Marcher, c’est du sport!


Si vous n’êtes pas sportive comme moi, la marche est une excellente activité qui a beaucoup de bienfaits pour la santé physique et psychologique
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Marcher, c’est du sport!

 

Judy Ségion est retraitée depuis peu, mais marcher... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

Judy Ségion est retraitée depuis peu, mais marcher 3,7 km dans son quartier chaque matin avant de se rendre au travail a été salutaire pour la planificatrice financière.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

 

ISABELLE AUDET
La Presse

Aux côtés de la course et d’autres activités physiques plus compétitives, la marche fait parfois pâle figure. Mettre un pied devant l’autre, est-ce vraiment du sport? Incontestablement, assurent experts et adeptes.

Le philosophe allemand Nietzsche disait à qui voulait l’entendre que «les seules pensées valables viennent en marchant». Va pour la créativité ou la prise de décisions… mais la marche a-t-elle autant de bienfaits que les sports plus intenses, comme la course?

«Si vous le faites vraiment 5 fois 30 minutes par semaine, on se reparlera dans six mois pour voir si c’est un sport!», lance, moqueur, Jean-Pierre Després, titulaire de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique à l’Université Laval.

Une étude publiée en 2014 dans le Journal of the American College of Cardiology a d’ailleurs détaillé les différences entre les effets physiques de la marche et de la course à pied. Or, il semble que 15 minutes de marche apportent les mêmes bienfaits physiques qu’une course de 5 minutes. De même, 105 minutes de marche équivalent à environ 25 minutes de course.

«Ça travaille beaucoup le corps : on ne réalise pas ce que ça peut nous faire si on marche pour la peine. Je vois la différence dans mon cardio si j’arrête de marcher un moment», explique Judy Séguin.

La femme de 56 ans a intégré la marche à son quotidien il y a quelques années. Elle est retraitée depuis peu, mais marcher 3,7 km dans son quartier chaque matin avant de se rendre au travail a été salutaire pour la planificatrice financière.

«Quand je travaillais, je faisais 2 fois 12 heures d’affilée le mercredi et le jeudi, alors le vendredi, c’était la journée où la marche était le plus bénéfique. Ça me donnait l’énergie pour faire ma journée, alors j’y allais, beau temps mauvais temps. Il y a de réels effets», assure-t-elle.

Et si l’on opte pour la marche, à quelle fréquence doit-on chausser ses chaussures sport pour atteindre le sommet de sa forme physique?

«Cette question que vous posez là, on fait des congrès internationaux là-dessus, et à la fin, après 48 heures de débats, on se dit: « Bon, les journalistes nous attendent à la sortie, alors on va se mettre d’accord pour dire que déjà, bouger un peu, c’est mieux que pas du tout », résume M. Després avec humour. N’oublions pas qu’on a au moins le tiers de la population qui ne fait strictement rien. Une fois que ça, c’est dit, moi, je peux ajouter qu’une marche d’une demi-heure par jour, cinq fois par semaine, fait en sorte qu’on va chercher 150 minutes d’activité physique modérée, et l’impact sur la santé sera très important.»

Popularité croissante

Chez Rando Québec, l’organisme voué à la promotion de la marche au Québec, les intervenants interrogés sont formels: il y a de plus en plus d’adeptes de la marche, sous toutes ses formes, au Québec.

«C’est en augmentation. On ressent une augmentation de fréquentation dans le milieu du plein air au Québec, et cette hausse amène de plus en plus de marcheurs», explique Olivier Bélanger, directeur technique chez Rando Québec.

Et pourquoi? 

«C’est une activité très peu coûteuse et dont les bénéfices pour la santé sont importants. C’est le premier pas pour se remettre en forme, si on est sédentaire.»

Il précise que la popularité de la marche entraîne même un déplacement de nombre d’adeptes du ski de fond vers la raquette.

«Il y a vraiment quelque chose qui se passe à ce niveau», résume le directeur, lui-même adepte de la marche en forêt.

La promotion d’un mode de vie sain joue un rôle dans la pratique accrue de la marche urbaine et de la randonnée pédestre.

