Plus de 200 millions d’arbres plantés en une journée en Éthiopie


Planter plus de 224 arbres en une seule journée en Éthiopie est vraiment un bel exploit. Si en plus, ils veulent dépasser le record de l’Inde 66 millions d’arbres plantés, alors c’est le genre de défi qui mérite d’être relevé, car en plus, cela lutte contre la déforestation et un coup de pouce pour contrer les changements climatiques. Un exemple à suivre.
Nuage


Plus de 200 millions d’arbres plantés en une journée en Éthiopie

Le premier ministre éthiopien, accroupi, plante un arbre.

Abiy Ahmed

PHOTO : TWITTER DU BUREAU DU PREMIER MINISTRE ÉTHIOPIEN

Dans une opération de grande envergure, le gouvernement éthiopien a coordonné lundi la plantation de plus de 200 millions d’arbres en une journée. Un record, selon les autorités.

L’initiative du premier ministre Abiy Ahmed a pour objectif de remédier à la déforestation ainsi qu’à lutter contre les changements climatiques.

La Fana Broadcasting Corporate, filiale de l’État, a annoncé que plus de 224 millions d’arbres ont été plantés lundi, dépassant l’objectif de départ qui était de 200 millions en une journée.

« Aujourd’hui, l’Éthiopie a pour objectif de battre le record du monde pour un héritage vert », avait tweeté le bureau du premier ministre le lundi matin.

Pour sa part, le premier ministre a participé à l’opération en plantant des arbres dans le sud du pays.

À long terme, l’Éthiopie a pour but de planter quatre milliards d’arbres entre mai et octobre.

Selon les responsables de l’Agriculture, plus de 2,6 milliards d’arbres ont déjà été plantés dans presque toutes les régions de ce pays de l’Est du continent africain.

Moins de 4 % des terres du pays sont désormais boisées, recense Farm Africa, une organisation engagée dans la gestion forestière du pays. Cette situation représente un recul d’environ 30 % par rapport à la fin du 19e siècle.

La déforestation chronique du pays est liée, entre autres, à une population croissante et aux changements climatiques, selon les spécialistes.

En plus des citoyens éthiopiens, différents organismes internationaux ont participé à l’opération qui vise à dépasser les 66 millions d’arbres plantés en Inde en 2017.

Le bureau du premier ministre a indiqué à l’Associated Press que des logiciels ont été développés spécialement pour aider à compter le nombre d’arbres plantés.

https://ici.radio-canada.ca

Cet arbre en apparence mort vampirise les ressources de ses voisins


    Est-ce que les vampires existent ? J’en doute, enfin peut-être chez une espèce de chauve-souris et sur un arbre en Nouvelle-Zélande. En fait, c’est une souche qui est en symbiose avec ses voisins. Cette souche n’a aucune activité comme la photosynthèse, mais elle survie en pompant grâce aux racines, les ressources des arbres voisins.
    Nuage


    Cet arbre en apparence mort vampirise les ressources de ses voisins


    Céline Deluzarche


    Journaliste

    Une souche de kaori apparemment morte parvient pourtant à produire du tissu calleux en suçant la sève, durant la nuit, des arbres vivant alentour. Cette étrange symbiose racinaire pourrait amener à reconsidérer notre définition même de l’arbre.

    C’est un arbre mort au milieu d’une forêt en Nouvelle-Zélande. Il n’a plus de branches, plus de feuilles, et ne produit plus aucune photosynthèse. Cette souche de kaori (Agathis australis), un conifère géant pouvant mesurer jusqu’à 60 mètres de haut, continue cependant à avoir une activité en « vampirisant » les ressources de ses voisins grâce à ses racines.

    Une souche vampire qui suce la sève des arbres durant la nuit

    Cette souche zombie a attiré l’attention de deux chercheurs de l’université d’Auckland, qui ont constaté qu’elle continuait à suinter de la résine et présentait une excroissance de tissu calleux, laissant entendre que l’arbre n’était pas si mort que ça. Ils ont alors équipé la souche de capteurs pour mesurer le flux d’eau circulant dans le tronc, et ont découvert une drôle d’activité souterraine : durant la journée, lorsque les arbres alentour transpirent, la souche est totalement inerte. Mais la nuit venue, ou lors de jours très pluvieux, elle se réveille et la sève circule dans ses vaisseaux.

