Le microbiome humain façon corail, en papier découpé


 

La toilette, chose importante dans toutes les maisons. Il y a même  des collections sur le thème de toilettes dont des collections de papier de toilettes. Moi, ce n’est pas trop mon trip, mais bon!

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Le microbiome humain façon corail, en papier découpé

 

Dans sa série Magical Circle Variations, Rogan Brown présente le résultat de ses recherches concernant la flore du microbiome humain, grâce à des découpages très finement réalisés en papier.

Il a choisi d’organiser les éléments de ce microbiome en faisant des rapprochements visuels avec un récif de corail aux couleurs pastelles.

Il explique ainsi qu’il y a « plusieurs parallèles entre le corail et les êtres humains dans le sens ou nous sommes tous les deux des organismes symbiotiques, nous dépendons des bénéfices mutuels de cette relation avec d’autres espèces : Le corail reçoit seulement ses belles couleurs des variétés d’algues qui vivent sur eux, et les humains peuvent seulement exister grâce à l’incroyablement énorme et diverse quantité de bactéries qui vivent à l’intérieur d’eux et sur eux. »

http://www.laboiteverte.fr/

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Les crèmes solaires sont nocives pour les océans (mais des alternatives existent)


Ceux qui ont la chance de passer des vacances près de la mer. Il ne faut surtout pas oublier la crème solaire. Cependant, certaines crèmes sont très néfastes pour les  coraux et c’est une des causes du blanchissement de récifs. Et même si une personne ne baigne pas, la crème solaire se retrouve au sol ou quand on prend une douche, cela  contamine quand même la mer. On dit qu’il y a 14 000 tonnes de crème solaire qui aboutissent dans les mers. On doit donc trouver des crèmes qui respecte l’environnement
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Les crèmes solaires sont nocives pour les océans (mais des alternatives existent)

 

 

PHOTOGRAPHIE DE DAVID FLEETHAM, VWPICS/REDUX

Des composés chimiques présents dans les crèmes solaires peuvent se déverser dans les océans et ainsi s’attaquer aux coraux. Des alternatives aux écrans solaires existent.

 

Vue de loin, la Grande Barrière de corail australienne s’apparente à un joyau sous-marin. Les coraux colorés du récif servent de jardin subaquatique à un écosystème marin vibrant de vie et attirent des visiteurs venus du monde entier. Les plongeurs peuvent nager aux côtés de milliers d’espèces de poissons ayant élu domicile dans le récif. Les voyageurs les plus chanceux peuvent même apercevoir les tortues de mer ou les dugongs qui composent cet écosystème.

Cette biosphère est cependant fragile. La hausse des températures ainsi que les produits chimiques nocifs déversés dans les eaux provoquent le blanchissement du récif, jadis éclatant. Nous garderions même certaines de ces toxines sur notre peau.

Lorsque vous nagez avec de la crème solaire sur la peau, des composés chimiques comme l’oxybenzone sont susceptibles de s’infiltrer dans l’eau puis d’être absorbés par les coraux. Ces substances peuvent alors perturber la reproduction et le cycle de croissance des coraux, conduisant ainsi à leur blanchissement.

Même si vous ne vous baignez pas après avoir appliqué de la crème solaire, elle risque de s’écouler pendant votre douche. Les aérosols pulvérisent souvent d’importantes quantités d’écran solaire dans le sable qui finissent par être emportées dans les océans. Chaque année, près de 14 000 tonnes de crème solaire finissent dans les mers.

Si nous sommes à l’origine de cette contamination, nous sommes également à même d’aider ces fragiles écosystèmes marins à guérir. Le 1er mai, les législateurs hawaïens ont adopté un projet de loi visant à interdire la vente d’écran solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, autre composé chimique néfaste. Hawaï est le premier État à prendre une telle mesure, qui pourrait entrer en vigueur d’ici le 1er janvier 2021.

DES RÉCIFS MENACÉS

La pollution menace les récifs coralliens du monde entier et les coraux d’une majorité de sites touristiques parmi les plus prisés sont en danger. Outre la Grande Barrière de corail, les nombreux visiteurs dans les baies d’Hawaï, dans les Îles Vierges des États-Unis ainsi qu’en Israël rendent les récifs particulièrement vulnérables.

