La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction


Si les bactéries ne peuvent survivre sur Mars alors trouvé un signe de vie serait impossible. J’ai l’impression que ça va, plus il est clair que Mars ne sera jamais colonisé
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La vie sur Mars, toujours plus près de la fiction

 

La planète Mars

La planète Mars Photo : iStock

Des chercheurs ont publié une étude peu encourageante pour ceux qui espèrent la découverte de vie bactérienne sur Mars. La surface de la planète rouge serait non seulement stérile, mais également hautement toxique pour les bactéries.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Pour en arriver à cette conclusion. les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, en Écosse, ont étudié des molécules oxydantes présentes dans le sol de Mars : les perchlorates. La présence de ces agents chimiques, toxiques pour les cellules et les bactéries, est confirmée depuis presque 10 ans par plusieurs sondes de la NASA.

Mais leur présence n’empêchait pas initialement la vie sur Mars; certaines bactéries terrestres sont capables d’y résister et même de les utiliser comme source d’énergie. Si des bactéries peuvent s’en servir sur Terre, pourquoi d’hypothétiques bactéries martiennes ne pourraient-elles pas en faire autant?

Protection contre les espèces invasives

En l’absence de bactéries martiennes connues, les chercheurs se sont tournés vers une bactérie nommée Bacillus subtilis. Présente partout dans l’environnement terrestre, elle possède plusieurs qualités qui pourraient lui permettre de survivre dans l’environnement martien.

Elle est très difficile à éliminer et on peut la répandre facilement sur les objets que l’on touche, y compris sur des engins spatiaux. La bactérie est capable de survivre aux radiations et aux températures extrêmes d’un voyage dans l’espace.

Mais ses propriétés font qu’elle présente un risque de contamination dès qu’on envoie un objet sur une autre planète. Ce risque est à ce point pris au sérieux que les ingénieurs de la NASA détruiront volontairement la sonde Cassini à la fin de sa mission autour de Saturne, en septembre prochain, pour éviter qu’elle contamine l’une de ses lunes abritant de l’eau.

L’importance du contexte

Les chercheurs ont donc observé comment Bacillus subtilis survit en présence de perchlorates. Des études avaient déjà montré que la bactérie était peu affectée par cette molécule dans les concentrations présentes dans le sol de Mars.

Toutefois, sur Mars, les bactéries seraient exposées à beaucoup de facteurs néfastes en même temps, dont de hautes radiations, de basses températures et l’absence d’oxygène.

En combinant le perchlorate aux mêmes doses de radiations UV qui bombardent la surface martienne, les chercheurs ont constaté que son potentiel antibactérien est décuplé. La molécule devient spontanément hautement réactive. Lorsque la bactérie Bacillus subtilis est soumise à cette nouvelle combinaison, c’est l’hécatombe. En quelques minutes, le taux de survie plonge à zéro.

Outre les perchlorates, il existe d’autres molécules toxiques dans le sol martien. Cela fait de sa surface un environnement incroyablement hostile aux bactéries et à la vie en général.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’espoir pour autant. Les chercheurs ont remarqué que l’effet toxique diminuait lorsqu’ils isolaient les perchlorates des rayons UV avec de la roche et du sable.

À plus d’un mètre sous terre, les propriétés bactéricides du perchlorate diminuent. Si jamais il y a eu de la vie dans le lointain passé de Mars, elle pourrait donc encore survivre sous terre.

Pour vérifier si la vie se trouve cachée dans le sol martien, il faudra attendre le lancement de la sonde de l’Agence spatiale européenne ExoMars, en 2020. Cette dernière sera équipée d’une foreuse capable de creuser à deux mètres sous terre.

Reste que les probabilités de découvrir des bactéries vivantes ont quand même beaucoup diminué à la suite de cette étude, publiée dans Scientific Reports.

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La faune sauvage se meurt, selon une étude


La faune sauvage risque fort bien d’avoir plus de pertes que prévus à cause de plus facteurs tels que : la perte d’habitant, aux espèces invasives, la pollution, notre surconsommation des ressources, etc. Peut-être que nous ne pouvons tout résoudre, mais nous pouvons sûrement faire des gens concret pour minimiser ces disparitions, en commençant d’éviter le plus possible d’empiété sur leur territoire
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La faune sauvage se meurt, selon une étude

 

Selon une étude, plus de 30% des espèces... (Photo AFP)

Selon une étude, plus de 30% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Paris

La sixième extinction de masse sur Terre est plus rapide que prévu et se traduit par un «anéantissement biologique» de la faune sauvage, alerte une nouvelle étude.

