Quand notre cerveau se ment à lui-même


On se ment tous à soi-même en cherchant des excuses pour avoir agi de telle manière, pour maquiller un échec par honte, par crainte ou autre. Prendre quelque chose sous prétexte qu’une personne où l’État nous le doit bien Puis, il y a le déni, comme si quelque chose ne peut ou va se faire alors que c’est impossible dans le but de s’adapter à une situation nouvelle et difficile. Il y a aussi nos souvenirs que le cerveau peut changer l’histoire et remettre la nouvelle version à la page.
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Quand notre cerveau se ment à lui-même

 

François Richer Devenir fan
Chercheur en neuropsychologie, professeur à l’UQAM

«Ça ne me fait rien qu’il ne veuille plus me voir». «Je ne le voulais pas vraiment ce poste». «Je n’ai pas besoin de l’approbation des autres». «Je pourrais si je le voulais vraiment.»

On est très habile à se cacher des réalités qui ne font pas notre affaire.

Notre cerveau a développé une grande capacité à simuler. On construit et manipule des objets et des concepts dans notre tête. On crée des scénarios pour les évaluer et prendre des décisions. Cette capacité de raisonnement est ce qui fait que notre espèce domine la planète, mais elle nous permet aussi de mieux nous mentir à nous-mêmes. Elle permet la rationalisation.

L’homme est un animal rationalisant plutôt que rationnel (Aronson, 1972).

Il a soif de structure. Surtout, il a tendance à préférer les explications qui l’arrangent ou qui ne le font pas mal paraitre, celles qui réduisent son stress ou qui réduisent la dissonance entre ses croyances et les situations auxquelles il doit faire face. Les aménagements mentaux qu’on peut utiliser sont très variés (justification, maquillage, minimisation, déni), mais certains peuvent ébranler la frontière entre la pensée lucide et la pensée délirante.

On utilise parfois des justifications ou des réinterprétations d’actions pour gommer les imperfections de la réalité.

«Ce n’est pas ce que je voulais dire». «Ce n’est pas un échec, c’est un succès d’estime», «J’ai économisé un bon paquet d’argent en achetant tout ça».

Ça peut être bon pour restaurer notre estime de soi en étouffant un sentiment de honte ou de culpabilité. Les réinterprétations peuvent aussi servir à étouffer une frustration, une déception, une tristesse ou un manque.

Se mentir à soi-même sert aussi à réduire des craintes ou fuir des menaces. Eviter des examens médicaux nous évite de faire face aux mauvaises nouvelles pour un temps. Exprimer son accord quand on est trop timide pour montrer son désaccord évite la confrontation pour un temps.

Le maquillage de la vérité protège aussi ceux qui ne se donnent pas droit à l’erreur. L’enfant oppositionnel qui jure que ce n’est pas lui qui a commencé la bagarre ou cassé le vase peut en venir à se croire lui-même ou au moins à croire à son talent d’acrobate de la réalité. L’adulte narcissique qui blâme son adjoint, le système, les circonstances ou la météo réduit son sentiment de responsabilité en un clin d’œil. La moralité douteuse et les comportements antisociaux s’abreuvent de ces justifications.

«Ce n’est pas du vol, c’est la société qui me rembourse une dette». «Je lui ai fait mal mais il avait besoin d’une leçon et de toute façon il l’a bien cherché». «Vandaliser une institution qui nous opprime c’est de la justice».

Le summum est peut-être de nier qu’on se cache la vérité (le déni du déni), comme quand on est persuadé qu’on a rien à changer dans nos conduites mais que les autres doivent changer radicalement pour que tout aille mieux.

Notre cerveau est aussi porté à minimiser certaines limites ou incapacités. L’amnésique qui nie ses difficultés de mémoire, l’aphasique qui fait semblant de comprendre ce qu’on lui dit comme si tout était normal. Le toxicomane qui est convaincu qu’il garde le contrôle sur sa consommation. L’agresseur qui enchaine une conversation normale après des gestes horribles. Le déni peut aller très loin. Certaines personnes qui ont un bras paralysé peuvent même croire qu’ils pourraient le bouger s’ils le voulaient.

