À quoi pouvaient bien servir les tout petits bras du T-Rex ?


Les bras des T-Rex semblent vraiment inutiles, mais une nouvelle hypothèse pourrait  au contraire, le dinosaure l’utilisait pour approcher sa nourriture, qui semble logique quoique point de vue la proportion des bras en rapport avec la tête cela semble un peu bizarre.
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À quoi pouvaient bien servir les tout petits bras du T-Rex ?

 

T-Rex dinosaure théropode jurassic park Crétacé

 

Le T-Rex semblait pouvoir remontrer ses bras vers la poitrine et tourner les paumes de ses mains vers l’intérieur, comme pour applaudir. Crédits : Wikipedia

par Brice Louvet

S’il y a bien un dinosaure qui fait peur, c’est le T-Rex, star des films Jurassic Park. Mais le célèbre théropode, qui évoluait non pas au Jurassique mais au Crétacé, semblait présenter une faiblesse : ses bras. De nouvelles recherches indiquent pourtant que ces petits membres étaient peut-être plus importants qu’on ne le pensait.

Si nous savons aujourd’hui que le T-Rex était principalement un charognard il y a entre 66 et 85 millions d’années, vous n’auriez quand même pas voulu être pourchassé·e par l’animal. Et ce pour une raison évidente : sa gueule. Personne en revanche ne pourrait craindre ses petits bras. À tort ou à raison ? Si certains ont émis l’idée qu’ils étaient complètement inutiles, d’autres ont suggéré que les griffes tournées vers le bas leur permettaient de blesser leurs proies ou ennemis. Mais une récente étude a été présentée lors de la 78e assemblée annuelle de la Society of Vertebrate Paleontology, menée sur deux parents éloignés du théropode – le dindon et l’alligator. Les recherches ont plus particulièrement porté sur la rotation de leurs coudes. Les scientifiques proposent une utilité nouvelle : le T-Rex semblait être capable de remontrer ses bras vers la poitrine en tournant les paumes de ses mains vers l’intérieur.

« Ils ont peut-être été capables de faire pivoter la paume de la main vers l’intérieur et vers le haut de telle sorte que la paume de la main soit face à la poitrine lorsque le coude était fléchi, expliquent en effet Christopher Langel et Matthew Bonnan, de l’Université Stockton dans le New Jersey (États-Unis). Nous pourrions alors supposer qu’un tel mouvement (rotation de l’avant-bras et de la paume de la main vers la poitrine) pouvait permettre à certains théropodes d’approcher leur proie vers la gueule ».

Le T-Rex savait probablement que ses mâchoires étaient son arme la plus puissante. L’idée était donc de se servir de ses bras pour approcher la proie à bonne distance pour mordre.

Il ne s’agit que de suppositions basées sur l’anatomie de parents éloignés. En effet, on ne peut étudier directement les tissus articulaires du T-Rex car ceux-ci ont beaucoup de mal à fossiliser. Pour tenter d’en apprendre davantage, les chercheurs prévoient de se pencher sur la forme des membres antérieurs de l’Allosaure, un autre théropode carnivore, les comparant encore une fois avec les plus proches parents modernes.

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Un bébé monstre marin vieux de 85 millions d’années découvert dans le Kansas


Cela doit être plutôt rare de trouver des bébés dinosaures décédés probablement après sa naissance, il y a 85 millions d’années. Un adulte peut mesurer 2,2 mètres alors que ces ossements sont très petits.
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Un bébé monstre marin vieux de 85 millions d’années découvert dans le Kansas

 

mosasaure tylosaurus dinosaures reptiles crétacé kansas

De gauche à droite, un museau partiel avec des dents et leurs bases, un morceau de crâne et une section de la mâchoire supérieure avec des bases de dents. Crédits: Christina Byrd, responsable des collections de paléontologie au musée d’histoire naturelle Sternberg de Hays, au Kansas

par Brice Louvet

Une équipe de paléontologues annonce avoir identifié un jeune Tylosaurus, un type de mosasaure – probablement mort dans les jours qui ont suivi sa naissance. En revanche, l’espèce exacte du jeune défunt reste à déterminer. Les détails de l’étude sont rapportés dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

