Les élèves moins performants ont un cerveau différent


Des conclusions qui ne me surprennent pas. La pauvreté amène bien des obstacles pour l’épanouissement d’un enfant et il semble que dans le domaine de l’apprentissage, les scientifiques peuvent cerner mieux les conséquences de la pauvreté et la structure du cerveau.
Nuage

 

Les élèves moins performants ont un cerveau différent

 

Les élèves moins performants ont un cerveau différent

Le faible niveau de revenu familial pourrait avoir des conséquences.Photo Fotolia

Une équipe de chercheurs américains de l’University of Wisconsin-Madison, aux États-Unis, a mis en évidence que des enfants de familles pauvres présentaient des changements structurels dans le cerveau qui pourraient expliquer leurs problèmes d’apprentissage

Le faible niveau de revenu d’une famille pourrait avoir des conséquences sur le développement du cerveau des enfants ce qui expliquerait, pour certains, leurs difficultés. Voilà ce qu’on peut lire dans une étude menée par une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Seth Pollak et publiée dans le Journal JAMA pediatrics.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont analysé 823 clichés issus de l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) de 389 enfants et adolescents âgés de 4 à 22 ans. La collecte des données a commencé en novembre 2001 et a pris fin en août 2007. Les participants ont été sélectionnés en fonction d’une variété de facteurs soupçonnés d’affecter négativement le développement du cerveau.

«Avec les données recueillies, nous avons démontré que les enfants des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté fédéral présentaient un développement structurel atypique de plusieurs zones du cerveau, dont la matière grise, le lobe frontal, le lobe temporal et l’hippocampe», soulignent les responsables de l’étude.

4 À 7 POINTS DE MOINS AUX TESTS

Les résultats ont notamment mis en évidence que les volumes régionaux de la matière grise de ces enfants étaient de 8 à 10 % en dessous de la norme de développement.

Avec des conséquences pour la réussite scolaire. En moyenne, ces derniers ont obtenu 4 à 7 points de moins aux tests que les autres enfants de famille plus aisées. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que l’hippocampe appartient au système limbique et qu’il joue un rôle central dans la mémoire.

«Notre travail suggère que les structures cérébrales spécifiques de l’apprentissage sont vulnérables aux conditions environnementales de la pauvreté, tels que le stress, le manque de stimulation et des problèmes de nutrition. Si oui, il semblerait que le potentiel des enfants à la réussite scolaire soit réduit dès le plus jeune âge par ces circonstances. Le développement des régions du cerveau étudiées dans cette étude semble être sensible à l’environnement de l’enfant. Ces observations devraient permettre de déboucher sur des initiatives de politique publique visant à améliorer et à réduire les disparités entre les familles afin de modifier le lien entre pauvreté, difficultés dans le processus cognitif de l’enfant et réussite scolaire», concluent les auteurs de l’étude.

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► La paréidolie,


Connaissez-vous la paréidolie ? Peut-être pas le nom, mais surement d’expérience. D’ailleurs, les photos reçues de la NASA de la planète Mars, beaucoup ont cru voir des formes connus, pensant qu’il y aurait eu une activité extraterrestre. On n’oubli pas non plus,  cette semaine, le coeur sur Pluton. Bref,  dans la vie de tous les jours, notre cerveau devine des formes en tout temps, que ce soit dans les nuages, les bâtiments, les objets, brefs n’importe quoi.
Nuage

 

La paréidolie

 

Pareidolie-Visage-Objet-01

Une paréidolie est une sorte d’illusion d’optique qui consiste à associer un stimulus visuel informe et ambigu à un élément clair et identifiable, souvent une forme humaine ou animale.

Le cerveau structure son environnement en permanence, quitte à transformer les informations fournies par la rétine en objets connus. À la différence des illusions d’optiques qui découlent des lois universelles de la perception humaine, chacun peut, dans le cas des paréidolies, voir une chose différente. L’Homme a tendance à deviner notamment des visages dès qu’un objet y ressemble. Les attentes, les prédispositions, la culture de chacun a un impact sur ces « projections ». Les paréidolies relèvent donc de phénomènes cognitifs complexes.

