L’EMDR, la gymnastique de l’oeil, efficace contre le stress des urgences


Il reste à démontrer cette expérience étonnante à plus grande échelle, mais il semble qu’une technique de gymnastique à l’oeil peut permettre de diminuer de beaucoup les effets négatifs de stress post-traumatique ou le syndrome post-commotionnel aux urgences.
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L’EMDR, la gymnastique de l’oeil, efficace contre le stress des urgences

 

La gymnastique de l'oeil, efficace contre le stress des urgences

L’EMDR est une technique de « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » qui permet de « reprogrammer » le cerveau.

CREATIVE COMMONS

Par Sciences et Avenir avec AFP

Un passage aux urgences laisse des traces psychologiques. Une simple séance de gymnastique de l’œil dans les heures qui suivent l’admission pourrait éviter les troubles post-traumatiques que cela engendre pendant plusieurs mois.

Une simple séance de stimulation des mouvements de l’oeil (EMDR) dans les six heures qui suivent l’admission aux urgences pourrait permettre d’éviter des troubles post-traumatiques pendant plusieurs mois, suggère une étude menée en Gironde. Maux de tête, difficultés à se concentrer, irritabilité, troubles sensoriels :

« un passage aux urgences n’est pas anodin. Quelle que soit la raison pour laquelle une personne s’y présente, environ un sur cinq souffrira pendant plusieurs mois de symptômes divers », résume dans un communiqué l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui a piloté cette étude, publiée dans The Journal of Psychiatric Research.

Une technique qui diminue de 75% les troubles de « stress post-traumatique »

Pour prévenir ce « syndrome post-commotionnel » ou un « stress post-traumatique », les chercheurs du centre de recherche « Bordeaux Population Health Center » et de l’hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde) ont mené depuis 2007 une expérience visant à évaluer sur 130 sujets la faisabilité aux urgences d’une approche thérapeutique reconnue,

l’EMDR, une technique de « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires » qui permet de « reprogrammer » le cerveau.

Ce protocole a démontré son « efficacité à diminuer jusqu’à 75% » les troubles de « stress post-traumatique » et de « syndrome post-commotionnel ».

Il s’agit d’effectuer des séries de stimulations bilatérales alternées, consistant en des mouvements oculaires (balayage horizontal ou vertical). Ou lorsque l’état clinique du patient ne le permet pas, des tapotements alternés des genoux ou des épaules.

Les 130 patients de l’étude avaient été répartis aléatoirement en trois groupes : le premier bénéficiant d’une séance d’EMDR de 60 minutes, le deuxième d’un entretien de 15 minutes avec un psychologue, le troisième n’ayant reçu aucune prise en charge. Trois mois plus tard, la proportion de sujets souffrant de « syndrome post-commotionnel » dans chacun des groupes était respectivement de 15%, 47% et 65%. Celles de patients présentant un trouble de « stress post-traumatique » étaient de 3%, 16% et 19%.

Ce premier essai mondial « montre qu’une intervention EMDR brève et ultra-précoce est d’une part réalisable dans le contexte des urgences et d’autre part potentiellement efficace”, conclut Emmanuel Lagarde, directeur de recherche Inserm.

Ces conclusions restent à confirmer par une nouvelle étude de plus grande ampleur, initiée en janvier 2018 par la même équipe aux CHU de Lyon et de Bordeaux, auprès de plus de 400 patients. Les résultats seront connus avant la fin de l’année 2018.

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L’étrange illusion auditive qui divise les internautes


Qu’entendez-vous ? « Laurel/Yanny » ? Je suis surprise qu’il y ait ambigüité sur ce prénom qui a été lancé par un jeune homme américain de 18 ans. Pour ma part, il semble que j’entends les hautes fréquences …
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L’étrange illusion auditive qui divise les internautes

 

 

C’est un mot de deux syllabes qui sème une zizanie mondiale chez les internautes, les divisant en deux camps opposés: ceux qui entendent « Yanny » et ceux qui entendent « Laurel ».

Le mini-clip audio a été publié à l’origine sur Reddit par un lycéen de l’Etat américain de Géorgie, a rapporté mercredi le New York Times. Ce garçon de 18 ans, Roland Szabo, a expliqué qu’après avoir téléchargé le mot apparemment anodin sur un site de vocabulaire, il avait été intrigué de la façon différente dont l’entendaient les personnes autour de lui.

