Des chercheurs dévoilent une carte du cerveau d’une précision inégalée


Le cerveau humain se dévoile peu à peu. En combinant les techniques d’imageries et un logiciel, une cartographie du cerveau devient de plus en plus précise, ce qui sera un atout en chirurgie de cette partie du corps
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Des chercheurs dévoilent une carte du cerveau d’une précision inégalée

 

Cette photo réalisée par Nature montre une une activité cérébrale. Une équipe de neurologues, d'ingénieurs et d'informatitciens annonce avoir établi une nouvelle cartographie du cerveau humain. (c) Afp

Cette photo réalisée par Nature montre une une activité cérébrale. Une équipe de neurologues, d’ingénieurs et d’informatitciens annonce avoir établi une nouvelle cartographie du cerveau humain. (c) AfpDes chercheurs dévoilent une carte du cerveau d’une précision inégalée

Grâce à des techniques d’imagerie moderne et un logiciel, une équipe internationale est parvenue à identifier 97 nouvelles zones du cortex cérébral. Et à établir une carte du cerveau extrêmement précise.

Une équipe internationale de neurologues, d’ingénieurs et de spécialistes en informatique a annoncé avoir établi une nouvelle cartographie du cerveau humain, dont le degré de précision est inédit. Les chercheurs, dont les travaux sontpubliés mercredi 20 juillet 2016 dans la revue scientifique Nature, ont cartographié 180 régions distinctes du manteau extérieur (ou cortex), soit plus du double de celles déjà connues.

« Ces nouvelles connaissances (…) devraient permettre d’expliquer comment notre cortex a évolué et le rôle de certaines zones », a commenté Bruce Cuthbert, directeur de l’Institut américain de la santé mentale, qui a cofinancé les recherches.

Une carte du cerveau datant de 1909 toujours utilisée

Cette découverte pourrait contribuer à rendre encore plus précise la chirurgie du cerveau, a-t-il souligné. L’étude identifie« avec un taux de détection d’environ 97% », 97 nouvelles zones du cortex cérébral, qui comprend la fameuse matière grise. Et ce, pour chaque hémisphère. Ces zones s’ajoutent aux 83 autres déjà connues, précisent les scientifiques. Pour leurs travaux, les scientifiques ont recueilli des données en combinant différentes méthodes d’imageries cérébrales pour scruter le cerveau de 210 adultes. Ils ont alors testé un logiciel, qu’ils ont eux-mêmes développé, sur un autre groupe également composé de 210 adultes. Ils ont ensuite découvert que ce logiciel pouvait identifier les zones cartographiées dans leur cerveau, en dépit des différences propres à chaque individu. Leurs travaux sont à découvrir dans la vidéo ci-dessous.


« La situation est comparable à l’astronomie où les télescopes basés sur terre produisaient des images floues du ciel avant l’arrivée d’optiques adaptatives et des télescopes spatiaux », a commenté Matthew Glasser, auteur de l’étude.

En 1909, le neurologue allemand Korbinian Brodmann avait publié sans doute ce qui est considérée comme la meilleure carte du cerveau en s’appuyant sur la répartition des cellules dans les différentes zones de cet organe. Sa carte, qui divise le cortex en quelques dizaines de zones, est toujours utilisée de nos jours.

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Son tout petit cerveau ne l’empêche pas de vivre une vie normale


Une hydrocéphalie non traitée affecte les capacités intellectuelles et l’espérance de vie.. Suite à des traitements, cet homme a pu mener une vie normale, malgré que son cerveau s’est aplati et une petite partie du cerveau a su s’adapter, une preuve que sans évènement brusque, le cerveau est capable d’une adaptation extraordinaire
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Son tout petit cerveau ne l’empêche pas de vivre une vie normale

 

Hydrocéphalie Cerveau

© Moodboard

Un Français de 44 ans mène une vie tout à fait normale avec un cerveau 2 à 3 fois plus petit que la moyenne. Venu pour une douleur à la jambe gauche, les médecins s’aperçoivent d’une anomalie cérébrale ne remettant pas ses jours en cause malgré le caractère exceptionnel du cas.

Ce cas extraordinaire de « cerveau aplati », « quasiment absent » à l’IRM, est décrit dans un article de la revue médicale The Lancet publié en 2007 par trois médecins de l’hôpital de la Timone à Marseille.

