Un microbiologiste propose de faire du savon avec de l’eau sale


Une recette pour faire du savon, cosmétique, alimentation pour le bétail, et même pour les poissons en aquaculture et plus encore. Le hic, le microbiologiste, donne des ingrédients vraiment dégoutant, comme du jus de poubelle, l’eau des égouts et toutes autres eaux sales le tout assaisonné de microalgues, Bref tout ce qui est dégoutant
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Un microbiologiste propose de faire du savon avec de l’eau sale

 

La recette du microbiologiste Simon Barnabé consiste à introduire... (photo fournie par casacom)

La recette du microbiologiste Simon Barnabé consiste à introduire des microalgues dans des bassins d’eaux usées pour les faire proliférer. On pourra ensuite extraire de ces microalgues une huile qui sert à fabriquer du savon, des cosmétiques ou des biocarburants.

PHOTO FOURNIE PAR CASACOM

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Prenez les eaux sales qui sortent des usines ou des égouts. Faites-y croître des algues, puis transformez-les autant en savon et en cosmétiques qu’en biocarburants, suppléments alimentaires, nourriture pour le bétail ou même… en pigments bleus. C’est l’idée que propose Simon Barnabé, professeur de microbiologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Coup d’oeil en trois étapes sur une recette qui promet de faire d’une pierre deux coups en produisant des substances commercialisables à partir d’une source de pollution.

1. MÉLANGEZ LES EAUX USÉES

De l’eau remplie de substances laitières qui sort d’une usine à fromage. Du « jus de poubelle » qui s’écoule d’un dépotoir. Des rejets d’une usine chimique. Même le peu ragoûtant contenu des égouts. Dans la recette du professeur Barnabé, l’ingrédient de base est toujours une substance dont on cherche à se débarrasser.

Cette eau sale contient toutefois des déchets qui intéressent des êtres bien particuliers : les algues, qui les considèrent comme de la nourriture.

« On fait des mélanges. On prend des eaux usées, on en ajoute d’autres pour avoir le bon ratio de nutriments », explique le professeur Barnabé, rencontré hier en marge du congrès BIO sur les biotechnologies qui se tient cette semaine à Montréal.

2. AJOUTEZ LES ALGUES

Oubliez les grandes plantes aquatiques qui peuplent nos lacs. Ce sont plutôt les microalgues qui intéressent Simon Barnabé. Elles mesurent de 1 à 5 micromètres, soit 10 fois moins que le diamètre d’un cheveu.

Les microalgues sont tristement célèbres au Québec depuis que les algues bleues, qui font partie de cette catégorie, ont envahi nos lacs. Comme elles, les microalgues utilisées par le professeur Barnabé se nourrissent de polluants.

 « La différence, c’est que nous prenons des microalgues « gentilles » et qu’on contrôle leur production », dit le professeur Barnabé.

Les microalgues sont introduites dans les bassins contenant les eaux usées, où elles prolifèrent.

3. RÉCOLTEZ ET TRANSFORMEZ

Les microalgues peuvent servir de nourriture pour le bétail ou les poissons d’aquaculture. On peut aussi en extraire une huile qui sert à fabriquer du savon, des cosmétiques ou des biocarburants.

« On commence toujours par le produit. On cherche un produit qui peut être en demande dans le parc industriel où l’on travaille, puis on choisit l’algue qui pourra le produire », explique le professeur Barnabé.

Exemple : à Victoriaville, l’équipe du chercheur voulait aider le fabricant de produits de nettoyage Sani Marc à trouver de nouvelles sources d’approvisionnement. Elle a récolté ses eaux usées, qu’elle a mélangées à celles des usines voisines de Parmalat (fromage) et de Canlac (produits pharmaceutiques).

Les chercheurs ont ajouté du jus de déchets provenant du dépotoir local, puis y ont fait proliférer des algues. L’huile de ces dernières donne un savon qui entre maintenant dans la composition des produits de Sani Marc.

« L’économie circulaire, c’est ça ! », dit Simon Barnabé. 

Autre exemple : au site d’enfouissement de Berthierville, les eaux non traitées servent à faire pousser des algues qui sont ensuite transformées en biopétrole et en colle. Une fois les eaux traitées, il y reste assez de composés pour y faire pousser d’autres algues qui, elles, sont transformées en phycocyanine – un pigment bleu naturel.

Du long terme

Malgré ses avantages, ce n’est pas demain la veille qu’on verra la production de microalgues se multiplier dans la province.