Plus de 30% des espèces de vertébrés sont en déclin, à la fois en termes de population et de répartition géographique, indique cette étude parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

«Il s’agit d’un anéantissement biologique qui survient au niveau global, même si les espèces auxquelles appartiennent ces populations existent toujours quelque part sur Terre», affirme l’un des auteurs de l’étude, Rodolfo Dirzo, professeur de biologie à l’Université de Stanford.

Les chercheurs ont dressé la carte de la répartition géographique de 27 600 espèces d’oiseaux, amphibiens, mammifères et reptiles, un échantillon représentant près de la moitié des vertébrés terrestres connus. Ils ont analysé les baisses de population dans un échantillon de 177 espèces de mammifères de 1900 à 2015.

Sur ces 177 mammifères, tous ont perdu au moins 30% de leurs aires géographiques et plus de 40% en ont perdu plus de 80%.

Les mammifères d’Asie du Sud et du Sud-Est sont particulièrement touchés: toutes les espèces de gros mammifères analysées y ont perdu plus de 80% de leur aire géographique, indiquent les chercheurs dans un communiqué accompagnant l’étude.

Environ 40% des mammifères -dont des rhinocéros, des orangs-outangs, des gorilles et de nombreux grands félins- survivent désormais sur 20%, voire moins, des territoires sur lesquels ils vivaient autrefois.

Le déclin des animaux sauvages est attribué principalement à la disparition de leur habitat, à la surconsommation des ressources, la pollution ou le développement d’espèces invasives et de maladies.  Le changement climatique pourrait aussi y contribuer de plus en plus.

Ce mouvement s’est récemment accéléré.

«Plusieurs espèces d’animaux qui étaient relativement en sécurité il y a dix ou vingt ans», comme les lions et les girafes, «sont désormais en danger», selon cette étude.

Cette «perte massive» en termes de populations et d’espèces «est un prélude à la disparition de nombreuses autres espèces et au déclin des écosystèmes qui rendent la civilisation possible», avertit l’auteur principal de l’étude, Gerardo Ceballos, de l’Université nationale autonome du Mexique.

Les chercheurs appellent à agir contre les causes du déclin de la vie sauvage, notamment la surpopulation et la surconsommation.

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Les chats, responsables d’un désastre écologique


Il y a le chat, mais aussi d’autres prédateurs qui ont été introduits dans des endroits qu’ils ne sont pas connu a eu un désastre sur les espèces endémiques,
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Les chats, responsables d’un désastre écologique

 

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Par Morgane Le Poaizard

Les félins font partie de ces nombreuses espèces invasives à avoir affaibli la biodiversité de ses terres d’accueil.

Pour quantifier l’impact des espèces invasives sur leur environnement, le Docteur Tim Doherty duCenter for Integrative Ecology of Deakin University (Australie) a compilé une base de données de plus de 1000 références à partir de la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). L’introduction de prédateurs aux quatre coins du monde a causé de grands dégâts écologiques : 87 espèces d’oiseaux, 45 espèces de mammifères et 10 espèces de reptiles ont été exterminées. (Le faible nombre de reptiles n’est pas forcément représentatif car ces animaux n’ont pas été assez étudiés ni répertoriés.) Les premiers sur la liste d’exterminateurs sont les rongeurs, avec le rat noir, qui est responsable de la disparition de 75 espèces : 52 oiseaux, 21 mammifères et 2 reptiles. Les seconds sont les chats, suivis par les renards, les chiens, les cochons, puis les petites mangoustes indiennes. La prédation est l’une des cause principale de cette perte de biodiversité mais elle n’est pas la seule : la compétition inter-espèces, la transmission de maladies et enfin l’association avec les autres espèces invasives sont également des facteurs importants. Les prédateurs de la famille des mammifères sont les plus dangereux : les chats sont responsables de l’extinction de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles depuis 500 ans.

Les espèces endémiques sont particulièrement touchées par cette extinction

Les régions du monde les plus touchées sont l’Amérique centrale et les Caraïbes (33 espèces), l’Australie (21 espèces), Madagascar (20 espèces) et la Nouvelle-Zélande (15 espèces).

« L’impact des prédateurs est particulièrement important sur les îles car les espèces n’y ont, en général, pas évolué en compagnie de ces derniers ; ils sont donc naïfs face à l’attitude de nouvelles espèces » explique le Docteur Doherty.

