De nouvelles malédictions apparaissent au fil des découvertes dans le tombeau de Toutânkhamon


L’Égypte est riche en découverte archéologique. Bien des trésors ont pu passer au travers des siècles, mais le pourront-ils encore pour des générations avenir ?
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De nouvelles malédictions apparaissent au fil des découvertes dans le tombeau de Toutânkhamon

Une scène du mur nord de la chambre funéraire de Toutânkhamon montre des taches brunes sur les peintures qui auraient pu apparaître au moment où la tombe, peinte à la hâte, a été scellée, emprisonnant ainsi l’humidité.

PHOTOGRAPHIE DE AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE J. PAUL GETTY TRUST

De Michelle Z. Donahue

Des tâches brunes à la poussière, les archéologues ont résolu certains des mystères qui entouraient le monument funéraire vieux de 3 300 ans… tout en découvrant de nouveaux.

Lorsque Howard Carter découvrit la tombe de Toutânkhamon en 1922, il entreprit une série de découvertes qui captivèrent l’imagination du monde entier et marqua le début d’une histoire d’amour durable entre le public et la célèbre chambre funéraire aux couleurs vives vieille de 3 300 ans, renfermant la dépouille de l’enfant roi, celle de sa mère et une multitude de trésors. Moins d’un siècle plus tard, une équipe de scientifiques a achevé le plus important examen du tombeau : un projet d’une dizaine d’années d’études minutieuses qui a permis de résoudre certains mystères mais qui a également soulevé de nouvelles questions sur le devenir de certains monuments antiques.

Un symposium organisé cette semaine à Louxor détaille les résultats globaux du projet, entrepris conjointement par le ministère égyptien des Antiquités et le Getty Conservation Institute, basé à Los Angeles. Les travaux menés sur le tombeau de 102 m², exécutés par une douzaine de personnes à la fois, ont commencé en 2009 et devaient à l’origine s’achever en 2014. Mais le projet a été retardé par les révolutions du printemps arabe en 2011 et les troubles qui ont suivi en Égypte en 2013.

« Tous ceux qui se rendent dans la Vallée des rois veulent se rendre au tombeau de Toutânkhamon », explique Neville Agnew, scientifique et restaurateur principal du projet Getty, chargé de la planification du projet. Une documentation détaillée, un diagnostic et un pronostic sur l’état du tombeau ont été nécessaires pour penser l’avenir du site : « Que se passera-t-il si nous ne faisons rien ? Nous nous sommes intéressés à tout le spectre des activités, passées, présentes et futures, et à la façon de les aborder de manière globale ».

DE MYSTÉRIEUSES TACHES BRUNES

Les taches brunes sont omniprésentes sur les peintures murales qui agrémentent le tombeau. Présentes lorsque Carter a découvert la chambre funéraire, et documentées de manière exhaustive sur des photographies de l’époque, ces « mystérieuses taches » ont longtemps été sources de curiosité et d’inquiétude. De quoi sont-elles exactement composées ? Et plus important encore, prolifèrent-elles ?

Une étude des taches a révélé de fortes concentrations d’acide malique, un sous-produit métabolique de certains champignons et bactéries, ce qui confirmait que les taches étaient d’origine microbienne. L’analyse ADN d’échantillons prélevés sur les murs du tombeau a révélé l’existence d’organismes modernes, notamment Bacillus et Kocuria, mais l’imagerie au microscope électronique des taches n’a révélé aucun reste des organismes d’origine qui les avait créées. Pour les chercheurs, comme Toutânkhamon est décédé subitement, la préparation de son tombeau a probablement été faite dans l’urgence, et les murs fraîchement enduits et peints auraient été encore suffisamment humides pour que des microbes se développent dans l’atmosphère sombre et chaude du tombeau, une fois celui-ci scellé. Les archéologues peuvent toutefois affirmer avec certitude que les taches ont arrêté de se développer il y a très longtemps – un fait confirmé par la comparaison de photographies prises immédiatement après l’ouverture du tombeau et les photos les plus récentes.