Posté ensuite sur Instagram par l’un de ses amis, sous la forme d’un sondage, l’enregistrement est devenu viral sur internet, avec l’aide de célébrités optant soit pour « Yanny », soit pour « Laurel ».

« J’entends Laurel », a tweeté l’humoriste américaine Ellen DeGeneres.

« C’est clairement Laurel. Je ne peux même pas imaginer qu’on puisse entendre Yanny », a abondé la mannequin Chrissy Teigen, suivie par l’ancien porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer.

L’écrivain Stephen King ou l’actrice Mindy Kalling ont eux rejoint le camp des « Yanny ». « Mon Dieu, voilà que j’entends désormais Laurel », a par la suite tweeté le romancier.

L’aspect le plus bluffant du débat, qui a dépassé les frontières américaines, est que la majorité des auditeurs entendent bien distinctement soit « Yanny » soit « Laurel », rares étant ceux qui se trouvent dans le flou du terrain médian.

Un sondage express (et non représentatif) au sein du bureau de l’AFP de Washington a ainsi donné comme résultat: Yanny 17 (dont 8 francophones), Laurel 14 (dont 8 francophones), entre les deux: 3.

Interrogée par l’AFP, la professeure Poppy Crum, experte des laboratoires Dolby à San Francisco, explique que la réalité en soi n’existe pas, mais plutôt la façon dont nous la percevons.

« Les choses auxquelles nous sommes exposées dans notre univers modifient la façon dont nous considérons l’information arrivant à notre cerveau », dit-elle.

Signal sonore « ambigu »

En clair, le cerveau a besoin de « catégoriser » les éléments de discours quand ils sont ambigus, les faisant passer soit dans la case « Laurel », soit dans la case « Yanny ». Ce processus peut être influencé par de multiples paramètres, parmi lesquels l’âge, le sexe ou la langue natale de l’auditeur. Ou encore les sons qu’il a récemment écoutés.

« L’appareil sur lequel vous écoutez, que ce soient des enceintes ou des écouteurs, le fait qu’il y ait une personne dans la pièce à côté, les sons se répercutant autour, tout cela va affecter l’intensité de certaines fréquences par rapport à d’autres », souligne la spécialiste.

Quand l’accent est mis sur les hautes fréquences, l’auditeur a tendance à entendre « Yanny », et à l’opposé à entendre « Laurel » avec de basses fréquences. Élaboration sonore de synthèse, le mot « Laurel/Yanny » est « ambigu », confirme Jody Kreiman, professeure à l’université UCLA.

Ce son « ne ressemble pas vraiment à un nom courant du discours habituel. Quand les auditeurs entendent un tel signal, ils utilisent tous leurs acquis du discours pour l’interpréter« , assure-t-elle.

Le débat « Yanny/Laurel » rappelle un précédent qui avait enflammé internet il y a trois ans au sujet de la photo d’une robe bicolore que certains voyaient blanche et or, d’autres noire et bleue.

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Ces scientifiques vont créer des « mini-cerveaux » d’Homme de Néandertal


Les anthropologues veulent créer des mini-cerveaux de la grosseur d’une lentille. Ces cerveaux n’auraient pas la faculté de pensée, ni ressentir des émotions. Ils espèrent ainsi comprendre mieux l’héritage de l’homme de Néandertal à l’homme moderne.
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Ces scientifiques vont créer des « mini-cerveaux » d’Homme de Néandertal

 

Crédits : CNRS

par  Mehdi Karam 

Le meilleur moyen d’étudier le cerveau de l’Homme de Néandertal, c’est de l’avoir sous la main.

Ça, le Pr Svante Pääbo, directeur du département de la recherche génétique à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, l’a bien compris.

Comme il l’explique au Guardian, qui relayait son projet le 11 mai, « les Néandertaliens sont les parents les plus proches des humains de tous les jours, donc si nous devons nous définir comme un groupe ou une espèce, c’est vraiment à eux que nous devrions nous comparer. »

Avec ses équipes, il va alors donner vie à des « mini-cerveaux », pas plus gros qu’une lentille, fabriqués à partir de cellules souches éditées génétiquement afin de recevoir de l’ADN de l’Homme de Néandertal.

Ces organes artificiels seront totalement dénués de la faculté de penser ou de ressentir des émotions, mais ils seront dotés des fonctions basiques de nos cerveaux.

