Le Saviez-Vous ► Pourquoi déteste-t-on les roux?*


Je ne déteste pas les roux, d’autant plus que j’ai une bru rousse avec qui je m’entends bien. Je suis contre toute discrimination envers la couleur de peau, son origine, les croyances (en autant qu’elles soient pacifiques) la langue, envers des handicapés et bien entendu envers la couleur des cheveux. À vrai dire, je ne comprends pas que des stéréotypes puisse encore exister envers les roux, que des mouvements anti-roux soient actifs. Il faut vraiment être ignorant et stupide de détester une personne pour sa couleur de cheveux.
Nuage

 

Pourquoi déteste-t-on les roux?*

 

/

Illustration Laurence Bentz pour Slate

Christophe-Cécil Garnier

Non, Slate ne déteste pas les roux. Notre nouvelle série «Pourquoi déteste-t-on les…?» recense les préjugés courants pour mieux les démonter.

Je n’ai pas vu beaucoup de roux durant ma jeunesse, mais il y a au moins un moment gravé dans mon esprit. Je devais avoir quinze ou seize ans et j’allais à un festival vendéen appelé La Septième Vague, qui se déroule dans la charmante et bucolique commune de Brétignolles-Sur-Mer.

Mon père m’emmenait en voiture avec une amie. En arrivant dans la ville, nous fûmes pris dans un petit embouteillage –ce qui, il faut le dire, constitue un événement en Vendée. Alors qu’on attendait patiemment, un groupe de jeunes nous a dépassés. Deux garçons, puis deux filles et en bout de groupe, un autre garçon, roux, qui transportait un pack de bières.

«- Oh, c’est pas très cool, nous sommes-nous vaguement insurgés mon amie et moi.

– Ça va, répliqua mon père. Dans l’Égypte Antique, ils l’auraient tué à la naissance. Donc il n’a pas à se plaindre.»

La remarque nous interpella, avant de nous faire éclater de rire. Cette amie, qui a rencontré mon père cette seule et unique fois, m’en reparle encore.

Défiance depuis l’Antiquité

Il faut dire qu’il est assez aisé de se moquer des roux, même si personne ne connaît vraiment l’origine des clichés à leur propos.

«On a des preuves de défiance à l’égard des roux et des rousses depuis qu’il y existe des traces écrites, explique Valérie André, auteure de Réflexions sur la question rousseet de La rousseur infamante. Depuis l’apparition de l’écriture, en fait. On a l’habitude de citer la phrase de l’Esprit des Lois de Montesquieu:

“On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains.”

En réalité, les égyptologues ont montré que c’était faux: les Égyptiens ne faisaient pas de sacrifices humains. Mais cela révèle une croyance très ancienne selon laquelle les roux sont maltraités».

Voilà, désolé Papa, la blague tombe à l’eau. Et il est inutile de blâmer Montesquieu pour cette fake news du XVIIIe siècle, l’ensemble du texte est une succession d’ironie pour dénoncer l’esclavage.

Une personne sans ascendant roux a 3% de chance de l’être, selon Valérie André, «quelle que soit l’ethnie» –et c’est important, nous y reviendrons.

La rousseur est due à la mélanine, les pigments responsables de la couleur de nos cheveux, de nos yeux ou de notre peau. Durant la gestation, deux types de mélanine sont synthétisés: la phéomélanine et l’eumélanine.

«Chez les roux, la synthèse reste bloquée aux phéomélanines. Celles-ci sont incapables de synthétiser des ultraviolets, ce qui explique que les roux sont plus sensibles aux coups de soleil, aux brûlures…», explique Valérie André, également chercheuse au FNRS, le CNRS belge.

Le phénomène est responsable de cette carnation«particulière des cheveux et des yeux, que l’espèce ressent très rapidement comme une sorte de dégradation, puisqu’il y a une rareté physiologique, continue la chercheuse.

On peut imaginer que dans les sociétés antiques, où l’on ne possèdait pas ces explications, il était totalement impensable d’avoir un enfant de cette teinte-là, dans un milieu où aucun ancêtre n’avait cette typologie».

Judas, le feu et la prostitution

Associez à cela une succession d’éléments qui, d’un point de vue extérieur et contemporain, frôlent l’acharnement du destin. Dans l’iconographie chrétienne, et principalement sur les vitraux, Judas est présenté comme roux –et sa traîtrise avec, alors qu’il n’existe aucune mention de sa couleur de cheveux dans les Évangiles.