Comme ils sont considérés comme faisant partie intégrante de l’histoire du tombeau, ces mystérieuses taches ne seront ni peintes ni supprimées, explique Agnew. Il n’en n’a pas toujours été ainsi : lors de précédentes études, les taches avaient été échantillonnées et traitées avec des biocides, lorsque l’on pensait qu’elles pouvaient se propager.

UNE POUSSIÈRE OMNIPRÉSENTE

L’un des problèmes les plus épineux dans le tombeau est la présence constante de poussière. Fine et sèche, la poussière du désert déplacée par environ 500 à 1 000 visiteurs quotidiens s’accroche à toutes les surfaces du tombeau et devient encore plus tenace puisqu’elle absorbe l’humidité produite par la respiration humaine.

Les gardes avaient beau nettoyer le sarcophage recouvert de verre qui se trouve maintenant au centre de la chambre funéraire de Toutânkhamon, il n’existait aucun moyen d’enlever sans dommage les fins voiles de poussière qui s’accumulaient sur les peintures fragiles du tombeau.

Ainsi, alors que les restaurateurs réalisaient l’étude minutieuse et le nettoyage des peintures murales, ils ont également élaboré un plan à long terme pour s’attaquer au problème de la poussière en installant un système sophistiqué de filtration de l’air et de ventilation qui non seulement repousse le fléau poussiéreux hors de l’environnement du tombeau, mais empêche également l’accumulation excessive de particules. Le renouvellement d’air régulier a permis de stabiliser la température et le taux d’humidité à l’intérieur du tombeau, qui pouvaient auparavant énormément fluctuer.

C’est quand les conservateurs du tombeau ont entamé les travaux pour installer le système d’aération qu’ils ont découvert de nouveaux sorts placés pour protéger ses occupants. Parmi des tas de peluches et d’extraits de détritus, des bouts de papier demandant la bénédiction de Toutânkhamon ou d’autres au contraire promettant des punitions divines aux importuns.

DE FUTURS DANGERS

Bien que l’inspection la plus approfondie du tombeau de Toutânkhamon de l’histoire moderne soit terminée, son avenir reste encore incertain.

L’impact à long terme de la poussière reste un mystère. Constituée principalement de calcium, de magnésium, d’aluminium et de phosphore, on ignore comment la poussière peut interagir chimiquement avec les minéraux naturels contenus dans les peintures et les pigments des murs du tombeau sur une plus longue période.

Dimanche 26 novembre 1922, était pour Carter, « le jour le plus merveilleux que j'ai jamais …

Les inondations de plus en plus fréquentes liées au changement climatique sont une autre préoccupation et n’ont pas encore été prises en compte, toujours selon M. Agnew. Bien que le tombeau de Toutânkhamon soit à l’abri des inondations directes, il est fait de la même roche poreuse et argileuse que tous ses voisins de la Vallée des rois. Si les tombeaux adjacents sont inondés, de la vapeur d’eau pourrait s’infiltrer et « déchiqueter » les murs en plâtre et les peintures qui les recouvrent, explique Lori Wong, la principale conservatrice des peintures du projet Getty.

Le tourisme reste la plus grande menace immédiate pour le tombeau. Malgré l’existence d’une réplique de haute qualité et ultra détaillée à un kilomètre de distance, on ne sait pas si le gouvernement égyptien limitera finalement l’accès du public à la tombe originale (et réduira donc les revenus garantis). La France a constaté que le fait de limiter le nombre de visiteurs sur les sites d’art rupestre préhistoriques des grottes de Lascaux et Chauvet et de les rediriger vers des répliques n’avait pas altéré l’intérêt du public pour les monuments. Une réplique relativement récente à Lascaux a d’ailleurs attiré environ 260 000 visiteurs en 2017.

« Nous connaissons l’impact humain sur notre patrimoine », explique Pascal Terrasse, président du Grand projet du Pont d’Arc, une réplique de la grotte Chauvet qui attire plus de 2 000 visiteurs par jour. « Lorsque de nouvelles technologies se présentent pour mieux protéger le patrimoine, les gestionnaires des œuvres historiques doivent saisir cette opportunité. Nous avons réalisé la plus grande fausse grotte au monde grâce aux techniques numériques, ce qui nous a permis d’obtenir un rendu très réaliste. »

À tout le moins, Agnew espère que la somme des récents travaux de conservation dans le tombeau de Toutânkhamon permettra de mieux faire comprendre son importance à tous ceux qui le visiteront à l’avenir.

