Le Saviez-Vous ► Il y a 60 ans, Spoutnik


Il y a 60 ans, l’URSS a pris de court les États-Unis en envoyant Spoutnik, le premier satellite artificiel, ce qui a permis plus tard aux Américains d’envoyer Explorer 1. Et tout le monde se souvient de Laïka, un chien qui a sacrifier sa vie pour partir avec Spoutnik 2. Depuis, les années suivantes, la technologie et la télécommunication n’a cesser d’évoluer pour le meilleur et pour le pire
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Il y a 60 ans, Spoutnik

 

 

Photo : Archives

Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique lance la sonde Spoutnik

C’est le premier objet de confection humaine à échapper à l’attraction terrestre.

Cette percée technologique majeure donne une longueur d’avance à l’URSS dans ce qui allait devenir une véritable course spatiale avec les États-Unis. Une course qui a atteint son apogée en juillet 1969, avec les premiers pas de l’Américain Neil Armstrong sur la Lune.

Cette sphère métallique de la grosseur d’un ballon de plage, hérissée de quatre antennes, a été lancée à partir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

Le lendemain de la mise en orbite, les journaux internationaux parlent de l’événement comme d’un exploit scientifique majeur, mais, en URSS, le quotidien officiel La Pravda n’y consacre que quelques lignes.

Si les Soviétiques prennent du temps à réaliser l’importance de leur exploit, la nouvelle frappe les États-Unis comme une bombe.

Spoutnik 1 s’est consumé dans l’atmosphère terrestre le 4 janvier 1958.

De missile à fusée

Le scientifique Sergueï Korolev est considéré comme le père du programme spatial soviétique. Décédé en 1996, il expliquait en entrevue que ce lancement n’était pas inscrit au calendrier spatial de son pays.

Après plusieurs accidents lors de tests du missile militaire R7 durant l’été 57, et un délai de six mois rendu nécessaire après la destruction de la tête du missile, le chercheur Korolev propose de mettre en orbite un premier satellite artificiel.

Il décide, avec l’accord du Kremlin, de construire un satellite plus simple à partir du missile : deux hémisphères, un émetteur radio, des antennes et un système d’alimentation.

Ainsi, en l’espace de deux mois, le Spoutnik était prêt, alors que la création de la fusée avait pris trois ans.

Le lancement du satellite était initialement prévu le 6 octobre, mais il a été devancé à la suite d’informations voulant que les Américains puissent procéder à un lancement dès le 5 octobre.

Les efforts américains

Les Américains redoublent ensuite d’efforts. Le 1er février 1958, ils lancent leur premier satellite, Explorer 1.

Selon plusieurs experts, comme l’ancien astronaute américain Thomas Stafford, la réponse à Spoutnik a permis aux Américains d’accomplir en peu de temps de grandes percées technologiques, qui auraient pris des dizaines d’années dans un autre contexte.

Spoutnik 2

Le 3 novembre 1957, l’URSS lance le Spoutnik 2, avec à son bord la chienne Laïka, qui devient ainsi le premier être vivant à être envoyé dans l’espace. Elle meurt environ 7 heures après le lancement.

Depuis ce jour, une quarantaine de pays ont fabriqué et ont envoyé dans l’espace des satellites. Ceux-ci ont permis des prodiges dans le domaine des télécommunications, mais ont aussi laissé des tonnes de déchets graviter autour de notre planète.

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Un satellite européen et son carburant toxique pourraient s’écraser au Canada


Bien que la plupart des débris spatiaux se désintègrent complètement en rentrant dans l’atmosphère de la Terre, il y a quand même un risque que certains passent au travers et tombent dans l’eau ou sur le sol. Le fait d’utiliser un carburant hautement toxique (moins cher) pour la faune marine dans l’Arctique canadien est inadmissible. L’écosystème de cette région est trop fragile pour risquer une telle catastrophe écologique
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Un satellite européen et son carburant toxique pourraient s’écraser au Canada

 

La banquise arctique... (PHOTO Michael Studinger, ARCHIVES REUTERS/NASA)

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La banquise arctique

PHOTO MICHAEL STUDINGER, ARCHIVES REUTERS/NASA

 

BOB WEBER
La Presse Canadienne

Des leaders et des chasseurs inuits sont en colère contre les projets européens de lancer un satellite qui propulserait une fusée qui contiendrait probablement un carburant fortement toxique dans certaines des eaux les plus sensibles dans l’Arctique canadien.