    N’ayant plus d’activité photosynthétique, la souche est normalement incapable de produire du carbone par elle-même. Mais elle a trouvé une astuce : greffer ses racines sur celles de ses voisins afin de pomper l’eau et les nutriments que ces derniers absorbent durant la journée. Ce genre de greffe est possible lorsque l’arbre détecte des racines biocompatibles à proximité, expliquent les chercheurs. Dans ce cas, ils estiment que la greffe est survenue avant la mort de l’arbre, mais ce n’est pas certain.

    Durant la journée, où les arbres vivants sont occupés à pomper les ressources grâce à la transpiration, la souche est inerte. La nuit et les jours de pluie, lorsque les arbres vivants se « reposent », elle pompe la sève grâce à ses racines greffées sur celles des arbres autour. © C.D, d'après Sebastian Leuzinger/iScience

    Durant la journée, où les arbres vivants sont occupés à pomper les ressources grâce à la transpiration, la souche est inerte. La nuit et les jours de pluie, lorsque les arbres vivants se « reposent », elle pompe la sève grâce à ses racines greffées sur celles des arbres autour. © C.D, d’après Sebastian Leuzinger/iScience

      Un réseau racinaire symbiotique

      De précédents cas d’interactions entre arbres vivants avaient déjà été rapportés. Mais c’est la première fois que l’on découvre un tel arbre « vampire ». Ce phénomène ressemble malgré tout à une véritable symbiose, ou des organismes différents s’associent au profit de chacun. Pour l’arbre mort, l’avantage est évident : il continue à bénéficier des ressources de ses voisins sans être capable de les fabriquer lui-même. Mais les arbres vivants pourraient eux tirer quelques avantages d’un tel réseau racinaire. En partageant les ressources à plusieurs, ils ont accès à plus d’eau et de nutriments. D’autre part, une plus grande surface des racines permet d’augmenter la stabilité du sol, ce qui freine l’érosion. À l’inverse, ce partage pourrait faciliter la propagation des pathogènes comme le Phytophthora agathidicida, un champignon tellurique qui ravage les kaoris.

      La forêt est-elle un unique superorganisme ?

      « Avec une unique observation de ce type, il est difficile de tirer des conclusions générales », admettent les chercheurs dans leur étude publiée le 25 juillet dans le journal iScience. « Mais si le partage entre les arbres est un phénomène commun, nous aurons à redéfinir la notion même de ce qu’est un arbre, avancent-ils. La forêt pourrait ainsi être considérée comme un « superorganisme » qui redistribue les ressources entre des individus génétiquement différents. »



      CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une souche d’arbre n’ayant plus aucune activité photosynthétique parvient à survivre en pompant les ressources captées par les arbres vivants à proximité.

  • Ses racines se sont greffées sur celles des autres, formant un réseau racinaire complexe.

  • On ignore encore les raisons de cette symbiose étrange, qui pourrait amener à redéfinir la notion même de l’arbre.

    https://www.futura-sciences.com/

L’éléphant, gardien des stocks de carbone en Afrique Centrale


La disparition d’un animal, d’une plante a un effet domino sur la biodiversité. Si les éléphants disparaissaient, cela serait une catastrophe pour l’environnement. Grâce aux éléphants, les arbres les plus résistants grandissent, car ils piétinent les plus faibles, ils permettent aussi la germination de nombreuses graines leurs de leurs déplacements, ce qui renouvelle la biomasse en Afrique Centrale. Ces arbres absorbes donc plus de carbone, c’est un plus en ces temps de changements climatiques
Nuage


L’éléphant, gardien des stocks de carbone en Afrique Centrale

L'éléphant, gardien des stocks de carbone en Afrique Centrale© Pixabay

Par Juliette de Guyenro

Des chercheurs ont étudié l’impact des éléphants sur la réduction des stocks de carbone en Afrique Centrale : en façonnant leur habitat, ils piétinent les plus petits arbres et dégagent de la place pour les spécimens plus importants qui absorbent le carbone en plus grande quantité. Leur extinction pourrait donc menacer l’équilibre naturel de la biomasse de la région.

Les éléphants entretiennent précieusement les stocks de carbone en Afrique centrale. C’est le constat de l’étude réalisée par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, menée par Fabio Berzaghi et se basant sur des mesures collectées dans le bassin du Congo. Pour structurer leur habitat, les éléphants de la région piétinent les plus petites espèces d’arbres avec une faible capacité à absorber le carbone, ce qui permet de libérer l’espace pour que de plus grands spécimens se développent. Conséquence : un niveau plus élevé de carbone serait stocké par les forêts et participerait au bon équilibre de la biomasse dans la région. A l’inverse, la diminution ou disparition de ces mêmes pachydermes pourrait engendrer l’expansion de forêts constituées de ce qu’on appelle le « soft-wood« , des arbres à faible absorption en carbone, entrainant notamment une perte de stockage de cet élément.

