Incendies en Australie : des images hors contexte ou détournées circulent sur les réseaux sociaux


Lors d’une catastrophe qui fait réagir des millions de personnes et plus, il y a toujours des gens qui vont propager des fausses informations. L’Australie n’y a pas non plus échappé. Il y en a qui vont dire de n’est pas grave, mais une fausse nouvelle demeure une fausse nouvelle et peut parfois causer préjudice
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Incendies en Australie : des images hors contexte ou détournées circulent sur les réseaux sociaux

Par AFP

Paris (AFP)

Comme souvent lorsqu’une catastrophe environnementale frappe un pays, de nombreuses images sorties de leur contexte circulent actuellement sur internet pour témoigner des incendies en Australie, qui ont déjà ravagé environ 80.000 km² sur l’île-continent.

1. Les incendies vus du ciel

Une image virale, partagée plusieurs dizaines de milliers de fois dans plusieurs langues (français,anglais, espagnol, portugais, catalan,arabe…) par des internautes mais aussi des célébrités comme l’influenceuse Khloe Kardashian (102 millions d’abonnés sur Instagram), montre l’Australie vue, semble-t-il, du ciel, parsemée de cercles rouges ou oranges représentant des incendies.

Plusieurs publications prétendent qu’il s’agit d’une « image satellite », l’attribuant parfois à la Nasa. Il s’agit en réalité d’une représentation en 3D des foyers d’incendies sur 30 jours réalisée par un graphiste. Ce dernier a expliqué à l’AFP l’avoir créée à partir de données de l’agence spatiale américaine.

2. La jeune fille et le koala

Une image d’une fillette portant un masque à gaz et tenant dans ses bras un koala devant un mur de flammes a été partagée plus de 20.000 fois sur Facebook.

« Si cette photo ne fait pas réagir les gouvernants de notre planète, c’est à désespérer de l’espèce humaine… », déplore l’auteur de la publication.

Mais en décomposant les différents éléments présents sur le « cliché », et en les soumettant à des moteurs de recherche, on retrouve le même koala sur une photo datant de 2016. Une recherche plus poussée permet de remonter jusqu’à une publication Instagram d’une artiste, qui confirme publiquement avoir assemblé plusieurs images.

« Mon œuvre visait à représenter ce que nous vivons en ce moment, les incendies, les personnes affectées par ces feux et les masques que ceux qui vivent dans les zones en danger doivent porter, et le fait que les animaux sont aussi touchés que les humains », a expliqué l’artiste à l’AFP.

3. Le tigre dévoré par les flammes

Voir l'image sur Twitter

Une photo montrant un tigre pris dans des flammes a été partagée au moins 85.000 fois en 48 heures sur Facebook. Si une récente étude estime qu’un demi-milliard d’animaux ont été tués depuis septembre à cause des incendies, ce félin n’en fait pas partie. Il s’agit en réalité d’une photo prise en Indonésie en 2012 et montrant des animaux empaillés brûlés par les autorités après une saisie.

Une autre photo, postée dans ces publications et montrant des moutons carbonisés, a également été sortie de son contexte : l’image a bien été prise en Australie mais lors d’un incendie survenu il y a près de trois ans.

4. La famille dans les eaux et la montagne en flammes

Capture – article paru le 10 janvier 2013 dans le Guardian

Une autre publication Facebook, partagée plus de 14.000 fois en 48 heures, montre une femme et cinq enfants semblant avoir trouvé refuge dans l’eau pour échapper à un incendie. Mais si cette image a bien été prise en Australie, elle date de 2013, lors d’un incendie survenu en Tasmanie.

Une autre image publiée dans cette même publication montre une montagne semblant dévorée par un impressionnant brasier. Mais la photo, authentique, date en réalité de 2014 et montre un incendie dans la mine australienne de charbon d’Hazelwood, dans l’État de Victoria.

https://www.geo.fr

Le Saviez-Vous ► 14 animaux à l’intelligence hors-pair


L’intelligence animale existe bel et bien. Certains d’entre-eux sont capables de faire des choses étonnantes.

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14 animaux à l’intelligence hors-pair


Des études ont mis en lumière les capacités mémorielles des border collies. Jusqu'à sa mort en …

De NATASHA DALY

Photographie De VINCENT J. MUSI

La mesure de l’intelligence est un processus si complexe qu’il est impossible de comparer l’intelligence d’un animal à celle d’un autre.


