« Arrêter ce feu s’avère quasiment impossible » : retour de la chaleur en Australie


L’Australie brûle toujours, et les vagues de chaleur sont toujours présentes. Des pompiers québécois de SOPFEU sont aller prêter main forte, surtout qu’en hiver, les feux de forêts sont plutôt inexistants. La façon de combattre le feu est aussi très différente. Nous avons accès à l’eau partout, et les hydravions sont très utiles. Alors qu’en Australie, l’eau n’est pas aussi accessible, surtout en période de sécheresse. En Australie, le proverbe de combattre le feu par le feu, prend tout son sens.
Nuage


« Arrêter ce feu s’avère quasiment impossible » : retour de la chaleur en Australie

Un pompier combat un feu de forêt, encerclé par de la fumée.

Un pompier combat un feu de brousse afin de protéger une résidence au sud-ouest de Syndney.

PHOTO : GETTY IMAGES / AFP / PETER PARKS

Radio-Canada

Publié à 11 h 45

Après avoir connu un court répit, les pompiers devront redoubler d’efforts pour combattre les incendies qui font rage en Australie. Une alerte rouge a été émise vendredi dans l’État de l’Australie-Méridionale, où les températures pourraient atteindre jusqu’à 42 degrés en fin de semaine.

Depuis plusieurs semaines, la côte orientale du pays est en proie à d’importants feux de forêt. Les États de l’Australie-Méridionale, de Victoria et de la Nouvelle-Galles du Sud sont les plus gravement touchés par les incendies, dont certains sont devenus incontrôlables.

Le gouvernement de l’Australie-Méridionale a décidé d’émettre une alerte rouge afin d’assurer la sécurité des personnes sans domicile en leur offrant de l’eau et des refuges à l’abri de la chaleur. La semaine dernière, 86 résidences ont été détruites par les incendies de forêt dans cet État qui a été terrassé par une importante vague de chaleur.

La situation n’est guère plus rassurante en Nouvelle-Galles du Sud. On anticipe des comportements beaucoup plus violents du feu qui est quand même immense, plus de 200 000 hectares, a expliqué le chef de base de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Frédéric André, à l’émission RDI Matin.

Ce Québécois fait partie de la soixantaine de Canadiens envoyés en Australie pour aider les autorités du pays à combattre les incendies de brousse dans cet État où la température frôlera les 42 degrés en fin de semaine.

Environ 1300 pompiers ont réussi à établir des lignes de confinement, mais 70 incendies continuent de brûler en Nouvelle-Galles du Sud, dont près de la moitié ne sont pas maîtrisés.

Arrêter ce feu avec les conditions météorologiques que l’on connaît s’avère quasiment impossible. Frédéric André, chef de base de la SOPFEU

D’autant plus que l’importante taille des brasiers complique la tâche des autorités.

Frédéric André estime que la météo des prochaines semaines va être déterminante dans la lutte contre les flammes. Pour l’instant, on se concentre essentiellement sur la protection des propriétés et des personnes, raconte-t-il.

Dès le retour de la chaleur, on sait qu’il va y avoir une recrudescence des feux. Shane Fitzsimmons, responsable des services d’incendie ruraux de la Nouvelle-Galles du Sud

Combattre le feu par le feu

S’il lui est déjà arrivé de combattre des feux couvrant plus de 600 000 hectares, M. André doit faire face cette fois-ci à un climat, une végétation et un territoire différents.

Au Québec, on a la chance d’avoir de l’eau partout, donc la technique de combat est basée sur l’eau. En Australie, l’eau est rare, surtout qu’on est en période de sécheresse intense. Il y a des lacs qui sont complètement à sec, explique-t-il.

Les pompiers australiens combattent principalement les incendies de forêt avec du feu.

On crée une ligne avec de la machinerie lourde et on allume le feu pour retirer le combustible, explique Frédéric André.

Le système d’alerte à la population fonctionne très bien, ajoute-t-il. Les Australiens sont selon lui extrêmement bien préparés à faire face au feu, ça fait partie de leur paysage.

Un avion déverse un produit pour limiter un incendie à Harrington.

Un avion déverse un produit pour limiter un incendie à Harrington, en Nouvelle-Galles du Sud.

PHOTO : REUTERS / STRINGER .

Vendredi, la ministre de la Défense, Linda Reynolds, a d’ailleurs fait état de discussions entre le premier ministre australien Scott Morrison et ses homologues de chaque État au sujet du financement de ces pompiers volontaires, qui travaillent sans relâche.

