La Terre était instable avant l’extinction des dinosaures


En Antarctique, l’étude des fossiles trouvés a pu aider à mieux comprendre l’extinction des dinosaures. Il semble en effet que l’éruption des trapps du Deccan ait fragilisé la Terre avant l’astéroïde qui a changé le court de l’histoire des dinosaures.
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La Terre était instable avant l’extinction des dinosaures

Illustration montrant un dinosaure à la suite de la chute d'un astéroïde.

Les dinosaures n’ont pas survécu à la chute d’un important astéroïde il y a 66 millions d’années.

PHOTO : ISTOCK / SERPEBLU

L’activité volcanique a rejeté d’énormes quantités de CO2 dans l’atmosphère, ce qui a mené à une acidification des océans de la planète.

Alain Labelle


L’analyse de coquillages mis au jour en Antarctique confirme que l’écosystème terrestre ne se portait pas très bien avant l’impact de l’astéroïde qui a mené à la disparition à grande échelle d’espèces animales et végétales.

Les chercheurs américains Benjamin Linzmeier et Andrew D. Jacobson de l’Université Northwestern de Chicago ont analysé pour la première fois la composition isotopique du calcium des coquilles de palourdes et d’escargots fossilisés remontant à l’extinction massive du Crétacé-Paléogène.

Un chercheur tient une coquille fossilisée de palourde.

Un chercheur tient une coquille fossilisée de palourde, prélevée à l’île Seymour, en Antarctique.

PHOTO : UNIVERSITÉ NORTHWESTERN

Leurs analyses montrent que, dans la période précédant l’extinction, la chimie des coquillages s’est modifiée en réponse à une importante poussée de carbone dans les océans.

Selon les géoscientifiques, cet afflux de carbone est fort probablement lié aux éruptions qui se sont déroulées pendant des milliers d’années dans les trapps du Deccan, une région volcanique correspondant en gros à l’actuel territoire de l’Inde.

Nos données suggèrent que l’environnement changeait avant l’impact de l’astéroïde, et que ces changements étaient liés à l’éruption des trapps du Deccan. Benjamin Linzmeier

Ainsi, au cours des années qui ont précédé l’impact de l’astéroïde, ces trapps ont rejeté d’énormes quantités de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère, ce qui a mené à une acidification des océans de la planète qui a grandement affecté les organismes qui y vivent.

Une coquille fossilisée d'escargot.

Une coquille fossilisée d’escargot.

PHOTO : UNIVERSITÉ NORTHWESTERN

Une planète stressée

Il est clair que la Terre était sous pression avant l’extinction massive majeure, estime Andrew D. Jacobson.

L’impact de l’astéroïde coïncide avec une instabilité préexistante du cycle du carbone. Andrew D. Jacobson

De précédentes études avaient déjà exploré les effets potentiels des éruptions volcaniques, dont celles des trapps du Deccan, sur l’extinction massive des espèces qui a eu lieu à ce moment, en analysant différents sédiments à l’aide de traceurs chimiques.

Les présents travaux sont les premiers à se concentrer sur des organismes spécifiques, ce qui, selon les chercheurs, permet d’obtenir un portrait plus précis de la chimie océanique de l’époque.

Les coquilles se développent rapidement et leur croissance est fortement liée à la chimie de l’eau, explique Benjamin Linzmeier.

Et comme la vie de ces animaux est habituellement de courte durée, chaque coquille représente une photo instantanée de la chimie de l’océan à ce moment. Benjamin Linzmeier

Les coquilles d’animaux marins sont principalement composées de carbonate de calcium, le même minéral qui se trouve dans la craie et le marbre.

Il faut savoir que le CO2 qui se trouve dans l’eau dissout le carbonate de calcium, et qu’il affecte fort probablement la composition de la coquille sans la dissoudre.

Des empreintes du passé

L’équipe de recherche a analysé des coquillages prélevés dans la formation de Lopez de Bertodano, une région bien préservée et riche en fossiles de l’île Seymour, en Antarctique, à l’aide d’une technique qu’elle a elle-même créée, qui lui permet de séparer le calcium des autres éléments des coquillages, pour ensuite l’analyser avec un spectromètre de masse.

