Une fleur à l’origine de la rage guerrière des Vikings


Il semble que les Vikings étaient très violents, certains croient que leur rage incontrôlable serait dû à l’ingestion de l’amanite tue-mouche. Mais, un ethnobotaniste croit plutôt que la cause est plutôt causé à la jusquiame noire qui a des propriétés étonnantes et qui pourrait expliquer un bon nombre d’effets secondaires
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Une fleur à l’origine de la rage guerrière des Vikings


Détrônant le champignon rouge à pois blanc, la jusquiame noire est peut-être à l'origine de la rage folle des Vikings. | Andrew Ridley via Unsplash

Détrônant le champignon rouge à pois blanc, la jusquiame noire est peut-être à l’origine de la rage folle des Vikings. | Andrew Ridley via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Wired

Un ethnobotaniste a une nouvelle théorie sur la plante que les «berserkers» ingéraient avant de combattre.

Les guerriers vikings continuent de fasciner plusieurs siècles après leurs légendaires combats. Dans l’imaginaire collectif, c’est souvent aux berserkers que l’on pense lorsque l’on parle des Vikings. Ces guerriers étaient réputés pour leur violence et leur rage aveugle (berserkergang), leurs hurlements sauvages et leur incapacité à distinguer leurs ennemis de leurs amis durant les affrontements.

Dès le XIIIe siècle, l’historien et poète islandais Snorri Sturluson décrivait les berserkers d’Odin comme aussi «fous que des chiens ou des loups» et aussi «forts que des ours ou des bœufs sauvages», capables de tuer leurs ennemis d’un seul coup. Une fois atteint le stade du berserkergang, les guerriers étaient saisis de tremblements et de claquements de dents incontrôlés, tandis que leur visage devenait de plus en plus rouge.

On attribue souvent l’origine de cette rage incontrôlée à la consommation d’un champignon aux propriétés psychoactives, l’amanite tue-mouches. Cette hypothèse, controversée, est remise en question par Karsten Fatur, un ethnobotaniste de l’université de Ljubljana, dans un article paru dans le Journal of Ethnopharmacology. Il soutient l’idée selon laquelle le champignon rouge à pois blancs explique certains des symptômes attribués au berserkergang, tels que les contractions et tremblements, les rougeurs au visage, le délire et les convulsions –mais pas le plus important: la fureur aveugle.

Les fleurs de la fureur

Selon l’ethnobotaniste, les raisons de cette rage seraient plutôt à trouver du côté de l’aconit, et plus particulièrement de la jusquiame noire. Cette fleur existe depuis la Grèce antique et a été utilisée comme narcotique, analgésique, anesthésique et somnifère

Elle est également connue pour provoquer des comportements colériques, qui peuvent «aller de l’agitation à la rage et la combativité, selon le dosage et l’état d’esprit de l’individu», indique le chercheur.

Le chercheur fait également état de la capacité de la jusquiame à atténuer la douleur, une propriété qui explique l’invulnérabilité prétendue des guerriers. La plante exerce aussi une influence sur la faculté de pouvoir reconnaître les visages. C’est encore à elle que l’on pourrait attribuer les effets secondaires pénibles dont souffraient les guerriers plusieurs jours après l’arrêt des combats: maux de tête, vision trouble et pupilles dilatées.

Côté culture, Karsten Fatur remarque que l’amanite tue-mouches ne pousse pas aussi facilement en Scandinavie et qu’elle était bien plus rare que la jusquiame noire, considérée comme une mauvaise herbe ayant prospéré à l’époque des berserkers. Toutefois, le chercheur ne parvient pas encore à expliquer pourquoi les guerriers claquaient des dents et mordaient leur bouclier. Avis aux historiens et ethnologues, la question reste en suspend.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Choux, roses, cigognes : d’où viennent ces légendes sur l’arrivée des bébés ?


J’espère qu’on n’enseigne plus ces légendes aux enfants sauf pour les contes. Je me souviens que ces légendes étaient véhiculées quand j’étais enfant, mais nous savions très tôt, qu’en réalité, les bébés venaient des mamans. Comment ? Si les parents ne l’expliquaient pas, on pouvait l’apprendre avec les amis qui en savaient un peu plus.
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Choux, roses, cigognes : d’où viennent ces légendes sur l’arrivée des bébés ?