« Il y a de la production industrielle à quelques endroits dans le monde, mais ça va surtout se passer à moyen et long terme », dit Simon Barnabé.

L’expert explique qu’il faudra encore de la recherche pour rendre les procédés faciles à déployer à grande échelle, une condition essentielle pour que la rentabilité soit au rendez-vous.

http://www.lapresse.ca/

De nouvelles techniques de recensement libèrent les poissons des filets


Pour remplacer les filets de pêche dans le but de recenser les poissons, il est maintenant possible d’analyser l’eau et de constater quelle sorte de poisson nage dans un lieu. Cette technologie améliorée permet en effet, de distinguer les poissons envahissant et ceux en voie de disparition et possiblement capable de connaitre le nombre de poissons
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De nouvelles techniques de recensement libèrent les poissons des filets

 

Un poisson-chat dans un étang

L’outil mis en place par des chercheurs de l’Université Cornell aux États-unis permet d’étudier les différentes espèces de poisson peuplant un milieu aquatique.

PUBLIC DOMAIN – PIXABAY

Plutôt que les études fastidieuses qui consistaient à attraper des poissons dans des filets pour recenser quelle espèce habitait un milieu aquatique, les scientifiques peuvent maintenant utiliser des fragments d’ADN suspendus dans l’eau pour les cataloguer.

Des chercheurs ont mis en place un outil (eDNA) qui permet d’étudier la population d’un milieu aquatique. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs en écologie et biologie évolutive de l’Université américaine Cornell, publiée le 14 juillet 2017 dans Methods in Ecology and Evolution. De quoi donner aux scientifiques de meilleurs outils de gestion pour éradiquer des espèces envahissantes ou au contraire en sauvegarder d’autres en voie de disparition.

Des poissons libérés des filets

Ces prélèvements de fragments d’ADN, accompagnés d’une réaction en chaîne par polymérase (PCR) permet de dupliquer en très grand nombre une séquence ADN à partir d’une très faible quantité. Les scientifiques peuvent donc recueillir des données sur l’habitat du poisson sans avoir besoin de capturer les animaux.

Comment se déroule l’étude ? Tout d’abord, un petit échantillon provenant du cours d’eau, du lac ou de la rivière étudié est prélevé.

« Les poissons ont des millions de cellules et, lorsqu’ils nagent, ils en laissent derrière eux. Nous utilisons le génome mitochondrial de ces cellules pour suivre les poissons », a déclaré Kristy Deiner, une chercheuse post doctorante de l’Université Cornell et co-auteure de l’étude.

Alors que la méthode était très controversée – de nombreux biologistes remettant en question la qualité des prélèvements ADN qui pouvaient être dégradés dans une importante quantité d’eau – cette étude prouverait au contraire sa fiabilité. Même dans une eau courante, de larges brins d’ADN restent intacts.

Des méthodes semblables à celles utilisées sur les scènes de crimes

« Nous nous rapprochons de ce que les scientifiques légistes font dans une scène de crime tous les jours. Ils ne s’intéressent pas à la question de savoir si des êtres humains étaient présents sur une scène de crime, ils essayent de savoir qui sont les êtres humains qui étaient présents sur la scène du crime », a déclaré David Lodge, principal auteur de l’étude.

Par exemple, les carpes asiatiques sont une espèce envahissante dans le canal de Chicago. Avec les précédentes versions de l’outil, il était déjà possible de déduire « oui, il y a une carpe asiatique ici », mais l’outil a été amélioré et permet maintenant d’en dire un peu plus. Il est presque possible de connaître le nombre de poissons en se basant sur les différences génétiques entre les individus, et potentiellement même leur provenance.

Grâce à cet outil technologique, les chercheurs peuvent juger une situation et envisager des solutions adaptées.

« Si nous traversons une période d’invasion et que des solutions sont envisagées rapidement, il est possible d’éradiquer la population et d’enrayer l’invasion »,

conclue Kristy Deiner.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le Saviez-Vous ► 19 plaintes authentiques montrant que ces voyageurs n’ont pas inventé le fil à couper le beurre


Un sondage a été fait pour connaitre les impressions des voyageurs. Des plaintes assez insolites. Certaines sont vraiment farfelues
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19 plaintes authentiques montrant que ces voyageurs n’ont pas inventé le fil à couper le beurre

 

Selon Wanderlust, Thomas Cook Group a envoyé un sondage afin de s’assurer de la qualité de leurs voyages. Cet article est basé sur 19 de ces réponses, qui sont de véritables plaintes de voyageurs qui viennent de rentrer de leur voyage.


