La famille d’Alan Kurdi s’oppose à un film sur sa mort


Bien que le film veut souligner la crise des réfugiés, il me semble déplacé de faire un film sur le triste sort d’Alan Kurdi, cet enfant mort sur la plage sans l’accord de la famille qui avait d’ailleurs déjà refusé des offres pour faire un film.
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La famille d’Alan Kurdi s’oppose à un film sur sa mort

Le corps d'Alan Kurdi a été repêché sur... (PHOTO NILUFER DEMIR, ARCHIVES DOGAN NEWS AGENCY VIA AFP)

Le corps d’Alan Kurdi a été repêché sur une plage de Turquie, le 2 septembre 2015.

PHOTO NILUFER DEMIR, ARCHIVES DOGAN NEWS AGENCY VIA AFP

Agence France-Presse
Montréal

Des membres de la famille d’Alan Kurdi, dont la photo du corps sans vie de ce petit garçon syrien est devenue le symbole tragique de la crise migratoire en Europe en 2015, ont jugé « inacceptable » qu’un film soit tourné sans leur accord.

« J’ai le coeur brisé […] C’est inacceptable », a déclaré à la chaîne publique CBC la tante du jeune garçon, Tima Kurdi qui vit à Port Coquitlam, près de Vancouver.

Le corps de l’enfant avait été retrouvé sur une plage de Turquie. Plusieurs membres de sa famille avaient aussi perdu la vie en tentant de se rendre sur une île grecque.

La photographie de l’enfant gisant sur le ventre avait provoqué une très vive émotion en Europe et poussé l’Union européenne à ouvrir pour un temps ses frontières aux réfugiés syriens.

Dans ses déclarations rendues publiques par la chaîne, Mme Kurdi ajoute que personne n’avait demandé à la famille son autorisation et qu’elle avait elle-même appris l’existence du film par le père du jeune garçon, Abdullah Kurdi, qui vit en Irak.

« Il m’a appelée. Il était en pleurs. Il m’a dit qu’il ne pouvait imaginer que son fils mort revive » dans un film, a déclaré Mme Kurdi.

Le film intitulé Aylan Baby : Sea of Death, et dans lequel doit jouer l’acteur américain Steven Seagal, est en cours de tournage en Turquie, précise CBC. Son réalisateur turc Omer Sarikaya a publié des photos de l’affiche du film sur les réseaux sociaux.

L’affiche du film The boy on the beach

IMAGE TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM @OMERSARIKAYA1969

Selon Mme Kurdi, qui a publié un livre sur son neveu The boy on the beach, la famille a refusé de nombreuses offres pour en tirer un film.

Le réalisateur a affirmé de son côté à CBC que le sujet de son film, bien que ressemblant à l’histoire de la famille Kurdi, portait surtout sur la crise des réfugiés dans son ensemble.

« Ce sera Aylan Baby, pas Aylan Kurdi », a-t-il dit en ajoutant qu’il ne pouvait changer le titre du film maintenant.

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Salaire de misère, réfugiés et mineurs exploités: la triste réalité derrière les noisettes de votre Nutella


Des compagnies comme Ferrero, Nestlé, Godiva ont besoin de noisettes pour certains de leurs produits. Sauf que ces noisettes viennent de la Turquie, et les noisetiers profitent des réfugiés syriens, ainsi que les enfants, pour 9 euros (moins de 14 $ canadien) pour une journée de 12 heures de travail. Cela est trop cher payé pour tartiner un pain avec du Nutella
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Salaire de misère, réfugiés et mineurs exploités: la triste réalité derrière les noisettes de votre Nutella


© Maurice Nimmo/Frank Lane.

Peu d’entre nous en ont la moindre idée, mais pas moins de 70% de la production mondiale de noisettes se fait en Turquie. C’est donc là que s’approvisionnent en grande partie les grands groupes comme Nestlé ou Godiva mais aussi et surtout Ferrero pour son célèbre Nutella.

