Le Saviez-Vous ► Qui a inventé les allumettes ?


Bien que les briquets on remplacer beaucoup d’allumettes, il n’en demeure pas moins très utiles. Cependant, les premières allumettes étaient encore plus dangereuses qu’aujourd’hui.
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Qui a inventé les allumettes ?


Photomontage montrant une allumette en flamme et de la fumée.

Publié par Grégoire Pomey

La petite histoire du feu portatif

La communauté scientifique ne sait pas exactement de quand date la découverte de la maitrise du feu. Des foyers vieux de 400’000 ans ont étés retrouvés, mais sans qu’il ne soit possible de connaître l’origine des flammes. Ce n’est qu’en 1680 que l’invention des allumettes est présentée.

L’être humain a inventé plusieurs méthodes de production du feu : par friction, par percussion et par concentration des rayons solaires. La première méthode consistait à frotter rapidement deux morceaux de bois entre eux, produisant de la sciure dans un premier temps, sciure qui s’embrase dans un deuxième temps alors que l’on continue de frotter. La deuxième méthode consistait à frapper une pierre du type silex sur une matière contenant du fer. Les étincelles ainsi produites étaient récupérées pour enflammer un fin combustible comme des feuilles séchées. Enfin, la concentration des rayons solaires consistait à utiliser un miroir ou une loupe et placer l’objet de telle manière que les rayons solaires se concentrent en un point précis sur lequel de la matière inflammable est placée.

Aujourd’hui, faire naître une flamme est un acte anodin. Les allumettes sont une source de feu facile à utiliser et d’invention relativement récente.

1669 : découverte du phosphore par Hennig Brandt, aussi appelé Dr Teutonicus

Le livre « Récréations mathématiques et physiques », édité en 1735 mais d’auteur inconnu, présente le Dr Teutonicus comme étant un alchimiste et un verrier de Hambourg, en Allemagne, de « basse naissance, peu connu et d’humeur bizarre, qui a abandonné son métier de verrier pour mieux vaquer à la recherche de la pierre philosophale ».

Il a découvert le phosphore par hasard, alors qu’il cherchait à transformer du métal en or, la fameuse recherche de la pierre philosophale. Il fit bouillir une cuve remplie d’urine putréfiée jusqu’à l’obtention d’une pâte constituée d’hydrogénophosphate d’ammonium et de sodium, pâte qu’il continua de cuire, obtenant ainsi du phosphite de sodium.

Il pensait obtenir de l’or en mélangeant le résultat avec des métaux imparfaits. En ajoutant du charbon de bois à sa deuxième cuisson, il n’obtint pas d’or, mais une substance blanche et cireuse, qui brillait dans l’obscurité. Avec le pyrophosphate de sodium ainsi obtenu, il trouva aussi du phosphore, l’un des premiers éléments à être isolé sans qu’il n’existât à l’état naturel.

Comment ça marche une allumette ?

1680 : l’invention des allumettes par Robert Boyle

Sir Robert Boyle, physicien et chimiste irlandais, aussi connu pour être le père de la Royal Society de Londres, découvre en 1680 que des morceaux de bois recouvert de souffre s’enflamment lorsqu’ils sont tirés à travers un papier épais recouvert de phosphore. Cette invention n’était qu’une curiosité, car obtenir du phosphore était encore compliqué, bien que Boyle développât un procédé plus simple.


Portrait de John Walker

Portrait de John Walker, une image de Wikipedia.

1826 : les premières allumettes de John Walker et Samuel Jones

Le 27 novembre 1826, en travaillant à son laboratoire, John Walker découvre sur un bâton de bois utilisé pour remuer un mélange chimique une goutte séchée constituée de sulfure d’antimoine, de chlorate de potassium, de gomme et d’amidon. Ce bâton pouvait s’enflammer lorsqu’il était frotté sur une surface rugueuse composé de phosphore. Il ne brevetât pas sa découverte, mais en fit des démonstrations en public.

