Si vous songez à partir en croisière dans l’Arctique, voilà les risques


J’aurais aimé aller en Arctique, aller voir les splendeurs du froid, avec les changements climatiques, il devient plus facile de faire une croisière dans les eaux froides, mais moyennant un gros montant d’argent. Cependant, avec tous les risques même s’ils sont minimisés par le Code Polaire, j’estime que cet écosystème est quand même trop fragile pour commencer à y voir un côté touristique
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Si vous songez à partir en croisière dans l’Arctique, voilà les risques

 

Un bateau de croisière russe à Spitsbergen en Arctique | Governor of Svalbard / SCANPIX NORWAY / AFP

Un bateau de croisière russe à Spitsbergen en Arctique | Governor of Svalbard / SCANPIX NORWAY / AFP

Caroline Diard et Olivier Faury

La fonte des glaces, conséquence du réchauffement climatique, permet une intensification de la navigation polaire. Mais celle-ci est particulièrement risquée, pour les hommes comme pour l’environnement.

Les zones polaires ont toujours été l’objet d’une multitude de fantasmes et d’études, et cela s’est singulièrement renforcé ces dernières années.

En effet, la fonte des glaces, conséquence du réchauffement climatique, permet une intensification de la navigation dans ces zones. Parmi les compagnies maritimes exploitant ces mers recouvertes de glace, les croisiéristes ne sont pas en reste.

Conscientes du potentiel économique de ces espaces touristiques, des compagnies maritimes offrent aujourd’hui des croisières dans des endroits et couvrent la presque totalité de l’océan Arctique. Selon des chercheurs, les croisières en Arctique se répartissent sur trois zones, le Canada, le Groenland et les îles Svalbard.

Cependant, si elles mettent à la portée de quelques privilégiés (happy few) la possibilité de visiter ces zones reculées –le prix du voyage oscillant entre 4.000 et 50.000 dollars américains–, les risques auxquels les compagnies font face sont bien réels et leur posent un challenge inédit.

Premier risque: la résistance du navire

L’un des risques les plus visibles réside dans la capacité des navires de croisière à résister à la pression de la glace. Tout le monde a gardé en mémoire l’exemple du naufrage du Titanic qui sombra suite à une collision avec un iceberg (ce qui causa la mort de 1 500 personnes), ou encore celui du M/S Explorer qui sombra en 2007, à la suite d’une erreur d’évaluation de son capitaine, heureusement sans faire de morts.

Afin d’éviter que de tels évènements ne se reproduisent, les navires se doivent d’être dotés d’une «côte glace», qui est définie par la capacité de la coque à résister à un choc avec une glace d’une certaine épaisseur, et par la puissance des moteurs.

En fonction de cette dernière, le navire peut naviguer dans une zone recouverte d’une glace d’épaisseur et d’âge définis, seul ou assisté par un brise-glace, tel le Crystal Serenity en 2016.

Deuxième risque: l’éloignement

L’autre risque encouru par les navires de croisière en zone arctique concerne l’éloignement des zones peuplées et donc des centres de secours, susceptibles d’intervenir dans des délais suffisamment rapides. Nous pourrions citer le cas du brise-glace MV Akademik Chokalskiï qui, en décembre 2013, est resté bloqué dans les glaces pendant plusieurs jours dans une zone qui n’aurait pas dû poser de problème de navigation.

Cet incident, qui aurait coûté 2,4 millions de dollars américains, met en avant le danger que font peser les rapides changements de conditions de navigation et l’isolement sur un navire. Le pétrolier Nordvik fut quant à lui victime de dommages, à la suite d’un changement de conditions de navigation, et cela malgré l’expérience de son capitaine.

Le problème de l’éloignement est aussi mis en avant par de nombreux chercheurs et acteurs économiques. En effet, les côtes, aussi belles soient-elles, n’offrent pas suffisamment de refuges aux navires qui peuvent en avoir besoin. Pour parer à cela, de nombreux investissements ont été réalisés ces dernières années. Dont notamment la mise en place de dix centres de sauvetage et de secours (Search and Rescue Center) le long des côtes russes, et la réception de nouveaux navires dédiés à l’assistance de navires.

