Bébés OGM chinois : la mutation génétique aurait réduit leur espérance de vie


Vous vous souvenez du chercheur chinois qui a annoncé la naissance de jumelles avec leur ADN modifié ? Ainsi, il voulait une mutation d’un gène qui protégerait du VIH. C’est un risque de jouer à l’apprenti sorcier, car on ne sait pas les conséquences à long terme. D’ailleurs une étude à été fait avec des gens qui avaient cette mutation naturellement et il semble que le risque de mortalité précoce soit présente.
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Bébés OGM chinois : la mutation génétique aurait réduit leur espérance de vie


Marie-Céline Ray

Journaliste


En novembre 2018, le chercheur Jiankui He annonçait la naissance des premiers bébés OGM, chez qui les ciseaux moléculaires CRISPR avaient introduit une mutation les protégeant du VIH. Mais une nouvelle étude suggère que cette modification de leur génome entraîne un risque de mortalité plus élevé.

L’annonce de leur naissance a provoqué un émoi compréhensible dans le monde entier. C’est dans le génome de ces deux jumelles qu’a été introduite une version modifiée d’un gène appelé CCR5. La protéine codée par ce gène est présente sur des cellules immunitaires et permet l’infection par le VIH. La mutation delta 32 insérée chez les bébés chinois permet d’éviter l’entrée du VIH dans les cellules.







Le saviez-vous ?

Dans l’espèce humaine, chaque cellule compte 23 paires de chromosomes. Un gène est présent en deux exemplaires, sur les deux chromosomes d’une paire (sauf pour les chromosomes sexuels X et Y). Il existe plusieurs versions des gènes : les allèles. Quand les deux allèles sont identiques, l’individu est homozygote pour ce gène.


Mais l’inactivation d’une protéine a souvent des effets négatifs et CCR5 est une protéine très conservée dans de nombreuses espèces Sa mutation ne risque-t-elle pas d’avoir des effets secondaires ? C’est ce que se sont demandé deux chercheurs de l’université de Californie, à Berkeley, dans une étude parue dans la revue Nature Medicine.

Les deux scientifiques ont analysé 400.000 génomes d’une banque de données britannique, appelée UK Biobank. La mutation delta 32 n’est pas spécialement rare dans la population du Nord de l’Europe : environ 10 % de la population aurait un allèle muté et 1 % serait homozygote pour ce gène, c’est-à-dire avec deux allèles mutés. Peut-être que la mutation delta 32 donne un avantage évolutif, par exemple en améliorant la survie après une infection virale comme la variole.

Dans une vidéo diffusée en novembre 2018, Jiankui He a expliqué qu’il avait modifié l’ADN des embryons in vitro en utilisant la technique d’édition génomique CRISPR. © Jiankui He, Youtube

Dans une vidéo diffusée en novembre 2018, Jiankui He a expliqué qu’il avait modifié l’ADN des embryons in vitro en utilisant la technique d’édition génomique CRISPR. © Jiankui He, Youtube

    Mortalité augmentée de 21 % avec deux allèles mutés

    Les chercheurs ont observé que les personnes possédant deux copies mutées du gène CCR5 avaient un risque significativement plus élevé de mourir entre 41 et 78 ans, par rapport à celles qui avaient une ou zéro mutation : la mortalité, toutes causes confondues, augmente de 21 % chez les personnes qui ont les deux allèles mutés du gène. 

    « Vous avez une survie minimale ou une mortalité supérieure si vous avez deux copies de la mutation, conclut Rasmus Nielsen, professeur de biologie à l’université de Californie, à Berkeley. Dans ce cas, ce n’est probablement pas une mutation que la plupart des gens voudraient avoir. »

    Ce n’est probablement pas une mutation que la plupart des gens voudraient avoir

    D’autres travaux ont montré que la présence de deux allèles mutés du gène CCR5 augmentait le risque de mourir après une grippe. La protéine CCR5 joue probablement différents rôles dans l’organisme, ce qui expliquerait que son inactivation ait des conséquences néfastes.

    Pour Rasmus Nielsen, « au-delà des nombreuses questions éthiques liées aux bébés CRISPR, le fait est qu’à présent, avec les connaissances actuelles, il est toujours très dangereux d’essayer d’introduire des mutations sans connaître tout l’effet qu’ont ces mutations.»