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1. « Au cours de mon voyage à Goa en Inde, j’ai été dégoûté quand j’ai découvert que presque tous les restaurants servent du curry. Je n’aime pas la nourriture épicée. »

2. « Mon fiancé et moi avons réservé une chambre avec deux lits, mais nous avons eu une chambre avec un lit double. Je vous tiens maintenant responsable du fait que je sois enceinte, ce qui ne serait pas arrivé si nous avions eu la chambre que nous avions réservé. »

3. « Nous sommes allés en vacances en Espagne et avons eu des problèmes avec les chauffeurs de taxi parce que tous étaient espagnols. »

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4. « Nous avions réservé une excursion dans un parc aquatique, mais personne ne nous a dit que nous devions apporter nos propres maillots de bain et serviettes. Nous avons supposé que c’était inclus dans le prix. »

5. « La plage avait trop de sable. Nous avons dû tout laver quand nous sommes revenus dans la chambre. »

6. « On n’a pas aimé le sable, il n’était pas comme dans la brochure. Le sable avait l’air blanc dessus. En réalité, il était un peu plus jaune. »

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7. « Les magasins de Puerto Vallarta sont fermés l’après-midi. J’ai souvent eu besoin d’acheter des choses durant l’heure de la «siesta» – cela devrait être interdit. »

8. « Personne ne nous a dit qu’il y avait des poissons dans l’eau. Nos enfants ont eu peur. »

9. « Bien qu’il était écrit dans la brochure que la cuisine était entièrement équipée, il n’y avait pas de coupe-œuf. »

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10. « Je pense que vous devriez expliquer dans la brochure que les supermarchés locaux ne vendent pas de vrais gâteaux tels que le pain d’épice. Que doit-on manger maintenant avec le café de l’après-midi? »

11. « Les routes étaient tellement bosselées que nous ne pouvions pas lire le guide sur le chemin de l’hôtel. Cela signifie que nous ne savons pas ce qui a rendu notre séjour agréable. »

12. « Il nous a fallu neuf heures pour aller de la Jamaïque à l’Angleterre. Pour les Américains, il leur a fallu trois heures pour rentrer chez eux. C’est injuste. »

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13. « J’ai comparé notre appartement d’une chambre avec l’appartement et la chambre de nos amis et la nôtre était significativement plus petite. »

14. « Dans la brochure il était précisé « Aucun salon de coiffure à l’hôtel. » Il y a trois apprentis coiffeurs, est-il correct de rester à l’hôtel? »

15. « Il y avait tellement d’espagnols là-bas. Le réceptionniste parlait espagnol et la nourriture était espagnole. Personne ne nous a informé qu’il y aurait tant d’étrangers là-bas. »

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16. « Nous avons eu à faire la queue dehors pour aller dans le bateau, et il n’y avait pas d’air conditionné. »

17. « Il est de votre devoir en tant que voyagiste d’informer les clients bruyants ou indisciplinés avant le voyage! »

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18. « J’a été piqué par un moustique. Il n’y avait rien sur les moustiques dans la brochure. »

19. « Il ne devrait pas être autorisé à bronzer seins nus sur la plage. C’était très distrayant pour mon mari qui voulait juste se relaxer. »

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Le Saviez-Vous ► Top 5 des pires odeurs du monde


Les scientifiques se sont amusé à décrire les pires odeurs nauséabondes qui peuvent exister sur Twitter. Par expérience, il est vrai que l’odeur de la mort a une odeur vraiment particulière, bon comme ils décrivent les animaux, je ne sais pas, mais la mort après certaine maladie chez les humains, peut-être épouvantables qu’il faut aller prendre des bouffées d’air pour ne pas être trop nauséeux. Il y a aussi des plats qui peuvent être un vrai défi juste à le sentir
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Top 5 des pires odeurs du monde

 

Nathalie Mayer

Journaliste

 

Les scientifiques ont parfois affaire à des objets d’étude fort peu ragoûtants. Récemment, ils ont dévoilé quelques-unes de leurs expériences les plus répugnantes sur Twitter. La question posée était : quelle est la pire odeur que vous ayez été amenée à sentir ? Estomacs sensibles, s’abstenir !

Le monde pullule d’odeurs nauséabondes et écœurantes. Telle est la conclusion que l’on pourrait tirer des échanges publiés sur Twitter, ces dernières semaines, par quelques scientifiques aventureux. Voici quelques morceaux choisis !

