Le Saviez-Vous ► Les origines de la fête d’anniversaire


Festoyer lors des anniversaires ne date pas d’hier, mais ce ne fut pas toujours pour célébrer la naissance d’une personne. Les anniversaires avant que ce soit un rituel comme nous le connaissons fut d’abord mêler aux croyances. Et le gâteau avec les bougies est arrivé beaucoup plus tard.
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Les origines de la fête d’anniversaire

Quelle civilisation est à l’origine des premières fêtes d’anniversaire : égyptienne, perse, grecque, romaine, chinoise… ? S’il est difficile de répondre avec certitude à cette question, il semble en revanche certain que l’héritage culturel que nous avons de cette fête soit en lien avec la religion et la magie.

La fête d’anniversaire : une tradition ancestrale

Il se dit que les premiers anniversaires auraient vu le jour en Egypte. Les pharaons fêtaient leurs anniversaires non pas de leur jour de naissance mais lors du premier jour de leur règne. A cette occasion, de grandes festivités étaient organisées sur fond d’offrandes et de sacrifices.

De leur côté, les Perses et Chinois – tous deux grands connaisseurs d’astrologie – célébraient leur jour de naissance autour d’un grand banquet.

C’est aussi le cas des Grecs et des Romains. Ces derniers pensaient que chaque personne était entouré d’un « Esprit protecteur » ou « Daimôn » qui veillait sur lui de sa naissance jusqu’à sa mort. Cet « Esprit » était en relation mystique avec le dieu dont l’anniversaire correspondait au jour de naissance de l’individu. On retrouve encore aujourd’hui l’héritage de cette croyance dans les notions d’Ange-Gardien ou de Saint-Patron.

Les Grecs, précurseurs du gâteau d’anniversaire

L’apparition du gâteau avec des bougies provient des Grecs qui avaient coutume de déposer des gâteaux ronds avec des bougies sur le Temple de la déesse Artémis. Ces bougies, symbolisant la lumière et le reflet terrestre de la déesse, étaient aussi l’occasion d’émettre un vœu en soufflant les bougies.

Mais les chrétiens rejetèrent ces coutumes païennes et ça n’est qu’au XIIIe siècle que le gâteau d’anniversaire avec des bougies fit son grand retour en Allemagne lors les « kinderfeste », considérés comme les premiers goûters d’anniversaire !

La Fête d’anniversaire : une tradition française depuis le XVIII° siècle

Jusqu’au XVIII°siècle on avait coutume en France de fêter, non pas les anniversaires, mais le jour du Saint dont on portait le nom.

C’est sous l’influence des Anglo-Saxons, que l’anniversaire s’est progressivement installé dans les traditions françaises et fut même inscrit dans les traités de savoir-vivre dès le XIXe siècle !

Aujourd’hui, l’anniversaire est une véritable institution qui valorise l’individu et permet de renforcer les liens sociaux. Les sociologues parlent même de rituel d’anniversaire, pour la plus grande joie des petits et des grands !

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Un mini sphinx découvert en Égypte


Heureusement qu’Obélix ne l’a pas vu avant il aurait voulu grimper sur le grand Sphinx de Gizeh et casser son nez .. Bon, ce n’est pas la vraie histoire de la perte du nez du grand Sphinx … Mais ce mini Sphinx a un joli petit nez et de très beau traits d’ailleurs.
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Un mini sphinx découvert en Égypte


Céline Deluzarche
Journaliste

Des archéologues ont découvert une petite statue de sphinx royal au cours de fouilles dans la nécropole de Tuna el Yebel, dans le centre de l’Égypte, informe le ministère des Antiquités égyptien sur Twitter.

La sculpture en calcaire, qui évoque le grand Sphinx de Gizeh, mesure 55 cm de long pour 35 cm de haut, soit à peu près cent fois plus petite que l’original, qui mesure 73,5 mètres de long et 20,22 mètres de haut. Mais ce sphinx miniature a lui gardé son nez !

