L’écrevisse marbrée, une nouvelle espèce terriblement invasive, se reproduit sans mâle


La nature n’a pas besoin de laboratoire pour se cloner. Lors d’un accouplement d’écrevisse marbrée, il y a eu un évènement étrange. La naissance d’une écrevisse pouvant se reproduire sans mâle, et tous ses petits sont des femelles identiques à la mère. Quand c’est dans un aquarium, il y a surpopulation, les gens les relâches dans la nature et l’invasion commence dans divers pays
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L’écrevisse marbrée, une nouvelle espèce terriblement invasive, se reproduit sans mâle

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

 

Sans doute apparue il y a une trentaine d’années dans un aquarium en Allemagne, cette nouvelle espèce d’écrevisse se répand en Europe, mais aussi à Madagascar et au Japon. Étonnamment, tous les individus sont des femelles et proviennent de la même écrevisse, qui a par hasard hérité de caractères génétiques très particuliers. Se reproduisant sans mâles, ces crustacés forment désormais un immense peuple de clones à travers le monde. Leur cas, unique, pourrait même inspirer des traitements contre le cancer. Curieux, vraiment.

L’écrevisse marbrée Procambarus virginalis a commencé à intéresser les amateurs d’aquariophilie dans les années 1990. Dans son aquarium, elle pond chaque année des centaines d’œufs sans s’accoupler, donnant naissance à une descendance femelle qui fait de même. Seule la parthénogenèse, une forme de reproduction qui ne nécessite pas de mâles, peut expliquer ce phénomène.

Pour en savoir plus, des chercheurs du centre de recherche sur le cancer d’Heidelberg en Allemagne ont voulu séquencer l’animal, une tâche qui s’est révélée assez ardue. Aucun génome d’écrevisse n’avait encore été séquencé. Curieusement, chez les crustacés qui sont pourtant des animaux d’intérêt économique, les deux seuls génomes séquencés sont ceux de la daphnie (Daphnia pulex) et de l’amphipode Parhyale hawaiensis, ressemblant à un gammare.

Les scientifiques ont assemblé des portions de génome pour le cartographier. Ils ont aussi séquencé des ADN d’individus venant de la nature. D’après leurs résultats parus dans Nature ecology and evolution, le génome compte 3,5 x 109 paires de bases et plus de 21.000 gènes. Grosse surprise : la totalité de la descendance de l’écrevisse marbrée est génétiquement identique et forme un clone. Seules des mutations ponctuelles ont été détectées çà et là dans le génome.

Frank Lyko, un des auteurs de ces travaux, a expliqué dans un communiqué : « nous n’avons pu détecter que quelques centaines de variants dans un génome plus grand que le génome humain. C’est un nombre incroyablement petit ».

Toutes les écrevisses marbrées descendraient de la même femelle qui serait issue d’un accouplement d’écrevisses de l’espèce Procambarus fallax, venant de Floride. Au cours de ce croisement, un des deux parents aurait fourni un gamète (ovule ou spermatozoïde) avec un nombre anormal de chromosomes : ce gamète diploïde (AA’), avec deux jeux de chromosomes au lieu d’un seul, a fusionné avec un gamète normal, haploïde (B), avec un seul lot de chromosomes. La cellule-œuf obtenue était triploïde et avait trois copies de chaque chromosome (AA’B), au lieu de deux.

Ne relâchez pas vos écrevisses d’aquarium dans la nature ! © Roman Pyshchyk, Fotolia

Ne relâchez pas vos écrevisses d’aquarium dans la nature ! © Roman Pyshchyk, Fotolia

Des écrevisses triploïdes qui forment un clone

Ce nouvel individu triploïde n’a pas eu de problème pour se développer. Il avait la chance d’avoir un haut niveau d’hétérozygotie, car ses deux parents devaient être assez éloignés. L’hétérozygotie et la triploïdie ont pu lui donner un avantage évolutif, en limitant le risque de mutations délétères et en augmentant sa capacité d’adaptation. L’écrevisse a pu se reproduire par parthénogenèse, utilisant ses cellules pour former de nouveaux embryons. Parfois, les écrevisses marbrées s’accouplent avec des mâles mais elles ne donnent jamais de descendants issus d’une reproduction sexuée.

