est intéressant parce que ça montre que c’est quand même un effet assez spécifique. On n’a pas un effet global sur tout le cerveau. »

« On pense que […] des activités cognitivement stimulantes […] créent des réseaux, ça façonne notre cerveau, et ça fait en sorte que quand arrive une maladie, ou quand arrive le vieillissement normal, on a plus de réserves pour combattre, on est capable de recruter des régions différentes, a-t-elle ajouté. On a un cerveau plus actif, plus plastique, qui fait en sorte que les changements dans notre cerveau auront moins d’impact sur notre comportement. La maladie d’Alzheimer est peut-être là, mais elle n’a pas autant d’effet. »

La docteure Belleville et son équipe ont également mis à l’essai un jeu plus « sérieux » qui avait été développé spécifiquement pour entraîner le multitâches, une des capacités qui diminue avec l’âge. Le multitâches, rappelle-t-elle, est important puisqu’on l’utilise constamment, par exemple quand on se balade dans la rue en même temps qu’on cherche notre carte de transport en commun.

« On a obtenu des résultats incroyables autant chez les personnes âgées que chez les personnes à risque d’Alzheimer, a dit Mme Belleville. Ils augmentent leur attention divisée, ils sont plus flexibles dans leur capacité à allouer leur attention et ils augmentent l’activation d’une région du lobe frontal impliquée dans le multitâches. »

Les chercheurs ont enfin exploité la puissance de la réalité virtuelle pour mesurer la cognition d’une manière « plus proche de la vraie vie ». Ils ont ainsi créé une boutique dans laquelle le sujet doit faire des achats, ou encore une balade en voiture pendant laquelle il doit donner des instructions au conducteur. Ils ont constaté que c’est un bon reflet des capacités de mémoire, bien plus que les listes de mots aléatoires qu’on demande habituellement aux gens de mémoriser et de régurgiter.

« Il y a beaucoup de potentialité au niveau thérapeutique, a assuré la docteure Belleville. On développe des programmes que les personnes âgées peuvent utiliser pour prévenir le déclin des fonctions cognitives. Notre espoir est que si on prévient le déclin cognitif, peut-être qu’on pourrait prévenir l’impact de la maladie l’Alzheimer dans la vie des personnes. »

https://www.lapresse.ca/

Un hippocampe de la taille d’un grain de riz découvert au Japon


Un nouveau venu chez les hippocampes, plus précisément chez les hippocampes pygmées. C’est au Japon que ces petites bêtes pas plus grosses qu’un grain de riz vivent. Leur petitesse permet de se protéger des prédateurs et des humains qui cherchent des hippocampe pour la médecine chinoise ou encore pour mettre dans les aquariums.
Nuage

 

Un hippocampe de la taille d’un grain de riz découvert au Japon

 

 

Vidéo de deux Hippocampus japapigu près de rochers. © Akira Bingoeral 2007/Youtube/ Zookeys2018

Marie-Céline Ray
Journaliste

    Ce minuscule hippocampe coloré a été nommé Hippocampus japapigu pour sa ressemblance avec un bébé cochon (Japan pig). Il appartient à la famille des hippocampes pygmées qui compte désormais sept espèces.

    Ce minuscule « cochon du Japon » est une nouvelle espèce d’hippocampe pygmée décrite dans un article paru dans la revue ZooKeys. De la taille d’un grain de riz (15 millimètres), cet animal coloré vit dans des eaux peu profondes au large des côtes japonaises.

    Le petit hippocampe avait déjà été observé, il y a plusieurs années, lors d’études de la faune vivant au large de l’île Hachijo-jima, à 287 kilomètres au sud de Tokyo. Des animaux comparables ont été vus par des plongeurs locaux au sud-est du Japon. Toutes ces images ont attiré l’attention des scientifiques qui se sont penchés sur son cas pour se rendre compte qu’il était vraiment unique dans la famille des hippocampes pygmées.

    Le saviez-vous ?

    Les hippocampes pygmées mesurent entre 13,6 et 26 millimètres. Comme leur nom l’indique, ils sont plus petits que les autres hippocampes qui font entre 24 et 350 millimètres de long. La première espèce d’hippocampe pygmée, H. bargibanti, a été décrite en 1970 et toutes les autres après 2000.

    Dans leur article, les chercheurs décrivent la nouvelle espèce grâce à trois spécimens qui mesuraient entre 13,9 et 16,3 millimètres. Les scientifiques l’ont appelé Hippocampus japapigu, une forme latinisée de Japan pig.

    Graham Short, ichtyologiste de l’Académie des sciences de Californie a expliqué au National Geographic que l’animal méritait cette appellation parce que pour les personnes qui l’ont observé sur place, «  il ressemble à un petit cochon ».

    Le nouvel hippocampe pygmée vit près de coraux et de rochers couverts d’algues à des profondeurs de 5 à 22 mètres. D’autres hippocampes pygmées vivent dans des eaux plus profondes.