Le directeur général des Antiquités de la Moyenne Égypte, Gamal El Samastawy, a souligné « les traits et les détails raffinés du visage [qui démontrent] le savoir-faire de sculpteurs de l’Égypte ancienne ».

Des poteries de différentes tailles, des amulettes en faïence bleue représentant le dieu Bes, et un pot en albâtre ont également été trouvés à côté du sphinx. Le site archéologique de Tuna el Yebel fait l’objet de fouilles approfondies depuis trois ans. Les chercheurs y ont mis au jour une véritable « vallée de momies » avec plusieurs cimetières et catacombes datant de l’époque ptolémaïque (300 ans avant J.C). Le site est aussi connu pour ses stèles frontalières du pharaon Akhenaton, qui marquaient la frontière nord-ouest d’Amarna, la capitale égyptienne pendant la période de l’atonisme (XIVe siècle av. JC).

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Archéologie : le mystère des cônes sur les têtes d’Égyptiens enfin élucidé ?


Sur les peintures égyptiennes, on voit parfois un objet sur la tête. Les scientifiques ne savaient pas vraiment à quoi servaient ces coiffes. Voilà que deux squelettes avaient ce genre de coiffe même après 3, 300 ans. Leurs hypothèses de leurs utilités ont donc été orientée vers d’autres théories.
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Archéologie : le mystère des cônes sur les têtes d’Égyptiens enfin élucidé ?

Les égyptologues ont longtemps douté de la véritable existence des petits cônes représentés sur la tête d’hommes et de femmes sur les gravures et sculptures antiques. © Egypt Exploration Society

Les égyptologues ont longtemps douté de la véritable existence des petits cônes représentés sur la tête d’hommes et de femmes sur les gravures et sculptures antiques. © Egypt Exploration Society


Céline Deluzarche


Journaliste

Motte parfumée censée fondre sur les cheveux ? Représentation stylisée d’une coiffure ? Élément symbolique telle une auréole ?

Plusieurs peintures ou gravures âgées de 3.550 à 2.000 ans représentent des hommes et des femmes affublés d’un petit monticule coloré sur leur tête. Et ces ornements en forme de cône ont longtemps dérouté les égyptologues. Des fouilles archéologiques viennent pour la première fois de prouver leur véritable existence. Deux squelettes vieux de 3.300 ans encore ornés de cette mystérieuse coiffe viennent d’être découverts dans une tombe sur le site d’Amarna, la ville fondée par le pharaon Akhénaton.

Les archéologues, qui ont publié leur découverte dans le journal Antiquity, indique qu’il s’agit du corps d’une jeune femme d’un vingtaine d’années et celui d’un adolescent au sexe indéterminé âgé de 15 à 20 ans. Les cônes, apparemment façonnés avec de la cire d’abeille, ne contiennent pas de graisse ni de parfum, ce qui semble exclure l’hypothèse de l’onguent pour cheveux. D’après les auteurs, ils auraient été rajoutés sur la tête après le décès. Les cônes n’étaient pas non plus réservés aux élites, puisque les deux corps identifiés semblent appartenir à la classe ordinaire. Anna Stevens et ses collègues en sont donc réduits à formuler de nouvelles pistes, commun rite funéraire, un signe en relation avec le métier du défunt, ou une marque indiquant que le cadavre avait été partiellement traité.

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Des images infrarouges révèlent des tatouages vieux de 3000 ans sur des momies égyptiennes


Le plus vieux tatouage connu est celui d’Ötzi, mais en Égypte grâce à la technologie infrarouge, ils ont découvert des tatouages sur le corps de plusieurs momies qui étaient dans un village d’ouvriers et d’artisan datant de 3 000 ans.
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Des images infrarouges révèlent des tatouages vieux de 3000 ans sur des momies égyptiennes

Des images infrarouges révèlent des tatouages vieux de 3000 ans sur des momies égyptiennesDes images infrarouges ont permis de révéler des tatouages invisibles à l’oeil nu sur des momies du site égyptien de Deir al-Medina.© Anne Austin


Par Emeline Férard –

Des chercheurs ont utilisé la technologie infrarouge pour scanner des momies vieilles d’au moins 3.000 ans découvertes sur le site de Deir al-Medina en Egypte. Les images ont révélé la présence de nombreux tatouages de formes variées sur la peau des défunts.

