Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

https://www.sciencesetavenir.fr

Le cerveau des astronautes se remodèle dans l’espace


Dans l’espace, le cerveau flotte dans la boite crânienne et cela peut avoir des conséquences négatives et positives. Reste à voir, si le corps peut vraiment s’adapter à tout changements si part pendant plusieurs années vers d’autres planètes
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Le cerveau des astronautes se remodèle dans l’espace

 

 

un astronaute en scaphandre dans l'espace

En l’absence de pesanteur, le cerveau flotte dans la boîte crânienne. Il doit aussi gérer des informations complètement différentes provenant notamment des jambes. Sa plasticité est fortement sollicitée.

Après plusieurs mois passés en orbite, les astronautes reviennent avec un cerveau différent. En mieux ou en moins bien ?

Sébastien Bohler

 

Comment nos descendants évolueront-ils, si l’humanité prend un jour le chemin des étoiles ? Dans un avenir plus proche, les astronautes séjournant dans l’espace verront-ils leurs capacités cérébrales modifiées par les conditions de vie particulières à bord des stations spatiales ?

Déjà en 2014, de premières études laissaient planer des inquiétudes sur ce plan, révélant que les voyageurs de l’espace souffraient parfois de pathologies de l’œil et du nerf optique dues à une augmentation de la pression du liquide qui baigne le cerveau dans la boîte crânienne, celui-ci n’étant plus attiré vers le bas du corps par la gravité. Dans une recherche plus récente, des chercheurs de la NASA et de l’université du Michigan ont placé des astronautes dans une IRM pour voir ce qui avait pu changer dans leur cerveau, après un séjour de deux semaines à bord d’une navette spatiale, ou de six mois dans la station orbitale internationale. Ils ont observé des changements surprenants dans la forme de leur cerveau.

Un lobe frontal aplati

Tout d’abord, la partie antérieure, le cortex frontal et temporal, a réduit de volume. Le cortex est une enveloppe épaisse d’environ 3 millimètres qui forme la partie externe du cerveau et assure des fonctions essentielles comme l’abstraction, la planification, les mouvements, la mémoire, la vision ou l’audition. Ches les astronautes, elle est amincie, d’autant plus que ceux-ci sont restés longtemps dans l’espace. La cause : du fait de l’apesanteur, le liquide céphalo rachidien n’est plus attiré vers le bas du corps et sa pression augmente dans la boîte crânienne, comprimant l’avant du cerveau.

Les zones motrices se développent!

Mais un phénomène inverse se produit dans la portion du cortex située sur le haut du crâne. Cette fois, c’est un épaississement qui est observé. La partie du cerveau qui grossit est dédiée au contrôle des mouvements des jambes, et aux sensations produites au niveau de celles-ci. En effet, c’est pour les jambes que les choses changent le plus lors d’un voyage spatial. Habituées à soutenir le poids du corps, les voilà presque inutiles. Le cerveau change alors ses connexions pour essayer à la fois de les sentir et pour ajuster leurs mouvements dans ce nouvel environnement. Ces recâblages se traduisent par la création de plus nombreuses connexions entre neurones, qui prennent plus de place. Un phénomène de plasticité neuronale dont le but est de s’adapter à de nouvelles conditions, et que l’on observe aussi chez des personnes qui doivent apprendre des séries de mouvements totalement nouveaux en laboratoire.

http://www.pourlascience.fr

Mille études de la NASA


La NASA a fait de grands progrès dans ses recherches et continu a explorer de plus en plus loin tout en s’intéressant à la vie, la santé des astronautes et les similarités sur terre qu’ils pourraient trouver dans l’espace
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Mille études de la NASA

 

Il y a 3,4 milliards d'années, deux mégatsunamis,... (Photo : ESA / DLR / FU Berlin)

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire.

MATHIEU PERREAULT
La Presse

À la fin janvier, la NASA a rendu publiques et gratuites près de 1000 études scientifiques publiées depuis plus d’un demi-siècle par ses chercheurs. Auparavant, ces études étaient souvent payantes. Voici un aperçu des résultats les plus marquants.