    De manière générale, l’introduction de mutations dans des cellules embryonnaires risque d’avoir des effets inattendus, car un gène a souvent plusieurs fonctions, dépendantes de l’environnement.

    C’est l’avis de Xinzhu Wei, le chercheur post-doctoral qui a travaillé à cette recherche et qui souligne « qu’il y a beaucoup de choses inconnues au stade actuel sur les fonctions des gènes. » D’après lui, « la technologie CRISPR est beaucoup trop dangereuse à utiliser pour l’édition de la lignée germinale

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • En 2018, un chercheur chinois a annoncé la naissance de deux jumelles dont l’ADN avait été modifié.

  • Les petites filles porteraient une mutation du gène CCR5 qui permet de résister au VIH.

  • Une nouvelle étude suggère que cette mutation augmente le risque de mortalité quand elle est présente en deux exemplaires dans le génome

https://www.futura-sciences.

Anna l’Anaconda, le serpent qui fait des bébés toute seule


La parthénogenèse est la possibilité d’avoir des bébés sans mâle. Dans la nature, il y a les fleurs et certains animaux qui peuvent se reproduire de cette façon. Pour l’anaconda, elle peut se reproduire ainsi si elle est en captivité ou qu’il n’y a pas de mâle aux alentours. Cette forme de reproduction rend les bébés plus fragiles.
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Anna l’Anaconda, le serpent qui fait des bébés toute seule


Pas toujours besoin d'un mâle pour procréer si on est un serpent. | David Clode via Unsplash

Pas toujours besoin d’un mâle pour procréer si on est un serpent. | David Clode via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur Washington Post

Un miracle peut-il frapper un anaconda? C’est à première vue ce qu’on pourrait penser du cas d’Anna, une femelle de cette espèce mesurant trois mètres de longueur, locataire d’un aquarium exclusivement féminin en Nouvelle-Angleterre aux États-Unis, quand on a retrouvé à ses côtés trois petits anacondas.

Un miracle… de la biologie

Faire des bébés sans mâle n’est pas si miraculeux chez les fleurs. Il en va de même pour certains animaux, notamment des espèces de requins, d’oiseaux, de serpents et de lézards. C’est le résultat d’un processus biologique appelé parthénogénèse (étymologiquement naissance virginale), qui consiste à donner naissance à un petit par un œuf non fécondé qui se transforme en embryon. Sans doute l’avez-vous même appris en SVT avec les abeilles, les mâles étant le produit de la parthénogénèse quand les femelles proviennent des œufs fécondés.

Concernant Anna, la découverte de trois bébés et de douze œufs aux côtés de la femelle a été faite inopinément par le personnel de l’aquarium. Les vétérinaires ont réexaminé le sexe des autres locataires du bocal, inventorié l’historique d’Anna et pratiqué des tests d’ADN sur les bébés anacondas, avant de conclure au résultat qu’ils soupçonnaient depuis le début: l’événement relevait de la parthénogenèse.

La naissance viriginale, un phénomène naturel

Sur les trois anacondas dont les œufs avaient déjà éclos, seuls deux ont survécu, nous apprend le HuffPost. Les douze autres œufs ne contenaient que des petits morts-nés, un résultat fréquent dans le cas d’une parthénogenèse.

On pourrait penser que ce processus résulte de la mise en captivité de l’animal, mais elle se produit également à l’état sauvage, quand des femelles ne trouvent pas de mâles à proximité pendant une longue période. Cependant les bébés seront plus fragiles que dans le cas de la reproduction sexuée. Somme toute, il n’y a donc rien de mystérieux dans l’immaculée conception d’Anna l’anaconda.

http://www.slate.fr

Thaïlande: un chien salué en héros pour avoir sauvé un bébé


Ces temps-ci quand on entend parler de chien aux nouvelles, c’est qu’un chien a mordu une personne. Voici un chien qui n’a pas mordu, mais plutôt sauver un nouveau-né qu’une adolescente avait enterré dans un tas de déchet. Elle l’aurait fait par peur de la colère de ses parents.
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Thaïlande: un chien salué en héros pour avoir sauvé un bébé

Ping Pong a découvert le nouveau-né qui était... (IMAGE TIRÉE DU SITE KHAOSODENGLISH.COM)

Ping Pong a découvert le nouveau-né qui était enterré sous une couche de détritus.

