Le Saviez-Vous ► Ce « super-poisson » peut rester plusieurs années sous terre et survivre !


Un poisson très particulier, le poisson pulmoné se comporte dans l’eau comme n’importe quel poisson, mais lors des sècheresses, il est capable de creuser un trou dans la boue et de survivre des mois voir des années.  Il sera comme dans une espèce d’enveloppe qui se dessèchera à la tombée des pluies. Pour se nourrir, il digèrera lentement les muscles de sa queue.
Nuage

 

Ce « super-poisson » peut rester plusieurs années sous terre et survivre !

 

par Yohan Demeure

Le « dipneuste » est un poisson bien particulier. Ce dernier est sûrement le poisson pouvant survivre aux conditions les plus sévères, à savoir le manque d’eau. En effet, grâce à l’évolution d’un de ces organes, le dipneuste est capable de capter de l’oxygène directement depuis l’air !

Il y a des poissons pouvant vivre dans de l’eau piégée par de l’acide sulfurique, de l’eau située à des profondeurs incroyables. Cependant, même les poissons les plus forts en termes d’adaptation ont besoin d’un élément essentiel : l’eau. En revanche, ce n’est pas le cas du dipneuste ou Ceratodontimorpha.

Également appelé « poisson pulmoné », le dipneuste peut dire merci à l’évolution, car sa vessie natatoire s’est adaptée en poumon, lui permettant de prendre de l’oxygène directement depuis l’air. Ainsi, ce poisson peut vivre complètement hors de l’eau durant des mois, voire des années !

Lorsque les eaux sont hautes, le dipneuste adopte l’attitude de n’importe quel autre poisson, à savoir chasser de plus petits poissons ainsi que des crustacés au fond des lacs et autres rivières. En revanche, lorsque la saison sèche arrive et que toute la population marine agonise au soleil, le dipneuste creuse tranquillement un trou en prenant de la boue par la bouche, et en la faisant ressortir par ses branchies. Une fois arrivé à une profondeur acceptable, le poisson s’installe en secrétant une bave qui recouvrira tout son corps à l’exception de sa bouche.

Crédits : Wikipédia

Bien confortable dans sa grotte de boue, le dipneuste n’aura toutefois pas beaucoup de nourriture à chasser dans ce terrier de fortune. C’est pour cette raison qu’il digérera lentement le muscle de sa propre queue pour survivre. Ses capacités de survie et d’adaptation en font une espèce qui est loin d’être en danger, et il est possible de le trouver en Amérique du Sud, en Afrique ou encore en Australie.

http://sciencepost.fr/

Publicités

De nouveaux virus datant de millions d’années ont été identifiés


Les chercheurs on trouver des nouveaux virus chez les reptiles, des vertébré et des amphibien et donne plus d’information sur les virus ARN qui sont daté depuis des millions années. Ils pourront peut-être prédire comment les humains sont affectés par ses virus. Heureusement ce ne sont pas tous ces virus qui sont dangereux pour l’humain, mais certains ont fait de gros dégâts comme le Sida, l’Ebola, et même la grippe qui sont tous des virus ARN
Nuage

 

De nouveaux virus datant de millions d’années ont été identifiés

 

Crédits : Pixabay / geraldsimon00

par Brice Louvet

Une équipe de chercheurs a fait la découverte de plus de 200 virus chez les poissons, grenouilles et autres reptiles, dont certains sont vecteurs de maladies telles que la grippe et les fièvres hémorragiques. Les chercheurs ont également retracé l’origine de ces virus à ARN qui ont donc été datés à il y a des centaines de millions d’années, lorsque la plupart des animaux modernes ont commencé à apparaître.

Mya Breitbart, virologiste à l’Université de South Florida à St Petersburg (États-Unis) et principale auteure de l’étude, met en lumière les virus à ARN et leur évolution au fil des ans. Cela peut également prédire comment ces virus peuvent infecter les humains à l’avenir. Jusqu’à présent, les chercheurs se penchaient sur les virus qui infectaient les humains, les mammifères et les oiseaux. C’est ici la première fois qu’ils se tournent également vers d’autres vertébrés tels que les amphibiens, les reptiles et les poissons, pour comprendre comment ces virus ont évolué au cours des millénaires.

Edward Holmes, virologiste évolutionniste de l’Université de Sydney en Australie – et co-auteur de l’étude – note que l’émergence des virus est en fait beaucoup plus abondante et répandue qu’on ne le pensait auparavant. Des études antérieures ont trouvé des virus à ARN chez les tritons et les salamandres. Mais les chercheurs se sont ici penchés sur près de 190 autres créatures, des poissons sans mâchoires comme des lamproies par exemple, qui ont peu évolué par rapport à leurs ancêtres évolutionnaires, aux reptiles tels que les tortues. En analysant l’ARN extrait des intestins, du foie, des poumons ou des branchies des animaux, l’équipe a ainsi découvert 214 virus à ARN qui n’avaient jamais été répertoriés auparavant.