Nous pouvons mesurer les variations des isotopes du calcium avec une grande précision. Des variations isotopiques qui sont en quelque sorte des empreintes digitales qui nous aident à comprendre ce qui s’est passé. Benjamin Linzmeier

Le résultat de ce travail a permis de découvrir des informations pour le moins surprenantes.

Nous nous attendions à trouver des changements dans la composition des coquilles, mais avons nous toutefois été surpris par la rapidité avec laquelle ces changements se sont produits, poursuit M. Linzmeier.

Nous avons aussi été surpris de ne pas observer plus de changements associés au moment même de l’extinction. Benjamin Linzmeier

Un fossile sur une table.

Un fossile, prélevé en Antarctique, dans un laboratoire de l’Université Northwestern.

PHOTO : UNIVERSITÉ NORTHWESTERN

Le passé dans le futur

Le fait de comprendre comment la Terre a réagi par le passé au réchauffement extrême et à l’augmentation du CO2 peut, selon les chercheurs, nous aider à nous préparer à la façon dont la planète réagira aux changements climatiques actuels causés par l’humain.

Dans une certaine mesure, nous pensons que les anciens phénomènes d’acidification des océans sont indicateurs de ce qui se passe actuellement avec les émissions anthropiques de CO2. Andrew D. Jacobson

Peut-être pouvons-nous utiliser ce travail comme un outil pour mieux prédire ce qui pourrait se passer à l’avenir. Le système terrestre est sensible aux ajouts importants et rapides de CO2, et les émissions actuelles auront des conséquences environnementales, conclut M. Jacobson.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Geology (en anglais).

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Kamuysaurus japonicus : le plus grand dinosaure découvert au Japon


Un squelette vieux de 72 millions d’années a pu être reconstitué au Japon.  Il semble que ce soit une nouvelle espèce d’un dinosaure à bec de canard. Il était quand même assez grand avec ses 8 mètres , mais étant herbivore, il ne devait pas être une grand menace pour les plus petits dinosaures.
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Kamuysaurus japonicus : le plus grand dinosaure découvert au Japon



La reconstitution presqu’entière d’un squelette de dinosaure long de 8 mètres a permis à des chercheurs japonais d’identifier une nouvelle espèce. C’est le plus grand squelette de dinosaure jamais trouvé au Japon !

Des chercheurs japonais ont identifié une nouvelle espèce de dinosaure en reconstituant un squelette presque entier d’une longueur de huit mètres, le plus grand jamais trouvé dans l’archipel nippon. Après avoir analysé des centaines d’os vieux de 72 millions d’années, l’équipe menée par l’université de Hokkaido (nord du Japon) a conclu que ce squelette appartenait à une nouvelle espèce de la famille des hadrosauridés, dits « dinosaures à bec de canard », des herbivores de la fin de la période géologique du Crétacé.

Une partie de la queue du dinosaure avait été trouvée en 2013, puis des fouilles ultérieures avaient fait émerger l’ensemble du squelette. L’équipe lui a donné le nom de Kamuysaurus japonicus, qui signifie « dieu dragon japonais », selon un communiqué de l’université. Les auteurs estiment qu’il s’agissait d’un adulte âgé de neuf ans, qui aurait pesé 4 ou 5,3 tonnes selon qu’il marchait sur deux ou quatre pattes. La découverte a été publiée dans la revue spécialisée britannique Scientific Reports.

Reconstitution d'un squelette d'une nouvelle espèce de dinosaure, long de 8 mètres, le plus grand jamais trouvé dans l'archipel nippon. © Behrouz Mehri - AFP

Reconstitution d’un squelette d’une nouvelle espèce de dinosaure, long de 8 mètres, le plus grand jamais trouvé dans l’archipel nippon. © Behrouz Mehri – AFP

Un squelette de dinosaure exceptionnel en Asie de l’Est

« Le fait qu’un nouveau dinosaure ait été trouvé au Japon signifie qu’un monde indépendant de dinosaures a existé au Japon ou en Asie de l’Est, avec un processus d’évolution indépendant », a déclaré le chef de l’équipe, Yoshitsugu Kobayashi, cité dans le communiqué de l’université. 