Le premier ministre se penche sur ce problème, à savoir comment s’assurer que ces volontaires, qui travaillent dans des circonstances extrêmes, obtiennent l’aide dont ils ont besoin pour poursuivre [leur travail sur le terrain] , a-t-elle déclaré.

Au cours des derniers mois, près de 5 millions d’hectares ont brûlé au pays, causant la mort de 9 personnes et détruisant plus de 950 demeures.

https://ici.radio-canada.ca/

Sydney est enva­hie par une fumée toxique apoca­lyp­tique


L’Australie goûte de plein fouet aux changements climatiques. À cause de la sécheresse, c’est l’est du pays qui brûle depuis 3 mois. À Sydney, la fumée est si dense qu’elle déclenche les détecteurs de fumée dans les maisons.
Nuage

Sydney est enva­hie par une fumée toxique apoca­lyp­tique

par  Malaurie Chokoualé Datou

L’Est de l’Aus­tra­lie suffoque. Encer­clée par des feux qui n’en finissent plus de brûler, la région s’est couverte d’un épais brouillard âcre et la ville de Sydney est enva­hie par une brume apoca­lyp­tique. Il faut dire que des feux de forêt ont fusionné au nord-ouest de la ville, créant un brasier monu­men­tal, de la taille de la ville elle-même.

 D’après Vice, la fumée toxique est si dense qu’elle a même déclen­ché des détec­teurs de fumée.

Sous la brume, le ciel de la capi­tale de Nouvelle-Galles du Sud a pris une teinte orange. Une centaine de feux de brousse font rage depuis plus de trois mois dans l’est de l’Aus­tra­lie, à cause de la séche­resse.

D’après le ministre de l’En­vi­ron­ne­ment de l’État, Matt Kean, « personne ne peut nier » que le chan­ge­ment clima­tique est à blâmer. Il a expliqué au Sydney Morning Herald que tout ceci « n’est pas normal et [que] ne rien faire n’est pas une solu­tion ».

Pendant ce temps-là, la pollu­tion bat des records. À cause de cette brume vicieuse, haïe des asth­ma­tiques, des écoles sont obli­gées de garder leurs élèves constam­ment à l’in­té­rieur des bâti­ments, des chan­tiers sont mis en suspens jusqu’à nouvel ordre, et les services d’ur­gence, qui croulent sous les demandes, observent déjà une augmen­ta­tion des problèmes respi­ra­toires.

Sources : Vice/Sydney Morning Herald

https://www.ulyces.co/

Menacées par les flammes, 180 000 personnes sommées d’évacuer en Californie


L’incendie qui consume tout au passage ne semble pas s’apaiser. La météo lui est profitable avec un temps sec, l’humidité faible et de bons vents lui donne de l’ampleur. Une ville est vidée de ses habitants, car elle est dans la zone à risque.
Nuage


Menacées par les flammes, 180 000 personnes sommées d’évacuer en Californie

Un édifice ravagé par le feu près de la ville de Healdsburg

Alimenté par des vents chauds et un sol sec, le feu avance, brûlant tout sur son passage.

PHOTO : REUTERS / STEPHEN LAM

Agence France-Presse

Quelque 180 000 personnes ont été sommées d’évacuer à cause de l’incendie « Kincade Fire » au nord de San Francisco, a indiqué dimanche le bureau du shérif du comté de Sonoma, où les flammes ont déjà ravagé plus de 12 000 hectares.

Selon l’agence des pompiers de Californie, Cal Fire, le sinistre, qui a démarré mercredi soir, n’était contenu qu’à 10 % dimanche matin, soutenu par des conditions météo exceptionnellement favorables.

C’est la plus importante évacuation de mémoire du comté de Sonoma, a indiqué le bureau du shérif via son compte Twitter.

Tôt dimanche matin, il avait annoncé l’ordre d’évacuer plusieurs zones situées immédiatement au nord de Santa Rosa, ville qui compte elle-même près de 180 000 habitants.

Une ferme menacée par un feu qui progresse.

Un incendie dans Valle de Guadalupe, en Basse-Californie.

PHOTO : REUTERS

La police de la ville a ensuite ordonné l’évacuation de la moitié nord de la commune.

