Rester trop longtemps assis nuit à votre cerveau


On sait que rester assis trop longtemps à chaque jour nuit a la santé en générale, mais aussi au cerveau. Les scientifiques ne sont pas tous d’accord les effets de la position assis sur le cerveau, mais ils sont tous d’accord que pour la mémoire, déjouer la démence, il est important de bouger
Nuage

 

Rester trop longtemps assis nuit à votre cerveau

 

 Entrepreneur | Startupstock Photos via Pixabay CC License by

Entrepreneur | Startupstock Photos via Pixabay CC License by

Michael Wheeler et Daniel Green et David Dunstan et Paul Gardiner

Plusieurs études suggèrent que l’approvisionnement du cerveau en glucose est défaillant chez les personnes qui passent beaucoup de temps assises. L’impact réel sur la santé cérébrale reste incertain.

École, travail, examens, mots croisés: souvent, lorsque nous pratiquons une activité qui nous fait utiliser nos capacités cérébrales, nous sommes assis. Notre dernière étude nous a pourtant permis de découvrir que rester assis trop longtemps pouvait affecter l’approvisionnement du cerveau et avoir un impact négatif sur sa santé.

Alors qu’il ne représente que 2% du poids de notre corps, le cerveau requiert 20% de nos besoins énergétiques au repos. Il est particulièrement gourmand en glucose, son principal carburant. Une interruption de cet approvisionnement peut altérer, voire endommager, les cellules du cerveau, et donc avoir des conséquences sur la santé cérébrale.

Des taux de glucose trop faibles, mais aussi trop élevés, sont susceptibles d’augmenter le risque de démence. Enfin, passer d’un taux élevé à un taux faible de glucose présente également des risques: une variabilité glycemique importante peut provoquer une baisse des fonctions cognitives. Un contrôle rigoureux du glucose est donc essentiel à la santé de notre cerveau.

Levez-vous davantage!

Passer trop de temps assis peut augmenter le risque de mort précoce. On estime que, si vous restez en position assise plus de huit heures par jour, 60 à 75 minutes d’exercice physique quotidien sont nécessaires pour compenser ce risque.

Ce qui représente beaucoup de temps, au moins deux fois plus que le minimum recommandé aux adultes. Penser à se lever plus régulièrement dans la journée peut donc être une stratégie payante pour la santé.

De nombreuses études ont montré les bienfaits d’une marche à basse intensité, en particulier après les repas, sur le contrôle du glucose. Ce qui veut dire que le taux de glucose, dans cette situation, ne monte pas trop haut, ni ne descend trop bas. Ce phénomène pourrait trouver son explication dans le fait que les muscles en action dépensent une partie du glucose présent dans notre système, et permettent donc à celui-ci de conserver un taux optimal.

Schéma hypothétique illustrant le contrôle du glucose après un repas, chez une personne qui reste assise (en haut) et chez une personne qui marche à faible intensité (en bas). Author provided/The Conversation, CC BY-ND

Certains travaux suggèrent qu’une activité physique de faible intensité, mais étalée sur l’ensemble de la journée, a davantage de bienfaits sur le contrôle du glucose qu’un court effort pratiqué le matin. Et ce même si la quantité d’énergie dépensée est équivalente.

Quels effets sur le cerveau?

Il est donc possible que tout cela ne soit qu’une histoire de régulation du glucose. Mais qu’en est-il des effets sur le cerveau ?

Les résultats des études qui se sont penchées sur la question sont contrastés. L’idée selon laquelle une journée entière à rester assis peut, par rapport à une autre régulièrement entrecoupée d’activité physique, avoir un impact négatif sur les tâches en lien avec la mémoire, est soutenue par certains laboratoires. Mais d’autres ne parviennent pas à la corroborer.

Pourquoi ne pas travailler debout ? Unsplash/Grovemade, CC BY

D’autres études ont choisi de suivre un grand nombre de personnes pendant plusieurs années. Et elles suggèrent un lien entre le temps passé en position assise et une altération des fonctions cérébrales. Mais il est difficile d’en tirer des conclusions, au vu de la multitude des données mesurées. En général, celles qui ne demandent pas aux participants de reporter eux-mêmes leurs données sont plus fiables. Mais il est parfois difficile de procéder autrement.

Marcher envoie du sang à votre cerveau

D’autres approches existent, en dehors de celle qui consiste à mesurer directement les performances des participants sur des tâches qui leur demandent d’utiliser leur cerveau. Des chercheurs de l’université de New Mexico Highlands ont, par exemple, démontré que, lorsque nous marchons, l’impact des pieds sur le sol envoie des ondes de pression à travers les vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une hausse du débit sanguin dans le cerveau.