Kamuysaurus japonicus a probablement vécu dans des zones côtières, un habitat inhabituel pour les dinosaures à cette époque. Les ossements donnent également des informations sur leur environnement.

« Il est rare qu’un [ndlr : squelette de] dinosaure aussi bien préservé soit retrouvé en Asie de l’Est, a précisé vendredi M. Kobayashi à l’AFP. Le Japon ayant beaucoup de sédiments marins, nous nous attendons à ce que plus de dinosaures soient déterrés à l’avenir. »

Cette découverte soulève l’hypothèse que certaines espèces de dinosaures « préféraient occuper des régions proches de l’océan et que l’environnement du littoral a joué un rôle important dans la diversification » des dinosaures au début de leur évolution, selon l’université de Hokkaido.

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Un nouveau dinosaure à bec de canard découvert dans l’Utah


Un bien drôle de dinosaure. Il n’était pas bien méchant malgré qu’il pût avoir jusqu’à 800 dents. Une belle dentition pour un herbivore.
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Un nouveau dinosaure à bec de canard découvert dans l’Utah


Larry Felder

Un membre jusqu’ici inconnu du groupe des dinosaures à bec de canard, Gryposaurus monumentensis, a été découvert dans le sud de l’Utah, révèle mercredi le Zoological Journal of The Linnean Society.

Plusieurs centaines de dents

Son crâne, de 76 cm de long, avait été trouvé en 2002 par un… fabricant de meubles de Pennsylvanie, déclenchant des fouilles approfondies deux années plus tard. Les restes de l’animal ont été mis au jour dans la formation de Kaiparowits, une couche géologique remontant à une période proche de la fin du crétacé (vieille de 75 millions d’années), en plein milieu du Grand Staircase-Escalante National Monument (le plus grand espace protégé des Etats-Unis, après le Parc national de Yellowstone).

Les mâchoires, hérissées de plus de 300 dents disponibles pour découper en tranches la matière végétale la plus dure, contiennent, à l’intérieur de l’os, de nombreuses dents de rechange, signifiant que ce gryposaure pouvait en porter jusqu’à 800 au moins, relèvent les auteurs de l’étude publiée dans la revue de la Société linnéenne de Londres.

Herbivore pacifique

Le nom de Gryposaurus monumentensis que lui ont donné ses parents scientifiques, Terry Gates et Scott Sampson, du Muséum d’histoire naturelle de l’université de l’Utah, à Salt Lake City, signifie littéralement «Lézard à bec en crochet» du parc du «Monument».

Cet animal, que Terry Gates n’hésite pas à qualifier de «monstre», était un pacifique herbivore faisant partie des hadrosaures, dinosaures dits à bec de canard, dont la taille variait généralement entre sept et dix mètres de long.

La dernière découverte, résument Terry Gates et Scott Sampson, montre que ces dinosaures formaient un genre très varié d’hadrosaures et qu’ils étaient largement répandus pendant plus de cinq millions d’années entre l’Alberta (Canada), au nord, et l’Utah sinon le Texas, bien plus au sud.

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Des punaises de lit au temps des dinosaures


Les punaises de lits sont des parasites très dérangeantes. Ce n’est pas parce qu’ils sont petits qu’ils ne sont pas résistant. La preuve, ils existaient au temps des dinosaures et on évolué pour s’adapter aux époques suivantes.
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Des punaises de lit au temps des dinosaures


Un insecte soutenu par une pince

Une punaise de lit Photo: Associated Press / Carolyn Kaster

Alain Labelle

Les punaises de lit, certains des parasites les plus indésirables de l’humanité, évoluent sur Terre depuis au moins 115 millions d’années et la peuplaient ainsi durant la même période que les plus grands dinosaures.

Ces insectes hétéroptères, qui se nourrissent de sang, ont ainsi résisté à la chute d’un astéroïde il y a 67 millions d’années et aux nombreuses éruptions volcaniques qui ont mené à l’extinction de masse de tant d’autres espèces.