Plusieurs centres d’hébergement d’urgence affichaient complet, a indiqué la chaîne d’information locale ABC7, et Santa Rosa a dû fermer l’un d’entre eux, le Finley Community Center, qui se trouvait dans la zone à évacuer.

Tous les détenus de la prison North County Detention Facility ont été déplacés et le Sutter Santa Rosa Regional Hospital a été évacué.

Une partie de l’autoroute 101, principale route qui traverse Santa Rosa, a été brièvement coupée à la circulation.

Le point le plus au sud au sein des zones à évacuer se situe à 70 km de San Francisco à vol d’oiseau.

Les autorités ont fait montre de précautions avec, en tête, le Camp Fire, un autre incendie qui avait fait 86 morts dans le nord de l’État, en novembre 2018.

Santa Rosa se remet elle à peine du Tubbs Fire, qui avait dévasté, en octobre 2017, le quartier de Coffey Park, détruisant plus de 1400 bâtiments.

Un édifice ravagé par le feu au milieu d'un vignoble

Un édifice ravagé par le feu au milieu d’un vignoble à Geyserville, en Californie.

PHOTO : REUTERS / STEPHEN LAM

La progression du feu du nord vers le sud était facilitée par un temps sec, un taux d’humidité très faible (14 %) et un vent soutenu, avec des rafales pouvant aller jusqu’à près de 130 km/h.

Le service de météorologie nationale (NWS) tablait sur des vents encore importants tout au long de la journée de dimanche, avant une accalmie lundi. La semaine à venir s’annonçait tout aussi sèche que le week-end.

Relativement préservées lors des précédents incendies de ces dernières années, plusieurs propriétés du comté de Sonoma, connu mondialement pour ses vins, ont été attaquées par les flammes.

Plusieurs vidéos ont notamment montré le principal bâtiment de la Soda Rock Winery, vieux de 150 ans, devenu un brasier géant, à Healdsburg.

Selon le San Francisco Chronicle, une autre propriété de Healdsburg, la Field Stone Winery, a également été touchée par l’incendie, de même que Moville Vineyards.

Cela va prendre beaucoup de temps de maîtriser le feu, a déclaré le responsable technique du comté de Sonoma, David Rabbitt, à la chaîne locale ABC7.

Quelque 3000 personnes étaient mobilisées pour combattre l’incendie, qui a démarré au nord-est de Geyserville, mercredi soir.

Le fournisseur d’électricité PG&E avait annoncé prévoir de couper préventivement le courant à 940 000 foyers à partir de samedi après-midi, dans 36 comtés de cette région, en raison de ces conditions météorologiques exceptionnelles.

Les autorités locales n’ont pas encore déterminé l’origine du sinistre, mais PG&E a fait état d’un incident sur l’une de ses lignes près du point d’origine du Kincade Fire, seulement sept minutes avant le départ des flammes, selon plusieurs médias locaux.

Plus au sud de la Californie, où sévissait un autre incendie, le Tick Fire, la plupart des avis d’évacuation ont été levés. Le feu avait forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leur maison près de Santa Clarita, au nord de Los Angeles.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Qui a inventé les allumettes ?


Bien que les briquets on remplacer beaucoup d’allumettes, il n’en demeure pas moins très utiles. Cependant, les premières allumettes étaient encore plus dangereuses qu’aujourd’hui.
Nuage


Qui a inventé les allumettes ?


Photomontage montrant une allumette en flamme et de la fumée.

Publié par Grégoire Pomey

La petite histoire du feu portatif

La communauté scientifique ne sait pas exactement de quand date la découverte de la maitrise du feu. Des foyers vieux de 400’000 ans ont étés retrouvés, mais sans qu’il ne soit possible de connaître l’origine des flammes. Ce n’est qu’en 1680 que l’invention des allumettes est présentée.

L’être humain a inventé plusieurs méthodes de production du feu : par friction, par percussion et par concentration des rayons solaires. La première méthode consistait à frotter rapidement deux morceaux de bois entre eux, produisant de la sciure dans un premier temps, sciure qui s’embrase dans un deuxième temps alors que l’on continue de frotter. La deuxième méthode consistait à frapper une pierre du type silex sur une matière contenant du fer. Les étincelles ainsi produites étaient récupérées pour enflammer un fin combustible comme des feuilles séchées. Enfin, la concentration des rayons solaires consistait à utiliser un miroir ou une loupe et placer l’objet de telle manière que les rayons solaires se concentrent en un point précis sur lequel de la matière inflammable est placée.

