Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas


 

Je crois que cet été, le réchauffement climatique a fait la une des médias presque tous les jours. On en parle beaucoup surtout avec ces chaleurs intenses vécu à plusieurs endroits. Il faut en parler, car il est en effet trop tard pour stopper ce réchauffement, mais trouver des solutions que cela soit plus supportable, et protéger les animaux ainsi que les insectes pollinisateurs, le corail etc
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Vous trouvez qu’on en fait trop sur les vagues de chaleur? Vous ne devriez pas

 

 

L'arrosage d'un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

L’arrosage d’un terrain près de Gampelen en Suisse, le 27 juillet 2018 | FABRICE COFFRINI / AFP

La menace de la destruction de la terre n’est pas nouvelle, mais sa rapidité si.

Cet été 2018 aura été marqué par des phénomènes climatiques extrêmes: le cercle polaire s’est embrasé; plus au sud, au Québec, au Japon et en Europe des milliers de personnes ont fait face à la sécheresse, aux mauvaises récoltes et parfois même à la mort.

Et ce ne serait qu’un prélude à un réchauffement généralisé et à une multiplication des vagues de chaleur telles qu’on vient de les connaître (voire pire). Les morts de la chaleur risquent d’être plus nombreux et les sécheresses plus sévères, conduisant à des pénuries alimentaires.

Une situation urgente

Dans les colonnes de The Independant, l’écrivain irlandais Richard Seymour estime que même si les épisodes caniculaires sont un des marroniers médiatiques de l’été, «le ton apocalyptique employé pour en parler est encore trop doux. Particulièrement quand l’espèce humaine est en danger d’extinction».

Et Seymour de lister les signaux d’alarme qui devraient nous inquiéter quant à notre prochaine disparition.

Comme la destruction de la barrière de corail qui, couplée à l’accélération de l’acidification des océans et leurs réchauffements représente une menace pour l’air que nous respirons.

Comme la mort des abeilles, dont la population est en plein tourment. Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique est susceptible de causer une mort rapide de ces insectes. Sans leur pollinisation, 70% des cultures qui nourrissent 90% de la planète seraient impossibles.

Comme l’extinction des espèces. Près de 23 250 espèces sont aujourd’hui menacées. L’extinction de masse n’est pas nouvelle mais la vitesse à laquelle elle se produit l’est.

Comme, aussi, la disparition du continent Arctique. Il se pourrait que d’ici 2040, toute la glace en ait définitivement fondu, entraînant la disparition d’autres espèces. Et une baisse de la réflexion des radiations du soleil par la Terre, qui en absorbera plus et se réchauffera donc encore plus.

Reconnaître la situation tout en refusant ses conséquences

Le problème est présent, nous en sommes conscients, estime Seymour. Néanmoins, nous devons faire face à un obstacle, celui que le sociologue Stanley Cohen a nommé «Implicatory denial», c’est à dire le fait de reconnaître un problème mais d’en nier les conséquences. C’est bien plus insidieux, particulièrement au niveau des politiques à mettre en place. Le déni des politiciens est facile à comprendre. L’économie toute entière pourrait être submergée par la remise en cause du capitalisme fossilebasé sur les révolutions industrielles. Car la transition écologique nécessiterait une mobilisation collective équivalente à une guerre mondiale.

http://www.slate.fr/

La Suède éteint ses feux de forêt… à l’aides de bombes !


Je ne sais pas trop, enfin si cela permet de faire moins de dégâts qu’un incendie de forêt, cela montre un aspect positif de l’utilisation des bombes
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La Suède éteint ses feux de forêt… à l’aides de bombes !

 

Capture vidéo : Youtube

par Yohan Demeure

En proie à une vague de chaleur intense, la Suède est actuellement impactée par de nombreux incendies de forêt dont une partie des foyers se trouvent dans des lieux plutôt difficiles d’accès. La Suède, peu habituée à ce genre de catastrophe et manquant d’équipements a finalement eu recours à la bombe à guidage laser.