Penser que ces parasites qui vivent dans nos lits aujourd’hui ont évolué il y a plus de 100 millions d’années et marchaient sur la Terre côte à côte avec les dinosaures a été une révélation. Mike Siva-Jothy, Université Sheffield

« Cette réalité montre que l’histoire de l’évolution des punaises de lit est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait auparavant », explique le Pr Siva-Jothy.

Pour arriver à établir que les punaises étaient présentes sur la planète dès le Crétacé, des paléontologues européens des universités de Sheffield (Royaume-Uni) et Dresden (Allemagne) ont comparé l’ADN de dizaines d’espèces actuelles pendant une quinzaine d’années.

Même avant leur premier hôte présumé

Les chercheurs ont aussi découvert que les punaises aujourd’hui dites de lit sont apparues entre 30 et 50 millions d’années plus tôt que la chauve-souris, le mammifère que les scientifiques pensaient, jusqu’à aujourd’hui, être leur premier hôte.

Le saviez-vous?

Il existe sur Terre pas moins de 100 espèces de punaises de lit qui se nourrissent de sang d’oiseaux ou de mammifères, dont plusieurs sont présentes au Québec.

La question est maintenant de savoir du sang de quel animal ces insectes de la taille d’un petit pépin de pomme se nourrissaient.

Nous ne savons pas quel était l’hôte des punaises au moment où T. rex foulait la surface de la Terre. Mike Siva-Jothy

D’autres études doivent être réalisées pour découvrir l’identité de cet hôte, mais les scientifiques estiment toutefois qu’il est improbable qu’il se soit nourri du sang des dinosaures.

La raison? Les punaises parasitent un animal qui possède habituellement un nid, comme l’humain possède un lit, un mode de vie que les dinosaures n’avaient pas adopté.

Les travaux de l’équipe européenne ont permis d’établir que les deux espèces de punaises de lit qui parasitent les humains de nos jours, la punaise commune (Cimex lectularius) et la punaise tropicale (Cimex hemipterus), sont apparues il y a environ 47 millions d’années et sont donc beaucoup plus vieilles que l’Homo sapiens.

Ces nouvelles connaissances semblent contredire l’hypothèse répandue prédisant que leur apparition coïncidait avec la scission entre Homo sapiens et Homo erectus il y a environ 1,6 million d’années.

Les scientifiques ont aussi établi que :

  • une nouvelle espèce de punaises de lit conquiert l’humain environ tous les 0,5 million d’années;

  • lorsque les punaises de lit changent d’hôte, elles conservent leur capacité de revenir à leur hôte original;

  • si certaines punaises de lit se restreignent à un hôte, d’autres restent « généralistes », et peuvent sauter d’un hôte à l’autre.

Ces dernières espèces, selon les chercheurs, risquent de s’adapter et de se nourrir de sang humain dans l’avenir, et cela ne prendra fort probablement pas un demi-million d’années, puisqu’il y a de plus en plus d’humains et d’animaux de compagnie qui s’offrent en garde-manger.

Le Pr Siva-Jothy espère qu’une meilleure compréhension de l’évolution des punaises permettra de les comprendre davantage, et peut-être de mieux contrôler leur prolifération.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Current Biology(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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Un cousin miniature du T-Rex découvert au Nouveau-Mexique


Il y a 92 millions d’années un cousin du T-Rex a été découvert au Nouveau-Mexique. Il n’était pas très grand, mais comme son cousin, il était carnivore ce qui le situe comme un prédateur.
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Un cousin miniature du T-Rex découvert au Nouveau-Mexique

Vue d'artiste de Suskityrannus hazelae, une nouvelle espèce appartenant à la super-famille des Tyrannosauroidea qui vivait il y a 92 millions d'années, durant le Crétacé, et précédait le Tyrannosaurus rex. © Andrey Atuchin

Vue d’artiste de Suskityrannus hazelae, une nouvelle espèce appartenant à la super-famille des Tyrannosauroidea qui vivait il y a 92 millions d’années, durant le Crétacé, et précédait le Tyrannosaurus rex. © Andrey Atuchin

Un petit bout de moins d’un mètre de haut apparenté au légendaire Tyrannosaurus rex, de son nom Suskityrannus hazelae, a été identifié par des paléontologues, menés par Sterling Nesbitt de Virginia Tech.

