Patient hors norme : une femme aveugle voit des objets en mouvement


    Le cerveau peut avoir des capacités vraiment étonnantes. Suite à des lésions cérébrales, une dame est devenue aveugle, enfin, elle est atteinte du syndrome de Riddoch. Le cerveau a trouvé un moyen détourner pour entretenir une forme de vision. Elle voit que les choses en mouvement et rien de ce qui est inerte.
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    Patient hors norme : une femme aveugle voit des objets en mouvement

     

    Marie-Céline Ray

    Journaliste

    Une Écossaise devenue aveugle suite à des lésions cérébrales présente certaines capacités visuelles surprenantes : par exemple, elle voit la pluie tomber sur une vitre mais pas le paysage. Des chercheurs canadiens ont cherché des explications dans son cerveau.

    Milena Canning (48 ans) est une patiente tout à fait étonnante : cette femme aveugle voit des objets mais seulement s’ils sont en mouvement ! En 1999, suite à une infection respiratoire et une série d’AVC, elle a perdu la vision. Elle est restée dans le coma pendant huit semaines et, quand elle s’est réveillée, elle souffrait d’une cécité corticale causée par d’importantes lésions dans les aires visuelles du cerveau.

    Mais bizarrement, elle s’est aperçue qu’elle avait quand même certaines capacités visuelles. Par exemple, elle voyait le reflet scintillant d’un sac qu’on lui avait offert : c’était comme un éclair vert ! De manière générale, elle percevait des objets en mouvement : par exemple, la queue de cheval de sa fille en train de marcher, sans pour autant voir son visage ; la pluie qui tombe sur une fenêtre, mais pas le paysage derrière ; l’eau qui coule du robinet, mais pas la baignoire pleine d’eau ; ou encore la vapeur qui s’échappe de son café chaud, mais pas sa tasse.

    Elle a consulté son ophtalmologue qui a pris au sérieux ses observations : il lui a conseillé de se balancer dans un rocking-chair pour améliorer ses performances visuelles, mais aussi de prendre des leçons d’équitation.

    Milena Canning est un cas typique du syndrome de Riddoch, qui décrit une personne aveugle capable de voir un objet uniquement s’il bouge, mais pas s’il est immobile. Le syndrome de Riddoch, ou phénomène de Riddoch, concerne des patients qui ont eu des lésions dans le cortex visuel. Une équipe de l’université Western dans l’Ontario (Canada) s’est intéressée au cas de Milena Canning et a publié deux articles à son sujet.

    Une nouvelle preuve de la plasticité cérébrale malgré de graves lésions

    Les chercheurs canadiens ont fait passer à Milena Canning une IRM fonctionnelle pour voir en temps réel comment fonctionnait son cerveau. Dans leur dernier article paru en mai 2018 dans Neuropsychologia, ils décrivent l’étendue des lésions cérébrales de la patiente, dans le cortex occipito-temporal, et dans les deux hémisphères.

    Le cortex visuel se trouve dans le lobe occipital, ce qui explique la cécité corticale de la patiente, comme l’explique Jody Culham, professeur à l’université Western :

    « Il lui manque un morceau de tissu cérébral de la taille d’une pomme à l’arrière de son cerveau – presque tous ses lobes occipitaux, qui traitent la vision. »

    Plutôt que de fermer l’ensemble de son système visuel, elle a développé des « routes secondaires »

    Pour pallier à ces graves lésions, le cerveau de Milena Canning utiliserait des chemins détournés pour voir :

    « Dans le cas de Milena, nous pensons que la « super-autoroute » pour le système visuel a atteint une impasse. Mais plutôt que de fermer l’ensemble de son système visuel, elle a développé des « routes secondaires » qui pouvaient contourner l’autoroute pour apporter de la vision – en particulier des mouvements – à d’autres parties du cerveau. »

    Les scientifiques expliquent que, lors de leurs expériences, Milena Canning percevait le mouvement et la taille de balles qu’ils faisaient rouler vers elle : elle pouvait les attraper avec sa main. Elle se déplaçait aussi dans une pièce en évitant des chaises placées sur son chemin. L’IRM a révélé le bon fonctionnement d’un complexe de l’aire temporale moyenne impliquée dans le traitement du mouvement : l’aire MT. La perception du mouvement serait donc liée au bon fonctionnement de cette aire dans les deux hémisphères.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Milena Canning a perdu la vue à cause de lésions cérébrales dues à des AVC.