Trahison de Judas recevant les trente deniers, maîtresse-vitre de l’église Saint-Ouen aux Iffs (Ille-et-Vilaine) | Via Wikimedia Commons

Dans la société occidentale, la rousseur devient rapidement associée au feu, «un élément dont on sait l’ambivalence qui l’entoure: il est capable d’une destruction complète, mais est aussi vital», note Valérie André.

 Sauf que dans l’imaginaire médiéval, le feu vient avec les démons; les personnes rousses se retrouvent ainsi associées au mal satanique.

En 1254, Saint Louis (Louis IX) publie même un édit stipulant que les prostituées doivent se teindre en roux, «couleur des feux de l’enfer et de la luxure», pour se distinguer des honnêtes femmes.

La construction de stéréotypes autour de la rousseur a été constante au fil de l’histoire, mais ils diffèrent en fonction du genre. Si certains, comme le fait de sentir «mauvais», s’appliquent aux deux, (avec parfois des explications vraiment capilotractées, comme ci-dessous), les rousses et les roux ne sont pas logés à la même enseigne –ou plutôt au même cliché.

Les femmes rousses sont présentées comme des femmes fatales, dangereuses et nymphomanes quand les hommes roux sont eux censés être laids, avec un sale caractère, hypocrites et «enclin aux crimes de sang», selon Valérie André.

«À ces croyances et bobards, on va vouloir donner un fond de rationalité et une assise très crédible aux préjugés. Au XIXesiècle, certains médecins italiens n’hésitent pas à écrire que les femmes rousses portent en elles le syndrôme de la prostitution.»

Une idée qui se retrouve chez les auteurs naturalistes, qui souhaitaient s’appuyer sur les sciences humaines et sociales dans leurs ouvrages. Chez Émile Zola, Nana, qui représente la prostitution dans les Rougon-Macquart, est rousse. Dans la nouvelle éponyme de Maupassant, Yvetteest destinée à devenir courtisane à cause de sa chevelure.

Des préjugés persistants

«Nous sommes dans un discours qui s’entretient de manière souvent fort inconsciente. Les gens véhiculent le préjugé, détaille Valérie André. On ne s’est pas beaucoup interrogé sur les origines de la question et on se retrouve avec un héritage ancestral, qui a eu tendance à muter. S’il y a une altération du préjugé, on se rend compte qu’il n’a pas disparu. Celui sur la sexualité des femmes rousses est utilisé dans la publicité pour les montrer séduisantes. Si c’est moins difficile à vivre aujourd’hui car la société est plus libérée, on n’en sort pas pour autant».

Une étude réalisée dans les années 1980 est détaillée dans l’ouvrage Le langage du corps et la communication corporelle de Marc-Alain Descamps. Si elle n’est conduite qu’auprès de quarante personnes, à qui l’on a demandé de juger une femme brune, une rousse et une blonde, les résultats collent parfaitement aux stéréotypes.

La rousse est considérée comme «traître à 95% et langoureuse à 92%».

Elle est également considérée comme la plus infidèle et la plus méchante. Dans une étude identique portant sur des modèles masculins, le roux est considéré comme le plus fidèle, «parce qu’il n’a pas beaucoup de choix».

Bien que ces clichés soient éculés, ils ont la vie dure. Pascal Sacleux a décidé de se lancer dans un travail photographique sur les roux en 2016. Ce photographe a commencé à y réfléchir après une chronique en 2014 de Fabienne Sintes, qui officiait alors sur France Info.

«J’adorais ses chroniques le matin. Elle parlait de la mort deMickey Rooney, un acteur des années 1950. Elle commence à dire: “Petit, rondouillard, rouquin, et pourtant, il aura connu huit mariages et non des moindres”. Je me suis dit: “C’est du délire, pas elle, pas ça!”. On peut piocher dans l’inconscient collectif sur les roux et dire que “c’est notoire”, mais pas une journaliste. C’est sa responsabilité de véhiculer ou non ce genre d’idioties. Ça m’a blessé, vraiment. J’étais en colère».