Le déni n’est pas qu’une tactique sociale pour sauver la face. C’est une composante essentielle de l’activité mentale qui a une fonction adaptative. Il sert généralement à nous protéger des émotions négatives et du stress ou à maintenir une certaine cohérence dans notre vie mentale. Le déni sert même parfois à nous motiver. Se croire invincible quand on est jeune nous donne le courage d’explorer, d’affronter et de se dépasser même si ce n’est pas très réaliste.

Les automensonges peuvent aussi prendre la forme de blocages qui nous coupent de nos souvenirs. Plus souvent qu’on le croit, notre cerveau oublie activement ce qui le perturbe (situations honteuses, stress). Quand notre moteur de recherche cérébral tente de récupérer l’information controversée, nos émotions lui font éviter les indices qui allument la bonne réponse et empêchent la recherche d’aboutir. Un évènement traumatisant peut causer une amnésie dissociative qui nous empêche de nous rappeler de l’évènement ou d’autres informations pendant un certain temps. Les émotions ont un droit de veto sur les scènes que l’on se permet de revivre et sur les détails qui les composent.

Notre cerveau peut même réinventer l’histoire. Un souvenir n’est pas une donnée figée. Récupérer une information la transforme, la relier aux autres informations la reconsolide. Parfois, le cerveau peut déformer une partie des faits qu’il récupère et insérer de faux détails dans les souvenirs d’incidents stressants (accidents, agressions…). L’auto qui allait vite était (sans doute) conduite par un jeune homme. La récupération fabulatrice est due au fait que récupérer un souvenir le rend souvent malléable, vulnérable à l’insertion de nouvelles associations qui ont plus à voir avec nos préjugés, nos émotions et nos connaissances générales qu’avec l’épisode tel qu’il a été vécu initialement.

Les émotions peuvent faciliter la mémorisation d’évènements marquants, mais elles peuvent aussi biaiser les souvenirs et les contenus de la pensée. Quand on essaie de raisonner, les informations et les arguments qui nous viennent en tête sont déjà présélectionnés jusqu’à un certain point. Cette pré-sélection est un processus compétitif où l’estime de soi, les peurs et autres émotions ont leur mot à dire.

Les justifications et le déni sont des raccourcis qui traduisent des difficultés d’adaptation à une réalité émotionnellement chargée. Ils peuvent être coriaces, mais ils peuvent se diluer au fil des expériences et des confrontations de la réalité. Il faut tenter de vérifier nos croyances. Il faut aussi insérer un peu de doute dans nos grandes certitudes et écouter notre entourage quand il nous dit qu’on n’a pas tenu compte de certaines réalités.

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Pourquoi un débat autour des couleurs de cette robe? À cause de votre cerveau!


Cette robe est devenue virale sur le Web, Quand Salut Bonjour a montré cette robe, moi, je la voyais blanche et or, alors que d’autres la voit bleu et noir. Pourquoi qu les avis sur les couleurs de ce vêtements peuvent être différentes ? Notre cerveau n’a pas les mêmes perceptions des couleurs dépendant de la lumière émise
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Pourquoi un débat autour des couleurs de cette robe? À cause de votre cerveau!

 

Par Marine Le Breton

Bleue et noire? Blanche et dorée? Une robe à couleur indéterminée fait exploser Internet. Postée sur Tumblr, elle rend fous les internautes qui n’arrivent pas à se mettre d’accord, même si depuis, il semblerait qu’on ait retrouvé l’originale (qui est noire et bleue, navré).

Comment expliquer que les avis divergent autant? Voyons-nous réellement deux couleurs différentes? Il ne s’agit pas d’une blague, ni de magie, mais d’une question d’interprétation du cerveau. Selon la sensibilité de la rétine et le cerveau de chacun, les couleurs sont perçues différemment.

