Le sexisme tue 239 000 petites Indiennes par an, estiment des chercheurs


Le sexisme peut tuer ! En Inde, en plus du manque de protection des femmes et adolescentes, les petites filles subissent des injustices en rapport aux jeunes garçons. Elles souffrent plus de malnutrition, de soins et sont victimes de négligences surtout dans les zones les plus pauvres.
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Le sexisme tue 239 000 petites Indiennes par an, estiment des chercheurs

 

L'Inde est connue pour la fréquence des avortements... (PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

L’Inde est connue pour la fréquence des avortements dus au sexe du bébé. Mais leur nombre est inférieur à celui de ces morts de filles de moins de cinq ans.

PHOTO DOMINIQUE FAGET, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Paris

 

Quelque 239 000 petites Indiennes meurent chaque année en raison de négligences dont souffrent moins les garçons dans une société sexiste, ont affirmé des chercheurs mardi.

«La discrimination fondée sur le sexe ne les empêche pas seulement de naître, elle peut aussi précipiter la mort de celles qui sont nées», a écrit l’un des auteurs de cette étude publiée dans The Lancet, le démographe Christophe Guilmoto, de l’université Paris Descartes.

L’Inde est connue pour la fréquence des avortements dus au sexe du bébé. Mais leur nombre est inférieur à celui de ces morts de filles de moins de cinq ans.

Les formes de cette négligence sont multiples: malnutrition, manque de soins, absence de vaccination.

Elle aboutit à une «surmortalité» chez les filles, la plus marquée dans les régions les plus pauvres, à la plus forte natalité, et au plus fort illettrisme, surtout dans le nord du pays.

«Une fertilité élevée est ce qui prédit le mieux la discrimination postnatale contre les filles, laissant penser que les morts supplémentaires de filles sont en partie la conséquence de grossesses non désirées et par la suite d’une négligence», ont souligné les auteurs.

En comparant l’Inde à 46 autres pays, ils ont évalué cette mortalité à 18,5 % chez les filles nées entre 2000 et 2005.

«Environ 22 % de la surmortalité chez les filles est donc due à une forme de sexisme», a déploré dans un communiqué l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA), centre de recherche autrichien.

«Comme le démontre les estimations par régions des morts en excès chez les filles, toute intervention pour réduire la discrimination dans la répartition de la nourriture ou les soins médicaux devrait par conséquent en cibler certaines en priorité (…) où persistent la pauvreté, un faible développement social et des institutions patriarcales», a commenté une démographe indienne de l’IIASA, Nandita Saikia.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Harvey, Irma, Jose ou Katia : d’où viennent les noms des ouragans ?


J’ajouterais sur ces explications qu’un ouragan dévastateur comme Katrina qui a fait beaucoup de victimes et de dégâts, ne sera plus sur la liste qui fait une rotation de 6 ans. On peut penser aussi qu’Irma, sera désormais enlevé de la liste aussi. Si maintenant on donne un prénom tour à tour masculin et féminin, étrangement ce sont les ouragan au prénom féminin qui sont les plus dévastateurs
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Harvey, Irma, Jose ou Katia : d’où viennent les noms des ouragans ?

 

Image d'une webcam à Saint-Martin, ravagé par Irma

Image d’une webcam à Saint-Martin, ravagé par Irma.

©MOREL/SIMAX/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Harvey sur le Texas, Irma sur les Caraïbes, bientôt Jose et Katia… les tempêtes tropicales et ouragans sont désignés par un prénom choisi à l’avance.

Explications.

« Un nom est beaucoup plus facile à retenir que des chiffres et des termes techniques », explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM), institution spécialisée de l’ONU basée à Genève.

C’est une pratique déjà ancienne de baptiser les cyclones tropicaux. Le besoin de donner un nom aux cyclones est apparu dès la fin du XVIIIe siècle.

Jusqu’au début du XXe siècle, les ouragans qui frappaient les îles espagnoles des Caraïbes étaient nommés selon le saint patron du jour. En Australie, vers la fin du XIXe siècle, un météorologue a l’idée de baptiser les cyclones de noms de politiciens qu’il n’aimait pas.

« Accoler un nom à un cyclone tropical facilite le travail des médias, renforce l’impact des avertissements et accroît la préparation des populations », ajoute l’OMM.

