Truc Express ►8 astuces pour se débarrasser des fourmis


Il est normal de ne pas vouloir partager notre maison ou jardin avec des fourmis, il faut quand même bien cibler celle qui peuvent des dégâts pour éviter celles qui sont utile à l’écosystème. Cependant, mieux vaut utiliser des produits qui ne font pas de tort à l’environnement et aux autres insectes qui sont essentiels à la nature
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8 astuces pour se débarrasser des fourmis

 

Au Québec, les espèces de fourmis connues pour envahir les résidences ne sont pas agressives. Toutefois, elles peuvent faire de beaux dégâts ! Comment les faire fuir sans nuire à l’environnement ?

1. Cessez de les nourrir

Sans le vouloir, vous pourriez attirer ces insectes dans votre logis. En effet, les colonies de fourmis envoient des éclaireuses dans les maisons pour trouver de la nourriture accessible. Pour éviter qu’elles voient votre résidence comme un marché d’alimentation, entreposez les aliments dans des pots de verre ou de plastique étanches. Éliminez les chances qu’elles se servent dans vos miettes en passant l’aspirateur fréquemment et videz chaque jour la poubelle de la cuisine qui contient vos restants de table. À noter que ces indésirables préfèrent les aliments gras et sucrés.

2. Calfeutrez les issues !

Par où les fourmis rentrent-elles ? Jouez à Colombo et repérez tous les trous et fissures sur les murs extérieurs et la fondation, et bloquez ces portes d’entrée. À l’intérieur, utilisez du ruban adhésif en toile pour calfeutrer toutes les issues. Elles sont souvent près des calorifères, des cadrages de fenêtres, des plinthes et à la base des murs. Aussi, coupez les branches d’arbres qui touchent à votre maison pour éviter qu’elles s’en servent comme chemin.

3. Du papier collant ? Il fallait y penser !

Ces petits insectes n’ont pas la capacité de marcher sur de la matière collante comme du papier adhésif double face : lorsqu’elles ont le malheur d’y mettre une patte, elles sont piégées. Disposez ces pièges de fortune sur leur chemin ou, si vous ne savez pas d’où elles arrivent, placez-les dans des endroits stratégiques : la base des armoires, les coins des étagères ou encore la base des pots.

4. Vive la terre de diatomées

Cette poudre composée de fossiles marins broyés est très irritante pour la fourmi puisqu’elle égratigne sa carapace, causant éventuellement sa mort. La terre de diatomées n’est pas toxique ou dangereuse pour les humains et les animaux de compagnie. Faites de petits amas ici et là. Lentement, mais sûrement, votre problème d’infestation se règlera.

5. De la craie ? Sauve qui peut !

Saviez-vous que la craie avec laquelle vous écrivez sur un tableau est composée de carbonate de calcium? Si cet élément n’a rien d’effrayant pour le commun des mortels, il en est autrement pour la fourmi. Tracez de gros traits au sol près des entrées, et le tour est joué : l’indésirable fera demi-tour !

6. Que faire avec la table à pique-nique ?

S’il y a un endroit où les fourmis s’en donnent à cour joie, c’est bien sûr la table à pique-nique qu’elles atteignent facilement en escaladant par les pattes. Pourtant, la solution est simple : placez un contenant rempli d’eau sous chaque patte. Incapables de nager, les fourmis rebrousseront chemin. vous laissant vous régaler en paix !

7. Une douche au citron ou au vinaigre blanc

Dans un pulvérisateur, mélangez une part d’eau pour une part de vinaigre blanc ou de jus de citron. Ensuite, aspergez les nids de fourmis ainsi que les trous et fissures de votre maison. Ces bestioles ont en horreur ces odeurs puissantes et elles iront faire leur nid dans un endroit où on ne les force pas à prendre une douche vinaigrée ou citronnée.

8. Le basilic, malodorant ?

Si les humains adorent le goût et l’odeur du basilic, ces fines herbes déplaisent grandement aux insectes. Placez du basilic frais dans les zones infestées et espérez que l’odeur les fasse fuir.

Psst ! Doit-on absolument s’en débarrasser ?