En soi, rien de problématique, direz-vous. Sauf que, affirme le New York Times, la récolte de ces noisettes se fait au prix de l’exploitation honteuse de milliers de réfugiés syriens qui ne récoltent, eux, que neuf euros par jour pour un travail fastidieux et dangereux.

Le quotidien américain New York Times révèle un témoignage édifiant recueilli à la frontière turco-syrienne auprès de Shakar Rudani, 57 ans. Le Syrien a fait une douloureuse expérience l’été dernier en Turquie, où il s’est rendu en compagnie de ses six fils âgés de 18 à 24 ans en vue de rassembler, l’espéraient-ils du moins, quelques milliers de dollars grâce à la saison de la récolte des noisettes dans une ferme turque spécialisée.

9 euros par journée de 12 heures

Mais le voyage a tourné au cauchemar pour cette famille miséreuse. Le père et ses six enfants ont passé les mois d’août et septembre dans une ferme de noisettes mais n’y ont gagné qu’une chose: la certitude qu’ils n’y remettraient plus jamais les pieds. La promesse de grasse rémunération qu’on leur avait faite s’est révélée fausse: au lieu des 18 euros par journée de travail (des journées de douze heures, souvent de 7 heures du matin à 19 heures), ils ne sont parvenus à s’en faire payer que 9 euros. La cadence était infernale, sept jours sur sept durant deux mois, le tout dans des conditions de sécurité plus que douteuses. En effet, les noisetiers étant situés sur des terrains accidentés et des pentes escarpées, manoeuvrer des machines y est généralement tout simplement impossible. Le père a ainsi vu ses fils retenus par de simples cordes récolter les fruits, risquant chaque jour une chute mortelle.

Rentrés les poches vides

Malgré leurs deux mois de travail intensif, les six membres de la fratrie et leur père ont à peine réuni de quoi faire le chemin du retour à la fin de la saison, déplore Rudani dans le NYT.

« Sans compter ce que nous avons dû débourser pour vivre sur place. Nous sommes tout simplement rentrés dépouillés à la maison », dénonce-t-il.

La famille syrienne est en exil depuis 2014, lorsqu’elle a fui l’invasion de l’Etat islamique. Le père et les siens se sont réfugiés dans le village turc d’Akcakale, à la frontière syrienne. C’est de là qu’il contemple aujourd’hui au loin, dans les collines, la maison qui était autrefois la sienne alors qu’il était cultivateur de blé et de coton. Désormais, il ne possède plus rien. Il est juste l’un des 3,4 millions de Syriens à avoir fui la guerre depuis 2011 et à chercher à survivre en Turquie.

La misère, cette aubaine

Ces réfugiés démunis à l’extrême sont en fait une aubaine pour les 600.000 fermes de noisettes de la côte nord de la Turquie. Grandes d’environ 1,6 hectare chacune, ces fermes peuvent se targuer de contribuer à hauteur de 70% à la consommation mondiale de noisettes. Un business qui se chiffre à 1,6 milliard d’euros les années fastes. Les clients sont de grandes multinationales et entreprises de produits chocolatés dont les occidentaux raffolent: Ferrero, Nestlé, Godiva notamment. On peut aisément en conclure une chose: sans noisettes turques, plus de Nutella.

Le travail des enfants, un « fléau »

On vous en remet une couche? Cela signifie aussi: plus de Nutella sans petites mains prêtes à risquer leur vie pour un salaire de misère. Des mains parfois très petites, celles d’enfants exploités sans vergogne pour la laborieuse récolte de la fin de l’été. Le gouvernement turc lutte depuis de nombreuses années contre le travail des enfants, qu’il considère comme un fléau. Mais les contrôles sont compliqués et la visibilité des dérives est minime. Tant et si bien que la plupart des clients – belges, par exemple – n’en savent d’ailleurs strictement rien.