Cigognes & compagnie

Par Dorothée Louessard

Si les garçons naissent dans des choux et les fillettes dans des fleurs, que diable fichent les cigognes censées être les livreuses officielles de bébés ? Mais au fait d’où viennent donc ces mythes sur la naissance de nos chérubins ?


Depuis l’Antiquité, le chou est associé à la fertilité. On servait traditionnellement de la soupe aux choux aux jeunes mariés afin accroître leurs chances d’avoir un enfant. Et encore aujourd’hui, la consommation de choux est préconisée à toutes les femmes désireuses de booster leur fécondité. Pourquoi ? Parce qu’ils sont riches en acides foliques (Vitamine B9) assurant le bon développement du foetus. Les autres vitamines présentes dans les choux de Bruxelles auraient également le pouvoir d’augmenter la quantité de sperme de l’homme et leur durée de vie.

L’autre origine possible de ce mythe sur la naissance proviendrait de la Grèce Antique. Le roi Agamemnon parti en guerre, sa femme Clytemnestre accoucha de quadruplés dont trois filles et un garçon. N’ayant pas de langes sous la main, elle emmaillota ses filles dans des pétales de rose et enveloppa son garçon dans des feuilles de chou. Si ce dernier n’a pas eu droit aux pétales de rose, c’est parce que la rose constituait le symbole de la féminité durant l’Antiquité. La feuille de chou fut choisie tout simplement parce que du choux était prévu au dîner.

Deux explications possibles donc, et qui s’avéraient bien pratiques à ressortir à nos enfants lorsqu’ils nous balançaient la fameuse question tant redoutée : « Dis, comment on fait les bébés ?« 

Mais alors les cigognes dans tout ça, elles faisaient quoi au juste ? Déposaient-elles les bébés selon leur sexe tantôt dans des roses, tantôt dans des choux ?

La légende de la cigogne ou « Légende du Kindelesbrunnen » est connue dans le monde entier et puise son origine en Alsace. Il y aurait eu jadis un lac sous la cathédrale de Strasbourg, où voguaient les âmes des enfants en attendant de venir au monde. Un sympathique gnome naviguait sur le lac à bord d’une barque argentée et, muni d’un filet d’or, il attrapait les âmes des bébés pour les donner à la fameuse cigogne qui se chargeait alors de distribuer les bébés aux parents. D’ailleurs, encore aujourd’hui, en Alsace, les parents désirant avoir un enfant doivent « commander » leur bébé aux cigognes en déposant un morceau de sucre sur le bord de leur fenêtre. Quant au choix de l’oiseau, il est sans doute lié au fait que les cigognes font leur grand retour en Alsace, au printemps, saison associée aux naissances.

Le mythe des cigognes est d’ailleurs le thème du film d’animation des studios Warner, « Cigognes & compagnie » ,  On y découvre que les cigognes ont cessé la livraison de bébés pour se reconvertir dans l’expédition de colis Internet. Et, alors que Junior, coursier star de l’entreprise, s’apprête à reprendre la tête de l’entreprise, il rallume involontairement la Machine à Fabriquer les Bébés…

https://www.terrafemina.com

Le Saviez-Vous ► Comment les fleurs peuvent influencer la météo ?


Les fleurs à pollen peuvent influencer les nuages et la pluie. Le pollen ne sert pas juste à causer des allergies, mais ils peuvent se diviser plus petit qu’un micron et aider à la formation de nuage.
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Comment les fleurs peuvent influencer la météo ?


Même si cela peut paraitre incroyable a priori, le pollen pourrait ne pas servir uniquement à la reproduction des plantes. Et en y réflechissant il est tout à fait logique que le pollen que les fleurs libèrent naturellement favorisent la formantion de nuages et donc potentiellement la pluie.

Voyons cela plus en détails.

Jusqu’à aujourd’hui on pensait que des grains de pollen était trop grosse pour qu’ils puissent jouer ce rôle. Ces particules étant trop grosses elles ne pouvaient pas se maintenir dans l’atmosphère.