SEXISME. Pendant la Seconde guerre mondiale, les marins américains ont commencé à baptiser régulièrement les ouragans. Ils leur donnaient souvent le nom de leur femme ou de leur petite amie. En 1950, le Bureau météorologique américain décide de donner systématiquement un nom aux ouragans et reprend l’alphabet des transmissions (Charlie etc.). Puis à partir de 1953, il se met à utiliser des prénoms de femmes. Mais dans les années 1970, les féministes américaines protestent contre cette association avec des phénomènes dévastateurs. En 1979, la parité est établie : les prénoms féminins et masculins alternent désormais. Inconvénient de cette pratique ? Même là vient se nicher le sexisme ! Ainsi, une étude scientifique de 2014 menée à l’université de l’Illinois avait montré que les ouragans aux noms féminins sont les plus mortels.

Des listes qui suivent l’ordre alphabétique… en sautant les lettres trop rares, comme Q et U !

La surveillance des tempêtes et cyclones dans le monde est confiée à différents organismes en fonction de l’endroit où ces événements prennent naissance. Ils doivent proposer des listes de noms pour les phénomènes climatiques sévères à venir dans leur zone. L’OMM dispose de correspondants dans chaque région : elle donne son avis et intervient au besoin pour éviter d’éventuelles polémiques. Ainsi, en avril 2015, un comité d’experts de l’OMM a retiré le prénom « Isis » de la liste des cyclones à venir en 2016 dans la région Nord-Pacifique car le nom de la déesse égyptienne est devenu également un des acronymes anglais du groupe Etat Islamique (EI). Le cyclone a pris le nom plus anodin d’Yvette…

L’ouragan Irma de catégorie 5 a frappé mercredi 6 septembre 2017 les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin. Il sévit dans une zone surveillée par le Centre national des ouragans (National Hurricane Center, NHC), basé à Miami (Floride). Tout comme la tempête tropicale Jose qui se dirige vers les Caraïbes. Et la tempête tropicale Katia qui vient de se former au large du Mexique. Pour les Caraïbes, le Golfe du Mexique et l’Atlantique nord, le NHC dispose de six listes de 21 noms chacune, à raison d’une liste par an.

Ces listes suivent l’ordre alphabétique, en sautant les lettres trop rares (Q ou U par exemple). 2017 a commencé avec Arlene suivie de Bret, puis de Cindy et de Don. Irma figure en neuvième position. Alberto inaugurera 2018. Et ainsi de suite jusqu’à 2022 qui attaquera par Alex. Les prénoms sont anglais, espagnols ou français en référence aux pays potentiellement concernés. Dans le cas d’une année record où le nombre de tempêtes tropicales et ouragans dépasse le nombre de 21 comme en 2005, les tempêtes suivantes font appel à l’alphabet grec, en commençant par Alpha.

https://www.sciencesetavenir.fr

Japon: des gouverneurs "enceintes" pour encourager les hommes à participer aux corvées ménagères


C’est une idée que des hommes politiques puissent faire ce genre d’expérimentation, cependant avoir un faux-ventre n’est pas suffisant pour vraiment ressentir ce qu’une femme enceinte vit.. En tout cas, si cela peut faire avancer les choses, quoique cela risque d’être long
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Japon: des gouverneurs « enceintes » pour encourager les hommes à participer aux corvées ménagères

 

Le gouverneur de Saga, Yoshinori Yamaguchi, portant un faux-ventre de femme enceinte sur une image extraite d'une vidéo diffusée le 3 octobre 2016 par Kyushu-Yamaguchi Work Life Balance Promotion Campaign

Le gouverneur de Saga, Yoshinori Yamaguchi, portant un faux-ventre de femme enceinte sur une image extraite d’une vidéo diffusée le 3 octobre 2016 par Kyushu-Yamaguchi Work Life Balance Promotion Campaign

Des hommes politiques japonais se sont attaché de faux ventres de femmes enceintes pour appeler les hommes à se retrousser les manches dans un pays où la quasi totalité des corvées ménagères est laissée aux femmes.

Ces trois gouverneurs de préfectures du sud-est du pays se sont engagés dans une campagne intitulée

« Le gouverneur est une femme enceinte ».