Le patient se plaignant à l’origine d’un déficit moteur à la jambe prévient son médecin qu’il a été traité plus jeune pour hydrocéphalie. Cette affection neurologique provoque une accumulation du liquide céphalo-rachidien à l’intérieur de la boîte crânienne. Cette maladie réduit considérablement les capacités intellectuelles et l’espérance de vie en l’absence de traitement.

Lors d’une première intervention à l’âge de 6 mois, le patient se voit poser une dérivation des ventricules cérébraux afin d’acheminer le liquide céphalo-rachidien (LCR) vers la cavité cardiaque, ce qui permet ainsi de le délester d’un « trop plein » crânien pour survivre. S’en suit une enfance sans problèmes majeurs jusqu’à ses 14 ans où une opération chirurgicale de même type est de nouveau pratiquée.

Un pouvoir d’adaptation du cerveau à toute épreuve

Trente ans plus tard, à la suite de plusieurs examens d’imagerie cérébrale, le neurologue Lionel Feuillet et son équipe découvrent l’état du cerveau de leur patient.

Comme atrophié, une grande partie du cerveau s’est échouée contre les parois crâniennes poussées par le LCR d’années en années, ne laissant alors qu’une petite partie ayant progressivement parvenue à s’adapter.

Malgré un résultat inférieur à la moyenne aux tests neuropsychologiques avec un QI de 75, l’homme de 44 ans, marié, deux enfants et travaillant dans le service public, ne semble pas pour le moins du monde affligé par sa condition

. Il est entièrement capable de vivre une « vie considérée comme normale », souligne le Dr Feuillet, en témoigne sa vie sociale et professionnelle.

Une troisième dérivation a suffi à normaliser son état neurologique en à peine quelques semaines.

« [Ce cas] illustre l’étonnante plasticité du cerveau. Chez cet homme, comme il ne s’agissait pas d’un phénomène brutal, le cerveau s’est adapté au cours du développement à la contrainte à laquelle il était soumis du fait de l’hydrocéphalie », conclut le professeur Pelletier, co-auteur de l’article interrogé par Le Monde .

Une note positive qui réjouit les chercheurs quant au bon pronostic des opérations de grosses hydrocéphalies chez l’enfant.

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Les jeux pour booster le QI des adultes sont-ils inutiles ?


Peut-on vraiment augmenter son QI avec l’entrainement mémoire ? Il semble que certaines études ont été faussées. Ce qui a donné un marché florissant pour ces exercices
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Les jeux pour booster le QI des adultes sont-ils inutiles ?

 

Le marché des tests "pour booster son QI" est florissant © Creative Commons

Le marché des tests « pour booster son QI » est florissant © Creative Commons

Par Florine Galéron

Une étude américaine remet en cause l’efficacité des exercices d’entraînement cérébral chez l’adulte en raison d’un effet placebo.

 

L’entraînement cérébral permet-il vraiment d’améliorer ses capacités cognitives ? C’est ce que suggère une dizaine d’études scientifiques récentes. Et on peut se demander si cette perspective ne motive pas les joueurs à se tourner vers le marché florissant des tests « pour booster son QI ». Ce secteur en plein essor devrait générer 4 à 10 milliards de dollars d’ici à 2020. Pourtant, une équipe de psychologues vient de démontrer que ces résultats sont biaisés par un effet placebo !

L’industrie de l’entraînement cérébral devrait nuancer ses promesses »

Dans cette étude publiée le 20 juin 2016 par l’Académie américaine des sciences, les chercheurs ont mené une expérimentation dans leur propre université, en Virginie. Pour recruter des volontaires, ils ont placardé deux types d’affiches dans le campus. La première s’intitulait « Entraînement cérébral et amélioration des performances cognitives » avec la mention d’études scientifiques sur le sujet. La seconde faisait seulement référence à une étude pour gagner des crédits universitaires. Au bout d’une heure d’entraînement cérébral à l’aide d’un jeu de mémoire, le quotient intellectuel des participants des deux groupes était évalué. Les chercheurs ont remarqué 5 à 10 points de QI en plus pour les participants du premier groupe, ceux à qui on avait justement fait la promesse de booster leurs compétences cérébrales. En revanche, chez les étudiants inscrits via l’affiche neutre, aucune amélioration notable sur le QI n’a été observée.

Pour les auteurs de l’étude, « l’industrie de l’entraînement cérébral devrait nuancer ses promesses en attendant que l’impact de l’effet placebo sur les performances soit mieux compris » et les chercheurs devraient prendre en compte cet effet dans leurs futures expérimentations.