L’épouvantable odeur de la tortue morte

Qui aurait pu soupçonner qu’une fois morte, la tortue dégage l’odeur la plus immonde qui soit ? © Unsplash, Pixabay, CC0 Public Domain

Qui aurait pu soupçonner qu’une fois morte, la tortue dégage l’odeur la plus immonde qui soit ? © Unsplash, Pixabay, CC0 Public Domain

En tête du palmarès des odeurs les plus infâmes du monde arrive, semble-t-il, celle laissée par une tortue morte. Ce sont des spécialistes des reptiles et de la faune sauvage qui le disent. Croyons-les sur parole ! D’autant que cette odeur peut encore être accentuée par les conditions dans lesquelles elle arrive à nos narines (atmosphère chaude et humide, etc.). Ainsi selon @krwedemeyer, rien de pire que le contenu stomacal d’une tortue qui a séché au four ! Rien que d’y penser…

Plus généralement, l’odeur de la mort

Quel que soit l’animal qui en est à l’origine, l’odeur de la mort est insupportable. © EinarStorsul, Pixabay, CC0 Public Domain

Quel que soit l’animal qui en est à l’origine, l’odeur de la mort est insupportable. © EinarStorsul, Pixabay, CC0 Public Domain

De manière assez générale, l’odeur de la mort apparaît comme l’une des plus horribles. Certains scientifiques l’ont, semble-t-il, expérimentée dans des conditions atroces. L’un raconte avec dégoût le parfum laissé dans la petite pièce chaude dans laquelle il a dû, un jour, décongeler un putois. Un autre dit être encore écœuré d’avoir eu à transporter un sac rempli de grenouilles mortes dans un train bondé !

Mention spéciale au vomi de vautour

Le vomi d’Urubu sent tellement mauvais qu’il fait fuir ses prédateurs. © Kasabubu, Pixabay, CC0 Public Domain

Le vomi d’Urubu sent tellement mauvais qu’il fait fuir ses prédateurs. © Kasabubu, Pixabay, CC0 Public Domain

Saviez-vous que certains vautours adoptent comme système de défense contre les prédateurs, le fait de leur vomir au visage ? Il est ainsi de l’Urubu à tête rouge, un vautour particulièrement répandu aux Amériques. La viande à moitié digérée qu’il régurgite sent tellement mauvais qu’elle dissuade les prédateurs. Si jamais elle les atteint au visage, elle peut même les brûler !

D’horribles effluves corporels

Les odeurs émanant du corps humain peuvent aussi être abominables, comme celle d’un intestin nécrosé, par exemple. © Dan Race, Fotolia

Les odeurs émanant du corps humain peuvent aussi être abominables, comme celle d’un intestin nécrosé, par exemple. © Dan Race, Fotolia

Un médecin estime que la pire odeur qui puisse exister est celle… des intestins nécrosés ! Elle combine celle des chairs mortes — charmant — et celle des selles — appétissant. L’ennui, c’est qu’en plus, cette odeur-là imprègne les vêtements et même la peau. Il est donc difficile pour les chirurgiens de s’en défaire, après une opération.

Le surströmming, est-il la pire odeur du monde ?

Le poisson ne sent pas bon. Tout le monde le sait. Le hareng fermenté — surstömming comme l’appellent les Suédois — dégage quant à lui, une odeur infecte. © PublicDomainPictures, Pixabay, CC0 Public Domain

Le poisson ne sent pas bon. Tout le monde le sait. Le hareng fermenté — surstömming comme l’appellent les Suédois — dégage quant à lui, une odeur infecte. © PublicDomainPictures, Pixabay, CC0 Public Domain

Pour conclure cette liste en beauté, laissons là les échanges de scientifiques sur Twitter et remontons au printemps 2016. Un défi immonde avait été alors lancé sur le web : celui de sentir, sans défaillir, une boîte de surströmming ! De quoi ? De surströmming, un plat suédois constitué de harengs fermentés. Selon un rapport japonais, il s’agirait là ni plus ni moins de l’odeur de nourriture la plus putride au monde.

Le garum (garos dans la Grèce antique), dans l’antiquité romaine, à base de chair ou de viscères de poissons fermentés, était aussi réputé très nauséabond, sentant à plusieurs kilomètres des manufactures où il était fabriqué.

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Le Saviez-Vous ► Le top 7 de la longévité animale


    C’est l’être humain, il y a des records de longévité de plus de 100 ans. Alors dans l’océan nombre animaux marins bat des records de longévité entre 50 ans et « l’immortalité »
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    Le top 7 de la longévité animale

    Par Andréa Haug, Futura

    Si l’Homme affiche d’impressionnants records de longévité dépassant le siècle, certains animaux marins n’ont rien à lui envier. Souvent de croissance lente, ces animaux vivent parfois dans les profondeurs marines et atteignent des dizaines, voire des centaines d’années. Voici un échantillon de ces êtres surprenants de vitalité.