Exemples de photos prises par Pascal Sacleux

Une «roussitude» à assumer

Le photographe, qui a longtemps suivi «les cultures noires, africaines, afro-américaines ou caribéennes», se dit alors qu’il va effectuer un «travail sur mes semblables, ma propre minorité». C’est en avril 2016 qu’il se rend compte qu’il tient quelque chose, alors qu’il prend en photo un enfant roux d’une famille d’amis:

«On parlait du fait d’être roux, de “roussitude”. Je n’aime pas trop les mots inventés comme “roucisme”, parfois utilisé pour parler de “racisme anti-roux”, mais celui-là me convient bien. Ça fait un parallèle avec la négritude [un courant littéraire et politique théorisé notamment par Sédar Senghor, ndlr]. Après l’avoir photographié, sa mère m’a dit que ce que je lui avais raconté allait l’aider dans son identité. Et là, j’ai eu un flash».

Le projet de Pascal Sacleux est bien accueilli; il photographie 128 personnes en un an, «en quadrillant le secteur Vitré – Saint-Malo – Nantes» –il vit en Bretagne. Très vite, on lui raconte «des histoires effrayantes» de harcèlement.

Lui n’a jamais eu de problème:

«J’ai toujours été plutôt bien dans ma peau, à part vers 17 ans, une période où l’on est vulnérable. Mais on ne m’a jamais harcelé. Je savais qu’être roux était un petit peu différent, mais je ne savais pas à quel point ça pouvait être un calvaire».

Pascal Sacleux a recueilli bon nombre de témoigagnes. Avant notre appel, il avait photographié sa 700epersonne. Après son exposition «Bretagne: Ornements de rousseur» à l’aéroport de Rennes, il photographie de plus en plus de monde, lors de week-ends: 70 personnes à Carhaix, 124 à Quimper et 159 à Saint-Brieuc. Un tel engouement l’a surpris:

«Je me suis dit qu’il y avait vraiment un truc. Les gens sortent de leur tanière pour venir se faire photographier, alors qu’on ne les entend pas, qu’on ne les connaît pas. Ils trouvent le courage de venir et de se poser devant un photographe inconnu parce qu’ils sont roux et veulent se montrer. Derrière, il y a une attente. On sent qu’ils ont pris cher dans l’enfance et leur jeunesse», détaille-t-il, le ton enjoué.

«Les roux comme les autres ont les cheveux qui changent. Certains n’osent pas m’approcher parce qu’ils ont les cheveux blancs.» | Pascal Sacleux

Ce travail a débouché sur un autre projet: la publication à venir d’un livre, en collaboration avec Élodie, blogueuse du site La Vie en rousse, et la documentariste Marie-Savine Colin.

L’ouvrage sera «un état des lieux de la condition des roux aujourd’hui en France. Des gens dont on se fout éperdument et dont on n’entend jamais parler».

Ou quand on en entend parler, c’est souvent pour perpétuer des clichés. En 2017, l’émission «Sept à Huit» accueillait le chanteur britannique Ed Sheeran. Remarque du journaliste Thierry Demai­zière:

«Vous êtes né roux, bègue, avec un problème de tympans et un problème de vision».

Une culture commune exclusivement visuelle

L’avènement des réseaux sociaux a eu un effet non négligeable sur les stéréotypes, selon Valérie André:

«Cela a permis de libérer une parole qui s’est sentie totalement à l’abri du politiquement correct. Si vous notez tous les préjugés qui touchent les roux et les remplacez par “noirs” ou “juifs”, vous vous retrouverez au tribunal pour incitation à la haine raciale. Avec les roux, on se l’autorise.»

La chercheuse note également une déferlante de groupes anti-roux sur Facebook, qui ont conduit à des débordements. L’un deux avait mis en place une «journée nationale des coups de pieds aux roux». Selon son créateur, l’évènement était censé être une blague s’inspirant d’un épisode de South Park –qui traitait pourtant, comme à son habitude, le sujet de façon juste et satirique; 5.000 membres ont adhérés et le «gag» a engendré des agressions.

«Ce qui est intéressant, pointe Valérie André, c’est que la rousseur n’est pas réservée à une partie de l’humanité. Elle peut se retrouver partout: chez les Africains, les Asiatiques, les Européens. Cela empêche au fond qu’il y ait une stigmatisation par ethnie, même si les comportements anti-roux appartiennent selon moi au racisme ordinaire».