Kanzi, un bonobo de 39 ans, est devenu célèbre pour ses compétences langagières. Il peut communiquer …

Kanzi, un bonobo de 39 ans, est devenu célèbre pour ses compétences langagières. Il peut communiquer à l’aide de centaines de symboles comparables à des mots.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Comme tous les cochons, le cochon vietnamien est un animal hautement social. Des études ont montré …

Comme tous les cochons, le cochon vietnamien est un animal hautement social. Des études ont montré qu’il était capable de tromper ses congénères pour les tenir éloignés de sa nourriture.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Certains poissons cichlidés africains natifs du lac Tanganyika en Afrique de l'Est sont capables de faire …

Certains poissons cichlidés africains natifs du lac Tanganyika en Afrique de l’Est sont capables de faire la différence entre un poisson familier et un étranger grâce à leurs caractéristiques faciales. Des études ont montré qu’ils passaient plus de temps à surveiller les mouvements des étrangers que ceux des poissons qu’ils connaissent.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Le geai buissonnier, un oiseau natif de l'Amérique du Nord occidentale, est capable de se souvenir …

Le geai buissonnier, un oiseau natif de l’Amérique du Nord occidentale, est capable de se souvenir de plus de 200 lieux différents où il a stocké de la nourriture ainsi que de l’aliment spécifique qu’il a déposé dans chaque cachette.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Des études ont mis en lumière les capacités mémorielles des border collies. Jusqu'à sa mort en …

Des études ont mis en lumière les capacités mémorielles des border collies. Jusqu’à sa mort en juillet 2019, une femelle border collie nommée Chaser était capable d’identifier 1 022 jouets par leurs noms et de les retrouver. Elle disposait de la mémoire la plus importante qui n’ait jamais été testée chez les chiens.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Les chercheurs ont documenté une large palette de comportements chez les éléphants d'Asie qui démontrent une …

Les chercheurs ont documenté une large palette de comportements chez les éléphants d’Asie qui démontrent une certaine intelligence, notamment la capacité à utiliser des outils et à imiter des sons.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

À l'état sauvage, les ouistitis, un type de singes que l'on trouve en Amérique du Sud, …

À l’état sauvage, les ouistitis, un type de singes que l’on trouve en Amérique du Sud, sont très coopératifs. Ils lancent souvent de petits cris destinés à garder une trace de leurs positions respectives et partagent leur nourriture avec les membres de leur groupe.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Artisans hors pairs (ils peuvent par exemple transformer des bâtons en crochets pour creuser), les corbeaux …

Artisans hors pairs (ils peuvent par exemple transformer des bâtons en crochets pour creuser), les corbeaux calédoniens originaires, comme leur nom l’indique, de Nouvelle-Calédonie, sont capables d’anticiper les différentes étapes qui leur permettront d’accéder à de la nourriture.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Dans la nature, des populations individuelles d'orangs-outans ont développé des comportements uniques, comme celui d'utiliser des …

Dans la nature, des populations individuelles d’orangs-outans ont développé des comportements uniques, comme celui d’utiliser des branches feuillues en guise de « parapluie » qu’ils transmettent de génération en génération.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Les dauphins tursiops sont indubitablement considérés comme une espèce hautement intelligente. Le jeu fait partie intégrante …

Les dauphins tursiops sont indubitablement considérés comme une espèce hautement intelligente. Le jeu fait partie intégrante de leur vie sociale et jouerait même un rôle essentiel dans leur développement cognitif.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Une étude parue en 2009 montrait que le cacatoès à huppe jaune, comme celui-ci, pouvait synchroniser …

Une étude parue en 2009 montrait que le cacatoès à huppe jaune, comme celui-ci, pouvait synchroniser ses mouvements au rythme d’une musique.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Les pieuvres géantes du Pacifique ont appris à ouvrir des pots, à imiter d'autres pieuvres et …

Les pieuvres géantes du Pacifique ont appris à ouvrir des pots, à imiter d’autres pieuvres et à résoudre des labyrinthes lors de tests menés en laboratoire.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Des études ont montré que les moutons étaient capables de se reconnaître mutuellement et de se …

Des études ont montré que les moutons étaient capables de se reconnaître mutuellement et de se souvenir des visages d’autres moutons au fil du temps.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Les perroquets gris du Gabon sont célèbres pour leur capacité à imiter le discours humain. Des …

Les perroquets gris du Gabon sont célèbres pour leur capacité à imiter le discours humain. Des études ont également montré qu’ils pouvaient faire preuve de raisonnement abstrait lorsqu’ils se mettaient en quête de nourriture.