L’étude rappelle enfin que « l’une des principales entreprises du secteur (Lumosity) a été condamnée en janvier 2016 à une amende de deux millions d’euros par la commission fédérale du commerce pour des publicités mensongères sur les résultats de ses programmes. »

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Ecrire des SMS modifie les ondes du cerveau


Quand nous écrivons des textos, il apparaît de nouvelles ondes cérébrales, ce qui pourrait expliquer pourquoi nous ne pouvons texter en conduisant
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Ecrire des SMS modifie les ondes du cerveau

 

cerveau et sms

© fotolia

Envoyer des SMS modifie le rythme des ondes cérébrales et créée un « rythme texto » qui n’existait pas auparavant.

Après avoir mené une étude auprès de 129 patients, pendant 19 mois, des chercheurs de l’unité de surveillance de l’épilepsie de la clinique Mayo, aux Etats-Unis, ont détecté chez une personne sur cinq un nouveau rythme des ondes cérébrales qu’ils ont appelé « rythme texto ». Ce rythme tout à fait nouveau au sein du cerveau n’apparaît que lorsqu’on envoie des SMS et pas quand on téléphone.

Les chercheurs attribuent cette modification cérébrale à la petite taille des écrans qui nécessitent une plus grande concentration. Ils soutiennent que cela apporte une vraie « raison biologique » pour laquelle il ne convient absolument pas d’envoyer des SMS quand on est au volant car les SMS modifient les ondes cérébrales.

« Nous croyons que ce nouveau rythme est un indicateur objectif de la capacité du cerveau à traiter l’information non-verbale lors de l’utilisation d’appareils électroniques et que ce rythme augmente en fonction de l’attention ou de l’émotion » explique le Dr Tatum, neurologue et principal auteur de l’étude.

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La pollution s’attaque aussi à notre cerveau


La pollution est-elle vraiment ce que nous voulons donner en héritage à nos enfants. En plus de l’environnement qui en souffre, on sait que la pollution est responsable des troubles respiratoires et cardiovasculaires, sauf que c’est pire que l’on pensait, le cerveau peut en souffrir terriblement, et ce, à plusieurs niveaux
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La pollution s’attaque aussi à notre cerveau 

 

La pollution s'attaque aussi à notre cerveau

 

Il est temps de partir respirer l’air pur et de se mettre au vert car la pollution est néfaste pour notre cerveau. De plus en plus d’études attestent des effets de différents polluants sur le déclin cognitif, le QI et les troubles du comportement des enfants.

Notre cerveau davantage exposé à la pollution

« On connait le lien entre la pollution et les maladies respiratoires et cardiovasculaires mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle altère aussi le cerveau. Le nombre de publications scientifiques sur ce sujet augmente chaque jour davantage », affirme le Dr Véronique Narboni, vice-présidente de Sustainable Brain Health Institute.

Cette association, créée l’année dernière et située à Bruxelles, s’est donnée comme objectif de sensibiliser le grand public européen sur la nécessité de protéger nos neurones.

« Le cerveau est un organe clé, il faut prendre soin de lui tout au long de notre vie et pas seulement quand on commence à perdre la mémoire, souligne-t-elle. D’autant que l’espérance de vie s’accroit et qu’il est donc exposé plus longtemps à de nombreux polluants ». 

La pollution atmosphérique en cause

Aux États-Unis, une étude, réalisée dans la région de Boston sur des seniors, montre une baisse des performances cognitives chez les plus exposés aux particules fines émises par les gaz d’échappement des voitures. Une étude suédoise note également que les riverains de zones d’intense trafic routier ont 40% de risques supplémentaires de déclarer une démence de type Alzheimer. Selon toute hypothèse, la pollution pourrait provoquer une réaction inflammatoire. Des chercheurs ont, en effet trouvé, des traces d’inflammation sur l’hippocampe de souris soumises à un air pollué qui présentaient, par ailleurs, des troubles de la mémoire et des signes anxiodépressifs. Les particules fines pourraient aussi accélérer le vieillissement du cerveau en réduisant sa substance blanche. Autre nouvelle inquiétante : une vaste étude* vient de révéler que la pollution de l’air est responsable de 10,2% des AVC dans les pays développés et 33% dans les pays pauvres.

Attention au cerveau des enfants

D’autres polluants s’attaquent à notre matière grise. C’est le cas des substances chimiques dont certaines peuvent être très toxiques pour le cerveau.