Anke Franck de l’Université de Tasmanie s’est penché sur le cas du bandicoot et a publiée le 7 septembre 2016 une étude présentant le comportement du marsupial australien face à ses nouveaux prédateurs. Ainsi, sur le territoire australien, le bandicoot a cohabité avec le dingo pendant 4000 ans. Du coup il a fini par assimiler ce prédateur aux chats et aux chiens domestiques, introduits depuis deux siècles. À l’inverse, le bandicoot de l’île de Tasmanie n’a jamais connu le dingo compte tenu de son isolement. Il ne sait donc pas comment réagir face aux chats et aux chiens domestiques et devient bien vite leur repas. Les chiffres soulignent ce comportement : 87% des espèces décimées sont des espèces endémiques.

La diversité de la flore en pâti également : les sols ne sont plus retournées par les petits animaux ce qui réduit la quantité de nutriments et empêche le développement de certaines graines.

« En Australie, de nombreux chats et renards ont causé, depuis 200 ans, le déclin ou l’extinction de deux tiers des mammifères creusant la terre » déclare Tim Doherty.

Pour conclure, 58% des espèces disparues durant les 500 dernières années ont été décimées par les mammifères importuns et 596 espèces sont encore menacées. Ces données pourront permettre d’atténuer l’impact des prédateurs envahissants et réduire la perte de diversité. En été 2016, la Nouvelle-Zélande a déjà annoncée qu’elle voulait faire disparaître toutes les espèces introduites sur son territoire avant 2050. 

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Un minuscule insecte tue des millions d’arbres en Amérique du Nord


Ce n’est pas juste aux États-Unis que l’agrile du frêne fait des ravages au Canada aussi. D’ailleurs, les rues derrière chez-moi, la ville a coupé beaucoup de frênes atteint de cet insecte. Les pesticides ne sont surement pas le meilleur moyen, étant donné qu’en Chine, les frênes se sont immunisé contre cette bestiole
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Un minuscule insecte tue des millions d’arbres en Amérique du Nord

 

Un morceau d'arbre dépouillé de son écorce montre les dégats causés par l'insecte, à Chicago, le 29 juin 2016 (c) Afp

Un morceau d’arbre dépouillé de son écorce montre les dégats causés par l’insecte, à Chicago, le 29 juin 2016 (c) Afp

L’agrile du frêne fait des ravages sur les arbres d’Amérique du Nord sans que l’on parvienne à endiguer sa progression.

 

Skip Kincaid, responsable du service des forêts de Saint-Louis, a une lourde tâche: abattre presque tous les frênes de sa ville, victimes d’un tout petit insecte asiatique qui a déjà détruit des millions d’arbres sur le continent nord-américain. Pas plus grand qu’une pièce d’un centime, ce coléoptère envahissant cible les frênes, une variété d’arbres très répandue dans les villes du Midwest, où ils parviennent à survivre aux hivers rigoureux.

Appelé « agrile du frêne » (Cf image à gauche), cet insecte ravageur originaire d’Asie de l’Est est arrivé jusqu’à Saint-Louis, au centre des Etats-Unis. Dans cette ville, 17% d’arbres sont des frênes, ce qui représente environ 14.000 arbres, que Skip Kincaid, va devoir couper au cours des deux années à venir pour stopper la progression de l’insecte. Près d’un arbre sur cinq va ainsi disparaître. Et la destruction des frênes va modifier l’aspect de la ville pendant toute une génération.

Si un frêne ne produit pas 42 à 75 dollars de bénéfice par an, c’est compliqué de justifier de telles dépenses

 

« Je fais de mon mieux pour avertir les gens de l’ampleur de la dévastation », confie-t-il.

Les scientifiques ont découvert un traitement aux pesticides à appliquer tous les deux ans. Mais le traitement est trop onéreux pour Saint-Louis, regrette M. Kincaid. Le responsable a fait une estimation de la valeur de chacun des arbres, calculant les bénéfices qu’ils apportent en réduisant notamment le ruissellement des eaux ou en permettant d’abaisser les coûts d’énergie grâce à l’ombre qu’ils fournissent.

« Si un frêne ne produit pas 42 à 75 dollars de bénéfice par an, c’est compliqué de justifier de telles dépenses », explique-t-il. Or seuls 1.000 frênes se situent dans cette fourchette.

 Les autres, économiquement moins intéressants, seront abattus et remplacés par d’autres variétés d’arbres, souvent plus petits que les grands frênes plantés sur les trottoirs de Saint-Louis.

« Nous n’avons vraiment pas d’autre choix », plaide M. Kincaid.

