Tourisme animalier et dérives : ce qu’il faut savoir avant de partir à la rencontre des animaux


Dans les réseaux sociaux, nous ne devrions pas encourager les égoportraits fait avec des animaux exotiques. Des animaux dangereux ont été dressés par maltraitance ou droguer. Des bébés, c’est mignons, mais cela les empêche de retourner à la vie sauvage. Nous sommes responsables de ce qui circulent sur le Web en encourageant ces gens qui font du tourisme animalier. Quant à l’écovolontariat, il y a des signes qui montrent si les animaux sont exploités ou simplement aidé pour un bien-être et si possible retourner à la vie sauvage.
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Tourisme animalier et dérives : ce qu’il faut savoir avant de partir à la rencontre des animaux


Tourisme animalier et dérives : ce qu'il faut savoir avant de partir à la rencontre des animauxDes touristes dans un parc à tigres de Thaïlande.© Bronek Kaminski/Barcroft India/Getty Images

Par Emeline Férard

Le tourisme animalier est devenu un marché particulièrement lucratif à travers le monde. S’il permet aux voyageurs de vivre des expériences inoubliables, il est trop souvent synonyme de souffrance pour les animaux exploités.

Partir à l’autre bout du monde à la rencontre d’animaux exotiques, la perspective fait rêver plus d’un voyageur. Et ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à se lancer. En témoignent les réseaux sociaux où fleurissent les publications de millions d’internautes fiers de partager les expériences qu’ils ont vécues avec des lions, des éléphants, des dauphins ou encore des loutres.

Selon l’ONG World Animal Protection (WAP), le tourisme de faune sauvage représente un marché global de quelque 250 millions de dollars (environ 225 millions d’euros) et constitue une source de revenus non négligeables pour les pays en développement. Mais le tableau est moins idyllique que ne le laissent croire les photos de vacances.

Car si les diverses activités proposées sont sources de divertissement pour les voyageurs, pour les animaux utilisés, elles sont souvent synonymes de conditions de vie misérables.

« On estime qu’à l’échelle mondiale, le tourisme animalier condamne quelque 550.000 animaux sauvages à une souffrance généralement invisible » et dissimulée aux touristes, explique World Animal Protection.

Stop aux selfies

En 2016, cette ONG a publié un vaste rapport sur les dessous des activités de divertissement faisant intervenir des tigres en Thaïlande. Cette année-là, 830 félins captifs étaient recensés dans le pays sur des sites proposant des spectacles ou des interactions type photographie. Ce qu’ignorent les visiteurs, c’est que ces performances sont jugées contre-nature et particulièrement stressantes pour les animaux.

Pour les réaliser, les tigres sont soumis à des dressages punitifs et passent l’essentiel de leur vie enchainés ou confinés dans de petites cages. Pour permettre aux touristes de faire des selfies, certains n’hésitent pas à droguer les félins ou ôter leurs griffes. Quant aux bébés, ils sont généralement enlevés à leur mère dès leur plus jeune âge pour être câlinés et nourris par les visiteurs.

Les tigres ne sont pas les seules victimes de la course aux photos. C’est aussi le cas de nombreuses autres espèces telles que les paresseux en Amérique du Sud. Comme l’a révélé World Animal Protection en 2017, il est désormais fréquent que des hommes se rendent en pleine forêt tropicale pour capturer des paresseux qu’ils utilisent ensuite pour proposer des photographies aux touristes.

Des singes, des dauphins, des hiboux ou encore des serpents subissent le même sort dans d’autres pays. Un constat préoccupant qui a poussé l’ONG à mettre en place le Wildlife Selfie Code. Celui-ci incite les touristes à ne pas prendre de photos si l’animal est tenu, porté dans les bras ou enchainé, s’il doit être appâté avec de la nourriture ou s’il risque d’être blessé.

Après avoir été interpellé sur les abus liés à cette pratique, Instagram a décidé de mettre en place un message d’avertissement dès qu’un hashtag associe selfie et un animal sauvage, par exemple #tigerselfie

. « Vous recherchez un hashtag qui pourrait être associé à des publications encourageant des comportements nuisibles pour les animaux ou l’environnement », explique ce message.