Depuis maintenant plus de deux semaines, le feu ravage la forêt en Suède sur plus de 30.000 hectares et l’on compte près d’une quarantaine de foyers. Il y a quelques jours, certains pays européens ont proposé leur aide, dont la France qui a envoyé des pompiers en renfort. Alors que le nombre de foyers commence à réduire grâce aux efforts effectués, il faut savoir que la Suède a tout de même utilisé un moyen peu orthodoxe pour éteindre certains feux : la bombe.

Dans la région d’Alvdalen (centre de la Suède), certains de ces foyers se trouvaient près d’un champ de tir de l’armée, une zone interdite en raison des exercices qui y sont menés et de la présence de munitions non explosées. L’usage d’obus et de bombes larguées par hélicoptère avait pour but de prévenir le déploiement des pompiers et assurer leur progression.

Bien que ce moyen de lutte a permis dans un premier temps de contenir le feu, de nombreux foyers étaient encore hors de contrôle et l’armée de l’air suédoise a tenté une nouvelle technique. Ainsi, deux chasseurs suédois Saab JAS 39 Gripense sont envolés à 3000 mètres d’altitude et l’un d’entre eux a largué une bombe à guidage laser de type GBU-49 directement sur un des foyers d’incendie qui se trouvait sur le champ de tir.

Bombe GBU-49

L’armée de l’air a utilisé une bombe GBU-49 dotée d’un kit de guidage Enhanced Paveway II
Crédits : bredow-web.de

Selon les responsables de l’opération qui a été menée avec succès, le souffle de l’explosion a permis d’éteindre le feu sur une centaine de mètres autour de la zone d’impact de la bombe.

 

https://sciencepost.fr/

Des records de chaleur dans tout l’hémisphère nord


Oui, il fait chaud, et cette année, ce que je remarque est que la chaleur est présente pendant des jours et des jours’ puis une petite pause et les fortes chaleurs reviennent  Beaucoup de pays dans l’hémisphère Nord ont connu aussi des chaleurs intenses et on même battu des records.
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Des records de chaleur dans tout l’hémisphère nord

 

GETTY IMAGES

Cercle polaire, Japon, Etats-Unis, Afrique… La vague de chaleur exceptionnelle qui étouffe l’hémisphère nord depuis plusieurs semaines a affolé le mercure, qui a atteint des records par endroits en Norvège, en Algérie ou en Russie.

« 2018 s’annonce comme l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées, avec des températures record dans de nombreux pays. Ce n’est pas une surprise », a commenté la secrétaire générale adjointe de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) Elena Manaenkova.

Ces canicules sont « cohérentes avec les effets attendus du changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas un scénario futur. Ca se produit maintenant », a-t-elle insisté.

Plus de 30°C au cercle polaire

La situation est particulièrement exceptionnelle en Europe du Nord, où le thermomètre a dépassé les 30°C au niveau du cercle polaire arctique.

Des records absolus de température ont ainsi été battus en Norvège avec 33,7°C le 18 juillet à Drag ou encore 33°C le 19 juillet à Lakselv, soit plus de 15°C au-dessus des normales, selon l’institut météorologique norvégien.

Autre record, cette fois la nuit, à Makkaur, sur les bords de la mer de Barents, où le 18 juillet le mercure n’est pas descendu sous les 25,2°C, selon l’OMM.

Record battu également près du cercle polaire à Kvikkjokk en Suède avec 32,5°C le 17 juillet ou en Laponie finlandaise avec 33,4°C à Utsjoki Kevo le 18 juillet, selon Météo-France.

En Sibérie, le mercure a également atteint des sommets avec 37,2°C à Tompo le 9 juillet ou 35,5°C à Vanavara le 26 juin, selon l’Agence nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (NOAA).

D’autres parties de l’Europe, Irlande, Grande-Bretagne ou France, font également face à des vagues de chaleur, qui n’entraînent pas nécessairement de records à ce stade.

Plus au sud, l’Espagne, l’Italie, la Grèce ou la Turquie connaissent à l’inverse des températures inférieures à la normale, selon l’OMM.

