La solitude est vraiment mortelle


Une étude sur les effets négatifs de la solitude sur la santé si on est un homme ou une femme ou de l’ethnie que nous appartenons. Chose de sûr, de plus en plus de gens vont se sentir abandonnés et isolés dans les années avenir
Nuage

 

La solitude est vraiment mortelle

 

 Il marche seul  | Pensiero License by

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Repéré par Peggy Sastre

Repéré sur American Journal of Epidemiology, American Cancer Society

Quels que soient le sexe ou la race, l’isolement social augmente la mortalité toutes causes confondues.

Les effets délétères de la solitude sur la santé sont connus depuis de nombreuses années. Mais jusqu’à aujourd’hui, la majorité des études sur le sujet portaient sur des femmes et des hommes blancs. Un travail en passe d’être publié dans la revue American Journal of Epidemiology est l’un des premiers à corréler de manière prospective l’isolement social, la mortalité toutes causes confondues et le risque de développer des maladies cardiaques sur un large échantillon (580.182 personnes) ethniquement diversifié et suivi pendant trente ans. Il en ressort que la solitude augmente le risque cardiaque et la mortalité toutes causes confondues chez tous les individus, quels que soient leur sexe et leur race, et qu’elle augmente spécifiquement le risque de cancer chez les femmes et les hommes blancs.

Menée par Kassandra Alcaraz, membre de la société américaine de cancérologie et spécialiste des inégalités en matière de santé, l’étude pondère plusieurs marqueurs de l’isolement social –statut marital, fréquentation de services religieux, participation à des activités collectives et associatives, nombre d’amis et de proches, etc.– pour concevoir une échelle de la solitude en 5 points. Par exemple, une personne mariée, se rendant fréquemment à l’église, membre de plusieurs associations et pouvant compter sur sept vrais amis ou plus reçoit un score de 0 (le minimum de solitude), quand le célibataire athée sans la moindre carte de club et ayant moins de sept amis dans sa vie chiffre à 4 (5 étant le top de l’abandon).

Globalement, les chercheurs observent que l’origine ethnique est un prédicteur plus fort d’isolement social que le sexe: les femmes et les hommes blancs ont plus de chances d’être dans le haut du panier des interactions sociales que leurs homologues noirs. Et chez les Blancs, les risques de la solitude pèsent plus lourdement sur les femmes que sur les hommes, avec des corrélations généralement plus solides durant les quinze premières années de suivi.

«Notre étude indique qu’une mesure composite de l’isolement social est un prédicteur solide du risque de mortalité chez les hommes, les femmes, les Noirs et les Blancs», écrivent les scientifiques. «Comparés aux moins isolés, les femmes et les hommes noirs ont plus de deux fois plus de risque de mourir quelle qu’en soit la cause, tandis que chez les Blancs, les hommes et les femmes ont respectivement 60% et 80% de risque supplémentaire.»

Selon les chercheurs, à l’heure du développement de la médecine de précision, l’analyse de telles associations entre socialité et santé devrait gagner en importance clinique, tant l’isolement semble un facteur de mortalité indépendant aussi notable que d’autres plus connus comme l’obésité, la sédentarité ou encore le manque d’accès aux services de santé.

http://www.slate.fr/

L’isolement social, un phénomène préoccupant dans les pays développés


De tout les tranches d’âge, des personnes souffrent d’isolement social. Au Royaume-Uni, ils ont créer un ministère de la solitude pour trouver des solution pour ces personnes. Au Canada, ce sont surtout les personnes âgées qui souffrent d’isolement social, c’est un mal imprévu de la vie moderne. Avant, il y avait tellement d’occasion pour dire un simple bonjour, le facteur, aller à la banque, et autres .. Maintenant, on peut tout avoir en restant à la maison .. Sauf de la chaleur humaine.
Nuage

 

L’isolement social, un phénomène préoccupant dans les pays développés

 

«Nous devons réexaminer nos choix de société et nos choix de vie»

  •  

  • Linda Givetash

  • La Presse canadienne

La création au Royaume-Uni d’un ministère de la Solitude pour lutter contre l’isolement social frappe l’imagination, mais cette annonce a le mérite en tout cas de braquer les projecteurs sur un problème réel, qui touche aussi le Canada, estiment des experts de ce côté-ci de l’Atlantique.

Isobel Mackenzie, qui défend les droits des personnes âgées en Colombie-Britannique, n’est pas certaine que ce soit la voie à suivre, mais cette annonce permet de parler de ces gens qui ont justement peu de personnes à qui parler.