 

Est-il nécessaire de faire fuir les fourmis ? Tout d’abord, il faut savoir qu’au Canada, on retrouve les charpentières (les plus grosses) qui peuvent abimer les structures des maisons parce qu’elles grugent le bois pour faire des tunnels. Il est donc préférable de se débarrasser de ces dernières . La fourmi de trottoirs peut aussi être nuisible parce qu’elle colonise les jardins, les allées asphaltées, les pelouses et aussi l’intérieur des maisons. Mais il existe aussi d’autres espèces moins visibles et peu nuisibles comme la petite fourmi noire, la fourmi odorante, la fourmi ravisseuse ou la fourmi pharaon. La présence de ces spécimens devrait être tolérée, parce qu’elles se nourrissent des autres insectes nuisibles dans le jardin.

fourmi charpentière

fourmi de trottoir.

fourmi noire

fourmi odorante

fourmi ravisseuse

fourmi pharaon

http://www.remax-quebec.com/fr/

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Le Saviez-Vous ► Cet arbre magique produit 40 sortes de fruits différents


Au printemps, cet arbre doit être époustouflant. De belles couleurs au printemps, et des fruits différents dans un seul arbre
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Cet arbre magique produit 40 sortes de fruits différents

 

Crédits : Sam Van Aken

par  Malaurie Chokoualé

Après plusieurs années de travail patient, l’artiste new-yorkais Sam Van Aken a créé un arbre qui produit 40 fruits différents.

Selon le site de Van Aken, il existerait au moins vingt arbres de ce type à ce jour, éparpillés un peu partout aux États-Unis, chez des particuliers mais également dans des centres communautaires, des musées ou des collections d’art privées.

En 2008, ce professeur d’art à l’université de Syracuse apprenait qu’un verger de la Station expérimentale agricole de l’État de New York était sur le point de fermer à cause d’un manque de financement. Ce verger renfermait une grande variété de fruits rares et anciens, dont certaines avaient jusqu’à 200 ans.

Ayant grandi dans une ferme, il a décidé de conjuguer ses connaissances en art et en agriculture. Il a acheté le verger et étudié comment il pourrait greffer différents arbres fruitiers sur un même arbre. Il a tout d’abord commencé à en greffer certains sur la racine d’un arbre. Ensuite, quand l’arbre a eu deux ans, il a utilisé la méthode dite de « chip-budding », qui consiste à prélever un morceau d’un arbre fruitier (dont le bourgeon) et de l’implémenter par incision sur un autre arbre. Après cinq ans d’attente et de nombreuses branches greffées successivement, le premier arbre aux 40 fruits était fin prêt.

Au premier coup d’œil, il ressemble à un arbre parfaitement normal. C’est d’ailleurs le cas une bonne partie de l’année. Mais au printemps, l’arbre dévoile un patchwork de fleurs multicolores allant du rose au violet. Prunes, pêches, abricots, nectarines, cerises, amandes, etc., ces fruits à noyaux tombent chacun à leur tour de l’arbre.

Comme Van Aken l’avait expliqué à Epicurious en 2014, la quantité de fruits n’est pas non plus abondante.

« Puisque tous ces fruits mûrissent à des moments différents, de juillet à octobre, vous n’êtes pas non plus inondés. »

Sources : Van Aken/Epicurious

http://www.ulyces.co/

Illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien


 

Diverses photos qui donnent des illusions d’optique accidentellement. Certaines sont bluffantes.
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Illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

 

1. La vue de l’arrière-cour de mes parents ce matin.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

2. Cette photo semble présenter une énorme foule qui assiste à un concert, mais c’est en fait une machine à récolter le coton la nuit.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

3. Une photo de deux pigeons dodus perchés sur le rebord d’un toit. On dirait une photo de deux pigeons massifs qui cherchent leur voiture.

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4. Mes chiens semblent avoir fusionné ce matin.

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5. Quand le soleil est directement au-dessus d’Hawaii, ça ressemble à un vieux jeu vidéo.

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6. La neige qui fond lentement sur mon perron ressemble à une tornade de glace.

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7. Un très long chien avec une section manquante.