Au milieu du Crétacé évoluaient avec les dinosaures de gigantesques reptiles marins : les mosasaures, avec leur long museau conique. C’est d’ailleurs l’un d’eux que vous pouvez observer dans le film Jurassic World, sortant de son bassin pour dévorer un grand requin blanc. Les mosasaures se distinguaient en plusieurs espèces. Parmi elles figurait le Tylosuarus qui, à l’âge adulte, pouvait atteindre les 13 mètres de long. Mais ce n’est pas un adulte qui nous intéresse ici. Une équipe de l’Université de Cincinnati (États-Unis) explique en effet avoir analysé puis identifié le plus jeune spécimen retrouvé à ce jour. Il est probablement mort peu après sa naissance, il y a environ 85 millions d’années.

Les paléontologues ont ici examiné de minuscules fragments du museau, du crâne et de la mâchoire supérieure de la petite créature, retrouvés à l’ouest du Kansas en 1991. Le Tylosaurus est célèbre pour son long museau bordé de dents acérées (sauf à la pointe) qu’il utilisait pour assommer ses proies. Ce jeune spécimen, en revanche, ne présentait pas encore cette petite forme de pointe au bout de son museau. Celui-ci n’était donc pas encore développé. Côté mensurations, le crâne du bébé devait mesurer environ 30 cm de long, pour une longueur totale du corps estimée à 2,2 mètres environ.

Si l’on sait aujourd’hui qu’il s’agit bel et bien d’un jeune Tylosaurus, les chercheurs ne peuvent en revanche pas identifier son espèce avec certitude. Deux sont aujourd’hui connues, évoluant à la même époque dans la région : T. nepaeolicus et T. prorigen. Mais les fossiles manquent. Il est donc impossible de trancher pour l’une ou l’autre.

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Des arbres en fleurs gigantesques peuplaient l’Amérique du Nord il y a 90 millions d’années


Qui aurait cru qu’un rondin fossilisé pourrait raconter sa propre histoire après plus de 90 millions d’années. Un rondin qui autrefois était un arbre à fleur d’au moins 50 mètres de haut et qu’il était loin de sa forêt d’origine transporter par les vagues de l’océan jusqu’au terre d’Amérique à cette époque
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Des arbres en fleurs gigantesques peuplaient l’Amérique du Nord il y a 90 millions d’années

 

découverte arbre fleurs utah

Un morceau de la bûche pétrifiée, appartenant autrefois à un gigantesque arbre en fleurs. Crédits : D. D’EMIC

par Brice Louvet

La découverte d’un morceau de bois fossilisé dans l’Utah, aux États-Unis, suggère que de grands arbres en fleurs tapissaient déjà l’Amérique du Nord à l’âge du Turonien, il y a environ 90 millions d’années.

La découverte est rare, et donc exceptionnelle. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Adelphi et du musée d’histoire naturelle de Burpee, aux États-Unis, rapporte en effet l’analyse d’un ancien rondin, sorte d’énorme bûche pétrifiée, qui soutenait jadis un gigantesque arbre en fleurs. La découverte a été faite dans les schistes de Mancos, dans l’Utah. Celle-ci suggère alors que d’énormes angiospermes recouvraient la canopée nord-américaine au Crétacé, au moins 15 millions d’années plus tôt que prévu.

« Ces découvertes ajoutent beaucoup plus de détails à notre image du paysage au cours de la période turonienne, explique Michael D’Emic, de l’Université d’Adelphi et principal auteur de l’étude publiée dans la revue Science Advances. Depuis Darwin, l’évolution des plantes à fleurs a été un sujet de débat pour les paléontologues en raison du manque d’archives fossiles. Un seul spécimen peut aujourd’hui changer ce que nous savons de l’évolution précoce de ces arbres. Comprendre le passé est la clé de la gestion du futur, dit-il. Apprendre comment les environnements ont évolué et changé dans le passé nous apprend comment mieux se préparer aux futurs changements environnementaux ».

Cet arbre était grand, très grand. Le morceau fossile retrouvé présente en effet un diamètre de près 1,8 mètre pour 11 mètres de long. L’arbre, lui, devait probablement mesurer au moins 50 mètres de haut, estiment les chercheurs. L’analyse de la grume suggère par ailleurs que cet arbre évoluait il y a entre 90 et 94 millions d’années. Il fut également retrouvé dans ce qui était autrefois l’ancien delta d’une rivière empruntant la voie maritime qui séparait à l’époque les deux Amériques.