«La marche, c’est la forme d’activité physique qui est la plus naturelle. On estime qu’il y a des milliers d’années, avant qu’il ne devienne sédentaire, l’homme marchait probablement 15 à 20 km par jour, juste pour survivre. On est configurés pour marcher! C’est certainement la forme d’activité physique dont les bénéfices sont les plus sous-estimés», ajoute Jean-Pierre Després.

Les jeunes et le dépassement

Si la clientèle des clubs de marche est toujours majoritairement âgée de 45 ans et plus, les jeunes sont de plus en plus nombreux à s’y joindre.

«On voit quand même de plus en plus de jeunes dans la trentaine, constate Nicole Blondeau, rédactrice en chef chez Rando Québec. Ces jeunes sont conscients qu’il faut faire de l’activité physique régulièrement. C’est bien de faire de la randonnée pédestre la fin de semaine, mais ce n’est peut-être pas suffisant. Ils ont alors tendance à se joindre à un club de marche plus urbain. Ils ajoutent alors une ou deux sorties par semaine en soirée, après le travail.»

Son collègue Olivier Bélanger remarque que chez les jeunes familles, la marche a de plus en plus la cote. Lui-même nouveau père, il compte maintenant intégrer la marche au quotidien de sa famille.

«On essaie de marcher le plus souvent possible. On fait de courtes sorties en milieu urbain, en ce moment. Et cet été, je vais m’équiper d’un sac à dos avec porte-bébé intégré pour faire de la randonnée en moyenne montagne.»

Il ajoute que les jeunes sont davantage attirés par des défis: ils marchent, oui, mais ils visent des sommets, des montagnes plus importantes.

«Comme ce n’est pas un sport de compétition, la marche va toujours rester à un niveau contemplatif dans l’imaginaire des gens, croit-il. Ce n’est pas le sport le plus flashy, mais il y a vraiment beaucoup de niveaux à la marche.»

Des études à grande échelle le prouvent: un exercice régulier et modéré, comme la marche, permet de diminuer considérablement les risques de souffrir notamment de cancer, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

Des impacts majeurs

«Si une société pharmaceutique sortait un médicament ayant les mêmes bienfaits que la marche, elle ne ferait pas des milliards de dollars, elle ferait des centaines de milliards», croit Jean-Pierre Després, chercheur.

Voici quelques-uns de ces impacts sur le corps.

Muscles et os plus forts

«Le mouvement exercé par les muscles qui tirent sur les os stimule la reconstruction et le remodelage osseux», explique le Réseau canadien pour la santé des femmes.

Les risques de souffrir d’ostéoporose sont donc réduits par un exercice régulier, même léger comme la marche. Les effets sur le tonus musculaire sont aussi notables, ajoute Jean-Pierre Després, titulaire de la Chaire internationale de recherche sur le risque cardiométabolique.

Coeur solide

Marcher ne serait-ce que 15 minutes par jour réduit les risques de mortalité provoquée par une maladie cardiaque d’environ 25 %, révèle une étude publiée en 2011 dans The Lancet, journal médical, fréquemment reprise par les spécialistes de la santé.

Plus minces

D’après une étude relayée par la Chaire internationale de recherche sur le risque cardiométabolique, le fait de faire 60 minutes d’activité physique modérée comme la marche presque tous les jours entraîne une diminution des graisses, particulièrement au niveau abdominal (le gras intra-abdominal).

Moins malades

Des études à grande échelle le prouvent: un exercice régulier et modéré, comme la marche, permet de diminuer considérablement les risques de souffrir notamment de cancer, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. L’hérédité joue un rôle dans l’apparition de certaines affections, mais le simple fait de marcher 15 minutes chaque jour entraîne une réduction d’environ 15 % des risques de succomber à ces maladies.

Vieillir «jeune»

L’inactivité entraîne un vieillissement prématuré, ajoute Jean-Pierre Després.

«Si on faisait marcher nos personnes âgées au lieu de les « parquer » dans des centres, on pourrait faire une différence sur leur qualité de vie», ajoute le chercheur.

Une vaste étude menée par une équipe de Taiwan et publiée en 2011 a révélé que l’exercice modéré, 90 minutes par semaine, permet d’augmenter l’espérance de vie d’environ trois ans.