Arrivé de Chine en 2002 via le transport de marchandises, l’agrile du frêne a ravagé 26 Etats des Etats-Unis. 

Les services forestiers américains ont qualifié le coléoptère « d’insecte de forêt le plus ravageur des temps modernes en Amérique du Nord ». « Lorsque le frêne est infecté, il y a pratiquement 100% de chance pour qu’il meure », a expliqué Noel Schneeberger, un responsable des services forestiers américains.

Les autorités ont essayé de mettre les arbres en quarantaine pour empêcher la contamination. En vain. Trente millions d’arbres ont déjà succombé à l’insecte, selon les scientifiques – qui, lors de l’arrivée de l’insecte sur le territoire nord-américain, n’ont pas pu l’identifier – et des centaines de millions d’autres risquent de mourir. De fait, les experts sont d’abord restés perplexes en découvrant que l’agrile du frêne est relativement bénin en Asie de l’Est. Dans son environnement d’origine, l’agrile du frêne semble ne s’attaquer qu’aux arbres malades ou mourants. En Asie, les frênes en bonne santé, eux, auraient une résistance chimique naturelle que la majorité des frênes nord-américains n’ont pas. A l’inverse, en Amérique du Nord, les dégâts sont dramatiques: l’insecte s’infiltre dans le frêne puis creuse des tunnels, perturbant le transport de l’eau et des éléments nutritifs. L’arbre meurt alors de faim, généralement en moins de cinq ans.

– Apprendre à coexister –

Malgré un cycle de destruction inévitable, les scientifiques ont fait beaucoup de progrès depuis l’arrivée de l’agrile du frêne il y a 14 ans. Dans les villes, les spécialistes estiment que les arbres lourdement touchés doivent être abattus, tandis que les frênes en bonne santé peuvent être traités avec des pesticides. Mais dans les forêts, où il y a bien trop de frênes à traiter, les scientifiques tentent de trouver le meilleur moyen pour les faire coexister avec l’insecte. 

En Chine, des spécialistes ont trouvé de petits parasites capables de réduire la présence des agriles du frêne de 50 à 90%. Les scientifiques ont commencé à lâcher ces prédateurs naturels en Amérique du Nord et étudient depuis leur capacité à éradiquer l’insecte.

Il faudra toutefois « plusieurs décennies, voire un siècle » avant que ces parasites n’en viennent à bout, avertit Richard Hauer, professeur d’arboriculture urbaine à l’université du Wisconsin, laissant peu d’espoir de sauver les millions d’arbres actuellement en danger. 

Une autre piste vise à inciter les frênes à produire eux-mêmes les composantes nécessaires pour tuer l’insecte, comme semblent le faire les frênes asiatiques. Mais reste à avoir si les scientifiques pourront ou non reproduire l’expérience à grande échelle sur une vaste population de frênes.

M. Kincaid veut au moins tirer une leçon: trop d’arbres d’une même espèce dans une ville n’est pas une bonne chose. Pour remplacer les frênes abattus, il compte panacher.

« Nous vivons dans un monde où chaque année, nous faisons face à une nouvelle espèce nuisible », dit-il. « C’est pour cela qu’il est crucial de varier les espèces. Si quelque chose arrive… nous n’aurons pas à anéantir 17% des arbres de nos rues ».

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La douloureuse piqûre de la fourmi de feu


Un autre insecte qu’on ne voudrait pas avoir près de chez soi. Soyons content d’avoir une saison hivernale. Les fourmis de feu sont vraiment des dures à cuire ! Ces fourmis font des oeufs à toutes les minutes, leurs piqûres est très douloureuses et peuvent nuire aux espèces locales
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La douloureuse piqûre de la fourmi de feu

 

La douloureuse piqûre de la fourmi de feu

La fourmi de feu a un venin très irritant.Photo Gentside

Les fourmis de feu (Solenopsis invicta) sont réputées pour provoquer l’une des pires sensations de brûlure au monde. Néanmoins, leur venin n’est pas forcément mortel, ce qui a poussé certaines personnes à vouloir expérimenter leur piqûre. Comme on peut s’en douter, le résultat est plutôt douloureux à voir. 

Originaires du Brésil, les fourmis de feu ont réussi à coloniser une grande partie du globe où le climat leur est favorable. Ainsi, elles sont nombreuses au sud des États-Unis mais aussi aux Philippines, en Australie ou encore en Chine, là où la température ne baisse pas trop en hiver. Une invasion néfaste pour l’homme mais aussi les espèces locales.