  • Elle voit cependant des objets en mouvement.

  • Des chercheurs lui ont fait passer une IRM pour mieux comprendre quelles aires fonctionnaient dans son cerveau.

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L:e Saviez-Vous ► Homme vs animal : qui est le plus fort ?


L’être humain aurait parfois besoin d’une leçon d’humilité face aux autres espèces qui font partie de ce monde. Sommes-nous aussi performants en tout, que ce soit la vitesse, notre ADN, notre force etc. ?
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Homme vs animal : qui est le plus fort ?

 

 

L’Homme, cet étrange animal, existe depuis 2,5 millions d’années, depuis les premières tailles de pierre d’Homo habilis. L’humanité a connu depuis des phases très difficiles et, parmi la douzaine d’espèces du genre Homo, une seule subsiste encore aujourd’hui : la nôtre.

Pourtant, les scientifiques estiment qu’elle a frôlé l’extinction il y a plusieurs dizaines de milliers d’années, quand la population se résumait à quelques milliers d’âmes, réparties sur le territoire africain. Homo sapiens a résisté… et même mieux que cela, puisqu’il a depuis colonisé tous les continents, tous les milieux, et s’est adapté à tous les climats. L’humanité compte aujourd’hui plus de 7 milliards de membres et gouverne le monde.

Une domination sans partage due à des capacités supérieures à tous les niveaux ? Même pas, comme le révèle ce diaporama. L’Homme n’est pas le plus grand, ni le plus fort. Il n’a pas le plus gros cerveau. Il n’est pas celui qui vit le plus longtemps. On peut toujours lui opposer un animal qui fait mieux. L’occasion pour nous de faire preuve d’un peu d’humilité…

On vous dit souvent que vous avez une cervelle de moineau ? C’est un très beau compliment ! Pendant longtemps, pour se rassurer, l’espèce humaine a considéré que l’intelligence était fonction du rapport entre la taille du cerveau et la taille du corps… et elle croyait être la championne, selon ce critère.

C’est faux ! Le cerveau humain, représenté ici par Albert Einstein, ne compte que pour 2 à 2,5 % du poids du corps alors que chez le moineau, la proportion s’élève à 7 % !

© Skeeze, Wikipédia, DP et InformiguelCarreño, CC by-sa 4.0

Le guépard peut se moquer en regardant courir Usain Bolt, recordman du monde du 100 m (9 secondes 58 centièmes) et du 200 m (19 secondes 19 centièmes). Certes, le Jamaïcain reste l’Homme le plus rapide de l’histoire. Lorsqu’il a réalisé ces exploits, il a parcouru la ligne droite à la vitesse moyenne de 37,58 km/h départ arrêté, avoisinant les 45 km/h après environ 80 m de course.

Un résultat pourtant bien lent pour un guépard (Acinonyx jubatus) qui franchirait la ligne du 100 mètres en un peu plus de 3 secondes lancé à sa vitesse maximale : 110 km/h. Il mettrait juste un peu plus de temps départ arrêté.

© Aktiv I Oslo.no, CC by-nc 2.0, JonathanC Photography, Shutterstock et Aki Sasaki, CC by-nc 2.0

Se rêvant appartenir à l’espèce la plus complexe, l’Homme a un temps estimé que son génome devait être composé de 100.000 gènes, travaillant de concert pour aboutir à une telle perfection. Quelle désillusion quand la carte du génome humain révéla qu’on ne disposait que de 23.000 gènes environ !

Surtout, quelle surprise lorsque l’on découvrit que la daphnie rouge (Daphnia pulex), une puce d’eau transparente de quelques millimètres, en possédait 31.000, soit 8.000 de plus…

Alors, le plus haut degré de complexité dépend-il vraiment du nombre de gènes ?

© Carl Sagan, DP et Paul Hebert, CC by 2.5

Robert Wadlow est reconnu comme étant l’Homme le plus grand du monde avec une taille de 2,72 mètres. Il souffrait d’une hypertrophie de l’hypophyse, ce qui se traduisait par une production excessive d’hormones de croissance, le transformant en géant. Il grandissait encore à 22 ans, lorsqu’il mourut.

