Thaïlande: des îles fermées aux touristes pour régénérer les coraux


Si cela aide aux récifs coraux à se régénérer alors c’est une bonne chose étant donné que la Thaïlande est un endroit de choix pour le tourisme. Cependant, il faudrait peut-être diminuer le nombre de tourisme qui peuvent avoir un contact direct avec ces coraux pour plus de protection pendant la grande fréquentation touristique
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Thaïlande: des îles fermées aux touristes pour régénérer les coraux

 

Un touriste marche sur une plage de l'île... (Photo Bazuki Muhammad, archives REUTERS)

Un touriste marche sur une plage de l’île de Phuket.

PHOTO BAZUKI MUHAMMAD, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Bangkok

 

La Thaïlande a fermé mardi l’accès à plusieurs de ses îles, visitées chaque année par des milliers de touristes, afin de permettre à leurs récifs coralliens, mis à mal par la surfréquentation de plongeurs amateurs, de se régénérer.

C’est la quatrième année d’affilée que le royaume du tourisme de masse mène cette opération, de mi-mai à mi-octobre, «afin de permettre aux coraux et à la nature de se remettre», a déclaré à l’AFP Ruamsilp Manajongpreasert, directeur du Parc national des îles Similan, très prisées pour la beauté de leurs eaux.

Rien que sur la période d’octobre 2016 à février 2017, quelque 725 000 touristes se sont rendus dans cet archipel situé non loin de la station balnéaire de Phuket, où l’on peut notamment observer des tortues de mer.

Sur cette période, qui correspond à la haute saison touristique en Thaïlande, quelque 9 millions de visiteurs se sont rendus dans les différents parcs nationaux du pays.

Au total, ce sont quelque 61 parcs nationaux (dont 25 marins) sur un total de 154 qui sont ainsi fermés, notamment ceux situés dans les îles paradisiaques du sud comme l’archipel des Similan, mais aussi ceux d’îles touristiques comme Koh Lanta.

«Les touristes ainsi que les voyagistes ont été informés», assure le service des parcs nationaux.

La Thaïlande, qui accueille chaque année plus de 30 millions de vacanciers, dont une grande partie est fascinée de pouvoir observer des poissons tropicaux à l’aide d’un simple masque et tuba, est confrontée à une dégradation avancée de ses récifs coralliens.

Outre le réchauffement climatique, est pointé du doigt le comportement des touristes, qui n’hésitent pas à marcher sur les coraux, mais aussi la surabondance de voyagistes proposant des sorties de plongée à la journée sur ces îles censées être protégées par leur statut de parcs nationaux.

La période de fermeture court jusqu’au 14 octobre, juste à temps pour l’ouverture de la haute saison du tourisme, secteur clef de l’économie thaïlandaise.

http://www.lapresse.ca

Le corail garde la trace des batailles navales


Est-il possible que les coraux puissent garder en elle l’histoire de l’humanité, comme les arbres ? Il semble en effet qu’ils accumulent certains métaux et d’après l’analyse, cela coïnciderait avec les guerres dans le coin de la Chine. Il faudrait plus d’études pour rallier d’autres scientifiques
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Le corail garde la trace des batailles navales

 

Récif corallien, dans la Grande Barrière de corail (Lizard Island). © Oona M. Lönnstedt.

Récif corallien, dans la Grande Barrière de corail (Lizard Island). © Oona M. Lönnstedt.

Par Joël Ignasse

Le corail enregistre dans son squelette la trace de certains événements historiques comme les combats en mer.

ANNEAUX. Comme les arbres et leurs cernes de croissance, le squelette des coraux présente des anneaux annuels servant à retracer son histoire. L’ossature du corail est composé principalement d’aragonite (un carbonate de calcium) mais il intègre aussi d’autres métaux et polluants tels le plomb ou le mercure. Ruoyu Sun, géochimiste à l’université Trent à Peterborough (Canada), a découvert qu’il pouvait retracer la concentration de ces deux métaux sur une période de 200 ans, en analysant une carotte extraite d’un massif corallien de mer de Chine et en étudiant chaque anneau du squelette. Cette méthode originale a montré que des pics de pollution au mercure, entre quatre et douze fois les concentrations normales, apparaissaient certaines années ; ils correspondent aux batailles navales qui se déroulèrent en Mer de Chine durant les « guerres de l’opium » (1839-42 et 1856-60), les affrontements sino-japonais de 1937 à 39 ou la Seconde Guerre mondiale.