Plus de 3.000 ans après leur mort, des momies égyptiennes ont révélé un secret bien caché Des archéologues ont annoncé avoir découvert sur leur peau des tatouages restés jusqu’ici insoupçonnés. Les momies en question ont été mises au jour sur le site de Deir al-Medina niché au creux d’un vallon désertique au sud du Caire.

Ce lieu est connu pour abriter les vestiges d’un village antique et d’une nécropole attribués à une communauté d’ouvriers et d’artisans ayant œuvré à la réalisation des tombes des pharaons du Nouvel Empire (d’environ -1500 à -1000) et de leur famille. De nombreuses momies d’hommes et de femmes ont ainsi été révélées sur le site mais on sait relativement peu de choses sur les défunts.

C’est en utilisant une technologie infrarouge pour observer en détails treize momies – douze femmes et un homme – que les archéologues ont révélé la présence de tatouages invisibles à l’œil nu. Une découverte inattendue. En plus d’un siècle de recherches, la pratique n’avait jusqu’ici été mise en évidence que sur six momies de Deir al-Medina.

« ‘C’est assez magique de travailler sur une tombe antique et d’observer soudainement des tatouages sur un individu momifié en utilisant la photographie infrarouge », a expliqué à Science News, Anne Austin, archéologue de l’université de Saint-Louis dans le Missouri qui a présenté ses recherches en novembre dernier lors de la réunion annuelle des American Schools of Oriental Research.

Des tatouages très variés

La découverte montre que la pratique était bien plus répandue qu’on ne pensait dans cette communauté mais pas seulement. Elle donne également des indices quant à la symbolique associée aux tatouages. Les dessins mis en évidence ont montré une grande variété de formes et d’emplacement. Sur une momie de femme, les images infrarouges ont révélé pas moins de 30 tatouages sur différentes parties du corps.

Ceux figurant sur ses bras présentaient des motifs de croix observés sur aucune des autres momies, selon Anne Austin qui a mené les recherches entre 2016 et 2019 alors qu’elle travaillait pour l’Institut français d’archéologie orientale du Caire. Plusieurs autres de ses tatouages ressemblaient eux, à des hiéroglyphes utilisés dans l’écriture égyptienne antique.

L’étendue et la nature des dessins présents sur la peau de la femme suggère un lien étroit avec des rituels religieux.

Il s’agissait peut-être « d’une pratiquante religieuse importante pour la communauté de Deir al-Medina », a suggéré l’archéologue.

Néanmoins, ce n’est pas le cas de tous les exemples mis en évidence sur les momies du site antique.

Sur une autre femme, les images ont mis en lumière au niveau du cou un tatouage représentant un oeil humain – un ancien symbole égyptien associé à la protection – ainsi que des dessins de babouin assis.

« Je ne vois aucun modèle apparent dans les tatouages que nous avons trouvés jusqu’ici », a précisé la spécialiste.

Le cou de cette femme présente plusieurs tatouages dont ceux d’un oeil humain et de deux babouins assis. – Anne Austin

Ces exemples semblent en revanche contredire la théorie selon laquelle les tatouages des femmes étaient associés à la fertilité ou la sexualité durant l’Egypte antique. Pour les archéologues, cette découverte représente ainsi un nouvel aperçu précieux sur cette pratique et la façon dont elle était utilisée il y a plusieurs millénaires.

Les plus anciens tatouages connus à ce jour

« Tous les aspects de cette découverte de nouveaux tatouages sont surprenants parce que nous en savons tellement peu sur cette pratique de l’ancienne Egypte », a commenté pour Science News, Ketty Muhlestein, égyptologue de l’université Brigham Young dans l’Utah.

Si ces dessins sont âgés d’au moins 3.000 ans, ils sont toutefois loin d’être les plus anciens révélés à ce jour.