Un certain Samuel Jones, présent à l’une des démonstrations, se chargera de demander un brevet et commercialiser ses Lucifers, des allumettes vendues dans le sud et l’ouest des Etats-Unis. Outre l’odeur nauséabonde, les Lucifers étaient dangereuses car elles explosaient parfois et lançaient des étincelles sur de longues distances.

Charles Sauria propose un nouveau procédé en 1830 en utilisant du phosphore blanc, qui supprime la forte odeur. En 1832, l’allemand Jakob Friedrich Kammerer lance une production industrielle. En 1836, le Hongrois János Irinyi invente une allumette moderne qui n’explose pas, en modifiant une nouvelle fois la formule chimique.

Cependant, de nombreuses personnes employées à la fabrication des allumettes développèrent des malformations osseuses. Un paquet d’allumettes contenait assez de phosphore pour tuer une personne. Il fallut attendre le 26 septembre 1906 et la signature d’une convention à Berne, en Suisse, pour que l’industrie change de méthode de production.

Des boites d'allumettes anciennes

Des boîtes d’allumettes de « sécurité » de différentes marques.

1910: La Diamond Match Compagny invente l’allumette non toxique

En 1910, dans le cadre d’une campagne mondiale visant à interdire l’utilisation d’allumettes au phosphore, la Diamond Match Compagny obtient un brevet pour une allumette non toxique, en achetant les droits d’utilisation du sesquisulfure de phosphore et de chlorate de potassium, inventé par Lemoine en 1864, que les chimistes français Savene et Cahen présentèrent comme non toxique en 1899. En 1911, le président américain William Howard Taft demande à la Diamond Match Compagny de renoncer à son brevet « pour le bien de l’humanité ». Dans le même temps, il introduit une taxe dissuasive forçant l’industrie à renoncer au phosphore blanc, dangereux pour la santé.

https://www.histoiredesinventions.com/

Au Groenland, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour


La calotte glacière fond a vu d’oeil, cette fonte de 11 milliards de tonnes de glace en une seule journée soit jeudi, c’est comme 4,4 millions de piscines olympiques. Il est probable que la canicule qui a frappé l’Europe et les incendies en Sibérie soit relier à cette fonte qui arrive plutôt cette année.
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Au Groenland, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour


L’équivalent de 4,4 millions de piscines olympiques s’est déversé dans l’océan.

CLIMAT – Un chiffre désolant et effrayant. La calotte glacière du Groenland a perdu près de onze milliards de tonnes de glace en une seule journée, ce jeudi 1er août. Cette masse, qui équivaut à 4,4 millions de piscines olympiques, selon CNN, s’est déversée dans l’océan. Après des mois de températures records, cette fonte a été la plus importante. 

Selon Ruth Mottram, scientifique en climatologie à l’Institut météorologique danois citée par CNN vendredi, la calotte a fondu “de manière persistante” au cours des quatre derniers mois, enregistrant ainsi des températures record. D’habitude, elle fond en été mais commence ce processus à la fin du mois de mai. Cette année elle a commencé au début du mois. 

Les scientifiques ont enregistré jeudi des températures -non confirmées pour le moment- de 2,7 °C à 3000 mètres d’altitude, un niveau qui serait proche d’un nouveau record si elles étaient confirmées.

La canicule qui a touché l’Europe la semaine dernière ainsi que les incendies sans précédent qui frappent actuellement la Sibérie sont évoqués pour expliquer cette situation alarmante.

À noter que le point culminant de la calotte glaciaire du Groenland (3200 mètres) a également été touché mercredi 30 juillet. Cela n’est arrivé que neuf fois en 2000 ans, dont deux dans la dernière décennie, note Le Parisien. 

https://www.huffingtonpost.fr/

Seulement deux feux de forêt en activité au Québec, du jamais-vu à la SOPFEU


Si nous avons eu un printemps tardif et pluvieux, les forêts ont été protégées contre le feu au Québec à comparer aux autres provinces du Canada. Il semble en plus qu’il y a moins de feu de forêt chez-nous d’année en année. Juste cette année, nous avons la moitié moins de feu que la moyenne au Québec.
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Seulement deux feux de forêt en activité au Québec, du jamais-vu à la SOPFEU

Des arbres couchés au sol sont brûlés par les flammes.