PHOTOGRAPHIE DE VINCENT J. MUSI, NAT GEO IMAGE COLLECTION

https://www.nationalgeographic.fr/e

Le Saviez-Vous ► 30 millions d’agents : Les animaux sont-ils le futur de l’es­pion­nage ?


Vous vous souvenez en avril dernier du béluga qui semblait domestiqué avait approché des pêcheurs en Norvège ? On a cru que c’était un espion pour le compte des Russes. Est-ce vrai ? Personne ne peut l’affirmer. Quoiqu’il en soit, il existe bel et bien des organisations qui utilisent des animaux pour l’espionnage. Il y a à les animaux marins, les oiseaux et des animaux terrestres. Pour ma part, on devrait laisser les animaux s’occuper de leurs propres tâches au lieu de les mêler aux idioties humaines.
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30 millions d’agents : Les animaux sont-ils le futur de l’es­pion­nage ?


Espions redoutablement discrets, les animaux accèdent à des endroits hors de portée des humains. Et leur intelligence est de mieux en mieux comprise.


par Mathilda Caron

Le mystère du beluga

Dans le nord de la Norvège, aux confins de l’océan Arctique, les vagues viennent mourir contre le récif aussi vite qu’elles naissent. En explo­­sant sur les coques de quelques bateaux, l’eau glacée inonde leurs ponts. Ce 25 avril 2019, près de l’île d’Ingøya, un petit groupe de pêcheurs attend patiem­­ment que des pois­­sons se prennent dans ses filets lorsqu’il aperçoit un animal au loin. Sous le ciel gris, les trois frères Joar, Havard et Erlend Hesten sont inter­­­loqués devant son corps laiteux, qui contraste avec les flots verdâtres. Ils découvrent avec surprise qu’il s’agit d’un béluga. L’ani­­mal s’ap­­proche sans crainte, comme s’il avait besoin d’aide, puis suit le navire jusqu’à Hammer­­fest, sur le conti­nent.

Un détail les intrigue : le cétacé porte un harnais, sur lequel ils parviennent à lire une inscrip­­tion :

« Équi­­pe­­ment de Saint-Péters­­bourg». Les trois hommes prennent des photos, des vidéos et envoient le tout à la direc­­tion de la pêche norvé­­gienne. Le béluga est rapi­­de­­ment soupçonné d’ap­­par­­te­­nir à l’ar­­mée russe et d’être… un espion. « Il a incon­­tes­­ta­­ble­­ment été entraîné », déclare Martin Biuw, cher­­cheur à l’Ins­­ti­­tut de recherche marine norvé­­gien de Bergen.

Or la marine russe « est connue pour entraî­­ner les belu­­gas à conduire des opéra­­tions mili­­taires », ajoute le biolo­­giste de la direc­­tion des pêches norvé­­gienne Jorgen Ree Wiig. « Ils gardent les bases navales, aident les plon­­geurs ou retrouvent de l’équi­­pe­­ment perdu. »

Même si « personne ne peut affir­­mer qu’il s’agit d’un animal mili­­taire », dixit Martin Biuw, et que certains croient recon­­naître en lui un théra­­peute pour enfants, les soupçons demeurent.

Car le voisin russe a l’ha­­bi­­tude de former des animaux à des fins d’es­­pion­­nage. En annexant la Crimée il y a cinq ans, à la faveur d’un mouve­­ment de rébel­­lion en Ukraine, Moscou a récu­­péré la flotte de mammi­­fères marins sur-entraî­­nés qui se trou­­vait dans la base mili­­taire de Sébas­­to­­pol.

Crédits : Jorgen Ree Wiig

Cette armada animale formée sous l’Union sovié­­tique a vite été reprise en main.

« Les ingé­­nieurs de l’Ocea­­na­­rium créent de nouveaux instru­­ments en vue d’uti­­li­­ser plus effi­­ca­­ce­­ment les grands dauphins et les otaries. Nos spécia­­listes œuvrent pour conce­­voir des appa­­reils envoyant un signal de détec­­tion d’une cible sous-marine par le dauphin sur l’écran d’un ordi­­na­­teur », explique un employé du centre de forma­­tion de dauphins à l’agence de presse russe RIA Novosti.