Ni permis de travail ni droits

Depuis plusieurs années, le nouveau filon des exploitants est la détresse des réfugiés syriens, les seuls prêts à devenir saisonniers pour manger à leur faim. Mais bon nombre d’entre eux, acculés, acceptent tout labeur sans disposer de permis de travail et ne jouissent donc d’aucune protection sociale ou salariale. Une exploitation aussi écoeurante que le choco à tartiner.

© photo news.

Les promesses illusoires de Ferrero

Ferrero affirme s’engager fermement contre le travail des mineurs d’âge et pour instaurer un salaire minimum et des normes de sécurité dans les fermes, reconnaît le quotidien américain. La compagnie italienne de Giovanni Ferrero, qui brasse une fortune de 20 milliards d’euros selon Forbes, n’est rien sans son ingrédient phare et tourne, pour un tiers de sa production, sur les noisettes turques. Elle a donc tout intérêt à ce que rien ne vienne entacher la réputation de ses fournisseurs principaux. Mais malgré son poids sur le marché, Ferrero ne peut pas garantir cette décence essentielle à la source. Pas plus que la concurrence. En effet, il y a tellement de fermes et de lieux disparates de récolte qu’une surveillance irréprochable sur le terrain est une illusion. Le salaire minimum y est de toutes façons bien trop faible pour que les familles concernées vivent au-dessus du seuil de pauvreté. De plus, de nombreux intermédiaires véreux se sucrent sur le dos des travailleurs étrangers en prélevant parfois plus de 10% de leur salaire déjà dérisoire.

« Pas une seule ferme en règle. Pas une »

D’autres pays tentent peu à peu de grignoter des parts de la production de ces précieux oléagineux afin de sustenter les multinationales à la clientèle vorace. Mais dans l’état actuel des choses, il est impossible pour les industries du « chocolat » de se passer de la Turquie. Malheureusement pour les règles humanitaires bafouées.

« Nous contrôlons scrupuleusement les fermes de noisettes turques depuis six ans et n’en avons pas trouvé une, pas une seule, qui applique des conditions de travail décentes », martèle dans le New York Times Richa Mittal, directeur de la Fair Labor Association, une ASBL qui oeuvre pour le respect des lois nationales et internationales du travail.

De quoi couper quelques fringales.

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Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes


Comment payer une dette de 4 000 dollars avec 7.50 dollars par jour ? Les changements climatiques vont amener d’autres sortes de réfugiés et dans certains pays, ils seront des esclaves a un salaire ridicule pour payer des dettes qu’il sera impossible d’honorer et pire encore, elle augmentera d’année en année.
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Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes

 

Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes

Bien que la semaine de travail soit de 48 heures au Cambodge, les ouvriers effectuent dans des fabriques au minimum 60 heures par semaine.

Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP

Après des semaines de sécheresse, Chenda, criblée de dettes, a été contrainte d’abandonner sa rizière au Cambodge pour travailler avec ses quatre enfants dans une fabrique de briques, comme des milliers de réfugiés climatiques de ce pays d’Asie du Sud-Est.

« Beaucoup d’industries dans le monde emploient des réfugiés climatiques. Mais ce qui est unique dans les usines de briques au Cambodge c’est que la très grande majorité des ouvriers sont emprisonnés dans la servitude pour dettes », relève Naly Pilorge, directrice de l’association des droits de l’homme Licadho.

C’est le cas de Chenda, le propriétaire de l’usine de briques ayant racheté son emprunt.

Elle travaille avec sa fille Bopha, 14 ans, dans le village de Thmey à une quarantaine de kilomètres au nord de Phnom Penh, le long d’une route de terre où des centaines de fours à briques semblables à de petites pyramides flamboient sous le soleil.

Cinquante-six heures par semaine, Bopha, adolescente à la chevelure d’ébène, charge des pavés d’argile sur des chariots.