Pourtant des particules de pollen doivent bien pouvoir se maintenir dans l’air puisqu’elles provoquent des allergies. Et en effet, on sait que le pollen peut se diviser jusqu’à devenir de microscopiques morceaux. Mais assez petits pour s’éparpiller dans l’air et jouer un rôle dans le processus de formation des nuages ?

Et bien il semble que ce soit bien le cas.

Ainsi on été testés différents pollens, de chêne, de pin et de bouleau, entre autre.

Pour suivre le déplacement et leur rôle on les a mouillés puis dispersés dans une chambre de « fabrication des nuages ».

Résultat: humide, le pollen se sépare et produit bien de minuscules particules. Des microparticules plus petites qu’un micron, des grains permettant bien la fabrication de nuages. Dans la chambre de fabrication de nuages des gouttelettes se forment, les particules de pollen jouant le rôle de noyaux de condensation des nuages.

Ainsi les fleurs à pollen peuvent favoriser la formation de nuages et la pluie.

https://www.chosesasavoir.com/

Les feuilles de cette fleur ressemblent à des coli­bris


Encore l’Australie !! Cette fois-ci, c’est une fleur qui est très particulière. Elle ressemble a un oiseau, le colibri. Elle est très jolie.
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Les feuilles de cette fleur ressemblent à des coli­bris


Crédits : Octo­pusP­rime / Reddit

par  Suzanne Jovet

Sur le forum Reddit, un utili­sa­teur surnommé Octo­pusP­rime a partagé la photo d’une étrange fleur austra­lienne ressem­blant trait pour trait à un coli­bri.

En moins de 24 heures, l’image a attisé plus de 47 000 réac­tions d’in­ter­nautes intri­gués. L’un d’eux, connu sous le nom de Soli­tary Bee, a fini par iden­ti­fier son sujet lundi 24 juin.

Cette fleur qui figure un oiseau atta­ché par son bec à la tige s’ap­pelle Crota­la­ria cunnin­gha­mii. Elle a été bapti­sée par le bota­niste et explo­ra­teur Robert Brown au début du XIXe siècle. Mais les habi­tants la surnomment plus simple­ment la fleur d’oi­seau royale. 

Crédits : D. Blumer

Présente dans le nord de l’Aus­tra­lie, la plante exige une expo­si­tion régu­lière au soleil. Elle est géné­ra­le­ment nichée dans les dunes de sable, le long des plages et dans la mulga, cette végé­ta­tion semi-aride austra­lienne. La Crota­la­ria cunnin­gha­mii possé­de­rait des vertus pour soigner les infec­tions oculaires.

https://www.ulyces.co/

Des arbres en fleurs gigantesques peuplaient l’Amérique du Nord il y a 90 millions d’années


Qui aurait cru qu’un rondin fossilisé pourrait raconter sa propre histoire après plus de 90 millions d’années. Un rondin qui autrefois était un arbre à fleur d’au moins 50 mètres de haut et qu’il était loin de sa forêt d’origine transporter par les vagues de l’océan jusqu’au terre d’Amérique à cette époque
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Des arbres en fleurs gigantesques peuplaient l’Amérique du Nord il y a 90 millions d’années

 

découverte arbre fleurs utah

Un morceau de la bûche pétrifiée, appartenant autrefois à un gigantesque arbre en fleurs. Crédits : D. D’EMIC

par Brice Louvet

La découverte d’un morceau de bois fossilisé dans l’Utah, aux États-Unis, suggère que de grands arbres en fleurs tapissaient déjà l’Amérique du Nord à l’âge du Turonien, il y a environ 90 millions d’années.

La découverte est rare, et donc exceptionnelle. Une équipe de chercheurs de l’Université d’Adelphi et du musée d’histoire naturelle de Burpee, aux États-Unis, rapporte en effet l’analyse d’un ancien rondin, sorte d’énorme bûche pétrifiée, qui soutenait jadis un gigantesque arbre en fleurs. La découverte a été faite dans les schistes de Mancos, dans l’Utah. Celle-ci suggère alors que d’énormes angiospermes recouvraient la canopée nord-américaine au Crétacé, au moins 15 millions d’années plus tôt que prévu.