L’écrevisse marbrée s’est répandue dans le monde par le commerce d’animaux d’aquariophilie et par des lâchers sauvages dans la nature. Non seulement les écrevisses provenant d’aquarium peuvent s’installer dans la nature, mais en plus elles semblent se propager rapidement. L’écrevisse est arrivée à Madagascar en 2007 et menace aujourd’hui les populations autochtones d’écrevisses.

Dans une autre partie de l’étude, un scientifique de Madagascar a étudié l’expansion de l’écrevisse. La population de Madagascar était homogène et similaire à celles des écrevisses allemandes. En plus de Madagascar, les écrevisses marbrées se trouvent aujourd’hui en Allemagne, au Japon et en Suède. Elle semble s’adapter facilement au milieu malgré l’absence de reproduction sexuée et de diversité génétique. Les chercheurs font l’hypothèse que ceci est possible grâce à des modifications épigénétiques.

Enfin, les caractéristiques génétiques de l’écrevisse marbrée intéressent particulièrement les chercheurs qui travaillent sur les mécanismes à l’origine du cancer. Comme les écrevisses forment un clone, elles peuvent, tout comme une tumeur, être utilisées comme modèle d’étude. Les tumeurs s’adaptent parfois à leur environnement, par exemple en développant une résistance à un médicament anticancer. Des mécanismes épigénétiques seraient là aussi en jeu et influenceraient le développement de la maladie.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’écrevisse marbrée est une espèce formée de femelles génétiquement identiques.
  • Elles se reproduisent sans mâles par parthénogenèse.
  • L’espèce née probablement dans un aquarium gagne dangereusement du terrain dans la nature, en Europe et à Madagascar.

https://www.futura-sciences.com/

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L’armée américaine investit dans la manipulation génétique


En science, les découvertes peuvent avoir de bons côtés, mais du mauvais. Enrayer des espèces invasives, par le forçage génétique, me semble risqué, mais bon, celui d’enrayer par exemple les moustiques, la nature finira sûrement par trouver un autre vecteur pour que le virus se propage et changerait probablement l’écosystème, mais pire si l’armée l’utilise à des fins militaires.
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L’armée américaine investit dans la manipulation génétique

 

© Thinkstock.

Moyen d’éradiquer des moustiques tueurs? ou promesse de désastre? Le « forçage génétique », technologie capable d’éradiquer des espèces entières ?

 

Pour ses partisans, cette technique, qui consiste à modifier l’ADN d’êtres vivants, permettrait d’éliminer les espèces invasives décimant la vie sauvage dans les îles. Elle pourrait aussi venir à bout des moustiques porteurs du paludisme. Mais d’autres mettent en garde contre un risque de chaos écologique, et soupçonnent les arguments sanitaires de masquer des objectifs industriels et militaires.

A Montréal, les représentants de pays et experts se penchent sur la capacité désormais croissante de la science à manipuler les génomes. Un rapport doit être produit à destination des 195 Etats de la Convention. Parmi toutes ces techniques, le « forçage génétique » est encore peu connu, mais il a de puissants soutiens – notamment l’armée américaine via son Agence pour les projets de recherche de la Défense (DARPA) et la Fondation Bill et Melinda Gates – qui ont investi plusieurs centaines de millions de dollars dans ces recherches ces deux dernières années.

La Fondation Gates a payé cet été 1,6 million de dollars à la société de communication Emerging Ag pour mobiliser des chercheurs contre un projet de moratoire sur ces recherches porté par plus de 100 ONG.

« Le but était que nous nous rapprochions des décideurs politiques », a expliqué à l’AFP Isabelle Cloche, vice-présidente de la stratégie chez Emerging Ag.

Applications militaires?

Le forçage génétique permet à un gène d’être transmis entre générations. Si par exemple ce gène permet de ne produire que des mâles, une espèce peut se retrouver rapidement en déclin. Pour la première fois, cette technique a été identifiée comme pouvant sauver la faune menacée par des espèces invasives, dans une étude publiée en 2014 par Kevin Esvelt, du MIT. Mais aujourd’hui Kevin Esvelt estime qu’il a eu tort de susciter de tels espoirs, et que recourir au forçage génétique pour préserver la nature est trop dangereux.

« Vous ne devriez jamais concevoir et faire connaître un (tel) système, capable de se propager au-delà » de la région visée, dit-il à l’AFP.

Pour autant, il n’exclut pas un recours limité à cette technique pour d’autres objectifs, notamment contre certaines maladies. Maîtriser le génie génétique pour chasser les moustiques vecteurs du paludisme en Afrique est précisément l’objectif de Target Malaria, consortium de recherche soutenu par la Fondation Gates.