En utilisant la technologie infrarouge de la même façon, une autre équipe a trouvé des tatouages d’animaux vieux de plus de 5.000 ans sur les momies d’un homme et d’une femme contenues dans la collection du British Museum de Londres. Selon le musée, il s’agirait des plus anciens tatouages figuratifs identifiés à ce jour et des plus anciens révélés sur une momie de femme.

Le record des tatouages les plus vieux connus est en effet détenu par la célèbre momie d’Ötzi, l’homme de 5.250 ans découvert dans un glacier des Alpes italiennes dans les années 1990. De nature géométrique – en forme de lignes parallèles ou de croix -, les siens ne seraient pas non plus de simples dessins ornementaux. Les études menées jusqu’ici suggèrent plutôt une fonction thérapeutique.

https://www.geo.fr/e

Un mystère de l’Égypte antique s’épaissit encore


Dans l’Égypte antique, beaucoup d’animaux ont été momifiés comme les humains. Parmi eux, un oiseau se démarque des autres, c’est l’ibis. Cet oiseau momifié devait être donné en offrante, mais ce qui est remarquable, c’est qu’il en avait beaucoup d’ibis, des millions et il n’y avait aucune trace d’élevage de cet oiseau à cette époque.
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Un mystère de l’Égypte antique s’épaissit encore

Un ibis au zoo de Lille, en février 2019. | Philippe Huguen / AFP

Un ibis au zoo de Lille, en février 2019. | Philippe Huguen / AFP

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur The New York Times

D’où provenaient les millions d’ibis placés en offrandes dans les tombes égyptiennes?

Dans l’Égypte antique, les êtres humains n’étaient pas les seuls à être momifiés. Les catacombes égyptiennes sont remplies d’animaux momifiés, d’insectes, de singes, d’oiseaux, parfois même placés dans des sarcophages.

On imagine qu’ils servaient d’offrandes, placées afin d’honorer différents dieux.

 «De la même manière que l’on installe une bougie dans une église», explique Sally Wasef, une paléo-généticienne australienne.

Parmi ces offrandes, les ibis, un oiseau échassier africain, sont particulièrement représentés.

Probablement placés en offrandes à Thot, le scribe des dieux à la tête d’ibis dans la mythologie égyptienne, ces oiseaux sont l’un des mystères qui entourent l’Égypte antique.

Car le nombre de carcasses présentes à certains endroits est impressionnant. Des millions et des millions d’ibis momifiés s’entassent du sol au plafond dans certaines tombes, à tel point que les chercheurs se demandent où les Égyptiens pouvaient à l’époque se procurer un tel nombre d’oiseaux.

Pas de traces d’élevage intensif

Dans une nouvelle étude dirigée par Sally Wase, des chercheurs et chercheuses pensent avoir trouvé un élément de réponse. Leur équipe a réussi à identifier les génome mitochondriaux complets de quatorze ibis momifiés. Et surprise, les génomes étaient très différents les uns des autres.

C’est surprenant car la théorie qui prévalait jusqu’alors était que les ibis étaient élevés en batterie, quasi-industriellement par des prêtres, afin de les vendre comme offrandes.

Or, si ça avait été le cas, les génomes auraient été très proches, «comme des poulets provenants de la même ferme aujourd’hui».

Au contraire, la diversité génétique des momies est comparables à celle des ibis sauvages d’aujourd’hui, qui se déplacent et se reproduisent librement. Les scientifiques estiment donc plus probable que, plutôt que par un élevage en batterie, les oiseaux aient été obtenus par un apprivoisement à court terme, le temps d’en récupérer assez pour les rituels.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► La grande pyramide blanche : La grande pyramide de Gizeh était un jour d’un blanc éblouissant ?


La grande pyramide a déjà été d’une grande blancheur. Les pierres étaient faites de calcaires de mauvaise qualité pour la structure, mais elle fut recouverte d’un calcaire venant d’ailleurs et qui était de meilleur qualité pour revêtir la pyramide.
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La grande pyramide blanche : La grande pyramide de Gizeh était un jour d’un blanc éblouissant ?