Les pistes neuro-cognitives pour expliquer la paréidolie tiennent de la neurophysiologie de la perception :

« On devine plus qu’on ne voit » ainsi que de mécanismes innés de reconnaissance de formes
[Wikipedia]

Suède_paréidolie

Pareidolie-Visage-Objet-03

 

Pareidolie-Visage-Objet-07

Pareidolie-Visage-Objet-09

Pareidolie-Visage-Objet-10

Pareidolie-Visage-Objet-15

Pareidolie-Visage-Objet-16

Pareidolie-Visage-Objet-19

Pareidolie-Visage-Objet-20

Pareidolie-Visage-Objet-21

Pareidolie-Visage-Objet-23

face-pepperbell

Pareidolie-Visage-Objet-25

Pareidolie-Visage-Objet-26

Pareidolie-Visage-Objet-27

Pareidolie-Visage-Objet-28

Pareidolie-Visage-Objet-29

Pareidolie-Visage-Objet-30

Pareidolie-Visage-Objet-31

 

Pareidolie-Visage-Objet-34

Pareidolie-Visage-Objet-35

Pareidolie-Visage-Objet-36

 

Pareidolie-Visage-Objet-39

Pareidolie-Visage-Objet-40

 

Pareidolie-Visage-Objet-44

Pareidolie-Visage-Objet-45

Pareidolie-Visage-Objet-46

Pareidolie-Visage-Objet-47

Pareidolie-Visage-Objet-48

 

Pareidolie-Visage-Objet-50

http://www.laboiteverte.fr/

Pourquoi est-ce si dur de retenir le nom des gens?


Si vous êtes comme moi, retenir les noms est un exploit, sauf si cela a un intérêt ou encore comme une animatrice qui donnait son prénom aux enfants, elle avait donné aussi son diminutif qui m’a aidé a retenir plus facilement son prénom complet
Nuage

 

Pourquoi est-ce si dur de retenir le nom des gens?

 

Pourquoi est-ce si dur de retenir le nom des gens?

Le cerveau humain ne parvient à se concentrer que sur une seule chose à la fois.Photo Fotolia

Arrêtez de culpabiliser lorsque vous oubliez le prénom de la personne que l’on vient de vous présenter, car ce ne serait pas – totalement – de votre faute. Il ne s’agit pas d’une maladie à  proprement parler: le seul à  blâmer, c’est votre cerveau. 

Bien avant que les hommes n’utilisent le langage, ils se reconnaissaient uniquement en se voyant. Notre cerveau a donc évolué dans ce sens. La neuroscientifique E. Clea Warburton l’a expliqué au site Science Friday:

«Nous sommes programmés pour encoder et extraire les informations visuelles bien plus que les informations auditives».

UN PROBLÈME D’ATTENTION?

Plus qu’un simple problème de mémoire, il s’agit également d’un problème d’attention. Le cerveau humain ne parvient à se concentrer que sur une seule chose à la fois. Si vous vous préparez à vous présenter, il ne va donc pas être en mesure d’enregistrer correctement les informations émises au même moment. Celles-ci peuvent aussi être données trop rapidement pour être retenues, ce qui n’arrive jamais avec un visage.

Ce dernier peut en effet créer beaucoup plus de riches stimuli qu’un prénom, qui n’est rien d’autre qu’une succession de lettres sans signification particulière. Un visage contient en revanche une multitude d’informations diverses et variées que le cerveau analyse et enregistre.

Enfin, retenir un prénom est aussi une marque d’intérêt. Si vous n’y arrivez pas, c’est peut-être parce qu’inconsciemment vous n’avez pas envie de nouer une nouvelle relation.

http://fr.canoe.ca/

Un homme a perdu la mémoire après être allé chez le dentiste.