 « Imposer un moratoire sur des innovations aussi prometteuses à un stade aussi précoce de leur développement serait dommageable et irresponsable, » a réagi Target Malaria en décembre, quand les ONG ont lancé leur campagne.

Todd Kuiken, chercheur à la North Carolina State University et membre du groupe réuni à Montréal, abonde.

« D’un point de vue scientifique, imposer un moratoire général sur la recherche sur le forçage génétique n’a aucun sens à mes yeux », dit-il. « Vous ne pouvez rien apprendre si vous ne l’étudiez pas ».

Mais il rejette tout financement d’origine militaire. Quand son université a reçu 6,4 M de dollars de DARPA pour un programme visant les rongeurs invasifs, M. Kuiken s’est retiré.

Questions alarmantes

« Il est possible que le travail de DARPA tire le champ de la biologie de synthèse vers des applications militaires », souligne-t-il.

Des craintes partagées par Jim Thomas, aussi partie à la réunion de Montréal et membre de l’ONG ETC Group, qui suit l’impact des technologies émergentes et a obtenu une série d’emails et documents sur ce sujet grâce au « Freedom of Information Act » américain.

« Le fait que le développement du génie génétique soit aujourd’hui principalement financé et structuré par l’armée américaine soulève des questions alarmantes, » dit-il.

Mais selon un porte-parole de DARPA, l’approche de l’armée est avant tout préventive, face « aux risques posés par le développement rapide et la démocratisation des outils d’editing génétique ».

« Des applications – positives et négatives – pourraient venir de personnes ou Etats opérant hors de la communauté scientifique et des normes internationales, » a expliqué ce porte-parole, Jared Adams, par email à l’AFP, évoquant l’allocation par son agence de quelque 100 M de dollars à ce type de projets.

« Il appartient à DARPA de mener ces recherches et de développer des technologies capables de nous protéger contre de mauvais usages », a-t-il ajouté.

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Le Saviez-Vous ► Les Etats-Unis parachutent des souris à Guam pour tuer des serpents


Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Navy américaine a malencontreusement amené des intrus sur une île dans le Pacifique. Un serpent brun qui n’a aucun prédateur. Le moyen pour chercher a se défaire de ces reptiles était en 2013 de prendre des souris mort-nées et les parachuter sur l’île
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Les Etats-Unis parachutent des souris à Guam pour tuer des serpents

 

Un serpent brun arboricole sur l\'île de Guam.

Un serpent brun arboricole sur l’île de Guam. (USGOV / CC / WIKIPEDIA)

Equipés de parachutes en carton, deux mille rongeurs ont été largués depuis des hélicoptères, dimanche. Objectif : éradiquer des serpents menaçant l’écosystème local.

 

Des souriceaux en parachute dans le ciel du Pacifique. Déclarant la guerre à une invasion de serpents bruns arboricoles, les autorités de Guam ont décidé de « bombarder » cette île du Pacifique à l’aide de souriceaux, injectés d’un banal analgésique qui a pour effet d’empoisonner les reptiles. Deux mille animaux morts-nés ont ainsi été largués sur l’île américaine, avec des parachutes en carton et papier de soie, dimanche 1er décembre (2013) indique le site de la chaîne américaine NBC News.

Il s’agit de la quatrième – et plus massive – offensive menée depuis le début de l’année. La variété de serpent ciblée, qui aurait été introduite par inadvertance dans l’île vers la fin de la Seconde Guerre mondiale par des bâtiments de l’US Navy, est devenue une véritable plaie, tenue pour responsable de la disparition des populations d’oiseaux endogènes de Guam. Il est également reproché aux reptiles de causer des coupures d’électricité.

Les autorités chargées de la protection de la faune redoutent depuis des années que ces reptiles, qui n’ont pas de prédateurs naturels à Guam et dont le nombre atteindrait deux millions, n’atteignent un jour d’autres îles du Pacifique, dont Hawaï, située à 6 400 km plus à l’est.