Troisième risque: le manque de brise-glace

Autre élément aggravant, le manque de brise-glace en activité. Actuellement, les Russes ont la flotte la plus importante de la région et sont la seule nation dont les brise-glaces sont dotés d’une propulsion nucléaire, qui leur permet une autonomie plus importante.

Malheureusement, cette flotte est vieillissante et a besoin d’être renouvelée. Afin d’y remédier, de nouveaux brise-glace devraient faire leur apparition dans les années à venir. Cette nouvelle classe de bateau, les LK-60, est plus large (32m contre 30m) et plus puissante.

Quatrième risque: le management des hommes

Un autre aléa doit être pris en considération: le facteur humain. Dans de nombreux cas, un manque d’expérience et/ou de compétence du capitaine ou des officiers peut amener un navire à s’échouer, à subir un dommage important sur la coque, ou sur le système propulsif.

Ces risques peuvent déboucher sur un évènement majeur, allant jusqu’à la perte totale du navire. L’un des exemples les plus frappant est la perte totale, mais sans gravité, du M/S Explorer en 2007, conséquence d’une mauvaise appréciation de la glace par le capitaine, pourtant expérimenté.

Une attention toute particulière doit donc être portée aux équipages. Le code polaire, entré en vigueur en janvier 2017, impose aux navires exploités dans les eaux polaires de se doter de «suffisamment de personnel ayant à la fois la formation et l’expérience nécessaires permettant de limiter les erreurs humaines». Au-delà de la qualification des équipages, la psychologie des individus est un point à ne pas négliger, car toute fragilité pourrait mettre en danger l’ensemble de l’équipage.

Par ailleurs, un risque envisageable lors de la navigation en zone polaire est un conflit social. En matière de gestion des ressources humaines, les conflits sociaux sont des risques identifiés. Ils sont amplifiés en environnement clos. Les personnalités des membres de l’équipage vont alors entrer en jeu.

Lors de l’expédition Endurance dans l’Antarctique (1914-1917), Ernest Shakleton vit son navire et son équipage faits prisonniers des glaces. Pour sauver ses compagnons, l’explorateur accomplit une série d’actes de management et de bravoure: contraints de quitter le navire, Shackleton et ses 27 hommes d’équipage vont passer plusieurs mois ensemble sur la glace de l’Antarctique.

Un équipage sans espoir, bloqué, devant affronter des températures jusqu’à – 60 °C ! Son leadership et ses qualités de meneur d’hommes lui ont permis de sauver l’équipage. Il appuyait ses prises de décision sur trois critères: l’avis technique de ses équipes, sa propre expérience et surtout, il laissa une grande part à son intuition.

Enfin, découlant directement d’une erreur humaine, une vitesse inadaptée peut entraîner le navire par le fond, ou du moins engendrer divers dégâts. Nous pourrions citer l’exemple du navire de croisière Maxim Gorki, qui sombra en 1989, à la suite d’un choc avec une plaque de glace inévitable à cause d’une vitesse inadéquate.

Cinquième risque: l’environnement

Le naufrage d’un navire peut, en plus des pertes humaines, avoir comme conséquence une fuite de carburant provenant des soutes. L’écosystème des zones polaires est fragile et dispose d’une très faible capacité de résilience.

La catastrophe de l’Exxon-Valdez, pétrolier qui fit naufrage au large des côtes de l’Alaska, est encore présente dans les mémoires. Le naufrage a eu un fort impact sur l’environnement marin, et a obligé le législateur américain à renforcer sévèrement la législation par le fameux Oil Pollution Actde 1990.

Un évènement de ce type, à savoir une fuite des soutes des navires, posera un sérieux problème pour la récupération du fuel. En effet, les conditions de navigation particulièrement difficile, la présence de glace et une température extrêmement basse auront un impact dévastateur et irrémédiable sur tous les êtres vivants.