Des balades à dos d’éléphants décriées

Les selfies ne sont pas les seules activités touristiques pointées du doigt en matière de bien-être animal. Parmi les plus décriées, figurent notamment les balades à dos d’éléphant régulièrement proposées en Asie. De même que les interactions ou les spectacles de type numéros de cirque, cette performance est considérée comme stressante et nuisible pour les pachydermes.

Surtout, elle implique un processus particulièrement brutal et traumatisant connu sous le nom de phajaan. Cette méthode consiste à briser l’esprit de l’éléphant afin de le rendre docile et malléable. Pour cela, les pachydermes, âgés de quelques années seulement, sont enchainés ou enfermés dans des cages avant de subir des châtiments corporels ou des privations de sommeil, de nourriture ou d’eau.

Si les animaux ne meurent pas durant le processus, une fois leur volonté brisée, ils sont utilisés pour les balades, des safaris ou des spectacles de rue. En 2017, World Animal Protection a mené une enquête sur 2.923 éléphants utilisés pour le divertissement en Asie : trois sur quatre se sont avérés vivre dans des conditions jugées mauvaises ou inacceptables.

Un éléphant captif attaché en Inde. – Easwaran Chand/Getty Images

D’autres animaux, moins exotiques, souffrent également du succès des balades touristiques. L’organisation The Donkey Sanctuary, par exemple, a dénoncé à plusieurs reprises le sort des ânes de l’île de Santorin utilisés pour voyager à travers les falaises et transporter les affaires des visiteurs. Les mulets seraient aujourd’hui de plus en plus nombreux à être victimes de maltraitance et de problèmes de santé.

L’écovolontariat, attention aux pièges

Les dérives associées au tourisme animalier ne sont pas nouvelles et les alertes émises par les ONG ont fait naitre une certaine prise de conscience parmi les touristes. Si ceci a permis de dénoncer certaines pratiques et mettre en lumière la situation de certaines espèces, elle a aussi donné naissance à de nouvelles illusions.

Dans plusieurs pays, sont apparus des sanctuaires ou des refuges qui exploitent leurs animaux sous couvert de participer à la protection des espèces. Certains vont même jusqu’à proposer des missions d’écovolontariat. C’est notamment le cas de projets en Afrique offrant la possibilité à des voyageurs volontaires d’interagir avec des lions.

Frank Seidel, fondateur du portail francophone Guidisto spécialisé dans le volontariat à l’international, connait bien le problème. Dès la création du site en 2016, il a d’ailleurs décidé d’exclure systématiquement toutes les missions impliquant de jeunes félins (lions, léopards, guépards ou tigres). Des missions qui soutiennent très souvent l’élevage intensif et la chasse aux trophées.

« Si un projet propose de manière standard une interaction avec de jeunes lions, par exemple leur donner le biberon ou se balader avec eux dans la savane, il faut qu’il y ait un flux continu d’animaux à disposition et aujourd’hui, cela n’est possible que lorsque les lions sont élevés dans cet objectif », explique à GEO, Frank Seidel.

Une touriste porte un jeune lionceau dans un ranch en Afrique du Sud. – Sinikka Tarvainen/Picture alliance via Getty Images

Or, « lorsque ces lionceaux interagissent avec les humains, il devient ensuite impossible de les réintroduire dans la vie sauvage. A l’âge adulte, ils sont alors mis à disposition dans des chasses appelées chasses en boite parce qu’ils sont enfermés dans des enclos où ils peuvent être facilement tués par des chasseurs de trophées », poursuit-il. « Et le lien [entre ces pratiques] est systématique ».

Sans les exclure intégralement, l’équipe de Guidisto mène une évaluation scrupuleuse des missions d’écovolontariat impliquant des éléphants en captivité.

 « Dans cette catégorie aussi, les dérives sont importantes et fréquentes donc nous menons une évaluation projet par projet et nous excluons tout ceux qui ne sont pas suffisamment axés sur le bien-être des éléphants », souligne Franck Seidel.

Des conseils pour déceler les dérives

Les dérives du tourisme de faune sauvage ne s’observent pas qu’à l’autre bout du monde. On en répertorie également aux Etats-Unis ou en Europe notamment. Et il n’est pas toujours facile de réaliser la souffrance animale que ces activités causent tant les responsables s’appliquent souvent à la dissimuler. Il existe pourtant bel et bien des lieux qui parviennent à allier tourisme et bien-être animal.