Selon Andrew Wister, directeur du centre de recherche en gérontologie de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, près d’un Canadien sur cinq éprouve une forme ou une autre d’isolement social. Cette solitude non désirée peut avoir de graves effets sur la santé mentale et physique, voire sur la mortalité, et le professeur Wister croit que le Canada devrait profiter de l’expérience britannique pour amorcer un débat public sur cet enjeu.

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a annoncé mercredi la création d’un ministère de la Solitude, première initiative pour donner suite aux travaux d’une commission qui a mis en lumière des taux d’isolement «inquiétants» dans toutes les tranches d’âge. Le titulaire du nouveau portefeuille devra notamment oeuvrer avec tous les ministères pour identifier et soutenir les mesures qui fonctionnent déjà.

M. Wister estime que cette approche interministérielle est essentielle, car les facteurs qui expliquent l’isolement sont extrêmement variés. Au Canada, le Conseil national des aînés concluait en 2017 que les personnes âgées les plus à risque sont celles qui vivent seules ou dans des localités éloignées, celles qui s’identifient comme faisant partie des minorités sexuelles, et celles qui souffrent d’un handicap ou de pauvreté. Les aînés déplorent surtout le manque d’accès aux transports, aux soins de santé et aux services sociaux.

Isobel Mackenzie soutient aussi que l’isolement social est une «conséquence imprévue» de la vie moderne, notamment des nouvelles technologies de consommation. Puisqu’on est de plus en plus poussé à faire ses opérations bancaires et ses emplettes en ligne, certaines personnes risquent de parler à de moins en moins de personnes chaque jour.

«Nous devons réexaminer nos choix de société et nos choix de vie, qui contribuent peut-être, à long terme, à créer les conditions favorables à la solitude et à l’isolement, croit Mme Mackenzie. Des choix comme habiter dans une maison individuelle en banlieue, rouler seul dans sa voiture, communiquer par l’entremise des médias sociaux plutôt que de vive voix.»

Et l’isolement est un phénomène particulièrement grave chez les personnes âgées de 80 ans et plus, même en résidences, parce qu’elles ont souvent vécu le décès du conjoint, rappelle-t-elle.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Aînés: plus d’appels automatisés, recommande un coroner


 

Nous sommes rendus-là ! Des personnes isolées socialement peuvent mourir sans que personnes s’en préoccupe et la découverte d’une personne décédée peut durer des semaines, des mois. Il y a les appels automatisés qui peuvent appeler une fois par jour pour s’assurer que tout va bien … vue qu’appeler un voisin, un parent, un ami est de moins en moins en vogue. Avant un loyer non payer recevait la visite du propriétaire, mais dans bien des cas, le prélèvement  du logement se fait automatiquement sur le compte .. Cela me fait penser à mon voisin, qui était mort depuis 1 semaine et pourtant, il venait d’une famille nombreuse..
Nuage

 

Aînés: plus d’appels automatisés, recommande un coroner

 

 

Davantage d'aînés devraient adhérer à un programme d'appels automatisés qui... (Photo François Roy, archives La Presse)

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

 

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

Davantage d’aînés devraient adhérer à un programme d’appels automatisés qui envoie les services d’urgence en cas d’inactivité, selon le coroner chargé d’enquêter sur le décès d’une femme dont le corps partiellement momifié a été retrouvé un mois après sa mort.

La femme de Trois-Rivières – aux prises avec des problèmes psychiatriques et «isolée socialement» – ne recevait qu’environ un appel par mois de son fils, selon le Dr Raynald Gauthier. Elle vivait dans un HLM de l’Office d’habitation municipale de Trois-Rivières.

Son corps a été retrouvé en novembre 2015, mais le rapport sur ce décès vient d’être publié. La femme de 65 ans est décédée de causes naturelles.

«Il est navrant de constater que des personnes âgées, isolées socialement et demeurant dans des immeubles de type office d’habitation municipale, peuvent décéder et manquer à l’appel durant des périodes aussi prolongées sans que personne ne puisse s’en inquiéter», a écrit le coroner Gauthier à la fin de son rapport.

Il y recommande aux offices d’habitations du Québec de faire la promotion du programme Pair.

Ce programme «a pour but précisément d’offrir à la communauté une sécurité accrue par un service d’appels quotidiens automatisés», écrit le Dr Gauthier. «Les horaires d’appels sont modulés pour accommoder les horaires de vie de chaque participant. Si un appel ne reçoit pas de réponse, il y a relance; deux ou trois autres appels sont effectués avant de lancer une alerte au 911.»