IMAGE TIRÉE DU SITE KHAOSODENGLISH.COM

Agence France-Presse
Bangkok

Il s’appelle Ping Pong et il est acclamé en héros : un chien a sauvé la vie d’un bébé enterré par sa mère, une adolescente, dans un champ du nord-est de la Thaïlande, a annoncé samedi la police.

Le nouveau-né était enterré sous une couche de détritus près d’une ferme dans le district de Chumpuang, dans la province de Nakhon Ratchasima, mais il a été retrouvé par Ping Pong le même jour, le 15 mai.

Le chien s’est mis à creuser dans le sol et à aboyer, alertant son propriétaire, un gardien de troupeau, qui l’a rejoint sur les lieux.

« Je pense que le chien l’a trouvé peu après que sa mère l’avait enterré », a déclaré à l’AFP l’officier de police Panuvat Udkam, précisant que le petit garçon, admis à l’hôpital, est en bonne santé.

La mère, âgée de 15 ans, est poursuivie pour tentative de meurtre et abandon d’enfant.

Elle est soupçonnée d’avoir voulu se débarrasser de l’enfant par peur que ses parents soient en colère contre elle, selon le policier.

« Donc après avoir accouché toute seule elle l’a enterré », a-t-il raconté.

Les médias locaux se sont emballés pour cette histoire, et sur les réseaux sociaux des Thaïlandais ont salué l’action de Ping Pong : le chien est le « meilleur ami » de l’homme, a résumé un utilisateur de Facebook sur la page du journal Khaosod English.

https://www.lapresse.ca

Un mois après son accou­che­ment, elle accouche à nouveau de jumeaux


Un utérus didelphe, est en fait un double utérus, il parait que cette malformation n’est pas si rare que l’on croie. En tout cas, accoucher d’un bébé est une chose, mais qu’un mois plus tard, c’est des jumeaux qui suivent, cela doit être assez surprenant pour les nouveaux parents.
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Un mois après son accou­che­ment, elle accouche à nouveau de jumeaux

 

par  Laura Boudoux 

Moins d’un mois après avoir accou­ché de son premier enfant, cette Bangla­daise a donné nais­sance à des jumeaux. À 20 ans, Arifa Sultana possède deux utérus, et a ainsi eu trois bébés en quelques semaines à peine, rapporte la BBC.

26 jours après avoir donné nais­sance à son fils, né préma­tu­ré­ment fin février 2019, la jeune femme s’est présen­tée à l’hô­pi­tal, se plai­gnant de fortes douleurs au ventre. Les méde­cins ont alors constaté qu’elle était toujours enceinte, de jumeaux, logés dans son deuxième utérus.

Arifa Sultana a alors été emme­née pour une césa­rienne pratiquée en urgence, et a accou­ché d’une fille et d’un garçon en parfaite santé, le 21 mars 2019.

« Lorsque la patiente est arri­vée, nous avons fait une écho­gra­phie, et décou­vert des jumeaux. Nous étions choqués et surpris, nous n’avions jamais vu ça avant », raconte le Dr Sheila Poddar, la gyné­co­logue qui a pratiqué la césa­rienne.

D’après la spécia­liste, Arifa Sultana n’a pas eu les moyens de payer une écho­gra­phie lors du suivi de sa première gros­sesse, et « n’avait donc pas la moindre idée qu’elle était enceinte de deux autres bébés ».

La patiente a été diagnos­tiquée avec un utérus didelphe, une malfor­ma­tion qui se carac­té­rise par l’exis­tence de deux utérus.

« Ce n’est pas aussi rare que ce que les gens imaginent », affirme le Dr Chris­to­pher Ng, de la clinique GynaeMD, à Singa­pour. « Trois œufs ont certai­ne­ment ovulé et été fécon­dés en même temps, pendant sa période fertile, ce qui a entraîné la forma­tion de trois embryons », explique-t-il.

Quant aux jeunes parents, ils se disent heureux mais inquiets de savoir comment ils vont subve­nir aux besoins de leurs trois enfants. L’époux d’Arifa Sultana gagne en effet 84 euros par mois, et a déclaré qu’il « ferait tout son possible pour rendre heureux » leurs trois bébés.