« Je ne vais pas à l’école. J’essaye d’aider à rembourser les 4000 dollars qu’on doit même si cela prendra des années », raconte-t-elle à l’AFP, avant de rejoindre sa mère près de la cahute en tôle où la famille est logée dans l’enceinte même de la fabrique.

Quand des réfugiés climatiques deviennent des esclaves modernes

Ces fabriques font travailler « une main-d’oeuvre d’adultes et d’enfants ».

Photo TANG CHHIN SOTHY, AFP

« Pour 10 000 briques transportées, nous touchons 7,50 dollars », ajoute-t-elle.

Le Cambodge est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique.

Et, comme Chenda, plusieurs dizaines de milliers d’agriculteurs cambodgiens ont abandonné les rizières à la suite de vagues de sécheresse et d’inondations, incapables de rembourser l’argent qu’ils avaient emprunté auprès d’une banque ou d’un organisme de microfinance pour cultiver leur lopin de terre.

Ils ont trouvé un travail dans une des centaines de manufactures de briques qui fleurissent dans le royaume pour répondre au boom de la construction dans les grandes villes du pays.

Dette exponentielle

Ces fabriques font travailler « une main-d’oeuvre d’adultes et d’enfants », relevaient en octobre des chercheurs de l’Université de Londres, dénonçant « une forme d’esclavage moderne ».

Au vu de ce qu’ils gagnent, les ouvriers sont souvent incapables de rembourser et leur dette grossit au fur et à mesure des années.

Sov a emprunté 2500 dollars quand elle a commencé à travailler à la fabrique. Vingt ans plus tard, à 57 ans, elle doit le double.

« Je vais devoir laisser cette dette à mes enfants », s’inquiète-t-elle. Mais « il faut les nourrir, je suis souvent malade et les traitements coûtent cher ».

Maladies respiratoires ou de la peau, maux de tête, saignements de nez : les ouvriers travaillent sans gant ni masque et les problèmes de santé sont légion près des fours qui crachent une épaisse fumée noire.

Sov pourra bientôt prendre deux jours de vacances pour retourner dans son village de la province de Stoeng Treng dans le nord du pays, mais sans son mari et ses enfants qui doivent rester à la fabrique. 

« Le patron a peur que nous prenions la fuite sans payer », explique-t-elle.

Pour autant, elle ne se plaint pas du propriétaire « qui ne nous traite pas mal ».

Dans d’autres manufactures, la situation est pire.

« Certains patrons sont violents. Ils sont assez riches pour corrompre la police et les autorités locales. Et, malgré les abus, aucun n’a jamais été poursuivi », relève Sok Kin, président du syndicat de travailleurs BWTUC. 

Quant aux ouvriers, « aucun n’est syndiqué, ils ignorent leurs droits et ont peur de perdre leur emploi », ajoute-t-il.

Au Cambodge, la durée hebdomadaire de travail est fixée à 48 heures et le travail des enfants de moins de 15 ans est interdit par la loi.

Mais, dans la fabrique de Thmey, les ouvriers effectuent au minimum 60 heures par semaine.

Et, sur la trentaine d’enfants, un seul va à l’école, les autres travaillant dès l’âge de sept ou huit ans pour aider leur famille. 

Le gouvernement a indiqué à plusieurs reprises qu’il allait enquêter et punirait les propriétaires des fours si des cas de travail d’enfants étaient avérés.

« Mais le problème perdure depuis des années et rien n’est fait », soupire Naly Pilorge.

Contacté, le ministère du Travail n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

Pour Sok Kin, « des mesures doivent être prises en urgence : établir un salaire minimum, lancer des enquêtes anticorruptions et une campagne d’information à l’échelle nationale pour faire connaître leurs droits aux ouvriers ».