Cerveau plus vif

«L’espèce humaine n’est pas conçue pour l’immobilité. Si vous voulez rallumer votre cerveau, bougez! Si vous voulez vous protéger contre le déclin cognitif et la démence, bougez!», s’enthousiasme le chercheur.

Esprit oxygéné, et heureux

«Les vaisseaux sanguins qui perfusent votre cerveau vont se dilater, explique Jean-Pierre Després. Ça donne une sensation de bien-être. Si vous marchez presque tous les jours, il y a des bénéfices chroniques qui vont s’installer.»

L’Association canadienne pour la santé mentale affirme d’ailleurs qu’une activité modérée comme la marche ou la natation a des effets contre l’anxiété et la dépression légère à modérée.

http://www.lapresse.ca/

Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment


Il existe de 10 à 15 % de gaucher (Mon petit frère en fait partie) et cela existe depuis fort longtemps donc, cela serait génétique.Le cerveau ne fonctionne pas comme un droitier, les scientifiques émettent bien des hypothèses. Cependant, ils sont certains qu’il y a des différences physiologique et neurologique en rapport aux droitiers
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Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment

 

Le Huffington Post  |  Par Carolyn Gregoire

    Jusqu’à une époque relativement proche, la particularité des gauchers était considérée comme un défaut, voire une tare. Ils étaient obligés d’apprendre à écrire de la main droite, ce qui les plaçait souvent dans une position très défavorable.

    Bien entendu, nous savons aujourd’hui qu’il n’y a rien de mal à être gaucher. Comme le psychologue Stephen Christmas, de l’université de Toledo, l’a expliqué au magazine Scientific American, rien ne prouve que les gauchers soient naturellement désavantagés sur le plan physique ou psychologique. D’abord ils constituent environ 10 à 15 % de la population mondiale depuis des milliers d’années. Le fait que cette particularité se soit transmise de génération en génération suggère qu’elle ne constitue pas un handicap au niveau évolutif, comme le pensaient naguère beaucoup de spécialistes.

    Cependant, la main avec laquelle on écrit est liée à certaines spécificités physiologiques et neurologiques. La recherche est alors incomplète, mais voici ce que nous savons sur les particularités cognitives et psychologiques des gauchers :

    Ils réfléchissent peut-être plus vite

    Les gauchers pourraient accéder aux hémisphères de leur cerveau plus rapidement et plus efficacement.

    D’après une étude australienne publiée en 2006 dans la revue Neuropsychology, les connexions entre les hémisphères du cerveau sont plus rapides chez les gauchers, ce qui se traduit par un traitement plus rapide de l’information. Les auteurs de l’étude en question ont confié aux participants une tâche qui leur permettait de mesurer le temps de transfert entre les hémisphères, et une autre qui nécessitait de se servir des deux hémisphères en même temps.

    Ces travaux ont démontré que les gauchers traitaient l’information plus rapidement d’un hémisphère à l’autre, un atout cognitif qui pouvait les avantager dans des activités comme les jeux vidéo ou le sport.

    Ils privilégient peut-être le côté gauche quand ils doivent prendre une décision

    Votre préférence manuelle pourrait influer sur la façon dont vous analysez des concepts abstraits, comme les valeurs, l’intelligence et l’honnêteté. Selon une étude de 2009 de l’université de Stanford, gauchers et droitiers favorisent peut-être leur côté dominant. Les participants étaient invités à regarder deux colonnes d’illustrations, puis dire lesquelles leur paraissaient les plus joyeuses, honnêtes, astucieuses et séduisantes. Les gauchers choisissaient spontanément les illustrations de la colonne de gauche, et les droitiers, celles de la colonne de droite.

    «Les gauchers pensent implicitement que les choses agréables sont du côté gauche, et les mauvaises, du côté droit, même quand la langue et la culture leur disent exactement le contraire», indiquait l’auteur principal de cette étude, Daniel Casasanto.

    Ils sont meilleurs dans certains sports

    Bien que les gauchers représentent moins de 15 % de la population, 25 % des joueurs de baseball professionnels sont gauchers. Pourquoi? Peut-être parce qu’ils ont un temps de réaction inférieur à celui des droitiers, comme l’a démontré l’étude australienne de 2006 citée plus haut.