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La moitié des vertébrés menacés d’extinction vivent sur des îles


61 % des espèces éteintes depuis 1500 sur les îles qui représentent 53 % des terres émergées. C’est beaucoup ! Les causes : L’homme bien entendue mais aussi des espèces invasives comme des chats et des rats. Il est clair que nous ne devrions pas amener des animaux qui ne sont pas originaires d’un territoire pour éviter ce désastre de la biodiversité
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La moitié des vertébrés menacés d’extinction vivent sur des îles

 

La quasi-extinction du Moqueur de Floreana a résulté... (PHOTO WIKICOMMONS)

La quasi-extinction du Moqueur de Floreana a résulté de l’introduction d’espèces invasives sur les Îles Galápagos.

PHOTO WIKICOMMONS

Agence France-Presse
Washington

 

Près de la moitié des vertébrés menacés d’extinction dans le monde vivent sur des îles, où il est plus facile de contrôler les espèces invasives à l’origine de leur éventuelle disparition, selon une étude publiée mercredi dans la revue Science Advances.

Les chercheurs à l’origine de cette étude ont identifié et localisé la totalité des 1189 espèces terrestres d’amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères figurant sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) se reproduisant sur 1288 îles.

Ils ont pu déterminer si des espèces nuisibles à ces vertébrés avaient été introduites sur ces îles comme des rats et des chats.

«Cette nouvelle banque de données sur la biodiversité insulaire permettra de mieux cibler et de nettement améliorer les efforts de conservation dont a besoin notre planète», se réjouit Dena Spatz, une biologiste de l’ONG Island Conservation, principale auteure de ces travaux.

Un grand nombre des espèces les plus menacées de la planète vivent ainsi sur des îles, comme le Moqueur de Floreana, un oiseau des Îles Galápagos disparu de l’île dont il porte le nom au 19e siècle, quelques décennies seulement après l’arrivée des humains.

Sa quasi-extinction a résulté de l’introduction d’espèces invasives sur l’île, dont des rongeurs et des chats sauvages. Les quelques centaines de Moqueurs de Floreana qui restent sont désormais confinés sur des îlots proches où il n’y pas de prédateurs.

Les îles ne représentent que 5,3% des terres émergées mais ont abrité 61% de toutes les espèces éteintes connues depuis 1500.

Les chats sauvages et les rongeurs ont été au cours des derniers siècles responsables d’au moins 44% des extinctions d’oiseaux, petits mammifères et reptiles.

Dans certaines îles il est possible d’empêcher l’arrivée de ces nuisibles et dans la grande majorité d’éliminer les intrus invasifs. Cela a permis la résurgence de nombreuses espèces autochtones en voie d’extinction, selon l’étude.

À titre d’exemple, la petite île d’Anacapa, au large de la Californie, où l’élimination réussie des rats a contribué à la reconstitution des populations de Guillemot de Scripps (Synthliboramphus scrippsi) et de la récente découverte d’Océanites tempête, une autre espèce d’oiseau menacé.

Alors que les vertébrés menacés représentent près de la moitié de toutes les espèces terrestres les plus en danger d’extinction, ils ne sont présents que sur une fraction des terres du globe et moins d’1% des îles, selon l’étude.

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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction


Si les bactéries ne peuvent survivre sur Mars alors trouvé un signe de vie serait impossible. J’ai l’impression que ça va, plus il est clair que Mars ne sera jamais colonisé
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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction

 

La planète Mars

La planète Mars Photo : iStock

Des chercheurs ont publié une étude peu encourageante pour ceux qui espèrent la découverte de vie bactérienne sur Mars. La surface de la planète rouge serait non seulement stérile, mais également hautement toxique pour les bactéries.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pour en arriver à cette conclusion. les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, ont étudié des molécules oxydantes présentes dans le sol de Mars : les perchlorates. La présence de ces agents chimiques, toxiques pour les cellules et les bactéries, est confirmée depuis presque 10 ans par plusieurs sondes de la NASA.

Mais leur présence n’empêchait pas initialement la vie sur Mars; certaines bactéries terrestres sont capables d’y résister et même de les utiliser comme source d’énergie. Si des bactéries peuvent s’en servir sur Terre, pourquoi d’hypothétiques bactéries martiennes ne pourraient-elles pas en faire autant?

Protection contre les espèces invasives

En l’absence de bactéries martiennes connues, les chercheurs se sont tournés vers une bactérie nommée Bacillus subtilis. Présente partout dans l’environnement terrestre, elle possède plusieurs qualités qui pourraient lui permettre de survivre dans l’environnement martien.