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Ce peintre syrien transforme les chefs d’Etat en réfugiés


Un peintre s’exprime avec son art. Il imagine les personnalités qui gouverne ce monde en réfugiés, en immigrants désarmées, humiliées et vulnérables. Car ceux qui gouvernent sont responsables de ce qui a causé le chaos dans des pays comme la Syrie. Personnellement, je trouve que cela porte à une grande réflexion et il n’a qu’à espérer que son art puisse toucher les présidents, premiers ministres ou autres titre de gouvernement, c’est probablement irréaliste qu’ils en tiennent compte.
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Ce peintre syrien transforme les chefs d’Etat en réfugiés

Pas de paix mondiale sans investissement dans l’éducation


Je ne sais pas si l’éducation à tous les enfants pourrait un jour mettre la fin à toute guerre, mais j’en doute. Cependant, l’éducation peut apporter plus d’espoir. Beaucoup trop d’enfants n’ont pas cette chance de savoir lire et écrire et avoir une culture pour connaitre autre chose que la pauvreté. Les filles doivent être éduqué autant que les garçons pour qu’elle puisse devenir indépendante. Malheureusement, en cas de conflit, l’éducation est la première chose qu’on enlève aux enfants.
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Pas de paix mondiale sans investissement dans l’éducation

 

La jeune réfugiée rohingya, Sofiat, âgée de 7 ans, prend part à une classe dans le centre d'apprentissage Kokil de l'UNICEF, dans le camps pour personnes réfugiées d'Unchiprang, à Cox's Bazar, au Bangladesh.

© UNICEF/UN0158183/SUJAN

La jeune réfugiée rohingya, Sofiat, âgée de 7 ans, prend part à une classe dans le centre d’apprentissage Kokil de l’UNICEF, dans le camps pour personnes réfugiées d’Unchiprang, à Cox’s Bazar, au Bangladesh.

C’est la meilleure façon de faire en sorte que les enfants réalisent leur plein potentiel, de briser le cycle de la pauvreté et d’offrir aux enfants des perspectives d’avenir.

Texte écrit par David Morley, président et chef de la direction, UNICEF Canada

Au Canada, les enfants entament leurs premières semaines de vacances estivales, mais pour plusieurs autres enfants dans le monde, les vacances d’été n’existent pas, pour une raison bien simple: ils ne sont jamais allés à l’école. À l’échelle mondiale, un enfant sur cinq est déscolarisé, ce qui représente plus de 263 millions d’enfants privés de leur droit à l’éducation.

À l’UNICEF, nous croyons qu’il est inacceptable qu’un seul enfant voie son droit d’apprendre être bafoué. Il est par conséquent inconcevable que 263 millions d’enfants en soient privés.

L’éducation est un droit fondamental et représente les espoirs, les rêves et les aspirations de millions d’enfants partout dans le monde. C’est la meilleure façon de faire en sorte que les enfants réalisent leur plein potentiel, de briser le cycle de la pauvreté et d’offrir aux enfants des perspectives d’avenir. Or, pour ce faire, nous devons nous efforcer de faire tomber les barrières qui empêchent l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles, à améliorer la qualité de l’éducation, à impliquer tous les acteurs au sein des communautés, à former le personnel enseignant et à veiller à ce que les enfants disposent des outils nécessaires pour leurs études.

Scolarisation lors d’une situation de crise

Les derniers mois ont été marqués par la tourmente. Nous avons été témoins de la souffrance de trop d’enfants en raison des conflits qui sévissent. Que ce soit les enfants ayant fui la persécution au Myanmar, les jeunes ciblés par des bombardements au Yémen, les enfants forcés de fuir les zones de combats incessants en Syrie, ou les filles aussi jeunes que sept ans utilisées comme des bombes humaines par Boko Haram dans le nord-est du Nigéria, ces enfants sont victimes de conflits auxquels ils ne devraient pas être mêlés, et ils ont toutes et tous cruellement besoin d’aide humanitaire.

Les enfants représentent plus de la moitié des personnes réfugiées à l’échelle mondiale, et 50% de ces enfants réfugiés sont déscolarisés.