    Mais il y a une autre raison. Différents chercheurs se sont aperçus que les gauchers semblaient avoir beaucoup plus de facilité dans les sports interactifs, comme la boxe, l’escrime, le tennis et le baseball, mais pas les activités solitaires, comme la gymnastique ou le plongeon. Peut-être parce qu’en raison de leur posture physique singulière, ils parviennent à décontenancer les droitiers qui ont l’habitude d’affronter d’autres droitiers.

    Leur cerveau gère peut-être les émotions différemment

    Votre préférence manuelle pourrait déterminer la manière dont votre cerveau traite les émotions. Une étude de 2012 publiée dans la revue PlaS ONE indique que la motivation des gauchers se traduit par une plus grande activité dans l’hémisphère droit, contrairement à ce qui se passe chez les droitiers.

    Ceci pourrait avoir des conséquences importantes dans le traitement de l’anxiété et des troubles de l’humeur, que l’on soigne parfois en stimulant le cerveau pour augmenter l’activité neuronale dans l’hémisphère gauche.

    «Au vu de nos conclusions, ce traitement, qui soulage les droitiers, pourrait faire du tort aux gauchers, ce qui n’est évidemment pas du tout l’effet recherché», a déclaré l’un des auteurs de l’étude, Geoffrey Brookshire.

    Les gauchers pourraient être plus créatifs

    De nombreux experts et diverses études suggèrent l’existence d’un lien entre le fait d’être gaucher et la créativité. Est-ce vraiment le cas? Certaines études ont en tout cas démontré que les gauchers étaient plus doués pour la pensée divergente (la capacité à trouver plusieurs solutions pour un même problème), une caractéristique cognitive de la créativité. Cependant, il convient de noter que ces études établissent une corrélation, et non une causalité. Ces conclusions ne sont donc pas véritablement probantes.

    Une autre possibilité, avancée par le psychologue Chris McManus, de l’University College de Londres, dans son livre «Right-Hand, Left-Hand», est que l’hémisphère droit du cerveau des gauchers est plus développé, ce qui influerait sur la créativité.

    Enfin, une théorie tout à fait fascinante avance qu’en grandissant dans la minorité des gauchers, ce qui les distingue de la plupart de leurs camarades, certains enfants finissent par acquérir une construction mentale privilégiant l’individualité. Cet état d’esprit peut les prédisposer à développer des traits de caractère comme l’indépendance et l’anticonformisme, que les psychologues associent à la créativité et l’innovation.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/

Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?


Un geste anodin qui ne l’est peut-être pas. Les mamans et bien sûr, les grands-mamans ont tendance à porter le bébé du côté gauche et ce même si la personne est droitière. Il semblerait que cela aurait des effets bénéfiques pour le bébé, mais il faudra plus d’études pour mieux étudier si cela a un impact pour l’autisme et les maladies mentaux, mais cela ne veut pas dire que les enfants portés sur le côté droit ne se développent pas normalement ..
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Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?

 

Mamans, pourquoi portez-vous votre enfant du côté gauche ?

Porter votre enfant du côté gauche plutôt que du côté droit serait primordial pour son bon développement. Des chercheurs russes avancent une nouvelle théorie, qui pourrait éclairer les connaissances scientifiques sur certains troubles mentaux.

De nombreuses espèces portent leurs petits du côté gauche

Les mamans ne s’en rendent sans doute pas compte, mais pour la plupart d’entre-elles en tout cas, elles ont tendance à porter leur enfant du côté gauche. Un réflexe qui ne serait pas seulement le fruit du hasard, selon une étude menée par des chercheurs de l’université de Saint-Pétersbourg, en Russie et récemment publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Ces derniers se sont interrogés sur la raison qui incitait de nombreuses espèces, les humains mais aussi les morses, les baleines ou les kangourous, à tenir leur enfant du côté gauche et ce, même quand – chez les humains en tout cas – la mère était droitière.

Une piste dans la recherche sur l’autisme ?

Conclusion : cette position ne serait pas anodine et aiderait notamment à la concentration de la mère lorsqu’elle doit s’occuper de son enfant.