Source : BBC

https://www.ulyces.co/

Il y a plus de 1000 ans, cette femme a accouché dans sa tombe


Quelle horreur ! Heureusement que la médecine obstétrique à évoluer depuis le Moyen-âge. Cette femme souffrait probablement d’éclampsie. Elle a donc subit un traitement, la trépanation et elle survécue au moins 1 semaine avant de mourir. Dans sa tombe, elle aurait accouché dû au gaz de la décomposition de son corps.
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Il y a plus de 1000 ans, cette femme a accouché dans sa tombe

 

image de l'article principal

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une ancienne tombe médiévale retrouvée près de Bologne, en Italie, contenait une femme enceinte blessée à la tête avec un fœtus entre ses jambes. Grâce au positionnement des os, les chercheurs ont conclu qu’il s’agissait d’une « naissance de cercueil », quand un bébé est expulsé de force du corps de sa mère après sa mort.

La tombe, datant du VIIe-VIIIe siècle après J.-C., était retrouvée en 2010 à Imola, au nord de l’Italie. C’est parce que le squelette adulte avait été retrouvé face visible et intact que les archéologues ont déterminé qu’il s’agissait d’une sépulture. Le fœtus entre ses jambes et la blessure à la tête, cependant, ont demandé une enquête approfondie, récemment publiée dans la revue World Neurosurgery par des chercheurs des universités de Ferrare et de Bologne.

En se basant sur la longueur de l’os du fémur, les chercheurs ont tout d’abord déterminé que le fœtus était à environ 38 semaines de gestation. La tête et le haut du corps du bébé se trouvaient sous la cavité pelvienne, alors que les os de la jambe étaient toujours à l’intérieur. Cela signifie qu’il commençait à se préparer à la naissance. Bien que rare dans la littérature médico-légale contemporaine – et encore plus dans le dossier bioarchéologique – il pourrait s’agir ici d’un cas d’expulsion fœtale post-mortem, ou naissance de cercueil. La bioarchéologue Siân Halcrow, de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande), explique que dans le cas de la mort d’une femme enceinte, le gaz produit lors de la décomposition normale du corps s’accumule parfois au point que le fœtus est expulsé de force.

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Crédits : Pasini et al. / World Neurosurgery

Cet exemple de naissance est intéressant d’un point de vue archéologique, mais l’état de santé de la mère le rend tout à fait unique : elle avait une petite marque sur son front et un trou circulaire de 5 mm juste à côté. Ce pourrait être, selon les chercheurs, les signes d’une trépanation, une ancienne forme de chirurgie du crâne. Non seulement la femme enceinte a été trépanée, mais elle a aussi vécu au moins une semaine après la chirurgie primitive. Dans l’article, les chercheurs italiens proposent une corrélation entre la chirurgie de la mère et sa grossesse : l’éclampsie.

« Parce que la trépanation était autrefois utilisée dans le traitement de l’hypertension pour réduire la pression artérielle dans le crâne, écrivent-ils, nous avons émis l’hypothèse que cette lésion pourrait être associée au traitement d’un trouble de grossesse hypertensive ».

L’éclampsie est l’apparition de crises chez une femme enceinte souffrant d’hypertension artérielle liée à la grossesse. Et particulièrement il y a quelques siècles, cette affection était probablement une cause fréquente de décès maternel. Une femme enceinte qui souffre de fièvres, de convulsions et de maux de tête au début du Moyen Âge pourrait très bien avoir été trépanée.

« Compte tenu des caractéristiques de la plaie et de la grossesse tardive, notre hypothèse est que la femme enceinte a subi une éclampsie, et qu’elle a ensuite été traitée avec une trépanation frontale pour soulager la pression intracrânienne », notent les chercheurs.

Si les conclusions des chercheurs sont correctes, l’état de la mère ne s’est malheureusement pas amélioré, et elle a été enterrée toujours enceinte dans une tombe bordée de pierres. Son corps se décomposant, son fœtus décédé a ensuite été partiellement expulsé.