Nancy Karetak-Lindell, présidente du Conseil inuit circumpolaire, a dit croire que le fait que des agences spatiales sont «prêtes à utiliser le Pikialasorsuaq comme une décharge toxique souligne le besoin pressant pour une gestion locale de l’écosystème sensible».

Elle a fait valoir que ces eaux marines étaient en fait «la source de vivres» pour les populations.

Vendredi prochain, l’Agence spatiale européenne prévoit lancer le satellite Sentinel 5P, conçu pour surveiller les traces de gaz dans l’atmosphère. Un second lancement d’un satellite similaire est prévu pour 2018.

Les deux satellites doivent être lancés à partir de la Russie en utilisant des fusées de l’ère soviétique propulsées par de l’hydrazine. L’hydrazine est tellement toxique que pratiquement tous les programmes d’activités dans l’espace dans le monde – incluant ceux de la Russie – l’ont abandonné.

Le deuxième étage de la fusée contenant jusqu’à une tonne d’hydrazine non brûlé doit tomber entre le Groenland et l’île de Baffin, dans un secteur qui fait partie de la zone économique exclusive du Canada.

La polynie des eaux du Nord est un secteur océanique d’une superficie de 85 km carrés libre de glace pendant toute l’année. Elle abrite la plupart des espèces marines, dont environ 14 000 bélugas et 1500 morses. La baleine boréale, l’ours polaire et quatre types de phoque nagent dans ses eaux. Des dizaines de millions d’oiseaux de mer la survolent.

«Ces eaux sont le jardin des espèces que nous chassons, a dit Larry Andlaluk. de Grise Fiord au Nunavut, une des communautés situées le plus près de polynie. Ce qui peut se produire est apeurant.»

Un universitaire canadien, Michael Byers, a étudié l’impact environnemental de l’hydrazine.

Le carburant est carcinogène. Il peut s’attaquer au système nerveux, aux reins et au foie. Son impact sur les écosystèmes marins demeure inconnu, mais si on sait que l’hydrazine a tué un grand nombre de poissons nageant en eaux douces.

«Il faut agir», soutient M. Byers.

Selon lui, les Européens devraient cesser immédiatement à utiliser de l’hydrazine comme carburant. Il a souligné qu’un satellite similaire au Sentinel 5 a été lancé par une fusée utilisant un carburant plus sûr.

Le Canada a insisté auprès de la Russie pour être averti longtemps à l’avance de chaque lancement spatial afin de pouvoir adopter les mesures de précaution appropriées, a dit Brendan Sutton d’Affaires mondiales Canada.

«Comme la plupart des débris spatiaux se désintègrent et brûlent complètement au moment de leur rentrée dans l’atmosphère terrestre, les risques de voir un débris ou du carburant non brûlé atteindre l’environnement marin sont très bas, a-t-il expliqué. Le Canada s’attend à ce que tous les efforts soient déployés pour éviter qu’un débris ne tombe sur le sol ou dans les eaux du pays.»

L’amerrissage doit se dérouler à l’extérieur des eaux territoriales dans un secteur que le Canada entend contrôler et régir.

«L’omission de la zone économique exclusive dans cette déclaration doit être intentionnelle, a souligné M. Byers, qui est un professeur de droit international. Cela représenterait une abdication des responsabilités du Canada. Nous avons une juridiction jusqu’à 200 milles nautiques de nos côtes pour empêcher la pollution. On a mené de chaudes luttes pour l’obtenir.»

Il souligne que l’Agence spatiale européenne compte le Canada parmi ses membres affiliés.

«Elle est une leader dans l’utilisation de satellite dans le domaine des sciences environnementales, mais elle utilise une vieille technologie et ce vieux carburant. Elle n’a aucune raison crédible pour aller de l’avant avec ce lancement, à l’exception de la volonté d’économiser de l’argent.»

Un porte-parole de l’agence n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter.

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Des chercheurs utilisent Google Maps pour repérer les zones d’esclavage en Inde


L’observation via Google Maps qui permet par un satellite de voir la terre depuis l’espace a fait naitre un programme : Esclavage depuis l’Espace. Malheureusement, l’esclavage est toujours d’actualité et l’Inde serait en première place avec la demande de construction pour des briques
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Des chercheurs utilisent Google Maps pour repérer les zones d’esclavage en Inde

 

Un Indien travaillant dans une fabrique de briques à l'extérieur de Calcutta, le 7 mai 2017. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Un Indien travaillant dans une fabrique de briques à l’extérieur de Calcutta, le 7 mai 2017. DIBYANGSHU SARKAR / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur Quartz

Avec plus de 18 millions de personnes concernées, l’Inde serait le pays où l’esclavage moderne est le plus répandu.