Exemples de photos prises par Pascal Sacleux

«Je n’aime pas parler de racisme anti-roux, surenchérit Pascal Sacleux. Je préfère le terme de “discriminations”. On ne forme pas une communauté; c’est ça qui peut faire la différence. Les Afro-Américains aux États-Unis ont la même histoire, via l’esclavage. Nous, on n’a pas de héros roux; on ne peut pas tous se ranger derrière Ed Sheeran. Je suis admiratif des cultures afro-américaines: elles ont eu la démarche de se sortir des clichés, des stéréotypes et des discriminations. Les communautés noires ont des cultures communes, des langues, des histoires. Les roux pas du tout. Notre culture n’est que visuelle, c’est la seule chose qui nous rallie.»

En parlant de ralliement, Pascal Sacleux va organiser en 2018, près de Rennes, un festival pour les roux et rousses, «mais ouvert à tous», précise-t-il.

«Le maire prévoit 500 personnes, je lui ai dit que ça allait plutôt être 5.000!»

Tout en sachant que cela relève «de l’ordre du fantasme», le photographe aimerait qu’il soit «aussi politiquement incorrect de se moquer d’un roux que d’un noir, d’un Asiatique ou d’un handicapé».

Pour atteindre ce but, il n’y a pas trente-six solutions. Valérie André l’illustre avec une dernière anecdote, personnelle cette fois:

«Quand je suis passée une fois à la télé, une maquilleuse italienne m’a dit que sa sœur avait eu un enfant roux, et que leurs parents ne voulaient pas le voir. Ils auraient préféré un trisomique». Elle marque une pause. «Le roux ne se sent pas roux en tant que roux, mais dans le regard de l’autre. C’est ce regard qu’il faut changer.»

https://www.slate.fr

Publicités

Un cellulaire s’enflamme dans les mains d’une passagère d’Air Canada


Ce n’est pas rassurant quoique rare, la combustion instantanée non pas d’un corps humain, mais d’un téléphone. Les mobiles Samsung Galaxy Note sont restreint abord de certains vols d’avion. Par contre, il n’est pas dit que ce soit un Samsung qui a brûler spontanément dans l’avion. Il semble que les piles de lithium soient souvent la cause de feu.
Nuage

 

Un cellulaire s’enflamme dans les mains d’une passagère d’Air Canada

 

La passagère et détentrice du cellulaire a subi... (Photo archives, AP)

La passagère et détentrice du cellulaire a subi des brûlures au premier degré et a été conduite à l’hôpital.

PHOTO ARCHIVES, AP

 

SALMAAN FAROOQUI
La Presse Canadienne
Toronto

Une femme a subi des brûlures aux mains lorsque son téléphone cellulaire s’est enflammé, jeudi matin, à bord d’un avion d’Air Canada garé sur le tarmac de l’aéroport de Toronto, a indiqué le transporteur aérien.

L’incident s’est produit vers 7 h, alors que l’appareil se trouvait à une porte d’embarquement avant son décollage pour Vancouver, selon le porte-parole d’Air Canada, Peter Fitzpatrick. Le feu a été rapidement maîtrisé grâce à un extincteur et les 266 passagers n’ont pas été forcés d’évacuer l’appareil, a indiqué M. Fitzpatrick.

Selon les ambulanciers, la dame, qui a subi des brûlures au premier degré, a été conduite à l’hôpital.

Le vol a été retardé de deux heures, a indiqué M. Fitzpatrick. L’appareil, un des tout nouveaux Boeing 787, surnommés «Dreamliner», n’a subi aucun dommage. On a simplement nettoyé les sièges qui avaient été touchés par le jet de poudre de l’extincteur.

Robin Smith, porte-parole de l’Aéroport Pearson de Toronto, soutient que ce phénomène de combustion spontanée de téléphone cellulaire est connu de l’industrie, même si ce n’est pas arrivé récemment à cet aéroport.

M. Smith rappelle d’ailleurs que les téléphones Samsung Galaxy Note 7, notamment, font l’objet de restrictions à bord de certains vols.

«Les problèmes causés par les piles au lithium sont devenus un sujet courant de conversation, dit-il, et des photos (de combustion) apparaissent un peu partout.»