Aujourd’hui, faire naître une flamme est un acte anodin. Les allumettes sont une source de feu facile à utiliser et d’invention relativement récente.

1669 : découverte du phosphore par Hennig Brandt, aussi appelé Dr Teutonicus

Le livre « Récréations mathématiques et physiques », édité en 1735 mais d’auteur inconnu, présente le Dr Teutonicus comme étant un alchimiste et un verrier de Hambourg, en Allemagne, de « basse naissance, peu connu et d’humeur bizarre, qui a abandonné son métier de verrier pour mieux vaquer à la recherche de la pierre philosophale ».

Il a découvert le phosphore par hasard, alors qu’il cherchait à transformer du métal en or, la fameuse recherche de la pierre philosophale. Il fit bouillir une cuve remplie d’urine putréfiée jusqu’à l’obtention d’une pâte constituée d’hydrogénophosphate d’ammonium et de sodium, pâte qu’il continua de cuire, obtenant ainsi du phosphite de sodium.

Il pensait obtenir de l’or en mélangeant le résultat avec des métaux imparfaits. En ajoutant du charbon de bois à sa deuxième cuisson, il n’obtint pas d’or, mais une substance blanche et cireuse, qui brillait dans l’obscurité. Avec le pyrophosphate de sodium ainsi obtenu, il trouva aussi du phosphore, l’un des premiers éléments à être isolé sans qu’il n’existât à l’état naturel.

Comment ça marche une allumette ?

1680 : l’invention des allumettes par Robert Boyle

Sir Robert Boyle, physicien et chimiste irlandais, aussi connu pour être le père de la Royal Society de Londres, découvre en 1680 que des morceaux de bois recouvert de souffre s’enflamment lorsqu’ils sont tirés à travers un papier épais recouvert de phosphore. Cette invention n’était qu’une curiosité, car obtenir du phosphore était encore compliqué, bien que Boyle développât un procédé plus simple.


Portrait de John Walker

Portrait de John Walker, une image de Wikipedia.

1826 : les premières allumettes de John Walker et Samuel Jones

Le 27 novembre 1826, en travaillant à son laboratoire, John Walker découvre sur un bâton de bois utilisé pour remuer un mélange chimique une goutte séchée constituée de sulfure d’antimoine, de chlorate de potassium, de gomme et d’amidon. Ce bâton pouvait s’enflammer lorsqu’il était frotté sur une surface rugueuse composé de phosphore. Il ne brevetât pas sa découverte, mais en fit des démonstrations en public.

Un certain Samuel Jones, présent à l’une des démonstrations, se chargera de demander un brevet et commercialiser ses Lucifers, des allumettes vendues dans le sud et l’ouest des Etats-Unis. Outre l’odeur nauséabonde, les Lucifers étaient dangereuses car elles explosaient parfois et lançaient des étincelles sur de longues distances.

Charles Sauria propose un nouveau procédé en 1830 en utilisant du phosphore blanc, qui supprime la forte odeur. En 1832, l’allemand Jakob Friedrich Kammerer lance une production industrielle. En 1836, le Hongrois János Irinyi invente une allumette moderne qui n’explose pas, en modifiant une nouvelle fois la formule chimique.

Cependant, de nombreuses personnes employées à la fabrication des allumettes développèrent des malformations osseuses. Un paquet d’allumettes contenait assez de phosphore pour tuer une personne. Il fallut attendre le 26 septembre 1906 et la signature d’une convention à Berne, en Suisse, pour que l’industrie change de méthode de production.

Des boites d'allumettes anciennes

Des boîtes d’allumettes de « sécurité » de différentes marques.

1910: La Diamond Match Compagny invente l’allumette non toxique

En 1910, dans le cadre d’une campagne mondiale visant à interdire l’utilisation d’allumettes au phosphore, la Diamond Match Compagny obtient un brevet pour une allumette non toxique, en achetant les droits d’utilisation du sesquisulfure de phosphore et de chlorate de potassium, inventé par Lemoine en 1864, que les chimistes français Savene et Cahen présentèrent comme non toxique en 1899. En 1911, le président américain William Howard Taft demande à la Diamond Match Compagny de renoncer à son brevet « pour le bien de l’humanité ». Dans le même temps, il introduit une taxe dissuasive forçant l’industrie à renoncer au phosphore blanc, dangereux pour la santé.

https://www.histoiredesinventions.com/

Au Groenland, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour


La calotte glacière fond a vu d’oeil, cette fonte de 11 milliards de tonnes de glace en une seule journée soit jeudi, c’est comme 4,4 millions de piscines olympiques. Il est probable que la canicule qui a frappé l’Europe et les incendies en Sibérie soit relier à cette fonte qui arrive plutôt cette année.
Nuage


Au Groenland, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour


L’équivalent de 4,4 millions de piscines olympiques s’est déversé dans l’océan.