La baie de Hanauma sur l’île d’Oahu, parc d’État formé au sein d’un cône volcanique, en est un exemple flagrant. Ses vagues turquoises et ses récifs coralliens frémissants attirent près d’un million de touristes chaque année, faisant de ce lieu l’un des plus fréquentés d’Hawaï pour la plongée libre. Cette baie abrite 450 espèces de poissons ainsi que les plus grands récifs de l’île d’Oahu.

LANCER LE DIAPORAMA

Hurricane Hole, dans le Monument national du récif corallien des îles Vierges, situé au large de Saint John, est également une destination populaire. Ce monument subaquatique protège 35 kilomètres d’habitats marins, dont 30 espèces de coraux. Les visiteurs peuvent faire de la plongée libre dans les mangroves aux côtés des coraux, des poissons et d’invertébrés aquatiques.

La réserve naturelle de coraux d’Eilat, en Israël, en est un autre exemple. Le golfe d’Eilat abrite les seuls récifs coralliens du pays et constitue en cela une attraction majeure aux yeux des touristes. Grâce à des ponts bâtis au-dessus des récifs, les visiteurs peuvent admirer les coraux ainsi que les poissons colorés qui évoluent dans le golfe. Il est également possible de faire de la plongée sous-marine le long du récif afin d’avoir une vue privilégiée.

Si les récifs coralliens viennent à disparaître, nous aurons perdu un écosystème vital. L’économie mondiale en serait également impactée, puisqu’ils constituent une attraction touristique importante ainsi qu’une source de revenus pour ces sites touristiques populaires.

POUR LA SANTÉ DES RÉCIFS

L’interdiction imminente à Hawaï ne signifie pas que les gouvernements attendent de nous que nous cessions d’utiliser de la crème solaire. L’écran solaire permet toujours de protéger contre les risques de brûlures et le cancer de la peau. Bonne nouvelle : il existe des alternatives plus sûres, que ce soit pour notre peau, qui sont dénuées d’oxybenzone.

Chaque année, Haereticus Environmental Lab publie une liste des crèmes solaires sans danger pour l’environnement. Des organisations telles que l’Environmental Working Group éditent également un guide sur les écrans solaires avec lesquels vous pouvez vous badigeonner les yeux fermés. Ceux à base de minéraux, notamment de dioxyde de titane et d’oxyde de zinc, sont à préférer à ceux à base d’oxybenzone car ils présentent moins de risques. Les crèmes qui ne contiennent pas de nanoparticules ne peuvent pas être ingérées par les coraux et sont donc plus sûres. Certaines combinent nanoparticules et particules de taille normale ; le Consumer Products Inventory propose une base de données qui vous indique si votre crème solaire contient des nanoparticules.

Certaines agences de voyage obligent les touristes à n’utiliser que de l’écran solaire biodégradable pour des destinations populaires comme le Mexique. Des hôtels et des compagnies aériennes hawaïennes distribuent gratuitement des échantillons de crème solaire dépourvue de composés chimiques nocifs pour les récifs. La majorité de ces hôtels informent leurs clients de ces restrictions ou les font figurer sur leur site web.

Selon les dermatologues, les vêtements sont aussi efficaces que l’écran solaire pour protéger la peau des rayons du soleil. Seul bémol, ils ne couvrent pas l’intégralité du corps. De nombreuses compagnies offrent des tenues de protection contre le soleil, comme des combinaisons à manches longues ou des maillots de bain qui recouvrent le corps. En dernier recours, rien de tel qu’un bon vieux t-shirt.

https://www.nationalgeographic.fr/

Hécatombe «catastrophique» de coraux dans la grande barrière australienne


Avec les vagues de chaleur d’année en année causée par les changements climatiques, la grande barrière de corail en Australie se porte bien mal, sans la régénérer, et la protection contre la pollution, c’est bien plus que les coraux qu’il a des risques, mais tout ce qui dépends cette grande barrière.
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Hécatombe «catastrophique» de coraux dans la grande barrière australienne

 

Le corail, qui sert d'habitat à d'autres créatures... (PHOTO ARCHIVES AP/The Ocean Agency)

Le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

PHOTO ARCHIVES AP/THE OCEAN AGENCY

 

Agence France-Presse
SYDNEY

La grande barrière australienne, joyau du patrimoine mondial de l’humanité, a subi une hécatombe «catastrophique» de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude jeudi.