Mémoire sur papier

De la mémoire informatique pliable. Tel est l’exploit qu’ont réussi des chercheurs coréens, avec du financement de la NASA. L’avantage de cette technologie est qu’elle pourrait être fabriquée au besoin sur une mission spatiale à long terme, à bas coût, notamment pour des capteurs installés sur les vêtements des astronautes.

Source : Nature

Le coeur des vétérans d’Apollo

La moitié des astronautes qui ont été sur la Lune sont morts du coeur, une proportion quatre à cinq fois plus élevée que chez les autres astronautes, ont calculé des chercheurs de la NASA. Une partie du problème est liée à l’apesanteur, qui affecte la circulation sanguine, notamment dans la veine jugulaire, ont observé d’autres chercheurs lors de vols paraboliques simulant l’absence de gravité. D’autres chercheurs ont étudié les effets néfastes des radiations solaires, plus intenses loin de la Terre, sur les mitochondries, les usines énergétiques des cellules humaines. Ces radiations ont aussi un effet sur les os que pourrait contrer l’alimentation, notamment des prunes séchées. Une autre étude a noté que 20 % des astronautes ayant séjourné sur la Station spatiale internationale ont eu des hypersensibilités cutanées ou respiratoires.

Tsunamis sur Mars

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire. L’équipe internationale de chercheurs qui a publié ces résultats l’an dernier, à partir de données de la sonde Mars Odyssey, a calculé que les deux tsunamis, survenus à quelques millions d’années d’intervalle, ont déferlé jusqu’à 500 km à l’intérieur des terres. Ces tsunamis étaient présumés, mais leurs itinéraires n’avaient jamais été élucidés.

Saturne dès 1961

L’une des premières publications des spécialistes de la NASA examinait la possibilité d’utiliser des panneaux solaires pour alimenter en énergie les missions à longue distance dans le système solaire. L’étude notait que Pioneer V, une sonde ayant exploré l’espace entre la Terre et Vénus, ne disposait que de 30 watts. L’estimation des besoins d’une sonde vers Saturne était de 1000 watts et pour Mars, de 500 watts. Le calcul n’était pas loin de la réalité : les sondes en orbite actuellement autour de Mars bénéficient de 1000 watts.

Sources : NASA, PNAS

La vie sur Titan…

Titan, une lune de Saturne, est le seul corps céleste de notre système solaire qui a des océans liquides à sa surface, notaient l’an dernier des chercheurs de la NASA dans une étude. Il s’agit d’hydrocarbures et non d’eau, mais comme il est beaucoup plus facile de les examiner que les océans souterrains d’autres endroits qui pourraient abriter la vie, comme la lune Europe de Jupiter, il pourrait valoir la peine d’y envoyer une sonde. D’autres chercheurs de la NASA ont d’ailleurs proposé que les brouillards de Titan, aussi la seule lune du système solaire à avoir une atmosphère, pourraient être similaires à l’atmosphère des débuts de la Terre. Les étudier pourrait donc nous éclairer sur les conditions existant au début de la vie terrestre.

… et les limites de la vie

La NASA finance beaucoup de recherches sur les régions de la Terre qui sont les moins propices à la vie. Des chercheurs ont ainsi découvert l’un des seuls endroits où il n’y a aucune activité microbienne, dans les vallées arides de McMurdo en Antarctique, où la température moyenne est de -23 et le mercure ne dépasse jamais zéro. Les microbes de cette région se réveillent quand on les réchauffe en laboratoire, mais il y en avait 10 000 à 100 000 fois moins que dans le pergélisol contenant de l’eau glacée. À l’opposé, d’autres chercheurs ont trouvé une abondance de microbes à 1,6 km sous les fonds océaniques, au beau milieu de l’Atlantique, lors d’un forage à 4,5 km sous la surface de l’océan. La division de l’exobiologie de la NASA s’intéresse quant à elle aux différents bouillons de culture qu’il faudra concocter pour examiner en laboratoire des microbes extraterrestres qui ne se nourriront peut-être pas des mêmes éléments que ceux de la Terre.

http://www.lapresse.ca/

Si vous rêvez de vivre sur Mars, prévoyez des lunettes


Honnêtement, je doute un peu que l’homme puisse un jour partir pour coloniser d’autres planètes. Tout simplement, que le corps humain n’est pas fait pour vivre loin de la terre
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Si vous rêvez de vivre sur Mars, prévoyez des lunettes

ASTRONAUTE

Par Grégory Rozières avec AFP

Si l’homme veut coloniser Mars dans les décennies à venir, il faudra penser à emmener des lunettes. La vision de près des trois quarts des astronautes effectuant de longs séjours dans l’espace est altérée, ont déterminé des scientifiques dont l’étude a été dévoilée lundi. La cause: les changements dans la pression du fluide cérébro-spinal résultant de l’état d’apesanteur.