On ignore quel type de téléphone a pris feu jeudi à Toronto.

http://www.lapresse.ca

Ce gars a passé près d’un an à coller 42 000 allumettes pour créer une sphère géante


Ce projet a pris à cet homme 10 mois, et 500 $ pour créer une sphère en allumette, construite avec 42 milles allumettes pour finir en boule de feu. Enfin, cela coute cher pour quelque chose éphémère
Nuage

 

Ce gars a passé près d’un an à coller 42 000 allumettes pour créer une sphère géante

 

Des oiseaux pyromanes mettent le feu en Australie


Qu’est-ce qui cause les incendies à part l’homme et les phénomènes naturels ? Les oiseaux ? Quelle drôle d’idée !!! Pourtant, en Australie, certaines espèces d’oiseaux sont la 3 ème cause d’incendie. Ils le font pour se nourrir. En prenant un bâton fumant, ils le jettent dans une zone susceptible d’avoir des reptiles, grenouilles, insectes qu’ils puissent attraper au moment de la fuite.
Nuage

 

Des oiseaux pyromanes mettent le feu en Australie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

Dans le bush australien, des incendies se déclarent parfois. Outre la chaleur, les éclairs et des bêtises humaines, une famille inattendue de pyromanes a été débusquée : certaines espèces d’oiseaux.

 La rumeur sur leur culpabilité couraient depuis longtemps et les aborigènes rapportent des témoignages accablants. Leur compilation ne laisse plus planer le doute…

Un incendie est une catastrophe écologique qui peut détruire la vie, la faune, la flore, sur des milliers d’hectares. Or, parfois, ce sont bel et bien des oiseaux qui mettent le feu Ce comportement pyromane a été décrit en Australie par différentes personnes dont les témoignages ont été compilés dans une nouvelle étude parue dans The Journal of Ethnobiology.

Les oiseaux en cause étaient le milan noir Milvus migrans, le milan siffleur Haliastur sphenurus et le faucon bérigora Falco berigora. D’après LiveScience, les auteurs ont identifié 12 groupes d’aborigènes dans lesquels des personnes disaient avoir vu des rapaces mettre le feu. Les oiseaux agissaient soit seuls soit en groupe.

Par exemple, un aborigène appelé Waipuldanya a expliqué en 1962 dans une autobiographie :

« J’ai vu un faucon ramasser un bâton fumant dans ses griffes et le laisser tomber dans une nouvelle parcelle d’herbe sèche à un demi-mile [800 m], puis attendre avec ses compagnons l’exode fou de rongeurs et de reptiles brûlés et effrayés ».

 

Les rapaces mettent délibérément le feu pour se nourrir des animaux qui en seront les victimes. © ssmalomuzh, Fotolia

Les rapaces mettent délibérément le feu pour se nourrir des animaux qui en seront les victimes. © ssmalomuzh, Fotolia

    Les rapaces se nourrissent des victimes des incendies

    Deux des auteurs ont aussi décrit leurs propres observations. Ainsi, en 2016, l’un d’eux, Robert Gosford, expliquait sur le site IFLScience :

    « Les reptiles, les grenouilles et les insectes sortent du feu, et il y a des oiseaux qui attendent devant, juste au pied du feu, en attendant de les attraper ».Mark Bonta, un autre auteur, a expliqué que « certains rapaces relancent des feux éteints ou déplacent des feux à travers des barrières qui pourraient autrement entraver la propagation du feu ».

    Certains rapaces relancent des feux éteints ou déplacent des feux

    Le scenario est donc souvent celui-ci : les oiseaux récupèrent des bâtons, des herbes dans une végétation en feu, voire dans des feux de cuisine allumés par des humains, s’enfuient avec et les relâchent plus loin, dans des zones intactes.

    Une personne a ainsi expliqué que les oiseaux « sortaient de nulle part » lorsque l’on allumait un feu.

    Cette technique incendiaire permet aux rapaces opportunistes d’attraper des animaux qui fuient les lieux de  l’incendie ou de se nourrir des restes de ceux qui sont morts dans le feu. Si les feux attirent beaucoup d’oiseaux et qu’il n’y a pas assez de proies pour tout le monde, un rapace a tout intérêt à mettre le feu un peu plus loin…

    Après l’Homme et les éclairs, les oiseaux pourraient être la troisième cause d’incendies dans le bush australien. Le risque que les rapaces font peser sur les incendies devrait donc être sérieusement pris en compte.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des rapaces du bush australien récupèrent des brindilles en feu.

  • Ils les transportent plus loin et sont à l’origine de nouveaux incendies.