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8. Cette illusion d’optique nous donne l’impression que ce camion vend des tartes.

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9. Ces martinis à l’espresso ressemblent à des tabourets de bar.

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10. Le givre sur le toit de ma voiture ce matin ressemble un peu à une vue de la terre depuis l’espace.

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11. J’ai pris une photo d’un singe et on dirait qu’il prenait un selfie.

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12. Cet arbre ressemble à un brocoli.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

13. Depuis les 10 dernières minutes, j’essaie d’expliquer à ma belle-soeur que ses jambes semblent être sur les épaules de son mari… mais elle ne le voit pas.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

14. J’ai trouvé ce vélo l’autre jour et il m’a laissé perplexe. Est-il brisé ou non ?

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

15. Mes lunettes semblent avoir des yeux à cause de la réflexion de la lampe.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

16. Ces feuilles semblent être en feu à cause de la façon dont le soleil les éclaire.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

17. On dirait que la lampe flotte dans le ciel, mais c’est simplement sa réflexion dans la fenêtre.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

18. Ça me fait mal au cerveau…

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19. On dirait de minuscules hommes qui s’entraînent dans la piscine.

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20. Le reflet du coucher de soleil ressemble à un incendie majeur dans une maison.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

21. Voici un exemple d’un mirage connu sous le nom de Fata Morgana. Cette illusion optique serait l’explication la plus plausible derrière le mythe du Hollandais volant.

21 fois où des gens sont restés perplexes devant des illusions d’optique accidentelles dans des choses du quotidien

https://www.ipnoze.com/

Transformer la forêt boréale en pharmacie


Le Québec a d’immenses forêts de toutes sortes d’essences. Des chercheurs guidés par la médecine traditionnelle amérindienne, et même par les abeilles pour les espèces qui auraient du potentiel pour soigner certaines maladies telles que le cancer avec le bouleau blanc, le Staphylocoque doré  avec le peuplier baumier et autres.
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Transformer la forêt boréale en pharmacie

 

Depuis 15 ans, des scientifiques de l'UQAC cherchent dans... (Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse)

Depuis 15 ans, des scientifiques de l’UQAC cherchent dans la forêt boréale des molécules capables de nous soigner ou d’améliorer notre santé.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

(SAGUENAY) Biologie, sciences sociales, mathématiques, éducation, génie : le congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) bat son plein à Saguenay, réunissant plus de 3000 chercheurs d’une trentaine de pays. Toute la semaine, 

La Presse couvrira cette grand-messe de la science en français.

Depuis 15 ans, des scientifiques de l’UQAC cherchent dans la forêt boréale des molécules capables de nous soigner ou d’améliorer notre santé.

PHOTO THINKSTCOK

Médicaments anticancer, antibiotiques, produits naturels, cosmétiques : depuis 15 ans, des chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi fouillent la forêt boréale à la recherche de molécules thérapeutiques. Et ils ont déjà trouvé des pistes prometteuses autant dans l’écorce de bouleau que dans les bourgeons de peuplier.

La forêt boréale est l’un des plus vastes écosystèmes forestiers de la planète. Et à Saguenay, les chimistes et biologistes du laboratoire LASEVE veulent la transformer en pharmacie. Depuis 15 ans, ils y cherchent des molécules capables de nous soigner ou d’améliorer notre santé.

« On veut valoriser la biomasse forestière, mais autrement qu’en coupant du bois et en faisant des 2 x 4 », explique Jean Legault, codirecteur du laboratoire LASEVE et professeur de sciences fondamentales à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), qui rappelle que la moitié des agents thérapeutiques utilisés aujourd’hui proviennent encore de sources naturelles.

Molécule anticancer extraite de l’écorce du bouleau blanc, antibiotique découvert dans les bourgeons du peuplier baumier, médicament potentiel contre l’herpès tiré d’une petite plante à feuilles : le professeur Legault présentera aujourd’hui (7 mai ndlr) certaines des découvertes du groupe dans le cadre du congrès de l’ACFAS.

La plupart de ces substances sont encore loin d’avoir franchi la batterie de tests nécessaires avant d’être autorisées comme médicaments. Mais elles ont montré des propriétés prometteuses en laboratoire et sur les animaux.