« Nos résultats suggèrent que cette position permet de faciliter les interactions entre la mère et son enfant », expliquent les chercheurs.

Les auteurs de cette étude expliquent que l’hémisphère droit de notre cerveau, qui est « libéré » lorsque l’enfant est porté à gauche, est responsable de la stimulation de la communication et de la création de liens affectifs. L’hémisphère gauche est quant à lui lié au traitement des informations de manière plus ordonnée. Ainsi, lorsqu’une mère berce son enfant du côté gauche, les yeux de l’enfant sont directement reliés à l’œil gauche de la mère et les informations se dirigent vers l’hémisphère droit du cerveau, ce qui permet à la mère de décoder plus facilement le langage corporel de son bébé.

Un contact qui pourrait être fondamental dans la construction de l’enfant puisque les scientifiques n’hésitent pas à dire que cette découverte pourrait être d’une grande aide dans l’étude de certains troubles, comme l’autisme.

Sybille Latour

http://www.passeportsante.net/

Voici la raison pour laquelle on confond souvent les prénoms de nos proches


Mes enfants pourront en témoigner, je suis une championne pour mélanger les noms de mes enfants. Mais, c’est rassurant, il y a une explication scientifique et non, ce n’est pas de la sénilité
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Voici la raison pour laquelle on confond souvent les prénoms de nos proches

 

© thinkstock.

Qui n’a jamais appelé son cousin par le prénom de son oncle? Ou à l’inverse, qui n’a jamais été appelé par le prénom de sa soeur ou de son frère? Ces erreurs, gênantes, sont pourtant très fréquentes.

Mais rassurez-vous, vous ne perdez pas la boule. Il y a même une raison scientifique à cette confusion. C’est en tout cas ce qu’ont démontré des chercheurs américains. Pour ce faire, ils ont mené une étude sur 1.700 personnes et sont arrivés à la conclusion que l’on confond souvent les sujets du même groupe.

Concrètement, cela veut dire que votre cerveau classe les personnes de votre entourage en fonction de catégories. Il y a donc un dossier famille, un dossier amis, un dossier collègues,… Et les erreurs que vous faites se font presque toujours au sein de la même catégorie.

Bien évidemment, ces confusions se feront d’autant plus que les prénoms se ressemblent. Vous ferez ainsi plus d’erreurs entre une Sabrina et Laura (parce qu’elles ont la même terminaison) qu’entre un Julien et un Alexandre.

http://www.7sur7.be/

Le régime méditerranéen est bon pour le cerveau vieillissant


Les meilleures habitudes alimentaires que nous devrions nous orienter vers le régime méditerranéen. En plus d’être bon pour le diabète, perdre du poids et la santé du coeur, il s’avère qu’il serait un atout précieux pour le cerveau vieillissant
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Le régime méditerranéen est bon pour le cerveau vieillissant

 

Photo d'une salade

Une salade Photo : iStock

Le cerveau de personnes âgées qui suivent un régime méditerranéen conserve plus de volume que le cerveau de celles qui ne le suivaient pas de façon aussi constante, montre une étude écossaise.

Un texte d’Alain Labelle

Ces bienfaits constatés s’ajoutent à ceux déjà bien documentés sur la santé du cœur, le diabète et la perte de poids.

Le régime méditerranéen comprend de nombreux fruits et légumes, de l’huile d’olive, des noix, des céréales, un peu de poisson, de vin et de volaille, et de la viande rouge en petite quantité.

Tous les participants ne suivaient pas les principes d’un tel régime de la même façon. Ceux qui ne le suivaient pas à la lettre étaient plus susceptibles de présenter une plus forte perte du volume cérébral au cours des trois années de l’étude, comparativement à ceux qui le suivaient avec discipline.

La différence de régime explique environ 0,5 % de la variation totale du volume du cerveau. Cela correspond à la moitié de la taille due à un vieillissement normal, affirme la Dre Michelle Luciano, de l’Université d’Édimbourg.

La chercheuse explique qu’en vieillissant, le cerveau a tendance à rétrécir et à perdre des cellules, ce qui affecte notre capacité à apprendre et à mémoriser. Selon elle, ces résultats laissent à penser que le régime méditerranéen a un impact positif sur la santé cérébrale.