Or, ce débit est lié à la régulation de l’approvisionnement du cerveau en glucose. Sa variation peut donc avoir des effets sur la santé de notre cerveau. On sait par exemple qu’une chute du débit sanguin dans le cerveau accélère la perte des fonctions cérébrales chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Pour les scientifiques, le lien entre le fait d’être assis et l’altération des fonctions du cerveau est un vrai défi. Les études menées jusqu’ici tendent à montrer que la réduction du temps passé en position assise a certes tendance à ralentir le déclin des fonctions cognitives, mais ne les améliore pas.

Pour le reste de la population, et même si les conclusions scientifiques sont encore incertaines, il vous est d’ores et déjà conseillé de passer moins de temps assis, en particulier après les repas: une régulation défaillante du glucose peut avoir d’autres effets néfastes pour la santé.

Alors, n’hésitez pas à aller vous promener après le déjeuner, à faire la vaisselle à la main après le dîner, à vous rendre au travail à pied ou à vélo. Les possibilités d’éviter de rester assis sont nombreuses tout au long de la journée, et votre santé n’en sera que meilleure.

http://www.slate.fr/

Publicités

Le secret de « l’éternelle jeunesse » au cœur du cerveau


Cette recherche qui ne cherche pas la fontaine de jouvence, mais plutôt améliorer la qualité de vie des gens qui vieillissent grâce aux cellules souche. Ce que je trouve plus intéressant, car cela pourrait probablement alléger le système de santé. Il est possible de vivre plus longtemps, mais au moins dans des meilleures conditions de santé
Nuage

 

Le secret de « l’éternelle jeunesse » au cœur du cerveau

 

Cerveau

Cerveau Photo : iStock

En injectant des cellules souches dans une petite zone du cerveau, des chercheurs américains ont prolongé la durée et amélioré la qualité de vie d’animaux de laboratoire. Le secret d’un âge d’or en santé est-il caché au cœur de notre matière grise?

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Le nombre d’études sur la longévité a explosé au cours de la dernière décennie. Bien que certains laboratoires scientifiques travaillent directement dans le but de prolonger la vie, plusieurs groupes de chercheurs se posent une autre question : qu’est-ce qui permet de bien vieillir? Pourquoi certaines personnes de 100 ans continuent d’être autonomes, alors que d’autres constatent que leur corps commence à montrer des faiblesses dès la soixantaine?

Cette question va au-delà de la quête de « l’éternelle jeunesse » : plusieurs pays font face à une population vieillissante ainsi qu’à une explosion des maladies liées à l’âge, l’un des principaux fardeaux des systèmes de santé. Améliorer la santé des individus d’âge avancé pourrait aider à réduire cette pression.

Un contrôle centralisé

Vieillir est un mécanisme complexe. Les transformations se jouent à plusieurs niveaux : dans l’ADN, dans les cellules, dans les organes et même dans certains systèmes qui peuvent influer sur le corps entier.

Des chercheurs se sont tournés vers une partie du cerveau qui exerce une influence très importante : l’hypothalamus. C’est une toute petite zone de la taille d’une amande, en plein centre du cerveau, responsable de la production d’hormones. Celles-ci peuvent jouer des rôles aussi diversifiés qu’influencer le rythme cardiaque, l’appétit, le cycle du sommeil, le stress, le système immunitaire et même la reproduction.

L’équipe de Dongsheng Cai, du Collège de Médecine Albert Einstein, à New York, s’intéresse au lien entre l’hypothalamus et le vieillissement depuis plusieurs années.

Dans leur nouvelle étude, parue dans la revue Nature, ces chercheurs ont remarqué que le nombre de certaines cellules dans l’hypothalamus diminuait avec l’âge. Ils ont également constaté qu’éliminer ces mêmes cellules chez de jeunes souris entraînait une conséquence surprenante : les animaux vieillissent alors de façon accélérée et meurent plus tôt que leurs congénères.

Les chercheurs ont voulu vérifier si ce qui se passe dans un sens survient aussi dans l’autre : peut-on ralentir le vieillissement en ajoutant des cellules à l’hypothalamus?

Rénover le cerveau

Pour ce faire, ils se sont tournés vers les cellules souches, le matériau de base pour fabriquer toutes les composantes du corps.

