À 73 ans, elle donne nais­sance à deux petites filles


La science permet aux femmes d’avoir des enfants quand la méthode naturelle ne fonctionne pas. C’est un grand espoir pour les couples qui veulent des enfants. Cependant, une femme rendu à un certain âge, est-ce vraiment raisonnable ?
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À 73 ans, elle donne nais­sance à deux petites filles

Crédits : News­lions Media/MEGA

par  Mathilda Caron

Le 4 septembre, une Indienne de 73 ans a donné nais­sance à des jumelles dans l’État d’An­thar Pradesh, nous apprend la BBC ce 6 septembre. Elle devient ainsi la femme la plus âgée au monde à accou­cher avec succès.

Mariée depuis 54 ans, Mangayamma n’avait jamais réussi à avoir d’en­fant jusqu’ici, et ce malgré de nombreuses tenta­tives avec son mari. Elle a donc décidé de se lancer dans une démarche de fécon­da­tion in vitro

« C’est un miracle médi­cal », a déclaré le Dr Umashan­kar, qui s’est occupé de cette gros­sesse extra­or­di­naire.

Au total, des dizaines de méde­cins ont été mobi­li­sés durant les neuf mois de gros­sesse et leurs séries d’exa­mens ont révélé qu’elle n’avait eu aucune compli­ca­tion. Elle a fina­le­ment accou­ché par césa­rienne et les jumelles se portent à merveille.

Source : BBC

https://www.ulyces.co/

Première mondiale : une viande de poulet fabriquée à partir de cellules souches


Dans un avenir rapproché, nous aurons peut-être des viandes faites à partir des cellules-souches. Est-ce mieux ?
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Première mondiale : une viande de poulet fabriquée à partir de cellules souches

 

Les cellules souches de poulet ont permis la culture in vitro de chair de poulet

Poulet pris en photo dans une ferme

PHILIPPE MERLE / AFP

En février 2016, une startup californienne dévoilait sa première boulette de bœuf fabriquée en laboratoire. Elle récidive aujourd’hui avec la fabrication de viandes de poulet et de canard toutes deux issues de cellules souches de poulet. Une première mondiale qui coûte pour l’heure quelques milliers de dollars…

Souvenez-vous, c’était en 2013 : le premier burger à base de viande de bœuf artificiel était dégusté à Londres. Produit in vitro à partir de cellules souches de vache, son steak pesait 142 grammes pour un prix total de 250 000 euros. Quatre ans plus tard, ce scénario ne frôle plus la science-fiction et commence à ressembler à notre futur proche.

VIANDE « CLEAN ». En effet, une startup de la Silicon Valley, Memphis Meats, a annoncé mardi 15 mars 2017 la production de viandes de poulet et de canard artificielles issues de cellules souches de poulet. C’est une première réalisation mondiale, permise par sa plateforme technologique « unique » et motivée par son souhait de proposer une viande dite « clean » ; autrement dit, avec un impact environnemental réduit, un risque sanitaire plus faible et la possibilité de contourner l’abattage des animaux pour la consommation de protéines animales.

Une texture spongieuse et un goût à s’y méprendre

Si la startup ne dévoile pas les détails biotechnologiques de production de sa viande de poulet sans élevage, il semblerait que le résultat soit aussi convaincant qu’avec le fameux « Frankenburger » dégusté en 2013. Un journaliste du Wall Street Journal rapporte ainsi les premières impressions d’un goûteur curieux :

 d’après lui, la texture serait « plus spongieuse que pour une poitrine de poulet entière » mais le goût « battrait presque celui d’une variété traditionnelle ».

Reste un obstacle tout de même. L’acceptabilité des consommateurs.

En effet, en 2015, Jean-François Hoquette, directeur de recherche sur les herbivores à l’Inra de Clermont-Ferrand, expliquait à Sciences et Avenir : “d’après des études d’acceptabilité que nous avons mené en France, en partenariat avec la Belgique et l’Australie, la réaction des consommateurs vis-à-vis de ce type de produit est pour l’heure majoritairement de l’ordre de la répulsion en raison de son artificialité. Il faudra donc probablement plusieurs générations pour que la viande artificielle s’impose réellement sur le marché”.

Objectif : dans les réfrigérateurs d’ici 2021

Le poulet est la première source de protéines animales aux Etats-Unis, avec une consommation par habitant atteignant en moyenne 40 kg par an. La startup américaine entend augmenter sa production et diminuer les coûts de production afin de rendre son produit abordable d’ici 2021.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Inde: une femme de 70 ans donne naissance à son premier enfant


Je ne sais que trop penser. Si cela avait été naturel et bien bravo, mais in-vitro, je considère qu’il devrait avoir une limite d’âge. Ce qui m’attriste, c’est que l’infertilité est encore vue comme une damnation par les autres dans bien des pays
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Inde: une femme de 70 ans donne naissance à son premier enfant

 

BABY

Mother and Baby | David Aaron Troy via Getty Images

 

Une Indienne de 70 ans a donné naissance à son premier enfant et déclaré mardi ne pas se sentir trop âgée pour devenir mère.