Le spot de trois minutes, lancé la semaine dernière, montre ces responsables politiques encombrés d’un gilet de sept kilogrammes censé simuler le ventre d’une femme enceinte de sept mois.

Le gouverneur de Yamaguchi, Tsugumasa Muraoka, portant un faux-ventre de femme enceinte sur une image extraite d'une vidéo diffusée le 3 octobre 2016 par Kyushu-Yamaguchi Work Life Balance Promotion Campaign © STR KYUSHU-YAMAGUCHI WORK LIFE BALANCE PROMOTION CAMPAIGN/AFP

Le gouverneur de Yamaguchi, Tsugumasa Muraoka, portant un faux-ventre de femme enceinte sur une image extraite d’une vidéo diffusée le 3 octobre 2016 par Kyushu-Yamaguchi Work Life Balance Promotion Campaign © STR KYUSHU-YAMAGUCHI WORK LIFE BALANCE PROMOTION CAMPAIGN/AFP

On les voit montant des escaliers, transportant les courses ou attendant que quelqu’un veuille bien leur céder sa place assise dans l’autobus. Sur fond d’un air de trompette entraînant, l’un d’eux peine à enfiler ses chaussettes tandis qu’un autre s’essuie le front après avoir mis à sécher une grande quantité de linge.

« Je vois bien comme il est difficile de porter un enfant et de s’acquitter des tâches ménagères », dit alors Shunji Kono (52 ans), gouverneur de la préfecture de Miyazaki. « Je pense qu’il faut que je sois beaucoup plus gentil », ajoute ce père de trois enfants.

Les hommes japonais sont de peu de secours à la maison: ils ne consacrent en moyenne qu’une heure par jour à des activités non rémunérées contre cinq pour leurs épouses, selon une étude réalisée en 2014 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui comprend 35 pays.

Le Premier ministre Shinzo Abe a fait de la promotion des femmes un des piliers de son programme destiné à revigorer l’économie japonaise. Mais la partie n’est pas gagnée tant le sexisme est ancré chez nombre de Japonais.

Selon une enquête diligentée par le ministère japonais du Travail il y a quelques mois, 48% des femmes qui étaient intérimaires au moment de leur grossesse disent avoir subi des brimades (le plus souvent verbales) de la part de leur supérieur hiérarchique direct ou de collègues. La proportion est de 21% pour les salariées à temps plein sous contrat à durée indéterminée.

Pas une seule entreprise japonaise n’avait souhaité il y a plus d’un an participer à un programme de subventions destiné à permettre à plus de femmes d’accéder à des postes de responsabilité.

http://www.lepoint.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les vestes des hommes ont-elles des poches, et pas celles des femmes?


Il est vrai que le fait de vouloir prendre une bonne marche santé tout en ayant argent, cartes, téléphone au cas, il faut des poches que ce soit dans une veste ou manteaux. Bon, il y a des poches mais souvent trop petites
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Pourquoi les vestes des hommes ont-elles des poches, et pas celles des femmes?

 

Poche ou pas poche | Blue Inc via Flickr CC License by

Poche ou pas poche | Blue Inc via Flickr CC License by

Aude Lorriaux

Double X

Les vestes et manteaux des femmes n’ont très souvent pas de poches, du moins pas de poches intérieures, voire pas de poches du tout. Et c’est à cause d’une histoire sexiste.

Il m’est arrivé assez souvent d’avoir envie de sortir légère. Je veux dire, sans sac à main, avec juste un portefeuille dans une poche, et un livre dans une autre. Mais ce n’est tout simplement pas possible quand on est une femme. Je m’explique: les manteaux et vestes des femmes n’ont le plus souvent pas de poches, ou alors, juste des poches extérieures, absolument pas faites pour y mettre un portefeuille ou des papiers. Quand je me balade avec mon copain, j’ai donc deux options: prendre un sac, ou lui demander de me prendre mon portefeuille dans une de ses nombreuses poches intérieures, dont il a la chance, lui, d’être pourvu.

Quand j’utilise cette deuxième option, je ressens un petit sentiment d’injustice. Je contemple mon manteau qu’habituellement je trouve très confortable et douillet avec un autre regard, cette fois inquisiteur:

«À cause de toi, me voilà dépendante d’un sac, ou d’un homme!» et je me lance dans une diatribe féministe sur le sexisme de ces vêtements féminins sans poches, mi-sérieuse, mi-rigolarde. Mon amoureux acquiesce généreusement.