« Ces découvertes ajoutent beaucoup plus de détails à notre image du paysage au cours de la période turonienne, explique Michael D’Emic, de l’Université d’Adelphi et principal auteur de l’étude publiée dans la revue Science Advances. Depuis Darwin, l’évolution des plantes à fleurs a été un sujet de débat pour les paléontologues en raison du manque d’archives fossiles. Un seul spécimen peut aujourd’hui changer ce que nous savons de l’évolution précoce de ces arbres. Comprendre le passé est la clé de la gestion du futur, dit-il. Apprendre comment les environnements ont évolué et changé dans le passé nous apprend comment mieux se préparer aux futurs changements environnementaux ».

Cet arbre était grand, très grand. Le morceau fossile retrouvé présente en effet un diamètre de près 1,8 mètre pour 11 mètres de long. L’arbre, lui, devait probablement mesurer au moins 50 mètres de haut, estiment les chercheurs. L’analyse de la grume suggère par ailleurs que cet arbre évoluait il y a entre 90 et 94 millions d’années. Il fut également retrouvé dans ce qui était autrefois l’ancien delta d’une rivière empruntant la voie maritime qui séparait à l’époque les deux Amériques.

« Il a été transporté loin de sa forêt d’origine », explique le chercheur.

On imagine alors une grosse tempête soufflant sur cet immense arbre en fleurs, l’arrachant de son pied pour le laisser dériver dans une rivière. Un rondin s’est alors détaché pour finalement se retrouver minéralisé par les sédiments. Il ne fut retrouvé que 94 millions d’années plus tard par des chercheurs. Ces derniers notent également au passage les découvertes annexes, aux côtés de l’arbre, de fossiles de tortues et d’anciens crocodiles datant de la même époque.

Source

https://sciencepost.fr

Ces fourmis déposent mystérieusement des fleurs autour d’un bourdon mort


À voir cette vidéo, nous avons l’impression qu’il s’agit de rite funéraire que les fourmis font sur ce bourdon mort. L’anthropomorphisme est une habitude bien humaine, mais la réalité peut être tout autre, comme le biologiste qui émet des suppositions plus réalistes.
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Ces fourmis déposent mystérieusement des fleurs autour d’un bourdon mort

 

 

La scène est incompréhensible et ressemble à un surprenant rituel.

« On dirait qu’elles organisent des funérailles », a écrit l’auteure de la vidéo, l’Américaine Nicole Webinger, dans un message l’accompagnant, rapporte le pureplayer Reshareworthy ce 22 août. 

On y voit des fourmis déposer des pétales, l’une après l’autre, autour du corps d’un bourdon, lui créant un véritable lit de petites fleurs roses. Personne ne sait expliquer pourquoi, bien que la scène évoque un rite funéraire.

L’écologiste du comportement Mark Elgar de l’université de Melbourne explique d’ailleurs qu’il compte « l’utiliser pour enseigner la biologie de première année l’année prochaine, pour illustrer le pouvoir de la suggestion ».

En effet, en tant qu’êtres humains, nous voyons ce qui ressemble à un rituel funéraire. Mais si nous nous arrêtons réellement pour réfléchir à ce que nous voyons, il s’agit objectivement d’un groupe de fourmis qui entasse des pétales auprès d’un bourdon mort, tandis que d’autres se promènent aux alentours. Tout est une question d’interprétation à ce stade, mais le Pr Elgar estime peu probable qu’il s’agisse vraiment d’un rituel.

Une chose est certaine : les bourdons comme les fourmis libèrent un acide oléique lorsqu’elles sont mortes. Les premiers se contentent alors de jeter les cadavres hors de la ruche, tandis que les secondes transportent leurs membres décédés vers un tas isolé. Certains pensent que, réagissant aux même signaux chimiques, les fourmis auraient pu déplacer le bourdon et l’entourer de pétales. Quand d’autres suggèrent que les fourmis l’ « embaument » de fleurs pour masquer l’odeur de la carcasse à d’autres prédateurs et la consommer plus tard. Quoi qu’il en soit, l’un comme l’autre comportement n’aurait encore jamais été observé auparavant.

Pour Mark Elgar, l’explication est peut-être plus simple.