Environ 30% des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016, le premier épisode de deux années consécutives de blanchissement.

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, le récif s’étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde.

D’après l’étude publiée par la revue scientifique Nature, le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

Terry Hughes, coauteure de l’étude et directeur du Centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’Université James Cook, a expliqué à l’AFP que les plus menacés sont les coraux à branches comme les tables de corail qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles.

Les coraux les plus susceptibles de tenir le choc sont lisses, en forme de melon, a poursuivi le chercheur.

Ces coraux n’ont pas trop de mal à construire leur squelette, mais «ils ne sont pas très utiles pour l’habitat», ajoute M. Hughes.

Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la grande barrière ont  subi une vague de «décès catastrophiques», poursuit l’étude.

«Ce dépérissement corallien a provoqué des changements radicaux dans la variété des espèces dans des centaines de récifs individuels, où des communautés récifales matures et diversifiées se transforment en systèmes plus dégradés, où seules quelques espèces endurantes survivent», écrit Andrew Baird, autre scientifique.

Le blanchissement est un phénomène de dépérissement qui se traduit par une décoloration des coraux. Sous la pression de facteurs comme le réchauffement, les coraux stressés expulsent les algues avec lesquelles ils ont une relation symbiotique, et qui leur donnent couleur et énergie.

L’étude appelle à la protection des coraux survivants, estimés à environ un milliard.

«C’est ceux-là qui vont réalimenter et réhabiter des récifs altérés», dit M. Hughes, ajoutant qu’il fallait améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution côtière.

Les efforts pour limiter le réchauffement climatique comme dans l’accord de Paris sont également cruciaux.

«Nous avons eu quatre épisodes de blanchissement (1998, 2002, 2016 et 2017) sur la grande barrière avec une hausse globale des températures de 1°C», souligne M. Hughes. «Si nous continuons avec nos émissions comme si de rien n’était, je ne crois pas que la Barrière y survivra».

Les récifs recouvrent moins de 0,2% de la surface des océans, mais abritent 30% des espèces animales et végétales marines, les protégeant des prédateurs et leur servant de garde-manger. Ils contribuent à la protection des côtes, à l’alimentation des hommes, ainsi qu’au tourisme.

http://www.lapresse.ca/

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète


On ne peut pas revenir en arrière, car nous sommes en plein changement climatique. Cependant, pour nos enfants et ceux qui suivront, nous devons agir pour empêcher que tout s’écroule à cause de notre inaction, en temps qu’individu, en temps qu’État.
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L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète

 

Le troupeau de caribous de la rivière George  au Labrador est maintenant estimé à moins de 9 000 bêtes. On en comptait 27 000 en 2012 et 800 000 au début des années 90.

Le troupeau de caribous de la rivière George au Labrador est maintenant estimé à moins de 9 000 bêtes. On en comptait 27 000 en 2012 et 800 000 au début des années 90.  Photo : Gracieuseté de Brandon Pardy

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète et en provoquant un déclin de la faune et de la flore dans toutes les régions du monde, confronté à une extinction majeure d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, selon une vaste enquête scientifique révélée vendredi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous sommes en train de saboter notre propre bien-être à venir! » a déclaré à l’AFP Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), à l’origine de cette enquête.

Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, la ressource en poissons de la région Asie-Pacifique sera ainsi épuisée d’ici 30 ans et jusqu’à 90 % de ses coraux gravement détériorés d’ici 2050.

En Afrique, ce sont plus de la moitié des espèces d’oiseaux et de mammifères qui seront perdues d’ici 2100, avertit cette étude compilée pour l’IPBES dans quatre énormes rapports régionaux longs de 600 à 900 pages.

La biodiversité – l’indispensable variété des formes de vie sur la Terre – continue à décliner dans chaque région du monde, réduisant significativement la capacité de la nature à contribuer au bien-être de la population. Cette tendance alarmante menace des économies, des moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout.