    Crustacé : 50 ans pour le homard européen (Homarus gammarus)

    Parce qu’il a été découvert au début du XXe siècle en grande quantité au large de la commune bretonne de Loguivy-de-la-Mer et du fait de sa couleur naturelle, le homard européen porte aussi le nom de « Bleu de Loguivy ». Ce crustacé effectue pour trouver des partenaires sexuels des migrations encore mal connues. Les femelles portent leurs œufs onze mois durant avant leur éclosion, puis les larves planctoniques se fixent au bout de trois semaines sur le fond marin.

    Passés deux ans, les jeunes homards qui ne mesurent que 15 mm optent pour des crevasses en zone rocheuse. Ils deviennent des adultes reproducteurs à 4 ans et mesurent alors de 25 à 50 cm. Leur croissance s’effectue par mues successives : la carapace chitineuse se rompt et libère l’animal. Celui-ci se gonfle ensuite d’eau et gagne une taille supérieure et ainsi de suite. Ce phénomène ne laisse pas de traces sur l’animal, ce qui rend difficile l’évaluation de son âge. Néanmoins, les observations faites en élevage ou lors des campagnes de marquage d’animaux en milieu naturel permettent d’estimer l’âge des plus grands animaux à 50 ans et plus.

    Poisson : 150 ans pour l’hoplostèthe orange (Hoplostethus atlanticus)

    Hoplostethus atlanticus est appelé « poisson-montre » du fait de sa tête ronde et des canaux muqueux qui irradient de son œil rappelant les rouages d’une montre. L’animal habite les océans du Globe à des profondeurs comprises entre 900 et 1.800 mètres, notamment dans les canyons sous-marins.

    L'hoplostèthe orange a surtout été exploité dans les années 1970, en particulier en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il était alors commercialisé sous le nom d'« empereur ». Les stocks de l'époque ont déjà été décimés et ceux de substitution récemment découverts s'épuisent rapidement. © Pengo, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

    L’hoplostèthe orange a surtout été exploité dans les années 1970, en particulier en Nouvelle-Zélande et en Australie. Il était alors commercialisé sous le nom d’« empereur ». Les stocks de l’époque ont déjà été décimés et ceux de substitution récemment découverts s’épuisent rapidement. © Pengo, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

    Lors de la reproduction, il forme de grandes agrégations durant lesquelles les mâles et les femelles libèrent leurs gamètes. Les œufs fécondés, puis les larves développées, remontent à environ 200 mètres de profondeur. Les alevins redescendent ensuite dans des eaux plus profondes à mesure qu’ils grandissent. L’espèce n’atteint sa maturité sexuelle qu’entre 20 et 30 ans, ce qui pourrait s’expliquer par un taux de prédation faible et la rareté des proies dans les abysses. Les adultes peuvent mesurer 75 cm de long pour un poids de 7 kg et l’âge du plus vieux spécimen connu, déterminé par radiation radiométrique des isotopes des concrétions minérales de ses oreilles internes, serait de 149 ans.

    Échinoderme : 200 ans pour l’oursin rouge géant (Astropyga radiata)

    Assez commun dans l’océan Indien et dans une partie de l’océan Pacifique, cet échinoderme doit son appellation à sa couleur et à sa taille pouvant atteindre près de 20 cm de diamètre, la plus grande connue parmi les espèces d’oursins. Les œufs sont fécondés en pleine eau, puis les larves se fixent après quelques semaines. Par 30 mètres de fond, les juvéniles attendent la nuit pour se nourrir, mais les adultes sont visibles le jour dans les herbiers et les étendues sableuses des lagons. Certaines des épines de l’espèce mesurent plus de 5 cm et les plus courtes sont venimeuses, mais sans danger pour l’Homme. L’oursin rouge géant est notamment capable de les régénérer en cas de cassure. S’il peut vivre une trentaine d’années, certains individus ont également atteint l’âge de 200 ans.