Le site Vice a interrogé Jay Neitz, chercheur à l’université de Washington, spécialiste de la vision des couleurs. Lui, voit la robe blanche et or, mais l’un de ses élèves l’a vue bleue et noire.

« C’est l’une des perceptions des couleurs les plus fascinantes que j’aie vue depuis longtemps », s’amuse-t-il.

GIF de Slate.com

Pour lui, il y a d’abord une question d’âge à prendre en compte.

« La rétine de l’œil change tout au long de votre vie, et vous êtes moins sensible à la lumière bleue quand vous êtes plus vieux », explique-t-il.

Une histoire de cônes et de bâtonnets

Mais ce qui entre surtout en jeu, c’est « l’adaptation chromatique ». En fonction de l’éclairage, le cerveau peut voir une couleur au lieu d’une autre. Si la robe est blanche mais que l’éclairage est un peu bleuté, notre cerveau pense que la robe est bleue.

La lumière entre dans l’œil par le cristallin, qui est une sorte de lentille naturelle. Chaque couleur correspond à une différente longueur d’ondes. La lumière vient frapper la rétine, qui est « tapissée d’une mosaïque de photorécepteurs: les cônes et les bâtonnets« . Stimulés par la lumière, ces cônes émettent des signaux électriques vers le cortex visuel, qui va analyser, interpréter, et donc, transformer ces signaux en une image. C’est un processus complexe qui fonctionne à merveille. Mais il faut savoir que nous avons des photorécepteurs qui sont plus ou moins sensibles à la lumière, son intensité et sa longueur d’onde.

« Ce qui se passe ici, c’est que notre système visuel regarde cette chose, et vous essayez de prendre en compte le biais chromatique de l’axe la lumière du jour », explique sur le site Wired Bevil Conway, neuroscientifique, spécialiste des couleurs et de la vision. « Donc soit les gens prennent en compte le côté bleu, auquel cas ils la voient blanche et or, soit ils prennent en compte le côté doré, auquel cas ils la voient bleue et noire ».

Pour faire simple, si votre cerveau pense que l’éclairage est artificiel (plutôt blanc, jaune), vous voyez certainement la robe bleue. Mais si votre cerveau estime que l’éclairage est plus bleuté, près d’une fenêtre avec un ciel bleu par exemple, vous voyez la robe blanche. C’est ce qu’explique ASAPScience (en anglais):

Ou encore:

Image via XKCD.

Tout est donc une question de contexte et d’interprétation que le cerveau peut avoir du mal à faire. Nous pouvons arrêter de nous battre.

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Des souvenirs stockés au cas où…


C’est étrange comment notre cerveau fonctionne, comme par exemple, les souvenirs. Alors qu’on voit mais sans remarquer quelque chose, un évènement viens faire resurgir ce souvenir anodin qui viens renforcer ce souvenir ..
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Des souvenirs stockés au cas où…

 

une femme a des idées

© PathDoc /shutterstock.com

Des expériences montrent que le cerveau stocke temporairement de multiples souvenirs a priori inutiles… et les renforce s’ils prennent de l’importance à la lumière d’événements nouveaux.

Vous croisez une femme au supermarché sans la remarquer. Par la suite, vous rencontrez votre nouvelle voisine de palier, qui vous semble étrangement familière. Un peu plus tard, vous y repensez et… surprise : vous vous rendez compte que votre voisine n’est autre que cette femme croisée pendant vos courses !

Pourquoi ce souvenir du supermarché, que vous n’avez même pas conscience d’avoir enregistré et que vous auriez vite oublié dans d’autres circonstances, vous est-il revenu ? Joseph Dunsmoor, de l’Université de New York, et ses collègues, ont montré qu’un souvenir anodin peut être renforcé a posteriori s’il prend de l’importance à la lumière d’événements nouveaux.