Mais ce n’est rien comparé à ce que lui oppose le monde animal ! Si tout le monde pense à la girafe (plus grand animal terrestre qui dépasse allègrement les 5 m) ou à la baleine bleue (jusqu’à 30 m de long), on oublie souvent le ver lacet (Lineus longissimus) qui, malgré son petit centimètre de diamètre, détient le titre d’animal le plus long du monde. Certains spécimens dépassent les 55 m !

© Ollyy, Shutterstock et Helena Samuelsson, CC by 3.0

Dans chaque cellule humaine (à quelques exceptions près), on trouve un noyau d’ADN long de 3,2 milliards de paires de base. Si on le déplie, on obtient un filament d’environ un mètre, preuve qu’il est extrêmement compacté pour tenir dans une sphère de quelques micromètres.

Dans le règne animal, le plus fort de tous est un poisson étrange appelé protoptère éthiopien (Protopterus aethiopicus). Son génome se compose de 132,8 milliards de paires de base. Déplié, le filament d’ADN est long de 45 mètres !

© Luc Viatour et Daderot, DP

La vue est un sens particulièrement important pour l’espèce humaine. Nos ancêtres sautant de branches en branches, nous avons hérité de leur capacité à apprécier les distances et de leur sens du détail. Pourtant, les rapaces nous surpassent largement quand il est question de vision !

Doté de la meilleure vue du règne animal, un aigle peut distinguer un objet de 10 cm depuis 1 km de hauteur. À pareille distance, les yeux humains ne perçoivent que des objets de 26 cm. Cet oiseau voit donc 2,5 fois mieux que nous !

© ChristianGeorg, DP et Macro eye, Shutterstock

L’Homme est recouvert de poils mais, sur la majorité de son corps, ceux-ci sont très courts, ce qui donne l’illusion d’un singe nu, à l’exception de quelques régions, comme le pubis, les aisselles… et le sommet du crâne ! Là-haut, les cheveux se comptent en moyenne au nombre de 150.000, soit une densité de 500 par cm².

Une moyenne ridiculement faible à côté de la loutre de mer (Enhydra lutris) qui, elle, comprend aussi 150.000 poils… mais pour chaque cm² !

© Andrew Reding, CC by-nc 2.0 et Celso Pizzolato, Shutterstock

Chez la femme, la grossesse c’est 9 mois de bons et de moins bons moments : la douleur au moment de l’accouchement est forte et même à la limite de l’intolérable chez certaines. Pourtant, à la naissance, le bébé humain est presque un prématuré tant il n’est pas dégourdi. Une gestation plus longue se traduirait cependant par l’impossibilité physique de laisser passer un être aussi gros par les voies naturelles.

L’éléphante, en revanche, doit donner naissance à un éléphanteau de plus de 100 kg, qui, très vite, apprend à marcher. Il faut donc le laisser plus longtemps dans l’utérus : jusqu’à 22 mois !

© Vasilyev Alexander et Andrzej Kubik, Shutterstock

Les centenaires sont de plus en plus nombreux. Les progrès de la médecine repoussent chaque année de 3 mois notre espérance de vie. L’aînée de l’humanité, Jeanne Calment, est morte à l’âge de 122 ans. Elle est née en 1875, avant même que Graham Bell n’invente le téléphone, et elle a fini par décéder en 1997, alors que les portables commençaient à coloniser le marché.

Si son existence a pu lui paraître longue, qu’en est-il des tortues géantes des Galápagos, qui atteignent assez régulièrement les 150 ans ? Et sans aucun médicament ! Décidément, Jean de la Fontaine avait raison, c’est toujours la tortue qui gagne à la fin…

© Bernard Gagnon, GFDL et Lena1, DP

L’espèce humaine peut se vanter d’avoir franchi les 2 m 45 par l’intermédiaire d’un homme : Javier Sotomayor. C’est déjà énorme, mais bien peu comparé à certains félins comme le puma ou le tigre, qui atteignent au moins 4 m.

Cela en devient ridicule en comparaison de la puce, si l’on ramène la performance à la taille de l’animal. L’insecte, qui mesure quelques millimètres, peut en effet sauter 300 fois sa taille. À l’échelle d’un homme d’1 m 80, cela équivaut à un saut de… 540 m. Le plus dur sera la chute !