Extrait du rapport de l’IPBES

Durant trois ans, plus de 550 chercheurs ont travaillé bénévolement sur ces évaluations régionales, qui synthétisent les données d’environ 10 000 publications scientifiques, sur les Amériques, l’Afrique, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale. Le résultat final couvre la totalité de la Terre, hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique.

Une barrière de corail, sous l'eau.

Dans les Seychelles, dans l’océan Indien, des mesures ont été prises pour protéger les barrières de corail, victimes du réchauffement des océans. Photo : La Presse canadienne/AP/The Ocean Agency

Les rapports ont été passés au peigne fin par plus de 750 experts et décideurs de 115 des 129 pays membres de l’IPBES réunis toute la semaine à huis clos à Medellin, en Colombie. Ils en ont rédigé des synthèses d’une trentaine de pages chacune, négociées mot par mot, pour orienter les dirigeants en matière de protection de la biodiversité.

« Trop de gens pensent encore que l’environnement est un luxe. Mais ce n’est pas le cas! » a déploré M. Watson, en faisant le lien entre « biodiversité et changement climatique que nous devons considérer ensemble ».

En Europe et en Asie centrale, « la population de la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables que ce qu’elle produit », a pour sa part précisé le professeur suisse Markus Fischer.

Avant cette VIe session, l’IPBES avait déjà averti que la Terre est confrontée à une « extinction massive » d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d’années et la sixième en 500 millions d’années.

« Avec les effets croissants du changement climatique […] cette perte pourrait atteindre 40 % d’ici 2050 » dans les Amériques où elle s’élève déjà à 31 %, a-t-elle souligné vendredi pour cette région.

Au cours du siècle écoulé, deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année en moyenne sur la Terre. Une autre est sur le point de disparaître avec la mort récente de Sudan, célèbre rhinocéros blanc du Kenyaet dernier mâle de son espèce, décimée par le braconnage et dont il ne reste que deux femelles.

« Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se poursuivre », a averti M. Watson, ajoutant toutefois que « la bonne nouvelle, c’est […] qu’il n’est pas trop tard ».

Car les rapports de l’IPBES suggèrent aussi des pistes pour minimiser l’impact des activités humaines sur l’environnement : créer davantage d’aires protégées, restaurer les zones dégradées et développer l’agriculture durable.

« Nous devons prendre la biodiversité en compte dans notre façon de gérer l’agriculture, la pêche, la forêt, la terre », a expliqué le président de l’IPBES, conscient que la population mondiale va continuer à croître, donc ses besoins aussi.

Le monde gaspille environ 40 % de la nourriture qu’il produit […]. Si nous pouvions réduire le gaspillage de nourriture, nous n’aurions pas nécessairement à doubler sa production dans les 50 prochaines années. Robert Watson, président de l’IPBES

Lundi, l’IPBES lancera un cinquième rapport, le premier du genre sur l’état des sols de la planète, dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et des pratiques agricoles non durables.

Cette réunion au sommet se tient dans le pays le plus biodivers de la planète après le Brésil, huit fois plus grand. En l’inaugurant le 17 mars, le président colombien Juan Manuel Santos avait souligné que « ce qui arrive à l’un arrive à tous. »

http://ici.radio-canada.ca/

L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions


Et voilà nous y sommes presque, les organismes marins qui pourraient être en service de l’armé Américaine a titre d’espion. Ce qui est pire, c’est qu’il n’est pas impossible  que des poissons, coraux, crustacés, mollusques soient modifiés pour être à la hauteur de leurs demandes
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L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions

 

Le projet PALS de la DARPA

L’agence de recherche du ministère de la Défense américain veut utiliser les espèces marines pour détecter et suivre l’intrusion de véhicules sous-marins dans ses eaux.

DARPA

Par Olivier Hertel

Les militaires américains lancent un nouveau programme de surveillance très « bio ». Le but : utiliser les espèces marines comme un vaste réseau de capteurs naturels capable de détecter l’intrusion de véhicules sous-marins ennemis près des côtes.