Ce programme pourrait permettre de sauver des vies, selon lui.

http://www.lapresse.ca

La solitude tue jusqu’à la santé


Il y a vivre seul et interagir avec les gens et l’isolement social qui est de s’enfermer dans sa solitude. L’isolement social entraine des conséquences sur la santé et la santé morale.
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La solitude tue jusqu’à la santé

 

Loneliness | Mattia Mionetto via Flickr CC License by

Loneliness | Mattia Mionetto via Flickr CC License by

Repéré par Camille Desmaison-Fernandez

L’isolement social est aussi dangereux que le tabagisme ou l’obésité. Mais il est parfois difficile d’admettre qu’on en souffre.

Depuis les années 1980, la proportion d’Américains qui se disent seuls a doublé, passant de 20 à 40%. Une récente étude du Crédoc recense qu’un français sur 10 n’a plus aucun contact avec les membres de son entourage familial et social.

Des chiffres d’autant plus inquiétants que la solitude est dangereuse pour la santé. Et le plus dur dans la maladie, c’est d’en souffrir seul. Dans son article pour le New York Times, Dhruv Khullar recense de nouvelles études qui montrent que la solitude est extrêmement nocive, notamment pour le sommeil, le système immunitaire et le stress. De plus, elle augmente de 29% le risque de maladie cardiaque, et de 32% le risque d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

Les individus isolés sont deux fois plus susceptibles de mourir prématurément que ceux qui ont des interactions sociales plus fréquentes. Et cette vulnérabilité commence tôt: les individus qui étaient socialement isolés lorsqu’ils étaient enfants ont une moins bonne santé vingt ans plus tard.

Difficile à admettre, compliquée à traiter

 

Et la solitude est d’autant plus difficile à soigner qu’elle est compliquée à admettre. Dire que l’on est seul, c’est admettre son échec dans les domaines fondamentaux de la vie. Et demander à se faire aider, c’est accepter la solitude comme une pathologie.

Alors que chez les plus vieux, la solitude provient souvent de l’éloignement géographique de la famille –qui quitte la province natale pour le métro-boulot-dodo– chez les plus jeunes, elle est plus complexe à traiter.

La solitude d’un individu n’est pas forcément due à de mauvaises compétences sociales ou à un manque de soutien social. L’isolement peut être dû en partie à une sensibilité inhabituelle aux signaux sociaux. Les individus touchés par la solitude seraient plus à même de percevoir les signaux ambigus négativement dans les relations sociales, et vouloir s’en préserver en s’isolant.

Les liens sociaux constitutifs du bien-être

Les études ayant écumé le sujet s’accordent: la connexion humaine est centrale dans le bien-être. Pour préserver la santé de nos pairs, il est de notre devoir de maintenir ou créer des liens.

C’est pourquoi des chercheurs ont proposé un programme concret, le linkAges, un échange de service inter-générationnel, qui part du principe que tout le monde à quelque chose à offrir: des leçons de guitare, un partenaire de Scrabble, une virée chez le docteur. L’objectif: resserer les liens sociaux par un troc de services ponctuels.

 

http://www.slate.fr/

L’amitié aurait un impact positif sur la santé


Encouragé, l’amitié, les activités physiques et bien sûr, une bonne alimentation dès le jeune âge et à l’adolescence seraient des atouts importants sur la santé en vieillissant. L’amitié en temps réel et non via internet pour éviter la sédentarité et les maladies qui en découlent
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L’amitié aurait un impact positif sur la santé

 

Les chercheurs ont découvert que l'inclusion sociale à... (Photo Thinkstock)

Les chercheurs ont découvert que l’inclusion sociale à l’adolescence protégeait contre l’obésité abdominale.

PHOTO THINKSTOCK

La Presse Canadienne
Montréal

Plus un individu entretient de liens d’amitié en bas âge, meilleure sera sa santé au début et à la fin de sa vie, démontre une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill.

Cette étude serait la toute première à établir un lien direct et définitif entre les liens sociaux et des mesures concrètes de la santé physique, comme l’obésité abdominale, l’inflammation et l’hypertension artérielle. Ces facteurs peuvent tous déboucher sur des problèmes de santé à long terme comme le cancer, la maladie cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux.

La professeure Kathleen Mullan Harris a déclaré que les adolescents et les jeunes adultes devraient être encouragés à développer leurs réseaux sociaux, au même titre qu’on les encourage à bien s’alimenter et à être actifs physiquement.

Les chercheurs ont découvert que l’isolement social, à l’adolescence, entraîne une hausse de l’inflammation identique à celle associée à la sédentarité, tandis que l’inclusion sociale protégeait contre l’obésité abdominale. Plus tard pendant la vie, l’isolement social était plus nuisible à la santé que le diabète, en ce qui concerne le contrôle de l’hypertension artérielle.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.

http://www.lapresse.ca/