Au total, 156 incendies ont été rapportés à la SOFEU cette année comparativement à plus du double les années passées à la même date.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / DARRYL DICK

Alors que des dizaines d’incendies ravagent les forêts de l’ouest du pays, au Québec, les pompiers forestiers connaissent la saison la plus tranquille qu’on ait vue depuis au moins un quart de siècle dans la province.

Seulement deux incendies de forêt sont actifs, présentement, sur tout le territoire couvert par la Société de protection de la forêt contre le feu (SOPFEU).

Le premier, à La Tuque, en Haute-Mauricie, est contenu tandis que l’autre, près de Val-d’Or, est maîtrisé, selon les données mises à jour régulièrement sur le site Internet de la SOPFEUSociété de protection de la forêt contre le feu.

Une situation exceptionnelle, souligne Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications de l’organisme privé sans but lucratif.

Depuis le début de l’année, 156 feux de forêt ont été rapportés au Québec, alors qu’à la même date, on en dénombre habituellement 353 en moyenne depuis une dizaine d’années.

En termes de superficie de forêt détruite, ici encore les chiffres parlent d’eux-mêmes. Cette année, les flammes n’ont détruit que 5700 hectares de forêt au total, contre 36 8000 hectares par saison en moyenne.

 De ces 5000 hectares brûlés cette année, la presque totalité, c’est un seul feu, note M. Caron.

Les fortes précipitations de neige et de pluie qui se sont abattues sur le Québec au cours de l’hiver et du printemps ne sont pas étrangères à cette situation jamais observée à la SOPFEU Société de protection de la forêt contre le feu, convient-il.

Quand on a fait notre bilan du printemps, on a constaté que c’était le plus petit printemps en termes de nombre de feux que le Québec avait connu depuis la création de la SOPFEU, il y a 25 ans. Et ça semble se maintenir. Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU

Ce n’est pas dans les grandes chaleurs de l’été que les risques d’incendie de forêt sont le plus élevés, mais plutôt au printemps.

Les feuillus, l’herbe et les arbustes luxuriants en cette période de l’année retiennent davantage d’humidité dans les bois qu’au printemps, quand les broussailles sèches s’enflamment plus facilement, explique Stéphane Caron.

Bien que la quasi-absence de feux de forêt cette année soit exceptionnelle, on dénombre de moins en moins d’incendies chaque année dans les forêts québécoises.

Au Québec, depuis 1984, le nombre d’incendies de forêt diminue en moyenne de 17 par année, ce qui est important. Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU

Situation inverse dans l’Ouest canadien

Un énorme panache de fumée s'élève dans le ciel en raison d'un feu de forêt.

Un feu de forêt à une vingtaine de kilomètres de High Level, en Alberta.

PHOTO : ALBERTA WILDLIFE

S’il y a moins de feux au Québec, il y en a davantage ailleurs au Canada, constate la SOPFEU, surtout dans les provinces de l’ouest.

La SOPFEU a d’ailleurs dépêché une équipe de 42 pompiers en Alberta pour prêter main-forte à leurs collègues de l’endroit aux prises avec 56 feux de forêt dans le nord de la province.

En Colombie-Britannique, le gouvernement a doublé le Fonds de préparation aux situations d’urgence en prévision d’une saison des feux de forêt particulièrement active.

Deux pompiers avec des haches tentent de stopper un feu dans une forêt.

Des pompiers forestiers combattent les flammes près de Watson Lake en Colombie-Britannique, en 2015.

PHOTO : GOUVERNEMENT DU YUKON

Autre phénomène préoccupant, le nombre de plus en plus important de feux de forêt et de broussailles dans des zones arctiques, où ils étaient pratiquement inexistants auparavant.

Les changements climatiques sont montrés du doigt pour expliquer cette situation, mais les données restent incomplètes.