Source

https://sciencepost.fr/

De l’arsenic dans des aliments à base de riz pour nourrissons


J’ai toujours préféré faire la bouffe de mes bébés moi-même. Les aliments tout prêts, c’était pour dépanner. En tout cas, il est normal de trouver de l’arsenic dans le riz, le hic, c’est le taux qui très haut. Les adultes arrivent à l’éliminer, mais pas les bébés.
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De l’arsenic dans des aliments à base de riz pour nourrissons

 

On voit divers produits posés sur une table.

Des aliments pour nourrissons à base de riz Photo: Radio-Canada

Alain Roy

L’épicerie a fait analyser 11 aliments à base de riz destinés à des nourrissons, achetés à Calgary, Toronto et Montréal. Deux produits contenaient de l’arsenic dans des proportions dépassant les limites européennes et américaines.

Déjà, en 2013, L’épicerie avait révélé que de nombreux riz et produits à base de riz dont des céréales pour bébés contenaient un taux d’arsenic inquiétant, surtout pour les nourrissons, car ceux-ci mangent beaucoup plus en proportion de leur poids que les adultes.

« Un nourrisson, ça grandit », rappelle Sébastien Sauvé, professeur de chimie environnementale à l’Université de Montréal, « et un nourrisson n’a pas la même physiologie qu’un adulte pour traiter les produits toxiques. Ses reins et son foie ne sont pas encore complètement efficaces », précise-t-il.

L’arsenic ne présente pas un danger d’empoisonnement en tant que tel, mais il est cancérigène.

Un adulte en bonne santé l’élimine, mais pas un bébé. Et comme le riz est un des premiers aliments solides introduits à partir de 6 mois dans la diète des nourrissons parce qu’il est riche en fer, il est souhaitable que ce riz contienne un minimum d’arsenic.

Présent naturellement dans tous les végétaux, l’arsenic se trouve particulièrement dans le riz, car celui-ci pousse dans des sols saturés d’eau et dans des rizières où il y a naturellement beaucoup d’arsenic dans le sol.

« Le riz est enclin à contenir des traces de l’arsenic le plus toxique, l’inorganique, qui est principalement d’origine géologique et présent dans l’eau des nappes phréatiques », ajoute M. Sauvé.

On voit des plants de riz qui poussent dans des parcelles remplies d'eau.

Une rizière Photo : Radio-Canada

Pas de limite pour l’arsenic dans les aliments au pays

Santé Canada impose une limite de concentration maximale de 10 parties par milliard (ppb) pour l’arsenic dans l’eau et les jus de pomme, mais pas dans les autres aliments.

L’Union européenne impose pour sa part une limite de 100 ppb sur le riz et les produits du riz. La Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, de son côté, recommande la même limite sans toutefois la rendre obligatoire.

Selon Marion Nestle, auteure réputée et professeure en nutrition, études alimentaires et santé publique à l’Université de New York, « ces limites dérangent l’industrie, et aucun gouvernement ne veut agir. Toujours en avance sur les États-Unis, l’Union européenne a imposé une limite de 100 ppb », souligne-t-elle.

Au Canada, comme ici aux États-Unis, on semble ne pas vouloir écorcher l’industrie. Marion Nestle, auteure et professeure en nutrition

Des traces d’arsenic et des taux préoccupants

En collaboration avec l’émission Marketplace de CBC, L’épicerie a donc fait analyser 11 produits à base de riz destinés aux nourrissons (à raison de 3 échantillons chacun) pour en vérifier la teneur en arsenic.

Tous les produits analysés en contenaient des traces, mais des taux préoccupants d’arsenic inorganique ont été détectés dans deux produits en particulier. Des céréales de riz crémeux de la marque Baby Gourmet en contenaient entre 110 et 152 ppb, et des collations « Soufflés de riz à grains entiers » de la marque Choix du Président Biologique, entre 110 et 202 ppb.

Contactées à ce sujet, les deux compagnies ont voulu rassurer la population et disent respecter la réglementation canadienne :

« Baby Gourmet se conforme aux règles de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour ses produits vendus au Canada. […] Nous étudions présentement les nouvelles informations que vous nous avez fournies en tenant compte des directives d’autres pays qui diffèrent des canadiennes. En tant que fière compagnie canadienne, nous sommes engagés à travailler avec les autorités et les experts de l’industrie pour offrir des produits qui respectent les plus hauts standards de qualité. »

« Choix du Président veut rassurer les consommateurs à l’effet que nos produits sont totalement sécuritaires pour les enfants. […] Même si le Canada n’impose pas de limites ou standards sur les produits du riz, nous travaillons de pair avec nos fournisseurs afin de minimiser ces faibles niveaux d’arsenic […] et nous allons utiliser les références européennes. »

Pour sa part, Santé Canada a finalement annoncé qu’elle élabore un projet de règlement visant à établir des concentrations maximales nationales précises pour l’arsenic dans le riz vendu au Canada.