UN VENIN TRÈS ACTIF

Lorsque vous marchez malencontreusement sur une fourmilière, quelques fourmis de feu grimpent et vous attaquent. Elles relâchent en même temps des phéromones qui attirent le reste de la colonie. Celle-ci suit alors la trace chimique laissée par les éclaireuses et vient vous piquer sans chercher à savoir si vous êtes encore un danger pour la fourmilière.

C’est à cause de ce système de défense qu’il est possible de se retrouver avec des centaines voire des milliers de piqûres sur une petite zone. Ce n’est pas tout: des scientifiques ont étudié le principe des attaques et ont découvert avec surprise un mode de fonctionnement différent des autres fourmis.

L’attaque d’une fourmi de feu débute par une morsure. Grâce à ses mandibules, elle s’accroche à sa victime pour pouvoir la piquer plusieurs fois – cinq en moyenne. Le dard contenant le venin passe à  travers la peau pour relâcher ce dernier juste dessous. Le venin s’attaque alors aux cellules en détruisant les membranes, un phénomène appelé lyse.

Puis le contenu des cellules se propage, entraînant le poison un peu plus loin et détruisant davantage de cellules. Enfin, le système immunitaire intervient contrôlant la diffusion du venin et produisant les boutons caractéristiques. La réaction est très irritante mais peu dangereuse normalement, à moins d’y être allergique.

UN OEUF PAR MINUTE

Cette espèce est très complexe à éradiquer. En effet, les scientifiques estiment que la reine peut produire un oeuf par minute, ce qui permet à de nombreuses colonies de se créer très rapidement sur un nouveau territoire. Voilà d’ailleurs comment l’invasion a démarré: des bateaux ont transporté quelques fourmis qui se sont ensuite reproduites à  très grande échelle.

De plus, ces fourmis peuvent vivre proches les unes des autres.Elles se reconnaissent entre elles grâce à une empreinte olfactive. Ainsi les différentes colonies ne s’attaquent pas mutuellement voire même s’entraident, une incongruité dans le règne animal de cette famille. Ceci implique un développement des colonies qui n’existe pas chez les autres espèces qui ont tendance à combattre pour un territoire.

Outre leur capacité invasive, les fourmis de feu sont des insectes prédateurs très dangereux pour les oeufs de mammifères, d’autres insectes et même d’autres fourmis. En effet, les ouvrières rouges utilisent une technique nommée en anglais «Gasper Flagging», qui consiste à  envoyer leur venin dans l’air sous forme de gouttelettes en agitant leur abdomen.

Cette technique leur permetd e tuer facilement des colonies d’autres espèces de fourmis. Face à un tel potentiel, certains pays, notamment l’Australie, cherchent à éliminer cette nuisance mais pour l’heure, peu de méthodes se sont avérées efficaces.

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L’Australie forme des marsupiaux à éviter les crapauds toxiques


L’Australie s’est fait piéger en introduisant des crapauds-buffle dans son environnement. Aucun prédateur ne peut en venir à bout et pire, les prédateurs potentiels risque de mourir s’ils mordent ces crapauds. S’ils réussissent à inculquer a des animaux de ne pas chasser les crapauds-buffle, ce serait une chance de survie pour eux… Mais, les crapauds sont toujours un problème qui n’est pas résolu
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L’Australie forme des marsupiaux à éviter les crapauds toxiques

 

Les dasyures, mammifères également connus sous le nom... (PHOTO GREG WOOD, ARCHIVES AFP)

Les dasyures, mammifères également connus sous le nom de chat marsupial, sont menacés par le crapaud-buffle, une espèce invasive originaire d’Amérique centrale et du Sud.

PHOTO GREG WOOD, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
SYDNEY

Des équipes de scientifiques dressent un petit marsupial carnivore d’Australie, le dasyure, pour lui apprendre à éviter de manger les crapauds toxiques qui ont dévasté des populations entières de cette espèce en danger.

Le crapaud-buffle a été introduit en Australie en 1935.... (PHOTO DAVID GRAY, ARCHIVES REUTERS) - image 1.0

Le crapaud-buffle a été introduit en Australie en 1935. Il est toxique et les prédateurs qui tentent de s’en nourrir peuvent en mourir.

PHOTO DAVID GRAY, ARCHIVES REUTERS

Les dasyures, mammifères également connus sous le nom de chat marsupial, sont menacés par le crapaud-buffle, une espèce invasive originaire d’Amérique centrale et du Sud.