Au quotidien, nous sommes confrontés à un flot gigantesque d’informations – images, sons, odeurs, etc. Leur stockage à long terme dépasserait largement nos capacités mémorielles. Pourtant, on ne peut savoir à l’avance quelles informations se révéleront utiles par la suite. Les expériences réalisées par les neurobiologistes suggèrent que de multiples traces mémorielles sont créées, et que celles qui se révèlent les plus pertinentes sont ensuite renforcées.

Joseph Dunsmoor et ses collègues ont présenté des images d’outils ou d’animaux à des participants, qui devaient les classer selon ces deux catégories. Dans une première phase, cette présentation était effectuée sans autre stimulus. Lors d’une deuxième phase, les images de l’une des deux catégories (outil ou animal) étaient associées deux fois sur trois à un léger choc électrique au poignet. Enfin, de nouveau, aucun choc électrique n’était administré lors de la troisième et dernière présentation.

Les neurobiologistes ont ensuite testé les souvenirs des participants, en leur montrant les images déjà présentées mélangées à des images inédites. Le sujet devait dire s’il avait déjà vu l’image ou non.

Résultat : les participants se souvenaient mieux des images de la catégorie associée à un choc électrique et présentées lors des deuxième et troisième phases. Ce n’est pas surprenant : la mémorisation est plus efficace quand l’émotion s’en mêle, et la peur du « coup de jus » se révéle stimulante ! Mais les images montrées lors de la première phase correspondant à la même catégorie étaient aussi mieux mémorisées, alors que les participants n’avaient pas encore reçu de chocs électriques à cette étape. Ces souvenirs ont donc été renforcés a posteriori.

De nombreuses expériences avaient déjà montré que les souvenirs pouvaient être renforcés rétroactivement après une émotion. Mais ici, le renforcement est sélectif et ne concerne que les souvenirs acquérant une pertinence nouvelle.

Comment le cerveau opère-t-il ce tri sélectif  ? Un premier souvenir faible (codé par un ensemble de modifications dans les connexions entre neurones) serait d’abord créé et, lorsqu’il se révèle important, serait « marqué » pour être renforcé plus tard. En effet, dans l’expérience menée par Joseph Dunsmoor, l’amélioration des souvenirs n’était constatée qu’à partir de quelques heures après la présentation des images.

Les mécanismes en cause restent à préciser, mais ils diffèreraient en tout cas de ceux à l’œuvre pendant le sommeil – lors duquel le cerveau rejoue les souvenirs, ce qui permet de les consolider. En effet, l’amélioration survenait même avant que les participants n’aient dormi.

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DÉCOUVERTE. Pourquoi certains enfants bégaient-ils ?


Il semble qu’on a trouvé l’endroit qui aurait une anomalie dans le cerveau pour les personnes qui bégaient. Avec d’autres études peut-être qu’il sera possible dans un avenir plus ou moins proche d’adapter un meilleur traitement
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DÉCOUVERTE. Pourquoi certains enfants bégaient-ils ?

 

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Le développement de la matière grise dans l’aire de Broca serait « anormal » chez les personnes souffrant de bégaiement. © SKX / Science Photo Library / AFP

Par Lise Loumé

L’une des régions cérébrales des personnes qui butent régulièrement sur les mots présenterait une « anomalie ». Explications

DÉCOUVERTE. Une région du cerveau se développe « anormalement » chez les enfants qui bégaient, et cela persiste à l’âge adulte, conclue une étude menée par des chercheurs de l’université d’Alberta. La première à observer le développement du cerveau chez les enfants et les adultes qui bégaient par IRM, précise un communiqué de l’université.

Un développement « anormal » de l’aire de Broca

L’équipe de Deryck Beal a étudié le cerveau de 116 garçons et hommes âgés de 6 à 48 ans (le sexe masculin étant davantage touché par le bégaiement que le sexe féminin – voir encadré ci-dessous). La moitié des participants bégayaient. Ils ont constaté seulement chez ces derniers un développement « anormal » de la matière grise dans l’aire de Broca, une région du lobe frontal dédiée au traitement du langage et à la production de parole (voir image ci-dessous). En fait, chez les sujets qui ne bégaient pas, l’épaisseur de la matière grise diminue avec l’âge. Mais pas chez les sujets qui bégaient !