41,1°C au Japon

Au Japon, où la canicule a fait plusieurs dizaines de morts, le record national de chaleur a été battu le 23 juillet à Kamagaya, avec 41,1°C, selon des données officielles. Le même jour, les 40°C étaient pour la première fois dépassés dans une localité de la zone métropolitaine de Tokyo.

Record africain ?

L’Algérie a enregistré 51,3°C le 5 juillet à Ouargla, dans le Sahara, probablement la température « la plus élevée jamais relevée en Algérie par des instruments fiables », indique l’OMM.

Selon Météo-France, il s’agit en fait du record « pour l’ensemble du continent (…) depuis qu’on dispose de relevés fiables ».

Mais si l’OMM reconnaît que la fiabilité des relevés en Afrique pendant la période coloniale « a été remise en question », elle considère toujours les 55°C enregistrés en 1931 à Kébili, en Tunisie, comme le record africain.

Le Maroc a également enregistré un maximum national le 3 juillet à Bouarfa, avec 43,4°C, selon l’OMM.

D’autre part, au Moyen-Orient, sur la côte du sultanat d’Oman, à Quriyat, le mercure n’est pas descendu en dessous de 42,6°C le 28 juin, y compris la nuit, ce qui pourrait être la plus haute température minimale jamais enregistrée, selon l’OMM.

52°C dans la Vallée de la mort

Certaines parties des Etats-Unis ont également subi une vague de chaleur importante, en particulier en Californie.

Selon l’OMM, des records ont été battus le 6 juillet à Chino (48,9°C) et Burbank (45,6°C), ou le 7 juillet à Van Nuys (47,2°C).

Le 8 juillet, la station de Furnace Creek, dans la Vallée de la mort, a mesuré 52°C. Une température inférieure aux 56,7°C du 10 juillet 1913, officiellement le record historique mondial mais qui est contesté par certains experts.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce ne sont pas les températures extrêmes qui tuent


Les villes avec leur béton et leurs bâtiments, les vagues de chaleur sont pires qu’avant. Nos villes attirent la chaleur, et même la nuit nous sommes incapable de refroidir. Beaucoup sont mort ou ont été hospitalisé faute de fraicheur un peu partout à travers le monde. C’est surtout des personnes seules, ou malades et pauvres qui sont les plus à risques.
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Ce ne sont pas les températures extrêmes qui tuent

 

Les personnes âgées souffrent toujours plus pendant la canicule. | Harnel Hasanovic via Unsplash License by

Les personnes âgées souffrent toujours plus pendant la canicule. | Harnel Hasanovic via Unsplash License by

Repéré par Nina Pareja

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Vox

Le risque dépend plutôt de l’environnement dans lequel vous évoluez et de sa capacité de refroidissement.

Au Japon, ces deux dernières semaines, la canicule a conduit au décès de quatre-vingts personnes et à l’hospitalisation de 35.000 autres. Dans la ville de Kumagaya, au nord de Tokyo, le record national de température a été pulvérisé en début de semaine avec un thermomètre affichant 41,1°C. La barre des 40°C a été légèrement franchie à Tokyo et la canicule devrait se prolonger jusqu’à début août.

Ailleurs dans le monde, les températures sont au plus haut. 2018 devrait devenir la quatrième année la plus chaude de l’histoire. Aux États-Unis, l’été est loin d’être terminé mais neuf records de température ont déjà été battus et dix égalés. Le 6 juillet, il faisait 48°C à Chino en Californie. Dans un village à Oman, au Moyen-Orient, il a fait 42°C pendant cinquante-et-une heures consécutives. En Australie, les températures ont dépassé les 24°C alors que c’est le milieu de l’hiver.

On souffre plus en ville

Souvent, les vagues de chaleur sont plus fortes dans les zones urbaines denses. Le bitume, le béton, l’acier et le verre combinés à l’été peuvent créer des îlots de chaleur à même de provoquer des différences de ressenti d’une dizaine de degrés.