© Marie-Lan Nguyen et Katja ZSM, CC by 3.0

L’Iranien Hossein Reza Zadeh a fait très fort à l’épaulé jeté en 2004, aux Jeux olympiques d’Athènes. La performance est immense : 263 kg portés à bout de bras.  Selon la Fédération internationale d’haltérophilie, aucun autre être humain n’a fait mieux. Mais ce gaillard de 190 kg n’a porté finalement que 1,4 fois son propre poids…

C’est déjà pas mal, mais cela amuserait le bousier s’il savait qu’on acclame ce genre de champions. Du haut de ses quelques grammes, l’insecte peut soulever des charges de l’ordre du kilogramme !

Le Britannique Robert Knell s’est livré à une expérience assez inédite pour regarder quelle charge relative le bousier pouvait supporter. Le scarabée portait sur son dos un récipient qui se remplissait d’eau au fur et à mesure. L’animal a finalement arrêté de marcher lorsqu’il portait sur ses épaules l’équivalent de 1.141 fois son propre poids… Il faudra encore beaucoup d’entraînement à Hossein Reza Zadeh avant de soulever 217 tonnes !

© Peter van der Sluijs, GFDL et Pixabay CCO

Le Brésilien César Cielo est le nageur le plus rapide de l’histoire, détenteur des records du monde du 50 m (20 secondes 91 centièmes) et du 100 m nage libre (46 secondes 91 centièmes). Sur cette seconde distance, il a nagé à 7,7 km/h : il est donc allé plus vite qu’un humain marchant.

Bel exploit, sachant malgré tout qu’il a bénéficié d’un plongeon et d’une coulée lui permettant d’améliorer un peu sa moyenne. À titre de comparaison, certains marlins, comme le voilier de l’Indo-Pacifique (Istiophorus platypterus) ici en photo, peuvent atteindre les… 110 km/h !

© Stockphoto mania, Refat, Shutterstock

Dans l’eau, soit on descend en profondeur, soit on tient longtemps, mais il est difficile pour l’Homme de faire les deux ! Ainsi, l’Autrichien Herbert Nitsch est descendu en apnée « no limit » jusqu’à 214 m de profondeur, record du monde homologué, au terme d’une plongée de 4 min 24. De son côté, le Français Stéphane Mifsud tient 11 mn 35 s la tête sous l’eau au niveau de la surface, sans bouger. Des performances surnaturelles !

Pourtant, il y a beaucoup mieux parmi les mammifères. Le cachalot va ainsi se nourrir jusqu’à 2.000 m de profondeur, après plus d’une heure sans être remonté respirer !

© Gabriel Barathieu, CC by-sa 2.0 et Dudarev Mikhailn, Shutterstock

Le 29 mai 1953, l’alpiniste néo-zélandais Edmund Hillary et le Sherpa Tensing Norgay devinrent les premiers êtres humains à atteindre le toit du monde, le mont Everest, qui culmine à 8.848 m. Des températures glaciales, des niveaux d’oxygène très bas… si haut, le terrain est très hostile.

Cela n’empêche pourtant pas les oies à tête barrée (Anser indicus) de voler en formation à des altitudes de 9.000 m !

© Travel Stock, Raju Soni, Shutterstock

L’Homme a toujours rêvé de prendre de la hauteur et s’amuse à grimper sur ce qu’il trouve en milieu naturel (falaises, roches, etc.). Certains s’attaquent même aux constructions humaines. C’est le cas par exemple d’Alain Robert, surnommé le Spiderman français, du fait des nombreux gratte-ciel qu’il a escaladés à mains nues et sans être assuré.

Pour le gecko, cette performance qui nous paraît inouïe relève de la normalité. Il possède des pattes extrêmement adhésives, montées de fines lamelles qui profitent des anfractuosités les plus fines du décor. Les chercheurs veulent s’en inspirer pour développer des robots tout-terrain.

© Photobac et Kittipong053, Shutterstock

Il est des animaux assez extraordinaires. Le genre Gerris regroupe différentes espèces d’insectes dotées d’une capacité spéciale : ils peuvent marcher sur l’eau. Ils profitent de leur légèreté et de terminaisons hydrophobes au bout de leurs pattes pour flotter, un peu comme s’il y avait de l’huile sur de l’eau.

Naturellement, il est impossible pour l’Homme de réaliser une telle performance. Alors, pour se donner l’illusion de dompter la nature, il s’est créé une planche de surf et la laisse courir devant les vagues.