La recherche là-dessus n’est pas encore totalement terminée, parce que c’est quand même des phénomènes nouveaux, précise Stéphane Caron. Mais c’est sûr et certain que les chercheurs […] vous diraient qu’il semble y avoir réellement un lien entre les deux.

Une augmentation de la température ne peut faire autrement que d’amener davantage d’assèchement et rendre le territoire plus vulnérable aux incendies de forêt. Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU

C’est relativement simple : les feux de forêt sont conditionnés par la météo. Donc, plus il y a de longues périodes chaudes et d’humidité plus basse, plus ça va amener de feux de forêt, et aussi plus de virulence de ces feux.

https://ici.radio-canada.ca/

Des méde­cins mettent le feu à un patient pendant une opéra­tion à cœur ouvert


Heureusement que cela est rare. Une opération d’urgence, un chirurgien perce par mégarde une poche du poumon, de l’air en sort alors qu’ils utilisent un électrocoagulation et le feu jaillit. Heureusement que le patient était anesthésié et que le feu a été vite contrôlé sans le blessé
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Des méde­cins mettent le feu à un patient pendant une opéra­tion à cœur ouvert

Crédits : ECRI Insti­tute


par  Mathilda Caron

Un phéno­mène rare a été rapporté lors d’un congrès d’anes­thé­sio­lo­gie qui s’est tenu le week-end dernier à Vienne. Des méde­cins ont expliqué que la cage thora­cique d’un patient a pris feu lors d’une inter­ven­tion, rapporte News­week ce 3 juin.

L’Aus­tra­lien, heureu­se­ment sous anes­thé­sie géné­rale, subis­sait une opéra­tion d’ur­gence suite à une déchi­rure de son aorte, prin­ci­pal vais­seau sanguin qui relie le cœur au reste du corps.

Lors de l’in­ter­ven­tion, les chirur­giens ont acci­den­tel­le­ment perforé une poche présente au niveau de ses poumons et de l’air a commencé à s’échap­per. L’équipe utili­sait un dispo­si­tif d’élec­tro­coa­gu­la­tion qui scelle les plaies avec de la chaleur. Il a suffi qu’une étin­celle de cet outil se mêle à l’air haute­ment oxygéné, pour que le tout prenne feu.

« Le feu a été immé­dia­te­ment éteint, sans bles­ser le patient », rassurent les méde­cins.

Bien que ce cas soit impres­sion­nant, ce n’est pas la première fois qu’un tel événe­ment se produit chez un patient. Dans les archives, il existe au moins six mésa­ven­tures de ce type.

Source : Science Alert

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Les oiseaux pyromanes


L’Australie perd des milliers d’hectares à cause du feu. Il y a des feux qui sont malheureusement causés par des oiseaux de proie. Ces oiseaux ont compris que le feu, leur permet de faire sortir leurs proies éventuelles des forêts ou de la brousse.
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Les oiseaux pyromanes

 

La Californie toujours en proie aux flammes, des milliers de pompiers déployés


Plusieurs villes et campagnes vont changer complètement avec tout ces incendies destructrices et meurtrières.Donald Trump accusent les autorités locales à la mauvaise gestion des forêts, alors que la sècheresse et les vents n’aident en rien pour atténuer ces feux.
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La Californie toujours en proie aux flammes, des milliers de pompiers déployés

 

AP

Les pompiers californiens luttaient toujours samedi contre les incendies ravageurs qui ont fait au moins neuf morts et détruit des milliers de maisons, sans grand espoir de maîtriser les sinistres dans les jours à venir.

Plus de 250 000 personnes en tout ont reçu l’ordre d’évacuer dans une vaste région près de la capitale de cet Etat de l’ouest des États-Unis, Sacramento, et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie.

Jusqu’ici, les corps de neuf personnes ont été retrouvés dans la ville de Paradise, dans le comté de Butte, au nord de Sacramento.