L’idée est de « voir si nous pouvons trouver des différences fondamentales dans le fonctionnement des cellules nerveuses qui peuvent être à la base de la raison pour laquelle les humains semblent être si spéciaux cognitivement. »

Le Pr Pääbo et ses équipes sont à l’origine de la découverte du code génétique de l’Homme de Néandertal, en 2010, sur des échantillons prélevés sur des femmes qui vivaient en Europe il y a des dizaines de milliers d’années.

Ils ont alors réalisé plusieurs expériences, avec une question en tête :

« Existe-t-il une base biologique pour expliquer pourquoi les humains modernes sont devenus des millions et finalement des milliards de personnes, répandues à travers le monde, avec une culture ? »

Autrement dit, pourquoi avons-nous réussi là où l’Homme de Néandertal a échoué ? Les chercheurs ont notamment inséré des gènes néandertaliens liés au développement du crâne et du visage chez des souris ainsi que des gènes de la perception de la douleur dans des œufs de grenouilles.

Plusieurs découvertes ont alors été effectuées. L’Homme de Néandertal serait apparu en Europe du Nord des milliers d’années avant nous, ce qui a permis à leur teint de devenir plus pâle tandis que leur corps luttait pour absorber suffisamment de Soleil. Lors de leur croisement avec les humains modernes, ces gènes liés au teint blafard nous auraient été transmis. Nous leur devons également l’arthrite.

Toutefois, hormis ces dons, des « zones mortes génétiques » persistent. De vastes étendues du génome de l’Homme de Néandertal qui n’étaient pas héréditaires. Les chercheurs pensent que c’est tout bonnement car elles conféraient des désavantages sur la santé, la fertilité, la cognition ou l’apparence physique.

Avec ces mini-cerveaux, ils pourraient bel et bien en avoir le cœur net.

Source : The Guardian

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Le Saviez-Vous ► 6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones


Vieillir ne veut pas dire que notre cerveau devient de plus en plus vieux. Même avec l’âge, le cerveau continu à produire des neurones. Il y a quand même des conditions qu’il faut respecter surtout à notre époque alors que sédentarité, la malbouffe, l’inondation d’informations etc, sont des obstacles à la prolifération de neurones.
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6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

 

Cerveau : 6 règles d'or pour continuer à fabriquer des neurones

Représentation d’un neurone sur fond noir.

© SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Stéphane Desmichelle

Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones.

Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

2. Lutter contre l’infobésité

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones. 

5. Cultiver l’altérité

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

 « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

6. Soigner le microbiote

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

Et le Pr Lledo de conclure sur une maxime de Goethe : « Traiter les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être ».

A méditer…

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Une zone du cerveau est inactive chez les "égoïstes"


Grâce à un questionnaire, les chercheurs ont détecté les égoïsmes et les altruismes, puis passer à l’IRM et détecté une différence notable dans la région du cortex. Alors que l’activité des altruismes étaient visible,  des égoïsmes l’activité était absente. Il sera peut-être possible que des traitements puissent aider dans certains cas les égoïsmes.
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Une zone du cerveau est inactive chez les « égoïstes

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© Thinkstock.

Des chercheurs genevois ont constaté par neuro-imagerie qu’une zone cérébrale permettant de se projeter dans l’avenir est inactive chez des personnes jugées « égoïstes ». Ils ont soumis les participants à un questionnaire sur les conséquences du réchauffement.

« Nous nous sommes demandé ce que l’imagerie à résonance magnétique (IRM) peut nous apprendre sur la manière dont le cerveau traite les informations sur les conséquences du changement climatique dans le futur, et comment ce mécanisme diffère en fonction du caractère auto-centré ou non de la personne », explique Tobias Brosch, professeur à la Section de psychologie de l’Université de Genève (UNIGE), cité mercredi par l’Université.

Pour ce faire, les psychologues genevois ont relevé dans le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) certaines prédictions comme la diminution des réserves d’eau potable, l’augmentation des conflits aux frontières ou encore les catastrophes naturelles.

Ils ont attribué une date plus au moins éloignée à chacune de ces conséquences: vers 2030 pour certaines, vers 2080 pour d’autres. Les chercheurs ont ensuite fait remplir un questionnaire standardisé pour mesurer des hiérarchies de valeurs à un panel de 36 participants, marquant les tendances égoïstes ou altruistes de chacun.