Mais à en croire Kiev, la forma­­tion à échoué. « Les animaux ont refusé de coopé­­rer avec les dres­­seurs russes et de manger. Ils en sont morts », a rapporté le repré­­sen­­tant ukrai­­nien pour la Crimée, Boris Babin.

En 2016, le minis­­tère de la Défense russe a aussi acheté plusieurs dauphins au delphi­­nium de Moscou, sans préci­­ser ce qu’il enten­­dait en faire. Les Améri­­cains doivent avoir une petite idée sur la ques­­tion. Aux États-Unis, la DARPA (l’agence de recherche mili­­taire du Penta­­gone) songe à utili­­ser des pois­­sons et autres animaux marins afin de détec­­ter les sous-marins enne­­mis dans les eaux inter­­­na­­tio­­nales. En 2018, elle annonçait le lance­­ment du Persistent Aqua­­tic Living Sensors (PALS), un projet qui consiste à placer des capteurs sur des animaux marins afin qu’ils réagissent au passage de submer­­sibles dans leur envi­­ron­­ne­­ment. Russes et Améri­­cains s’épie­­raient ainsi en eaux profondes, comme du temps de la guerre froide.

Zoo d’es­­pions

Dans les années 1960, le Krem­­lin et la Maison-Blanche ont investi beau­­coup de temps et d’argent afin de déter­­mi­­ner comment les animaux pour­­raient deve­­nir des espions. Les experts du Zoo IQ de Hot Springs, dans l’Ar­­kan­­sas, avaient notam­­ment passé un contrat avec le gouver­­ne­­ment pour former des animaux spécia­­li­­sés dans le travail de défense et de rensei­­gne­­ment.

« Il n’y a jamais eu un animal que nous ne pouvions pas entraî­­ner », confie le direc­­teur prin­­ci­­pal du programme, Bob Bailey.

Bailey doit cette idée à Burrhus Frede­­ric Skin­­ner, un psycho­­logue influencé par les travaux du célèbre méde­­cin et physio­­lo­­giste russe Ivan Pavlov. Formé à l’uni­­ver­­sité de Saint-Péters­­bourg, Pavlov est célèbre pour avoir montré l’exis­­tence d’un « réflexe condi­­tionné » chez le chien.

Au milieu du XXe siècle, Skin­­ner popu­­la­­rise pour sa part le « condi­­tion­­ne­­ment opérant ». Cette forme de dres­­sage par la répé­­ti­­tion repose sur deux éléments : le renfor­­ce­­ment posi­­tif, par l’ajout d’un stimu­­lus agis­­sant sur l’or­­ga­­nisme, et le renfor­­ce­­ment néga­­tif, par le retrait d’un stimu­­lus. Le psycho­­logue entre­­prend d’in­­fluen­­cer le compor­­te­­ment d’un animal au cours d’une expé­­rience. Il enferme un rat affamé dans une boite où se trouve un levier. Si le rat actionne ce levier, un morceau de nour­­ri­­ture tombe auto­­ma­­tique­­ment. Ce levier devient ainsi la seule chose impor­­tante pour le rongeur. En répé­­tant une action, il prend l’ha­­bi­­tude de la faire.

Crédits : IQ Zoo

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Skin­­ner reçoit un finan­­ce­­ment de la Défense pour un programme de recherche impliquant des pigeons. Le projet n’abou­­tit fina­­le­­ment pas mais il donne une idée à deux de ses étudiants. L’un d’eux, Keller Breland, ouvre le Zoo IQ avec sa femme, en 1955 à Hot Springs. Les visi­­teurs payent pour les voir pratiquer ce condi­­tion­­ne­­ment opérant sur des ratons-laveurs. Dix ans plus tard, Bob Bailey rejoint le Zoo IQ, au moment où des agences gouver­­ne­­men­­tales commencent à s’y inté­­res­­ser.

« Ils sont venus vers nous pour résoudre des problèmes épineux », explique Bailey.

C’est ainsi que naît le Navy’s Marine Mammal Program.