En effet, le métal avec lequel est fabriqué l’artillerie (roquettes, canons, boulets…) et les explosifs libèrent du mercure dans l’air durant leur utilisation. Une partie de ce mercure est captée par l’océan puis absorbée par les coraux qui le fixent dans leurs squelettes, ce qui explique les pics de concentration selon le chimiste qui publie ses résultats dans la revueEnvironmental Science & Technology. Ils sont toutefois contestés par des spécialistes comme Carl Lamborg, de l’université de Californie Santa Cruz qui estime qu’il faudrait une quantité phénoménale de mercure libérée pour qu’il soit capturé par les coraux. Pour avoir une certitude, Ruoyu Sun va mener d’autres études plus précises en mesurant les différents isotopes dumercure. Il sera ainsi possible d’en identifier la provenance.

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L’océan devient corrosif


En 200 ans seulement, nous avons changé l’environnement pour avoir un bouleversement majeur qui a des répercussions autant sur terre que dans la mer. Beaucoup d’espèces risquent de ne pas survivre à l’acidification des océans, cela aura des conséquences économiques et sur notre santé
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L’océan devient corrosif

 

Cliquez sur l'image pour visualiser notre diaporama sur les espèces menacées par l'acidification des océans © David Liittschwager

Cliquez sur l’image pour visualiser notre diaporama sur les espèces menacées par l’acidification des océans © David Liittschwager

Les océans absorbent plus du quart du CO2 produit par l’homme. Résultat : notre océan s’acidifie.  Quelles sont les conséquences pour l’environnement ?

Explications de Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS.

“Les activités humaines rejettent du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère : 30 % sont absorbés par la végétation terrestre et 28 % par l’océan, précise Jean-Pierre Gattuso. Le CO2 est un polluant acide. Quand il se dissout dans l’océan, il se transforme en acide carbonique, qui diminue le pH de l’eau. C’est ce que l’on appelle l’acidification. » 

L’eau ronge les coquilles

L’acidification de l’eau de mer touche en premier lieu les mollusques à coquille (huîtres, moules, etc.) et les coraux. Leurs structures en calcaire (coquilles, squelettes) ont besoin d’ions bicarbonate et d’ions carbonate pour se former. Or, ces particules disparaissent avec l’acidité.

“Les conséquences sont déjà visibles pour les industries ostréicoles de la côte Nord-Pacifique, où la reproduction des huîtres est de plus en plus difficile, observe le scientifique. Á certaines périodes de l’année, la diminution des ions bicarbonate est telle que l’océan devient corrosif et dissout le calcaire. L’Arctique est le principal touché par ce phénomène. En 2050, il sera devenu entièrement corrosif, ce qui entraînera la dissolution des organismes à structures calcaire. Cela se produira beaucoup plus tard dans les régions tempérées et tropicales.”

© Plateforme Océan et Climat

© Plateforme Océan et Climat

Des poissons désorientés

“Nous avons également découvert que l’acidification avait un impact direct sur les capacités sensorielles des poissons. Le poisson-clown, par exemple, peine à retrouver son anémone, car l’augmentation de l’acidité perturbe la neurotransmission dans son cerveau. »

Néanmoins, l’acidification n’a pas que des conséquences négatives.

“La photosynthèse de beaucoup d’espèces de phytoplancton est stimulée de 10 à 20 %. Cela constitue un garde-manger supplémentaire pour les poissons, mais ces organismes deviennent aussi plus compétitifs et se développent au détriment des coraux”. Des coraux dont le squelette est déjà fragilisé par la diminution des ions carbonate.

Les pêcheurs devront s’adapter

Pour les êtres humains, les effets sont uniquement indirects.

“Il n’y aucun danger sur la santé humaine : nous pouvons nous baigner sans risque. En revanche, la pêche et l’aquaculture devront s’adapter. Mais il est difficile de savoir quelles seront les conséquences exactes de ce changement.”

L’acidité des eaux océaniques s’est accrue de 26 % depuis le début de la révolution industrielle.