Un cas mystérieux de la médecine, d’un homme qui depuis des années ne se souviens que quelques minutes a la fois. Les spécialistes ne comprennent pas comment il a pu perdre ses souvenirs simplement après un traitement chez le dentiste
Nuage

 

Un homme a perdu la mémoire après être allé chez le dentiste.

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/leventlecri/2428230989" target="_blank">À certains égards, le processus de formation des souvenirs est encore flou</a> | Le vent le cri via Flickr CC <a href="crédit photo" target="_blank">License by CC</a>

À certains égards, le processus de formation des souvenirs est encore flou | Le vent le cri via Flickr CC License by CC

Repéré par Aude Lorriaux

William est incapable de se souvenir d’une nouvelle chose pendant plus d’une heure et demie. A l’exception du décès de son père.

Qu’est-il arrivé à William il y a maintenant dix ans? Ce soldat britannique et père de deux enfants, qui semblait en parfaite santé, a perdu la mémoire le 14 mars 2005, après un banal rendez-vous chez le dentiste pour une dévitalisation. Son cerveau est intact, et aucun des multiples scanners et tests effectués sur lui n’ont réussi à montrer la moindre lésion.

Pourtant, William est désormais incapable de se souvenir d’une chose pendant plus de quatre-vingt-dix minutes. Si on ne lui rappelle pas, il imagine que ses enfants ont toujours 8 et 11 ans, et pas les dix ans de plus qu’ils ont pris entre-temps. Comme si l’encre des souvenirs refusait de s’imprimer dans son cerveau. La seule donnée que le Britannique a intégré de manière pérenne lors de cette dernière décennie est la mort de son père, même s’il n’a pas en tête les circonstances exactes.

Ce cas énigmatique, qui n’est pas sans rappeler le scénario du film Memento, questionne aujourd’hui notre manière d’appréhender le cerveau, rapporte le site de la BBC qui détaille l’histoire.

Les souvenirs sont-ils quelque part?

Principal suspect: le processus de fabrication de protéines par les synapses, qui permet de consolider les souvenirs

Dans le cas de William, les médecins ont d’abord supposé qu’il s’agissait d’une hémorragie, mais n’ont rien trouvé. Aucune partie de son cerveau n’avait été atteinte, au contraire d’Henry Gustav Molaison, un patient devenu amnésique à la suite d’une opération chirurgicale en 1953 et l’un des cas de référence pour les pertes subites de mémoire. William n’aurait pas non plus connu de trauma.

Gerald Burgess, le psychologue qui s’occupe de lui et a publié récemment un papier scientifique sur le sujet dans la revue PubMed, suspecte une autre cause: le processus de fabrication de protéines par les synapses, qui permet de consolider les souvenirs dans le temps. Mais, pour l’heure, il n’en a pas la confirmation.

En attendant, le cas de William donne du grain à moudre aux adeptes de la théorie de Bergson, exposée dans Matière et mémoire (1896), selon laquelle les souvenirs ne sont logés nulle part, et l’esprit ne serait pas réductible à la matière. Gerald Burgess espère, lui, que la médiatisation de son cas permettra de faire naître de nouvelles théories. Cinq autres exemples de perte de mémoire sans lésions cervicales sont recensés par la littérature médicale.

http://www.slate.fr/

Comment l’exercice physique booste nos capacités mentales


L’activité physique n’est pas juste pour être en forme physiquement, mais il est un atout essentiel pour le moral, il a un effet d’antidouleurs et stimule même la matière grise. Nous ne sommes pas tous sportifs, mais un exercice modéré au moins 30 minutes par jour, ne font pas de tort à personne
Nuage

 

Comment l’exercice physique booste nos capacités mentales

 

Pratiquer un exercice physique entraîne notamment un afflux de sérotonine dans le cerveau. © CRISTINA QUICLER / AFP

Pratiquer un exercice physique entraîne notamment un afflux de sérotonine dans le cerveau. © CRISTINA QUICLER / AFP

Par Elena Sender

Mémoire, cognition, humeur : l’exercice physique optimise les performances et la santé mentales. De nouvelles études montrent que l’augmentation du taux d’endorphines n’est plus la seule explication.