Comment alors distinguer ces lieux respectueux des autres qui préfèrent privilégier le profit ? Avant de visiter un site présentant des animaux captifs quels qu’ils soient et de quelque façon que ce soit, il est important de se renseigner sur celui-ci et sur les activités qu’il propose. Les commentaires sur les réseaux sociaux ou des sites de voyage peuvent notamment aider à déceler d’éventuelles dérives.

Dans le cas particulier de l’éco-volontariat, des portails comme Guidisto peuvent aider à faire le bon choix et sélectionner des missions sérieuses. En pratique, plusieurs signes peuvent alerter. En voici cinq.

1 – Les animaux ont-ils assez d’espace ?

Les conditions de vie des animaux est l’un des principaux critères qui doivent alerter. Pour assurer leur bien-être, ceux-ci ne doivent pas être enchainés ou attachés. Ils doivent disposer d’un espace suffisant pour se mouvoir, se tenir debout, éventuellement pour escalader et se baigner si nécessaire. La propreté des enclos, la présence de nourriture et d’eau sont d’autres facteurs primordiaux. Dans l’idéal, l’animal doit disposer d’un habitat suffisamment grand et proche de son milieu naturel et doit lui offrir la possibilité de se cacher des regards s’il le souhaite.

2 – Les animaux semblent-ils en bonne santé ?

Il n’est pas toujours facile d’évaluer d’un simple coup d’oeil l’état de santé d’un animal. Mais là encore, certains signes peuvent alerter. S’il semble maigre, malade, présente des blessures non soignées ou des difficultés à se mouvoir, cela peut être le résultat de conditions de vie inadaptées. Le comportement peut également alerter. Par exemple, si l’animal montre des comportements répétitifs – il peut s’agir de va-et-vient ou de gestes répétés – cela peut être indicateur de stress. Les éléphants captifs, par exemple, y sont particulièrement sujets. Ils ont tendance à se balancer d’une patte sur l’autre ou à agiter leur tête.

3 – Les animaux semblent-ils avoir été dressés ?

Comme expliqué précédemment, les spectacles animaliers n’ont rien de naturel. De la même façon, il est anormal pour un animal né en captivité ou sauvage de se laisser facilement approcher, de poser pour des photographies ou d’accepter de se baigner avec des touristes. Tous ces comportements sont le plus souvent le fruit d’un dressage brutal et punitif qui peut passer par l’utilisation d’outils – un « bullhook » pour les éléphants par exemple – ou la privation de nourriture. Des pratiques qui engendrent souffrance mentale et physique aux animaux.

Nager avec les dauphins fait partie des activités très appréciées des touristes au détriment du bien-être animal. – CC

4 – Est-il possible d’interagir avec les animaux ?

Ce facteur est l’un des plus importants pour déceler d’éventuelles dérives. Des interactions trop étroites ou trop fréquentes avec les visiteurs – câlins, balades, photographies – n’ont, là encore, rien de naturel pour les animaux, même en captivité. Encore moins pour des espèces normalement considérées comme dangereuses comme des tigres ou des ours. Ces pratiques doivent donc être évitées. D’autant plus lorsqu’elles passent par une rémunération. A l’inverse, si les interactions entre les animaux et les touristes sont limitées voire interdites, cela peut attester de la prise en compte du bien-être des pensionnaires.

5 – Y a-t-il des bébés animaux ?

Ce signe peut être un bon moyen de distinguer un vrai sanctuaire d’un centre qui sert simplement à exploiter ses animaux. Généralement, les sanctuaires ne pratiquent pas la reproduction, même à des fins de conservation, car ils disposent souvent de moyens limités et ne peuvent se permettre d’accueillir des naissances. Ils peuvent en revanche secourir des bébés ou des femelles enceintes. Si un lieu abrite de jeunes spécimens et qu’il propose des interactions aux visiteurs, il y a donc de fortes chances que la conservation ne soit pas le but premier.

Lorsqu’il s’agit de partir à la rencontre d’animaux sauvages dans leur habitat naturel, il existe de la même façon des règles cruciales pour assurer leur bien-être et leur sécurité. De même que celles des touristes. Il est notamment important de toujours rester à une distance suffisante des animaux. Si ces derniers semblent réagir à la présence humaine, c’est que les curieux sont déjà bien trop près.

https://www.geo.fr/

La “compétition” sinistre du saut de balcon


Ils ont quoi dans le crâne ? C’est quand les gens vont réfléchir avant d’agir ? Le défi balconing est de sauter le plus haut possible d’un balcon pour atterrir dans une piscine. Comment peut-on penser qu’on ne risque pas de se blesser, voir mourir pour une stupidité aussi idiote ?
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La “compétition” sinistre du saut de balcon

Le "balconing" consiste à se jeter du balcon d’une chambre d’hôtel ou d’appartement pour plonger dans la piscine.

