La raison pour laquelle on se réveille au bon arrêt dans les transports en commun


Malgré la fatigue surtout quand je voyageais tous les jours en autobus de la ville, je n’osais pas m’assoupir, mais une dame qui se concentrait à lire racontait que son corps savait quand elle arrivait a destination. Il semble que le cerveau lance un son de cloche pour se réveiller un peu avant la destination
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La raison pour laquelle on se réveille au bon arrêt dans les transports en commun

 

© photo news.

Ce n’est pas une question de chance mais bien un mécanisme scientifique.

Si vous êtes un habitué des transports en commun, alors vous vous êtes déjà sûrement rendus compte que, lorsque vous somnolez, vous vous réveillez toujours quelques minutes avant votre arrêt.

Une question de chance? Pas du tout! Des chercheurs américains ont, en effet, voulu comprendre ce mécanisme. Et selon les résultats publiés dans dans le magazine Science of YS, nos cerveaux sont capables de se repérer dans le temps et dans l’espace et ce même si nous dormons! Lorsque le chauffeur annonce notre arrêt, on va donc se réveiller comme par magie.

Mais il existe également d’autres explications à ce phénomène. Parmi celles-ci, on retrouve notre horloge interne qui fonctionnerait pendant les trajets en transport. Et de la même manière que l’on se réveille quelques minutes avant que notre alarme ne se mette à sonner, on ouvrira les yeux quelques instants avant l’arrivée de notre arrêt.

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La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale


On sait très bien que la pollution rend les gens malades physiquement, tel que l’asthme, les maladies cardiovasculaires et pulmonaires et ce n’est pas tout. La pollution affecte aussi la santé mentale, par isolation, la sédentarité causées par la pollution extérieure
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La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

 

La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

Photo Archives / AFP

WASHINGTON | Selon une nouvelle étude produite par l’Université de Washington, les risques de détresse psychologique augmenteraient avec la quantité de pollution présente dans l’air.

«Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé cardiovasculaire et sur les maladies pulmonaires comme l’asthme sont bien établis. Par contre, son impact sur la santé du cerveau constitue un nouveau champ de recherche», a expliqué Anjum Hajat, aide-professeure en épidémiologie à l’École de santé publique de l’Université de Washington.

Publiée dans l’édition de novembre du journal «Health & Place», l’étude indique que la pollution atmosphérique peut générer certains changements de comportement. Elle inciterait notamment les gens à passer moins de temps à l’extérieur et à opter pour un mode de vie plus sédentaire, lequel est plus susceptible de créer de la détresse psychologique et de l’isolation sociale.

À l’aide de données obtenues auprès de 6000 répondants, l’étude a examiné le lien entre la toxicité de l’air et la santé mentale. Les chercheurs ont d’abord isolé une particule émise par les moteurs, les feux de foyer, les fours à bois et les centrales électriques alimentées au charbon et au gaz naturel.

Ils ont ensuite remarqué une corrélation entre la présence dans l’air de cette particule et le taux de détresse psychologique des personnes qui y sont exposées. Dans les endroits où on la retrouvait en plus grande quantité, la détresse psychologique était 17 % plus élevée.

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Pourquoi mal dormir fait grossir


Qui dort dine dit l’adage, est scientifiquement, c’est pas mal vrai. Mal dormir entraine un dérèglement du cerveau qui nous fait prendre de mauvais choix alimentaire
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Pourquoi mal dormir fait grossir

 

Viennoiseries, 2010, notfrançois via FlickrCC Licence by

Viennoiseries, 2010, notfrançois via FlickrCC Licence by

Margaux Leridon

En 2011, on vous parlait de cette étude montrant que les enfants qui dorment moins prennent plus de poids. Une réalité qui se vérifie aussi chez les adultes, comme on vous l’expliquait dans notre article sur les dix vices bons pour la santé, dans lequel le sommeil arrivait en première position.