De couleur sombre, les sols absorbent entre 80% et 95% des rayons du soleil: c’est comme quand on porte un t-shirt noir, on a plus chaud. Quand il fait 40°C à Los Angeles, au-dessus des routes, il peut parfois faire 60°C. Face à cela, la ville californienne a décidé de recouvrir ses rues d’un revêtement blanc, appelé CoolSeal, ce qui permettrait de réduire la température ressentie de 5 à 7°C.

Dans les zones urbaines, les températures élevées peuvent accélérer la formation de polluants comme l’ozone, ce qui est suceptible d’enflammer les poumons. Et puisque la chaleur est relâchée par le béton la nuit, les températures ne diminuent pas suffisamment et il est impossible de se refroidir. D’autant plus que les changements climatiques induisent des nuits qui se réchauffent plus vite.

Par ailleurs, nous ne sommes pas toutes et tous habitués de la même façon aux températures élevées. Si le thermomètre affiche 40°C à Phoenix en Arizona, cela n’a rien d’exceptionnel, mais quelque 32°C à Portland dans l’Oregon peut envoyer du monde à l’hôpital.

Impossibilité de se refroidir

Sans climatisation, les maisons peuvent surchauffer et mettre leurs habitants et habitantes face à des risques plus élevés de crise cardiaque, quand le corps atteint une température interne de 40°C. En période de chaleur, les personnes souffrant de problèmes cardiovasculaires ou de pression artérielle souffrent plus car leurs médicaments ont souvent un effet déshydratant.

Au Japon comme au Canada, les individus hospitalisés à cause de la chaleur sont ceux dont la santé était déjà fragile ou qui ne parviennent pas à se refroidir. Selon la radio publique américaine NPR, la plupart des soixante-dix cas de décès au Canada sont des personnes âgées vivant seules dans leur appartement sans climatisation et présentant des problèmes cardiaques. Même constat au Japon.

David Kaiser, qui travaille pour le département de santé canadien, a confirmé à la radio que la grande majorité des gens emmenés à l’hôpital avaient plus de 60 ans, la plupart entre 65 et 85. 60% étaient des hommes, en grande partie sous traitement médical.

Au Pakistan, la vague de chaleur a été mortelle à Karachi, faisant soixante-cinq morts. Mais pour expliquer ce nombre, il faut prendre en compte l’énorme panne de courant survenue quelques jours plus tôt. Comme en 2015 où 1.300 personnes avaient trouvé la mort, ce sont les plus âgées et les plus pauvres qui sont touchées. Au Japon également, de nombreuses inondations ont endommagé le courant de dizaines de milliers d’habitations la semaine précédant la vague de chaleur.

http://www.slate.fr/

Attention, certains médicaments deviennent dangereux avec la chaleur !


Quand il fait très chaud, il est important de bien suivre les conditions de conservations des médicaments. En cas de doute le pharmacien peut vous conseiller ou le médecin voir une alternative ou un arrêt temporaire d’un traitement. Attention, ne jamais arrêter un traitement sans l’avis du médecin
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Attention, certains médicaments deviennent dangereux avec la chaleur !

 

Attention, certains médicaments deviennent dangereux avec la chaleur !

Le 18 juillet 2018.

Si vous devez suivre des traitements médicamenteux pendant les vacances, pensez à bien vous renseigner sur leurs effets. Certains peuvent déshydrater ou amplifier les effets de la chaleur.

Respecter les conditions de conservation

Chaleur et médicaments ne font pas toujours bon ménage. C’est pourquoi l’Agence nationale de Sécurité du médicament (ANSM) a tenu à publier quelques conseils pratiques pour éviter d’éventuels effets secondaires indésirables.

« En cas de vague de chaleur, certains médicaments sont susceptibles d’aggraver un syndrome d’épuisement-déshydratation ou un coup de chaleur », note l’agence.

S’il fait chaud, ne prenez pas l’initiative d’arrêter « votre traitement sans demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien » mais pensez bien à « respectez les conditions de conservation indiquées dans la notice et évitez d’exposer vos médicaments directement au soleil ».