Des données difficiles à collecter

Pour vérifier leur hypothèse et arriver à cette conclusion, les scientifiques ont collecté des mesures leur permettant de comparer les différentes forêts se trouvant autour du bassin du Congo. Ils ont pu notamment remarquer une corrélation entre la présence des éléphants dans certaines d’entre elles et le nombre et la taille des arbres situés dans la même zone.

Mais le processus a été difficile à analyser. L’impact des éléphants sur leur environnement et la biomasse forestières d’Afrique centrale est un processus qui s’allonge sur une centaine d’années. Pour compléter leur étude, les chercheurs ont donc usé des technologies informatiques pour créer une simulation et visualiser l’impact des éléphants sur les forêts sur plusieurs années.

Une compétitivité réduite

Selon l’abondance des éléphants dans les forêts, la concurrence entre les différents types d’arbre varie. En supprimant les petits arbres, mesurant environ 30cm de diamètre, les éléphants réduisent leur nombre et donc la compétitivité pour l’eau, la lumière et l’espace qui existe entre les différents végétaux. Les espèces qui survivent peuvent alors atteindre des tailles plus grandes et stocker plus de carbone.

« Les éléphants de forêt sont des gestionnaires naturels qui éclaircissent les forêts en ‘élaguant’ ou en enlevant les petits arbres. Ces animaux augmentent la croissance des grands arbres et la production de bois » explique Fabio Berzaghi.

Les éléphants participent également à la germination de plus de 100 espèces d’arbres en dispersant leurs graines lors de leurs déplacements. Ils favorisent donc le renouvellement de la biomasse en Afrique centrale.

Les éléphants, l’animal « gagnant-gagnant »

La présence des pachydermes dans la région a un impact entièrement positif sur l’environnement. Les préserver serait donc un pari « gagnant-gagnant » selon l’étude du laboratoire. Cela permettrait une meilleure conservation de la faune sauvage tout d’abord, mais aussi de favoriser la biodiversité. Enfin, en augmentant son stockage, ils permettent de limiter la présence de carbone dans l’atmosphère et donc de lutter contre le changement climatique.

Problème : les éléphants d’Afrique sont aujourd’hui classés dans les catégories « vulnérables » et « en danger » de la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Or, leur extinction pourrait avoir des conséquences graves sur l’environnement.  Selon les chercheurs du laboratoire, leur disparition pourrait en effet entrainer une baisse de 7% de la biomasse à la surface des terres d’Afrique centrale et la perte de 3 milliards de tonnes de carbone dans les forêts de la région.

https://www.geo.fr/

Le Saviez-Vous ► Que sont devenues les graines qui ont fait le tour de la Lune en 1971 ?


Apollo 14 a transporté 500 graines d’arbres de différentes espèces. Ils ont fait 34 fois le tour de la lune pour être revenu sur terre avec les astronautes. Contre tout attente, les semences sont devenues des arbres et grandissent un peu partout aux États-Unis.
Nuage


Que sont devenues les graines qui ont fait le tour de la Lune en 1971 ?

Un pin loblolly lunaire devant le palais de justice du comté de Sebastian, dans l’Arkansas. Crédits : Jesse Berry / Wikimedia / CC BY 4.0 SA

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Durant la mission Apollo 14, en 1971, 500 graines d’arbres ont été envoyées dans l’espace. Après avoir fait plusieurs fois le tour la Lune, elles ont été ramenées sur Terre. Et sont aujourd’hui devenues des arbres.

Apollo 14 est la huitième mission habitée du programme Apollo, et la troisième à se poser sur la Lune. L’équipage était composé des astronautes Alan Shepard, d’Edgar Mitchell, et de Stuart Roosa. C’est ce dernier qui pilotait le module de commande. Autrement dit, Stuart Roosa n’a pas posé les pieds sur la Lune. Pendant que ses collègues évoluaient dans la région de Fra Mauro, Roosa, lui, réalisait des expériences d’observation depuis l’orbite lunaire. Ça, c’est pour le contexte. Ce que nous ne savions pas, c’est que le pilote avait embarqué avec lui un petit sac de 500 graines d’arbres. Il pensait au départ que ces graines ne pourraient pas survivre aux conditions spatiales. Mais force est de constater qu’elles ont bel et bien tenu le coup. Et depuis, elles ont bien grandi.