La plupart des cellules de nos corps d’adultes sont différenciées et ne peuvent jouer d’autres rôles que ceux pour lesquels elles sont programmées; une cellule de peau isole le corps du monde extérieur, une cellule cardiaque fait battre le cœur. Mais une cellule souche est indifférenciée : elle n’a pas encore de rôle déterminé et peut se transformer en plusieurs catégories de cellules.

Il existe plusieurs types de cellules souches, mais dans le cadre de leur étude, les chercheurs se sont intéressés aux cellules souches neuronales, qui ont le potentiel de devenir tout type de cellule nerveuse.

L’injection de ces cellules dans l’hypothalamus des souris a donné aux petits rongeurs une meilleure endurance physique et de meilleures capacités cognitives : les souris traitées étaient plus curieuses, plus sociables et plus endurantes et avaient une meilleure coordination que d’autres du même âge. Elles ont aussi vécu 10 % à 15 % plus longtemps que d’autres souris qui n’avaient pas reçu d’injection.

Les chercheurs ont également remarqué que les cellules souches ne font pas que prendre la place d’autres neurones : elles aident toutes les cellules de l’hypothalamus à mieux fonctionner.

Selon l’étude, le processus antivieillissement serait lié à la libération par les cellules souches de molécules appelées microARN, capables d’influer sur l’activité de différents gènes dans des cellules.

Toutefois, avant de passer aux études sur des humains, il faudra que les chercheurs comprennent comment les cellules effectuent leur cure de jeunesse et si des cellules souches humaines sont capables de la même prouesse.

Bien qu’une longévité supplémentaire de 10 % à 15 % soit susceptible d’intéresser bien des personnes, l’impact de tels résultats sur la qualité de vie pourrait avoir un effet encore plus important sur la société dans son ensemble.

http://ici.radio-canada.ca/

Certains jeux vidéo endommageraient le cerveau


Longtemps, on disait que les jeux vidéo sont nocifs, puis les chercheurs ont trouvé des points positifs pour le cerveau. Aujourd’hui, on cible des jeux vidéo qui seraient nocif pour le cerveau et pourraient même amener certaines personnes à des maladies neurologiques et psychologiques
Nuage

 

Certains jeux vidéo endommageraient le cerveau

 

Certains jeux vidéo endommageraient le cerveau

Photo Fotolia

 

Agence QMI

 

Certains types de jeux vidéo, et plus précisément, les jeux de tir à la première personne, endommageraient le cerveau, selon une étude du Centre de recherche en neuropsychologie et cognition de Montréal.

«Notre étude a permis de constater qu’il y avait une atrophie d’une partie du cerveau qui s’appelle l’hippocampe chez 85 % des joueurs, mais ce n’est pas pour tous les jeux», a expliqué en entrevue Véronique Bohbot, chercheuse à l’Institut Douglas et à l’Université McGill.

Les jeux d’action, particulièrement ceux de tir à la première personne, comme «Call of Duty» «Doom», «Quake» et plusieurs autres, vont stimuler une partie du cerveau qu’on appelle les noyaux caudés au détriment de l’hippocampe.

L’hippocampe est une partie du cerveau impliquée dans les déplacements dans l’environnement, la mémoire en générale, et la mémoire des événements.

«Beaucoup d’études ont montré que lorsqu’il y a une atrophie de l’hippocampe, cela est un facteur de risque pour plusieurs maladies neurologiques et psychologiques. On parle de la dépression, la schizophrénie, ou même la maladie d’Alzheimer», a indiqué Mme Bohbot en entrevue à 100 % Nouvelles.

Les gens qui ont un hippocampe plus petit sont plus à risque d’avoir un diagnostic de maladie d’Alzheimer, notamment.

«En plus, les patients qui ont la maladie d’Alzheimer ont de plus gros noyaux caudés, cette même structure observée chez les gens qui jouent à des jeux de tir à la première personne», a ajouté la chercheuse.

Les individus observés pour cette recherche jouaient en moyenne 1 heure par jour, alors que plusieurs joueurs dépassent largement cette durée.

«Il y a des gens qui jouent jusqu’à 5 à 6 heures par jour. Les gens qui sont accros vont jouer plus de 10 heures», a précisé Mme Bohbot.

«Si le joueur a un risque génétique, ou un risque qui dépend de l’environnement (jouer à des jeux de tir à la première personne) va vraiment augmenter les risques de maladies», a ajouté la chercheuse.

D’autres types de jeux vidéo sont toutefois bénéfiques pour la santé. Les jeux de plateforme comme «Super Mario Bro 64» vont stimuler l’hippocampe.