    La septième espèce d’hippocampe pygmée

    Les chercheurs ont confirmé qu’il s’agissait bien d’une nouvelle espèce, la septième décrite chez les hippocampes pygmées, dont cinq sont présentes au Japon. Le petit cochon japonais diffère des autres, par exemple à cause d’une arête spéciale sur le haut de son dos et composée de triangles osseux.

     Comme les autres hippocampes pygmées, le Japan pig possède sur son dos une structure ressemblant à des ailes, mais contrairement aux autres qui en ont deux paires, Japan pig n’en possède qu’une. Le nouvel animal décrit partage avec les autres hippocampes pygmées une caractéristique curieuse : la présence d’une fente en haut du dos pour sa respiration branchiale, alors que les autres hippocampes ont deux ouvertures, de chaque côté de la tête : 

    « C’est comme si vous aviez un nez derrière votre cou », explique Graham Short.

    Les petits « cochons du Japon » ne semblent pas particulièrement rares, même si leur habitat est un peu inhabituel pour un hippocampe : l’eau est plutôt froide dans ces régions en hiver et chaude en été, alors que souvent les hippocampes ne tolèrent pas les changements importants de température. Les hippocampes pygmées mangent du plancton, comme des copépodes et d’autres petits crustacés.

    Les populations d’hippocampes plus grands sont en déclin dans beaucoup de régions du monde, car ils sont pêchés pour la médecine chinoise et pour l’aquariophilie, explique Graham Short, mais selon lui « cela ne sera jamais un problème pour les hippocampes pygmées, car ils sont trop difficiles à trouver ».

    En étant plus petits, ils échappent à des prédateurs mais aussi à l’attention des hommes…

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle espèce d’hippocampe pygmée, la septième, a été découverte au Japon.

  • Elle mesure entre un et deux centimètres de long.

  • Ces petits hippocampes ont été nommés Hippocampus japapigu, à cause d’une certaine ressemblance avec des bébés cochons (Japan pig).

https://www.futura-sciences.com/

 

4

Le Saviez-Vous ► 6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones


Vieillir ne veut pas dire que notre cerveau devient de plus en plus vieux. Même avec l’âge, le cerveau continu à produire des neurones. Il y a quand même des conditions qu’il faut respecter surtout à notre époque alors que sédentarité, la malbouffe, l’inondation d’informations etc, sont des obstacles à la prolifération de neurones.
Nuage

 

6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

 

Cerveau : 6 règles d'or pour continuer à fabriquer des neurones

Représentation d’un neurone sur fond noir.

© SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Stéphane Desmichelle

Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones.

Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

2. Lutter contre l’infobésité

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones. 

5. Cultiver l’altérité

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

 « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

6. Soigner le microbiote

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

Et le Pr Lledo de conclure sur une maxime de Goethe : « Traiter les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être ».

A méditer…

https://www.sciencesetavenir.fr

Le cerveau des plus âgés fabriquerait toujours autant de neurones


C’est encourageant de savoir que même en vieillissant, de nouvelles neurones naissent dans la zone de l’hippocampe. Le seul hic, avec l’âge, ce sont les nouveaux vaisseaux sanguins qui faiblissent ce qui a pour effet que les neurones communiquent plus difficilement
Nuage

 

Le cerveau des plus âgés fabriquerait toujours autant de neurones

Le cerveau des plus âgés fabriquerait toujours autant de neurones

Le 12 avril 2018.

Même chez les plus âgés, le cerveau aurait la capacité de se renouveler chaque jour en fabriquant de nouveaux neurones. Une nouvelle étude pourrait bien ébranler les acquis scientifiques sur le sujet.

L’hippocampe parvient toujours à fabriquer des neurones, même après 70 ans

Contrairement à ce qui a été démontré par certaines études scientifiques, le cerveau des personnes âgées serait toujours en mesure de fabriquer de nouveaux neurones. Dans l’hippocampe, centre de la neurogenèse, de nouvelles cellules apparaîtraient chaque jour, de sorte que l’activité cérébrale, et donc la santé mentale, des plus âgés pourrait toujours être renouvelée.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l’université Columbia, et de l’institut psychiatrique de l’État de New-York, ont réalisé des autopsies sur des corps de personnes âgées de 14 à 79 ans, toutes décédées de manière accidentelle, alors qu’elles étaient en bonne santé. À partir des résultats de ces examens, les auteurs de cette étude, parue dans la revue Cell Stem Cell, ont réalisé que même les cerveaux de personnes âgées de plus de 70 ans stockaient des cellules progénitrices et des neurones immatures ont été observés.

La communication interneuronale se détériore au fil du temps

« Nous avons constaté que les personnes âgées ont une capacité similaire à fabriquer des milliers de nouveaux neurones de l’hippocampe à partir de cellules progénitrices, comme le font les personnes plus jeunes », a ainsi détaillé Maura Boldrini, principale auteure de l’étude, dans un communiqué.