Or « cette diminution de l’épaisseur est une bonne chose car elle reflète la manière dont le cerveau devient plus efficace en vieillissant, nécessitant moins de réseaux de neurones, explique Deryck Beal, principal auteur de l’étude. Cela signifie peut-être que cette région, chez les personnes qui bégaient, ne fonctionne pas de manière aussi efficace que chez les autres. »

© Deryk Beal/University of Alberta

Cette modification dans l’aire de Broca est la seule « anomalie » trouvée parmi 30 régions cérébrales explorées par l’équipe.

« Dans toutes les autres zones étudiées, nous avons constaté un développement « normal ». Selon nos résultats, l’aire de Broca pourrait être impliquée dans le bégaiement », explique Deryk Beal.

Mais il ne peut affirmer que l’aire de Broca soit responsable du bégaiement.

« C’est comme l’histoire de l’œuf et la poule, affirme-t-il. Nous ne savons pas si les changements que nous observons dans cette région du cerveau sont le résultat du bégaiement ou si cette différence cérébrale est la cause de ce trouble de la communication. »

Soigner les enfants qui bégaient

ÉVOLUTION. L’équipe de Deryk Beal avait découvert précédemment que les enfants qui bégaient ont un volume de matière grise moins important que les autres. Cette nouvelle étude représente selon lui

« une grande avancée » : c’est comme « avoir un « flip book » (ndlr : un folioscope, petit carnet contenant des images que l’on tient d’une main et que l’on effeuille de l’autre avec le pouce) des changements du cerveau tout au long de la vie au lieu d’une seule image à un certain âge », s’enthousiasme le chercheur.

D’après ce dernier, une étude menée sur le long terme et sur davantage d’individus (enfants et adultes) permettrait d’observer comment les zones cérébrales dédiées à la parole diffèrent entre les enfants qui bégaient, ceux qui ne bégaient pas, et ceux qui n’ont plus ce trouble en vieillissant.

« Cela nous aiderait à savoir comment le cerveau des enfants qui ne bégaient plus étant adultes évolue, afin d’aider ceux qui souffrent de ce trouble à guérir », conclut-il.

CHIFFRES. Le bégaiement frappe 1 % de la population. On compte 600.000 personnes bègues en France, selon le ministère de la Santé. Il touche dans l’enfance 5 % des enfants : une fille pour trois garçons. Trouble de la communication, le bégaiement apparait : parfois très précocément, dès 2 ans et le plus souvent vers 3/4 ans, parfois à l’entrée au C.P, ou parfois vers 10/11 ans. L’apparition peut être brutale ou progressive. Dans 3 cas sur 4, il disparaît sans laisser de trace vers 5/6 ans. Pour savoir quoi faire en cas de bégaiement de son enfant, consultezce document du ministère de la Santé.

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Pourquoi certains arrivent à contrôler leurs rêves (et d’autres non)


Comment de rêves que nous aimerions prendre le contrôle et donner une histoire plus agréable. Certains le peuvent du moins pour quelques rêves.
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Pourquoi certains arrivent à contrôler leurs rêves (et d’autres non)

Inception © Kobal / The Picture Desk / AFP

Inception © Kobal / The Picture Desk / AFP

Par Lise Loumé

Des chercheurs allemands viennent de découvrir l’existence d’une zone cérébrale anormalement développée chez les « rêveurs lucides ».

RÉALITÉ. Prendre conscience de son rêve au moment même où il se déroule et le contrôler : c’est la prouesse que réussissait Dom Cobb, personnage principal du film Inception (sorti en 2010) et interprété par Leonardo DiCaprio. Mais cette aptitude à faire des rêves dits « lucides » ne relève pas seulement de la fiction. Elle a été prouvée scientifiquement dans les années 1970 grâce à l’enregistrement de signaux envoyés volontairement par les sujets depuis l’état de rêve : les mouvements des yeux. Pourtant, on ignore encore les phénomènes cérébraux à l’origine de cette aptitude.