CLIMAT – Un chiffre désolant et effrayant. La calotte glacière du Groenland a perdu près de onze milliards de tonnes de glace en une seule journée, ce jeudi 1er août. Cette masse, qui équivaut à 4,4 millions de piscines olympiques, selon CNN, s’est déversée dans l’océan. Après des mois de températures records, cette fonte a été la plus importante. 

Selon Ruth Mottram, scientifique en climatologie à l’Institut météorologique danois citée par CNN vendredi, la calotte a fondu “de manière persistante” au cours des quatre derniers mois, enregistrant ainsi des températures record. D’habitude, elle fond en été mais commence ce processus à la fin du mois de mai. Cette année elle a commencé au début du mois. 

Les scientifiques ont enregistré jeudi des températures -non confirmées pour le moment- de 2,7 °C à 3000 mètres d’altitude, un niveau qui serait proche d’un nouveau record si elles étaient confirmées.

La canicule qui a touché l’Europe la semaine dernière ainsi que les incendies sans précédent qui frappent actuellement la Sibérie sont évoqués pour expliquer cette situation alarmante.

À noter que le point culminant de la calotte glaciaire du Groenland (3200 mètres) a également été touché mercredi 30 juillet. Cela n’est arrivé que neuf fois en 2000 ans, dont deux dans la dernière décennie, note Le Parisien. 

https://www.huffingtonpost.fr/

Seulement deux feux de forêt en activité au Québec, du jamais-vu à la SOPFEU


Si nous avons eu un printemps tardif et pluvieux, les forêts ont été protégées contre le feu au Québec à comparer aux autres provinces du Canada. Il semble en plus qu’il y a moins de feu de forêt chez-nous d’année en année. Juste cette année, nous avons la moitié moins de feu que la moyenne au Québec.
Nuage


Seulement deux feux de forêt en activité au Québec, du jamais-vu à la SOPFEU

Des arbres couchés au sol sont brûlés par les flammes.

Au total, 156 incendies ont été rapportés à la SOFEU cette année comparativement à plus du double les années passées à la même date.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / DARRYL DICK

Alors que des dizaines d’incendies ravagent les forêts de l’ouest du pays, au Québec, les pompiers forestiers connaissent la saison la plus tranquille qu’on ait vue depuis au moins un quart de siècle dans la province.

Seulement deux incendies de forêt sont actifs, présentement, sur tout le territoire couvert par la Société de protection de la forêt contre le feu (SOPFEU).

Le premier, à La Tuque, en Haute-Mauricie, est contenu tandis que l’autre, près de Val-d’Or, est maîtrisé, selon les données mises à jour régulièrement sur le site Internet de la SOPFEUSociété de protection de la forêt contre le feu.

Une situation exceptionnelle, souligne Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications de l’organisme privé sans but lucratif.

Depuis le début de l’année, 156 feux de forêt ont été rapportés au Québec, alors qu’à la même date, on en dénombre habituellement 353 en moyenne depuis une dizaine d’années.

En termes de superficie de forêt détruite, ici encore les chiffres parlent d’eux-mêmes. Cette année, les flammes n’ont détruit que 5700 hectares de forêt au total, contre 36 8000 hectares par saison en moyenne.

 De ces 5000 hectares brûlés cette année, la presque totalité, c’est un seul feu, note M. Caron.

Les fortes précipitations de neige et de pluie qui se sont abattues sur le Québec au cours de l’hiver et du printemps ne sont pas étrangères à cette situation jamais observée à la SOPFEU Société de protection de la forêt contre le feu, convient-il.

Quand on a fait notre bilan du printemps, on a constaté que c’était le plus petit printemps en termes de nombre de feux que le Québec avait connu depuis la création de la SOPFEU, il y a 25 ans. Et ça semble se maintenir. Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU

Ce n’est pas dans les grandes chaleurs de l’été que les risques d’incendie de forêt sont le plus élevés, mais plutôt au printemps.