Ces dix dernières années alors qu’un nombre grandissant d’équipages passent des mois dans la Station spatiale internationale (ISS), les médecins de la Nasa ont commencé à observer des troubles de la vision chez les astronautes restant longtemps en orbite dans l’espace.

Leur vision était trouble et des examens plus approfondis ont montré plusieurs changements structurels, dont notamment un aplatissement du globe oculaire et une inflammation de l’extrémité des nerfs optiques.

Un problème d’apesanteur

Ce syndrome, appelé « Trouble de la vue résultant du changement de pression intracrânienne », a fait l’objet d’une présentation à la conférence annuelle de la Société Nord Américaine de Radiologie (RSNA) qui se tient cette semaine à Chicago (Illinois, nord).

Initialement, les scientifiques pensaient que les problèmes de vision résultaient de la manière dont le sang circulait dans le corps en apesanteur, ou plutôt en micro-pesanteur, car les astronautes sont tout de même soumis à une très faible pesanteur. Cela a notamment un impact dans la tête, explique Noam Alperin, professeur de radiologie et d’ingénierie biomédicale à la faculté de médecine de l’université de Miami (Floride), le principal auteur.

Pour cette étude, ils ont comparé les scanners du cerveau de sept astronautes qui avaient passé plusieurs mois dans l’ISS à ceux de neuf de leurs collègues qui n’y avaient fait que de brefs séjours.

Ils ont constaté que les astronautes ayant séjourné de longs mois dans l’avant-poste orbital avaient une plus grande quantité de fluide cérébro-spinal dans le cerveau. Ce liquide protège le cerveau et la moelle épinière, achemine les nutriments et retire les déchets.

Le vide spatial, principal frein à la conquête de Mars

Sur la Terre, ce fluide permet une adaptation du corps aux différentes positions, debout, allongé ou assis. Mais en apesanteur ce mécanisme hydraulique est « perturbé par l’absence des changements de pression en fonction des différentes positions du corps », explique le Dr Alperin, soulignant que c’est la première fois qu’est établi un lien quantitatif direct entre la pression du fluide cérébro-spinal et ce trouble de la vision.

De son côté, l’astronaute retraité de la Nasa Clayton Anderson a indiqué ne pas avoir connu ces problèmes de vision après avoir passé cinq mois sur orbite en 2007. Des recherches effectuées par l’agence spatiale américaine ont montré qu’une protéine produite par son organisme a permis d’empêcher cette perturbation de la pression du fluide cérébro-spinal, a expliqué l’ancien astronaute.

La Nasa effectue des recherches pour trouver un remède à ce problème oculaire en vue de missions habitées de très longue durée dans l’espace, notamment l’envoi d’astronautes vers Mars à l’horizon des années 2030. L’agence américaine travaille sur de nombreux défis à relever avant de pouvoir envoyer l’homme sur la planète rouge.

C’est notamment pour trouver une solution aux questions de santé que la Nasa a envoyé Scott Kelly sur l’ISS pendant près d’un an alors que son jumeau est resté sur Terre, afin de mieux comprendre l’impact de l’espace sur le corps. Concernant la santé des astronautes, la principale question concerne surtout les radiations spatiales, qui peuvent entraîner des cancers.

Pourtant, on n’a jamais vu Chris Hadfield avec des lunettes. Et on l’imagine mal essayer de mettre des lentilles cornéennes dans l’espace.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Difficile retour sur Terre pour Chris Hadfield


Dure, dure d’être astronaute, même si dans l’espace, tout semble facile, le retour l’est probablement moins. Chris Hadfield doit se réhabitué a la gravité terrestre et se refaire une santé. Mais fidèle a lui-même, il garde son sens humoristique
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Difficile retour sur Terre pour Chris Hadfield

 

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Photo :  AP Photo/Mikhail Metzel

Chris Hadfield s’est entretenu avec les journalistes par vidéoconférence pour la première fois depuis son retour sur Terre.  Il est présentement à Houston pour des tests et des comptes rendus de mission.