La plupart de ces virus appartiennent à des familles de virus connues pour infecter les oiseaux et les mammifères. Par exemple, certains poissons hébergent des virus qui sont liés à Ebola, qui affecte les humains et autres primates.

« C’est surprenant », dit Holmes, mais cela ne signifie pas que ces virus constituent une menace pour la santé humaine.

En remontant l’arbre évolutif de ces nouveaux virus à ARN, et en les comparant à celui de leurs hôtes vertébrés, les deux histoires se sont également reflétées : les vertébrés ont migré de la mer vers la terre, tout comme leurs auto-stoppeurs microscopiques.

Les virus à ARN infectant les humains aujourd’hui ont donc probablement évolué à partir de virus qui ont infecté nos ancêtres vertébrés il y a 500 millions d’années, notent les chercheurs. Une information à prendre en compte pour le diagnostic précis et le traitement de ces virus. Rappelons que de nombreuses maladies humaines graves comme le SIDA, le virus Ebola, le SRAS et la grippe sont causées par des virus à ARN.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature.

http://sciencepost.fr/

Chirurgie esthétique pour poisson porte-bonheur à Singapour ! Par Astrid Saint Auguste


Jusqu’ou peut aller l’imbécilité humaine ? La chirurgie esthétique pour des poissons qui sont en voie de disparition en état sauvage. Ce poisson asiatique est un porte-bonheur pour les riches qui définissent leur statut social. Quel égoïsme pour faire autant de cruauté animal
Nuage

 

Chirurgie esthétique pour poisson porte-bonheur à Singapour !

 

Poisson-dragon

Le scléropage est devenu un symbole de statut social pour les Asiatiques. Celui-ci a coûté 20 000 dollars à l’achat pour son propriétaire, l’ex-Président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono.

© ADEK BERRY / AFP

 

Non, ce n’est un phénomène de mode qui va bouleverser le monde de l’aquariophilie. Juste une bizarrerie un peu cruelle pointée par le quotidien américain The New York Times.

Le propriétaire d’une animalerie de Singapour “lifte” les yeux de ses poissons ou redessine leur mâchoire inférieure pour les rendre encore plus attractifs pour sa clientèle.

Pas n’importe lesquels de ses poissons. Les pauvres victimes, les poissons les plus coûteux de son commerce, sont des scléropages d’Asie appelés aussi Arowanas asiatiques (Scleropages formosus), des poissons d’eau douce en voie d’extinction à l’état sauvage.

 Dans la culture chinoise, leur aspect rappelle le mythique dragon. L’animal est devenu un porte-bonheur et un symbole de statut social pour les Chinois fortunés depuis les années 1970. En quelques décennies, ce qui était un plat du pauvre est devenu le comble du snobisme pour les riches Asiatiques qui les collectionnent dans de gigantesques aquariums.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le poisson-capitaine peut « voir » avec sa peau


Le poisson capitaine a une particularité de photoréception dermique,mais contrairement aux autres comme les pieuvres qui changent de couleur, ce poisson a un lien entre la vision cutanée et la vision des yeux qui de changer d’apparence.
Nuage

 

Le poisson-capitaine peut « voir » avec sa peau

 

Un poisson-capitaine.

Le phénomène de photoréception dermique permet au poisson-capitaine d’avoir une sensibilité aux changements de luminosité ou de longueur d’onde.  Photo : Seaa.rwsentosablog.com

La peau du poisson-capitaine perçoit la lumière différemment de ses yeux, ont déterminé des chercheurs américains.

Un texte d’Alain Labelle


Depuis plusieurs années déjà, les biologistes estiment que certains animaux qui changent rapidement de couleurs, comme le Lachnolaimus maximus, ne le font pas seulement grâce à leurs yeux.

Ils pensaient bien que la peau jouait un rôle, mais ne pouvait pas l’expliquer.

Les biologistes Lori Schweikert et Sönke Johnsen, de l’Université Duke, ont montré que la détection de la lumière a évolué séparément dans les deux types de tissus (dans l’œil et la peau) chez le poisson-capitaine (hogfish en anglais).