Une étude menée par Matthew P. Walker, chercheur à l’université de Berkeley en Californie, propose une explication intéressante à cette corrélation entre manque de sommeil et prise de poids, rapporte le New York Times.

Selon ses résultats, lorsque l’on ne dort pas assez, la zone du cerveau évaluant la satiété se dérègle, tandis que celle associée aux envies irrationnelles est stimulée.

Vous avez probablement déjà fait cette expérience, après une mauvaise nuit: le matin, vous faite un détour inhabituel par la boulangerie et vous vous précipitez sur ce qui vous semble le plus gras et le plus sucré. Vous vous rassurez en considérant que cela vous permettra simplement de compenser le déficit d’énergie provoqué par le manque de sommeil.

Mais en réalité, d’après les résultats de l’étude de Walker, le grignotage compulsif des jours de grosse fatigue n’a pas d’explications métaboliques liées au manque d’énergie, mais des explications cognitives, liées au dérèglement du cerveau.

Dans son expérience, Walker a testé la réaction de 23 adultes face à la nourriture après une nuit de sommeil de huit heures, et une semaine plus tard, les mêmes, après une nuit de quatre heures. Pour compenser le déficit d’énergie, ils disposaient de nourriture pendant la nuit de quatre heures. Le matin, on leur demandait de classer une série de photos d’aliments en fonction de ce qui leur faisait le plus envie. Après la nuit de quatre heures, ils se sont montrés attirés par des produits beaucoup plus caloriques qu’après la nuit de huit heures, alors que, comme ils avaient mangé pendant la période où ils étaient éveillés, ils avaient la même énergie que les autres.

En outre, les scanners effectués au cours de l’expérience montrent que chez les sujets privés de sommeil, la vue des aliments les plus caloriques a provoqué une activité intense du complexe amygdalien, impliqué dans nos émotions et nos désirs de nourriture, tandis que les zones du lobe frontal associées à la prise de décision rationnelle ne répondaient que faiblement.

Pour éviter de vous retrouver dans cette situation, la seule chose à faire est de dormir selon vos besoins. Des besoins qui ne sont pas les mêmes pour tous, comme on vous l’expliquait dans cet article destiné à vous aider à déterminer les vôtres avec précision. 

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Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique


Notre cerveau réagit à nos pensées. Si elles sont négatives, elles peuvent déclencher des réactions psychologiques, et même physiques maladies cardiaques, gain de poids, entre autres ainsi que des difficultés d’apprentissage et de mémorisation … Il faut apprendre a canalisé nos pensées pour qu’elles deviennent positives et se protéger des gens trop négatifs
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Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique

 

Se plaindre n’est pas un comportement inoffensif pour notre santé mentale et physique. Il y aurait même un danger de mort selon Steven Parton du site Psychpedia. Démonstration.

Nous avons dans notre cerveau une multitude de synapses séparées par une fente synaptique. Chaque pensée déclenche la production d’un produit chimique qui s’écoule à travers cette fente afin de relier les synapses entre elles. Ainsi un signal électrique contenant les informations peut circuler. Chaque fois que cette charge électrique se déclenche, les synapses se rapprochent pour faciliter la vitesse de transfert. Ainsi, nos pensées sont à l’origine d’un remodelage des circuits synaptiques en temps réel dans notre cerveau. Les pensées influent donc vraiment sur la réalité  ! Première information de taille !

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Steven Parton continue sa démonstration :

    Au plus nous sollicitons les mêmes connexions synaptiques (donc au plus nous avons les mêmes pensées), au plus le transfert de l’information est rapide via un réseau qui est choisi par défaut lorsque d’autres pensées/informations arrivent. C’est comme si des chemins de terre se transformaient en autoroutes au fur et à mesure que des véhicules les empruntaient. Par conséquent, les mailles de ce réseau synaptique à grande vitesse forme tout simplement notre personnalité (intelligence, aptitude, compétences) !