Il foulait cette Terre au beau milieu du Crétacé, il y a 92 millions d’années (Ma), aux côtés d’autres espèces emblématiques telles que le tricératops ou encore les dinosaures à bec de canard Edmontosaurus. En revanche, il précédait le T-Rex, apparu seulement vers 70 Ma. Il fait ainsi la transition entre les tyrannosaures géants et leurs minuscules cousins plus anciens, apparus dès 150 Ma.

Le paléontologue Sterling Nesbitt assis auprès du fossile de l'espèce Suskityrannus hazelae âgé de 92 Ma, qu'il a découvert en 1998 au Nouveau-Mexique. © Virginia Tech

Le paléontologue Sterling Nesbitt assis auprès du fossile de l’espèce Suskityrannus hazelae âgé de 92 Ma, qu’il a découvert en 1998 au Nouveau-Mexique. © Virginia Tech

« Suskityrannus hazelae nous donne un aperçu de l’évolution des tyrannosaures juste avant qu’ils ne dominent la planète », déclare dans un communiqué Sterling Nesbitt, qui a découvert le second fossile connu de l’espèce au Nouveau-Mexique en 1998, alors qu’il n’avait que 16 ans.

C’est à partir de ce squelette, plus complet que le premier fossile exhumé en 1997, que la nouvelle espèce a été décrite dans le journal Nature Ecology & Evolution. De son vivant, ce dinosaure ne dépassait pas un mètre à hauteur de hanches et trois mètres de long, et aurait pesé entre 20 et 40 kg. Il possède « un crâne et un pied beaucoup plus effilés » que le T-Rex et était, comme lui, un prédateur carnivore.

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Un mille-pattes vieux de 99 millions d’années découvert dans de l’ambre


Un mille-pattes de 99 millions d’années découvert dans l’ambre. Il vivait au temps des dinosaures. Il ressemble aux mille-pattes d’aujourd’hui, mais les paléontologues ne pouvait pas l’insérer dans leur classification actuelle, ils ont donc introduit dans un nouvel sous-ordre
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Un mille-pattes vieux de 99 millions d’années découvert dans de l’ambre


par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une équipe de paléontologues annonce avoir identifié un nouveau représentant des mille-pattes, coincé à l’intérieur d’une pierre d’ambre birman pendant au moins 99 millions d’années. Les détails de l’étude sont publiés dans la revueZooKeys.

Il n’y avait que des dinosaures et arthropodes géants à l’époque du Crétacé. Des créatures minuscules évoluaient également, cachées sous les fougères. Comme ce petit mille-pattes, de seulement 8,2 mm de long, récemment découvert coincé dans de l’ambre vieux de 99 millions d’années. Dès les premières analyses, les chercheurs ont rapidement compris qu’ils manipulaient l’un des plus anciens représentants mille-pattes de l’ordre Callipodida. Mais sa morphologie inhabituelle les aura également menés à réviser la classification actuelle du mille-pattes. Ils ont finalement introduit un nouveau sous-ordre.

Pour analyser la petite créature, les chercheurs expliquent s’être appuyés sur une nouvelle technique appelée “microscopie à rayons X 3D”. L’idée, pour faire simple, consiste à “trancher” le spécimen, ce qui permet d’examiner les plus petits détails de son anatomie. Détails qui nous seraient autrement invisibles. L’arthropode étudié était loin d’être le seul découvert dans ce gisement d’ambre birman (529 autres spécimens ont été découverts). En revanche, il était bel et bien le seul représentant de son sous-ordre, désormais baptisé Burmanopetalum inexpectatum.

Le mot inexpectatum signifie inattendu“, en latin. Tandis que l’épithète générique “Burmanopetalum” fait référence au pays de la découverte, le Myanmar – anciennement la Birmanie.

Un petit parmi les géants

« Ce petit mille-pattes a vécu à une époque où de terribles dinosaures et d’énormes arthropodes erraient sur la Terre, explique Pavel Stoev, du Museum national d’histoire naturelle de Bulgarie. On sait par exemple que les anciens mille-pattes du genre Arthropleura, qui habitaient l’Amérique du Nord et l’Écosse il y a 315 à 299 millions d’années, avaient déjà une longueur de 230 centimètres. Quant à notre nouveau spécimen, il vivait probablement dans des forêts tempérées composées d’arbres semblables à des pins et des séquoias, d’hépatiques et de fougères denses ».