Les chercheurs recommandent de limiter l’utilisation de jeux de tir à la première personne à 3 heures par semaine.

«Le reste du temps si on joue à des jeux de logique, de plateforme, des jeux qui vont solliciter la mémoire spatiale sont favorables à l’hippocampe», a ajouté Mme Bohbot.

La recherche a été publiée dans la revue «Molecular Psychiatry».

http://fr.canoe.ca/

Nos cerveaux se synchronisent lorsque nous conversons


Lors d’une conversation entre deux personnes de la même langue, les cerveaux se synchronisent ensemble. Étrange non ?? Les prochaines recherches seront porter sur des personnes qui ne parlent pas la même langue … À suivre
Nuage

 

Nos cerveaux se synchronisent lorsque nous conversons

 

 

P

hoto : iStock

Le rythme des ondes cérébrales entre deux personnes qui conversent se synchronise, montrent les travaux de chercheurs espagnols. Selon eux, cette coordination est peut-être l’une des clés des communications linguistiques et interpersonnelles.

Un texte d’Alain Labelle

Un contact aussi simple qu’une conversation sur la météo amène les cerveaux en présence à tenter de travailler ensemble.

Les présents travaux ont permis d’analyser simultanément l’activité neuronale complexe de deux étrangers qui dialoguent pour la première fois. Il a ainsi été possible de constater que l’activité cérébrale de deux personnes participant à une conversation se synchronise pour permettre une meilleure connexion entre les deux sujets.

Cela implique une communion intercérébrale qui va au-delà du langage lui-même et qui pourrait constituer un facteur clé dans les relations interpersonnelles et la compréhension de la langue. Jon Andoni Duñabeitia, auteur de l’étude

Les rythmes des ondes cérébrales de l’émetteur et du récepteur s’ajustent selon les propriétés physiques du son des messages verbaux qu’ils expriment dans la conversation. Cette connexion entre les deux cerveaux a un but précis : faciliter la communication.

Nous pouvons savoir si deux personnes sont en conversation uniquement en analysant leurs ondes cérébrales. Jon Andoni Duñabeitia

Oscillations simultanées

Dans ces travaux, les chercheurs ont formé 15 paires de personnes du même sexe qui ne se connaissaient pas. Les duos ont tenu une conversation générale et se sont relayés pour jouer les rôles d’émetteurs et de récepteurs.

Au moyen de l’électroencéphalographie, une procédure non invasive qui analyse l’activité électrique dans le cerveau, les scientifiques ont mesuré simultanément le mouvement des ondes cérébrales des deux interlocuteurs et ont confirmé que leurs oscillations avaient lieu au même moment.

Être capable de savoir si deux personnes parlent entre elles, et même de quoi elles parlent, en se basant uniquement sur leur activité cérébrale, c’est quelque chose de vraiment merveilleux. Jon Andoni Duñabeitia

La prochaine étape pour les chercheurs sera d’appliquer la même technique pour étudier le cerveau de deux personnes lorsque la conversation ne se déroule pas dans leur langue maternelle.

Éventuellement, l’étude de l’interaction entre deux cerveaux permettra de mieux comprendre et d’analyser des réalités complexes en psychologie, en sociologie ou en éducation.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Scientific Reports.

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Connaissez-vous le Kuru ?


Le Kuru attaquait surtout des femmes d’une tribut de la Nouvelle-Guinée qui consommaient le cerveau d’un guerrier qui s’est distingué. Puis il eut la tremblante chez le mouton et la maladie de la vache folle que plusieurs d’entre nous ont entendu parler ainsi que le prion. C’est quatre maladies ont des points communs que grâce à la recherche, elles sont maintenant rarement présente dans le monde
Nuage

 

Connaissez-vous le Kuru ?

 

JOHN CRUX PHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGES

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

Connaissez-vous le Kuru ?

Jusqu’au milieu des années 1950 existait un rituel funèbre dans une tribu de la Nouvelle-Guinée. Pour conserver l’intelligence et la force d’un guerrier qui s’était particulièrement distingué, lorsque ce dernier mourait, les femmes mangeaient son cerveau qu’elles apprêtaient sous forme d’une soupe grisâtre et donnaient les muscles du héros aux hommes. Ainsi espérait-on léguer ces vertus aux autres membres de la tribu. Autre particularité de cette tribu, une maladie unique en son genre qui affectait surtout les femmes : le kuru. En quelques mois, des signes de paralysie apparaissaient puis suivaient une démence et finalement la mort.