« Ce processus sera lancé au milieu de 2019, débutant par une consultation de tous les intervenants. Le processus prendra quelques mois. […] Pour déterminer si des mesures supplémentaires de gestion des risques sont nécessaires pour les aliments dont le riz blanc ou brun est le principal ingrédient, y compris les aliments pour nourrissons, Santé Canada, en consultation avec l’ACIA, recueille des données supplémentaires sur les concentrations d’arsenic dans ces aliments. »

« Les parents devraient exiger de connaître les taux d’arsenic dans les céréales de leurs enfants », renchérit Marion Nestle. « Je crois que les compagnies devraient être contraintes d’afficher ces taux sur les emballages, c’est une question de santé publique. »

D’ici là, la nutritionniste et directrice générale du Dispensaire diététique de Montréal, Jackie Demers, suggère de diversifier l’alimentation des nourrissons.

« Les recommandations pour l’introduction des aliments auprès des enfants ont changé. On favorise des aliments riches en fer ou qui sont non transformés. On parle d’introduire la viande, les légumineuses. Donc, ce n’est plus obligatoire de passer par des céréales de riz enrichies. Je pense que ça aide, déjà, à réduire le risque d’exposition à l’arsenic. »

Le reportage de Dany Croussette et Johane Despins

https://ici.radio-canada.ca/

Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres


100 000 bébés qui meurent a cause de la guerre, et si on ajoute des enfants de moins de 5 ans, le nombre augmente drastiquement. Des crimes de guerre sont commis sans que personne ne puisse réagir pour sauver tous ces enfants. C’est une génération de perdue a jamais.
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Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres

 

Quelque 420 millions d'enfants, soit 18% de tous... (ARCHIVES REUTERS)

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Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Munich

Plus de 100 000 bébés meurent chaque année des suites d’un conflit armé, conclut un rapport de l’ONG Save the Children rendu public vendredi en Allemagne.

Selon l’ONG, au moins 550 000 nourrissons ont ainsi succombé entre 2013 et 2017 dans les dix pays les plus touchés par des guerres, en raison de la faim, du manque d’hygiène ou d’accès aux soins de santé, ou encore par refus d’aide. 

Le nombre des morts passe même à 870 000 si on inclut tous les enfants de moins de cinq ans, estime l’organisation qui précise que ce drame est peut-être sous-évalué.

En comparaison, environ 175 000 combattants auraient péri sur la même période dans les pays étudiés : Afghanistan, Yémen, Soudan du Sud, République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Irak, Mali, Nigeria et Somalie.

«Chaque jour, des enfants sont attaqués parce que des groupes armés et des forces militaires ne respectent pas les lois et les traités internationaux. De l’utilisation d’armes chimiques au viol comme arme de guerre, les crimes de guerre sont commis en toute impunité», s’alarme Helle Thorning-Schmidt, une représentante de Save the Children.

Ces enfants ne seraient probablement pas morts s’ils n’avaient pas vécu dans des zones touchées par le conflit, explique l’ONG qui diffuse son rapport en marge de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich.

Cette conférence réunit jusqu’à dimanche des centaines de responsables politiques, diplomatiques, militaires et scientifiques d’une quarantaine de pays.

«Lorsque les règles de la guerre sont violées, la communauté internationale doit être claire en rappelant que ce n’est pas tolérable et que les auteurs de ces actes ont des comptes à rendre», a ajouté Mme Thorning-Schmidt.

Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017, soit 30 millions de plus que l’année précédente.

Parmi les recommandations à l’intention des gouvernements et des groupes armés, l’ONG appelle les belligérants à s’engager à ne pas recruter de combattants de moins de 18 ans ainsi qu’à éviter d’utiliser des armes explosives dans les zones habitées.

https://www.lapresse.ca/