    Et là, on pourrait se dire :

     « chouette, j’ai toutes les cartes pour devenir un puissant optimiste en m’entrainant à penser positif ! »

    Ben non, car les humains sont des créatures sociales et la présence de neurones miroirs (outil de l’empathie) dans notre cerveau le confirme. Nous imitons nos semblables et nous nous imprégnons de leur « mode de pensée » et de leurs émotions.

    Ainsi, on ne pourra devenir un super-optimiste que si nous sommes au contact de personnes optimistes.  Or, si nous entendons des plaintes à longueur de journée, nous plongerons fatalement vers le pessimisme… Heureusement, on peut inverser la tendance ! Et ne tardons pas trop car nous sommes en danger de mort si nous cédons au négativisme.

    Pourquoi se plaindre tue ?

    Si nous éprouvons souvent de la colère ou de la tristesse, les circuits synaptiques adéquats se renforcent car ils sont de plus en plus empruntés. Or, ces émotions désagréables créent du stress que l’on peut mesurer par le taux de cortisol (son hormone) dans notre organisme.

    Ce cortisol a des effets très négatifs à moyen terme : baisse des défenses immunitaires, augmentation de la pression artérielle, maladies cardiaques, gain de poids, réduction de la longévité… mais aussi : blocage des capacités d’apprentissage, dégradation de la faculté de mémorisation, etc.

    Pour résumer :

  • nos pensées façonnent notre cerveau via un réseau synaptique qui s’optimise à mesure de son utilisation (les chemins de terre deviennent des autoroutes)

  • nos modes de pensée créent des habitudes (les réseaux autoroutiers sont empruntés en priorité car plus rapides)

  • notre environnement influe sur notre mode de pensée (neurones miroirs)

  • les pensées négatives provoquent des émotions désagréables qui augmentent notre niveau de stress (cortisol)

  • le cortisol dégrade nos capacités et diminuent notre longévité

    Des solutions ?

  • s’entourer de personnes positives

  • prendre conscience de notre mode de pensée (via la méditation par exemple)

  • acquérir des techniques pour lutter contre le stress (voir cet article)

  • pratiquer la gratitude (voir cet article)

http://anti-deprime.com/

Le cerveau des femmes est plus généreux


Il semblerait que les femmes soient plus enclines de partager que les hommes. Les femmes le feraient par plaisir alors que les hommes par intérêt et cela est visible sur l’IRM. Cependant, cela ne serait pas inné, mais plus un apprentissage que l’on éduque plus aux filles. Donc, on peut aussi éduquer les garçons à être plus altruisme
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Le cerveau des femmes est plus généreux

 

Lorsqu’une femme partage ce qu’elle a, des zones du plaisir s’activent dans son cerveau. Dans celui des hommes, au contraire, ces zones s’activent quand il sert ses propres intérêts.

Sébastien Bohler

 

On dit souvent que les femmes sont plus altruistes que les hommes. Elles seraient plus généreuses, attentives aux problèmes d’autrui et conciliatrices, alors que les hommes seraient davantage préoccupés de leur propre intérêt. Simple cliché ? Selon des expériences réalisées aux universités de Zürich, Bonn et Düsseldorf, le cerveau des femmes serait réellement plus sensible au partage. Pour elles, l’acte de donner activerait les circuits cérébraux du plaisir, tout comme le fait de déguster un bon repas ou d’écouter un beau morceau de musique. Chez les hommes, ce même circuit cérébral de la récompense entrerait en action quand ils font quelque chose pour eux-mêmes. Cela vous rappelle quelque chose ?

Avant d’entrer dans le détail de ces expériences, livrons en tout de suite l’enseignement principal : ces différences ne sont probablement pas innées. Selon les neuroscientifiques, elles résulteraient d’un conditionnement précoce des jeunes filles, chez qui les comportements prosociaux sont largement valorisés dès le plus jeune âge. Le circuit du plaisir se configurerait alors de manière à entrer en activité dès que la femme fait ce qui est attendu d’elle, à savoir se montrer coopérante et généreuse. Et celui des hommes ferait de même lorsque la mission prescrite par la société serait atteinte, à savoir se montrer compétitif. Ce qui laisse pantois, c’est de constater que l’empreinte des rôles sociaux se voit à l’IRM jusque dans les structures les plus profondes de notre cerveau.