  • Les oiseaux se nourrissent des animaux qui fuient l’incendie

    .

https://www.futura-sciences.com

Dans un village d’Espagne, on "purifie" les chevaux sur des brasiers


Une tradition en Espagne qu’on ne sait d’ou elle vient. Des chevaux passent à travers brasier pour le purifier et avoir une protection contre les maladies et l’infertilité. On assure que les chevaux ne sont pas forcé a se lancer dans le feu, et qu’aucun n’aurait été brûlé. Quoiqu’il en soit, pour ma part, c’est de prendre des risques inutiles
Nuage

 

Dans un village d’Espagne, on « purifie » les chevaux sur des brasiers

 

AFP

L’épaisse fumée envahit les étroites rues de San Bartolomé de Pinares quand soudain, un cheval traverse au galop un brasier enflammé: les Luminarias, tradition immémoriale de ce village d’Espagne, ont vu cette année défiler plus de 130 cavaliers.

Le vacarme des sabots frappant les pavés fait vibrer les centaines de spectateurs massés dans ce village de 600 habitants non loin de la Sierra de Gredos, à une centaine de kilomètres de Madrid.

Les cavaliers sont de tous âges, y compris de jeunes enfants accompagnés par leur père ou des couples. Personne, pas même les historiens locaux, ne sait d’où vient cette tradition unique en Espagne.

Elle pourrait remonter à environ 3.000 ans, à l’époque où la Castille, hauts plateaux du centre de l’Espagne au climat rigoureux, était occupée par des tribus celtes.

Le feu était vu comme un élément purificateur, protégeant les animaux des maladies et leurs cavaliers de l’infertilité, affirme Salvador Saez, un ancien instituteur de 64 ans ayant fait des recherches sur les Luminarias. Cette célébration païenne aurait ensuite été « christianisée » par l’Église catholique.

Mais ce n’est qu’une théorie parmi d’autres. Il n’existe aucune preuve écrite et les villageois n’ont fait que perpétuer la tradition, oubliant d’où elle venait et depuis quand elle existait.

« Cette question, nous nous la sommes tous posée. Nous avons demandé à nos parents, à nos grands-parents, et la réponse est toujours la même: depuis toujours », affirme Salvador Saez. « Personne n’a su donner une réponse concrète. »

Tradition ressuscitée

Un villageois se désaltère pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

Un villageois se désaltère pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

Alors, chaque 16 janvier au soir, les habitants du village allument des feux de joie qui réchauffent les spectateurs mais les forcent aussi à se couvrir la bouche et le nez pour se protéger de la fumée.

À neuf heures du soir, deux villageois ouvrent la marche en jouant du tambour et de la dulzaina, un hautbois traditionnel, suivis au trot par les cavaliers passant, un par un, tout près des brasiers.

La fin du parcours est la plus spectaculaire: les cavaliers les plus téméraires s’élancent au galop et sautent avec leur monture au-dessus des flammes. Certains ne peuvent éviter de percuter des spectateurs.

Une fois le défilé terminé, le vin coule à flots et la viande grille sur les braises encore chaudes, jusque tard dans la nuit.

Le lendemain, les feux de joie sont rallumés en l’honneur de Saint Antoine, le protecteur des animaux, très célébré en Espagne.

Un cheval et son cavalier sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l'Espagne, le 16 janvier 2016  © GABRIEL BOUYS AFP

Un cheval et son cavalier sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l’Espagne, le 16 janvier 2016 © GABRIEL BOUYS AFP

Les Luminarias, qui ont failli disparaître dans les années 1960 quand l’exode rural vidait le village, ont été remises au goût du jour par un groupe de jeunes.

La seule différence est que les équidés s’élançant sur les brasiers ne sont plus des chevaux de trait, mais de ballade.

Chevaux maltraités ?

Avant la tombée de la nuit, Diego Martin prépare son cheval, Dandy, un beau Selle français marron dont c’est la première participation. Il tresse sa crinière et couvre sa queue d’un tissu pour les protéger des flammes.

« S’il veut passer, il passera. Et s’il ne veut pas ou prend peur, il ne passera pas », assure le cavalier de 38 ans qui a grandi à Madrid mais dont les parents sont de San Bartolomé.

Un cavalier et sa monture sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l'Espagne, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

Un cavalier et sa monture sautent par-dessus les flammes pendant la fête des Luminarias à San Bartolomé de Pinares, dans le centre de l’Espagne, le 16 janvier 2018 © GABRIEL BOUYS AFP

La célébration est décriée par les militants des droits des animaux. En 2016, le Parti contre la maltraitance animale avait publié des vidéos montrant des cavaliers frappant leur monture et un des chevaux tombant par terre.