Le « balconing » consiste à se jeter du balcon d’une chambre d’hôtel ou d’appartement pour plonger dans la piscine. © DR

Depuis quelques années, l’Espagne est le théâtre d’une pratique touristique particulièrement stupide et dangereuse: le balconing, à savoir, plonger dans la piscine de l’hôtel depuis le balcon le plus haut perché. Les habitants de Majorque ont décidé de réagir…

La “compétition” sinistre du saut de balcon

Depuis quelques années, l’Espagne est le théâtre d’une pratique touristique particulièrement stupide et dangereuse: le balconing, à savoir, plonger dans la piscine de l’hôtel depuis le balcon le plus haut perché. Les habitants de Majorque ont décidé de réagir…

Dans ce bilan sarcastiquement sinistre, le Royaume-Uni règne en maître avec trois morts. La Belgique se classe pour le moment à la quatrième place avec un blessé. Chaque année, depuis 2010, entre 6 et 12 personnes perdent la vie en relevant ce défi insensé. 

https://www.7sur7.be/

Quand les instagrameurs envahissent Tchernobyl


Nous devrions exprimer l’indignation face aux gens ne font que se faire valoir sur des sites ou la mort, la souffrance, la tristesse à dévasté une population. Tout le monde connait Tchernobyl. Comment peut-on faire des égoportraits pour épater ses abonnés, au lieu de saisir toutes les conséquences de cette tragédie d’accident nucléaire …
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Quand les instagrameurs envahissent Tchernobyl



  • Par Jean-François Vandeuren

Le créateur de la série HBO demande aux touristes de faire preuve d’un peu plus de respect…


Depuis la diffusion de la série Chernobyl, portant sur la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986, la zone d’exclusion de la désormais célèbre centrale est devenue un site touristique à la mode. Si bien qu’une hausse de 40% a été enregistrée par les organisateurs de visites guidées au cours des dernières semaines.

Et une nouvelle tendance signifie évidemment qu’une horde d’instagrameurs et d’aspirants influenceurs vont s’empresser d’envahir la région pour tenter d’y prendre les plus beaux clichés de leur personne.

Plusieurs photos ont d’ailleurs commencé à circuler sur le web, montrant de jeunes femmes et de jeunes hommes utilisant le territoire dévasté de Prypiat et ses environs pour une petite séance photo.

Un phénomène qui était déjà existant avant la diffusion de la série, mais qui a pris de l’ampleur au cours des six dernières semaines.

Le créateur de la remarquable série diffusée sur les ondes de HBO, Craig Mazin, s’est prononcé sur cette tendance, ce mardi 11 juin, par l’entremise de son compte Twitter.

Ce dernier s’est d’abord réjoui que son oeuvre ait pu inspirer tant de gens à en apprendre davantage sur la catastrophe et à visiter la zone d’exclusion, mais s’est tout de même indigné face à certains clichés qu’il a vu passer sur les réseaux sociaux.

«Si vous visitez, souvenez-vous qu’une terrible tragédie s’est produite dans cette région. Comportez-vous avec respect pour tous ceux qui ont souffert et qui se sont sacrifiés», a sagement rappelé le scénariste et producteur.

Les dérapages touristiques sont devenus monnaie courante dans certains lieux au lourd passé.

Plus tôt cette année, le mémorial d’Auschwitz avait dû demander à ces visiteurs de faire preuve de respect envers les victimes de l’Holocauste, après avoir constaté que plusieurs touristes s’amusaient sur les rails, en quête de la photo parfaite en ce lieu on ne peut plus symbolique.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

En Écosse, des touristes ont massa­cré un arbre sacré vieux de 5000 ans


Les touristes des fois, c’est une calamité. En Écosse, un arbre dans un cimetière aurait probablement entre, 3 à 5 000 ans est victime de touristes qui veulent apporter un souvenir. Vous pouvez imaginer les dégâts que cela peut faire à un arbre ? Le respect de propriété, le respect de la nature est aussi importants que le respect des autres.
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En Écosse, des touristes ont massa­cré un arbre sacré vieux de 5000 ans


par  Mathilda Caron

Dans le cime­tière de Fortin­gall, en Écosse, les touristes sont en train de détruire le Fortin­gall Yew, l’arbre le plus ancien du Royaume-Uni, rappor­tait le quoti­dien britan­nique Metro le 28 mai.