Potentiellement conscientes de ce risque, les compagnies maritimes investissent dans de nouveaux navires à coque renforcée (arrivée en 2018 d’un navire de croisière de classe 1A avec une capacité de 200 personnes) et à faible émission de carbone, en optant soit pour une propulsion hybride, soit pour l’utilisation de marine diesel oil, un fuel moins polluant que le heavy fuel oil.

Cependant, les zones polaires sont-elles réellement prêtes à accueillir des croisières? Les différents rapports émanant d’assureurs expliquent parfaitement qu’une marée noire sera difficile à gérer par les acteurs, qu’ils soient publics ou privés. De plus, il est difficile de prévoir les impacts qu’une marée noire peut avoir sur cet écosystème particulièrement sensible, la durée pendant laquelle les résidus de fuel vont rester, ni dans quelle mesure ils vont impacter la faune et la flore.

Un exemple des utilisations et matériaux interdits par le code polaire. Organisation maritime internationale

Des outils pour maîtriser les risques

Ceci étant, des outils ont été mis en place pour éviter ces risques ou en atténuer les conséquences: le code polaire, le conseil de l’Arctique, des opérations de recherche et de sauvetage et une flotte de brise-glace.

La protection de l’environnement est au centre des préoccupations.

Créé en 1996 avec la Déclaration d’Ottawa, le conseil de l’Arctique et son département Protection of the Arctic Marine Environment (PAME) est à l’origine du rapport «Arctic Marine Shipping Assessment» (AMSA) et du code polaire.

En uniformisant les normes des navires et en créant un cadre international, le code s’attache à limiter les risques de naufrage des navires, et œuvre donc à la protection de l’environnement. Ce qui permet de rendre possibles ces croisières arctiques inoubliables, pour celles et ceux qui ont la chance de se les offrir.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://www.slate.fr/

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Île d’Oléron: Des touristes insupportés par le chant matinal du coq


Des vacanciers qui veulent aller dans un environnement champêtre doit s’attendre que les bruits soient différents de la ville. La vie animale ne s’arrêtera pas pour plaire aux touristes. Nous n’avons pas à demander aux animaux de se taire, mais plutôt aux êtres humains d’être plus discrets et tolérants
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Île d’Oléron: Des touristes insupportés par le chant matinal du coq

 

Illustration: Un coq.

Illustration: Un coq. — Anupam Nath/AP/SIPA

Si certains vacanciers de Saint-Pierre d’Oléron, en Charente-Maritime, cherchent à se mettre au vert, ils ne sont pas prêts à toutes les concessions pour un séjour champêtre. Les occupants d’une résidence voisine d’un poulailler ne supportent plus le chant du jeune coq Maurice, âgé de 2 ans, tous les matins au lever du soleil, vers 6 h du matin, et sont allés se plaindre auprès du maire de la commune.

Une lettre recommandée d’un conciliateur juridique a même été envoyée à l’élu par le voisinage de la propriétaire du coq afin qu’une solution soit trouvée rapidement, relate France Bleu La Rochelle.

Une marche a été organisée dans le village

La propriétaire de Maurice a déjà fait des efforts, tentant de mieux isoler le poulailler et de cacher le plus possible la lumière du jour aux volatiles mais rien n’y fait, le coq est réglé comme une pendule et fait des vocalises dès les premières lueurs du jour. Pour sauver son animal, la propriétaire a alors lancé une pétition en ligne qui a recueilli près de 30.000 signatures.

Elle a également organisé une marche avec son coq dans sa commune, sensibilisant les habitants. Elle a le soutien de son maire qui dénonce une forme d’intolérance de la part de ses voisins.

« Que doit-on interdire ? Le chant des tourterelles, le cri des mouettes ?

Nous sommes sur une île, les oiseaux tous les matins qui gazouillent ? Les cloches qui sonnent ? », s’agace la propriétaire du coq dans le texte de sa pétition.