Voilà maintenant que je sais que mon intuition était bonne, grâce à une passionnante enquête de la journaliste Chelsea G. Summers (et à quelques recherches complémentaires). L’aspect sexiste de cette absence de poches sur les vêtements de femmes est résumé brillamment dans une phrase qu’a prononcée le styliste Christian Dior, en 1954:

«Les hommes ont des poches pour ranger des choses, les femmes pour la décoration».

Bon sang mais c’est bien sûr! Les femmes n’ont pas besoin de poches, car ce sont des potiches. Quand elles s’habillent, c’est pour être belles, et c’est tout. Voilà ce que suggère l’absence de poches sur les vêtements de femmes.

Les poches des femmes comparées à des vagins

Mais le plus intéressant dans cette enquête est qu’elle montre que cette absence de poches n’est pas toujours allée de soi. Elle est le résultat d’une discrimination sexiste, apparue au XIXe siècle.

Il fut un temps en effet, il y a quelques deux cents ans, où tout le monde avait des poches. C’était de grandes poches, détachables, que l’on portait par-dessus ou en dessous du vêtement. Les femmes s’en servaient pour glisser leurs courses, et tout un tas de petits objets. Il était indispensable d’avoir des poches que l’on puisse enfouir sous les vêtements, pour ne pas attirer le regard d’éventuels brigands.

Poupée en jupon et chemise portant une paire de poches, c.1760 (détail). Manchester Art Gallery.

L’utilité des poches est telle qu’à la fin du XVIIe, celles des hommes sont désormais cousues sur leurs pantalons et vestes. Mais les vêtements de femmes ne connaissent pas la même transformation. Leurs poches restent détachables, et la vision qui est portée sur elles est assez ambiguë, comme le raconte l’historienne Ariane Fenneteaux .

Si pour les femmes des classes moyennes, les poches sont «l’accessoire indispensable de la femme d’intérieur précautionneuse lui permettant d’avoir sur soi fil et aiguilles», les poches des femmes de milieu populaire ne sont pas regardées avec la même«bienveillance sexiste».

Les poches sont implicitement comparées à des vagins exhibées à l’extérieur, et des outils d’émancipation qu’il faut mater:

«Dans la satire graphique, des mœurs légères sont souvent associées à des poches visibles ou suggérées dont l’accessibilité semble signaler la disponibilité sexuelle (…). Les commentateurs et les satiristes se complaisent à imaginer le chaos supposé des poches gigantesques des femmes, sorte de terra incognita à la fois fascinante et légèrement inquiétante, dont la confusion pléthorique reflète les transformations sociales amenées par la révolution de la consommation.»

«Le sexe féminin ne peut pas rivaliser s’il n’a pas de poches»

Les contempteurs des poches féminines ont fini par gagner, à la fin du XVIIIe siècle. Celles détachables ont disparu, remplacées par le réticule, l’ancêtre du sac à main. Finies les poches qu’on pouvait cacher:

«Enlevez ces poches que les femmes pouvaient cacher sous leurs vêtements, et vous limitez instantanément la capacité des femmes à se mouvoir dans l’espace public, à transporter sur elles des écrits séditieux ou des lettres d’amour compromettantes, ou tout simplement à voyager seules», commente l’article de Racked.

A la fin du XIXe, des associations de femmes et de féministes vont se rassembler pour demander des vêtements plus confortables et pratiques, comme la «Rational Dress Society», fondée en 1891. Huit ans plus tard, un article du New York Times se fera le relais de leurs revendications, estimant que

«maintenant que nous sommes civilisés, nous avons besoin de poches (…), le sexe féminin ne peut pas rivaliser s’il n’a pas de poches».

Peu de choses ont changé depuis cette déclaration aux allures de manifeste du New York Times, du moins pour ce qui concerne les poches des femmes sur leurs vestes et manteaux. Hillary Clinton arbore dans ses meetings des pantalons, mais aussi des vestes parfaitement sans poches. Comme les femmes du XIXe siècle, elle doit aussi, à sa manière, montrer aux électeurs masculins qui lorgnent vers Donald Trump qu’elle n’a rien à cacher.