Au cours de leur étude, les chercheurs ont toutefois remarqué que si la neurogenèse des personnes âgées était toujours active, le cerveau des seniors avait une capacité affaiblie de fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins. En d’autres termes, leur neuroplasticité décline et les neurones communiquent moins facilement entre eux au cours du temps qui passe.

Gaëlle Latour

https://www.passeportsante.net/

Le Saviez-Vous ► À partir de quel âge peut-on avoir des souvenirs ?


Quel est votre plus ancien souvenir ? Avez-vous des flashs d’images quand aviez 4 ou 5 ans ? En fait, c’est grâce à la maturité de l’hippocampe et du cortex frontal que notre mémoire garde des souvenirs passés. Je suis certaine que je me rappelle certaines choses avant 4 ans, un tracteur à pédale orange, une robe bleu pâle avec ruban, et encore bien des choses. À 5 ans par contre, j’ai beaucoup plus de souvenirs, comme des 3 couettes que ma soeur Céline me faisait assise sur la sécheuse, ma rentrée à la maternelle, mon petit frère qui venait me chercher après la classe etc
Nuage

 

À partir de quel âge peut-on avoir des souvenirs ?

 

Souvenirs des enfants

Un enfant joue au memory

©CATHERINE DELAHAYE / PHOTONONSTOP

Demandez à un enfant de trois ans s’il a apprécié sa fête d’anniversaire six mois plus tôt et, potentiellement, il peut vous en relater certains éléments. Reposez lui la question quelques années plus tard et vous constaterez qu’il n’en a plus aucun souvenir.

 Eh oui, les enfants perdent bel et bien la mémoire. Ce phénomène appelé « amnésie infantile », repéré vers la fin du 19e siècle, a opposé de nombreux scientifiques tentant de l’expliquer, dont Freud qui en faisait une problématique œdipienne.

Les enfants perdent la mémoire

Les philosophes ont été les premiers à émettre des hypothèses sur l’amnésie des enfants. Selon eux, le manque de perception de soi et l’acquisition encore imparfaite du langage empêcherait la création d’un souvenir. Etre capable de se poser en tant qu’individu est nécessaire pour forger une histoire, que le langage permettrait par la suite d’ordonner dans l’espace et dans le temps.

De nos jours les neuroscientifiques apportent d’autres explications. Notamment le fait qu’à la naissance, le cerveau du nouveau-né n’est pas tout à fait mature : l’hippocampe, une aire cérébrale nécessaire à la formation des souvenirs, ne finit de se développer qu’à l’âge de quatre ans. Situé dans les lobes temporaux (partie proche de la boîte crânienne, derrière les tempes), il permet de consolider la mémoire, participe aux processus d’apprentissage, à la gestion et à la production des états émotionnels et enregistre les évènements autobiographiques. Or le rôle majeur de l’hippocampe dans le processus de la mémoire n’est assuré que de manière imparfaite lorsque ce dernier est immature.

De récentes études américaines menées par les neuroscientifiques Paul Frankland et Sheena Josselyn ont démontré que les souris et les singes perdaient aussi les souvenirs de leur jeunes années. Ils estiment que la rapide croissance des neurones dans l’hippocampe, alors que celui-ci se développe encore, perturberait le circuit cérébral. D’une certaine manière, les anciens souvenirs stockés dans la mémoire à long terme s’enfouissent dans les abysses du cerveau jusqu’à devenir inaccessible. Le cortex préfrontal, une autre aire cérébrale importante pour la mémoire, est lui aussi sous-développé chez le jeune enfant et constitue le deuxième facteur de l’amnésie infantile.

Alors, à partir quel âge peut-on avoir des souvenirs ?

En 2014, Sciences et Avenir se posait déjà des questions sur cet étrange phénomène. Pour savoir à partir de quel âge nos souvenirs d’enfant s’effacent, l’université Emory d’Atlanta aux Etats-Unis a réalisé une étude statistique sur 83 enfants. Les chercheurs leur ont fait passer des tests de mémoire annuels pendant cinq ans. Résultats : alors que les enfants de 5 à 7 ans se souviennent de 63 à 72% de ce qu’ils ont vécu avant leur trois ans, ceux âgés de 8 à 9 ans ne se remémorent plus que de 35% de ces évènements. Leur conclusion est que l’enfant possède une faculté naturelle qui lui fait oublier ses anciens souvenirs, afin de mettre en place une mémoire autobiographique plus aboutie.

En conclusion ? Pour se remémorer un épisode de sa vie, il faut avant tout que le cerveau et les zones cérébrales associées à la mémoire finissent de se développer, vers quatre à cinq ans. Toutefois, il se peut que l’on se remémore des souvenirs pouvant remonter à plus tôt, tout comme il n’est pas certain que nous gardions tous les souvenirs à partir de cinq ans. Cela peut dépendre de l’intensité des évènements vécus et de la fréquence à laquelle les souvenirs nous sont remémorés. 

https://www.sciencesetavenir.fr