Contrairement aux résultats d’autres travaux, ceux-ci n’ont pas montré d’avantages particuliers d’une alimentation plus riche en poisson et moins riche en viande sur le cerveau.

Il est possible que d’autres composants du régime méditerranéen soient impliqués dans cette relation ou simplement que le maintien du volume soit dû à l’interaction de l’ensemble des aliments entre eux. Dre Michelle Luciano

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Neurology.

http://ici.radio-canada.ca/

Des médecins ont trouvé un second cerveau en train de grandir dans la tumeur d’une patiente


Il y a des cas médicaux vraiment bizarre. Une tumeur bénigne d’un ovaire, un tératome est une tumeur connue en médecine. Il arrive que ce tératome contienne des cheveux, du cartilage, etc. Mais rare, un cervelet prêt pour être fonctionnel. Ce qui peut entraîner des problèmes de personnalités
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Des médecins ont trouvé un second cerveau en train de grandir dans la tumeur d’une patiente

 

Brain | Afiller via Wikimédia CC License by

Brain | Afiller via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Cela peut parfois causer des changements de la personnalité.

Lors d’une opération, des chirurgiens japonais ont fait une étonnante découverte en retirant l’appendice d’une jeune femme de 16 ans.

La revue New Scientist explique sur son site, en reprenant une étude parue dans la revue Neuropathology, qu’une «tumeur contenant un cerveau miniature était en train de grandir dans un ovaire» de la patiente. «Une analyse plus détaillée ayant révélé qu’il s’agissait d’une plus petite version d’un cervelet, qui se trouve habituellement sous les deux hémisphères du cerveau. Une masse sur un côté ressemblait à une tige, la structure qui lie d’habitude la moelle épinière.»

Le cerveau miniature était si développé qu’il pouvait même envoyer des impulsions électriques entre les neurones, comme un cerveau normal.

Tératomes

On appelle ces tumeurs particulières, mais bénignes, des tératomes, un mot provenant du grec et signifiant «tumeur monstre». Il faut savoir qu’un cinquième des tumeurs ovariennes contiennent des tissus étrangers, notamment des cheveux, des dents, du cartilage, de la graisse ou du muscle. Il est en revanche très rare de trouver des tumeurs formant des structures similaires à un cerveau.

«Les éléments neuraux similaires à ceux du système central nerveux sont souvent trouvés dans les tératomes ovariens, mais les structures ressemblant au cerveau adulte sont rares», a expliqué à la revue Angelique Riepsamen, de l’université de South Wales en Australie. 

Il faut savoir aussi que, dans ce genre de situations extrêmement rares, de nombreux rapports on montré que les femmes porteuses de ce genre de tératomes ovariens peuvent souffrir de changements de la personnalité, de confusion, d’agitation, de pensées paranoïaques, ou même de pertes de mémoire.

«Certains de ces symptômes neurologiques peuvent surgir quand le système immunitaire reconnaît les cellules du cerveau dans l’ovaire comme étrangères et lance une attaque, écrit New Scientist, parce que les cellules dans le vrai cerveau de la femme peuvent finir par être également attaquées, ce qui entraîne une inflammation.» 

La jeune fille, qui heureusement n’avait aucun symptôme, n’a pas eu de complications après le retrait de la tumeur.

http://www.slate.fr/

Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir


On savait que le cerveau tout au long de la vie, grâce à l’apprentissage et les expériences, des connexions se feront et déferont même chez les adultes et que des neurones continueront à apparaître dans la zone de la mémorisation. Cependant, les scientifiques ont découvert que dans la zone de la reconnaissance du visage continue à croitre. Il y aura peut-être dans un avenir proche que ceux souffrant de prosopagnosie, c’est-à-dire, ceux qui ne reconnaissent pas les visages
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Même adulte, une partie du cerveau continue à grandir

 

Les chercheurs de Stanford  ont repéré une zone cérébrale qui croît

Kalanit Grill-Spector, Kevin Weiner, and Jesse Gomez discutent de la structure et l’architecture cellulaire du cortex à l’Université de Stanford.