Voir avec sa peau

Selon eux, le phénomène de photoréception dermique ne permet pas aux animaux de percevoir tous les détails de leur environnement comme c’est le cas avec leurs yeux. Il permet quand même une sensibilité aux changements de luminosité ou de longueur d’onde, tels que les ombres mouvantes projetées par des prédateurs ou les fluctuations de la lumière associées aux différentes périodes de la journée.

Le poisson-capitaine vit dans les eaux peu profondes et dans les récifs coralliens de l’Atlantique Ouest, de la Nouvelle-Écosse, au Canada, au nord de l’Amérique du Sud.

Sa peau peut devenir beige lorsqu’il se trouve dans le fond sablonneux de l’océan pour se cacher des prédateurs ou tendre une embuscade à des proies. Il peut aussi arborer un motif brillant et contrasté pour attirer un partenaire ou menacer un adversaire.

La clé de ces transformations réside dans des cellules appelées chromatophores qui contiennent des pigments et qui, lorsqu’elles sont activées par la lumière, peuvent les étaler ou les regrouper pour modifier la couleur ou le motif de la peau.

Dans leurs travaux, les chercheurs ont prélevé des morceaux de peau et de rétine d’une femelle capturée en Floride et ont analysé l’ADN pour savoir quels gènes étaient activés dans chacun des tissus.

De précédentes études laissaient à penser que, chez d’autres animaux qui changent de couleurs comme les pieuvres, la même voie moléculaire permet de détecter la lumière dans les yeux et par la peau.

Ce n’est toutefois pas le cas chez le poisson-capitaine, puisque pratiquement aucun des gènes impliqués dans la détection de la lumière dans la rétine des yeux ne se trouve activé dans la peau.

Les résultats montrent en fait qu’une voie alternative permet à la peau de percevoir la lumière, entraînant une réaction moléculaire en chaîne.

Le lien entre la vision cutanée et la vision des yeux qui mène à un changement de l’apparence du poisson reste cependant inconnu.

La peau sensible à la lumière fournit peut-être de l’information sur certaines caractéristiques qui dépassent le champ de vision de l’animal ou qui se situent en dehors de la gamme de longueurs d’onde que l’œil peut capter.

Quoi qu’il en soit, ces résultats montrent que les poissons ont trouvé une façon de « voir avec leur peau et de changer de couleur rapidement », affirme M. Schweikert.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Comparative Physiology.

http://ici.radio-canada.ca

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète


On ne peut pas revenir en arrière, car nous sommes en plein changement climatique. Cependant, pour nos enfants et ceux qui suivront, nous devons agir pour empêcher que tout s’écroule à cause de notre inaction, en temps qu’individu, en temps qu’État.
Nuage

 

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète

 

Le troupeau de caribous de la rivière George  au Labrador est maintenant estimé à moins de 9 000 bêtes. On en comptait 27 000 en 2012 et 800 000 au début des années 90.

Le troupeau de caribous de la rivière George au Labrador est maintenant estimé à moins de 9 000 bêtes. On en comptait 27 000 en 2012 et 800 000 au début des années 90.  Photo : Gracieuseté de Brandon Pardy

L’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète et en provoquant un déclin de la faune et de la flore dans toutes les régions du monde, confronté à une extinction majeure d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures, selon une vaste enquête scientifique révélée vendredi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous sommes en train de saboter notre propre bien-être à venir! » a déclaré à l’AFP Robert Watson, président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), à l’origine de cette enquête.

Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, la ressource en poissons de la région Asie-Pacifique sera ainsi épuisée d’ici 30 ans et jusqu’à 90 % de ses coraux gravement détériorés d’ici 2050.

En Afrique, ce sont plus de la moitié des espèces d’oiseaux et de mammifères qui seront perdues d’ici 2100, avertit cette étude compilée pour l’IPBES dans quatre énormes rapports régionaux longs de 600 à 900 pages.

La biodiversité – l’indispensable variété des formes de vie sur la Terre – continue à décliner dans chaque région du monde, réduisant significativement la capacité de la nature à contribuer au bien-être de la population. Cette tendance alarmante menace des économies, des moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et la qualité de vie des populations partout.

Extrait du rapport de l’IPBES

Durant trois ans, plus de 550 chercheurs ont travaillé bénévolement sur ces évaluations régionales, qui synthétisent les données d’environ 10 000 publications scientifiques, sur les Amériques, l’Afrique, l’Asie-Pacifique et l’Europe-Asie centrale. Le résultat final couvre la totalité de la Terre, hormis les eaux internationales des océans et l’Antarctique.

Une barrière de corail, sous l'eau.