En 1954, la Grande-Bretagne adopte une loi interdisant toute forme de cannibalisme sur ses territoires et le kuru disparaît. Pendant les 30 années qui suivirent, on n’entendit plus parler du Kuru.

L’encéphalite spongiforme

Puis, en 1982, un chercheur américain, Stanley Prusiner, qui étudiait certaines maladies du cerveau, établit un lien entre une maladie du mouton, une autre du bœuf et le kuru. En fait, dans les trois cas, si on observait le cerveau d’un sujet décédé de ces affections, celui-ci était fortement endommagé. En fait, le cerveau ressemblait alors à une éponge, d’où le nom d’encéphalite (inflammation du cerveau) spongiforme (forme d’une éponge). Or des encéphalites spongiformes, on en retrouve chez le mouton atteint d’une maladie appelée : la tremblante du mouton, chez les bovins, dans les cas de la maladie de la vache folle, et chez les humains dans une maladie rare décrite par deux chercheurs allemands dans les années 1920: la maladie de Creutzfeldt-Jacob. Prusiner découvrit même l’agent infectieux responsable de la transmission de la maladie. Il le baptisa Prionpour : Protéine Infectieuse. Ses travaux sur des hamsters l’amènent à prouver qu’il ne s’agit ni d’une bactérie, ni d’un virus, mais plutôt d’une protéine qui est à la source de l’infection. C’est une première dans le monde médical et en 1997, il se voit attribuer le prix Nobel de médecine pour sa découverte. Mais qu’est-ce donc que ce fameux prion ?

Un nouvel ennemi : le prion

Supposons que vous disposez d’une boule de plasticine et que vous la façonnez sous la forme d’un carré. Vous avez toujours la même substance, mais dans une forme différente. Si votre boule s’insérait dans un trou rond, sa nouvelle forme ne pourra plus entrer dans le même orifice. La protéine infectieuse du prion est en fait une protéine que l’on retrouve à la surface des cellules nerveuses, mais cette protéine a adopté une nouvelle forme qui fait qu’elle ne peut plus occuper la place qu’elle avait. Elle s’accumule donc sous forme de plaques à la surface des cellules nerveuses et entraîne ainsi la mort de ces cellules. La PrP (pour Protéine du Prion), transmet sa capacité de prendre une nouvelle forme aux protéines normales du sujet atteint. Mais comment se transmet-elle ? C’est ici que notre histoire du Kuru devient palpitante : elle peut se transmettre en mangeant des substances cérébrales atteintes et même par simple contact avec ces substances.

Le mode de transmission

La transmission chez les animaux trouvait donc une explication. Pour des besoins de production rapide, on avait pris l’habitude d’incorporer aux moulées que l’on servait aux animaux des restes d’autres animaux morts. Tous les abats non utilisables pour la consommation étaient broyés, desséchés et incorporés aux céréales. Ainsi, les moutons contractaient la tremblante du mouton et les bœufs, la vache folle. Chez les humains, une hormone de croissance était administrée dans certains cas. Cette hormone provenait d’une glande située dans le cerveau, la glande hypophyse. Dans d’autres cas, la maladie de Creutzfeldt-Jacob survenait après une greffe de cornée transmise par des instruments contaminés. Maintenant que l’on sait comment désinfecter adéquatement ces instruments et que les hormones de croissance sont synthétiques (elles ne sont plus fabriquées à partir des hypophyses), ces types de contamination n’ont plus cours. La maladie de Creutzfeldt-Jacob est très rare (1 cas sur 1 000 000) et affecte généralement des personnes âgées. Mais durant l’épidémie de la vache folle en Angleterre, des jeunes adultes (20-30 ans) décédèrent de cette maladie, laissant présager une transmission potentielle de l’animal infecté à l’homme.

Et l’élimination

En réalité, une série de mesures mirent cette maladie en échec: cessation de toute forme de cannibalisme, surveillance ce qui est incorporé dans les moulées animales, administration d’hormones de croissance synthétiques, désinfection adéquate des instruments utilisés lors d’une greffe de cornée et élimination toutes les bêtes atteintes dans le bétail destiné à la consommation. Comme quoi, la recherche scientifique permet de belles réalisations.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Une sonde détecte toutes les traces de cancer


C’est une merveilleuse avancée dans le domaine médical qui traite des cancers. Avec une sonde portative, les chercheurs ont pu perfectionner leur invention qui était capable de détecter toutes cellules cancéreuses dans le cerveau, peut maintenant détecter dans différent cancer, comme la peau, côlon et poumon. Et son efficacité serait de 100 %
Nuage

 

Une sonde détecte toutes les traces de cancer

 

Une sonde optique qui permet de détecter des cellules cancéreuses de façon infaillible, avec une précision de 100 %, a été mise au point par des chercheurs québécois.