Cela fait entre 3 000 et 5 000 ans qu’il existe, mais la bêtise du public aurait réduit son espé­rance de vie à un mini­mum de 50 ans.

Les visi­teurs de ce village des High­lands, situé près du lac de Tay, ont la mauvaise habi­tude d’ar­ra­cher des branches pour les rame­ner en souve­nir ou de grim­per sur le tronc, bien que ce soit stric­te­ment inter­dit. Récem­ment, quelqu’un a même tordu la plaque en métal posée devant le Fortin­gall Yew.

« Ils attaquent ce pauvre arbre qui est là depuis des millé­naires », déplore Cathe­rine Lloyd, coor­di­na­trice d’ l’as­so­cia­tion Tayside Biodi­ver­sity.

Cette dernière collecte des fonds pour réali­ser un « test ADN », destiné à déter­mi­ner l’âge exact de l’arbre. Certains pensent que c’est le plus vieux d’Eu­rope.

Source : Metro

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Etes-vous atteint du syndrome de Stendhal?


Il existe des syndromes qui sont vraiment étonnants, Le syndrome de Stendhal est relier à la beauté dans le domaine des arts. Des touristes tombent en extasient devant une oeuvre pouvant avoir un sentir une défaillance, et les battements du coeur s’accélèrent.
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Etes-vous atteint du syndrome de Stendhal?

 

Florence, Musée des Offices

Florence, Musée des Offices — SIPA

«Peut-on mourir d’art?» Nous sommes en 1817, Stendhal est à Florence; il vient de visiter l’église Santa Croce et se sent défaillir, les battements de son cœur s’accélèrent, il est dans «une sorte d’extase».

«Absorbé dans la contemplation de la beauté sublime, je la voyais de près, je la touchais pour ainsi dire. J’étais arrivé à ce point d’émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés

Ce sentiment de faiblesse soudaine due à l’art a été revécu depuis par d’autres que par l’auteur du Rouge et le Noir et de La Chartreuse de Parme. En 1979, des psychiatres commencent à y voir une maladie clinique, recensent les cas observés (des centaines) et dressent des typologies (les Florentins sont immunisés, les Européens sont très exposés…) Une étude est menée cet été même à Florence, pour étudier les comportements des touristes, et voir leurs réactions à l’art.

Le projet est ambitieux: il s’agit d’organiser un parcours, autour d’œuvres spécifiques, pour découvrir leur effet sur les touristes. Les spectateurs verront mesurées leur fréquence cardiaque, respiratoire, leur tension, la consommation d’oxygène, comme autant de témoignages de la corrélation psycho-émotive. Puis des tests d’écriture créative seront passés, en lien avec les œuvres vues, pour évaluer le syndrome de manière qualitative et connaître la manière dont une œuvre d’art peut se ressentir.

Palazzo Medici Riccardi

Le lieu précis est le Palazzo Medici Riccardi, qui date du 15e siècle – il avait été construit pour les Médicis, puis fut la propriété des Grands Ducs de Florence. Beaucoup de ses œuvres ont désormais été dispersées, et il abrite désormais des bureaux…

Si ce lieu-ci n’est pas forcément propice à ravir tous les touristes, il existe des variantes de ce syndrome. Comme celui de Jérusalem, qui est d’ordre plus psychiatrique. C’est la sacralité d’une ville qui provoque l’émoi: un délire mystique dans des villes saintes – comme Jerusalem. Une centaine de touristes sont atteints chaque année – certains s’évanouissent; d’autres se prennent pour Jésus. D’autres font l’un puis l’autre.

A l’inverse, le syndrome de Paris touche des Japonais qui pensaient trouver dans la capitale une ville lumière qu’ils avaient fantasmée et qui n’est pas à la hauteur. La déception est alors telle que certains sont contraints au rapatriement. Voire à l’hospitalisation.