Parmi les médicaments qui peuvent provoquer des troubles de l’hydratation, on trouve les diurétiques. Ces médicaments augmentent la sécrétion rénale de sodium, ce qui accroit le volume des urines.

Faire le point avec son pharmacien

Certains médicaments peuvent altérer la fonction rénale. C’est le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’aspirine ou l’ibuprophène, mais également de certains antibiotiques (notamment les sulfamides), d’antiviraux (notamment l’indinavir) et de certains antidiabétiques. Si vous devez en prendre et qu’il fait très chaud, pensez à vous rendre chez votre pharmacien pour qu’il vous conseille.

Il faudra être également prudent avec les lecteurs de glycémie car « l’exposition des bandelettes (ou électrodes), des solutions de contrôle et des lecteurs directement au soleil, à des températures élevées, à de fortes variations de températures ou à une atmosphère humide peut avoir une incidence sur leur bon fonctionnement », ajoute l’ANSM.

Enfin, soyez vigilant avec les traitements que vous devez vous appliquer sur la peau comme les solutions contre l’acné, des antiseptiques locaux ou des antimycosiques.

Marine Rondot

https://www.passeportsante.

Rester au frais : un défi de plus en plus important sur la planète


Je ne sais pas s’il y a eu d’autres victimes de la chaleur dans mon coin du monde, mais les derniers que j’avais lu était de 70 morts dus à la chaleur au Québec. Imaginez un peu ceux qui vivent dans des bidonvilles, ou rurale n’ayant pas toujours accès à l’électricité, font cuire avec les changements climatiques. Il faut penser aussi aux médicaments qui ne tolère pas non plus des chaleurs intenses, les pécheurs n’ayant ne pouvant suivre la ligne de froid font perdre beaucoup .. etc.
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Rester au frais : un défi de plus en plus important sur la planète

 

Des garçons indiens se baignent dans un lac.

Des petits Indiens se rafraîchissent lors d’une canicule à New Delhi en juin 2017. La température a monté à 45 degrés Celsius pendant cette période. Photo : AFP/Getty Images/MONEY SHARMA

Plus d’un milliard de personnes dans le monde sont menacées par le manque de climatisation et de réfrigération, selon un rapport dévoilé lundi. Elles en ont besoin pour se maintenir au frais ainsi que pour préserver leur nourriture et leurs médicaments, car le réchauffement climatique fait monter les températures.

RADIO-CANADA AVEC CBC NEWS

La demande accrue en électricité pour les réfrigérateurs, les ventilateurs et les autres appareils amplifiera les changements climatiques induits par l’être humain, à moins que les producteurs d’électricité ne passent des énergies fossiles à des énergies plus propres, montre le rapport de l’organisation sans but lucratif Sustainable Energy for All (SEforALL).

Environ 1,1 milliard de personnes en Asie, en Afrique et en Amérique latine, dont 470 millions dans les zones rurales et 630 millions dans des bidonvilles, sont à risque parmi les quelque 7,6 milliards d’humains sur Terre, note le rapport d’Énergie durable pour tous.

« Le rafraîchissement devient de plus en plus important avec le changement climatique », a déclaré à l’agence Reuters Rachel Kyte, chef du groupe et représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour l’énergie durable pour tous.

Des solutions simples qui peuvent aider

Selon une enquête menée dans 52 pays, les plus menacés sont l’Inde, la Chine, le Mozambique, le Soudan, le Nigeria, le Brésil, le Pakistan, l’Indonésie et le Bangladesh.

« Nous devons fournir un refroidissement de manière très efficace », a ajouté Mme Kyte.

Les entreprises pourraient développer de grands marchés, par exemple en produisant des climatiseurs économiques à haut rendement afin de les vendre aux classes moyennes en croissance dans les pays tropicaux.

Des solutions plus simples aideraient aussi, comme peindre des toits en blanc pour refléter la lumière du soleil ou redessiner les bâtiments pour permettre à la chaleur de s’en échapper.

38 000 décès de plus par an

L’Organisation mondiale de la santé affirme que le stress thermique lié au changement climatique causera probablement 38 000 morts de plus par an dans le monde entre 2030 et 2050.