© MarkMirror et Trubavin, Shutterstock

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Le cerveau préfère la sédentarité à l’exercice physique


Nos ancêtres avaient besoin de préserver leur énergie pour leur survie, ce qui n’est plus nécessaire aujourd’hui. Le hic, c’est que notre cerveau est conditionné. Il semble en effet que juste de sortir de la sédentarité prend plus d’énergie que pour arrêter une activité physique. Cela explique pourquoi on s’engage à se mettre en forme mais peut y tienne.
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Le cerveau préfère la sédentarité à l’exercice physique

 

Le chercheur Matthieu Boisgontier a expliqué que «la... (Photo Getty Images/iStockphoto)

 

Le chercheur Matthieu Boisgontier a expliqué que «la conservation de l’énergie était essentielle pour la survie des humains, puisqu’elle nous permettait de chercher plus efficacement un abri ou de la nourriture, de rivaliser pour des partenaires sexuels et d’éviter les prédateurs».

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La Presse Canadienne

Vous savez que vous devriez vous lever du divan pour aller vous entraîner, mais vous choisissez plutôt d’y rester enfoncé? Blâmez vos ancêtres préhistoriques.

Une nouvelle étude à laquelle a participé un chercheur de l’Université de la Colombie-Britannique a découvert que le cerveau dépense beaucoup plus d’énergie quand vient le temps de rompre la sédentarité que quand vient le temps de mettre fin à une activité physique.

Le chercheur Matthieu Boisgontier a expliqué que «la conservation de l’énergie était essentielle pour la survie des humains, puisqu’elle nous permettait de chercher plus efficacement un abri ou de la nourriture, de rivaliser pour des partenaires sexuels et d’éviter les prédateurs».

Une telle économie d’énergie n’est plus nécessaire aujourd’hui, poursuit-il, mais le phénomène explique pourquoi autant de gens s’abonnent à un gymnase sans ensuite ne jamais y mettre les pieds.

Les participants à l’étude devaient déplacer le plus rapidement possible un avatar pour l’éloigner d’une image d’activité physique et le rapprocher d’une image de sédentarité, puis l’inverse. Des électrodes qui mesuraient l’activité cérébrale ont démontré que l’éloignement des images de paresse demandait nettement plus d’énergie, ce qui signifie que le cerveau est attiré par les comportements sédentaires.

M. Boisgontier admet qu’il est difficile de corriger des comportements automatiques, qui se produisent sans même qu’on le réalise.

Les conclusions de cette recherche sont publiées dans le journal médical Neurpsychologia.

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Notre smartphone est devenu notre troisième cerveau


Sommes-nous des homo smartphonicus ? Personnellement, je trouve le téléphone très pratique sans pour autant devenir une obsession. Comparer le cellulaire comme un troisième cerveau n’est pas exagéré à voir l’ampleur, le comportement des gens, pour une technologie qui n’est quand même pas si vieille.
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Notre smartphone est devenu notre troisième cerveau

 

© thinkstock.

Le smartphone prend une telle place dans nos vies aujourd’hui qu’il devient un « troisième cerveau », estime le chercheur français Pierre-Marc de Biasi.

Nous sommes tous devenus des « homo smartphonicus ». L’expression est de Pierre-Marc de Biasi, auteur du livre consacré: « Le troisième cerveau. Petite phénoménologie du smartphone« .

Influence réciproque

Comme le sous-titre l’indique, ce chercheur du CNRS écarte toute interprétation abstraite du phénomène et se limite à sa description et à son analyse stricte. Il s’attarde également à observer l’influence réciproque entre l’innovation technique/technologique et la culture, le comportement des individus, l’impact sur la société dans son ensemble.

Conscience, ventre et smartphone

Désormais, nous avons trois cerveaux, explique-t-il, relayé par L’Express. Le premier dans notre tête, le deuxième dans notre système digestif, siège du désir corporel, et le troisième dans notre téléphone: la conscience, le ventre et le smartphone. Il pointe les dangers de l’hyperconnexion et le pouvoir incroyablement addictif de l’outil:

« Le smartphone n’est pas seulement un médiateur confortable du réel, il devient notre point de vue, notre cadrage, la focale qui construit notre vision des choses », analyse-t-il. 

L’iPhone n’existe que depuis 10 ans

Il y a dix ans, seulement, Steve Jobs présentait le premier iPhone, une « révolution« .