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La Chine inter­dit son camp de base de l’Eve­rest aux touristes et leurs montagnes de déchets


Moi, je ne comprends pas, comment des alpistes affrontent le mont Everest et laisse des déchets derrière eux. Me semble que c’est accomplissent de soi autant physique que morale, mais une victoire qui détruit l’environnement annule leur exploit.
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La Chine inter­dit son camp de base de l’Eve­rest aux touristes et leurs montagnes de déchets

 

par  Malaurie Chokoualé 

L’Eve­rest compte deux camps de base. Le premier, côté népa­lais, se trouve à 5 364 mètres d’al­ti­tude et se situe sur le versant sud de la montagne. Le second est logé du côté tibé­tain à 5 154 mètres d’al­ti­tude, mais désor­mais, seul·e·s les déten­teurs·­rices d’un permis d’es­ca­lade pour­ront s’y rendre. La Chine a rendu sa déci­sion publique le 15 février, d’après la BBC, pour préser­ver les lieux des nombreux touristes irres­pec­tueux·euses.

Ces camps sont utili­sés par les alpi­nistes pour s’ac­cli­ma­ter à l’al­ti­tude, mais il est évident que la ferme­ture de l’un d’entre eux va compliquer l’as­cen­sion. En effet, alors que le camp népa­lais néces­site une randon­née de huit jours, celui du Tibet est quant à lui acces­sible en voiture.

Mais au diable l’ac­ces­si­bi­lité. Outre les graf­fi­tis qu’elles ne cessent de retrou­ver, les auto­ri­tés chinoises tentent depuis plusieurs années de gérer l’énorme problème des déchets du site, à cause de la masse de touristes incons­cients·es de leur impact.

Les dernières données dispo­nibles concer­nant le nombre de visi­teurs·euses datent de 2015 et cette année-là, 40 000 personnes étaient passées par là. Par cette inter­dic­tion, la Chine espère rame­ner ce nombre à 300 personnes par an.

Source : BBC

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Les géants du tourisme en ligne tirent profit de «crimes de guerre» en Cisjordanie


Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor seraient complice d’acte illégal pour des services rendus a des colonies israéliennes en Cisjordanie.
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Les géants du tourisme en ligne tirent profit de «crimes de guerre» en Cisjordanie

 

 

Archives Métro

Les géants du tourisme en ligne Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor tirent profit de «crimes de guerre» en offrant leurs services dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, a accusé Amnesty International dans un rapport publié mercredi.

L’ONG, dont le siège est à Londres, a appelé ces groupes à arrêter de proposer des logements, des activités et des attractions dans ces colonies, y compris à Jérusalem-Est.

«Ils le font tout en sachant que l’occupation israélienne en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, est régie par le droit international humanitaire en vertu duquel les colonies israéliennes sont considérées comme illégales», a-t-elle souligné.

«En faisant affaire avec les colonies, ces quatre entreprises contribuent au maintien, au développement et à l’expansion des colonies illégales et en tirent profit, ce qui équivaut à des crimes de guerre en vertu du droit pénal international», a-t-elle ajouté. Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor «normalisent» les colonies de Cisjordanie occupées et de Jérusalem-Est, a déploré Amnesty International.

«Pour stimuler les réservations, beaucoup d’annonces dans les colonies se targuent de leur proximité avec des zones naturelles de grande beauté dans les territoires occupés, comme la mer Morte, des réserves naturelles et le désert», a poursuivi l’ONG.

Ce faisant, ces compagnies «accroissent l’attractivité des annonces, assurant un plus grand nombre de touristes et profitant financièrement au final de l’exploitation illégale des ressources naturelles palestiniennes».

En novembre, la plateforme Airbnb avait annoncé sa décision de retirer de ses listes les logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie, «qui sont au coeur de la dispute entre Israéliens et Palestiniens», mais elle n’avait pas précisé la date de l’entrée en vigueur de cette mesure.

Environ 430 000 colons israéliens vivent une coexistence souvent conflictuelle avec plus de 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie, occupée depuis 1967 par Israël tandis qu’environ 200 000 Israéliens résident à Jérusalem-Est occupée et annexée.

Les colonies construites par Israël en Cisjordanie sont considérées comme illégales par la communauté internationale, qui les voit comme l’un des principaux obstacles à la paix. Le gouvernement israélien conteste cette vision.

http://journalmetro.com/