En temps de crise, l’éducation est souvent l’un des premiers services à être suspendu et l’un des derniers rétablis. L’éducation est pourtant la clé pour outiller les enfants et leur permettre d’avoir espoir en un avenir prometteur. Sans éducation, nous pourrions perdre des générations entière

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Une fillette parmi des enfants poignardés est décédée


Aux États-Unis, ils ont vraiment un problème avec les armes et leur violence. Il semble qu’un homme aurait frappé avec l’aide de son couteau, tout ceux qu’il pouvait atteindre qu’il soit adulte ou enfant. Une des petites filles n’a pas survécu à ses blessures. Cela serait sous le signe de vengeance pour avoir été expulsé alors qu’il était hébergé chez une de ses connaissances.
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Une fillette parmi des enfants poignardés est décédée

 

L'attaque s'est passée dans une résidence à loyers... (photo Meiying Wu, Idaho Statesman, par l'entremise de l'Associated Press)

L’attaque s’est passée dans une résidence à loyers modérés de l’État de l’Idaho abritant de nombreuses familles de réfugiés, notamment de Syrie, d’Irak et d’Éthiopie.

PHOTO MEIYING WU, IDAHO STATESMAN, PAR L’ENTREMISE DE L’ASSOCIATED PRESS

 

Une fillette de trois ans grièvement blessée parmi des enfants poignardés samedi par un agresseur dans le nord-ouest des États-Unis est décédée lundi, a annoncé la police, en précisant que sept victimes restaient hospitalisées.

Cette attaque perpétrée lors d’une fête enfantine d’anniversaire dans l’État de l’Idaho a choqué le pays. L’auteur présumé des coups a été interpellé, a indiqué dimanche la police de la ville de Boise.

La petite fille, évacuée par voie aérienne dans l’État voisin de l’Utah pour y être soignée, n’a pas survécu à ses blessures, a rapporté la police dans un bref communiqué lundi.

L’homme accusé d’avoir frappé à l’aveugle trois adultes et six enfants devait comparaître lundi dans un tribunal pour sa mise en accusation formelle.

Timmy Kinner, un Américain de 30 ans de Los Angeles, sera poursuivi pour meurtre et coups et blessures avec circonstances aggravantes, la plupart des blessés étant des enfants.

L’attaque s’est passée dans une résidence à loyers modérés abritant de nombreuses familles de réfugiés, notamment de Syrie, d’Irak et d’Éthiopie.

Timmy Kinner aurait commis son geste après avoir été expulsé de cette résidence où il avait été hébergé quelques jours par une connaissance, a expliqué le chef de la police de Boise, Bill Bones.

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Des enfants migrants drogués sans consentement dans des centres gouvernementaux américains


Comment peut-on donner autant de psychotrope à des enfants. Avant que Donald Trump change d’avis sur la séparation des enfants et des parents migrants. Certains enfants se sont retrouvés dans des endroits qui donnaient des pilules et des injections sans le consentement des parents. Pourtant, le Président avait bel est bien dit qu’on s’occuperait bien des enfants …..
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Des enfants migrants drogués sans consentement dans des centres gouvernementaux américains

 

Among the most disturbing are the accusations that staff at federally contracted facilities gave children five different types of psychotropic medications without informing their parents.

 

Les allégations portent sur un établissement de santé mentale au Texas qui a eu des problèmes dans le passé.

  • Par Roque Planas, HuffPost US

  • Le personnel travaillant pour le compte du Bureau de la réinstallation des réfugiés (BRR) droguent systématiquement les enfants migrants en situation de détresse avec des psychotropes sans le consentement de leurs parents, selon des documents de cour.

    Les responsables de l’administration Trump ont maintes fois insisté sur le fait que la politique de séparation des familles qu’ils ont mise en place au cours des six dernières semaines est sans cruauté. Mais le procès en cours sur l’accord de Flores, un règlement de 1997 qui régit en partie la détention des enfants migrants que la Maison-Blanche espère renverser, allègue une litanie d’actes répréhensibles dans les installations contractées par le BRR.