Jusqu’aux années 1960, la plupart des animaux utili­­sés lors de conflits étaient terrestres ou aériens. Pendant la Première Guerre mondiale, les moutons servaient à démi­­ner les terrains, les chevaux à trans­­por­­ter les soldats, les chiens à livrer des messages et les pigeons prenaient des photos. Mais quand l’océan se peuple de sous-marins russes et sovié­­tiques, chacun trouve un moyen de voir sous l’eau sans être vu.

Cher­­cheuse en écolo­­gie marine à l’uni­­ver­­sité norvé­­gienne de Trømso, Marie-Anne Blan­­chet a passé 15 ans à entraî­­ner des mammi­­fères marins.

« Ils ont des capa­­ci­­tés de nage et de plon­­gée qui sont évidem­­ment extrêmes, et ils sont beau­­coup moins soupçon­­nables que des plon­­geurs humains », explique-t-elle.

La plupart du temps, ils sont envoyés pour faire du repé­­rage, mais ils peuvent aussi réali­­ser des missions plus méti­­cu­­leuses.

« Je sais que des dauphins ont déjà été utili­­sés pour placer des mines sous les bateaux enne­­mis », raconte Martin Biuw.

Cet exemple rappelle les chiens anti-chars envoyés par les Sovié­­tiques se faire sauter sous les blin­­dés alle­­mands, pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Le proces­­sus d’en­­traî­­ne­­ment reste le même pour tous les animaux, c’est du condi­­tion­­ne­­ment opérant », pour­­suit Marie-Anne Blan­­chet.

Cela dit, certaines espèces s’avèrent plus effi­­caces que d’autres. Les dauphins souf­­fleurs et les phoques se sont montrés très perfor­­mants lors de plusieurs études, tandis que les bélu­­gas sont trop sensibles au froid et ne font pas preuve du même profes­­sion­­na­­lisme. On ne les a pas moins enrô­­lés pour effec­­tuer certaines tâches.

« Bien que les diffé­­rentes armées aient toujours été très à l’aise avec le fait d’uti­­li­­ser des animaux, les missions pour lesquelles ils sont entraî­­nés sont plus secrètes », pour­­suit Marie-Anne Blan­­chet. « En prin­­cipe, ce sont des missions de recon­­nais­­sance. »

Mais jusqu’où peuvent-ils aller ?

Matou acous­­tique

Pour les services de rensei­­gne­­ment, un animal a l’avan­­tage de ne pas être soupçon­­nable. La CIA a ainsi cher­­ché à s’ap­­puyer sur l’ap­­pa­­rence inof­­fen­­sive (quoique) des chats. Dans les années 1960, elle lance l’opé­­ra­­tion « Acous­­tic Kitty ». Le but est de créer un chat-espion en lui implan­­tant des micros et des trans­­met­­teurs radio afin qu’il écoute des conver­­sa­­tions à des endroits stra­­té­­giques. Pour sa première mission, le félin est lâché dans un parc près de l’am­­bas­­sade d’URSS, mais il est immé­­dia­­te­­ment renversé par un taxi. Des montagnes d’ef­­forts sont terras­­sés en une seconde. L’échec est patent. Après plusieurs tenta­­tives, les experts concluent qu’en­­traî­­ner des « chats espions » ne paye pas.

Jack H. Hethe­­ring­­ton croit davan­­tage en eux. Ce physi­­cien de l’uni­­ver­­sité du Michi­­gan juge son chat si doué qu’il signe un article scien­­ti­­fique de sa patte. Le nom F. D. C. Willard qui appa­­raît sous l’ar­­ticle e 1980 « L’hé­­lium 3 solide : un anti­­fer­­ro­­ma­­gné­­tique nucléaire » est ainsi celui de l’ani­­mal. Une étude parue dans la revue Beha­­viou­­ral Processes en 2016 montre d’ailleurs que les félins ont une mémoire épiso­­dique et qu’ils comprennent certaines lois de la physique.