Cette année, quelques participants étaient munis de cravaches, mais la plupart n’en avait pas. Beaucoup levaient les bras pendant le saut pour montrer que le cheval sautait sans y être forcé.

Un cheval est tout de même tombé près d’un brasier, et s’est rapidement relevé.

Les habitants de San Bartolomé martèlent que rien n’est imposé aux chevaux, et que leurs propriétaires les traitent avec amour toute l’année.

« Aucun cheval ne s’est jamais brûlé », assure José Luis Escapez, l’un des organisateurs.

        San Bartolome de Pinares (Espagne) (AFP) –          © 2018 AFP

http://www.lepoint.fr/

Les forêts malmenées par les changements climatiques, les insectes et le feu


Le Canada est reconnu pour ses forêts boréales. Avec les changements climatiques, ces forêts ont la vie dure, feux, insectes .. Même si le feu détruit des millions d’hectares, ce sont les insectes qui sont devenus les pires ennemis des arbres. Chez-moi, dans mon quartier, beaucoup d’arbres ont été coupés, car ils sont mort à cause d’un insecte, agrile du frêne
Nuage

 

Les forêts malmenées par les changements climatiques, les insectes et le feu

 

THE CANADIAN PRESS/HO, PARKS CANADA – JONATHAN LARGE

Derek Nighbor, président de l’Association des produits forestiers du Canada, estime qu’il faut rapidement créer des modélisations afin de prévoir et prévenir pour s’assurer d’une forêt en santé.

Un feu de forêt embrasant la forêt boréale du parc national de Wood Buffalo.

Les incendies et les insectes détruisent chaque année 20 fois plus de couvert forestier que la coupe industrielle au Canada, et les producteurs soutiennent que cette situation empire avec les changements climatiques.

Derek Nighbor, président de l’Association des produits forestiers du Canada, estime qu’il faut rapidement créer des modélisations afin de prévoir et prévenir pour s’assurer d’une forêt en santé.

Le ministère fédéral des Ressources naturelles indiquait en 2016 que le Canada avait perdu environ 1,4 million d’hectares de forêts à cause du feu, et 17,6 millions d’hectares à cause des insectes. Les producteurs de bois ont quant à eux coupé 779 000 hectares de forêt. En d’autres mots, 5,4 pour cent du couvert forestier canadien a disparu à cause des insectes, contre 0,2 pour cent à cause du feu.

«On assiste à une infestation sans précédent d’insectes nuisibles qui ravagent nos forêts», soutient M. Nighbor en entrevue. «Nos biologistes et nos employés croient que ce phénomène est en grande partie attribuable aux changements climatiques.»

La tordeuse des bourgeons de l’épinette ravage des forêts du Québec et des provinces de l’Atlantique, alors que le dendroctone du pin ponderosa détruit le bois dans l’ouest du pays et progresse vers l’est. Selon M. Nighbor, le coléoptère s’apprête à s’inviter en Saskatchewan — si ce n’est déjà fait.

Pendant ce temps, l’agrile du frêne, qui a détruit des millions d’arbres dans l’est du Canada et des États-Unis, se dirige vers l’ouest. La Ville de Winnipeg a découvert des cas le 7 décembre, et craint de perdre jusqu’à 350 000 frênes.

Lorsque l’insecte s’installe, il tue l’arbre, qui devient du bois mort. L‘augmentation des températures et la prolongation des périodes de sécheresse, attribuables aux changements climatiques, favorisent ensuite la combustion de ce bois mort. La Colombie-Britannique a ainsi connu cette année sa pire saison d’incendies de forêt: 1,1 million d’hectares s’est envolé en fumée.

M. Nighbor suggère notamment de planter en forêt davantage d’arbres qui sauraient résister aux insectes.

Mais Dan Kraus, de l’organisme Conservation de la nature Canada, juge périlleux d’introduire en forêt de nouvelles espèces d’arbres. Rappelant que les incendies de forêt font partie intégrante d’un processus naturel, il admet toutefois que les changements climatiques ont multiplié les risques.

Plutôt que de planter de nouvelles espèces, M. Kraus suggère de pratiquer des coupes autour de secteurs où le bois mort est concentré, puis de procéder à des incendies contrôlés afin d’éliminer ces poches de bois mort.

http://quebec.huffingtonpost.ca