« Nous avons eu tellement de chance de trouver ce spécimen si bien conservé dans l’ambre, se réjouit le chercheur. Nous avons été très surpris de constater que cet animal ne peut pas être classé dans la classification actuelle du mille-pattes.Même si leur apparence générale est restée inchangée au cours des 100 derniers millions d’années, notre planète ayant subi de profonds changements à plusieurs reprises au cours de cette période, certains traits morphologiques de la lignée des Callipodida ont considérablement évolué ».

Ce spécimen, à titre d’exemple, ne présente pas d’excroissances caractéristiques sur le dos, qui sont normalement présentes chez tous les membres actuels de l’ordre Callipodida. Une autre caractéristique inhabituelle est ses yeux, très simples, qui s’opposent à la vision plus complexe de ses contemporains.

Source

https://sciencepost.fr/

À quoi pouvaient bien servir les tout petits bras du T-Rex ?


Les bras des T-Rex semblent vraiment inutiles, mais une nouvelle hypothèse pourrait  au contraire, le dinosaure l’utilisait pour approcher sa nourriture, qui semble logique quoique point de vue la proportion des bras en rapport avec la tête cela semble un peu bizarre.
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À quoi pouvaient bien servir les tout petits bras du T-Rex ?

 

T-Rex dinosaure théropode jurassic park Crétacé

 

Le T-Rex semblait pouvoir remontrer ses bras vers la poitrine et tourner les paumes de ses mains vers l’intérieur, comme pour applaudir. Crédits : Wikipedia

par Brice Louvet

S’il y a bien un dinosaure qui fait peur, c’est le T-Rex, star des films Jurassic Park. Mais le célèbre théropode, qui évoluait non pas au Jurassique mais au Crétacé, semblait présenter une faiblesse : ses bras. De nouvelles recherches indiquent pourtant que ces petits membres étaient peut-être plus importants qu’on ne le pensait.

Si nous savons aujourd’hui que le T-Rex était principalement un charognard il y a entre 66 et 85 millions d’années, vous n’auriez quand même pas voulu être pourchassé·e par l’animal. Et ce pour une raison évidente : sa gueule. Personne en revanche ne pourrait craindre ses petits bras. À tort ou à raison ? Si certains ont émis l’idée qu’ils étaient complètement inutiles, d’autres ont suggéré que les griffes tournées vers le bas leur permettaient de blesser leurs proies ou ennemis. Mais une récente étude a été présentée lors de la 78e assemblée annuelle de la Society of Vertebrate Paleontology, menée sur deux parents éloignés du théropode – le dindon et l’alligator. Les recherches ont plus particulièrement porté sur la rotation de leurs coudes. Les scientifiques proposent une utilité nouvelle : le T-Rex semblait être capable de remontrer ses bras vers la poitrine en tournant les paumes de ses mains vers l’intérieur.

« Ils ont peut-être été capables de faire pivoter la paume de la main vers l’intérieur et vers le haut de telle sorte que la paume de la main soit face à la poitrine lorsque le coude était fléchi, expliquent en effet Christopher Langel et Matthew Bonnan, de l’Université Stockton dans le New Jersey (États-Unis). Nous pourrions alors supposer qu’un tel mouvement (rotation de l’avant-bras et de la paume de la main vers la poitrine) pouvait permettre à certains théropodes d’approcher leur proie vers la gueule ».

Le T-Rex savait probablement que ses mâchoires étaient son arme la plus puissante. L’idée était donc de se servir de ses bras pour approcher la proie à bonne distance pour mordre.

Il ne s’agit que de suppositions basées sur l’anatomie de parents éloignés. En effet, on ne peut étudier directement les tissus articulaires du T-Rex car ceux-ci ont beaucoup de mal à fossiliser. Pour tenter d’en apprendre davantage, les chercheurs prévoient de se pencher sur la forme des membres antérieurs de l’Allosaure, un autre théropode carnivore, les comparant encore une fois avec les plus proches parents modernes.

Source

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