Une charge utile un peu particulière

Au départ, c’est le chef du US Forest Service de l’époque qui avait contacté l’astronaute pour lui proposer d’envoyer ces graines. Stuart Roosa ayant commencé sa carrière militaire en tant que pompier spécialement formé pour combattre les feux de forêt, il ne put donc refuser la demande, la voyant comme une sorte d’hommage à son ancienne profession. Il emporta donc dans ses bagages 500 graines de séquoias, de pins roux (Pinus taeda), de sycomores américains (Platanus occidentalis), de sapins de Douglas (Pseudotsuga menziesii) et de Copalme d’Amérique (Liquidambar styraciflua).

Comme expliqué plus haut, Rossa n’a jamais été sur la Lune. En revanche, il en a fait 34 fois le tour avant de rentrer sur Terre. Une fois de retour, les graines contenues à l’intérieur de leur boîte métallique ont subi la procédure de décontamination. Mais les boîtes sont malheureusement tombées et les graines se sont finalement mélangées. À l’époque, les chercheurs pensaient qu’elles seraient alors trop abîmées pour germer.

Toutes ces graines, malgré le scepticisme, ont finalement été plantées à différents endroits aux États-Unis. Et surprise, toutes ont réussi à pousser sans différence notable avec d’autres pousses terrestres. Vous pouvez voir la carte ici.

Il est donc intéressant de noter que ces semences n’ont pas été modifiées suite à leur petit séjour dans l’espace, et qu’elles prospèrent encore aujourd’hui. Comme quoi la Nature peut être extrêmement robuste. Pour la petite anecdote, un sycomore “de Lune” a même été planté près de la tombe de Stuart Roosa, décédé en 1994. Un bel hommage.

Source

https://sciencepost.fr

Mille milliards d’arbres pour sauver le climat


Il existe des moyens efficaces pour lutter contre les changements climatiques, comme devenir végétarien, mais cela n’est pas vraiment réalisable. Par contre, il serait plus simple de planter des milliards d’arbres dans le monde, notamment dans 6 pays, Le Canada, les États-Unis, la Russie, l’Australie, le Brésil et la Chine qui offrent beaucoup de place. Bien que cela aiderait pour le dioxyde de carbone, ils ne pourraient pas suffire pour la combustion de pétrole, charbon et de gaz.
Nuage


Mille milliards d’arbres pour sauver le climat

Le Canada, les États-Unis, la Russie, l'Australie, le... (PHOTO JUSTIN TANG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Le Canada, les États-Unis, la Russie, l’Australie, le Brésil et la Chine sont les six pays qui auraient le plus d’espace disponible pour accueillir de nouveaux arbres.

PHOTO JUSTIN TANG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE


SETH BORENSTEIN
Associated Press
Washington

Le moyen le plus efficace de lutter contre le réchauffement climatique est de planter des milliards d’arbres, affirme une nouvelle étude – au moins mille milliards d’arbres, pour être précis, et notamment au Canada.

Et il y a assez d’espace pour y arriver, assurent des scientifiques suisses. Même avec les villes et les terres agricoles existantes, il y a suffisamment d’espace pour que les nouveaux arbres couvrent neuf millions de kilomètres carrés, écrivent-ils jeudi dans le magazine Science. Cette superficie couvrirait à peu la taille des États-Unis.

L’étude calcule qu’au fil des décennies, ces nouveaux arbres pourraient aspirer près de 750 milliards de tonnes métriques du dioxyde de carbone qui piège la chaleur dans l’atmosphère. C’est à peu près autant de pollution par le carbone que les êtres humains ont rejetée au cours des 25 dernières années.

Leur effet serait ressenti très rapidement, car les arbres éliminent plus de carbone de l’air lorsqu’ils sont plus jeunes, ont déclaré les auteurs de l’étude. Le potentiel pour éliminer la plus grande quantité de carbone se trouve dans les tropiques.

« C’est de loin – par des milliers de fois – la solution la moins chère en matière de changements climatiques » et la plus efficace, a assuré le coauteur de l’étude Thomas Crowther, un écologiste spécialiste des changements climatiques à l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich.

Le Canada, les États-Unis, la Russie, l’Australie, le Brésil et la Chine sont les six pays qui auraient le plus d’espace disponible pour accueillir de nouveaux arbres.