Un texte d’Alain Labelle


En 2015, une équipe montréalaise – constituée de chercheurs de Polytechnique Montréal, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) et de Neuro, à l’Université McGill – annonçait la création d’une sonde portative permettant aux chirurgiens de détecter avec précision presque toutes les cellules cancéreuses en temps réel durant les opérations au cerveau.

Ces chercheurs ont maintenant perfectionné leur invention et ont conçu un nouveau dispositif plus précis, plus sensible et plus spécifique, qui est apte à détecter non seulement les cellules cancéreuses dans le cerveau, mais également celles du côlon, de la peau et du poumon.

Ainsi, au cours d’une chirurgie, la sonde détecte maintenant des cellules cancéreuses de façon infaillible avec une précision de 100 % lorsqu’elle est pointée sur une région cancéreuse.

Réduire le nombre de cellules cancéreuses ou les éliminer complètement durant une intervention chirurgicale est une partie essentielle du traitement du cancer. Kevin Petrecca, Neuro

Actuellement, il est souvent difficile de distinguer visuellement toutes les cellules cancéreuses.

Cette réalité permet la persistance fréquente de cellules cancéreuses invasives après l’opération et mène souvent à la réapparition du cancer.

Or, grâce à la perfection de l’invention québécoise, les médecins peuvent éliminer de façon chirurgicale nombre de cellules cancéreuses. Les personnes atteintes de formes de cancer répandues pourront ainsi espérer vivre plus longtemps et diminuer leur risque de récidive.

La sonde que nous avons conçue permet de détecter presque 100 % des cellules cancéreuses dans le cerveau. Il s’agit d’une percée très importante. Frédéric Leblond, professeur à Polytechnique Montréal

L’avantage de cet instrument est qu’il permet aux médecins de détecter en temps réel, durant la chirurgie, les cellules qui sont cancéreuses – chose qui n’est pas facile à déterminer à l’oeil nu.

Une combinaison gagnante

Cette sonde peropératoire fait appel à la technologie de spectrographie Raman, utilisée dans la sonde de première génération pour interpréter la composition moléculaire du tissu organique sondé.

La nouvelle version intègre de nouvelles technologies, comme la spectrographie par fluorescence intrinsèque pour l’interprétation de la composition des cellules, et la spectrographie de réflexion diffuse pour l’analyse de l’absorption des tissus organiques des patients.

Cette percée fait l’objet d’un article publié dans la revue Cancer Research, de l’American Association for Cancer Research.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi ne pouvons-nous pas sentir notre propre odeur?


Il y a des jours dans le bus, je sens des odeurs désagréables et très fortes de transpiration, (une fois j’ai eu des hauts de coeur tellement que l’odeur de transpiration était forte), d’odeurs d’ail ou de parfum très fort. Il semble que le cerveau, n’avertit pas notre propre odeur corporelle ce qui peut parfois incommoder certaines personnes. Qu’est-ce qu’on fait ? On informe à la personne au risque de la choquer ?
Nuage

Pourquoi ne pouvons-nous pas sentir notre propre odeur?

 

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca

Peut-être vous êtes-vous déjà retrouvé à côté de quelqu’un qui sentait mauvais, mais qui ne semblait pas s’en rendre compte? Le chroniqueur Benoit Chartier explique à l’émission Gravel le matin diffusée sur ICI Première pourquoi nous ne pouvons pas sentir notre propre odeur.

Le cerveau ne considère pas qu’il est nécessaire de sentir notre odeur corporelle

« Les odeurs des autres humains ou des animaux sont un signe de danger, précise Benoît Chartier. Pour les hommes des cavernes, un autre humain, ça voulait dire quelqu’un qui pouvait voler leur lunch. Quoique la situation est aussi actuelle dans certains bureaux… »

Lorsque le nez capte une odeur, le cerveau envoie un message, ce qui nous permet de sentir. Comme notre odeur corporelle est persistante, le cerveau enregistre l’odeur, mais la met de côté et l’ignore. Ce qui explique pourquoi certains sentent mauvais ou mettent trop de parfum…

http://quebec.huffingtonpost.ca/