Lors d’une vague de chaleur en mai dernier, plus de 60 personnes sont mortes à Karachi, au Pakistan, lorsque la chaleur a dépassé les 40 degrés Celsius.

Dans les régions reculées des pays tropicaux, de nombreuses personnes manquent d’électricité et les cliniques sont souvent incapables de stocker les vaccins ou les médicaments qui doivent être réfrigérés, selon le rapport. Dans les taudis des villes, l’approvisionnement en électricité est souvent intermittent.

De nombreux agriculteurs ou pêcheurs, quant à eux, n’ont pas accès à une « chaîne du froid » pour préserver et transporter les produits vers les marchés. Le poisson se gâte en quelques heures s’il est conservé à 30 degrés Celsius, mais reste frais pendant des jours lorsqu’il est refroidi.

La semaine dernière, une étude de l’Université de Birmingham en Grande-Bretagne a projeté que le nombre d’appareils de refroidissement pourrait quadrupler dans le monde d’ici 2050, passant à 14 milliards d’unités, ce qui entraînera une augmentation de la consommation d’énergie.

https://ici.radio-canada.ca

Vagues de chaleur : le cerveau aussi souffre-t-il ?


La vague chaleur affecte tout le monde. Entre autres, dormir sans climatisation à la canicule, même chez de jeunes étudiants en santé, il serait difficile de faire travailler notre cerveau
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Vagues de chaleur : le cerveau aussi souffre-t-il ?

 

weedezign/shutterstock.com

L’impact des vagues de chaleur sur la santé des enfants et des personnes âgées est bien documenté. Mais qu’en est-il chez les adultes en bonne santé ? Une équipe américaine a mené un travail chez des étudiants. Objectif, déterminer si la canicule – sans climatisation – affectait leurs capacités cognitives. La réponse est positive.

La chaleur nous ramollie-t-elle le cerveau ? Une équipe de la Harvard T.H. Chan School of Public Health a tenté de le déterminer en suivant 44 étudiants pendant 12 jours consécutifs de l’été 2016. Au cours de la période, des températures de saison mais raisonnables ont régné durant les 5 premiers jours, puis 5 jours de canicule ont suivi. Pendant les deux derniers jours, un rafraichissement de l’air a été observé.

Les étudiants, tous âgés d’une petite vingtaine d’années, et en bonne santé, dormaient soit dans des logements climatisés, pour 22 d’entre eux, soit sans air conditionné, pour les 20 restant. Les chercheurs ont équipé chaque chambre de thermomètres, de détecteurs de CO et d’humidité. Ils ont par ailleurs mesuré l’activité physique et les schémas de sommeil de tous les participants grâce à des dispositifs portables.

A chaque réveil, les étudiants ont répondu à deux tests cognitifs sur leurs smartphones. Dans le premier, ils devaient identifier la couleur de mots, évaluant ainsi la vitesse de leur réaction cérébrale notamment. Le second exercice était composé de simples questions arithmétiques, afin d’évaluer leur mémoire.

Des bâtiments inadaptés

Les résultats sont sans appel, les étudiants dormant sans climatisation ont obtenu de plus mauvais résultats que les autres. Précisément, la vitesse de leurs réponses s’est révélée réduite de 13,4% dans le premier test. Et leurs scores aux tests arithmétiques ont également été nettement moins bons. Dormir dans un air trop chaud rend donc moins rapide et moins efficace.

Un autre constat, encore plus intéressant, « la différence la plus importante dans les résultats aux tests entre les deux groupes a été observée pendant les deux derniers jours », notent les auteurs. Au moment pourtant où la température avait baissé.

Une explication possible, « dans les régions du monde (comme celle de Boston où ont été menés ces travaux ndlr) où les températures froides prédominent, les bâtiments sont construits pour garder la chaleur au maximum », expliquent les scientifiques. « Par conséquent, la température baisse difficilement après une canicule. »

  • Source : Harvard T.H. Chan School of Public Health, 10 juillet 2018
  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

 

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