Le cortex préfrontal anormalement développé chez les « rêveurs lucides »

Ce mystère pourrait être en partie résolu grâce aux travaux de neurologues de l’Institut Max Planck, en Allemagne, publiés dans The Journal of Neuroscience. Ils viennent de découvrir l’existence, chez les « rêveurs lucides », d’une zone du cerveau anormalement développée : il s’agit du cortex préfrontal antérieur, une petite zone située sur le devant du crâne et au-dessus des yeux (voir image ci-dessous). Or cette région du cerveau est particulièrement impliquée dans notre aptitude à avoir conscience de nous-même (de nos pensées, de nos émotions…) et à contrôler nos impulsions.

Les rêveurs lucides possèdent un cortex préfrontal plus étendu que les autres personnes. (© MPI for Human Development)

Une question se pose alors : y a-t-il un lien entre l’aptitude à faire des « rêves lucides » et la conscience de soi ? Pour le savoir, les chercheurs ont soumis 62 volontaires, dont la moitié était des « rêveurs lucides », à un test permettant de stimuler l’aptitude à la conscience de soi. Ils ont observé leur activité cérébrale par imagerie à résonance magnétique fonctionnelle. Selon leurs résultats, le cortex préfrontal antérieur des « rêveurs lucides », en plus d’être anormalement développé, est aussi plus actif que chez les personnes incapables de faire ces types de rêve. Ce qui signifie qu’avoir une forte conscience de soi permettrait de faire des rêves lucides.

FRÉQUENCE. La plupart des « rêveurs lucides » ne parviennent pas à contrôler leurs rêves chaque nuit mais seulement plusieurs fois par an, expliquent les chercheurs.

« De nombreux forums et blogs sur internet fournissent des instructions et conseils pour y parvenir », précisent-ils.

Selon une étude publiée en mai 2014, l’induction d’un courant électrique lors du sommeil paradoxal (la période durant laquelle l’activité électrique du cerveau est proche de celle de l’éveil) pourrait permettre à un individu d’influer sur le déroulement de ses songes nocturnes.

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Le cerveau particulier des psychopathes


L’idéal pour reconnaitre les criminels psychopathes est de voir les premiers signes dès l’enfance. Avec l’imagerie, il serait probablement possible de confirmer les risques et d’agir en prévention
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Le cerveau particulier des psychopathes

 

Un psychopathe 

Photo :  iStockphoto

Des anomalies dans de nombreuses parties du cerveau des criminels violents psychopathes ont été révélées par des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) réalisés à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et au King’s College London au Royaume-Uni.

Les chercheurs Sheilagh Hodgins et Nigel Blackwood expliquent que ces particularités se trouvent dans des parties du cerveau associées à l’apprentissage de la punition et de la récompense.

Dans les pénitenciers canadiens, un détenu sur cinq reçoit un diagnostic de psychopathie.

« Les criminels ayant ce profil présentent des taux supérieurs de récidives et ne répondent pas bien aux programmes de réhabilitation. Comme notre recherche révèle une anormalité qui sous-tend ces comportements, elle pourrait appuyer les interventions afin de prévenir le comportement violent ainsi que les thérapies comportementales visant à réduire le nombre de récidives. »— Pre Sheilagh Hodgins

Les criminels psychopathes se distinguent des autres contrevenants de plusieurs façons.

Généralement, les criminels sont très sensibles à la menace ainsi qu’aux comportements colériques et agressifs. Toutefois, les psychopathes réagissent faiblement aux menaces, restent froids et exercent une violence délibérée.

De plus en plus de données probantes démontrent que les deux profils de criminels, avec ou sans psychopathie, présentent plusieurs anomalies, propres à chacun, dans leur développement cérébral dès l’enfance.