Le travail servile, bien qu’officiellement interdit en Inde depuis 1976, est particulièrement répandu dans le pays, comme le montre Quartz. Sur les 46 millions d’esclaves modernes estimés dans le monde, 18,3 millions se trouveraient en Inde. La Chine, second pays à avoir le plus d’esclaves, n’en compterait «que» 3,3 millions.

Cette forte proportion d’esclaves en Inde s’explique notamment par le boom de la construction que connaît le pays depuis plusieurs années, et qui repose en grande partie sur ses 100.000 fours à briques. Ces fabriques, qui emploient plus de 23 millions de travailleurs, ont énormément recours à l’esclavage des adultes comme des enfants, forcés de travailler dans des conditions déplorables. Lorsqu’un chef de famille accepte de venir travailler dans l’un de ces fours, toute sa famille est également obligée de le suivre, en échange d’un salaire médiocre qui force les travailleurs à s’endetter indéfiniment.

Repérer depuis le ciel pour agir au sol

Les chercheurs du Rights Lab de l’université de Nottingham au Royaume-Uni ont décidé de lancer, en mai 2017, un programme d’observation satellite en Inde de manière à pouvoir cartographier la localisation de ces nombreux fours à briques.

En utilisant Google Maps, le programme Esclavage depuis l’Espace a permis de repérer ces usines, parfaitement visibles depuis l’espace. Les citoyens volontaires étaient eux aussi encouragés à trouver les fours à briques via la plateforme du programme, à les marquer grâce au logiciel et à envoyer les résultats au Rights Lab. Des images satellites plus précises permettent ensuite d’affiner les observations.

Bethany Jackson et Jessica Wadlaw, chercheuses à l’université de Nottingham en charge du programme, ont expliqué les bénéfices d’une telle méthode de cartographie à distance:

«Pour lutter contre l’esclavage, les ONG fonctionnent souvent avec des pratiques qui nécessitent de se trouver sur le sol du pays. Mais lorsque l’esclavage a lieu dans des zones isolées, des zones de conflits ou des aires instables politiquement, cela peut s’avérer très dangereux. Les images satellites nous donnent l’opportunité de trouver les lieux où les droits de l’homme ne sont pas respectés, ce qui permet ensuite d’intervenir plus rapidement et efficacement. L’objectif premier d’Esclavage depuis l’Espace est de connaître l’emplacement de ces fours à briques (…) pour ensuite mener des actions sur le sol.»

L’équipe de chercheurs s’est d’abord focalisée sur une zone de 2.600 kilomètres carrés dans l’état du Rajasthan, mais prévoit d’étendre ses recherches de manière à exaucer le souhait des Nations unies, qui veulent éradiquer l’esclavage d’ici 2030.

Mais à cette date, l’Inde devrait être devenue le troisième plus gros marché de la construction au monde et peser 1 billion de dollars. La demande de briques devrait alors augmenter, ce qui favoriserait malheureusement l’esclavage.

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Satellite de Saturne: découverte d’une molécule essentielle à la vie


Titan, une lune de Saturne, intéresse de plus en plus les scientifiques, car une molécule de vie serait présente. Cependant, il sera sans doute impossible qu’un jour nous puissions survivre sur cette lune si ce n’est que les températures extrêmes que nous ne pourrions supporter
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Satellite de Saturne: découverte d’une molécule essentielle à la vie

Cette image captée par la sonde Cassini montre deux... (PHOTO FOURNIE PAR LA NASA)

Cette image captée par la sonde Cassini montre deux des satellites de Saturne, soit Titan et Rhéa.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des chercheurs de la NASA ont détecté sur Titan une molécule qui serait essentielle pour que ce satellite de Saturne abrite la vie. Titan est sur l’écran radar des astrobiologistes parce que c’est la seule lune du système solaire qui a une atmosphère en bonne et due forme.

Cette image captée par la sonde Cassini montre Saturne... (PHOTO FOURNIE PAR LA NASA) - image 1.0

Cette image captée par la sonde Cassini montre Saturne et sa lune, Titan.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

 

Cette image de la surface de Titan a été captée par la sonde Hyugens.