Acous­­tic Kitty

Ces recherches ne permettent pour l’heure pas à la CIA, au FSB ou à la DGSI de les enrô­­ler. Fina­­le­­ment, les agences s’en remettent à de bonnes vieilles méthodes. En 2016, le Liban capture un vautour qui porte une bague d’iden­­ti­­fi­­ca­­tion israé­­lienne ainsi qu’un émet­­teur. Les auto­­ri­­tés liba­­naises sont persua­­dées qu’il s’agit d’une tactique d’es­­pion­­nage de la part d’Is­­raël, et ce ne serait pas la première fois. Quelques mois plus tôt, des membres du Hamas ont capturé un dauphin équipé de camé­­ras, au large de la bande de Gaza. Ils le suspectent immé­­dia­­te­­ment d’ap­­par­­te­­nir à l’État hébreux. À la même période, l’Inde accu­­sait le Pakis­­tan de lui envoyer des pigeons espions.

En théo­­rie, les candi­­dats au poste d’es­­pion sont nombreux : les pieuvres démontrent des capa­­ci­­tés d’in­­tru­­sion hors du commun et les primates étonnent par leurs apti­­tudes quasi-humaines. Leurs compor­­te­­ment sont d’au­­tant plus promet­­teurs que nous avons encore beau­­coup à en apprendre sur eux.

« Je ne pense pas qu’ils pour­­ront un jour commu­­niquer quoi que ce soit par eux-mêmes », nuance Martin Biuw. « Mais ils peuvent aider les services de rensei­­gne­­ment par le biais d’équi­­pe­­ments plus évolués, comme une caméra ou un micro plus sophis­­tiqués, augmen­­tés d’IA, par exemple. »

Couver­­ture : Animal AI Olym­­pics

https://www.ulyces.co/

50.000 moutons transportés dans des conditions effroyables: la vidéo choc


L’exportation d’animaux via la mer par l’Australie est d’une atrocité sans nom. Comment peut-on vouloir vendre des moutons et qu’ils soient en si mauvaise condition.
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50.000 moutons transportés dans des conditions effroyables: la vidéo choc

 

  Source: Belga

Un cargo qui devait transporter plus de 50.000 moutons vivants au Proche-Orient a été immobilisé avant son appareillage d’Australie après la diffusion d’une vidéo montrant des conditions déplorables à bord et des animaux agonisants.

L’Australie exporte chaque année pour plus de 800 millions de dollars australiens (500 millions d’euros) d’animaux vivants, un secteur lucratif de plus en plus mis en cause par les défenseurs du bien-être animal.

Vidéo filmée à bord

La vidéo filmée à bord du cargo battant pavillon panaméen Awassi Express au cours de cinq voyages l’an dernier entre l’Australie le Qatar, le Koweït et Oman, a été diffusée par l’association Animals Australia. Elle montre des bêtes entassées dans des enclos, agonisant dans leurs excréments et peinant à respirer dans des réduits mal ventilés et trop chauds.

« Ils mouraient sous nos yeux »

« Ils mouraient sous nos yeux », a déclaré Faisal Ullah, un diplômé de l’académie de marine du Pakistan, qui a filmé les vidéos. « Un par un, les uns après les autres, c’était comme mettre des animaux vivants au four », a-t-il raconté à la chaîne Channel Nine qui a diffusé dimanche les images et raconté que les animaux étaient entassés sur les 10 niveaux du bateau, contraints de rester debout pendant trois semaines par une chaleur accablante.

Agneaux jetés par-dessus bord

Faisal Ullah a rapporté de son côté que des agneaux nés de femelles pleines et qu’on ne doit théoriquement pas exporter mouraient et étaient jetés par-dessus bord. L’Autorité australienne de la sécurité maritime (Amsa) a affirmé lundi que des milliers de moutons avaient péri.

Cargo immobilisé

L’Awassi Express, qui devait quitter cette semaine Fremantle, dans l’ouest de l’Australie, vraisemblablement à destination du Qatar et du Koweït, a été immobilisé par l’Amsa.

Son inspection ayant suscité « des inquiétudes quant à la circulation de l’air dans certains enclos ».

Bien-être

Emanuel Exports, une société utilisant les services de l’Awassi Express, a déclaré à l’Australian Broadcasting Corporation qu’elle avait changé ses exigences en termes de bien-être animal, en ce qui concerne notamment la densité de l’occupation des enclos et la présence à bord d’un observateur de l’Etat.