« Il a été transporté loin de sa forêt d’origine », explique le chercheur.

On imagine alors une grosse tempête soufflant sur cet immense arbre en fleurs, l’arrachant de son pied pour le laisser dériver dans une rivière. Un rondin s’est alors détaché pour finalement se retrouver minéralisé par les sédiments. Il ne fut retrouvé que 94 millions d’années plus tard par des chercheurs. Ces derniers notent également au passage les découvertes annexes, aux côtés de l’arbre, de fossiles de tortues et d’anciens crocodiles datant de la même époque.

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Découverte d’un coléoptère pris au piège dans l’ambre depuis 99 millions d’années


Un coléoptère très bien conservé pour ses 99 millions d’années. Il aurait des parents aussi vieux que 167 millions d’années, il aurait donc évolué avant la séparation du super continent.
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Découverte d’un coléoptère pris au piège dans l’ambre depuis 99 millions d’années

 

coléoptère ambre

Une vue dorsale du scarabée du Crétacé moyen Cretoparacucujus cycadophilus , y compris les cavités mandibulaires qu’il a probablement utilisées pour la pollinisation. Crédit: Chenyang Cai

par Brice Louvet

Il y a quelques jours, la découverte d’un scarabée coincé dans l’ambre depuis 99 millions d’années semble faire évoluer l’histoire des premiers insectes pollinisateurs de la planète.

On connaît cette relation particulière entre les insectes pollinisateurs et les plantes à fleurs, mais il y a eu un « avant ». Un autre groupe de gymnospermes à feuilles persistantes – appelées cycas – pourrait en effet avoir été parmi les premières plantes pollinisées par les insectes. C’est du moins ce que suggère la découverte dans le Myanmar d’un ancien coléoptère coincé dans l’ambre depuis 99 millions d’années (Crétacé), avec des grains de pollen de cycadales retrouvés autour de son corps. L’insecte, peut-on lire dans la revue Current Biology, présente également des plaques mandibulaires, chargées à l’époque de transporter le pollen.

« La découverte d’un insecte fossile exceptionnellement bien conservé est surprenante, explique Chenyang Cai, de l’Université de Bristol (Royaume-Uni) et co-auteur de l’étude, interrogé par Gizmodo. C’est le premier recensement de la famille des Boganiidae dans le Crétacé. Ce qui est plus fascinant, c’est qu’après avoir préparé la semelle d’ambre, la taille et le polissage sous microscopie à fort grossissement, nous avons trouvé beaucoup de minuscules grains de pollen à côté du scarabée ».

 

Grains de pollen de Cycad associés à C. cycadophilus Crédit : NIGPAS

« Les coléoptères boganiidés sont des anciens pollinisateurs des cycadales depuis l’époque des Cycades et des dinosaures », poursuit le chercheur.

Mais plus intéressant encore, ce coléoptère est connu pour avoir des parents proches qui remontent à la période jurassique précédente, originaires d’Afrique du Sud et d’Australie. La pollinisation par les coléoptères des cycadales aurait ainsi évolué avant la rupture éventuelle du supercontinent Gondwana au cours du Jurassique inférieur, il y a environ 167 millions d’années.

« Notre découverte indique une origine antique probable de la pollinisation des coléoptères au moins dans le Jurassique inférieur, bien avant la dominance des angiospermes et la radiation des pollinisateurs de plantes à fleurs, tels que les abeilles, plus tard dans le Crétacé ».

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Ce petit scarabée est coincé dans l’ambre depuis 99 millions d’années


Un scarabée pris dans l’ambre depuis 99 millions d’années. Il n’est plus tout jeune. Je croyais quand un scientifique trouvait quelques choses d’intéressant dans l’ambre, c’était assez visible. Il semble que non. Pour ce spécimen, l’entomologiste croyait que c’était une poussière, il a fallu beaucoup de travail pour finir par voir que c’était un scarabée. Qu’est ce qui le poussait à continuer à l’étudier ce morceau d’ambre ?
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Ce petit scarabée est coincé dans l’ambre depuis 99 millions d’années

 

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Crédits : Shuhei Yamamoto

par Brice Louvet

Un chercheur détaille la découverte d’un ancien petit scarabée à plumes coincé dans un morceau d’ambre vieux de 99 millions d’années. D’un demi-millimètre de long, ce scarabée de l’époque du Crétacé avait ses ailes déployées au moment de sa mort.