L’astronaute canadien a affirmé éprouver certaines difficultés à se réadapter à la gravité, après avoir passé 146 jours dans l’espace. Avec humour, il a expliqué avoir pris conscience du poids de sa langue dès son atterrissage. Il a indiqué que son corps est « encore confus » et que son dos est aussi douloureux que s’il avait joué une partie de hockey. Il a aussi parlé des expériences scientifiques et humaines nécessaires sur la Station spatiale internationale, en réponse aux questions sur la pertinence d’une telle mission. 

M. Hadfield, qui est âgé de 54 ans, est revenu sur Terre lundi soir après avoir passé cinq mois en apesanteur dans la Station spatiale internationale. Ile sent encore étourdi et il a de la difficulté à utiliser les escaliers.

Chris Hadfield souffre d’autres symptômes temporaires : il traîne les pieds quand il marche,  et a du mal à contourner les coins au point où il s’y cogne à l’occasion.Sa dextérité manuelle est également affectée.

Il a déclaré  se sentir comme un vieillard. Il garde quand même le moral et se porte bien considérant l’aventure qu’il vient de faire subir à son corps. Il est de bonne humeur, et a maintenant commencé le processus de « rajeunissement », qui lui prendra quelques mois.

Notre dossier sur la mission.

Le saviez-vous?
Les astronautes perdent en moyenne 1 % de leur densité osseuse par mois en microgravité.

http://www.radio-canada.ca

Astronaute Chris Hadfield se sent «super-héros» et «rat de laboratoire»


Un autre billet sur Chris Hadfield, qui explique ce retour sur Terre, et du travail d’équipe entre des nations qui autrefois étaient ennemis mais, aujourd’hui ont réalisé ensemble un voyage dans l’espace tout à fait réussit
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Astronaute

Chris Hadfield se sent «super-héros» et «rat de laboratoire»

 

Astronaute - Chris Hadfield se sent «super-héros» et «rat de laboratoire»

Photo Mikhail Metzel / AFP

MONTREAL L’apesanteur lui a donné des ailes et l’astronaute canadien Chris Hadfield s’est senti comme un super-héros, mais aussi «rat de laboratoire humain», a-t-il raconté jeudi avec cet art consommé de conteur qui lui vaut désormais d’être une étoile de l’espace médiatique mondial.

«L’apesanteur est un super-pouvoir. Vous pouvez voler, sans effort. C’est un sentiment merveilleux, libérateur. Mais la réalité de la vie de chacun est ici, sur la Terre», a-t-il expliqué dans ce style imagé qui lui a valu près d’un million d’abonnés sur Twitter, lors d’une conférence de presse retransmise en direct au Canada depuis le centre spatial de Houston, au Texas, où il se réadapte à la vie sur Terre.

«Juste après avoir atterri, j’ai pu sentir le poids de mes lèvres et de ma langue. Je devais changer la manière de parler. Je ne m’étais pas rendu compte que j’avais appris à parler avec une langue qui ne pesait rien», a confié l’ex-commandant de la Station spatiale internationale.

L’astronaute moustachu, qui est trilingue français-anglais-russe, a raconté avec humour son retour graduel à la vie normale.

«Les symptômes ressentis sont ceux du vieillissement. Mes vaisseaux sanguins ont durci, mon système cardiovasculaire a changé… La pression artérielle et toutes ces choses ont changé. Tout cela est en train de se réadapter. Des chercheurs observent comment le corps contrôle tout cela. Je suis un rat de laboratoire. Mais un rat de laboratoire humain, grandeur nature», a-t-il dit.

«J’essaie juste de réapprendre à marcher… Je ne suis pas près de courir».

Suspendu au plafond

En grand communicateur poétique, chanteur et guitariste, révélé par son troisième séjour dans l’espace, l’astronaute a évoqué avec émotion les senteurs de la steppe kazakhe, celles du printemps, découvertes dès l’ouverture du sas de la capsule de descente russe qui l’a ramené sur Terre, mélangées à l’odeur de brûlé dégagée par la capsule, chauffée par l’entrée dans l’atmosphère.