    Souvent rouge sombre, l'espèce d'oursin Astropyga radiata présente aussi des teintes de beige, orange, violet et noir. Ses épines regroupées laissent entrevoir des points bleus iridescents très lumineux. © Q. Phia, Wikimedia Commons, CC by-sa 2.0

    Souvent rouge sombre, l’espèce d’oursin Astropyga radiata présente aussi des teintes de beige, orange, violet et noir. Ses épines regroupées laissent entrevoir des points bleus iridescents très lumineux. © Q. Phia, Wikimedia Commons, CC by-sa 2.0

    Mammifère : 200 ans pour baleine boréale (Balaena mysticetus)

    Vivant dans les eaux arctiques, la baleine boréale est un cétacé mesurant jusqu’à 20 mètres pour un poids d’une centaine de tonnes. Sa longévité a été estimée à plus de 200 ans grâce à des cicatrices laissées par d’anciennes blessures. Cette longévité exceptionnelle pourrait s’expliquer par certains gènes. Par exemple, l’analyse du génome de la baleine montre des mutations uniques dans le gène ERCC1 impliqué dans la réparation de l’ADN endommagé. Un autre gène, appelé PCNA et associé à la croissance cellulaire et à la réparation de l’ADN, contient une section d’ADN dupliquée. Cette duplication pourrait ralentir le vieillissement du cétacé.

    Requin : 400 ans pour le requin du Groenland (Somniosus microcephalus)

    Ce requin gris, plutôt dodu, mesurant cinq mètres, vit dans les eaux de l’océan arctique et serait le champion de la longévité chez les vertébrés. Sa croissance est estimée à environ 1 cm par an.

    Dans un article paru dans Science, une équipe internationale de chercheurs décrit comment ils ont réussi à mesurer l’âge de 28 requins du Groenland. Ces animaux ont été récupérés accidentellement dans des filets de pêche entre 2010 et 2013 et mesuraient entre 81 et 502 cm. Les chercheurs ont utilisé la datation au carbone-14 et tenu compte du fait que des essais nucléaires atmosphériques ont entraîné un pic dans l’alimentation marine dans les années 1960. Les résultats ont révélé que le plus grand requin, une femelle de plus de cinq mètres de long, avait environ 392 ans, avec une marge d’erreur de plus ou moins 120 ans. La maturité sexuelle des femelles est atteinte lorsqu’elles mesurent une taille de l’ordre de quatre mètres, soit à l’âge de 150 ans environ.

    D’après une recherche parue en août 2016, le requin du Groenland serait le vertébré qui vivrait le plus longtemps. © Julius Nielsen, University of Copenhagen

    D’après une recherche parue en août 2016, le requin du Groenland serait le vertébré qui vivrait le plus longtemps. © Julius Nielsen, University of Copenhagen

    Cnidaire : l’immortalité (théorique) pour la méduse Turritopsis nutricula

    Petite en taille, mais longue en espérance de vie. La méduse Turritopsis nutricula ne mesure en effet que 5 mm de diamètre, mais pourrait vivre ad vitam æternam. Originaire de la mer des Caraïbes, l’espèce est de nos jours très répandue.

    Grâce à un processus cellulaire particulier appelé transdifférenciation, l’animal est capable de stopper son vieillissement et même de rajeunir. Ce qui en fait un exceptionnel sujet d’études pour les biologistes et les généticiens et un sujet d’intérêt pour certains groupes pharmaceutiques qui envisagent déjà la production d’une crème rajeunissante contenant l’ADN de Turritopsis.

    « C’est comme si un papillon était capable de retourner en arrière au stade de chenille », explique Stefano Piraino, professeur à l’université du Salento, en Italie, et l’un des auteurs du premier article scientifique sur le sujet, disponible sur le site de The Biological Bulletin.

    La découverte de l’extraordinaire faculté biologique s’est faite par hasard : quel ne fut pas l’étonnement d’un étudiant qui avait oublié une méduse sur son plan de travail tout un weekend, de retrouver la semaine suivante l’individu sous la forme d’un polype ? Autrement dit, la méduse s’était métamorphosée en un stade antérieur à celui de sa vie adulte. Pour les scientifiques, le cycle biologique diffère dans le sens où un adulte libère ses gamètes qui, fécondés, donnent des œufs, puis des larves. Elles se posent sur le fond marin pour devenir des polypes qui eux-mêmes se transformeront en une nouvelle génération de méduses. C’est alors qu’au lieu de mourir, le parent de la nouvelle colonie, dans un but de multiplication, « rajeunit » lui aussi sur le fond marin en polype.

    Il bourgeonne par la suite et produit ainsi une nouvelle colonie de… clones de lui-même. Si elle est en apparence biologiquement immortelle, l’espèce reste pour autant vulnérable aux maladies, à la prédation, à la pollution ou encore aux traumatismes parmi différentes causes possibles de mortalité.