La forêt boréale compte 3000 espèces. Comment deviner laquelle peut soigner quelle maladie ?

« On utilise beaucoup la médecine traditionnelle amérindienne, répond Jean Legault. Ce n’est pas direct. Il n’est pas écrit : telle plante est un antibiotique pour traiter telle chose. Il faut savoir lire entre les lignes, et ça ne marche pas toujours. Mais ça nous donne des indices. »

Une fois qu’une substance montre des propriétés intéressantes, les chimistes se mettent à l’oeuvre pour en extraire le ou les ingrédients actifs. Dans certains cas, ils modifient ensuite chimiquement les molécules pour les rendre encore plus efficaces. Ils testent les composés sur des cellules malades et des animaux, et tentent d’élucider leurs mécanismes d’action.

DES ARBRES PRIS D’ASSAUT

L’engouement pour les molécules naturelles peut être fort. Le paclitaxel, un médicament anticancer bien connu notamment utilisé contre les cancers du poumon, de l’ovaire et du sein, a d’abord été isolé dans un conifère de la côte Ouest appelé if du Pacifique. Dans les années 90, des chercheurs de l’UQAC ont identifié la molécule dans l’if du Canada, qui pousse chez nous. Au cours des dernières années, des vols d’ifs sur les terres publiques et les forêts privées ont été rapportés à la Sûreté du Québec.

« Il y a même des gens qui se faisaient passer pour des chercheurs de notre laboratoire et qui allaient chercher l’if pour le revendre. » – Le professeur Jean Legault

En plus des médicaments, la vingtaine de chercheurs et étudiants du laboratoire LASEVE cherchent des produits naturels et des cosmétiques dans la forêt boréale. Jean Legault est le premier à convenir que les prétentions de ces industries n’ont pas toujours été appuyées scientifiquement par le passé.

« Il s’est fait n’importe quoi. Et pour changer les choses, ça prend des scientifiques qui vont vérifier la qualité de ces produits et vont s’assurer qu’ils sont bien dosés », plaide-t-il.

Pour Jean Legault, l’exploration du potentiel des espèces de la forêt boréale commence à peine.

« Le terrain de jeu est infini, dit-il. De mon côté, je vais passer ma carrière là-dedans, c’est certain. »

***

TROIS VÉGÉTAUX QUI POURRAIENT NOUS SOIGNER

Le bouleau blanc

Le bouleau blanc

Photo tirée de Wikimedia Commons

Le bétulinol, tiré de l’écorce de bouleau blanc, a des propriétés anticancer. Le hic, c’est qu’il n’est pas soluble dans l’eau et qu’il est donc difficile d’en faire un médicament injectable. Pour contourner le problème, les scientifiques du laboratoire LASEVE lui ont ajouté des groupements qui lui donnent la solubilité voulue. Les chercheurs ont découvert que la substance provoque la mort programmée des cellules cancéreuses en attaquant leurs centrales énergétiques, les mitochondries. Pour une raison qui reste à éclaircir, elle épargne les cellules saines. Il reste toutefois beaucoup de travail à faire avant de penser pouvoir l’utiliser un jour chez les humains.

Le peuplier baumier

Les chercheurs de l’UQAC ont tiré un antibiotique des bourgeons du peuplier baumier capable de s’attaquer au fameux Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), cette bactérie qui a développé une résistance à plusieurs antibiotiques et qui cause des problèmes dans les hôpitaux. Ici, ce n’est pas le savoir amérindien qui a guidé les scientifiques, mais bien les abeilles, qui utilisent ces bourgeons pour fabriquer un vernis aseptisant appelé propolis. Les chercheurs ont identifié les mécanismes d’action des molécules impliquées et protégé leur découverte par un brevet.