Dans les Seychelles, dans l’océan Indien, des mesures ont été prises pour protéger les barrières de corail, victimes du réchauffement des océans. Photo : La Presse canadienne/AP/The Ocean Agency

Les rapports ont été passés au peigne fin par plus de 750 experts et décideurs de 115 des 129 pays membres de l’IPBES réunis toute la semaine à huis clos à Medellin, en Colombie. Ils en ont rédigé des synthèses d’une trentaine de pages chacune, négociées mot par mot, pour orienter les dirigeants en matière de protection de la biodiversité.

« Trop de gens pensent encore que l’environnement est un luxe. Mais ce n’est pas le cas! » a déploré M. Watson, en faisant le lien entre « biodiversité et changement climatique que nous devons considérer ensemble ».

En Europe et en Asie centrale, « la population de la région consomme plus de ressources naturelles renouvelables que ce qu’elle produit », a pour sa part précisé le professeur suisse Markus Fischer.

Avant cette VIe session, l’IPBES avait déjà averti que la Terre est confrontée à une « extinction massive » d’espèces, la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d’années et la sixième en 500 millions d’années.

« Avec les effets croissants du changement climatique […] cette perte pourrait atteindre 40 % d’ici 2050 » dans les Amériques où elle s’élève déjà à 31 %, a-t-elle souligné vendredi pour cette région.

Au cours du siècle écoulé, deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année en moyenne sur la Terre. Une autre est sur le point de disparaître avec la mort récente de Sudan, célèbre rhinocéros blanc du Kenyaet dernier mâle de son espèce, décimée par le braconnage et dont il ne reste que deux femelles.

« Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se poursuivre », a averti M. Watson, ajoutant toutefois que « la bonne nouvelle, c’est […] qu’il n’est pas trop tard ».

Car les rapports de l’IPBES suggèrent aussi des pistes pour minimiser l’impact des activités humaines sur l’environnement : créer davantage d’aires protégées, restaurer les zones dégradées et développer l’agriculture durable.

« Nous devons prendre la biodiversité en compte dans notre façon de gérer l’agriculture, la pêche, la forêt, la terre », a expliqué le président de l’IPBES, conscient que la population mondiale va continuer à croître, donc ses besoins aussi.

Le monde gaspille environ 40 % de la nourriture qu’il produit […]. Si nous pouvions réduire le gaspillage de nourriture, nous n’aurions pas nécessairement à doubler sa production dans les 50 prochaines années. Robert Watson, président de l’IPBES

Lundi, l’IPBES lancera un cinquième rapport, le premier du genre sur l’état des sols de la planète, dégradés par la pollution, la déforestation, l’exploitation minière et des pratiques agricoles non durables.

Cette réunion au sommet se tient dans le pays le plus biodivers de la planète après le Brésil, huit fois plus grand. En l’inaugurant le 17 mars, le président colombien Juan Manuel Santos avait souligné que « ce qui arrive à l’un arrive à tous. »

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► 4 espèces qui se sont adaptées en milieu urbain


Avec l’urbanisation, certains animaux ayant perdu leur territoire ont quand même réussit à s’adapter au milieu urbain. Leur physionomie a changé pour s’accommoder à la pollution, aux espaces sans arbres … Et cela a permis de transmettre ces nouveaux gènes à leurs descendants
Nuage

 

4 espèces qui se sont adaptées en milieu urbain

 

Par Daniel Casillas

Metro World News

L’urbanisation, qui avance à vitesse grand V partout sur la planète, affecte l’environnement et force les animaux à s’adapter ou à disparaître à jamais.

Voici qui quatre exemples d’espèces qui résistent.

L’anolis


À Porto Rico, l’anolis, un lézard, a désormais des membres plus longs et de nouvelles écailles qui lui permettent de se déplacer plus facilement sur les murs. Avant l’urbanisation, il vivait principalement dans les arbres et dans les buissons.

Le poisson killi

Le petit poisson killi, qui vit dans plusieurs cours d’eau du nord-est des États-Unis, a développé une résistance génétique aux PCB, des polluants chimiques.

Le roselin familier

À Tucson, en Arizona, le roselin a développé un bec plus long, plus profond et plus fort que son cousin du désert de Saguaro, une région rurale.

La phalène du bouleau

Les ailes noir et blanc de cet insecte l’aidaient à se camoufler dans certains arbres. Mais la révolution industrielle a couvert ces arbres de suie et certains représentants de l’espèce se sont transformés : ils ont maintenant des ailes toutes noires, ce qui les aide à survivre. Ils transmettent ce gène à la génération suivante.

http://journalmetro.com

L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions


Et voilà nous y sommes presque, les organismes marins qui pourraient être en service de l’armé Américaine a titre d’espion. Ce qui est pire, c’est qu’il n’est pas impossible  que des poissons, coraux, crustacés, mollusques soient modifiés pour être à la hauteur de leurs demandes
Nuage

 

L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions

 

Le projet PALS de la DARPA

L’agence de recherche du ministère de la Défense américain veut utiliser les espèces marines pour détecter et suivre l’intrusion de véhicules sous-marins dans ses eaux.