En 2009, l’Inserm a reconnu que « l’exposition aux pesticides double le risque de maladie de Parkinson chez les agriculteurs ».

La maladie figure désormais sur la liste des maladies professionnelles. Mais si, aujourd’hui, tout le monde est en contact avec des polluants, à commencer par l’air intérieur des maisons, les plus vulnérables sont les enfants à cause de leur cerveau en développement.

« Notre cerveau n’a qu’une seule chance de se développer. Les dégâts subis par le cerveau d’un fœtus ou d’un enfant seront probablement irréversibles », écrit Philippe Grandjean (2). Dans son dernier livre, ce professeur de médecine environnementale à Copenhague et Harvard, reconnu comme l’un des plus éminents spécialistes internationaux du sujet, n’hésite pas à parler de « fuite chimique des cerveaux ». 

Trop de pollution : baisse du QI, trouble de la mémoire, autisme…

Des chercheurs, ayant mesuré les taux de deux phtalates (plastifiants utilisés partout) dans les urines de 328 New-Yorkaises pendant leur troisième trimestre de grossesse, ont suivi ensuite leurs enfants.

Résultat : à l’âge de 7 ans, chez les bébés dont les mamans avaient les concentrations les plus hautes, le QI était inférieur de 7 points à celui des enfants exposés in utero à des doses moindres. En France, un travail de l’Inserm a noté que les enfants qui présentaient les plus forts taux de pyréthrinoïdes (produit antipoux et antimoustiques) avaient plus de difficultés dans  compréhension verbale et la mémoire de travail que ceux qui en avaient moins. D’autres travaux montrent que des substances, désormais interdites mais très persistances dans l’environnement comme les PCB (utilisés dans les équipements électriques) et que l’on retrouve dans la chaîne alimentaire -à travers les poissons notamment- peuvent entraîner une baisse de la mémoire dès l’âge de 4 ans et des difficultés de concentration à l’âge de 11 ans lorsqu’ils sont décelés en quantité importante dans le cordon ombilical et, en proportion moindre, dans le lait maternel (3). En outre, ces expositions prénatales à de nombreux perturbateurs endocriniens pourraient être en cause dans les maladies neurocomportementales : troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDHA) et du spectre autistique.

Philippe Grandjean : « La prévalence de certains de ces troubles paraît en hausse, ce qui tend à exclure une origine génétique. Les facteurs environnementaux font partie des suspects »

 

Article publié par Brigitte Bègue journaliste santé

Sources :

Conférence de presse « Pensez à votre cerveau ! », organisé par Substainable Brain Health Institute, (Institut pour la santé durable du cerveau), 3 juin 2016, Paris

www.substainable-brainhealth-institute.com

(1) « Global burden of stroke and risk factors in 188 countries, during 1990–2013 », The Lancet Neurology, juin 2016.

(2) « Cerveaux en danger », Philippe Grandjean, Buchet Chastel.

(3) « Polluants chimiques, enfants en danger : les gestes qui sauvent », Anne-Corinne Zimmer, éditions de l’Atelier.

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Pourquoi il ne faut pas prendre de décision importante en fin de journée


Il est préférable avant une décision surtout financière, de bien choisir le moment, de laisser reposer le cerveau, par la lecture, les jeux, et autre.. Cela est un atout aussi pour la santé et la réussite
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Pourquoi il ne faut pas prendre de décision importante en fin de journée

 

Barack Obama lors d'une réunion à la Maison Blanche en 2009 | Pete Souza/White House photostream via Flickr CC License by

Barack Obama lors d’une réunion à la Maison Blanche en 2009 | Pete Souza/White House photostream via Flickr CC License by

Faire marcher longtemps son cerveau, c’est épuiser ses régions impliquées dans la prise de bonnes décisions et risquer les choix idiotement impulsifs.

Le jeu en vaut la chandelle. Savoir résister à la tentation des petites gratifications à court terme, pour leur préférer les grosses récompenses lointaines exigeant un effort mental soutenu relève d’une aptitude cruciale pour le déroulé optimal de notre existence. Le problème, c’est que la volonté n’a rien d’une ressource illimitée et qu’il suffit parfois de peu de choses pour nous pousser sur la voie de la facilité et des décisions regrettables.