Le cornus canadensis

Cette petite plante à feuilles qui produit des fruits orangés pourrait peut-être un jour traiter l’herpès. Ici, les chercheurs de l’UQAC sont assez avancés pour lancer prochainement, avec des partenaires, une étude chez l’humain. Les scientifiques ont découvert que les extraits de feuilles agissent de trois façons : ils attaquent directement le virus, ils empêchent son absorption par les cellules du corps et ils bloquent sa réplication. Encore une fois, il faudra d’autres travaux et plusieurs années avant de conclure qu’il est réellement efficace chez l’humain.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Un chat peut-il descendre d’un arbre?


Les chats grimpent aux arbres comme moyen de défense, mais pour redescendre ce n’est pas aussi facile, à cause, de la morphologie de leurs pattes arrières. L’animal préfèrera rester jugé en haut de l’arbre si la descente n’est pas sans risque. Sauf si l’arbre comporte plusieurs branches ou encore que sa circonférence est plus petite alors il ira à reculons
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Un chat peut-il descendre d’un arbre?

 

GETTY IMAGES/MOMENT RF

Monter, c’est facile. Descendre, c’est risqué.

 

Laura Martinez

Agence Science Presse

Deux chatons de sept mois sont restés coincés pendant cinq longs jours à une vingtaine de mètres en haut d’un arbre d’un quartier de Montréal, l’automne dernier. À elle seule, l’entreprise montréalaise Service urgence et sauvetage animal peut intervenir jusqu’à trois fois par semaine pour rescaper de tels chats incapables de redescendre d’un arbre, explique son directeur aux opérations, Éric Dussault. Mais un chat est-il vraiment incapable de redescendre ? C’est la question qu’a voulu vérifier le Détecteur de rumeurs.

Monter, c’est facile

Généralement, les chats s’aventurent dans les arbres lorsqu’ils chassent un oiseau ou un écureuil, ou lorsqu’ils souhaitent s’éloigner d’un danger.

« C’est son arme numéro un : pouvoir grimper aux arbres, alors que les chiens et les hommes ne peuvent pas le faire », explique l’intervenant en comportement félin, Daniel Filion.

Descendre, c’est risqué

Or, les griffes des chats, aiguisées et courbées vers l’arrière, sont pour ainsi dire faites sur mesure pour grimper facilement dans un arbre, explique le chercheur retraité de l’École vétérinaire de l’Université de Bristol, en Angleterre, John Bradshaw. Cependant, ses griffes ne lui sont d’aucun secours quand il décide de redescendre d’un arbre. Tête première, le chat essaiera de freiner sa descente en plantant les griffes de ses pattes arrière dans l’écorce de l’arbre. Malheureusement, planter ses griffes en forme de crochet vers le bas, comme le commande la descente, s’avère laborieux, explique M. Filion.

De plus, certains chats, qui auront attendu trop longtemps en haut de l’arbre, n’auront plus l’énergie pour redescendre.

« Ils sont souvent déshydratés », poursuit Daniel Filion. Peut-être trouvent-ils que c’est trop dangereux et « ils vont rester là ».

Plusieurs y parviennent pourtant

L’un des seuls chats capable de planter les griffes de ses pattes arrière vers le haut pour descendre la tête la première est le petit félin des forêts tropicales d’Amérique centrale et du sud, le margay, explique la biologiste de l’Université de Jujuy en Argentine, Miriam Maria Morales, qui est experte en anatomie des chats sauvages. En effet, le margay est capable de faire pivoter de 180 degrés ses pattes arrière. C’est ce même avantage anatomique qui permet aux écureuils et aux ratons laveurs de descendre des arbres la tête en bas. Cette spécialisation mécanique de l’articulation des pattes arrière de ce chat arboricole est le résultat d’adaptations osseuses et musculaires, que ne possèdent pas les chats terrestres, comme le démontre l’étude de la Dre Morales publiée en décembre dans le journal Zoology.

INESE ONLINE VIA GETTY IMAGES

Pour pallier ce problème, les chats descendent généralement le postérieur en premier et essaient de planter leurs griffes avant sur les côtés des arbres, explique M. Filion.

Mais les pattes arrière des chats domestiques, qui servent normalement de ressort pour bondir, grimper ou courir, sont moins mobiles et agiles que leurs pattes avant.