« Le bourdon barre peut-être l’entrée du nid des fourmis, voilà pourquoi il y aurait un certain nombre de pétales autour de lui, et d’autres fourmis arrivant avec davantage de pétales. »

 À quoi il ajoute qu’il pourrait également s’agir d’une mise en scène pour obtenir une belle image. Qu’elle soit belle est la seule chose dont on peut être sûr.

 

http://www.ulyces.co/

L’extrême finesse du papier découpé pour ces fleurs et créatures marines


L’art du découpage peut paraître facile, mais quand on utilise un couteau à lame rétractable avec une précision extrême demande une grande dextérité et beaucoup de passion.
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L’extrême finesse du papier découpé pour ces fleurs et créatures marines

 

L’artiste japonaise Riki Fukuda ne se sert que d’un cutter, une planche et du papier pour réaliser ces designs ultra détaillés.

Elle expérimente régulièrement de nouveaux matériaux et on peut voir l’évolution de son travail sur Twitter.

 

http://www.laboiteverte.fr/

L’estime de soi


Souvent, on doute nous-même, on est trop attentif aux commentaires négatifs. Alors, qu’il faut travailler sur soi-même pour ne garder que les côtés positifs
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L’estime de soi

 

 

L’estime de soi est une fleur à arroser chaque jour par un regard sur soi positif et bienveillant.

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Le Saviez-Vous ► Top 10 des dernières espèces découvertes


    Entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE dois trouver les 10 meilleurs découvertes de la dernière années écoulées et ils le font à chaque année d’ailleurs. Ces choix ne doivent pas être très évidents
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    Top 10 des dernières espèces découvertes

    Céline Deluzarche

    Journaliste

    Chaque année, des milliers d’animaux et plantes jusqu’ici inconnus sont mis au jour par les scientifiques de l’International Institute for Species Exploration (IISE).

    Au menu du palmarès 2018 des découvertes les plus importantes : un énorme arbre d’Amazonie, un curieux invertébré aux couleurs chatoyantes, un poisson des profondeurs ou un orang-outan déjà en grand danger.

    La biodiversité demeure encore largement méconnue sur Terre. Rien qu’en Amazonie, une nouvelle espèce est découverte tous les deux jours. C’est pour mettre à l’honneur ces nouveaux arrivés que le College of Environmental Science and Forestry (ESF) et l’International Institute for Species Exploration (IISE) dévoilent chaque année leur liste des 10 spécimens les plus emblématiques, découverts dans l’année écoulée. Mais si le jury a dû choisir entre 18.000 candidats potentiels, l’IISE rappelle que dans le même temps, 20.000 espèces disparaissent chaque année, certaines avant même d’avoir eu la chance de se faire connaître.

    Un amphipode bossu

    Nommé Epimeria quasimodo en référence au personnage de Victor Hugo à cause de son dos bossu, cet invertébré est l’une des 26 espèces d’amphipodes nouvellement découvertes dans les eaux glaciales de l’océan Antarctique. Ses couleurs éclatantes et sa structure morphologique étrange ont naturellement attiré l’attention des scientifiques.

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Epimeria quasimodo, un curieux arthropode des eaux glacées de l’Antarctique. © Cédric d’Udekem d’Acoz, Royal Belgian Institute of Natural Sciences

    Un orang-outan déjà menacé

    En 2001, on avait séparé les orangs-outans de Sumatra (Pongo abelii) et de Bornéo (Pongo pygmaeus) en deux espèces distinctes. Cette année, de nouvelles analyses morphologiques, comportementales et génétiques ont conduit les chercheurs à sous-découper encore la population de Sumatra en une nouvelle espèce baptisée Pongo tapanuliensis. À peine mis au jour, ce grand singe est déjà classé en grand danger de disparition : il reste à peine 800 individus éparpillés dans des espaces fragmentés par la déforestation.

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Pongo tapanuliensis, une sous-espèce d’orang-outan de Sumatra. © Andrew Walmsley

    Un arbre aux fruits géants

    Avec ses 40 mètres de haut, ses 60 tonnes et ses énormes fruits de 50 centimètres de long, on se demande comment le Dinizia jueirana-facao a pu passer inaperçu. En réalité, on pensait jusqu’ici qu’il n’existait qu’une seule espèce de Dinizia, un arbre de la famille des légumineuses, avant de s’apercevoir que celle-ci était différente. Hélas, ce magnifique végétal est déjà en danger : on n’en connaît que 25 individus, dont la moitié dans la réserve du nord du Brésil où il a été découvert.