CERVEAU. 65 % des Français pratiquent une activité sportive au moins une fois par semaine, pour être en forme, se dépasser, perdre du poids, se muscler ou encore évacuer le stress. Aujourd’hui, une motivation supplémentaire vient s’ajouter à la liste. L’exercice physique transforme aussi le cerveau ! À preuve, les résultats d’une étude finlandaise, publiée par l’université de Jyväskylä en mars. Sur dix paires de jumeaux masculins adultes, âgés de 32 à 36 ans, celui des jumeaux qui a fait le plus d’activités physiques durant les trois années précédentes possède un plus large volume de matière grise (corps cellulaires et synapses) dans deux structures cérébrales cruciales, le striatum (impliqué dans les mouvements volontaires et la gestion de la douleur) et le cortex préfrontal (le « PDG » de notre cerveau).

Bien avant cette découverte, on savait déjà que le sport avait un impact sur notre tête. Tous ceux qui font de l’exercice l’ont déjà ressenti. Après un entraînement, bien que fatigué, on se sent détendu et de meilleure humeur.

« L’action bénéfique est immédiate, on parle d’effet aigu », note le professeur Charles-Yannick Guezennec, ancien professeur à l’hôpital du Val-de-Grâce, médecin du sport à l’hôpital de Perpignan, dont les recherches ont porté sur l’endocrinologie et la neurochimie de la fatigue chez les sportifs de haut niveau. Mais il y a mieux : « Lorsque l’entraînement est régulier, un autre effet, chronique celui-là,s’installe, menant à une amélioration générale et durable de notre mental. »

Moins d’anxiété, moins de déprimes et de névroses

 

Une vaste étude de l’Université libre d’Amsterdam (Pays-Bas), remontant à 2006, était déjà très éclairante sur ce point. 19.288.sujets, de l’adolescence à l’âge adulte, avaient été suivis pendant onze ans. Résultat, ceux qui pratiquaient au moins 60 minutes d’exercice par semaine étaient en moyenne moins anxieux, moins déprimés, moins névrosés, plus extravertis et recherchaient des sensations plus intenses que les non-pratiquants. « 

C’est un fait avéré, l’activité musculaire influe sur la neurochimie cérébrale et probablement, en conséquence, sur le comportement », poursuit le spécialiste. 

La tête et les jambes sont donc bien liées par quelque mécanisme secret. Oui mais lequel ?

La première hypothèse date des années 1980, après l’observation de l’effet antidépresseur de la course à pied. On attribue alors le phénomène à une augmentation du taux sanguin d’endorphines, des neuromédiateurs opiacés endogènes, aux propriétés analgésiques et euphorisantes. On se demande même si certains sportifs ne deviendraient pas dépendants à cette morphine naturelle ! En 2008, une étude en imagerie cérébrale de l’université de Munich (Allemagne) montre chez dix athlètes que certaines zones du cerveau fixent bien les opioïdes pendant l’effort. Mais cette théorie accuse des faiblesses.

« Lorsqu’on administre un antagoniste des endorphines, la naloxone, on ne modifie pas le comportement du sportif », explique Charles-Yannick Guezennec. Il y aurait donc d’autres processus en jeu. Tout d’abord, la sécrétion — lors d’une activité physique — de monoamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), et de cortisol (l’hormone du stress), qui engendrent une stimulation générale et une sensation d’euphorie. Aujourd’hui, une autre hypothèse est privilégiée, celle dite « de l’axe sérotoninergique, explique le médecin. La contraction musculaire engendrerait, au bout d’un certain temps, un afflux d’acides aminés (tryptophane) qui favoriserait la synthèse de sérotonine dans le cerveau, un neuromodulateur impliqué dans plusieurs fonctions dont la régulation de l’humeur ».