« Ça pose beaucoup de problèmes, car il faut lever la patte [arrière], ce qui est très contre-intuitif pour un chat. Et en même temps, comme il descend le derrière en premier, il a de la misère à voir où il s’en va. C’est quand même assez exigeant pour un chat. C’est une bonne dépense d’énergie et c’est assez dangereux », ajoute M. Filion.

Certaines formes d’arbres facilitent la descente

Cependant, malgré ces difficultés, la majorité des chats réussissent à redescendre au sol par eux-mêmes, selon les experts rejoints pour cet article. La forme de l’arbre, dont sa faible hauteur et sa petite circonférence, ainsi que la présence de branches le long de son tronc, pourraient faciliter leur descente. En effet, un chat descendant le postérieur en premier descendra plus facilement d’un arbre à faible circonférence

Supporter la faim ou se jeter dans le vide

Bien que la plupart des chats domestiques redescendent d’eux-mêmes, certains restent coincés.

« Si le chat est là depuis plus de 12 h, souvent il va être déshydraté. Après deux jours sans s’alimenter, il peut commencer à montrer des problèmes de santé plus graves, commente la vétérinaire Karine Gélinas.

Éric Dussault précise cependant n’avoir jamais trouvé de chat mort au pied d’un arbre. Il admet avoir déjà vu un chat faire un arrêt cardio-respiratoire lors d’un sauvetage, probablement à cause du stress de l’intervention et au fait que le chat ait passé plusieurs jours sans boire ni manger, dit-il.

Parmi les quelque 400 interventions réalisées entre 2014 et 2017 par le Service urgence et sauvetage animal dans la région métropolitaine de Montréal, 75 % correspondaient à des sauvetages de chats coincés dans des arbres depuis deux à quatre jours, commente M. Dussault.

Un verdict général : la plupart des chats domestiques sont capables de descendre des arbres. Ils sont aidés bien plus par la morphologie des arbres (petits, multiples branches) que par la leur (griffes recourbées). Sans oublier la nécessité d’aller manger !

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le guaimaro, un «arbre magique» protecteur de la planète


Un arbre qui a tellement un grand potentiel qui se trouve en Colombie, a failli disparaître pour son bois, pour l’élevage, la culture extensive, les plantations de coca. La déforestation est une des causes des changements climatiques. Il a été décidé de reboiser l’endroit et de rajouter en plus des autres essences d’arbres, le guaimaro, que nous appelons en français le noyer maya. En plus il porte dans ses branches beaucoup de fruits qui a des protéine autant que le lait, autant de fer que les épinards et plus de potassium qu’une banane, ainsi plus de magnésium que le haricot rouge
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Le guaimaro, un «arbre magique» protecteur de la planète

 

Cet arbre aux feuilles persistantes, qui équilibre les... (Photo Luis Acosta, Agence France-Presse)

Cet arbre aux feuilles persistantes, qui équilibre les sols acides, solidifie dans la terre le CO2, responsable du réchauffement climatique. Il ne le relâche donc pas dans l’atmosphère quand il meurt, contrairement à la plupart des arbres.

PHOTO LUIS ACOSTA, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

FLORENCE PANOUSSIAN
Agence France-Presse
DIBULLA, Colombie

Sur une planète menacée par le réchauffement, le guaimaro, immense arbre tropical vénéré des anciens, renaît peu à peu en Colombie. Doté de propriétés étonnantes, dont sa capacité à solidifier le gaz carbonique dans le sol, ce géant préserve le climat.

«Sans arbres, il n’y a pas d’eau et sans eau, il n’y a pas d’arbre! Les gens coupent, brûlent pour cultiver, pour le bétail. Le bois se raréfie, les rivières s’assèchent», déplore Manuel Duran, 61 ans.

D’une main lasse, ce paysan ôte son chapeau de paille et essuie la sueur de son front, sous le soleil implacable de la forêt tropicale sèche de Dibulla, au pied des montagnes de la Sierra Nevada de Santa Marta.

À plus de 900 km de là, à Medellin, ville très affectée par la pollution, des experts du monde entier sont réunis au chevet de la planète: la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) va rendre les 23 et 26 mars son diagnostic sur l’état de la faune, de la flore et des sols.