Aude Lorriaux

http://www.slate.fr/

Le coup de gueule d’une maman contre les magazines pour adolescents


On veut donner à nos enfants un héritage d’équité entre les filles et les garçons, mais qu’en est-il vraiment quand toute une société semble endormie vers les stéréotypes qui circulent juste sur notre nez ?
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Le coup de gueule d’une maman contre les magazines pour adolescents

 

D’un côté, des astuces de coiffure et des confessions sur le premier baiser. De l’autre, un avion, un microscope, un ordinateur et une invitation à explorer le futur. Vous l’avez peut-être deviné, dans le premier cas il s’agit d’un magazine pour filles et dans le second pour garçons. Et cela n’a vraiment pas plu à cette mère de cinq enfants.

Shoshanna Keats-Jaskoll, maman de trois garçons et deux filles, a voulu écrire une lettre ouverte sur son compte Facebook pour dénoncer cette différence de traitement entre ces deux magazines (qui ne sont pas liés malgré les noms similaires), Girl’s Lifeet Boy’s Life (La vie des filles et La vie des garçons, en français).

«Parmi tout ce qui est bon, que voulez-vous vraiment apprendre aux filles? Est-ce que c’est le message que vous voulez envoyer à votre fille?», s’insurge-t-elle.

Cette maman décrit précisément les deux couvertures des magazines et s’interroge sur ce que ces magazines veulent enseigner aux enfants et adolescents.

Aux filles, on apprend à «se réveiller en étant magnifique, glaner des secrets, faire rire dès le premier jour, s’amuser, se faire des amis, embrasser…». Aux garçons, poursuit-elle, on apprend à «être ce que vous voulez être, et voici certaines possibilités géniales!»

En s’adressant directement au mannequin posant pour la couverture, elle ajoute :

 «Je sais que vous n’êtes qu’un parmi de nombreux magazines qui contribuent à cette culture, mais je crois que vous pouvez prendre part au changement de tout ce qui ne va pas ici».

Le sexisme ordinaire, tel qu’illustré par ces deux couvertures, ne se retrouve pas que dans les magazines. Il opère dès le plus jeune âge, que ce soit à la maternelle ou dans les catalogues de jouets.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Cette journaliste de 9 ans se fait critiquer pour avoir couvert un meurtre. Elle les remet à leur place


Une jeune fille qui ne se laisse pas démonter par la critique parce qu’elle est un enfant de 9 ans et pire parce qu’elle est une fille. Comme si les filles ne peuvent pas faire de journalisme. De plus, elle est quand même encadrée par ses parents et semble bien avec son travail qu’elle prend au sérieux
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Cette journaliste de 9 ans se fait critiquer pour avoir couvert un meurtre. Elle les remet à leur place

 

The Huffington Post  |  Par Hillary Hanson

Les gens disent qu’il n’y a pas de futur dans le journalisme, mais Hilde Kate Lysiak leur prouve qu’ils ont tout faux.

La fillette de neuf ans a sorti les détails sur un meurtre survenu dans son quartier samedi, plusieurs heures avant les chaînes d’informations locales, rapporte leWashington Post. Hilde dirige le Orange Street News (OSN), qui se concentre sur ce qui se passe dans sa communauté de Selinsgrove en Pennsylvanie. Le OSN – qui a une édition imprimée ainsi qu’un site web – couvre divers sujets allant du vandalisme, à la qualité de l’eau dans le quartier en passant par les problèmes de drogues dans les écoles, mais cet assassinat était la plus grosse exclusivité sortie jusqu’à maintenant par la petite fille.

« C’est la première fois qu’elle sort une histoire de cet ampleur », a dit son père, journaliste au New York Daily News, Matthew Lysiak à nos collègues du Huffington Post américain.

Il admet toutefois que ce n’est pas la première fois que sa fille sort une histoire avant les médias locaux.

Hilde n’a pas été en mesure de commenter au moment d’écrire ces lignes, mais son père a expliqué qu’une source avec qui elle avait fait affaire avant lui avait transmis l’information sur le meurtre, et Hilde s’est immédiatement rendue sur la scène pour parler aux voisins.

Bien qu’il se peut qu’elle ait eu la piqûre du journalisme en regardant son père, ce dernier affirme que sa femme Bridget Reddan Lysiak et lui interviennent très peu dans les reportages de leur fille.