Depuis jeudi matin, plus de 6 700 bâtiments, la majorité des maisons, ont été dévorés par l’incendie «Camp Fire», désormais devenu le plus destructeur jamais enregistré en Californie.

L’incendie a pour le moment consumé plus de 40 000 hectares et n’est maîtrisé qu’à 20%, selon CalFire.

Trois des 3 200 pompiers déployés ont été blessés.

Les autorités estiment qu’il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes. 

«L’ampleur de la destruction que nous avons vue est vraiment incroyable et à fendre le coeur», avait dit Mark Ghilarducci, du bureau des services d’urgence du gouverneur de Californie.

Plus au sud, toute la ville de Malibu, où vivent de nombreuses célébrités, a reçu l’ordre d’évacuer à cause du «Woolsey Fire», qui a dévoré près de 15 000 hectares.

Plusieurs personnalités comme Kim Kardashian ou Alyssa Milano ont dû quitter leur domicile. L’acteur Martin Sheen, brièvement porté disparu selon son fils Charlie, était en train d’évacuer.

L’incendie a également détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO «Westworld».

Sur Twitter, le président américain Donald Trump a critiqué les autorités locales.

«Il n’y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n’est que la gestion des forêts est tellement insuffisante», a-t-il lancé.

La Californie a été frappée depuis la fin de l’année 2017 par de nombreux incendies meurtriers, rendus particulièrement violents par la sécheresse et les vents.

http://journalmetro.com

Incendies au Canada : la Colombie-Britannique lutte contre 500 feux


Cet été, les incendies ont fait bien des dégâts dans l’hémisphère nord, autant en Amérique qu’en Europe. Le Canada n’est pas en reste. Dans l’Ouest Canadien, en Colombie-Britannique, plus de 500 feux sont actifs. Toute la province est en état d’alerte pour être prêt a tous moment.
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Incendies au Canada : la Colombie-Britannique lutte contre 500 feux

 

incendie satellite

IMAGE SATELLITE DIFFUSÉE LE 13 AOÛT 2018 PAR LA NASA, MONTRANT LA FUMÉE DES INCENDIES EN COLOMBIE-BRITANNIQUE.

NASA EARTH OBSERVATORY/AFP/ARCHIVES – HO

La province canadienne de Colombie-Britannique, confrontée à de nombreux incendies depuis des semaines, a décrété l’état d’urgence afin de mieux lutter contre plus de 500 feux.

L’état d’urgence, en vigueur pour une période de quatorze jours, éventuellement renouvelable, couvre la totalité de la Colombie-Britannique, cette province de l’ouest canadien, et a pour but de mieux mobiliser les ressources pour lutter contre le feu et assurer la sécurité de la population

« La sécurité est notre priorité et comme on s’attend à ce que les incendies s’étendent, cette mesure vise à assurer que la Colombie-Britannique ait accès à toutes les ressources nécessaires », a déclaré le ministre de la Sécurité publique Mike Farnworth.

Saisons d’incendies récurrentes

La province avait connu en 2017 une saison d’incendies particulièrement destructrice. Elle avait été en état d’urgence pendant dix semaines, du 7 juillet au 15 septembre, et les feux avaient détruit plus d’un million d’hectares (10.000 km2), un chiffre sans précédent dans la province. A la date du 14 août 2018, 566 feux de forêtbrûlaient dans la province, mobilisant quelque 3.773 pompiers, dont certains venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande et du Mexique. Vingt-neuf mesures d’évacuation, affectant quelque 3.000 personnes, étaient en outre en vigueur.

Le gouvernement fédéral a de son côté répondu à la demande d’aide de la province et doit envoyer environ 200 militaires en renfort dans les prochains jours. Le temps chaud et sec ayant affecté le Canada, comme une bonne partie de l’hémisphère nord, a aussi provoqué des incendies dans le nord de la province d’Ontario et plus généralement dans toute l’Amérique du Nord, notamment en Californie qui est ravagée par les flammes depuis le début de l’été. L’Europe est également touché par les feux du Portugal à la Scandinavie.

https://www.sciencesetavenir.fr/