Elle est très difficile à éliminer et on peut la répandre facilement sur les objets que l’on touche, y compris sur des engins spatiaux. La bactérie est capable de survivre aux radiations et aux températures extrêmes d’un voyage dans l’espace.

Mais ses propriétés font qu’elle présente un risque de contamination dès qu’on envoie un objet sur une autre planète. Ce risque est à ce point pris au sérieux que les ingénieurs de la NASA détruiront volontairement la sonde Cassini à la fin de sa mission autour de Saturne, en septembre prochain, pour éviter qu’elle contamine l’une de ses lunes abritant de l’eau.

L’importance du contexte

Les chercheurs ont donc observé comment Bacillus subtilis survit en présence de perchlorates. Des études avaient déjà montré que la bactérie était peu affectée par cette molécule dans les concentrations présentes dans le sol de Mars.

Toutefois, sur Mars, les bactéries seraient exposées à beaucoup de facteurs néfastes en même temps, dont de hautes radiations, de basses températures et l’absence d’oxygène.

En combinant le perchlorate aux mêmes doses de radiations UV qui bombardent la surface martienne, les chercheurs ont constaté que son potentiel antibactérien est décuplé. La molécule devient spontanément hautement réactive. Lorsque la bactérie Bacillus subtilis est soumise à cette nouvelle combinaison, c’est l’hécatombe. En quelques minutes, le taux de survie plonge à zéro.

Outre les perchlorates, il existe d’autres molécules toxiques dans le sol martien. Cela fait de sa surface un environnement incroyablement hostile aux bactéries et à la vie en général.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’espoir pour autant. Les chercheurs ont remarqué que l’effet toxique diminuait lorsqu’ils isolaient les perchlorates des rayons UV avec de la roche et du sable.

À plus d’un mètre sous terre, les propriétés bactéricides du perchlorate diminuent. Si jamais il y a eu de la vie dans le lointain passé de Mars, elle pourrait donc encore survivre sous terre.

Pour vérifier si la vie se trouve cachée dans le sol martien, il faudra attendre le lancement de la sonde de l’Agence spatiale européenne ExoMars, en 2020. Cette dernière sera équipée d’une foreuse capable de creuser à deux mètres sous terre.

Reste que les probabilités de découvrir des bactéries vivantes ont quand même beaucoup diminué à la suite de cette étude, publiée dans Scientific Reports.

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La faune sauvage se meurt, selon une étude


La faune sauvage risque fort bien d’avoir plus de pertes que prévus à cause de plus facteurs tels que : la perte d’habitant, aux espèces invasives, la pollution, notre surconsommation des ressources, etc. Peut-être que nous ne pouvons tout résoudre, mais nous pouvons sûrement faire des gens concret pour minimiser ces disparitions, en commençant d’éviter le plus possible d’empiété sur leur territoire
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La faune sauvage se meurt, selon une étude

 

Selon une étude, plus de 30% des espèces... (Photo AFP)

Selon une étude, plus de 30% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Paris

La sixième extinction de masse sur Terre est plus rapide que prévu et se traduit par un «anéantissement biologique» de la faune sauvage, alerte une nouvelle étude.

Plus de 30% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique, indique cette étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

«Il s’agit d’un anéantissement biologique qui survient au niveau global, même si les espèces auxquelles appartiennent ces populations existent toujours quelque part sur Terre», affirme l’un des auteurs de l’étude, Rodolfo Dirzo, professeur de biologie à l’Université de Stanford.

Les chercheurs ont dressé la carte de la répartition géographique de 27 600 espèces d’oiseaux, amphibiens, mammifères et reptiles, un échantillon représentant près de la moitié des vertébrés terrestres connus. Ils ont analysé les baisses de population dans un échantillon de 177 espèces de mammifères de 1900 à 2015.

Sur ces 177 mammifères, tous ont perdu au moins 30% de leurs aires géographiques et plus de 40% en ont perdu plus de 80%.

Les mammifères d’Asie du Sud et du Sud-Est sont particulièrement touchés: toutes les espèces de gros mammifères analysées y ont perdu plus de 80% de leur aire géographique, indiquent les chercheurs dans un communiqué accompagnant l’étude.

Environ 40% des mammifères -dont des rhinocéros, des orangs-outangs, des gorilles et de nombreux grands félins- survivent désormais sur 20%, voire moins, des territoires sur lesquels ils vivaient autrefois.