« Elle m’a dit qu’une fois que les gens passent par-dessus le choc initial qu’une fille de neuf ans leur pose des questions, les gens la traitent bien, confie-t-il. Ils la traitent comme une journaliste adulte.»

hilde kate lysiak

Ses parents formatent ses articles et les publient sur le site Web d’OSN, mais ils font très peu de corrections. Ils filtrent aussi les courriels que Hilde reçoit pour s’assurer qu’il n’y ait pas du contenu inapproprié. Mais c’est à peu près tout, affirme Lysiak.

Hilde est indéniablement une pro, mais récemment, certains adultes ont critiqué ses reportages.

« Tout le monde aimait Hilde quand elle a commencé ses reportages en novembre 2014 » quand elle se concentrait sur des histoires mignonnes, dit-il. Mais depuis qu’elle couvre des sujets plus sérieux, les gens ont commencé à la dénigrer à cause de son âge et le fait qu’elle soit une fille.

« Quand les gens me disent que je ne peux pas parce que je suis une fillette, ça me fâche, a confié Hilde à Yahoo. Ça me fâche de penser que parce que j’ai neuf ans, je ne peux pas faire du bon boulot. »

Sur la page Facebook d’OSN, son histoire sur le meurtre a provoqué beaucoup d’éloges, mais aussi des commentaires comme

 « Peut-être que vous êtes trop jeune pour comprendre la différence entre la décence/respect et le sensationnalisme » et «Une fille de neuf ans devrait jouer avec des poupées, pas essayer de faire du journalisme ».

La sœur de 12 ans de Hilde, Izzy – qui fait des chroniques pour le média local Daily Item – a eu l’idée de faire une vidéo de Hilde qui répond à ses détracteurs.

« À cause de mon travail, j’ai été en mesure d’informer la population qu’il y avait un terrible homicide des heures avant que la compétition ne se rende sur le terrain », dit Hilde dans la vidéo (en haut de l’article), qu’Izzy a tourné et monté. « Certains de ces journaux alimentés par des adultes rapportaient la nouvelle incorrectement. Ou pas de nouvelles du tout. »

Elle a aussi des conseils à donner à ceux qui ont un problème avec elle.

« Je sais que quelques-uns d’entre vous veulent seulement que je m’assoie et demeure en silence parce que j’ai neuf ans. Mais si vous voulez que j’arrête de couvrir les nouvelles, alors lâchez votre ordinateur et couvrez les nouvelles »

Dans les dents.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été adapté de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Donald Trump inocule son racisme aux enfants américains


À quel point que les élections présidentielles aux États-Unis viennent embrouiller les enfants américain, l’article qui suit dénoncent plusieurs situations racistes en plus d’une vidéo que des enfants réagissent devant les discours de Donald Trump. Un des enfants dit qu’elle a confiance aux adultes pour ne pas élire Trump … A-t-elle raison d’être confiante ?
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Donald Trump inocule son racisme aux enfants américains

 

Lors d'un meeting de Donald Trump à North Charleston (Caroline du Sud), le 19 février 2016. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Lors d’un meeting de Donald Trump à North Charleston (Caroline du Sud), le 19 février 2016. SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP.

Nadia Daam

Plusieurs incidents liés au discours du candidat républicain ont été signalé dans des établissements scolaires.

Des enfants et des rapports qu’ils peuvent entretenir avec les personnalités politiques américaines, on aime, en général, ne retenir que le meilleur et le plus photogénique. Ainsi, on se repaît en poussant de petits cris énamourés des photos de Barack Obama posant avec des enfants, recensées sous le hashtag #ObamaAndKids. On glousse quand des enfants interviewent Hillary Clinton, sous la houlette de Jimmy Kimmel, et lui demandent d’inscrire la «nourriture gratuite au restaurant» dans son programme. Et bien sûr, la vidéo dans laquelle des enfants lèvent les yeux au ciel en écoutant les saillies racistes et sexistes de Donald Trump procure une forme de soulagement.

Ouf, ces enfants, soumis quotidiennement à une campagne pour les primaires américaines de plus en plus grotesque, nous paraissent alors épargnés, ou en tout cas peu perméables à l’obscénité des propos tenus, d’abord par Donald Trump, puis par ceux qu’il a encouragés à niveler leurs discours par le bas.