À l’atterrissage, «nous avons heurté le sol comme lors d’une collision automobile. Une personne était sur le plancher, une sur une paroi et une suspendue au plafond. J’étais le gars suspendu au plafond», a poursuivi Hadfield.

«Tom (l’astronaute américain Tom Marshburn) a regardé par la fenêtre et il y avait de la terre, et de l’herbe, là où quelques instants auparavant on voyait l’espace. Puis, dès que les techniciens des secours ont commencé à ouvrir le sas, l’air de la Terre a pénétré et nous avons senti le parfum de la steppe», a encore raconté l’astronaute.

«Un par un, ils nous ont extraits de la capsule et la première sensation du retour chez nous ça a été cette fenêtre pleine de poussière de terre, le parfum du printemps et des herbes qui poussent au Kazakhstan», a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les dommages éventuels que son nouveau statut de star peut causer à sa crédibilité scientifique, il a balayé cette préoccupation d’un revers de la main.

«Oui, je suis bien connu, tout à fait célèbre maintenant. Mais ce n’était pas mon objectif», a-t-il ajouté. «J’espère que je pourrai mener une vie normale après tout cela».

Enfin, Chris Hadfield a affirmé que la SSI était un beau symbole de la coopération entre des puissances jadis ennemies.

«J’étais un soldat de la guerre froide, chargé d’intercepter des bombardiers soviétiques dans les années 80. Et regardez où nous en sommes aujourd’hui», a-t-il dit.

Quand il était encore à bord de l’ISS, Hadfield a interprété devant les caméras la chanson Space Oddity (Singularité spatiale) de David Bowie, en flottant dans l’espace, tout comme sa guitare.

Sur YouTube, la chanson a attiré plusieurs millions de visiteurs.

http://fr.canoe.ca

Le poids de l’apesanteur sur le système immunitaire


Le corps se trouve affaiblit loin de sa planète a cause de l’apesanteur. Alors qu’on veut faire des vols habités plus long … le système immunitaire risque d’en prendre un coup …
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Le poids de l’apesanteur sur le système immunitaire

 

L’apesanteur est à l’origine des perturbations du système immunitaire chez les astronautes en orbite, estiment des chercheurs français et luxembourgeois.

Un affaiblissement du système immunitaire des astronautes avait été remarqué dès les premières missions lunaires américaines Apollo, dans les années 1960 et 1970.

L’origine de ce changement restait un mystère. Lors d’un vol spatial, de nombreux facteurs pouvaient être à l’origine de cette modification, comme :

  • le stress
  • la micro-pesanteur
  • l’hypergravité au décollage
  • des chocs thermiques
  • les perturbations liées à l’alternance jour/nuit

Le Pr Jean-Pol Frippiat de l’Université de Lorraine et ses collègues de l’Université du Luxembourg ont donc tenté de déterminer quels facteurs modulent les anticorps des astronautes.

« Nous cherchions à savoir pourquoi le système immunitaire est affaibli après des missions spatiales. » — Jean-Pol Frippiat

La réponse était dans l’oeuf

Pour savoir lequel de ces facteurs était déterminant, les chercheurs européens ont envoyé des oeufs de pleurodèles, une espèce de triton, vers la Station spatiale internationale (SSI).

Ils ont ensuite reproduit au sol les mêmes stress vécus par les oeufs en orbite, indépendamment les uns des autres, dans des conditions spatiales, toujours avec des tritons. Ils y ont scruté la production des anticorps.

Constat : seule la gravité modulait les anticorps, de manière quantitative et qualitative.

« Certains augmentent, d’autres baissent. » —  Pr Jean-Pol Frippiat

Les tests se poursuivent actuellement sur des souris.

Le détail de ces travaux est publié dans The Faseb Journal.

Le saviez-vous?

L’affaiblissement du système immunitaire conduit les responsables des missions à mettre les astronautes en quarantaine avant le décollage. Actuellement, les missions vers la SSI sont de courte ou de moyenne durée. Par exemple, pour un voyage de 10 jours, il faut 15 jours après le retour pour que le système immunitaire revienne à la normale.

http://www.radio-canada.ca