PHOTO FOURNIE PAR LA NASA

« Nous avons trouvé de bonnes quantités d’acrylonitrile dans l’atmosphère de Titan, assez pour qu’il s’en trouve à sa surface », explique Maureen Palmer, étudiante du collège St. Olaf, à Minneapolis, qui fait depuis l’an dernier un stage au centre de recherche Goddard de la NASA, au Maryland, et est l’auteure principale de l’étude publiée vendredi dernier dans la revue Science Advances.

« Les conditions sur Titan ne permettent pas la survie des lipides qui, sur Terre, forment la base des cellules vivantes. Mais l’acrylonitrile pourrait aussi servir à la formation de cellules vivantes. »

 L’acrylonitrile, aussi connu sous le nom de cyanure de vinyle, est utilisé sur Terre pour la fabrication de plastiques.

Pour que les astrobiologistes concluent qu’un autre endroit que la Terre abrite la vie, ils doivent trouver trois types de preuves, selon Mme Palmer. 

« Il doit y avoir une molécule pouvant être utilisée pour fabriquer des cellules vivantes, pour isoler sur le plan biochimique la cellule de son environnement. C’est ce que nous venons de faire. »

« Il doit y avoir des sources d’énergie, ce qui existe sur Titan, qui contient toutes sortes d’hydrocarbures, notamment des lacs de méthane. Et il doit y avoir du matériel génétique. L’un de mes coauteurs, Conor Nixon, est en train de chercher sur Titan des traces de pyrimidine, qui forme l’anneau structurel de certaines molécules d’ADN sur Terre », ajoute Mme Palmer.

Mme Palmer et ses collègues sont tombés par hasard sur le cyanure de vinyle.

« Nous cherchions une autre molécule dans l’atmosphère de Titan, avec le télescope Alma, qui est au Chili. Alma est souvent utilisé pour la calibration des autres télescopes et a beaucoup de données d’observation. »

Un parcours digne d’un conte de fées

Dans le monde de l’astrophysique, le parcours de Mme Palmer est l’équivalent d’un conte de fées. Peu de jeunes femmes ont une publication dans une revue relativement respectée avec des coauteurs prestigieux de la NASA, avant même d’avoir commencé leur maîtrise.

« J’ai commencé à avoir une passion pour la vie sur Titan en lisant Eery Silence, un livre sur la vie extraterrestre, au début de l’université », explique Maureen Palmer. 

« J’ai posé ma candidature pour un stage de travail d’été à la NASA, et mon intérêt pour Titan m’a valu de participer à ce projet. Ça va tellement bien que je vais travailler à la NASA quelques années avant de commencer ma maîtrise. »

Titan n’est pas aussi célèbre que Mars, Vénus ou Europe, la lune glacée de Jupiter, dans le panthéon des extraterrestres. Mais elle a fait l’objet de quelques spéculations, notamment dans le film Oblivion avec Tom Cruise, où les hommes sont en théorie partis coloniser Titan, ainsi que dans le film Gattaca, avec Uma Thurman et Jude Law, qui met en scène une mission habitée vers le satellite de Saturne, à la recherche de l’origine de la vie.

La possibilité de la vie sur Titan a été proposée à partir des années 70, quand les premiers télescopes spatiaux ont laissé croire que la température y était supérieure à ce qu’elle est réellement. La NASA planche actuellement sur un projet de sous-marin qui explorerait les lacs de méthane de Titan.

En chiffres

  • 5000 km: Diamètre de Titan
  • -179 degrés Celsius: Température à la surface de Titan
  • -7: La gravité de Titan est sept fois inférieure à celle de la Terre.
  • 1,5 degré Celsius: La température sur Titan varie de 1,5 degré Celsius entre le jour et la nuit.
  • 3400 km: Diamètre de la Lune
  • -233 à + 123 degrés Celsius: Température à la surface de la Lune
  • 6: La gravité de la Lune est six fois inférieure à celle de la Terre.
  • 407 000 km: La Lune se situe à une distance de 356 000 à 407 000 km de la Terre.

Source: NASA

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467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


Grâce aux satellites Google, les scientifiques ont découvert une multitude de forêts qui laisse à penser que les zones arides ont un grand potentiel ainsi que la restauration des forêts
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467 millions d’hectares de forêts découverts par des scientifiques


 

Voilà une nouvelle à laquelle personne ne s’attendait : la Terre abriterait 467 millions d’hectares de forêts dont on ignorait totalement l’existence. Une découverte spectaculaire qui pourrait bousculer les perspectives écologiques à venir, et dans le bon sens !