« Il convient de rappeler que la visite d’un tombeau doit être empreinte d’humilité et d’intérêt », conclut Agnew. « [Ce n’est pas] un spectacle ; [c’est] un tombeau royal, et nous devons l’approcher avec révérence. C’est une chose difficile à faire en cette ère de tourisme de masse. »

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Découverte de la chambre funéraire d’un noble inca au Pérou


Les archéologues ont mis à jour une chambre funéraire qui aurait été érigée par des Incas. D’après les objets trouvés, cette chambre aurait appartenu à un personnage important de l’époque
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Découverte de la chambre funéraire d’un noble inca au Pérou

 

Des archéologues péruviens ont découvert une chambre funéraire de l'époque des... (Photo STR, AFP)

PHOTO STR, AFP

 

Agence France-Presse
Lima

Des archéologues péruviens ont découvert une chambre funéraire de l’époque des Incas, où a été enterrée une personnalité faisant visiblement partie de l’élite, a indiqué vendredi un chercheur.

Ce vestige a été mis au jour sur le site archéologique Mata Indio, dans la province de Lambayeque (nord-ouest), a indiqué à l’agence de presse péruvienne Andina l’archéologue Luis Chero, qui dirige le musée Huaca Rajada-Sipan.

La chambre funéraire a « une architecture unique en son genre », selon lui, et l’indice qui montre l’importance du défunt est la présence d’un coquillage de Spondylus (un mollusque marin), offrande de prestige à l’époque inca (XIIe au XVIe siècle).

L’endroit avait déjà été visité par le passé, mais pas par des chercheurs, plutôt par des chercheurs de trésors.

« Ici il y a deux époques de  pillage, l’une dans la période coloniale où les autorités de l’époque accordaient des permis pour piller ou extraire les métaux, et qui fait qu’apparemment on s’est servi dans le balluchon funéraire ; et l’autre, qui remonte à 50 ans, où on a rouvert et démoli ce qui restait », a affirmé l’archéologue.

Malgré tout, les archéologues ont retrouvé quelques objets, comme des vases et cruches typiques des Incas, ainsi que des niches et une alcôve.

PHOTO STR, AFP

Ces découvertes « démontrent la majesté et l’importance du site », a estimé M. Chero. 

Le site est à quelque 2000 km de Cuzco, la capitale de l’empire inca, qui s’étalait sur un vaste territoire depuis le sud de la Colombie jusqu’au centre du Chili.

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Cryptes et catacombes


Novembre reconnu pour le mois des morts. La fête des morts est un rituel pratiqué dans de nombreuses cultures et religions, qui consacrent souvent un ou plusieurs jours fériés à la commémoration des défunts. Alors une visite dans les catacombes et cryptes. Certaines cryptes me laisse un peu perplexe sur la façon dont ils disposaient les ossements.

A noter  j’ai utilisé google traduction pour mettre les informations de l’anglais au français
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Cryptes et catacombes

Corpse avec des bottes,  Chili

Photo: Corpse with boots on

Joel Sartore

«Vous mourir ici, vous séchez ici», voilà un dicton dans le désert aride d’Atacama au Chili, où les cadavres exposés par des pillards sont rapidement ratatinés au soleil. A ce cimetière dans la ville de Puelma,les cercueils ouverts sont partout, le corps à l’intérieur encore dans leurs bottes lacées.


Momies Capucins, Italie

Photo: Mummies at the Capuchin Catacombs

William Albert Allard

Plus de 400 ans, les moines au monastère des Capucins de Palerme, en Sicile, a découvert que les frères défunts inhumés dans les catacombes ont subi une momification naturelle.  L’ordre a commencé à autoriser les citoyens ordinaires à être enterré là-bas aussi. Maintenant, les visiteurs peuvent voir des milliers de cadavres préservés, la plupart portant les restes en lambeaux de leurs plus beaux vêtements, disposés dans des salles étroites du musée du macabre.