Les chercheurs expliquent qu’il est essentiel d’identifier les mécanismes neuraux qui sous-tendent le comportement violent persistant du psychopathe afin de mettre au point des initiatives qui préviennent les crimes et des programmes de réhabilitation qui réduisent le nombre de récidives.

L’étude incluait la participation de 12 criminels violents avec trouble de la personnalité antisociale et psychopathie, 20 criminels violents avec trouble de la personnalité antisociale sans psychopathie et 18 hommes non criminels en bonne santé.

Les chercheurs ont découvert que les criminels violents atteints de psychopathie, lorsque comparés aux criminels violents sans psychopathie et aux non-criminels, démontrent des réactions anormales aux punitions dans le cortex cingulaire postérieur et dans l’insula lorsqu’une réponse auparavant récompensée était punie. D’autres travaux avaient aussi montré des anomalies dans les fibres nerveuses de la matière blanche reliant ces deux zones. Le fonctionnement du cerveau des criminels violents sans psychopathie, quant à lui, s’est révélé similaire à celui des non-criminels.

« Ces résultats suggèrent que le cerveau des criminels violents avec psychopathie est caractérisé par une organisation particulière du réseau des neurones qui sert à apprendre au moyen des punitions et des récompenses. »— Nigel Blackwood

Cette connaissance est précieuse pour l’établissement de programmes visant la prévention de la criminalité violente.

La plupart des crimes violents sont commis par des individus qui présentent des problèmes de comportement dès le plus jeune âge. Des interventions basées sur l’apprentissage qui cibleraient les mécanismes du cerveau à l’origine de ce type de comportement et, par le fait même, les modifieraient réduiraient de façon importante le nombre de crimes violents.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Les Mystères de la Science : Pourquoi ressent-on la présence d’un membre amputé?


Le cerveau est très perfectionné, il communique avec toutes les parties du corps. Il arrive par contre quand un membre est amputé que les choses se compliquent et que le cerveau malgré tout n’arrive pas à décoder qu’un membre n’existe plus
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Pourquoi ressent-on la présence d’un membre amputé?

 

Les points sur ce moignon de bras permettent de localiser les terminaisons nerveuses.

Les points sur ce moignon de bras permettent de localiser les terminaisons nerveuses.

La plupart des personnes qui ont perdu un membre continuent à ressentir une sensation, douloureuse parfois, quand ce ne sont pas des démangeaisons insupportables, à l’emplacement du membre disparu. 

Ce phénomène, dit des membres fantômes, n’est pas une découverte. Bien au contraire. Le capitaine Achab s’en plaignait déjà dans Moby Dick :

« Tiens ! place un peu ta jambe vivante là où autrefois se trouvait la mienne à l’instant. Bon. Voila maintenant, là, une seule jambe apparemment, visible à l’œil ; et pourtant, il y en a deux pour l’âme. Là où tu sens battre et frémir ; eh bien, là, exactement là, au millimètre près, je la sens. » (trad. Armel Guerne, Phébus-Libretto, p. 663, réédition 2008).

La plupart des personnes qui ont perdu un membre continuent à ressentir une sensation, douloureuse parfois, quand ce ne sont pas des démangeaisons insupportables, à l’emplacement du membre disparu.

Jusque dans les années 1980, on affirmait que cela était dû à une illusion produite par l’irritation des terminaisons nerveuses sectionnées. Les dernières recherches suggèrent que l’origine de ces sensations se trouve dans le cerveau. Le cortex somatosensoriel possède une sorte de « carte » de notre corps ; à certaines parties correspondent les sensations procurées par les lèvres, à d’autres celles des épaules. Quand un membre est amputé, la carte contenue dans le cerveau ne correspond plus au corps perçu et il en résulte de la douleur.

Il arrive aussi que la carte cervicale soit surchargée de données. Un sujet peut ainsi tromper son cerveau en plaçant un miroir près d’un membre intact et le manipuler jusqu’à ce que le cerveau croie que le membre-fantôme remue, ce qui permet de le soulager grandement.

Par la Rédaction

http://www.nationalgeographic.fr/