Explications.

Source : Shutterstock

Missionnés par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (la FAO), les scientifiques à l’origine de cette enquête ont notamment eu accès aux données satellites de Google. Ce qu’ils ont découvert a dépassé toutes leurs espérances.

L’objectif initial était d’établir un nouveau recensement des forêts, plus précis, dans les zones arides de notre planète. Conclusion : ces territoires accueilleraient 1 079 millions d’hectares de forêt, soit 467 de plus que ce qu’affirmaient les précédentes estimations !

Source : Shutterstock

À l’échelle du globe, ce chiffre correspond toute de même « à une augmentation de la superficie mondiale des forêts d’au moins 9%… »

Les scientifiques s’attendaient à toutes les conclusions, mais certainement pas à celle-là. Jean-François Bastin, chercheur belge au sein de la FAO et collaborateur scientifique de l’Université libre de Belgique :

« J’étais le premier étonné de ces estimations. C’est en effet surprenant de mettre encore en évidence aujourd’hui des superficies de forêt non rapportées précédemment pour une surface équivalente à la forêt amazonienne »

Source : Shutterstock

Comme le souligne un communiqué diffusé le 12 mai 2017 par l’Université libre de Belgique, certaines régions du monde ont été particulièrement riches en surprises :

« Les différences sont particulièrement importantes en Afrique où les chiffres sont doublés. »

Mais, au delà de son aspect éminemment spectaculaire, cette découverte est surtout synonyme de nouvelles perspectives pour la recherche et l’écologie, comme le souligne Jean-François Bastin :

« En révélant le réel potentiel des zones arides en termes de couverture forestière, nos résultats et notre méthode apportent de nouvelles informations pour mieux comprendre les incertitudes actuelles dans le bilan carbone de la planète, et permettent le développement d’actions nouvelles pour la conservation et la restauration des forêts, et par conséquent, pour la lutte contre la désertification et le . »

Source : Shutterstock

Autrement dit, ces forêts immenses devraient amener les scientifiques à reconsidérer deux points essentiels : d’une part, la capacité des terres arides à accueillir de nouvelles forêts et, d’autre part, la quantité de gaz à effet de serre que la Terre, grâce à ses arbres, est capable de capter…

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Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vu vient de se détacher


Depuis un bout de temps, on parle qu’environ 10% du glacier Larsen C se préparait à se séparer,. Aujourd’hui, c’est chose faite. Quelles sera les conséquences, probablement pas grand chose pour le moment, enfin, disons que la suite est surveillée par les scientifiques
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Antarctique : l’un des plus grands icebergs jamais vu vient de se détacher

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

    C’est fait. La fissure qui galopait ces sept derniers mois le long de la plateforme de glace Larsen C vient de rejoindre la mer. Un des plus grands icebergs jamais vu vient de naître. Aux premières loges pour l’observer, y compris durant la nuit australe et par mauvais temps : le satellite Sentinel-1

     Que va-t-il se passer maintenant que cet iceberg géant s’est décroché ?

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le 12 juillet, la fissure dans la barrière de glace Larsen C, en Antarctique, apparue il y a plusieurs années, a atteint l’océan. Sa progression fut très rapide ces sept derniers mois.

  • Un iceberg géant, 50 fois plus grand que Paris et contenant autant d’eau que le lac Ontario, vient de naître.

  • Les scientifiques vont le surveiller de près. S’il se disloque, il pourrait dériver dans l’océan. Autrement, il pourrait se maintenir dans la même zone. Le reste de Larsen C devrait se fragmenter.

Le suspense dure depuis plusieurs mois mais l’heure du dénouement est arrivée : la longue fissure dans la plateforme de glace de Larsen C, au nord de l’Antarctique, vient de rejoindre l’océan. C’est donc un des plus grands icebergs jamais observés (de mémoire d’Homme) qui vient de naître ce 12 juillet, sous les yeux des scientifiques. Alors que la nuit et l’hiver austral règnent sur la région, les images radar du satellite Copernic Sentinel-1 (ESA), indispensables dans ces conditions, témoignent du vêlage d’une pièce de glace grande comme deux fois le Luxembourg.