Les sujets ont été placés un par un dans l’IRM et confrontés aux conséquences datées. Ils devaient répondre à deux questions sur une échelle de 1 à 8: Est-ce grave? Avez-vous peur?

« Le premier résultat que nous avons obtenu est que pour les personnes à tendance égoïste, le futur proche est beaucoup plus préoccupant que le futur lointain qui se déroulera après leur mort, alors que chez les personnes altruistes, cette différence disparaît, la gravité étant perçue comme identique », indique Tobias Brosch.

Les psychologues se sont concentrés sur l’activité du cortex ventromédian préfrontal (VMPFC), une zone du cerveau située au-dessus des yeux et utilisée lorsque le sujet se projette dans l’avenir et tente de le visualiser.

« Nous avons constaté que chez les personnes altruistes, cette zone cérébrale s’active plus fortement lorsque le sujet est confronté à des conséquences d’un futur lointain par rapport au futur proche, alors que chez une personne égoïste, il n’y a pas d’augmentation d’activité entre une conséquence dans le futur proche et une autre dans le futur lointain», ajoute le Pr Brosch.

Cette région cérébrale est principalement utilisée pour se projeter dans un avenir lointain, de l’ordre de plusieurs décennies, rapportent les scientifiques. L’absence d’augmentation d’activité chez une personne auto-centrée indique l’absence de projection et le fait que celle-ci ne se sent pas concernée par ce qui se passera après sa mort.

Applicables à d’autres domaines que le changement climatique, ces résultats démontrent l’importance de pouvoir se projeter dans un futur lointain afin d’adapter son comportement aux réalités du monde.

Les chercheurs suggèrent un entraînement psychologique qui ferait travailler cette zone cérébrale, par exemple grâce à la réalité virtuelle, capable de rendre visible à tout un chacun le monde de demain, et de rapprocher l’être humain des conséquences de ses actes.

Ces travaux sont publiés dans la revue Cognitive, Affective & Behavioral Neuroscience.

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Des cerveaux de cochons décapités maintenus en vie posent question


C’est glauque comme une expérience et franchement, je trouve cela de la mauvaise science point vue éthique. L’Université de Yale on réussit à maintenir en vie un cerveau d’un mammifère soit le porc. C’est une première mondiale. Ils sont loin de la transplantation du cerveau, mais des question se posent, Ce cerveau, n’a pas les 5 sens, mais est-il conscient ? Il semble que pour le moment que le cerveau garder dans un bocal soit comateux. Peut-on le ressuscité, espérons que non …
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Des cerveaux de cochons décapités maintenus en vie posent question

Cochons dans un élevage

Cochons Sus domesticus dans un élevage

WIKIMEDIA COMMONS – USER: XN/GUIDO GERDING – CC BY-SA 3.0

Par Guillet Emmanuel

Le cerveau est un organe particulier. Une équipe de scientifique de l’Université de Yale vient de réussir à maintenir en vie des cerveaux de cochons plus d’un jours et demi après l’abattage des animaux. Cette prouesse technique interpelle. Et si c’était notre cerveau que l’on pouvait ainsi ressusciter ?

Le 28 mars 2018, une réunion avait lieu au National Institutes of Health, l’agence de recherches médicales du gouvernement des Etats-unis, afin d’explorer les différentes questions éthiques soulevées par les recherches en neurosciences. L’intervention de Nenad Sestan, neuroscientifique de l’Université de Yale, était au cœur du sujet. Il y a révélé que son équipe et lui avaient réussi à maintenir en vie pendant près de 36 heures, des cerveaux de cochons décapités.

Selon la MIT Technology Review, la technique utilisée, appelée BrainEx, est assez proche des techniques de préservation des organes pour la transplantation. Elle consiste à rétablir la circulation sanguine vers le tronc cérébral, l’artère cérébelleuse et les zones profondes du cerveau à l’aide d’un système de pompe et de poches de sang artificiel maintenu à température du corps. L’expérience, en attente de publication, a été menée sur un ensemble de 100 à 200 cerveaux de cochons obtenus d’un abattoir.