Avant ses recherches, M. Crowther estimait qu’il existait d’autres moyens plus efficaces de lutter contre les changements climatiques en plus de réduire les émissions, tels que le fait de passer de la consommation de viande au végétarisme. Mais, a-t-il dit, la plantation d’arbres est bien plus efficace, car les arbres absorbent beaucoup de dioxyde de carbone.

Planter des arbres ne saurait remplacer le sevrage mondial de la combustion de pétrole, de charbon et de gaz, principale cause du réchauffement de la planète, a prévenu M. Crowther.

« Rien de tout cela ne fonctionnera sans une réduction des émissions », a-t-il dit.

Il n’est pas non plus facile ni réaliste de penser que le monde va soudainement se lancer dans une frénésie de plantation d’arbres, bien que de nombreux groupes aient commencé, a ajouté M. Crowther.

« C’est certainement un défi monumental, qui correspond exactement à l’ampleur du problème des changements climatiques », a-t-il souligné.

Au fur et à mesure que la Terre se réchauffe, et plus particulièrement que les tropiques s’assèchent, la couverture forestière disparaît, a-t-il noté.

Les chercheurs ont utilisé Google Earth pour déterminer quelles zones pourraient accueillir davantage d’arbres, tout en laissant de l’espace pour les personnes et l’agriculture. L’auteur principal, Jean-François Bastin, a estimé qu’il y aurait de la place pour au moins mille milliards d’arbres supplémentaires, et cela pourrait aller jusqu’à 1500 milliards d’arbres.

Ces arbres s’ajouteraient aux quelque 3000 milliards d’arbres qui sont déjà sur Terre, selon une étude antérieure de M. Crowther.

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les koalas enlacent-ils les arbres ?


Les koalas sont des animaux mignons surtout quand on les voit étreindre un arbre. Ce comportement n’est pas sans raison surtout quand il fait très chaud pour un animal couvert de fourrure. Il semble que pour eux, c’est rafraîchissant.
Nuage


Pourquoi les koalas enlacent-ils les arbres ?

Par Marie Privé

Pourquoi les koalas se lovent-ils contre les troncs d’arbres ? À cette question, des chercheurs australiens apportent une réponse surprenante : en période de forte chaleur, les koalas utilisent cette méthode… pour rafraîchir leur corps.

Comment les koalas peuvent-ils supporter les températures brûlantes de l’été australien avec une telle fourrure sur le dos ? C’est ce qu’ont cherché à savoir des scientifiques de l’université de Melbourne. Leur postulat de départ : l’été, pour se rafraîchir, les koalas exposeraient plutôt la partie antérieure de leurs corps à l’air, car c’est à cet endroit (au niveau du torse et du ventre notamment) que leur fourrure est la plus fine et la moins isolante. Leurs travaux vont finalement invalider cette hypothèse.

Grâce à des caméras infrarouges permettant d’observer la chaleur du corps des koalas et de leur environnement, les chercheurs ont décelé un comportement aussi surprenant qu’intéressant : en période de forte chaleur, les koalas – qui dorment entre 18 et 20 heures par jour – partent à la recherche des arbres les plus frais, grimpent dessus et les enlacent pour rafraîchir leur corps.

Transfert de chaleur

Les experts ont ainsi pu remarquer que les arbres choisis par les koalas pour s’y lover étaient plus frais que l’air ambiant, parfois jusqu’à 5 degrés de différence

« Il semblerait qu’en se couchant sur un arbre frais, les koalas puissent transférer la chaleur de leur corps à l’arbre », expliquait l’écophysiologiste et coauteur de l’étude* Andrew Krockenberger à ABC Science en 2014.

Les images thermiques tirées de l’étude permettent de s’en rendre bien compte.

L’avantage de cette technique ? Contrairement à d’autres méthodes de réduction de la chaleur corporelle, comme le lèchement ou le halètement, celle-ci ne provoque pas de déshydratation. Des résultats qui soulignent l’importance de la présence d’arbres pour la survie des koalas – et ce pour une autre raison que la nourriture – alors que les vagues de chaleur risquent de se multiplier dans les années à venir… et que 80 % de leur habitat naturel a déjà été détruit.

Selon l’ONG Australian Koala Foundation (AKF), les koalas sauvages ne sont plus que 80 000 aujourd’hui contre 10 millions il y a environ 200 ans. Le mammifère est classé « vulnérable » dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)

https://www.geo.fr/