« Ces coléoptères vivaient au Crétacé, alors ils vivaient avec des dinosaures », note Shuhei Yamamoto, entomologiste au Field Museum of Natural History de Chicago (États-Unis), qui a découvert le scarabée.

Les scarabées à plumes ne bougent pas leurs ailes, mais les utilisent plutôt pour glisser dans l’air. Celui-ci eut probablement la malchance d’atterrir dans la sève d’un arbre, où il est resté coincé pendant des millions d’années. Les chercheurs ont décidé de nommer le petit insecte Jason, en référence à l’ancien héros grec qui navigua autour du monde à la recherche de la Toison d’Or. Le nom officiel de l’insecte est Kekveus jason. La découverte, elle, est décrite dans la revue Cretaceous Research.

Déterminer que Jason était bien un insecte ne fut pas une partie de plaisir. Le chercheur pensait d’ailleurs au départ qu’il ne s’agissait que d’un simple grain de poussière. Après une découpe de l’ambre, des heures et des heures de polissage et quelques zooms, il confirma que le grain était en fait un minuscule coléoptère préhistorique.

« Il nous a fallu plus de deux ans pour obtenir les photos que nous utilisions dans le journal », a-t-il déclaré.

Jason, dont le cercueil d’ambre a été retrouvé dans la vallée de Hukawng, dans le nord du Myanmar, est maintenant le plus ancien membre connu de la lignée du dendroctone. Vous les retrouverez aujourd’hui surtout dans les régions tempérées et tropicales.

Cette découverte au Myanmar n’est pas la première, et sûrement pas la dernière. Il y a quelques semaines, des chercheurs annonçaient la découverte d’une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée. L’année dernière, un morceau d’ambre retrouvé contenait les restes remarquablement conservés d’un oisillon vieux de 99 millions d’années.

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Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures


L’astéroïde qui est tombé au Yucatan au Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales et un changement climatique. La vie plus vite que pensait les scientifiques, elle s’est développé a différents degrés dans le monde,. Les scientifiques croient qu’avec ces informations, lors de la 6 ème extinction des espèces animales pourrait recommencer avec ou sans nous.
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Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures

 

La tête d'un tyrannosaure rex dont le squelette... (PHOTO  STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

La tête d’un tyrannosaure rex dont le squelette est vieux de 67 millions d’années.

PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
PARIS

La vie a fait rapidement sa réapparition à l’endroit où est tombé l’astéroïde qui a provoqué la disparition des dinosaures il y a environ 65,5 millions d’années, ont découvert avec surprise des chercheurs.

La chute de ce corps céleste sur l’actuelle péninsule du Yucatan au Mexique à la fin du Crétacé avait rayé de la carte environ les trois quarts des espèces, dont les dinosaures non aviaires.

Après ce cataclysme, l’écosystème marin s’est rétabli à un rythme variable à différents endroits du globe. Cela a pris jusqu’à 300 000 ans pour l’ouest de l’Atlantique nord et le Golfe du Mexique, proches du cratère d’impact Chicxulub mais nettement moins de temps ailleurs, rappellent les chercheurs dans une étude parue mercredi dans Nature.

Certains scientifiques en avaient déduit que la lenteur du retour de la vie sur des lieux proches du cratère était peut-être liée au rejet de métaux toxiques dans l’environnement lors de l’impact, qui auraient pollué les eaux de la région.

Dans ce cas, logiquement, le retour de la vie dans le cratère même aurait dû être encore plus lent, note Chris Lowery, de l’Institut de géophysique de l’Université du Texas à Austin.

Au lieu de cela, «nous avons découvert que la vie était repartie de façon étonnamment rapide» sur le site, «les premiers organismes marins colonisant le cratère quelques années seulement après l’impact», indique-t-il à l’AFP. «Un écosystème marin hautement productif a pu s’établir en l’espace de 30 000 ans», soit nettement plus rapidement que dans d’autres parties de l’océan Atlantique.