Une expérience qui pose question

Après l’abattage et la décapitation du cochon, le transfert du cerveau et au bout de quatre heures, la réoxygénation des cellules du cerveau, celles-ci étaient toujours vivantes et aptes à une activité normale. C’est une première scientifique. L’équipe de Yale est en effet, la première à réussir à maintenir un cerveau de gros mammifère, hors du corps et sans utiliser de températures froides et avec des résultats prometteurs. Alors, les chercheurs n’en sont évidemment pas au point de pouvoir transplanter des cerveaux humains, mais la technique utilisée n’est cependant pas spécifique aux porcs. Selon Nenad Sestan, elle peut probablement être généralisée à d’autres espèces. Y compris les primates, y compris… Nous. Ce qui pose nombre de questions d’ordre éthique et juridique.

La première d’entre elles est la question de la conscience. Si le cerveau d’une personne était réanimé hors du corps, elle reviendrait à la conscience dans un cerveau privé d’yeux, d’oreilles, ou de moyens de communication. Comment le vivrait-elle, aveugle sourde, sans même les sensations du toucher, du goût ? Garderait-elle même ses souvenirs ou une identité après le traumatisme de sa mort ? Ou encore, réduite à l’état de simple viscère dans un bocal, quels seraient son statut légal ? Et ses droits ? Voilà quelques unes des interrogations qui se posent.

Le cerveau suffit-il à faire l’Homme ? Crédit : Wikimedia commons – user : Jensflorian – CC BY-SA 4.0

L’équipe de Nenad Sestan dispose de quelques éléments pour aborder ces sujets. Grâce à des électrodes, ils ont mesuré l’activité cérébrale dans leurs cerveaux de porc en bocal. Les électroencéphalogrammes obtenus montraient une onde cérébrale plate équivalente à un état comateux. Les cochons morts n’avaient donc aucune conscience de leur état. Si leur cerveau pouvait être considéré comme vivant, il fonctionnait en mode automatique. Est-il possible de les « réveiller » ? Cela dépend. L’état comateux du cerveau pourrait être irréversible s’il est dû à des dommages ou à la mort de cellules du cerveau, pendant le transfert de l’abattoir au laboratoire de l’équipe. Mais il pourrait aussi être dû aux produits chimiques que l’équipe de Yale a ajouté au sang artificiel pour prévenir le gonflement des tissus, qui a aussi fortement réduit l’activité des neurones. Dans ce cas, le cerveau pourrait donc être ramené à la conscience. Et cette conscience être enfermée de la manière la plus absolue qui soit.

Un organe sensible

Ces expériences sur les cerveaux de porcs ont initialement été conduites par l’Université de Yale dans le cadre de recherches afin de produire un atlas complet des connexions entre les cellules du cerveau humain. Pour une telle recherche, un cerveau humain vivant mais parfaitement accessible et libéré des contraintes du corps serait un plus appréciable. Les cerveaux humains désincarnés sont également susceptibles d’avoir d’autres applications médicales. Celle de cobaye par exemple.

La conscience n’est pas obligatoirement nécessaire pour le type d’expériences que les scientifiques espèrent mener sur des cerveaux vivants « désincarnés ». Mais le cerveau n’est pas un organe comme les autres. Contrairement à un rein, un foie ou un poumon, il est le siège de notre personnalité, de notre mémoire, notre expérience, notre conscience. Il est le siège de notre esprit. Et, quelque part, de notre âme. C’est un viscère qui doit donc être traité avec le plus grand respect. Et la plus grande prudence. Jusqu’à maintenant, seuls des auteurs de science-fiction se sont penchés sur ces questions. Par exemple, Masamune Shirow et son manga Ghost in the shell ou John Scalzi dans ses romans La fin de tout et Les enfermés. Aujourd’hui les scientifiques s’interrogent à leur tour. Dans la revue Nature, 17 neuroscientifiques et bioéthiciens ont publié un texte appelant à une réglementation spécifique pour les expériences sur les tissus cérébraux humains, pour protéger à la fois l’expérimentateur et l’humain dans le cerveau expérimenté.

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Cette guêpe décapitée ramasse sa tête et s’envole avec


On ne sait pas trop comment cette guêpe a perdu sa tête. Curieusement, elle a survécu et cherche a agripper sa tête pour et s’envoler. Il semble que les guêpe un des sortes de cerveaux secondaire dispersé dans leur corps, ils sont appelés ganglions, cela leur permet de survivre et de voler. Le hic, il sera compliqué pour elle de se nourrir
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Cette guêpe décapitée ramasse sa tête et s’envole avec