Par Abzu

La Grande Pyramide de Gizeh (connue aussi sous le nom de Pyramide de Khéops) est l’une des sept merveilles de l’Ancien Monde et la seule qui reste aujourd’hui. La Grande Pyramide est la plus ancienne et la plus grande des trois pyramides de Gizeh, les deux autres appartenant aux pharaons Khéphren et Mykérinos.

Bien que la Grande Pyramide ait survécu jusqu’à ce jour, elle n’a pas échappé aux intempéries et a un aspect radicalement différent de ce qu’elle était quand elle a été récemment achevée.

La Grande Pyramide de Gizeh.

Construction de la pyramide

On estime la pyramide à 2,4 millions de blocs de pierre, dont chacun a dû être taillé avant de pouvoir être utilisé pour la construction de la pyramide. Le noyau de la Grande Pyramide se compose principalement de blocs bruts de calcaire qui ont été extraits sur le plateau de Gizeh.

Ce calcaire, cependant, est de faible qualité et a une couleur jaune brunâtre. Dans la Grande Pyramide se trouve la chambre centrale, qui contenait le sarcophage du pharaon. Pour la construction de la chambre, du granit rose-rougeâtre a été utilisé, car il pouvait supporter le poids des blocs de pierre au-dessus de lui.

Une entrée de la Pyramide.

A l’origine, la Grande Pyramide était couverte de blocs de calcaire provenant de Tura, à environ 129 km (80 miles) de là, de l’autre côté du Nil. Ces pierres de revêtement* ( cuvelage* ) servaient à recouvrir le calcaire jaune brunâtre qui servait à la construction de la pyramide. De plus, le calcaire de Tura a rendu la Grande Pyramide d’un blanc éclatant, ce qui l’aurait rendue très visible, même de loin.

L’une des pierres de revêtement la Grande Pyramide (vers 2570 ans avant JC), dont la plupart ont été enlevés au cours du Moyen-Âge. Ce bloc a été trouvé dans les décombres entourant la pyramide.

La fin du mythe : Plus de blanc éblouissant

Aujourd’hui, cependant, la Grande Pyramide n’est plus d’un blanc éclatant, car les blocs de calcaire de Tura ont été enlevés au Moyen Âge. Au cours du 14ème siècle, un tremblement de terre massif a détaché de nombreuses pierres de l’enveloppe extérieure. Les pierres délogées ont été prises par le sultan bahreïni An-Nasir Nasir-ad-Din al-Hasan en 1356 pour construire des mosquées et des forteresses au Caire voisin.

Les pierres de revêtement qui restaient sur la Grande Pyramide ont continué à s’effondrer au cours des siècles suivants, laissant des tas de gravats à la base du monument. Celles-ci ont été enlevées lors de l’excavation du site. Néanmoins, de nombreuses pierres de revêtement recouvrant la base de la pyramide ont été laissées sur place et peuvent encore être vues aujourd’hui.

Des pierres de cuvelage blanches sont encore visibles près du sommet de la pyramide de Khéphren.


https://lesavoirperdudesanciens.com/

De nouvelles malédictions apparaissent au fil des découvertes dans le tombeau de Toutânkhamon


L’Égypte est riche en découverte archéologique. Bien des trésors ont pu passer au travers des siècles, mais le pourront-ils encore pour des générations avenir ?
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De nouvelles malédictions apparaissent au fil des découvertes dans le tombeau de Toutânkhamon

Une scène du mur nord de la chambre funéraire de Toutânkhamon montre des taches brunes sur les peintures qui auraient pu apparaître au moment où la tombe, peinte à la hâte, a été scellée, emprisonnant ainsi l’humidité.

PHOTOGRAPHIE DE AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE J. PAUL GETTY TRUST

De Michelle Z. Donahue

Des tâches brunes à la poussière, les archéologues ont résolu certains des mystères qui entouraient le monument funéraire vieux de 3 300 ans… tout en découvrant de nouveaux.