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Le plus long pont suspendu au monde


Un pont suspendu qui bat des records de longueur. Il a été fait seulement en 2 mois. J’espère qu’il est solide, car ce pont se veut être un endroit touristique pour les randonneurs
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Le plus long pont suspendu au monde

 

© epa.

Long de 494 mètres pour 65 centimètres de large, ce pont survole une vallée du Valais, en Suisse.

© epa

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© epa.

Le pont de Randa a officiellement été inauguré samedi dernier dans le Valais, pour le plus grand plaisir des randonneurs. Construit en à peine deux mois et demi, il pulvérise tous les records et offre une expérience indescriptible au coeur des Alpes suisses, à 85 mètres au-dessus du sol, relate Le Temps.

Pont hors-norme

Ce pont hors-norme se trouve sur la voie de randonnée reliant Grächen à Zermatt et est accessible en deux heures de marche à partir de Randa. Un nouveau parcours de choix pour enjamber la vallée valaisanne. La structure précédente avait en effet dû être démantelée en 2010 en raison d’un risque trop important d’éboulement et les promeneurs devaient dès lors emprunter un détour pénible, avec 500 mètres de dénivellation à la clé.

La construction du pont a été réalisée uniquement grâce à l’appui de fonds privés et à la participation au projet des cinq communes environnantes, déterminées à relancer le tourisme pédestre dans le canton.

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Un éléphant dressé pour promener les touristes a tué un employé du parc au Zimbabwe


C’est impressionnant de voir des éléphants de près, mais pourtant ces éléphants qui sont utilisés pour des activités touristiques ont des souffrances psychologiques et physiques. Alors, il ne faut pas s’étonner que des accidents puissent arriver avec mort d’homme et à cause des mauvais traitements, l’éléphant “meurtrier” sera  tuer à son tour
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Un éléphant dressé pour promener les touristes a tué un employé du parc au Zimbabwe

 

éléphant

Un éléphant utilisé pour les promenades touristiques a tué son dresseur au Zimbabwe le samedi 22 juillet 2017.

ZEPPELIN / SIPA

Lison Gevers

 

Un éléphant utilisé pour promener des touristes a piétiné à mort son dresseur dans la ville touristique de Victoria Falls, au Zimbabwe le samedi 22 juillet 2017. Un accident qui rappelle que les animaux sauvages ne sont pas des bêtes de foire …

Enock Kufandanda, un dresseur de 50 ans a été tué ce week-end par Mbanje, un éléphant mâle dressé pour des safaris à dos d’éléphants, alors qu’il conduisait l’animal dans son enclos. L’homme était guide à Adventure Zone, une compagnie qui propose de nombreuses activités touristiques localisée aux Chutes Victoria.

« Dresseur d’éléphant est un métier à risque »

C’est le troisième accident du genre depuis ces dix dernières années d’après Clément Mukwasi, le président de l’association locale des opérateurs de safaris qui ne s’étend pas plus sur les détails.

« Dresseur d’éléphant est un métier à risque. Les éléphants comme certains humains sont rancuniers et peuvent attaquer après certains incidents », a-t-il ajouté.

 L’animal a été abattu par les autorités après l’incident.

« C’est un triste rappel du fait que les éléphants sont des animaux sauvages qui ne doivent pas être montés », a dénoncé l’organisation World Animal Protection dans un communiqué appelant à l’arrêt de ce genre d’activités « cruelles ».

Derrière l’activité touristique se cache une pratique cruelle

L’association dénonce ces pratiques, mettant en scène les animaux sauvages comme celle qui consiste à monter des éléphants. Les éléphanteaux sont séparés de leur mère très tôt et subissent un entrainement appelé « l’écrasement ». Celui-ci implique des contraintes physiques comme des douleurs sévères et une privation de nourriture et d’eau. Leur mental est complètement « brisé » selon World Animal Protection, ce qui explique l’apparente tranquillité des pachydermes lorsqu’ils sont montés par les touristes.