L’effet anti-dépresseur du sport.
L’activité musculaire prolongée entraîne une libération de tryptophane (acide aminé) par le muscle (1) et le foie (2). Traversant la barrière hémato-encéphalique, qui protège le cerveau, le tryptophane va favoriser la synthèse de sérotonine (3), essentielle dans la régulation de l’humeur, de l’anxiété, de l’appétit et du sommeil.

© Betty Lafon / Sciences et Avenir

Plus les sujets ont fait de l’exercice, meilleure sera leur mémoire

Grâce à tous ces mécanismes conjugués, l’exercice sportif joue un rôle stimulant, antidépresseur et antidouleur. Mais pas seulement. Des études montrent qu’il améliore également la mémoire. En 2003, l’équipe de Marcus Richards, de l’University College de Londres (Royaume-Uni), examine le lien entre activité physique et mémoire chez 1919 adultes. Leur niveau d’activité physique est évalué à l’âge de 36 ans, puis leur mémoire verbale à 43 et 53 ans.

Conclusion : plus les sujets ont fait de l’exercice à 36 ans, meilleure est leur mémoire en milieu de vie ! L’effet peut être plus immédiat encore.

En 2014, l’équipe de Lisa Weinberg du Georgia Institute of Technology (Etats-Unis) a demandé à des étudiants de mémoriser 90 photos, puis de pratiquer un exercice de musculation des jambes — tandis qu’un groupe témoin  restait assis. Deux jours plus tard, les étudiants devaient reconnaître le plus d’images possible sur un lot de 180. Surprise, le groupe entraîné a su en reconnaître 60 %, 10 % de plus que les témoins…

Le sport a-t-il donc un impact sur les performances scolaires ?

Oui ! », affirme Martine Duclos, chef du service médecine du sport du CHU de Clermont-Ferrand. La chercheuse, qui est en train d’analyser le devenir de 13000 adolescents français de 15 à 19 ans, a constaté « une corrélation positive entre leur condition physique et la catégorie de lycée dans lequel ils étaient (général, professionnel, agricole). »

En 2013, une étude de l’université de Dundee en Écosse qui a suivi 4755 adolescents à 11, 13 et 16 ans montrait déjà que le niveau d’activité physique modérée avait un impact positif sur les performances en anglais, mathématiques et sciences.

« Il faut réhabiliter le muscle », assène Martine Duclos. Et le médecin d’évoquer un phénomène d’action directe sur les neurones, au moins chez la souris : « L’activité musculaire entraîne la production de myokines, des protéines qui, par un mécanisme complexe, vont pousser le cerveau à produire des facteurs de croissance, des neurotrophines et plus particulièrement le BDNF (brain-derived neurotrophic factor). »

Chez la souris, le BDNF intervient dans la formation des circuits neuronaux et comme régulateur important de la plasticité synaptique. Il favorise la création de microvaisseaux (angiogenèse) et la production de nouveaux neurones (neurogenèse). 

30 minutes d’activité par jour pour un adulte 

« En résumé plus l’activité musculaire est élevée, plus l’angiogenèse et la neurogenèse sont importantes, plus on a de connexions synaptiques et donc meilleures sont les capacités cognitives », explique Martine Duclos.

 Reste à le prouver chez l’homme. Et de nombreuses questions ne sont pas résolues : l’effet bénéfique s’arrête-t-il quand l’entraînement cesse ? À quel niveau situer l’activité physique pour en tirer le meilleur parti ?