Le problème de cette vision fort confortable, c’est qu’elle occulte un phénomène inquiétant,décrit par l’éditorialiste Petula Dvorak sur le site du Washington Post.

Dans un billet volontairement pessimiste, la journaliste relate une série d’événements qui tendent à prouver que la rhétorique xenophobe employée par Donald Trump a pénétré jusque dans les esprits des plus jeunes. Certes, on pourra arguer qu’il s’agit là de cas isolés, mais ils témoignent de ce qu’elle appelle «l’effet Trump». Soit le fait que des écoliers peuvent, avec la même décontraction que le candidat à la primaire républicaine, appeler à l’expulsion des immigrés ou invectiver d’autres élèves en raison de leur origine.

C’est ce qu’il s’est passé dans une école de Virginie, dans le sud des États-Unis. Une mère d’élève a raconté sur Facebook ce que des élèves de third grade (notre CM1) ont fait à leurs camarades non blancs:

«Je viens de recevoir un appel du professeur de mon fils. Deux de ses camarades de classe ont désigné « les immigrés » de leur classe qui seront renvoyés quand Trump sera président. Ils les ont pointés du doigt et rigolé de leur couleur de peau.»

La version de la mère a été confirmée par l’établissement, qui promet avoir tout fait pour ramener le calme, et aussi par les élèves moqués par leurs camarades. L’un deux a confié à Petula Dvorak sa certitude d’être bientôt «banni». Tous les enfants attaqués par leurs camarades sont musulmans, a relevé la journaliste.

La même semaine, lors d’un match de basket-ball disputé dans un lycée catholique de l’Indiana, des jeunes ont brandi un portrait de Donald Trump et ont scandé «Build the wall» («Construisez le mur») ainsi que de nombreuses insultes racistes à l’intention des jeunes joueurs d’origine latino-américaine. Ils avaient également pris soin d’arborer des bandanas aux couleurs du drapeau américain ainsi que des t-shirt Captain America.

Autre État, autre mode opératoire. Dans une université californienne, des étudiants ont jeté des oeufs sur un étudiant fraîchement arrivé de Hong-Kong. L’un des agresseurs aurait également crié «Ching chang chong motherf—– gay».

«J’avais choisi l’université de Californie du Sud dans le but de fuir le racisme, et en espérant m’établir dans une communauté moderne et empreinte de diversité. J’imagine que je me suis trompé», a confié Ivan Tsang, l’étudiant victime de ces attaques.

Six mois auparavant, sur le même campus, la présidente des étudiants Rini Sampath, d’origine indienne, avait été qualifiée publiquement de «tas de merde indienne» par un camarade.

Dans l’école du fils de Petula Dvorak, des élèves ont traité les joueurs noirs de niggers.

Autant d’événements qui rappellent à la journaliste «les années 60 et les foules hurlant sur le passage d’étudiants noirs» et qu’elle lie à la façon dont «la nation tolère désormais l’expression decomplexée du sectarisme».

C’est également l’accusation portée par la journaliste Cokie Roberts, lors d’une interview du candidat à la primaire républicaine sur la NPR:

«Bonjour M. Trump. Il y a eu des incidents avec des enfants. Des enfants blancs qui ont désigné leurs camarades de classe à la peau noire en leur disant « Vous serez expulsés lorsque Donald Trump sera président ». Il y a eu des incidents avec des enfants blancs criant à des Hispaniques lors d’un match de basket « Nous allons construire un mur pour vous tenir à l’écart ». Êtes-vous fier? Est-ce quelque chose que vous avez créé dans le discours politique et social américain dont vous êtes fier?

(…)

Donald Trump: « Cokie, je parle de construire un mur mais souvent, je dis aussi: « Il va y avoir une grande et belle porte dans ce mur et les gens vont venir dans notre pays parce que nous voulons que les gens viennent ». Nous voulons que les gens viennent dans notre pays, mais nous voulons qu’ils viennent dans la loi.

Cokie Roberts: Mais les enfants, M. Trump? Qu’en est-ce que les enfants entendent de vous et comment ils réagissent à cela?
Donald Trump: Eh bien, je pense que les gens réagissent de façon très positive.»

Nadia Daam

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