« Cet évènement est un épisode spectaculaire dans l’histoire récente des barrières de glace de l’Antarctique, qui implique des forces au-delà de l’échelle humaine, dans un endroit où peu d’entre nous sont allés, et qui changera fondamentalement la géographie de cette région » écrit dans The Conversation Adrian Luckman, glaciologue à l’université de Swansea, Royaume-Uni, et membre de l’équipe scientifique du projet Midas qui étudie de près la progression de cette fissure.

 Apparue il y a plusieurs années, elle a beaucoup attiré l’attention des médias et du public depuis début 2017. Son avancée rapide impressionne et, enfin, début juillet, les chercheurs savaient que son destin était scellé.

« Nous nous attendions à cela depuis des mois mais la rapidité de la rupture finale a été un peu une surprise, déclare le chercheur à l’ESA. Nous allons continuer à surveiller à la fois l’impact de ce vêlage sur la plateforme de glace Larsen C et le sort de cet énorme iceberg. »

Le saviez-vous ?

Le nom de Larsen donné aux plateformes de glace de la péninsule Antarctique fait référence à l’explorateur norvégien Carl Anton Larsen qui, dans les années 1890, fit leur découverte.

Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC BY-SA 3.0 IGO

Comme en témoigne cette image radar du satellite Sentinel-1, la fissure dans la plateforme de glace Larsen C est arrivée jusqu’au bout, détachant ainsi un iceberg géant, l’un des plus grands jamais observés. © Copernicus Sentinel data (2017), ESA, CC BY-SA 3.0 IGO

Quel est l’avenir de cet iceberg géant ?

La superficie du nouvel iceberg est de 6.000 km2, ce qui, en comparaison, équivaut à 50 fois la taille de Paris, ou un département français comme le Gard ou la Savoie. Quant à son poids, les chercheurs l’estiment à plus d’un million de millions de tonnes. Il contiendrait autant d’eau que le lac Ontario, situé à la frontière américano-canadienne. Va-t-il fondre tout de suite et se déverser dans l’océan ? Son avenir est encore difficile à prédire, répondent les chercheurs. Il ne devrait pas partir à la dérive mais plutôt se maintenir dans la région durant plusieurs décennies. Sauf s’il se désintègre…, livrant alors une mosaïque de petits morceaux à la dérive vers les eaux plus chaudes. Ce sont des questions auxquelles les scientifiques cherchent des réponses, surtout dans notre monde qui se réchauffe.

Son influence restera toutefois imperceptible. Il ne représente que 10 % de Larsen C. Mais cette barrière qui cède morceau par morceau menace la stabilité des glaciers alentour.

En tout cas, « il n’y aura certainement pas d’effondrement imminent, sans aucun effet direct sur le niveau de la mer, car l’iceberg est déjà à flot et déplace son propre poids dans l’eau de mer » explique le professeur Luckman.

Du moins pas tout de suite. À terme, « compte tenu uniquement des bassins versants de glaciers qui s’écoulent dans Larsen C, le total, même après des décennies, sera probablement inférieur à un centimètre ».

Une partie des scientifiques, dont Luckman, pensent qu’à moyen terme, le reste de Larsen C, la quatrième plus grande plateforme de glace de l’Antarctique, aura le même sort que celui qu’ont connu Larsen A et B (en 1995 et en 2002), lesquels s’étaient désintégrés assez soudainement. Les satellites sont aux aguets

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Progression de la faille dans Larsen C depuis un an. Animation créée à partir des images radar de Copernic Sentinel. © Copernicus Sentinel data (2016–17), Swansea University

http://www.futura-sciences.com

Éclipses, fusées et satellites, tout ce qui va se passer dans l’espace en 2017


En 2017, le ciel n’est pas supposé de tomber sur notre tête, il va quand même se passer beaucoup de choses dans l’espace pour cette nouvelle année
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Éclipses, fusées et satellites, tout ce qui va se passer dans l’espace en 2017

 

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

ESPACE – En 2016, il s’est passé de nombreuses choses au-dessus de nos têtes. Certaines réjouissantes comme l’arrivée de la sonde Juno autour de Jupiter. D’autres, à l’instar de l’écrasement de l’atterrisseur européen de la mission ExoMars ou de l’explosion d’une fusée de SpaceX, un peu moins.

2017 devrait également compter de nombreux rendez-vous spatiaux et astronomiques. Le HuffPost fait le point sur les grands rendez-vous spatiaux de l’année.