«Cela indique que la proximité de l’impact n’a pas retardé le rétablissement de la vie» et que ce sont probablement surtout des processus écologiques naturels locaux qui ont joué un rôle dans ce retour de la vie, souligne l’étude.

Forages

L’équipe de chercheurs faisait partie de l’expédition 364 du Programme international de découverte des océans (IODP en anglais) qui a effectué en 2016 des forages dans le cratère de Chicxulub, en partie immergé au large du Yucatan.

L’analyse des sédiments rocheux prélevés au fond du cratère a permis de découvrir des microfossiles – restes d’organismes unicellulaires d’algues ou de plancton – , et de mettre en évidence des trous laissés par des petites crevettes ou des vers.

La vie était déjà là «deux ou trois ans après l’impact», selon l’Université du Texas.

La chute de l’astéroïde sur le Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales. Son impact à la surface de la Terre a libéré une énorme énergie, estimée à 5 milliards de fois la puissance de la bombe atomique de Hiroshima.

L’explosion a aussi rejeté un énorme volume de roches pulvérisées, ce qui a opacifié l’atmosphère, provoquant un changement climatique.

Des scientifiques estiment que la Terre est en train de vivre une sixième extinction de masse, avec la disparition rapide de nombreuses espèces.

Le retour rapide de la vie après la chute de l’astéroïde il y a 65,5 millions d’années «est de ce fait d’un grand intérêt, car cela peut nous aider à comprendre comment les écosystèmes pourraient rebondir au regard de la perte de biodiversité actuelle liée au changement climatique, à la pollution, à la surpêche etc.», considère Chris Lowery

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Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée


Il y avait des tiques, il y a 100 millions d’années. Elles sont tenaces pour traverser les millénaires comme d’autres insectes. Une tique en particulier est morte deux fois. Une fois par le piège installée par une araignée et une autre fois pour l’ambre.
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Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée

 

 

Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

par Brice Louvet

Il y a environ 100 millions d’années, une tique eut le malheur d’errer sur la toile d’une araignée, obligeant l’arachnide à envelopper l’insecte dans une tombe de soie. La situation a ensuite empiré lorsque la tique est entrée en contact avec la sève d’un arbre, l’enveloppant encore davantage. Aujourd’hui, cette scène est immortalisée dans l’ambre.

Des traces de toiles d’araignées contenant des insectes avaient déjà été retrouvées; les fossiles contenant les restes de tiques préservés sont néanmoins très rares. Ce que nous apprend ce fossile – retrouvé dans le nord du Myanmar puis fourni au Musée d’histoire naturelle de Berlin par le collectionneur allemand Patrick Müller – c’est que les tiques étaient déjà capturées par les araignées au Crétacé.

C’est « la première fois que cette interaction spécifique entre les tiques et les araignées est documentée dans les archives fossiles« , écrivent les auteurs de cette nouvelle étude.

En regardant de près les fins filaments qui enveloppent encore la tique, les chercheurs ont été en mesure de confirmer l’emballage en soie d’araignée.

Aujourd’hui, plusieurs familles d’araignées sont connues pour capturer et consommer des tiques, mais était-ce déjà le cas au Crétacé, il y a 100 millions d’années ? Les chercheurs ne sont pas sûrs.

« Ce processus d’attaque permet d’immobiliser la proie, de la rendre inoffensive avant que l’araignée ne la morde pour tester si elle est acceptable ou non« , notent les chercheurs.

Nous ne savons donc pas si l’araignée comptait réellement consommer la tique.

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Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Tout ce que nous savons, c’est que la tique se serait cachée dans la végétation, dans l’espoir de s’accrocher à un petit mammifère ou à un dinosaure à plumes pour aspirer son sang. Mais elle est tombée d’une façon ou d’une autre dans un piège : une toile d’araignée. Et la résidente a rapidement enveloppé son cousin arachnide, soit pour la manger, soit par mesure de précaution.

Gros plan sur les fils de soie que l’araignée a utilisé pour envelopper sa proie, piégée pendant plus de cent millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans revue Cretaceous Research.

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