Daljinder Kaur a accouché le mois dernier d’un garçon après avoir eu recours à une fécondation in-vitro (FIV) dans une clinique spécialisée de l’État de l’Haryana (dans le nord de l’Inde).

Le couple, marié depuis 46 ans, avait abandonné pratiquement tout espoir d’avoir un enfant et devait affronter le mépris de son entourage, dans un pays où l’infertilité est souvent considérée une malédiction voulue par Dieu, a dit Kaur.

«Dieu a entendu nos prières. Ma vie est désormais bien achevée. Je m’occupe seule de mon enfant, je me sens tellement pleine d’énergie. Mon mari est très attentionné et m’aide autant que possible», a dit Kaur à l’AFP depuis la ville d’Amritsar.

«Quand on a vu la publicité pour la FIV, on s’est dit que l’on devrait essayer, étant donné que je voulais vraiment avoir un bébé», a-t-elle ajouté.

Kaur se dit âgée d’environ 70 ans, un scénario fréquent en Inde où nombre de gens n’ont pas de certificat de naissance tandis que la clinique a évoqué l’âge de 72 ans dans un communiqué.

Le bébé a été conçu à partir des ovules et du sperme du couple et est «en bonne santé et plein d’énergie», après être né le 19 avril avec un poids de naissance de deux kilos, selon le National Fertility and Test Tube centre.

Le mari de Kaur, Mohinder Singh Gill, propriétaire d’une ferme à l’extérieur d’Amritsar, s’est dit peu préoccupé par l’âge du couple, se disant certain que Dieu veillerait sur leur fils nommé Armaan.

«Les gens se demandent ce que deviendra l’enfant une fois que nous serons morts. Mais j’ai foi en Dieu. Dieu est tout puissant et présent, il s’occupera de tout», a-t-il dit à l’AFP.

Ce cas n’est pas une première en Inde où une femme de 72 ans de l’État de l’Uttar Pradesh a donné naissance à des jumeaux en 2008, après une FIV.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

Une boulette de viande créée in vitro


Cela fait un bout qu’on n’a pas entendu parler de la viande in vitro. Après la boulette pour hamburger, voila la petite boulette qui ressemble vraiment à de la viande tel qu’on la connaît.
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Une boulette de viande créée in vitro

 

La viande artificielle, le retour. Plus de deux ans après l’exploit du biologiste Mark Post de créer le premier steak artificiel, une start-up américaine, Memphis Meats, affirme avoir créé la première boulette de viande in vitro.

Dans une vidéo (à voir en tête d’article), le créateur de la société, Uma Valeti, explique avoir réussi à créer cette viande sans tuer d’animal et en polluant bien moins que pour la production d’une boulette de viande normale. Mieux, selon une testeuse : cela aurait le même goût que du vrai boeuf. Si on a du mal à croire sur parole la vidéo promotionnelle, visuellement, le pari est plutôt réussi :

Dans le Wall Street Journal, le PDG dévoile sa recette. Isolez des cellules de porc ou de vache qui peuvent se renouveler. Donnez à ces cellules des nutriments et de l’eau. Rajoutez du sucre et des minéraux. Faites revenir le tout dans un bioréacteur (un fermenteur) pendant 9 à 21 jours. Dégustez!

S’il est possible de créer cette viande à partir de cellules d’animaux sans avoir à les tuer, la start-up a également utilisé du sérum de fœtus de bœuf, pour faciliter le processus. À terme, précise le quotidien, Memphis Meats voudrait remplacer ce sérum par une alternative à base de plantes.

Viande de luxe

Uma Valeti est optimiste. La société envisage de vendre de la viande produite en laboratoire dans trois à quatre ans. Pourtant, le chemin à parcourir reste énorme. Pour produire 1 kg de viande in vitro, il faut compter 40 000 dollars. Ça fait cher la boulette. Et le frankenburger créé en 2013 avait coûté encore plus cher : 450 000 dollars.

Pour autant, Memphis Meats comme Mosa Meat (à l’origine du fameux burger) y croient. De même que Modern Meadow, une start-up américaine qui envisage même d’imprimer de la viande en 3D.

Il faut dire que les enjeux sont là. Rien qu’aux États-Unis, le marché de la viande représente 186 milliards de dollars par an. Surtout que si le problème du prix finit par être résolu, l’avantage écologique serait énorme. Selon Uma Valeti, la boulette de viande in vitro a un bilan carbone très intéressant : 90 % inférieur à celui d’une boulette classique. Quand on sait que l’élevage représente tout de même 5 % des émissions mondiales de CO2 et 40 % de celles de méthane, un autre gaz à effet de serre, on comprend mieux l’intérêt d’une viande in vitro.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des pansements de peau humaine


Intéressant comme procédés surtout quand les manières conventionnelles ne fonctionnent pas. Peut-être dans quelques années, ce procédé sera plus accessible et pourra être appliqué plus vite
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Des pansements de peau humaine

 

Représentation d'un ulcère cutané

Représentation d’un ulcère cutané Photo :  iStockphoto

Les ulcères cutanés réfractaires aux traitements courants peuvent être traités à l’aide de pansements biologiques faits de substituts de peau cultivés in vitro, ont montré des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval et du CHU de Québec.