Le déclin des animaux sauvages est attribué principalement à la disparition de leur habitat, à la surconsommation des ressources, la pollution ou le développement d’espèces invasives et de maladies.  Le changement climatique pourrait aussi y contribuer de plus en plus.

Ce mouvement s’est récemment accéléré.

«Plusieurs espèces d’animaux qui étaient relativement en sécurité il y a dix ou vingt ans», comme les lions et les girafes, «sont désormais en danger», selon cette étude.

Cette «perte massive» en termes de populations et d’espèces «est un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible», avertit l’auteur principal de l’étude, Gerardo Ceballos, de l’Université nationale autonome du Mexique.

Les chercheurs appellent à agir contre les causes du déclin de la vie sauvage, notamment la surpopulation et la surconsommation.

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Les chats, responsables d’un désastre écologique


Il y a le chat, mais aussi d’autres prédateurs qui ont été introduits dans des endroits qu’ils ne sont pas connu a eu un désastre sur les espèces endémiques,
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Les chats, responsables d’un désastre écologique

 

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Par Morgane Le Poaizard

Les félins font partie de ces nombreuses espèces invasives à avoir affaibli la biodiversité de ses terres d’accueil.

Pour quantifier l’impact des espèces invasives sur leur environnement, le Docteur Tim Doherty duCenter for Integrative Ecology of Deakin University (Australie) a compilé une base de données de plus de 1000 références à partir de la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). L’introduction de prédateurs aux quatre coins du monde a causé de grands dégâts écologiques : 87 espèces d’oiseaux, 45 espèces de mammifères et 10 espèces de reptiles ont été exterminées. (Le faible nombre de reptiles n’est pas forcément représentatif car ces animaux n’ont pas été assez étudiés ni répertoriés.) Les premiers sur la liste d’exterminateurs sont les rongeurs, avec le rat noir, qui est responsable de la disparition de 75 espèces : 52 oiseaux, 21 mammifères et 2 reptiles. Les seconds sont les chats, suivis par les renards, les chiens, les cochons, puis les petites mangoustes indiennes. La prédation est l’une des cause principale de cette perte de biodiversité mais elle n’est pas la seule : la compétition inter-espèces, la transmission de maladies et enfin l’association avec les autres espèces invasives sont également des facteurs importants. Les prédateurs de la famille des mammifères sont les plus dangereux : les chats sont responsables de l’extinction de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles depuis 500 ans.

Les espèces endémiques sont particulièrement touchées par cette extinction

Les régions du monde les plus touchées sont l’Amérique centrale et les Caraïbes (33 espèces), l’Australie (21 espèces), Madagascar (20 espèces) et la Nouvelle-Zélande (15 espèces).

« L’impact des prédateurs est particulièrement important sur les îles car les espèces n’y ont, en général, pas évolué en compagnie de ces derniers ; ils sont donc naïfs face à l’attitude de nouvelles espèces » explique le Docteur Doherty.

Anke Franck de l’Université de Tasmanie s’est penché sur le cas du bandicoot et a publiée le 7 septembre 2016 une étude présentant le comportement du marsupial australien face à ses nouveaux prédateurs. Ainsi, sur le territoire australien, le bandicoot a cohabité avec le dingo pendant 4000 ans. Du coup il a fini par assimiler ce prédateur aux chats et aux chiens domestiques, introduits depuis deux siècles. À l’inverse, le bandicoot de l’île de Tasmanie n’a jamais connu le dingo compte tenu de son isolement. Il ne sait donc pas comment réagir face aux chats et aux chiens domestiques et devient bien vite leur repas. Les chiffres soulignent ce comportement : 87% des espèces décimées sont des espèces endémiques.

La diversité de la flore en pâti également : les sols ne sont plus retournées par les petits animaux ce qui réduit la quantité de nutriments et empêche le développement de certaines graines.

« En Australie, de nombreux chats et renards ont causé, depuis 200 ans, le déclin ou l’extinction de deux tiers des mammifères creusant la terre » déclare Tim Doherty.

Pour conclure, 58% des espèces disparues durant les 500 dernières années ont été décimées par les mammifères importuns et 596 espèces sont encore menacées. Ces données pourront permettre d’atténuer l’impact des prédateurs envahissants et réduire la perte de diversité. En été 2016, la Nouvelle-Zélande a déjà annoncée qu’elle voulait faire disparaître toutes les espèces introduites sur son territoire avant 2050. 

http://www.sciencesetavenir.fr/