Précédent

En 2013, l’Australie avait suspendu pendant plusieurs mois ses exportations de bêtes vivantes à destination de l’Egypte après la diffusion de vidéos montrant des mauvais traitements infligés à des vaches.

http://www.7sur7.be/7s7/fr

Première création d’embryons chimères homme-mouton


Cela va finir par se faire éventuellement de créer des organes humains dans des corps de foetus d’animaux pour ensuite être transplanté chez l’humain. La science jouant à l’apprenti sorcier.
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Première création d’embryons chimères homme-mouton

 

Embryon chimère homme-mouton

Des chercheurs tentent d’obtenir des organes “humanisés” dans un organisme de mouton.

CC0 CREATIVE COMMONS

Par Hugo Jalinière

Des chercheurs ont créé des embryons de mouton contenant des cellules souches humaines dans l’espoir de pouvoir produire des organes “humanisés” pour pallier le manque de greffons.

Quelques cellules souches humaines dans un embryon de mouton, c’est la recette mise au point par une équipe de l’université de Californie à Stanford pour créer en laboratoire les premiers embryons chimères humain-ovin. Si ces travaux ne sont pas encore publiés, ils ont fait l’objet d’une présentation le 18 janvier 2018 lors d’une réunion de l’Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), à Austin (Texas, États-Unis). Une manipulation du vivant dont l’objectif est de développer des organismes dotés d’organes “humanisés” (foie, rein, pancréas, etc.) pouvant servir de réserve à greffons. Car si les techniques de greffes sont aujourd’hui au point, les patients en attente de ces opérations souvent vitales sont confrontés au manque d’organes disponibles.

Il y a tout juste un an, des chercheurs du Salk Institute (La Jolla, Californie, États-Unis) annonçaient être parvenus à développer des embryons chimères homme-porc. Après réimplantation dans l’utérus de truies, des tissus cardiaques humanisés s’étaient formés en leur sein d’être. Ils avaient été détruits au bout de 28 jours de développement conformément à la réglementation. Mais là où avait été implantée environ une cellule souche humaine pour 100.000 cellules de porcs, l’équipe du Dr Pablo J. Ross a introduit une cellule souche pour 10.000 cellules de mouton. De la même façon, les embryons ont grandi dans l’utérus d’une brebis durant 21 jours sur les 28 autorisés (7 jours in vitro). Un taux toutefois encore insuffisant pour obtenir un organe complet, selon le Dr Ross qui a présenté ces travaux.

Fines manipulations génétiques

L’un des enjeux de ces manipulations est de programmer correctement les cellules souches humaines introduites dans l’embryon, de façon à ce qu’elles se spécialisent au cours du développement pour former un organe fonctionnel. Mais les scientifiques doivent aussi s’assurer que l’embryon d’origine ne développe pas son propre organe. En l’occurrence, les chercheurs voulaient amorcer la création d’un pancréas humain. Avant d’introduire les cellules souches humaines, il a donc fallu supprimer chez l’embryon ovin la portion du génome qui commande le développement de cet organe, pour faire de la place en quelque sorte. Une manipulation réalisée grâce à l’outil d’édition génétique CRISPR-Cas9. C’est seulement après que les cellules humaines ont été introduites.

En théorie, ces manipulations semblent donc bien réalisables. Une précédente expérience avait permis de faire développer un pancréas, un cœur et des yeux de rat dans des embryons de souris, démontrant qu’il est possible de développer des organes d’une espèce dans une autre. Mais mener à terme un tel projet chez de gros mammifères comme le cochon ou le mouton pour des organes humains destinés à une transplantation est une autre paire de manche. Robin Lovell-Badge, de l’Institut Francis Crick à Londres, fait ainsi remarquer à nos  confrères britanniques du Guardian que même en réussissant à remplacer l’ensemble des cellules du pancréas du mouton par celles de l’homme, l’organe qui a poussé chez un mouton sera alimenté par des vaisseaux sanguins de mouton… Un détail qui n’en est pas un dans l’optique d’une transplantation qui cherche à éliminer les risques de rejet. De la même façon, le pancréas “humanisé” serait susceptible d’être infecté par des virus ovins circulant dans le sang et contre lesquels l’organisme humain ne saurait pas faire face.

https://www.sciencesetavenir.fr

Confession


J’aime bien les proverbes à conditions de les comprendre. Bref ! Il est important de ne pas raconter des choses intimes à n’importe qui, il faut bien les connaitre pour éviter des déceptions  Et avec l’ère d’internet, c’est encore plus vrai
Nuage

 

Confession

 

 

Bien sot est le mouton qui se confesse au loup.

Proverbe Allemand