Capucins Catacombes, Italie

Photo: Mummies at Sicily's Capuchin catacombs

Jonathan Blair

Les quelque 8000 momies dans les catacombes des Capucins de Palerme, en Sicile, sont disposés dans des chambres en fonction de leur statut mondain: homme ou femme; prêtre ou professionnelles; enfant ou un adulte. Il y a même une chambre pour les vierges. Le gouvernement italien interdit la momification sur le site en 1881, mais une exception a été faite en 1920 pour deux ans Rosalia Lombardo, dont remarquablement bien préservé corps est surnommé "Sleeping Beauty".

Catacombes Romain

Photo: Bones in the Roman catacombs

Stephen Alvarez

Quelque 4.000  crânes et  os des moines capucins  dont certains sont morts près de cinq siècles, ornent une crypte de six pièces sous l’église de Santa Maria della Concezione à Rome. Plus une chambre funéraire simple, les frères ont arrangé le reste de leurs frères en art la mort bizarres, comme des lustres, des arcades, et des décorations murales.


Crypte d’os, Rome

Photo: Neatly arranged bones in an Italian crypt

  Stephen Alvarez

Os soigneusement rangés dans une crypte sous l’église à Rome. Chambres funéraires sous la maison de la ville éternelle reste des dizaines de milliers de citoyens décédés. Un 16ème siècle, l’église Santa Maria dell’Orazione est utilisé pour fournir ses catacombes pour l’enterrements des pauvres, en prenant dans certains organes de 8000 morts sur une période de 300 ans.


Crypte, Rome

Photo: Wall decorations made with human bones

Stephen Alvarez

Un hommage à l’élaboration de mort et un rappel de la mortalité pour les vivants, orne une crypte sous l’église Santa Maria della Concezione à Rome. Ces ornementations macabre, construite à partir des os de 4000 moines capucins décédés, «rendre les personnes qui empilés les ossements dans les catacombes de Paris ressemblent à des amateurs", selon un observateur.


Tophet phénicien

Photo: Sacrificial altar and burial ground

Robert Clark

Les Phéniciens auraient régulièrement sacrifiés les enfants pour apaiser les dieux. Ces meurtres rituels et les enterrements auraient eu lieu dans les sanctuaires de pierre appelé tophets, comme celui découvert dans les ruines de la colonie de Carthage en Tunisie.


Tombe de Ramses II, Egypte

Photo: Man with a flashlight in an Egyptian tomb

O. Louis Mazzatenta

Les murs des tombeaux des pharaons d’Égypte étaient souvent couverts de hiéroglyphes qui a offert, entre autres choses, des instructions au roi pour naviguer dans les nombreux dangers qui se cachait dans le transit entre la mort et le paradis. Ici, une lampe de poche d’un homme illumine écrits mur dans un passage dans le tombeau de Ramsès II dans la Vallée de l’Egypte des rois.


Statue d’un Pharaon, Egypte

Photo: Statue of Egyptian Pharaoh Ti

Kenneth Garrett

Les pharaons d’Egypte censément imprégnées de leurs sites funéraires ornées de malédictions mortelles pour dissuader les prétendus pillards. Pour faire bonne mesure, le Ti Pharaon avait une statue de lui-même érigé dans une chambre spéciale pour garder son sépulcre à Saqqara.


Squelette dans un tombeau égyptien

Photo: Skeleton in an Egyptian tomb

Kenneth Garrett

Le complexe tombeau égyptien connu comme KV5 a été construit pour abriter les restes de nombreux fils du pharaon Ramsès II. Situé dans la Vallée des Rois, il contient plus de 120 chambres et des couloirs, dont la plus grande salle d’une tombe dans la vallée. Ici, un squelette, peut-être un des fils de Ramsès , réside dans une tombe creusée.


El Brujo, Pérou

Photo: Burial site in El Brujo, Peru

Photograph by Ira Block

Les archéologues ont récemment découvert le tombeau d’une minutieusement enveloppés, femme tatouée au sommet de El Brujo, un temple Moche de cérémonie dans le nord-ouest du Pérou. Certains experts pensent traitement spécial de la momie de 1600 ans, pourrait indiquer qu’elle était une reine guerrière, une rupture significative de la conviction commune que les dirigeants Moche étaient tous des hommes.

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