« Depuis, le smartphone a su se rendre aussi indispensable que l’air que l’on respire », dénonce l’expert. « On ne l’éteint que forcé et contraint, on ne s’en sépare jamais, au point que certains parlent de pathologie addictive, d’amnésie, d’hyperconnexion et de confusion mentale », commente-t-il.

« Sujétion aveugle »

Selon Pierre-Marc de Biasi, le smartphone nous a appris à désapprendre mais la 5G fera carrément de nous « des assistés », des manipulés et « les sujets d’un véritable empire de la surveillance ». Mais « Le troisième cerveau » se veut surtout une réflexion sur un « comportement à risque »: la soumission aveugle et totale à cet objet fétiche.

https://www.7sur7.be/7s7/fr

L’obésité malmène le cerveau


Le cerveau joue de vilains tours aux personnes souffrant d’obésité. ll semble en effet l’obésité amènerait une perte de la matière grise qui serait responsables des comportements, comme face à la nourriture et qui peut entrainer une surconsommation
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L’obésité malmène le cerveau

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Au point de perdre le contrôle sur ses stimulus alimentaires, entre autres, et encore plus manger

Être obèse rend malade, on le sait : risques accrus de maladies cardiovasculaires et chroniques. Mais l’obésité maltraiterait aussi le cerveau en entraînant une perte de matière grise.

« Toutes les études analysées vont dans le même sens et constatent une diminution de la quantité de matière grise liée aux inflammations plus fréquentes du cerveau de la personne obèse », soutient Alain Dagher, chercheur à l’Institut neurologique de Montréal, le Neuro, et l’un des auteurs d’une étude québécoise, publiée en juillet dans l’International Journal of Obesity.

Les chercheurs en obésité constataient depuis des années des modifications subtiles dans la structure du cerveau des personnes obèses. Mais toutes les études n’affirmaient pas avec clarté que c’était l’obésité qui malmenait le cerveau.

C’est pourquoi l’équipe du Neuro s’est livrée à une méta-analyse. Ils ont retenu 21 études, représentant 5882 participants âgés de 18 à 92 ans, qui avaient analysé toutes les parties des cerveaux de ces personnes

« Ce qui en ressort, c’est que la diminution du volume de la matière grise, dans des zones comme le cortex préfrontal moyen, le cervelet bilatéral et le lobe temporal gauche, s’associe constamment aux variables liées à l’obésité », détaille Alain Dagher.

Responsable de gérer les débalancements énergétiques — par exemple, d’envoyer des signaux d’appétence après une activité physique intense —, le cerveau va souffrir de la baisse de la matière grise dans les régions responsables des comportements.

« Il aura moins de contrôle et d’inhibition et cela va entraîner une surconsommation de calories », note le chercheur.

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Dans une autre récente étude, publiée en août celle-là dans Proceedings of the National Academy of Sciences, l’équipe du Neuro a démontré encore la validité de la théorie du lien entre obésité et les différences structurelles du cerveau. Les résultats sont tirés cette fois de l’analyse de données des fratries de 895 participants, dont près de 300 jumeaux — partie du Human Connectome Project, projet international visant, littéralement, à « cartographier » nos neurones.

« Des différences qui seraient plus héritables qu’on ne le pensait. Ce trait génétique ne représente toutefois qu’une partie du casse-tête et on ne peut écarter les interactions avec l’environnement, les habitudes nutritionnelles de la personne et d’autres facteurs qui agissent sur la gestion du poids », ajoute le Pr Dagher.

Le cercle vicieux de la récompense

Pour le directeur de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval, Denis Richard, qui n’a pas participé à ces études, « on peut se fier aux conclusions qui mettent en relation le fonctionnement du système exécutif, qui assure le contrôle des pulsions, et la perte de matière grise ».

Il explique que la personne obèse va tomber dans un cercle vicieux, car en perdant des neurones, elle aura encore moins de contrôle sur son alimentation.

« Ce qui va la pousser à manger plus et donc à accentuer encore la perte de neurones qui auraient pu l’aider à résister aux stimuli alimentaires ».

Il faut par contre veiller à ne pas stigmatiser pour autant les personnes obèses.

« Notre environnement est « obésogène ». Nous vivons avec des stimuli qui nous poussent à manger à outrance. » Cette étude pourrait à tout le moins « nous motiver à être plus prudents et à mettre plus d’efforts sur la prévention », soutient l’expert.