      Au lieu de mourir, la méduse Turritopsis nutricula rajeunit en polype. © muzina shanghai, Flickr CC by-nc-sa 2.0

      Au lieu de mourir, la méduse Turritopsis nutricula rajeunit en polype. © muzina shanghai, Flickr CC by-nc-sa 2.0

      Mollusque bivalve : 500 ans et plus pour la cyprine (Arctica islandica)

      La « praire d’Islande » vit, comme son deuxième nom l’indique, dans les profondeurs marines de l’île de l’Atlantique nord. Des spécimens pêchés et maintenus en captivité ont été estimés être âgés de plus de 400 ans, selon une étude sclérochronologique, une technique basée sur le nombre de stries de croissance de la coquille. Les œufs et les larves sont planctoniques et dérivent avec les courants. Puis les larves se métamorphosent en juvéniles qui se déposent alors sur les fonds marins, parfois à 500 mètres de profondeur. La croissance de l’animal est très lente avec une taille de 49 mm à l’âge de 7 ans. La maturité sexuelle serait en moyenne atteinte vers la douzième année d’existence. Un individu, mort en cours d’analyse, affichait même l’âge record de 507 ans. Le mollusque Ming, l’animal le plus vieux du monde, a été appelé ainsi en référence à la dynastie chinoise qui régnait à sa naissance. Il reste impossible de savoir combien de temps l’animal aurait pu encore vivre en milieu naturel.

      http://www.futura-sciences.com

      Les poissons fuient le pétrole, selon une étude


      Les poissons ont un odorat un peu comme la nôtre. Si bien que quand ils sentent une odeur suspecte comme un déversement de pétrole, ils prennent la fuite.
      Nuage

       

      Les poissons fuient le pétrole, selon une étude

       

      Une truite arc-en-ciel

      Une truite arc-en-ciel Photo : iStock

      Les poissons fuient les cours d’eau pollués, selon une récente étude de l’Université de l’Alberta. C’est une bonne nouvelle pour les chercheurs qui, jusqu’à présent, connaissaient mal le comportement des poissons en cas de pollution accrue, comme dans le cas d’un déversement de pétrole.

      Un texte de Camille Martel

      Étonnamment, c’est grâce à leur flair que les poissons évitent la pollution.

      « Leur odorat fonctionne comme le nôtre et c’est une très bonne chose », dit Keith Tierney, toxicologue à l’Université de l’Alberta et auteur principal de cette nouvelle étude parue en mai dans la revue Environmental Science & Technology.

      Dès qu’ils sentent le danger, ils prennent la fuite! Keith Tierney, toxicologue à l’Université de l’Alberta

      Le chercheur explique qu’on peut comparer cela à quelqu’un qui sent de la fumée :

      « Dès que notre cerveau reçoit ce signal, une lumière rouge s’allume, et c’est pareil pour les poissons qui sentent une modification de l’environnement aquatique. »

      Keith Tierney a mené son étude sur des truites arc-en-ciel, qui figurent parmi les poissons les plus communs en Amérique du Nord.

      « On peut étendre les résultats de notre étude à plusieurs espèces de poissons, puisque le système olfactif est similaire pour de nombreuses espèces », mentionne le chercheur.

       

      C’est une nouveauté dans le milieu scientifique, souligne Keith Tierney, parce qu’il est difficile de prévenir le comportement des poissons. Les chercheurs ignorent quel niveau exact de toxicité fait fuir les poissons, mais ils le situent entre 1 % et 10 %.

      L’étude a aussi montré que l’olfaction des poissons est touchée lorsqu’ils sont coincés dans un cours d’eau pollué. Or, dès qu’ils arrivent à s’en échapper, leur odorat revient.

      « C’est comme pour nous, les neurones olfactifs sont ceux qui se régénèrent le plus rapidement. »

      Malgré tout, bien des questions restent sans réponse pour les chercheurs. Les effets de l’exposition à long terme aux contaminants de la région des sables bitumineux en Alberta, ainsi que les conséquences de leur exploitation sur la vie aquatique, demeurent méconnus.

      http://ici.radio-canada.ca

      Les espèces envahissantes attirées par la richesse des côtes


      Des espèces animales ou végétales envahissantes partout dans le monde et qui a des impacts négatifs à l’écosystème des régions. L’être humain en est le plus grand responsable inconsciemment ou non, soit par le transport, l’importation, etc.
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      Les espèces envahissantes attirées par la richesse des côtes

       

      La côte californienne, le nord de l'Australie, l'Europe,... (Photo archives AFP)

      La côte californienne, le nord de l’Australie, l’Europe, notamment la France pour les amphibiens et l’Allemagne pour les araignées (sur la photo), voient l’arrivée de nombreuses espèces importées.