En l’absence de tests spécifiques, les spécialistes citent les recommandations officielles pour la santé générale : une heure par jour d’activité modérée à intense pour les enfants, 30 minutes d’activité modérée cinq fois par semaine pour un adulte ou un adolescent. Plus d’hésitation : pour le bien-être de notre tête, chaussons nos baskets.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Cerveau : pourquoi le trajet retour semble souvent plus court que l’aller


Il semble que ce soit une perception générale que tous, nous avons cette impression qu’un voyage aller-retour ne s’effectue pas dans les mêmes temps. Notre cerveau, en effet donne l’impression que le retour est toujours moins long
Nuage

 

Cerveau : pourquoi le trajet retour semble souvent plus court que l’aller

 

Le cerveau revisite et reproduit le voyage après-coup. © Ben Pipe Photography / Cultura Creative / AFP

Le cerveau revisite et reproduit le voyage après-coup. © Ben Pipe Photography / Cultura Creative / AFP

Par Lise Loumé

Des chercheurs japonais se sont penchés sur cette question que se posent de nombreux voyageurs, alors que leur trajet aller a la même durée que leur retour.

Que l’on voyage en voiture, en train ou en avion, le constat est souvent le même : le trajet aller semble plus long que le retour. Et ce même si la distance et le temps réel sont absolument identiques. Une erreur de perception du temps que l’on doit à notre cerveau seul, explique une équipe japonaise de l’université d’Osaka dans une petite étudeparue dans Plos One.

Une impression a posteriori

EXPÉRIENCE. Pour découvrir les mécanismes cérébraux à l’origine de ce phénomène, les chercheurs ont demandé à vingt personnes, âgées de 20 à 30 ans, de regarder plusieurs vidéos. Celles-ci, d’une durée de 26 minutes environ, ont été réalisées à partir d’images captées par une caméra accrochée à la poitrine d’un marcheur. La moitié des participants a regardé un aller-retour effectué sur une même route, tandis que l’autre a suivi la vidéo de deux trajets complètement distincts sur des routes différentes.

Durant l’expérience, chaque individu (seul dans une pièce) devait signaler oralement à quel moment trois minutes s’étaient selon lui écoulées, et ce sans pouvoir consulter ni montre ni horloge. Les scientifiques mesuraient l’activité cardiaque des participants via un électrocardiogramme, vérifiant ainsi que leur activité nerveuse ne biaise pas les résultats. Les chercheurs ont ainsi constaté que la perception du temps ne variait pas d’un panel à l’autre. Puis un questionnaire a été soumis à chacun à sa sortie. C’est à ce moment-là que les scientifiques ont remarqué une différence de perception du temps : a posteriori, les participants ont tous trouvé le trajet retour bien plus rapide que l’aller !

Ne pas se fier (toujours) à sa mémoire

« Les deux groupes ne semblaient pas ressentir le temps de manière différente au moment de l’expérience, en revanche, c’est en y repensant que les effets se font sentir », commente le Pr Ryosuke Ozawa, co-auteur de l’étude, au journal Los Angeles Times.

Ce phénomène n’est pas ressenti en temps réel, mais en repensant à son voyage : le cerveau reproduit le voyage après-coup.

« Ce n’est pas une question de mesurer le temps en lui-même, mais plutôt de jugement du temps passé, basé sur notre mémoire », résume-t-il.

Preuve, une nouvelle fois, que la mémoire peut nous jouer des tours.

PSYCHOLOGIE. En 2011, des chercheurs néerlandais avaient émis l’hypothèse que cette erreur de perception s’expliquait notamment par un phénomène appelé « la violation des attentes » :

« Les gens sont souvent plutôt optimistes avant un déplacement qui, au bout du compte, leur paraît plus long que prévu, explique Niels Van de Ven, l’un des auteurs de cette précédente étude, au Los Angeles Time. Au retour par conséquent, ils se disent : « Ça va encore être long, mais finalement ce n’est pas si terrible que ça ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Faut-il éradiquer le sucre ?


Le sucre, le garnement qui donne bien des maux à notre mode de vie. Doit-on le supprimer complétement ? Pourtant, le sucre est important pour le corps et surtout le cerveau. En fait, une alimentation équilibrée donnerait probablement assez sucre pour la journée et mieux vaut diminuer les bonbons, pâtisseries, etc.
Nuage

 

Faut-il éradiquer le sucre ?

 

Faut-il éradiquer le sucre ?