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Les zones cerveau responsables de la procrastination ont été identifiées


Tout remettre à demain ! Et bien, il semble que la procrastination soit visible dans le cerveau.
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Les zones cerveau responsables de la procrastination ont été identifiées

 

détente procrastination

Crédits : PxHere

par Yohan Demeure

Une étude menée en Allemagne a tenté d’expliquer, après avoir découvert deux zones du cerveau concernées, pourquoi certaines personnes ont tendance à tout remettre au lendemain.

Dans leur étude publiée le 17 août 2018 par la revue Psychological Science, les chercheurs de l’Université de Bochum (Allemagne) ont apporté une explication scientifique à la procrastination. Il s’agit de cette tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions qui spécialement, ne procurent pas de satisfaction immédiate.

Selon les scientifiques, si certaines personnes procrastinent, cela serait le fait d’un défaut de connexion de deux parties de leur cerveau : le complexe amygdalien et le cortex cingulaire antérieur dorsal (ACC). Durant leur expérience, les chercheurs ont examiné les cerveaux de 264 volontaires par le biais de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), et les résultats ont permis de comprendre d’où venait le problème. Évoquons également le fait que les volontaires ont aussi répondu à un sondage concernant leur capacité de contrôle sur leurs propres actions.

Les chercheurs ont découvert que les personnes ayant un faible contrôle sur leurs actions étaient dotées d’un complexe amygdalien plus grand que la normale. Ceci causerait une disposition à évaluer principalement les conséquences négatives qu’une action pourrait apporter.

Ces mêmes personnes auraient également une connexion moins solide entre le complexe amygdalien et le cortex cingulaire antérieur dorsal – qui détermine quoi faire dans telle ou telle situation. Or, les chercheurs estiment que si cette connexion est altérée chez un individu, ce dernier ne pourra pas totalement contrôler ses actions.

 

Sources : BBCConsoGlobe

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Votre cerveau surveille votre environnement quatre fois par seconde


Notre cerveau fait travailler pas mal fort. Alors que l’on se concentre, nos neurones sont une forte attention alors que d’autres fois moins. En fait, notre cerveau va évaluer notre environnement pour s’assurer qu’il peut continuer à se concentrer.
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Votre cerveau surveille votre environnement quatre fois par seconde

 

cerveau

 

Crédits : HypnoArt / Pixabay

par Brice Louvet

On supposait auparavant que les effets neuronaux de l’attention spatiale étaient continus au fil du temps.

Une récente étude suggère pourtant une alternance de périodes de sensibilité perceptuelle accrue ou diminuée. Durant celles-ci, le cerveau évalue notre environnement, à la recherche d’éventuels points d’attention plus importants.

Nos neurones, plutôt que de circuler dans un flux constant lorsque nous nous concentrons sur quelque chose, semblent finalement suivre un rythme alternant des périodes d’attention fortes, et d’autre plus faibles. Selon cette nouvelle étude, nos neurones seraient ainsi moins actifs quatre fois par seconde. Mais notre cerveau ne chôme pas pour autant  : celui-ci essaie en fait de nous protéger en évaluant notre environnement, à la recherche de points de fixation plus importants, par exemple une éventuelle menace.

« Votre cerveau vérifie le reste de l’environnement pour voir s’il doit se concentrer sur autre chose », explique à Gizmodo Ian Fiebelkorn, expert en cognition à l’Université de Princeton (États-Unis) et principal auteur de l’étude publiée dans Neuron.

« Le but étant ici de voir si quelque chose d’autre dépasse votre objectif actuel ».

Une observation cohérente d’un point de vue évolutif, l’objectif de tout être vivant étant de survivre à tout prix. Ainsi, sans que nous en ayons conscience, notre cerveau serait “aux aguets” environ quatre fois par seconde, dans le but de surveiller une éventuelle menace.

Notons que ce rythme cérébral a été observé chez les humains et les macaques. Une similitude entre les espèces qui pourrait suggérer que ce rythme cérébral existe également chez d’autres primates.

Comprendre ces rythmes cérébraux pourrait par ailleurs permettre une meilleure connaissance des troubles du déficit de l’attention. Les personnes qui en souffrent pourraient effectivement se retrouver “bloquées” dans l’un des deux états d’activité neuronale, proposent les chercheurs.

« Il ne s’agit que de notre hypothèse, note Sabine Kastner, co-auteure de l’étude, mais elle pourrait être testée chez les enfants ou toute population présentant un déficit d’attention ».

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