      PHOTO ARCHIVES AFP

       

      MARLOWE HOOD
      Agence France-Presse
      Paris

      Pythons en Floride ou rats à Hawaï… Les espèces envahissantes, qui bouleversent les écosystèmes, se développent d’abord dans les zones à forte concentration humaine, en particulier les îles, les régions côtières et les régions les plus riches, révèle une étude parue lundi.

      Selon ce tout premier recensement mondial, les principales concentrations d’espèces envahissantes se trouvent à Hawaï, dans l’ile du nord de la Nouvelle-Zélande et dans les petites îles de la Sonde en Indonésie.

      L’archipel hawaïen accueille un très grand nombre d’espèces intrusives longtemps inconnues: rats, porcs sauvages... Au milieu du Pacifique, les plantes locales y sont évincées par le morella faya, un arbuste à croissance rapide de Macaronésie, et les moustiques, arrivés au 19e siècle, ont décimé la moitié des oiseaux tropicaux endémiques.

      La Floride est la région continentale la plus menacée au monde par des centaines d’espèces importées: silures grenouilles (poisson prédateur capable de résister des heures hors de l’eau), iguanes géants, pythons ou escargots géants africains vecteurs de parasites pouvant transmettre la méningite.

      La côte californienne, le nord de l’Australie, l’Europe (notamment la France pour les amphibiens, l’Allemagne pour les araignées, le Royaume-Uni pour certaines plantes, l’Italie pour les poissons d’eau douce) ne sont pas en reste.

      Dans les bateaux

      La carte mondiale produite par les chercheurs de l’université de Durham (Royaume-Uni), met nettement en évidence le rôle de l’Homme dans cette prolifération.

      «Nous montrons que les régions à forte densité de population, et aussi les régions plus riches, ont plus d’espèces intrusives», indique à l’AFP le biologiste Wayne Dawson, auteur principal de cette étude parue dans Nature Ecology and Evolution.

      Tous ces nouveaux venus ne sont pas nocifs. Mais ceux qui le sont contribuent largement au déclin de la vie sauvage actuellement en cours dans le monde.

      Par exemple, les forêts de l’île de Guam sont aujourd’hui réduites au silence, après avoir en 50 ans perdu leurs oiseaux, dévorés par un serpent nocturne, boiga irregularis, dit le «serpent brun arboricole».

      La carpe asiatique désormais domine les rivières américaines, et l’écureuil gris d’Amérique du Nord a remplacé le petit roux dans les parcs londoniens.

      La plupart de ces espèces arrivent sur leurs nouveaux territoires en profitant des déplacements humains.

      Parfois c’est à dessein.

      Ainsi des propriétaires terriens à Hawaï ont à une certaine époque importé des mangoustes pour lutter contre les rats infestant les champs de canne à sucre. Sauf que les rats sont des animaux nocturnes, et ils ont continué à prospérer, tandis que les diurnes mangoustes se sont rabattues sur les oiseaux locaux.

      Plus souvent, les espèces envahissantes empruntent les cales des cargos.

      Comme le frelon asiatique, arrivé en Europe il y a une douzaine d’années dans une cargaison de poteries chinoises.

      Les eaux de ballast destinées à équilibrer les bateaux lors du chargement et du déchargement du fret, sont aussi un vecteur important pour les passagers clandestins, poissons mais également bactéries et virus.

      Adoptée en 2004, une Convention internationale doit finalement entrer en vigueur en septembre, qui imposera aux gros navires de traiter leurs eaux de ballast.

      «Nous sommes vraisemblablement en train de créer une nouvelle Pangée», le supercontinent unique qui, il y a 335 millions d’années, connectait toutes les terres, estime M. Dawson.

      «Les conséquences sont importantes: la création de communautés d’espèces nouvelles, avec des mélanges issus de partout dans le monde, des écosystèmes altérés, et l’extinction de certaines espèces».

      Les impacts financiers ne sont pas négligeables. Selon une étude française publiée en 2016, les insectes envahissants font à eux seuls chaque année au moins 69 milliards d’euros (105 milliards canadiens) de dégâts dans le monde (dommages aux biens et services, en matière de santé, pertes agricoles…), un chiffre largement sous-estimé, selon les chercheurs.

      http://www.lapresse.ca/