“L’océan s’est déjà acidifié avec la même ampleur il y a  55 millions d’années durant la transition entre le Paléocène et l’Éocène. Mais le processus est dix fois plus rapide aujourd’hui », explique le scientifique.

La période de la fin du Paléocène est marquée par un climat chaud sur l’ensemble de la planète. L’activité volcanique intense de cette époque avait libéré du CO2 en masse, entrainant une augmentation significative des températures.

“Il nous a fallu à peine deux cents ans pour changer la composition chimique de l’océan. Si nous arrêtions aujourd’hui d’émettre du CO2 dans l’atmosphère, il nous faudrait des centaines d’années, voire mille ou deux milles ans, pour revenir à la normale.”

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Jean-Pierre Gattuso est directeur de recherche au CNRS et travaille dans le Laboratoire d’Océanographie de Villefranche, un laboratoire de l’Université Pierre et Marie Curie.

Par Sidonie Hadoux

Pour tout comprendre sur l’acidification des océans, regardez Bleu océan, une animation produite par l’Initiative Océan 2015 :

http://www.nationalgeographic.fr/

10 endroits parmi les plus colorés de la planète


Sur terre, nous avons tellement de magnifiques paysages, généralement naturels et parfois créés par l’homme. Chacun de ces endroits sont unique au monde par leurs splendeurs
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10 endroits parmi les plus colorés de la planète

 

Ces endroits existent. Pas dans un rêve ou une hallucination, ni même un film de Wes Anderson, mais ici, sur cette belle et mystérieuse planète. Nous pensons que vous voudriez le savoir.

Les champs de lavande, France

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Durant l’été, les champs de lavande en Provence pullulent de fleurs d’un violet éclatant.

Procida, Italie

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Cette petite île foisonne de maisons colorées se reflétant dans le bleu vibrant de la mer Méditerranée.

Le Caño Cristales, Colombie

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Aussi connu sous le nom de «rivière aux cinq couleurs», cette merveille biologique devient rouge tous les automnes grâce à une plante rare fleurissant en son sol sablonneux.

Le lac Retba, Sénégal

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Ce lac couleur «gomme à mâcher» tire sa teinte d’outre-monde d’une bactérie – sans danger pour l’homme – proliférant en ses eaux salées.

Les champs de tulipes, Hollande

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Durant les premiers mois du printemps, les champs de tulipes, de jonquilles et d’hyacinthes en Hollande fleurissent en des rangées de couleurs plus vibrantes les unes que les autres.

La Grande Barrière de corail, Australie

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Cette merveille du monde abrite plus de 400 espèces de corail, 500 espèces d’algue et 1500 espèces de poisson, comme en témoigne son impressionnante palette de couleurs.

Luoping, Chine

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Cet étendu de terres agricoles au cœur de la région montagneuse de l’est de la Chine devient une «mer dorée» lorsque le canola fleurit.

Parc national de la Vallée des fleurs, Inde

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Ce site du patrimoine mondial, bordant la région sauvage de l’Himalaya, est recouvert de fleurs magnifiques. Ajoutez un coucher de soleil et vous avez une vue dont vous vous souviendrez toute votre vie.

Shibazakura, Japon

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Au printemps, les champs au pied du Mont Fuji voient des centaines de milliers de mousses fleurir en une multitude de teintes rosées.

Le lac Natron, Tanzanie

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Ce lac peu profond est tellement salé qu’il est impossible pour la flore et la faune de s’y développer. En contrepartie, la couleur rouge de l’eau et orange de ses rives sont à couper le souffle.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce poisson sent le corail, et ça lui sauve la vie


Même dans l’océan, les odeurs ont une importance capitale pour avoir un parfait camouflage. Comme le poisson-lune qui se nourrit de corail possède l’odeur de sa nourriture pour ainsi tromper ses prédateurs. Sans corail,  ces poissons sont en grand danger
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Ce poisson sent le corail, et ça lui sauve la vie

 

Ce poisson peut utiliser un camouflage chimique pour éviter ses prédateurs. Tane Sinclair-Taylor Ce poisson peut utiliser un camouflage chimique pour éviter ses prédateurs. Tane Sinclair-Taylor

Par Joël Ignasse

Le poisson-lime donne dans le camouflage chimique : il adopte l’odeur des coraux qui l’entourent pour ne pas être détecté par ses prédateurs.