Ces crapauds ont été introduits en Australie en 1935. Ils sont toxiques et les prédateurs qui tentent de s’en nourrir peuvent en mourir.

Le nombre de ces batraciens est estimé à plus de 200 millions. Ils continuent de progresser dans le nord de l’Australie à un rythme estimé entre 40 et 60 kilomètres par an aux dépens de la faune de prédateurs endémiques.

Des scientifiques financés par un programme gouvernemental dressent les dasyures afin qu’ils évitent les batraciens : ils leur proposent des aliments mêlés à de la peau de crapaud et à des substances chimiques qui donnent la nausée, ce qui leur apprend petit à petit à s’en méfier comme de la peste.

Trente marsupiaux ainsi formés seront relâchés cette année à Kakadu, dans le Territoire du Nord, dans le cadre d’un programme de trois ans.

Des programmes expérimentaux ont montré que les femelles dressées arrivent à survivre et à se reproduire. De plus, leurs petits savent aussi qu’il faut s’abstenir de consommer du crapaud, avec comme résultat, l’augmentation de la population des dasyures, espèce également menacée par les chats retournés à l’état sauvage.

«C’est fantastique de voir le succès de ce programme innovant destiné à protéger les petits mammifères australiens», a déclaré jeudi le ministre de l’Environnement Greg Hunt.

«C’est un travail extrêmement important. Sans initiatives ciblées de protection de l’environnement comme celles-ci, il est peu vraisemblable que l’espèce se remette à l’avenir».

Selon Gregory Andrews, chargé au ministère de l’Environnement de la protection des espèces en danger, ce programme est financé dans le cadre d’une enveloppe de 750 000 $ australiens (environ 740 000 $ CAN) pour réhabiliter la région de Kakadu.

Sally Barnes, directrice des parcs nationaux australiens, a souligné que cette expérience était utile pour les animaux dressés, et pour toutes les générations suivantes.

«Nous pensons n’avoir besoin de le faire qu’une fois».

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Les poissons rouges à l’assaut des cours d’eau albertains


Pourquoi jeter les poissons rouges dans les cours d’eau ? Si on achète ce genre de poisson, il faut quand même s’en occuper. Il y a des divergences sur les conséquences que ces poissons se retrouvent dans nos lacs et rivières. S’ils s’adaptent à l’environnement, il y aura sûrement un bouleversement dans l’écosystème.
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Les poissons rouges à l’assaut des cours d’eau albertains

 

Les poissons rouges peuvent atteindre jusqu’à 30 centimètres à pleine maturité. Les poissons rouges peuvent atteindre jusqu’à 30 centimètres à pleine maturité. Photo : Richard Marion/ICI Radio-Canada

Un texte de Virginie Bouchard

La prolifération de poissons rouges dans la rivière Saskatchewan Nord inquiète certains scientifiques. Des spécimens d’une vingtaine de centimètres ont récemment été découverts à Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta.

Selon une biologiste de Trout Unlimited Canada, Lesley Peterson, de nombreux poissons rouges ont été trouvés dans le bassin hydrographique de la rivière Saskatchewan. Les poissons sont pour la plupart rejetés dans la nature par leurs propriétaires.

« Je ne sais pas à quel point le problème est grave, mais il y a une propagation de l’espèce », précise la scientifique.

Elle craint que les poissons rouges ne contaminent les espèces indigènes des cours d’eau albertains avec des maladies qui leur sont propres.

« S’ils sont présents en grand nombre, ils peuvent déséquilibrer l’écosystème des rivières et des lacs. »

Damon Jones, le gérant de la boutique d’aquariums Big Al’s, à Edmonton, explique que la situation n’est pas alarmante.

Les poissons rouges ont de nombreux prédateurs et leurs couleurs attrayantes en font des proies faciles, insiste-t-il. Ils survivent rarement jusqu’à leur pleine maturité, où ils peuvent atteindre quelque 30 cm.

« Je ne suis pas surpris qu’on retrouve des poissons rouges dans des étangs. Ce qui me surprendrait vraiment c’est qu’on les retrouve à nouveau l’an prochain. » — Damon Jones, le gérant de la boutique d’aquariums Big Al’s

Bien qu’ils s’adaptent rapidement à un nouvel environnement, les poissons rouges ne sont pas en train d’envahir l’Alberta, selon Damon Jones.

Le ministère de l’Environnement de l’Alberta lancera une campagne de sensibilisation cet été pour éviter le rejet de poissons domestiques dans la nature.

http://quebec.huffingtonpost.ca/