Des différences entre hommes et femmes

Dans leurs expériences, les scientifiques suisses et allemands ont proposé à des hommes et à des femmes de disposer à leur guise d’une somme d’argent (dix euros environ) : ils pouvaient la garder pour eux, ou bien la partager avec une autre personne dont le degré de proximité (ami, collègue, connaissance, inconnu) variait selon les conditions expérimentales. Les chercheurs ont dénombré les choix égoïstes ou altruistes de participants, et ont mesuré la réaction de leur cerveau dans une IRM.

Le premier constat est que les femmes partagent plus que les hommes : 52 % de choix altruistes en moyenne, contre 39 % pour les hommes. Deuxième constat : dans leur cerveau, une zone clé du circuit du plaisir, le striatum, s’active davantage chez les femmes pour les choix altruistes alors que cette même structure cérébrale s’active plus souvent pour les choix égoïstes chez les hommes. Les femmes comme les hommes, par conséquent, semblent opter pour le comportement qui les gratifie le plus et leur procure du plaisir. Chez les femmes, la balance penche du côté de la générosité, chez les hommes, plutôt du côté de l’individualisme.

C’est donc une nouvelle vision de l’altruisme qui émerge, ce dernier ne procèdant pas forcément d’un souci désintéressé, mais d’un sentiment de bien-être. Mais attardons-nous un moment sur cette notion. Si cette interprétation était valide, il faudrait s’attendre à ce que des femmes dont on aurait artificiellement éteint le circuit cérébral du plaisir perdent leur attrait pour ce comportement et deviennent moins généreuses. De même, des hommes  privés de leur circuit du plaisir devraient se montrer moins égoïstes. Cette interprétation résiste-t-elle à l’épreuve des faits ?

Pour le savoir, les chercheurs ont administré à des hommes et à des femmes une substance, l’amisulpride, qui bloque l’activité du circuit du plaisir. Les femmes ont alors réduit leur comportement d’altruisme, et les hommes l’ont augmenté. La même proportion de 44 % de choix généreux a été mesurée pour les deux sexes. Finalement, chacun cherche sa propre gratification. Simplement, les femmes le font par le partage.

Les femmes, conditionnées à l’altruisme depuis l’enfance ?

Mais pourquoi diable le circuit du plaisir des femmes s’active-t-il lorsqu’elles donnent à autrui, et celui des hommes lorsqu’ils servent leurs propres intérêts ? Rien d’inné là-dedans, soulignent les neuroscientifiques : le circuit du plaisir est extrêmement malléable dans les premières années de la vie et si l’entourage d’un enfant valorise ses conduites altruistes et généreuses, alors son circuit du plaisir prendra l’habitude de s’activer à chaque fois qu’il adopte cette conduite. Et le même raisonnement s’applique évidemment si l’on incite  enfant à adopter un comportement individualiste.

Aux yeux des auteurs de cette étude, ces observations sont donc le signe que nous configurons très tôt le cerveau des petites filles et des petits garçons en leur assignant un système de valeurs et une grille de comportements qu’ils conserveront durant une grande partie de leur vie. Et cette éducation différentielle a des conséquences visibles sur les rapports entre les sexes, car lorsqu’un genre est plus altruiste qu’un autre, il en résulte nécessairement une asymétrie dans la structure de la société, notamment en termes de salaires, d’accès aux postes à responsabilité, de répartition des tâches domestiques. On sait par exemple que les femmes sont en moyenne moins à l’aise en contexte professionnel pour négocier des avantages ou des augmentations (pas assez de conditionnement du circuit du plaisir à l’individualisme ?), que les hommes sont (en moyenne) moins enclins à s’occuper des tâches ménagères (pas assez de conditionnement du circuit du plaisir à l’altruisme ?) et que les inégalités de salaire sont en partie un résultat de ces conditionnements.