 

CRYPSIS. Quand il est question de camouflage, on pense aux multiples formes visuelles que  peuvent adopter les êtres vivants pour leurrer leur entourage comme les ocelles des papillons, la tenue de cette araignée ensablée ou la forme du corps des maîtres du genre, les phasmes.

Pourtant de nombreux organismes, prédateurs comme proies, interagissent avec leur environnement par d’autres systèmes sensoriels que la vision et notamment grâce aux odeurs et aux signaux chimiques. Ainsi, des chercheurs ont aujourd’hui la preuve – et c’est une première – qu’un poisson peut émettre la même odeur que son environnement, un phénomène appelé crypsis chimique par les biologistes. Leur étude est publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B.

l’odeur du corail

Le poisson, Oxymonacanthus longirostris, ou poisson-lime mesure environ huit centimètres de long. Il vit dans les récifs coralliens de la région Pacifique. Son aspect extérieur rappelle le corail de type Acropora  dont il se nourrit et dans lequel il vit. Mais il a poussé le mimétisme plus loin en adoptant son odeur. Pour le vérifier, des scientifiques de l’Institut de technologie de Georgie ont fait appel à des auxiliaires peu commun : des crabes et des poissons prédateurs.

Dans une première expérience, les chercheurs ont utilisé deux espèces de crabe : une qui vit dans les coraux Acropora et l’autre qui fréquente une autre variété de corail appelée Pocillopora. Ils ont d’abord vérifié que les crabes étaient bien attirés par leurs coraux respectifs puis ont nourri deux groupes d’Oxymonacanthus, chacun avec une des deux espèces de coraux. Après quelques jours de ce régime les poissons ont été mis en contact avec les crabes. Les essais ont montré que les crabes se dirigeaient préférentiellement vers les poissons nourris avec leurs coraux préférés.

« Cela signifie que les poissons exhalent une forte odeur de corail. Quelque chose dans leur régime  transforme leur odeur de poisson en odeur de corail » explique Rohan Brooker, principal auteur de l’étude.

PROIES. Pour voir si ce camouflage chimique procurait aussi aux Oxymonacanthus un avantage par rapport aux prédateurs, les scientifiques les ont ensuite mis dans des aquariums avec des poissons prédateurs apparenté aux cabillauds. Quand le poisson-lime était dans un aquarium avec du corail avec lequel il était nourri, les prédateurs n’ont pas réagi à leur présence. Mais s’il y avait dissociation entre le régime alimentaire et le type de corail, les cabillauds s’agitaient.

Cela prouve donc que le poisson-lime se sert de son odeur pour leurrer les prédateurs. Les chercheurs vont continuer à l’étudier pour comprendre comment il arrive à modifier son odeur pour la faire correspondre à celle du corail qui l’entoure. Des premiers éléments indiquent que des acides aminés présents dans le corail se retrouvent dans le mucus du poisson.

« C’est juste une première étude, il y a beaucoup de travail pour comprendre comment cela fonctionne » conclut Rohan Brooker.

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Le dernier paradis de la vie aquatique


Sommes-nous une génération et celle plus jeune qui verront encore des merveilles de ce monde après avoir vu les désastres écologiques, et les changements climatiques ? Cette nature qui vaut plus que tout l’or du monde, ne vaut-il pas la peine de la défendre pour permettre aux générations futures d’en profiter de tous leurs sens
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Le dernier paradis de la vie aquatique

 

La baie de Kimbe s’étend sur 9 800 km environ le long de l’île de Nouvelle- Bretagne, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle fait partie du Triangle de corail, où vivent 76 % des espèces coralliennes du monde. Des groupes de protection de l’environnement ont identifié quatorze aires potentielles pour des réserves marines. 

Photographies de David Doubilet

Trois poissons-clowns

Photographie de David Doubilet

Tortue à nageoires noires

Photographie de David Doubilet

Des animaux ou des plantes ?

Photographie de David Doubilet

Vu du ciel

Photographie de David Doubilet

Jardin de corail

Photographie de David Doubilet

Colonne de barracudas

Photographie de David Doubilet

Poissons-rasoirs

Photographie de David Doubilet

 

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