    Les allégations concernant les injections de drogues sont parmi les plus inquiétantes. Un enfant, cité dans les documents déposés en cour, a déclaré avoir pris jusqu’à neuf comprimés le matin et sept autres le soir, sans savoir quel était le médicament.

    « Le BRR administre régulièrement des médicaments psychotropes aux enfants sans autorisation légale », note un mémo déposée le 16 avril. « Lorsque les jeunes s’opposent à la prise de tels médicaments, le BRR les contraint. Le BRR n’exige ni ne demande le consentement d’un parent avant de donner un médicament à un enfant, ni ne sollicite l’autorisation légale de consentir à la place des parents. Au lieu de cela, le personnel du BRR ou de l’établissement signe des formulaires de «consentement» se dotant d’une «autorité» pour administrer des médicaments psychotropes aux enfants confinés.

    La plupart des allégations se concentrent sur le centre de traitement résidentiel Shiloh, à Manvel, au Texas. Mais les avocats de l’affaire Flores, qui ont accès aux dossiers médicaux de leurs clients, disent que le problème est très répandu.

    « Ce n’est pas spécifique à Shiloh », a déclaré Holly Cooper, l’un des avocats représentant les enfants dans le litige de l’accord Flores, à propos des allégations de d’utilisation de drogues.

  • Les avocats ont vu l’utilisation de médicaments psychotropes dans tous les établissements où le gouvernement fédéral détient des mineurs non accompagnés, mais ont noté que les seuls cas d’injections forcées qu’ils ont documentés se sont produits à Shiloh.

    Un enfant, identifié dans les dossiers de la cour comme Julio Z., a déclaré que le personnel de Shiloh l’avait jeté à terre et l’avait forcé à prendre des médicaments. Il a assuré avoir vu le personnel ouvrir la bouche d’un autre enfant pour le forcer à avaler une pilule. Lorsque Julio Z. a tenté de refuser le médicament, il a dit que le médecin l’avait ignoré.

    « Ils m’ont dit que si je ne prenais pas les médicaments, je ne pouvais pas partir », a déclaré Julio Z. « Que la seule façon de sortir de Shiloh était si je prenais les pilules. »

    « Parfois, ils me donnent des injections forcées », a indiqué un autre enfant, identifié comme Rosa L. « Un ou deux membres du personnel me tiennent les bras, et l’infirmière me donne une injection. »

    Les médicaments ont souvent des effets secondaires graves. Julio Z. a affirmé avoir pris 45 livres en deux mois. Une mère d’un enfant identifié dans les dossiers judiciaires comme Isabella M. a déclaré que les médicaments étaient si puissants que sa fille est tombée à plusieurs reprises parce qu’elle ne pouvait pas marcher.

    Le Shiloh Residential Treatment Centre a refusé de commenter les allégations, en renvoyant le HuffPost américain au BRR. L’agence n’a pas immédiatement répondu aux appels ou aux courriels demandant des commentaires.

    Le BRR libère généralement les mineurs non accompagnés à un sponsor après les avoir pris en charge – généralement un parent ou un membre de la famille. Mais à n’importe quel moment au cours des dernières années, plus de 200 enfants demeurent toujours sous la garde du gouvernement fédéral parce que le BRR n’arrive pas à trouver de répondant ou parce que l’organisme choisit de placer les enfants dans des établissements sécurisés ou des centres de traitement.

    Les enfants peuvent se retrouver dans des centres de traitement en raison de problèmes de comportement ou de problèmes de santé mentale. Certains d’entre eux souffrent de traumatismes graves ou de troubles psychiatriques nécessitant des soins médicaux, y compris des problèmes comme le syndrome de stress post-traumatique. Les psychotropes peuvent, en fait, être des réponses valables à ces problèmes, ont écrit les avocats dans l’affaire Flores dans le mémo.

    Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit et adapté de l’anglais.

  • https://quebec.huffingtonpost.ca/