 

13 janvier : sortie dans l’espace de Thomas Pesquet

ESA

L’astronaute français va sortir de la Station spatiale internationale pour y installer de nouvelles batteries. Il pourrait rester en combinaison dans le vide spatial plus de 7 heures. Ce sera le 11e astronaute européen à réaliser une sortie extravéhiculaire sur l’ISS. Le retour sur Terre de Thomas Pesquet est prévu en mai 2017.

Premier trimestre : test du lanceur de SpaceX destiné à aller sur Mars

SpaceX

C’est la fusée, ou plutôt le propulseur qui devrait envoyer, à terme, l’homme sur Mars, selon SpaceX. Initialement prévu pour fin 2016, mais retardé à cause de l’explosion de septembre, le lanceur de la société d’Elon Musk Falcon Heavy devrait être testé dans le premier trimestre de l’année.

Cette fusée géante est en réalité composée, pour faire simple, de trois Falcon 9, le lanceur utilisé actuellement par la société pour ravitailler la Station spatiale internationale.

21 août : éclipse solaire totale (aux États-Unis)

Manoj.dayyala

Ce sera la première éclipse totale pour les États-Unis du XXI siècle.

Deuxième semestre : La Chine se pose sur la Lune

DR

Dans le deuxième semestre, la Chine devrait envoyer sa sonde Chang’e 5 sur notre satellite naturel. Ce serait la première fois qu’un vaisseau chinois se pose sur la lune, y collecte des matériaux et échantillons et rentre sur Terre. La sonde Chang’e 3 s’était déjà posée sur la lune en 2013. La Chine souhaite poser un rover sur la Lune d’ici 2020.

15 septembre : la chute finale de la sonde Cassini

nasa

Depuis le 30 novembre, la sonde américaine observe au plus près les anneaux de Saturne. Elle va continuer de s’en rapprocher puis, en avril, va une nouvelle et dernière fois changer de trajectoire. Une modification qui lui sera finalement fatale, le 15 septembre 2017. Car sa nouvelle orbite va l’envoyer entre les anneaux intérieurs et à moins de 2000 km de l’atmosphère de Saturne. Durant ses derniers instants, Cassini va tenter d’analyser comme elle peut ce qu’elle voit, avant d’enfin pénétrer dans l’atmosphère de Saturne et d’y finir sa vie.

Décembre 2017 : TESS, le chasseur d’exoplanète

Nasa

D’ici la fin de l’année, la Nasa devrait lancer son Transiting Exoplanet Survey Satellite. En orbite autour de la Terre, TESS va tenter de trouver dans l’espace des exoplanètes, à l’instar du télescope spatial Kepler qui a déjà découvert des milliers de planètes en dehors de notre système solaire.

500.000 étoiles devraient être analysées, bien plus brillantes que celles surveillées par Kepler, selon la Nasa, parmi lesquelles les 1000 naines rouges les plus proches. Le lancement pourrait toutefois être différé à juin 2018.

Décembre 2017 : Cheops, le chasseur de planètes européen

Si tout se passe bien, l’ESA, l’agence spatiale européenne, devrait elle aussi lancer un satellite à la recherche d’exoplanètes, CHEOPS, pour CHaracterising ExOPlanet Satellite. Cette fois, le but ne sera pas d’observer de nouvelles étoiles, mais de regarder plus en profondeur celles dont les chercheurs savent qu’elles abritent des exoplanètes.

Avec une technologie de pointe, le satellite va permettre par exemple de connaître la taille de ces planètes avec une précision accrue. Car si l’on a déjà repéré de nombreuses exoplanètes, leurs caractéristiques ne sont encore que des estimations très imprécises. Or, ce que veulent les chercheurs, c’est pouvoir analyser le plus en détail possible ces astres.

Dans l’année : une société privée sur la Lune

Moon Express

Il n’y a pas de date de lancement fixée, mais une chose est sûre: Moon Express a bien obtenu l’autorisation du gouvernement américain pour se poser sur la Lune. Le PDG de la société privée, Bob Richards, souhaite à terme exploiter les ressources minières lunaires, même si les missions de retour d’échantillons ne sont pas prévues avant 2020, précise le site Nom de Zeus. Pour autant, nombreux sont ceux qui doutent de la capacité de la société à réaliser une chose pareille, voire même à simplement se poser sur la Lune.

http://quebec.huffingtonpost.ca/