© Brianna Jeska

Une équipe de l’Université de Stanford a découvert qu’une zone du cerveau continue à grossir à l’âge adulte. Celle de la zone de reconnaissance des visages.

Non, la croissance du cerveau ne s’arrête pas après l’enfance ! Notre cerveau continuerait à grossir tout au long de la vie, une petite partie du moins. C’est la surprenante découverte qu’a faite une équipe du département de psychologie du Stanford Neuroscience Institute de l’Université de Stanford (Etats-Unis), publiée dans Science. Nul ne s’y attendait et pour cause. Il est admis que le cerveau se dote de quelques 80 milliards de neurones avant la naissance puis, au cours des trois premières années de vie, croît en créant des milliards de connexions. Vers 3 ans, ce réseau dense de fibres ultraconnectées a besoin d’être élagué pour ne garder que les connexions nécessaires à l’enfant. Une fois élagué, vers 4-5 ans, le cerveau est alors considéré comme relativement stable et va prendre son temps pour arriver à maturité, jusqu’à vers 25 ans environ, en myélinisant (recouvrant d’un manchon isolant de myéline) les fibres conductrices qui deviennent plus rapides. Ensuite, tout au long de la vie, au gré des apprentissages et des expériences, des connexions se feront et se déferont dans le cerveau adulte et même de nouveaux neurones apparaitront dans l’hippocampe, zone impliquée dans la mémorisation. Mais globalement, le cerveau ne grossit plus… pensait-on jusqu’ici.

Le gyrus fusiforme, cet inconnu

Et pourtant ! En couplant deux techniques d’imagerie, l’IRM f (fonctionnelle) qui visualise indirectement l’activité du cerveau et l’IRMq (quantitative) qui évalue la quantité de tissu cérébral, les chercheurs ont fait cette découverte. Ils ont analysé les cerveaux de 22 enfants de 5 à 12 ans, et celui de 25 adultes de 22 à 28 ans. C’est alors qu’ils ont observé qu’une zone du cortex (couche plissée qui recouvre les hémisphères) continuait à croître, de l’enfance à l’âge adulte, contrairement aux structures avoisinantes. Cette région c’est le gyrus fusiforme, une circonvolution localisée sur la face inférieure du lobe temporal, spécifique des hominidés (humains et grands singes), qui devient active lorsqu’un sujet regarde un visage. C’est grâce à elle que l’on est (plus ou moins) physionomiste. Les chercheurs constatent également que ces changements se font sur une échelle de temps qui reflète les améliorations de la capacité des gens à reconnaître les visages.

« Quelle surprise quand nous avons constaté qu’un tissu cérébral était en croissance et que cette croissance avait un impact sur le fonctionnement cérébral », assure Jesse Gomez, co-auteur de l’étude.

Comment ce gyrus fusiforme grossit-il ?

« Il n’intègre pas de nouveaux neurones, assure Kalanit Grill-Spector professeure et auteure senior de l’étude. Mais il est le lieu d’une prolifération de fibres conductrices des neurones (axones et dendrites) ainsi que de cellules gliales, qui soutiennent les nourrissent les neurones. »

Ces résultats sont une bonne nouvelle. Cette recherche a des implications pour la santé, car environ 2 % de la population adulte a des difficultés à reconnaître les visages. Cette pathologie handicapante dont souffrait le neurologue Oliver Sack, et qu’il raconte dans L’oeil de l’esprit (2010), se nomme prosopagnosie.

 Mais plus que cela, « beaucoup de gens ont une vision pessimiste du tissu cérébral, pensant que ce tissu est perdu lentement à mesure que l’on vieillit, souligne Jesse Gomez, Et bien, nous avons vu le contraire – que tout ce qui reste après l’élagage de la petite enfance peut être utilisé pour se développer. »

« Si vous m’aviez dit il y a cinq ou dix ans que nous pourrions effectivement mesurer la croissance des tissus in vivo, je ne l’aurais pas cru, renchérit, Kalanit Grill-Spector. Cela montre qu’il y a des changements réels dans les tissus tout au long de votre développement. Je pense que c’est fantastique. « 

Elena Sender

Spécialiste des Neurosciences au magazine Sciences et Avenir

http://www.sciencesetavenir.fr/