Mais, heureusement, il y a aussi dans tout cela une excellente nouvelle ! Car dans le fond, ces recherches nous montrent que l’altruisme s’inculque, et la preuve en est que la société l’inculque aux filles. Alors, pour créer une société plus soucieuse des autres, il suffirait de l’apprendre  aux garçons. Pourquoi pas, leurs neurones aussi sont plastiques !

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Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace


L’homme n’est pas fait pour vivre dans l’espace. Après un voyage dans l’espace prolongé, les scientifiques constatent de plus en plus les effets négatifs sur le corps humain, alors que penser d’aller coloniser d’autres planètes ?
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Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace

 

© ap

Sarah Winkel

Selon une étude publiée mercredi dans le « New England Journal of Medicine », le cerveau des astronautes a tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne lors de voyages spatiaux prolongés.

Si on savait déjà que les séjours spatiaux avaient des conséquences sur le corps des astronautes, on apprend aujourd’hui qu’ils en ont également sur leur cerveau.

Pour arriver à une telle conclusion, des chercheurs de l’Université de Caroline du Sud, aux Etats-Unis, ont effectué des radios du cerveau de 34 astronautes avant et après leur séjour dans l’espace.

Ces examens IRM ont révélé des modifications cérébrales chez les majorités d’entre eux revenant de missions spatiales à long terme: après trois mois, le cerveau avait tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne.

« Il semble y avoir une augmentation du liquide céphalo-rachidien et un déplacement du cerveau dans le crâne », explique à CNN le professeur Rachael Seidler, qui a travaillé sur des études similaires.

Ce déplacement « serre » ainsi le crâne, et rend l’espace entre les différentes régions du cerveau plus petit.

« Il est désormais important de poursuivre avec des études supplémentaires pour examiner la durée de ces changements », a-t-elle ajouté.

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N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur


 

Aimez-vous les films d’horreur ou non ? En fait, la science comprend le mécanisme de la peur, qui fait que devant un danger imminent nous combattons ou nous fuyons comme nos ancêtres faisaient pour survivre. Aujourd’hui, nous pouvons avoir certains choix d’avoir peur. Pourquoi certains aiment ce genre de peur et d’autres pas. Personnellement, j’aime les films d’horreur durant la journée, mais pas ceux que le sang gicle partout et de la pire sauvagerie
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N’ayez pas peur si vous aimez avoir peur

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Le cri | Iain Heath via Flickr CC License by

Kira Shaw

Certaines personnes aiment avoir peur. Il y a bien évidemment une raison scientifique.

Dans nos vies, nous avons tous connu la peur. Mais Halloween, c’est ce moment spécial où nous sommes nous-mêmes à la recherche de cet élan qui, habituellement, accompagne l’effroi. Avez-vous besoin d’un «spécialiste de la peur» pour la fête de cette année ? Ne cherchez pas plus loin que votre propre cerveau.

Witch Fingers Cookies | Ruocaled via Flick License by

Peut-être allez-vous passer cette soirée à regarder Les Griffes de la nuit en vous masquant les yeux? Ou bien préfèreriez-vous errer dans une maison hantée en guettant l’apparition de vampires ou de créatures surgissant de leur cachette?

Quels que soient vos goûts, confronté à des situations qui vous font froid dans le dos (ou qui vous chatouillent la colonne vertébrale), votre cerveau entre dans ce mode opératoire: combattre, ou fuir. Cette façon de réagir relève d’un mécanisme primitif de survie où votre corps répond par une réaction de stress face à une menace surgie dans notre environnement.