Une étude publiée dans le numéro de juin des PNAS et menée par l’équipe de Bastien Blain, chercheur à l’INSERM spécialisé dans la neurologie de la motivation, met en lumière les régions cérébrales les plus touchées par cette satanée fatigue mentale et prouve qu’après une journée particulièrement harassante pour les neurones, mieux vaut s’abstenir de prendre toute décision importante, notamment financière.

Les participants de cette étude devaient passer six heures à plancher sur des exercices mémoriels relativement compliqués et, à intervalle régulier, les chercheurs leur demandaient de choisir entre une petite somme d’argent tout de suite, ou une plus grosse plus tard. En face, un autre groupe de cobayes était soumis à la même alternative, mais après une journée relax passée à lire ou à jouer.

Résultat, non seulement les individus soumis aux épreuves mentales difficiles étaient les plus susceptibles de tomber dans le piège de la gratification à court-terme, mais une IRMf de leur cerveau allait montrer une diminution très significative de l’activité de leur gyrus frontal moyen, une zone connue pour son implication dans les processus de prise de décision.

«Ce qui laisse entendre que cette région perd en réactivité», explique Blain, «ce qui pourrait diminuer la capacité des individus à résister à la tentation».

Une aptitude des plus essentielles, vu que des travaux antérieurs ont montré que les enfants capables d’ignorer à l’appel d’une gratification à court terme – et de lui préférer un bénéfice plus lointain mais plus élevé – réussissaient mieux dans leur vie en termes scolaires, professionnels ou même sociaux. De même, les individus à la volonté la plus résistante sont ceux qui ont le moins de risque de se retrouver en prison, d’être victimes du stress ou encore de mourir précocement.

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Pourquoi mal dormir fait grossir


Nous savons que le sommeil est important pour grandir, pour l’apprentissage, en fait bref pour beaucoup chose, mais le manque de sommeil a aussi des répercussions sur notre poids
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Pourquoi mal dormir fait grossir

 

Viennoiseries, 2010, notfrançois via FlickrCC Licence by

Viennoiseries, 2010, notfrançois via FlickrCC Licence by

Margaux Leridon

En 2011, on vous parlait de cette étude montrant que les enfants qui dorment moins prennent plus de poids. Une réalité qui se vérifie aussi chez les adultes, comme on vous l’expliquait dans notre article sur les dix vices bons pour la santé, dans lequel le sommeil arrivait en première position.

Une étude menée par Matthew P. Walker, chercheur à l’université de Berkeley en Californie, propose une explication intéressante à cette corrélation entre manque de sommeil et prise de poids, rapporte le New York Times.

Selon ses résultats, lorsque l’on ne dort pas assez, la zone du cerveau évaluant la satiété se dérègle, tandis que celle associée aux envies irrationnelles est stimulée.

Vous avez probablement déjà fait cette expérience, après une mauvaise nuit: le matin, vous faite un détour inhabituel par la boulangerie et vous vous précipitez sur ce qui vous semble le plus gras et le plus sucré. Vous vous rassurez en considérant que cela vous permettra simplement de compenser le déficit d’énergie provoqué par le manque de sommeil.

Mais en réalité, d’après les résultats de l’étude de Walker, le grignotage compulsif des jours de grosse fatigue n’a pas d’explications métaboliques liées au manque d’énergie, mais des explications cognitives, liées au dérèglement du cerveau.

Dans son expérience, Walker a testé la réaction de 23 adultes face à la nourriture après une nuit de sommeil de huit heures, et une semaine plus tard, les mêmes, après une nuit de quatre heures. Pour compenser le déficit d’énergie, ils disposaient de nourriture pendant la nuit de quatre heures. Le matin, on leur demandait de classer une série de photos d’aliments en fonction de ce qui leur faisait le plus envie. Après la nuit de quatre heures, ils se sont montrés attirés par des produits beaucoup plus caloriques qu’après la nuit de huit heures, alors que, comme ils avaient mangé pendant la période où ils étaient éveillés, ils avaient la même énergie que les autres.

En outre, les scanners effectués au cours de l’expérience montrent que chez les sujets privés de sommeil, la vue des aliments les plus caloriques a provoqué une activité intense du complexe amygdalien, impliqué dans nos émotions et nos désirs de nourriture, tandis que les zones du lobe frontal associées à la prise de décision rationnelle ne répondaient que faiblement.

Pour éviter de vous retrouver dans cette situation, la seule chose à faire est de dormir selon vos besoins. Des besoins qui ne sont pas les mêmes pour tous, comme on vous l’expliquait dans cet article destiné à vous aider à déterminer les vôtres avec précision. 

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