DARPA

Par Olivier Hertel

Les militaires américains lancent un nouveau programme de surveillance très « bio ». Le but : utiliser les espèces marines comme un vaste réseau de capteurs naturels capable de détecter l’intrusion de véhicules sous-marins ennemis près des côtes.

SURVEILLANCE. Et si les poissons, les coraux, les crustacés et autres mollusques marins étaient recrutés par les militaires pour surveiller les côtes ? C’est la dernière idée de la fameuse Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) qui dépend de l’armée américaine. Baptisé PALS pour Persistent Aquatic Living Sensors (capteurs aquatiques vivants et persistants), ce nouveau programme prévoit d’exploiter les capacités naturelles des organismes vivants pour percevoir leur environnement au profit de la surveillance et de la défense du littoral américain. Effectivement, la plupart des espèces marines sont dotées de capteurs très performants, capables de détecter un mouvement, une odeur, un bruit ou encore une silhouette, révélateurs entre autres, de la présence d’un prédateur ou d’une proie. Par exemple, les poissons disposent le long du corps, d’une ligne latérale qui leur permet de percevoir les moindres variations hydrodynamiques (vitesse, pression) du milieu ainsi que les sons (vibrations). Certaines espèces sentent d’infimes variations du champ électrique ou du champ magnétique qui les entoure.

Leur immense atout : l’ubiquité

Autant de capteurs vivants qui font rêver les militaires, non pas pour détecter des poissons, des méduses ou des poulpes, mais plutôt des mini-sous-marins autonomes ou toutes autres menaces ennemies pouvant venir de la mer. Car l’immense atout des organismes marins, c’est leur ubiquité : la vie est présente tout le temps et partout, de la surface jusqu’aux abysses. Autres avantages : elle s’adapte aux changements du milieu, ne nécessite aucun entretien et se reproduit toute seule. À l’inverse, les systèmes de surveillances conventionnels, que ce soit des microphones, des caméras, des sonars, des satellites ou encore des radars, ne peuvent être aussi exhaustifs. Ils exigent d’être constamment alimentés en énergie, entretenus voire remplacés. En plus leur mise en œuvre demande beaucoup de moyens tant humains que matériels.

“L’approche actuelle de la marine américaine pour détecter et suivre des véhicules est centrée sur le matériel et sur des ressources importantes. En conséquence, les capacités sont essentiellement utilisées à un niveau tactique pour protéger des équipements de grande valeur comme par exemple un porte-avions, et moins à un niveau stratégique, plus large,” explique, dans le communiqué de la Darpa, Lori Adornato, la chercheuse responsable du projet PALS.

La Darpa n’exclut pas de modifier des organismes vivants

La Darpa ne donne pas de détail sur les technologies qu’elle compte employer ou développer pour ce programme. Toutefois, le but annoncé est, dans un premier temps, d’évaluer les capacités de détection des organismes. Mais il faudra aussi mettre au point des technologies matériels, des logiciels, des algorithmes capables de traduire l’information provenant des organismes marins pour être en mesure de l’exploiter. La Darpa va donc commencer par analyser les variations du comportement des ces espèces face aux passages de véhicules sous-marins. Pour cela, elle prévoit de déployer un système permettant de collecter les signaux émis par les espèces intéressantes et ce jusqu’à 500 mètres de distance. Pour éviter les faux positifs, cet ensemble de capteurs biologiques et non biologiques devra non seulement détecter les objets passant dans les parages mais aussi distinguer les véhicules ciblés, de tous les débris sans intérêt ou de grosses espèces comme des requins, des lions de mers, des dauphins pouvant circuler librement dans ces mêmes eaux. L’agence américaine souhaite favoriser l’utilisation d’organismes naturels, mais n’exclut pas la possibilité de les modifier pour qu’ils correspondent à ses besoins. Cependant, elle assure que s’il devait y avoir des tests avec des organismes modifiés, ils seraient réalisés en milieu confiné. Le programme PALS devrait ainsi durer quatre ans mêlant recherche en biologie, chimie, physique, intelligence artificielle, océanographie, ingénierie etc. Le projet, annoncé début février commencera début mars par une grande réunion à Arlington (Virginie) à laquelle participeront les laboratoires et entreprises qui souhaitent faire des propositions.

https://www.sciencesetavenir.fr/