Le bullhook, un instrument utilisé sur les zones sensibles du corps de l’éléphant permettant de « guider » l’animal est en fait utilisé à outrance. Mais la cruauté ne se limite pas à cette pratique de dressage. Lorsque les pachydermes ne sont pas assez réceptifs et performants dans leur travail d’éléphants de promenade, ils gardent des chaînes en permanence, limitant leurs mouvements mais aussi empêchant une interaction sociale avec les autres. Les animaux sont donc littéralement entravés, physiquement et psychologiquement.

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Si vous allez en Thaïlande, n’alimentez pas le commerce des "éléphants à touristes"


En temps que touristes, nous avons un pouvoir de changer les choses face aux animaux qui sont utilisés pour le tourisme. Souvent, ces animaux sont maltraités et vivent dans des conditions qui ne sont pas adaptées pour eux. Refuser ce genre de commerce oblige cette industrie a changer leurs comportements
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Si vous allez en Thaïlande, n’alimentez pas le commerce des « éléphants à touristes »

 

Un touriste peint un éléphant à l’occasion des festivités de Songkran, en Thaïlande.

SAKCHAI LALIT/AP/SIPA

En Asie, la vie des pachydermes s’apparente le plus souvent à un calvaire, que les touristes peuvent choisir de cautionner ou non.

EXPLOITATION. Pour quelques minutes passées à déambuler sur leur dos, combien d’années de souffrance pour les pachydermes ? Les éléphants, exploités en masse par l’industrie du tourisme en Thaïlande, vivent souvent dans des conditions « inacceptables », met en garde l’ONG internationale World Animal Protection (WAP), qui vient de réaliser une étude sur leur sort en visitant plus de 220 attractions du sud asiatique.

Dans ce secteur qui échappe souvent aux régulations, plus des trois quarts des « éléphants à touristes » vivraient dans des conditions « mauvaises voire inacceptables ».

Des éléphants mieux traités au Cambodge qu’en Inde ou Thaïlande

Sur les 2.923 éléphants recensés dans l’industrie du tourisme, 2.198 se trouvent en Thaïlande. Viennent ensuite l’Inde (617 éléphants), le Sri Lanka (166), le Népal (147), le Laos (59) et le Cambodge (36). Avec des disparités certaines dans les conditions de vie : l’Inde et la Thaïlande sont les plus mauvais élèves en Asie, alors qu’un pays comme le Cambodge traite plutôt bien ses éléphants employés dans le secteur touristique.

STRESS.

« Quand ils ne sont pas utilisés pour des promenades ou des spectacles, les éléphants sont enchaînés jour et nuit, le plus souvent avec une chaîne de moins de trois mètres de long », un constat fait à travers toute l’Asie, souligne le rapport. »La nourriture qui leur est donnée est de mauvaise qualité, pour des soins vétérinaires très limités. Ils sont de surcroît souvent parqués dans des endroits stressants, avec de la musique forte ou des groupes de touristes, sur un sol en ciment », conclut le rapport.

Vers de nouveaux modes de tourisme plus respectueux

L’industrie des parcs à éléphants en Thaïlande s’est développée dans les années 1990, après l’interdiction de l’exploitation des éléphants pour transporter des arbres dans le secteur forestier.Pour Jan Schmidt-Burbach, qui travaille pour WAP et est basé en Thaïlande, les touristes ont le pouvoir d’améliorer la vie de ces éléphants captifs en choisissant des sites qui favorisent l’observation des animaux.

« En règle générale, si vous pouvez étreindre, prendre un selfie ou monter sur un animal sauvage, c’est cruel et vous ne devriez pas le faire », explique-t-il

ALTERNATIVES. L’ONG est particulièrement préoccupée par les cirques en Thaïlande, où des éléphants sont souvent vus en train de faire du tricycle, de marcher sur des haltères et même de jouer au basket.