SURVEILLANCE. Et si les poissons, les coraux, les crustacés et autres mollusques marins étaient recrutés par les militaires pour surveiller les côtes ? C’est la dernière idée de la fameuse Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) qui dépend de l’armée américaine. Baptisé PALS pour Persistent Aquatic Living Sensors (capteurs aquatiques vivants et persistants), ce nouveau programme prévoit d’exploiter les capacités naturelles des organismes vivants pour percevoir leur environnement au profit de la surveillance et de la défense du littoral américain. Effectivement, la plupart des espèces marines sont dotées de capteurs très performants, capables de détecter un mouvement, une odeur, un bruit ou encore une silhouette, révélateurs entre autres, de la présence d’un prédateur ou d’une proie. Par exemple, les poissons disposent le long du corps, d’une ligne latérale qui leur permet de percevoir les moindres variations hydrodynamiques (vitesse, pression) du milieu ainsi que les sons (vibrations). Certaines espèces sentent d’infimes variations du champ électrique ou du champ magnétique qui les entoure.

Leur immense atout : l’ubiquité

Autant de capteurs vivants qui font rêver les militaires, non pas pour détecter des poissons, des méduses ou des poulpes, mais plutôt des mini-sous-marins autonomes ou toutes autres menaces ennemies pouvant venir de la mer. Car l’immense atout des organismes marins, c’est leur ubiquité : la vie est présente tout le temps et partout, de la surface jusqu’aux abysses. Autres avantages : elle s’adapte aux changements du milieu, ne nécessite aucun entretien et se reproduit toute seule. À l’inverse, les systèmes de surveillances conventionnels, que ce soit des microphones, des caméras, des sonars, des satellites ou encore des radars, ne peuvent être aussi exhaustifs. Ils exigent d’être constamment alimentés en énergie, entretenus voire remplacés. En plus leur mise en œuvre demande beaucoup de moyens tant humains que matériels.

“L’approche actuelle de la marine américaine pour détecter et suivre des véhicules est centrée sur le matériel et sur des ressources importantes. En conséquence, les capacités sont essentiellement utilisées à un niveau tactique pour protéger des équipements de grande valeur comme par exemple un porte-avions, et moins à un niveau stratégique, plus large,” explique, dans le communiqué de la Darpa, Lori Adornato, la chercheuse responsable du projet PALS.

La Darpa n’exclut pas de modifier des organismes vivants

La Darpa ne donne pas de détail sur les technologies qu’elle compte employer ou développer pour ce programme. Toutefois, le but annoncé est, dans un premier temps, d’évaluer les capacités de détection des organismes. Mais il faudra aussi mettre au point des technologies matériels, des logiciels, des algorithmes capables de traduire l’information provenant des organismes marins pour être en mesure de l’exploiter. La Darpa va donc commencer par analyser les variations du comportement des ces espèces face aux passages de véhicules sous-marins. Pour cela, elle prévoit de déployer un système permettant de collecter les signaux émis par les espèces intéressantes et ce jusqu’à 500 mètres de distance. Pour éviter les faux positifs, cet ensemble de capteurs biologiques et non biologiques devra non seulement détecter les objets passant dans les parages mais aussi distinguer les véhicules ciblés, de tous les débris sans intérêt ou de grosses espèces comme des requins, des lions de mers, des dauphins pouvant circuler librement dans ces mêmes eaux. L’agence américaine souhaite favoriser l’utilisation d’organismes naturels, mais n’exclut pas la possibilité de les modifier pour qu’ils correspondent à ses besoins. Cependant, elle assure que s’il devait y avoir des tests avec des organismes modifiés, ils seraient réalisés en milieu confiné. Le programme PALS devrait ainsi durer quatre ans mêlant recherche en biologie, chimie, physique, intelligence artificielle, océanographie, ingénierie etc. Le projet, annoncé début février commencera début mars par une grande réunion à Arlington (Virginie) à laquelle participeront les laboratoires et entreprises qui souhaitent faire des propositions.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Des nouvelles de nos (incroyables) fonds marins


De belles créatures qu’on ne peut voir qu’en explorant les fonds marins. Grâce à des petits robots de belles photos ont été prises dans les fonds marins à Hawaï
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Des nouvelles de nos (incroyables) fonds marins

 

NOAA Office of Ocean Exploration and Research (2017) – Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research (2017) – Laulima O Ka Moana

Repéré par Robin Panfili

Repéré sur Gizmodo

Une nouvelle expédition sous-marine a permis la (re)découverte de créatures que l’on a rarement l’occasion de croiser au détour d’une simple baignade.