Lorsque Howard Carter découvrit la tombe de Toutânkhamon en 1922, il entreprit une série de découvertes qui captivèrent l’imagination du monde entier et marqua le début d’une histoire d’amour durable entre le public et la célèbre chambre funéraire aux couleurs vives vieille de 3 300 ans, renfermant la dépouille de l’enfant roi, celle de sa mère et une multitude de trésors. Moins d’un siècle plus tard, une équipe de scientifiques a achevé le plus important examen du tombeau : un projet d’une dizaine d’années d’études minutieuses qui a permis de résoudre certains mystères mais qui a également soulevé de nouvelles questions sur le devenir de certains monuments antiques.

Un symposium organisé cette semaine à Louxor détaille les résultats globaux du projet, entrepris conjointement par le ministère égyptien des Antiquités et le Getty Conservation Institute, basé à Los Angeles. Les travaux menés sur le tombeau de 102 m², exécutés par une douzaine de personnes à la fois, ont commencé en 2009 et devaient à l’origine s’achever en 2014. Mais le projet a été retardé par les révolutions du printemps arabe en 2011 et les troubles qui ont suivi en Égypte en 2013.

« Tous ceux qui se rendent dans la Vallée des rois veulent se rendre au tombeau de Toutânkhamon », explique Neville Agnew, scientifique et restaurateur principal du projet Getty, chargé de la planification du projet. Une documentation détaillée, un diagnostic et un pronostic sur l’état du tombeau ont été nécessaires pour penser l’avenir du site : « Que se passera-t-il si nous ne faisons rien ? Nous nous sommes intéressés à tout le spectre des activités, passées, présentes et futures, et à la façon de les aborder de manière globale ».

DE MYSTÉRIEUSES TACHES BRUNES

Les taches brunes sont omniprésentes sur les peintures murales qui agrémentent le tombeau. Présentes lorsque Carter a découvert la chambre funéraire, et documentées de manière exhaustive sur des photographies de l’époque, ces « mystérieuses taches » ont longtemps été sources de curiosité et d’inquiétude. De quoi sont-elles exactement composées ? Et plus important encore, prolifèrent-elles ?

Une étude des taches a révélé de fortes concentrations d’acide malique, un sous-produit métabolique de certains champignons et bactéries, ce qui confirmait que les taches étaient d’origine microbienne. L’analyse ADN d’échantillons prélevés sur les murs du tombeau a révélé l’existence d’organismes modernes, notamment Bacillus et Kocuria, mais l’imagerie au microscope électronique des taches n’a révélé aucun reste des organismes d’origine qui les avait créées. Pour les chercheurs, comme Toutânkhamon est décédé subitement, la préparation de son tombeau a probablement été faite dans l’urgence, et les murs fraîchement enduits et peints auraient été encore suffisamment humides pour que des microbes se développent dans l’atmosphère sombre et chaude du tombeau, une fois celui-ci scellé. Les archéologues peuvent toutefois affirmer avec certitude que les taches ont arrêté de se développer il y a très longtemps – un fait confirmé par la comparaison de photographies prises immédiatement après l’ouverture du tombeau et les photos les plus récentes.

Comme ils sont considérés comme faisant partie intégrante de l’histoire du tombeau, ces mystérieuses taches ne seront ni peintes ni supprimées, explique Agnew. Il n’en n’a pas toujours été ainsi : lors de précédentes études, les taches avaient été échantillonnées et traitées avec des biocides, lorsque l’on pensait qu’elles pouvaient se propager.

UNE POUSSIÈRE OMNIPRÉSENTE

L’un des problèmes les plus épineux dans le tombeau est la présence constante de poussière. Fine et sèche, la poussière du désert déplacée par environ 500 à 1 000 visiteurs quotidiens s’accroche à toutes les surfaces du tombeau et devient encore plus tenace puisqu’elle absorbe l’humidité produite par la respiration humaine.