Les feuillus, l’herbe et les arbustes luxuriants en cette période de l’année retiennent davantage d’humidité dans les bois qu’au printemps, quand les broussailles sèches s’enflamment plus facilement, explique Stéphane Caron.

Bien que la quasi-absence de feux de forêt cette année soit exceptionnelle, on dénombre de moins en moins d’incendies chaque année dans les forêts québécoises.

Au Québec, depuis 1984, le nombre d’incendies de forêt diminue en moyenne de 17 par année, ce qui est important. Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU

Situation inverse dans l’Ouest canadien

Un énorme panache de fumée s'élève dans le ciel en raison d'un feu de forêt.

Un feu de forêt à une vingtaine de kilomètres de High Level, en Alberta.

PHOTO : ALBERTA WILDLIFE

S’il y a moins de feux au Québec, il y en a davantage ailleurs au Canada, constate la SOPFEU, surtout dans les provinces de l’ouest.

La SOPFEU a d’ailleurs dépêché une équipe de 42 pompiers en Alberta pour prêter main-forte à leurs collègues de l’endroit aux prises avec 56 feux de forêt dans le nord de la province.

En Colombie-Britannique, le gouvernement a doublé le Fonds de préparation aux situations d’urgence en prévision d’une saison des feux de forêt particulièrement active.

Deux pompiers avec des haches tentent de stopper un feu dans une forêt.

Des pompiers forestiers combattent les flammes près de Watson Lake en Colombie-Britannique, en 2015.

PHOTO : GOUVERNEMENT DU YUKON

Autre phénomène préoccupant, le nombre de plus en plus important de feux de forêt et de broussailles dans des zones arctiques, où ils étaient pratiquement inexistants auparavant.

Les changements climatiques sont montrés du doigt pour expliquer cette situation, mais les données restent incomplètes.

La recherche là-dessus n’est pas encore totalement terminée, parce que c’est quand même des phénomènes nouveaux, précise Stéphane Caron. Mais c’est sûr et certain que les chercheurs […] vous diraient qu’il semble y avoir réellement un lien entre les deux.

Une augmentation de la température ne peut faire autrement que d’amener davantage d’assèchement et rendre le territoire plus vulnérable aux incendies de forêt. Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU

C’est relativement simple : les feux de forêt sont conditionnés par la météo. Donc, plus il y a de longues périodes chaudes et d’humidité plus basse, plus ça va amener de feux de forêt, et aussi plus de virulence de ces feux.

https://ici.radio-canada.ca/

Des méde­cins mettent le feu à un patient pendant une opéra­tion à cœur ouvert


Heureusement que cela est rare. Une opération d’urgence, un chirurgien perce par mégarde une poche du poumon, de l’air en sort alors qu’ils utilisent un électrocoagulation et le feu jaillit. Heureusement que le patient était anesthésié et que le feu a été vite contrôlé sans le blessé
Nuage


Des méde­cins mettent le feu à un patient pendant une opéra­tion à cœur ouvert

Crédits : ECRI Insti­tute


par  Mathilda Caron

Un phéno­mène rare a été rapporté lors d’un congrès d’anes­thé­sio­lo­gie qui s’est tenu le week-end dernier à Vienne. Des méde­cins ont expliqué que la cage thora­cique d’un patient a pris feu lors d’une inter­ven­tion, rapporte News­week ce 3 juin.

L’Aus­tra­lien, heureu­se­ment sous anes­thé­sie géné­rale, subis­sait une opéra­tion d’ur­gence suite à une déchi­rure de son aorte, prin­ci­pal vais­seau sanguin qui relie le cœur au reste du corps.

Lors de l’in­ter­ven­tion, les chirur­giens ont acci­den­tel­le­ment perforé une poche présente au niveau de ses poumons et de l’air a commencé à s’échap­per. L’équipe utili­sait un dispo­si­tif d’élec­tro­coa­gu­la­tion qui scelle les plaies avec de la chaleur. Il a suffi qu’une étin­celle de cet outil se mêle à l’air haute­ment oxygéné, pour que le tout prenne feu.

« Le feu a été immé­dia­te­ment éteint, sans bles­ser le patient », rassurent les méde­cins.

Bien que ce cas soit impres­sion­nant, ce n’est pas la première fois qu’un tel événe­ment se produit chez un patient. Dans les archives, il existe au moins six mésa­ven­tures de ce type.

Source : Science Alert

https://www.ulyces.co/