Conscient des dégâts causés par une agriculture irraisonnée, Manuel Duran, qui est né dans les marais du fleuve Magdalena, au coeur du pays, mais a été déplacé par la guerre, s’intéresse à un programme de reboisement dont le guaimaro est emblématique.

«Le guaimaro est un arbre magique!», explique à l’AFP Daisy Tarrier, 39 ans, directrice d’Envol Vert, ONG franco-colombienne à l’origine du projet.

Enthousiaste, elle en détaille les qualités et celles de son fruit, sorte de baie orangée riche en nutriments.

Un arbre ancestral

Le Brosimum alicastrum pousse du Mexique au Brésil. Selon les pays, il est appelé guaimaro, ramon, campeche, ojoche, mewu, etc. ou en français noyer maya. Pour cette civilisation pré-colombienne, il était aussi essentiel que le maïs, et le reste pour nombre d’indigènes. Mais beaucoup de paysans en ont oublié les qualités.

Afin de raviver un savoir précieux contre la malnutrition, Envol Vert organise des ateliers de cuisine:

«le fruit contient autant de protéines que le lait, quatre fois plus de potassium que la banane, autant de fer que les épinards, quatre fois plus de magnésium que le haricot rouge», autre aliment de base en Amérique latine.

Cet arbre aux feuilles persistantes, qui équilibre les sols acides, solidifie dans la terre le CO2, responsable du réchauffement climatique. Il ne le relâche donc pas dans l’atmosphère quand il meurt, contrairement à la plupart des arbres.

Il s’élève jusqu’à 50 m et s’enracine aussi profondément dans le sol. Cela le rend résistant aux sécheresses comme aux ouragans. Le guaimaro peut même renaître de ses cendres après un incendie, tel le phénix.

«Cet arbre a une grande capacité de s’adapter à différents climats et peut supporter divers types de sols, d’humidité, d’altitude, de température […] et de nombreux animaux s’alimentent de son fruit, ce qui en fait une espèce importante pour la conservation», souligne dans sa thèse la biologiste colombienne Monica Florez.

Un phénix menacé

Mais la convoitise pour son bois, qui fait des maisons et des meubles solides, les coupes pour l’élevage et les cultures extensives, ont failli en venir à bout. Sans oublier les plantations de coca, base de la cocaïne dont la Colombie est le premier producteur mondial.

«Nous sommes encore confrontés à un énorme défi lié au contrôle de la déforestation», admet le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Luis Gilberto Murillo, bien que le fléau ait diminué, de plus de 282 000 ha en 2010 à 170 000 ha déboisés en 2017.

En travaillant avec quelque 190 familles, dont 87 du hameau de Santa Rita de la Sierra, près de Dibulla, Envol Vert a depuis 2011 planté plus de 30 000 arbres d’une vingtaine d’espèces, dont 6000 guaimaros. Les pépinières collectives sont confiées aux habitants, qui transfèrent ensuite les arbres sur leurs parcelles.

 

«J’ai toujours beaucoup aimé le guaimaro parce qu’il donne de l’ombre et quand ses feuilles tombent, le bétail les mange. Ses racines renforcent le sol, conservent l’humidité et ses fruits sont bons», explique Maria Alarcon, 64 ans.

Vivant une centaine d’années, un guaimaro donne 180 kg de fruits en mars-avril. Ils se consomment frais et en jus, en soupe et en purée comme la patate. Mais aussi grillés, puis moulus pour une infusion au goût de café chocolaté. Des indigènes en tirent des remèdes contre l’asthme, l’anémie, les rhumatismes.

«Mais il va falloir planter beaucoup pour remplacer tous les arbres qui ont été perdus», avertit Maria Alarcon, les mains dans la terre.

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12 façons remarquables dont l’humanité a respecté la nature à l’aide de l’architecture.


Généralement, lors d’une construction d’un bâtiment, tout ce qui est sur le terrain est enlevé, les plantes, les arbres. Pourtant d’autres préfèrent utiliser la nature pour l’incorporer à l’architecture de leurs bâtiments
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12 façons remarquables dont l’humanité a respecté la nature à l’aide de l’architecture.

 

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