 

Vous vous souvenez de la petite pieuvre Casper, de Dumbo, ou encore de la petite méduse découverte dans la fosse des Mariannes? Eh bien ce n’est pas terminé: les chercheurs et scientifiques de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) embarqués à bord du navire d’exploration océanographique Okeanos Explorer ont eu l’occasion de visiter une zone très peu explorée, à 1.500 kilomètres à l’ouest de Hawaï.

Les petits robots envoyés pour scruter les fonds marins ont ainsi ramené de nombreuses images et ont permis de mieux documenter la vie sauvage de cette région océanique où l’on retrouve ainsi de nombreuses espèces inconnues (ou peu) de l’humain:

des araignées de mer géantes, du corail transparent comme du verre et des «créatures étranges que l’on avait pas eu l’occasion de voir depuis un moment», écrit Gizmodo.

Voici un aperçu de leurs récentes découvertes: 

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

http://www.slate.fr/

Signes de répit dans l’épisode de blanchissement des récifs coralliens


Un répit pour les coraux dans des océans Pacifique, Atlantique et Indien après une période de 3 ans de blanchissement. Espérons que cela pourrait éviter leurs disparitions
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Signes de répit dans l’épisode de blanchissement des récifs coralliens

 

Le blanchissement des récifs coralliens se produit quand les... (PHOTO AP)

Le blanchissement des récifs coralliens se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Washington

Le blanchissement des récifs coralliens dans le monde paraît s’atténuer après un épisode de trois ans, le plus long depuis les années 1980, a indiqué l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

Des prévisions de la National Oceanic et Atmospheric Administration montrent que le blanchissement ne se produit plus dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien, ce qui suggère probablement la fin de ce phénomène destructeur d’un écosystème marin fragile et vital.

Les scientifiques vont surveiller étroitement les températures à la surface des océans et le blanchissement des coraux au cours des six prochains mois pour confirmer la fin de cet événement dont la NOAA avait déclaré le début en 2015.

Les prévisions de blanchissement établies par l’agence sur les quatre prochains mois montrent certains risques pour les récifs coralliens à Hawaï, en Floride et dans les Caraïbes à la fin de l’été.

Depuis 2015, tous les récifs coralliens tropicaux autour du globe ont connu une température de l’eau au-dessus de la normale et plus de 70% ont subi ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement.

«Ce blanchissement au niveau planétaire a été le plus sévère, le plus long et le plus étendu et peut-être le plus dévastateur jamais observé», a relevé Mark Eakin, le coordinateur de la Nasa chargé de la surveillance de ces écosystèmes.

Ce phénomène se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles.

Elles fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire.

Si les zooxanthelles ne retournent pas dans le tissu corallien, le corail meurt.

Les récifs coralliens américains ont été particulièrement touchés avec deux années de blanchissement sévère en Floride et à Hawaï ainsi que trois années dans les îles Mariannes et quatre ans à Guam.

Plus tôt en 2017, la montée de la température de l’eau a entraîné un important blanchissement dans la Grande Barrière en Australie pour la deuxième année consécutive et également dans les Samoa américaines, fortement affectées début 2015.

La NOAA relève également que dans certains endroits les récifs coralliens n’ont pas blanchi malgré le réchauffement de l’eau.

Les scientifiques examinent ces zones pour déterminer s’il y a des traits particuliers dans ces coraux ou leur environnement.

Le premier blanchissement à l’échelle planétaire s’est produit en 1998 au moment où le courant équatorial chaud du Pacifique, El Niño, a été particulièrement intense. Un second épisode a été observé en 2010.

Alors que les coraux peuvent survivre et se régénérer d’un blanchissement modéré, un phénomène de cette nature sévère et prolongé est souvent fatal pour ces organismes.

http://www.lapresse.ca/