Selon le Dr François A. Auger et ses collègues, cette nouvelle technique permet de soigner les ulcères veineux de personnes aux prises depuis des mois avec de telles plaies au niveau des jambes.

Contexte

  • Environ 1 % de la population présente des ulcères aux membres inférieurs.
  • Ces plaies, souvent accompagnées d’infection et d’inflammation, cicatrisent difficilement.
  • Ces ulcères sont associés au vieillissement, au diabète et aux problèmes de circulation sanguine comme les varices et l’enflure.
  • Les personnes obèses et celles qui travaillent debout sont particulièrement vulnérables.
  • Ces ulcères peuvent durer des années.

Habituellement, les médecins traitent les plaies causées par les ulcères en les nettoyant méthodiquement et en appliquant des pansements de compression. Depuis une vingtaine d’années, des médicaments ont fait leur apparition, mais ils sont chers et leur efficacité est limitée.

Une autogreffe cutanée peut également représenter une solution, mais elle implique le prélèvement de peau sur d’autres surfaces du corps.

Cette dernière solution a quand même donné aux chercheurs l’idée d’utiliser leurs connaissances en culture de peau in vitro pour créer des pansements cutanés ne contenant aucun biomatériau.

Un procédé complexe

L’équipe médicale doit d’abord prélever 1 centimètre carré de la peau du patient, séparer les cellules puis les cultiver in vitro afin de fabriquer un substitut cutané comprenant un derme et un épiderme.

Après huit semaines de culture, les feuillets cutanés sont déposés sur les ulcères comme un pansement. Ils sont ensuite remplacés au besoin.

« Ce pansement biologique est plus qu’une barrière physique. Ses cellules sécrètent des molécules qui accélèrent la guérison. Il favorise la mise en marche des mécanismes naturels de guérison. C’est le modèle le plus physiologique qu’on puisse imaginer.  » Dr François A. Auger

Les premiers tests menés sur cinq personnes sont concluants. Il a fallu seulement sept semaines en moyenne pour venir à bout des 14 ulcères qui accablaient ces patients depuis plus de six mois, voire parfois des années. L’intervention demeure un dernier recours, lorsque toutes les autres options ont échoué.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Advances in Skin and Wound Care veulent maintenant tester leur technique dans le traitement des grands brûlés.

http://www.radio-canada.ca/

Faire des saumons avec des truites


On prend a outrance les fruits de la terre, des mers et des airs .. ensuite on essaie de réparer les pots cassé en  jouant avec la génétique pour créer ce que l’on préfère …. Alors que  la prévention et le juste milieu serait une manière génial pour tous
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Faire des saumons avec des truites

 

La tête d'un saumon 

Photo :  iStockphoto

 

Une variété de saumon a été créée en transformant les cellules reproductrices de truites arc-en-ciel, ont annoncé des généticiens japonais.

Le Pr Goro Yoshizaki et ses collègues de l’Université de Sciences et Technologies maritimes de Tokyo estiment que leur nouvelle technique pourra éventuellement aider à protéger des espèces halieutiques menacées d’extinction.

« Cette méthode est complète et nous pouvons recréer des spermatozoïdes, des oeufs et des saumons à tout moment. » Goro Yoshizaki

Explications

La méthode est assez simple. Les chercheurs ont gelé les testicules du saumon Yamame puis ont extrait des cellules germinales primordiales pour les implanter dans une truite arc-en-ciel.

Ces cellules, appelées spermatogonies primitives, se combinent avec celles de la truite pour générer des spermatozoïdes chez les mâles et des ovules viables et pleinement fonctionnels chez les femelles.

Ensuite, les ovules et les spermatozoïdes peuvent être fusionnés in vitro pour produire un saumon Yamame parfaitement sain.

Nous avons aussi vérifié que cette technologie fonctionne également avec le poisson-globe, le célèbre fugu très apprécié des gourmets japonais, mais dont une substance mortelle doit être extraite auparavant par un spécialiste.

Le scientifique a déjà lancé un projet visant à conserver les espèces de poissons menacées. Il estime que sa technique pourrait peut-être s’appliquer aux mammifères ou aux reptiles. L’un des obstacles possibles : les ensembles de gènes sont très différents entre les mâles et les femelles chez ces animaux.

Le détail de cette étude est publié dans les annales de l’académie américaine des sciences (PNAS).

EN COMPLÉMENT

Ailleurs sur le web

 

  • Generation of functional eggs and sperm from cryopreserved whole testes (en anglais)

    http://www.radio-canada.ca