Les gardes avaient beau nettoyer le sarcophage recouvert de verre qui se trouve maintenant au centre de la chambre funéraire de Toutânkhamon, il n’existait aucun moyen d’enlever sans dommage les fins voiles de poussière qui s’accumulaient sur les peintures fragiles du tombeau.

Ainsi, alors que les restaurateurs réalisaient l’étude minutieuse et le nettoyage des peintures murales, ils ont également élaboré un plan à long terme pour s’attaquer au problème de la poussière en installant un système sophistiqué de filtration de l’air et de ventilation qui non seulement repousse le fléau poussiéreux hors de l’environnement du tombeau, mais empêche également l’accumulation excessive de particules. Le renouvellement d’air régulier a permis de stabiliser la température et le taux d’humidité à l’intérieur du tombeau, qui pouvaient auparavant énormément fluctuer.

C’est quand les conservateurs du tombeau ont entamé les travaux pour installer le système d’aération qu’ils ont découvert de nouveaux sorts placés pour protéger ses occupants. Parmi des tas de peluches et d’extraits de détritus, des bouts de papier demandant la bénédiction de Toutânkhamon ou d’autres au contraire promettant des punitions divines aux importuns.

DE FUTURS DANGERS

Bien que l’inspection la plus approfondie du tombeau de Toutânkhamon de l’histoire moderne soit terminée, son avenir reste encore incertain.

L’impact à long terme de la poussière reste un mystère. Constituée principalement de calcium, de magnésium, d’aluminium et de phosphore, on ignore comment la poussière peut interagir chimiquement avec les minéraux naturels contenus dans les peintures et les pigments des murs du tombeau sur une plus longue période.

Dimanche 26 novembre 1922, était pour Carter, « le jour le plus merveilleux que j'ai jamais …

Les inondations de plus en plus fréquentes liées au changement climatique sont une autre préoccupation et n’ont pas encore été prises en compte, toujours selon M. Agnew. Bien que le tombeau de Toutânkhamon soit à l’abri des inondations directes, il est fait de la même roche poreuse et argileuse que tous ses voisins de la Vallée des rois. Si les tombeaux adjacents sont inondés, de la vapeur d’eau pourrait s’infiltrer et « déchiqueter » les murs en plâtre et les peintures qui les recouvrent, explique Lori Wong, la principale conservatrice des peintures du projet Getty.

Le tourisme reste la plus grande menace immédiate pour le tombeau. Malgré l’existence d’une réplique de haute qualité et ultra détaillée à un kilomètre de distance, on ne sait pas si le gouvernement égyptien limitera finalement l’accès du public à la tombe originale (et réduira donc les revenus garantis). La France a constaté que le fait de limiter le nombre de visiteurs sur les sites d’art rupestre préhistoriques des grottes de Lascaux et Chauvet et de les rediriger vers des répliques n’avait pas altéré l’intérêt du public pour les monuments. Une réplique relativement récente à Lascaux a d’ailleurs attiré environ 260 000 visiteurs en 2017.

« Nous connaissons l’impact humain sur notre patrimoine », explique Pascal Terrasse, président du Grand projet du Pont d’Arc, une réplique de la grotte Chauvet qui attire plus de 2 000 visiteurs par jour. « Lorsque de nouvelles technologies se présentent pour mieux protéger le patrimoine, les gestionnaires des œuvres historiques doivent saisir cette opportunité. Nous avons réalisé la plus grande fausse grotte au monde grâce aux techniques numériques, ce qui nous a permis d’obtenir un rendu très réaliste. »

À tout le moins, Agnew espère que la somme des récents travaux de conservation dans le tombeau de Toutânkhamon permettra de mieux faire comprendre son importance à tous ceux qui le visiteront à l’avenir.

« Il convient de rappeler que la visite d’un tombeau doit être empreinte d’humilité et d’intérêt », conclut Agnew. « [Ce n’est pas] un spectacle ; [c’est] un tombeau royal, et nous devons l’approcher avec révérence. C’est une chose difficile à faire en cette ère de tourisme de masse. »

https://www.nationalgeographic.fr