 

Éradiquer le sucre de son alimentation, c’est la nouvelle mode. Et ça démarre fort. Livres, témoignages, articles dans la presse, sur des blogs, buzz et défis sur les réseaux sociaux et bientôt un docu à la télévision. Le sucre est accusé de tous les maux et si on ne l’éradique pas, c’est qu’on va rater sa vie ! On fait le point.

Le sucre, c’est quoi ?

Un glucide, nommé saccharose, composé de deux molécules, une de fructose et une de glucose. Ce sucre se trouve à l’état naturel, en plus ou moins grandes quantités, dans les légumes, les fruits, le miel, la sève de l’érable et d’autres plantes.

Le « produit sucre » est extrait de la canne à sucre et de la betterave qui sont particulièrement riches en saccharose. Commercialisé sous diverses formes de poudres, le sucre est un des produits de base de la pâtisserie et de la biscuiterie, essentiel dans la confiserie et intensément employé par l’industrie alimentaire tant pour des boissons que pour toutes sortes de produits solides.  

C’est donc la suppression du produit sucre qui se répand. Cela dit, toutes celles qui plongent dans cette mode continuent de manger du sucre (saccharose) à l’insu de leur plein gré. Quand, par exemple, elles se régalent d’un abricot bien mûr, elles absorbent environ 5 g de sucre-saccharose.

Le sucre : à quoi sert-il ? 

Tous les glucides que vous absorbez, d’où qu’ils viennent, se transforment en glucose, le plus simple d’entre eux qui est nécessaire au fonctionnement de toutes les cellules de votre corps et l’essentiel fournisseur de cette énergie dont vous avez besoin en permanence (même quand vous dormez).

Cette transformation des glucides en glucose prend plus ou moins de temps, selon la nature du glucide : simple, comme le sucre, ou complexe, comme l’amidon des céréales. D’autre part, certaines cellules peuvent aussi utiliser d’autres nutriments (certains acides gras) pour trouver de l’énergie.

MAIS le seul et unique fournisseur d’énergie de votre cerveau, c’est le glucose. Sans lui, il ne peut pas fonctionner et dès qu’il en manque un peu dans le sang qui l’irrigue, il manifeste immédiatement son mécontentement sous forme de malaise (hypoglycémie).

Le sucre, qui contient une molécule de glucose et une autre de fructose (qui se transforme rapidement en glucose), est ainsi un des bons fournisseurs de votre cerveau. Les diabétiques le savent bien : ils ont toujours sur eux du sucre (ou une boisson sucrée) pour pallier immédiatement une hypoglycémie qui peut leur être fatale. Les sportifs le savent aussi : après un long effort, ils ont besoin d’un produit sucré.

Le sucre : quelle quantité ?

Le sucre ne contient rien d’autre que ses deux glucides. Il n’y a ni vitamines, ni sels minéraux. C’est le grand reproche qui lui est adressé car il apporte ce que l’on appelle des calories vides.

Depuis des années, toutes les instances nutritionnelles étaient d’accord sur le fait que les calories apportées par le sucre (4 par gramme) ne doivent pas dépasser 5 % des calories totales. Tout récemment, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a incité à ne pas dépasser 10 % des calories quotidiennes, tout en précisant que 5 %, ça serait mieux pour la santé.

Si vous êtes une femme de taille moyenne n’ayant pas une grande activité physique, vous dépensez environ 2000 calories par jour. Vous pouvez donc consommer de 25 à 50 g de sucre (5 % de vos calories = 100 calories = 25 g de sucre). Soit 175 g à 250 g par semaine. Ce qui vous laisse quand même une certaine marge.

Le sucre : où se trouve-t-il ?

Ce quota quotidien sans danger, vous l’épuisez rapidement avec un soda à 30 g de sucre la cannette. C’est pourquoi vous avez tout intérêt à boire de l’eau qui, de toute façon, vous désaltère beaucoup mieux !

Mais vous l’entamez très peu avec les 2 à 3 g de sucre que vous apporte une barre de 10 g de chocolat noir à 70 %.