Zombies ! Pxhere

Le cerveau à l’œuvre

Si, à l’origine, cette réaction intervenait pour aider nos ancêtres à échapper aux prédateurs dans un monde empli de dangers, aujourd’hui, on ressent plus couramment ces sensations en cas de menaces mentales: à savoir des menaces peu susceptibles de mettre en danger notre intégrité physique mais celles capables probablement de déclencher une détresse psychologique.

Le dilemme combattre ou fuir provoque une réaction de votre amygdale, la partie de votre cerveau impliqué dans le fonctionnement émotionnel. Ce système cérébral originel fait partie intégrante du processus de peur, mais il est incapable de distinguer entre menace physique et menace mentale. Tandis que des paumes moites et de l’angoisse peuvent se justifier face à la présence d’un ours affamé, elles se manifestent également sous forme de scénarios anxiogènes quand il s’agit d’un entretien d’embauche ou en visionnant un film d’horreur.

Beaucoup d’éléments étayent l’implication de l’amygdale dans le processus de peur. Le plus impressionnant: si l’on enlève entièrement sur des rats cette partie du cerveau, ils ne manifestent plus la moindre conduite de peur ou d’évitement face à leur ennemi juré, le chat.

Fantôme ! Pxhere

Ainsi, au moment où la bande-son angoissante de votre film d’horreur se met à résonner de plus en plus fort et où l’apparition soudaine du meurtrier masqué vous fait sursauter, voilà qui servira de stimulus pour déclencher un signal dans votre amygdale. En réponse à la menace perçue, une substance cérébrale chimique, le glutamate, va être libérée et agir dans deux autres zones du cerveau. Le premier signal est envoyé en profondeur à la base du cerveau moyen (mésencéphale) que l’on n’arrive pas vraiment à contrôler. Ce qui risque de nous glacer ou bien de nous faire sursauter involontairement, et ce n’est guère indiqué si l’on tient un sachet de pop-corn sur les genoux.

Sentez-vous le shoot de dopamine ?

Le second signal est adressé à l’hypothalamus, une région du cerveau responsable de la production d’hormones. L’hypothalamus actionne notre système nerveux autonome, ce qui explique le déclenchement de notre instinct «combattre ou fuir».

Le rythme cardiaque et la pression sanguine augmentent, l’adrénaline et la dopamine (l’«hormone de récompense» du cerveau) sont diffusées dans tout le corps. Cela aide nos organismes à se préparer, soit pour engager le combat fatal, soit pour prendre nos jambes à notre cou. Voilà pourquoi vous ressentez une telle pulsion chaque fois que vous êtes effrayé.

Pourquoi certains aiment ça

Certaines personnes apprécient plus que d’autres ces expériences de frayeur et le rush qui les accompagne. Peut-être faites-vous partie de ces gens qui regardent des films d’horreur tout au long de l’année ou qui recherchent des sports de l’extrême ou encore des activités à risque.

Psychopathe ! Pxhere

Une constatation est en train d’émerger: notre chimie cérébrale sous-jacente serait aussi responsable des différences existant entre les individus prenant plaisir à avoir peur et les autres. Les travaux de David Zald et de ses collègues à l’université Vanderbild l’ont prouvé: en réponse à des situations qui donnent le frisson, les individus manifestent des réactions tout à fait diversifiées. La dopamine, nous le savons, se libère face à des contextes effrayants ou électrisants. Mais, chez les personnes déclarant raffoler de ce genre de situations, leur cerveau est dépourvu d’un «frein» réglant la libération de la dopamine et sa recapture par les neurones dans le cerveau.

Cela signifie une chose: c’est en raison de niveaux de dopamine plus élevés dans leur cerveau que ces individus éprouvent davantage de plaisir et de récompense face à des situations effrayantes ou à risque. Certains d’entre nous peuvent bien se recroqueviller peureusement rien qu’à entendre le nom du monstre des Griffes de la nuit, d’autres au contraire sentiront des bulles d’excitation monter en eux.

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