 « La formation nécessaire pour que les éléphants effectuent de telles prouesses est particulièrement cruelle et stressante », estiment les chercheurs.

Aujourd’hui, l’attraction est populaire auprès des dizaines de millions de touristes qui se rendent chaque année en Thaïlande. Toutefois commencent à apparaître des parcs à éléphants alternatifs, ne proposant pas de balades à dos de pachydermes… mais seulement de les observer, de loin.

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Un gigantesque visiteur fait une surprise aux touristes


Cette scène a été filmée à Elephant Sands , un terrain de camping dans le nord du Botswana. Juste à l’extérieur d’Elephant Sands se trouve un trou d’eau « naturel » où les éléphants aiment venir se désaltérer, on peut ainsi observer ces animaux majestueux à seulement quelques pas. Cette fois-ci, c’est un éléphant qui vient observer les touristes
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Un gigantesque visiteur fait une surprise aux touristes

Des singes indonésiens volent vos affaires et les échangent contre un biscuit


Demander une rançon est très connu chez l’être humain, mais pas chez les animaux, enfin presque. En effet, des macaques crabiers en Indonésie, ont appris que prendre objets de valeur des touristes peuvent être troqué contre des aliments.
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Des singes indonésiens volent vos affaires et les échangent contre un biscuit

 

 

Macaca fascicularis at Ngarai Sianok, Bukittinggi, West Sumatra | Sakurai Midori via Wikimédia CC License by

Macaca fascicularis at Ngarai Sianok, Bukittinggi, West Sumatra | Sakurai Midori via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur New Scientist

Ils ont parfaitement compris le principe de la rançon.

Si vous visitez un jour le temple d’Uluwatu à Bali en Indonésie, faites très attention à vos affaires, il se peut que des petits malfrats d’un nouveau genre s’en prennent à vous. 

Le New Scientist explique en effet sur son site que certains singes (des macaques crabiers) «attrapent des choses de valeur, telles que des lunettes, des chapeaux, des appareils photos ou, une liasse de billets dans une caisse comme c’est arrivé une fois, puis attendent que l’équipe du temple leur offre de la nourriture pour qu’ils relâchent leurs gains et s’enfuient avec leur récompense goûteuse».

La vidéo ci-dessous illustre parfaitement ce genre de comportement.

 

Seulement voilà, le phénomène n’avait jamais été vraiment étudié jusque-là. C’est ce qui rend l’étude de Fany Brotcorne, primatologue de l’université de Liège, si intéressante.

«Brotcorne voulait savoir si c’était en effet culturel, ce qui pourrait nous aider à comprendre les capacités cognitives du singe, et même l’évolution de l’homme», écrit New Scientist.

Après des mois passés à observer ces singes, elle et son équipe ont découvert que les petits délinquants étaient surtout de jeunes mâles, plus à même de prendre des risques, et qu’ils s’observaient beaucoup entre eux pour apprendre les techniques de vol. Au fil du temps, ils ont remarqué que certains groupes évoluant dans la zone ont progressivement compris ce qu’ils pouvaient tirer de l’affluence touristique.

Pour Serge Wich, primatologue de l’université John Moore de Liverpool, cela donne un nouvel exemple «assez spectaculaire de flexibilité dans le comportement des primates en réponse aux changements d’environnement. Cela indique qu’il peut effectivement y avoir une nouvelle tradition comportementale chez les primates et que les nouvelles traditions peuvent impliquer le vol et l’échange avec d’autres espèces.»

Il reste à déterminer comment ces singes communiquent entre eux, s’ils arrivent à s’organiser, s’ils partagent les bénéfices, et, surtout, s’ils comprennent leurs propres actions. Ce qui est fascinant aussi, c’est de constater que le vol et l’extorsion ne sont pas courants chez les animaux, c’est même plutôt rare. Il n’y a que chez l’homme qu’il est répandu. Observer ces singes peut donc aider, du moins en partie, à comprendre comment ce genre de comportement est apparu chez les êtres humains. 

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