En revanche, si vous êtes une habituée des aliments industriels sucrés : viennoiseries, biscuits, pâtisseries, desserts industriels et produits sucrés de toutes sortes (bonbons, barres énergétiques et autres confiseries), il est évident que vous dépassez allègrement le quota OMS de 10 % et que vous consommez beaucoup trop de sucre.

Le sucre : quels méfaits ?

Le sucre est cariogène, ceci est démontré depuis longtemps. Mais si vous brossez vos dents matin et soir, le risque de caries est quasiment neutralisé. D‘où l’importance d’inculquer cette habitude de base à vos enfants.

Sinon, c’est uniquement l’excès des calories apportées par le sucre qui est nocif et qui fait le lit de pas mal de maladies, la vedette étant l’obésité (d’où découlent diabète, maladies cardiovasculaires, etc.).

Le sucre est aussi accusé d’être responsable de l’acné, de la stérilité, de perturber la digestion et la flore intestinale, etc. Aucune étude n’a encore clairement démontré ces méfaits.

Le sucre : suscite-t-il une dépendance ?

Le sucre suscite du plaisir, et ce dès la naissance. Un bébé à peine sorti du ventre de sa mère sourit si on lui met un peu de sucre sur la langue et grimace si c’est une substance salée, acide ou amère.

Ensuite, ce goût pour le sucré évolue selon l’environnement familial et les habitudes alimentaires. Il est évident que plus on donnera d’aliments sucrés à un enfant, plus il s’y habituera et plus ce goût lui restera toute sa vie. Rien de pire que le bonbon récompense et la bouteille de soda en permanence dans le frigo !

L’énergie quasi immédiate apportée par un produit sucré (ou une boisson sucrée) ne peut que renforcer ce goût pour le sucre.

Entraîne-t-il pour autant une dépendance ? La question fait débat. Cette dépendance au sucre, comme à une drogue, n’a été démontrée scientifiquement que par une étude sur des rats, ce qui ne signifie pas grand chose.

Mais ce qui n’a plus besoin d’être démontré, c’est qu’un aliment sucré déclenche une série de réactions qui s’enchaînent, comme les dominos qui dégringolent : sécrétion d’insuline (l’hormone nécessaire pour métaboliser le glucose dans les cellules), consommation de celui-ci par les cellules qui vont l’utiliser ou le stocker sous forme de gras, diminution du glucose dans le sang et besoin de sucre pour compenser le manque.

Tout cela se déroule lentement lorsque l’aliment sucré est consommé en fin de repas et assez vite lorsqu’il l’est entre les repas.

Autrement dit, plus vous grignotez de produits sucrés, plus vous buvez de boissons sucrées, plus vous avez envie de sucre. C’est physiologique et cela peut effectivement être qualifié de dépendance ou d’intoxication. 

Faut-il éradiquer le sucre de votre alimentation ?

Non, évidemment, si votre consommation de sucre ne dépasse pas les 25 à 50 g par jour admis.

Dans le cas contraire, il est évident qu’il faut la réduire, c’est une mesure de sécurité pour votre santé. Si vous avez des kilos en trop, c’est aussi une des bonnes mesures à prendre pour les évacuer. Mais il ne faut pas le remplacer par du faux sucre et des produits light : les édulcorants sont loin d’être innocents.

Faut-il céder à la mode actuelle et vous lancer le défi de l’éradiquer de votre alimentation ? À vous de décider, en pesant bien tout ce que cela va entraîner dans votre quotidien familial et social !

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

Sources : OMS Centre des medias http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/ . Menella JA, Pepino Y, Reed DR. Genetic and environmental déterminants of bitter perception and sweet préférences. Pediatrics 2005, 115, e216-e222. Chiva, M. Le doux et l’amer. PUF, Paris, 1985. Lenoir M., Serre F., Cantin L. et al., Intense sweetness surpasses cocaine reward, PLoS One, 2007, 2, p. e698

http://www.e-sante.fr/