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Il ne resterait plus que 25 spécimens de Dinizia jueirana-facao dans le monde. © Gwilym P. Lewis

    Un coléoptère qui joue les passagers clandestins

    Découvert au Costa Rica, Nymphister kronaueri est un minuscule coléoptère d’à peine 1,5 millimètre. Il vit exclusivement au milieu des colonies de fourmis nomades, Eciton mexicanum, et reste deux à trois semaines à un endroit pour se nourrir. Lorsque la colonie se déplace, il profite de sa ressemblance avec l’abdomen des fourmis pour s’y accrocher et se faire transporter gratuitement. 

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Nymphister kronaueri vit en harmonie avec les fourmis nomades. © D. Kronauer

    Le poisson des profondeurs extrêmes

    Capturé dans la fosse des Mariannes (Pacifique), Pseudoliparis swirei semble être le poisson qui vit le plus profondément dans les abysses, entre 7.000 mètres et 8.000 mètres. Un autre poisson a bien été observé à 8.143 mètres, mais il n’a jamais pu être retrouvé. De la famille des poissons-limaces, qui comprend environ 400 espèces, il est capable de résister à des pressions jusqu’à 1.000 fois supérieures à celle de la surface. Il doit son nom à un officier de la mission HMS Challenger, la première grande campagne océanographique mondiale à l’origine de la découverte de la fosse des Mariannes en 1875.

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Pseudoliparis swirei vit à plus de 7.000 mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. © Mackenzie Gerringer, university of Washington, Schmidt Ocean Institute

    Des « cheveux de Venus » sur le cratère d’un volcan

    Lorsque le volcan sous-marin Tagoro, dans les îles Canaries, est entré en éruption en 2011, il a entraîné une brutale hausse des températures et rejeté de grosses quantités de sulfure d’hydrogène et de gaz carbonique, détruisant une grande partie de l’écosystème. Trois ans plus tard, des chercheurs ont découvert qu’une bactérie filamenteuse, surnommée « cheveux de Venus » (Thiolava veneris pour le nom scientifique), colonisait la nouvelle couche autour du cratère. À 130 mètres de profondeur, elle forme un épais matelas recouvrant environ 2.000 mètres carrés.

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Avec ses longs filaments blancs, Thiolava veneris forme un épais matelas de 2.000 m2. © Miquel Canals, university of Barcelona

    Une fleur mauve sans photosynthèse

    Alors que la plupart des végétaux sont autotrophes, c’est-à-dire qu’ils fabriquent eux-mêmes leur matière organique par la photosynthèse, Sciaphila sugimotoi est hétérotrophe : elle puise ses nutriments dans des champignons avec lesquels elle vit en symbiose. Sa découverte sur l’île d’Ishigaki, au Japon, constitue une réelle surprise car la flore japonaise est déjà très précisément documentée. Cinquante spécimens seulement de cette fleur de 10 centimètres de haut ont été dénombrés dans une forêt

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Sciaphila sugimotoi puise ses nutriments dans le champignon avec lequel elle vit en symbiose. © Takaomi Sugimoto

    Un lion marsupial aux dents longues

    Wakaleo schouteni vivait il y a plus de 23 millions d’années dans les forêts du Queensland, en Australie. La découverte du fossile de ce féroce lion marsupial a permis d’établir son portrait. Pesant autour de 25 kg, le poids d’un chien husky sibérien, il passait une partie de son temps… dans les arbres et avait sans doute adopté un régime omnivore. Il s’agirait de la deuxième espèce de lion marsupial de l’Oligocène après Wakaleo pitikantensis, découvert en 1961.

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Une illustration du lion marsupial Wakaleo schouteni, qui vivait il y a 23 millions d’années. © Peter Schouten

    Un coléoptère cavernicole

    Habitant des cavernes, Xuedytes bellus s’est adapté à vivre dans l’obscurité totale : ce coléoptère a perdu ses ailes, ses yeux et sa pigmentation. Il a aussi subi une élongation de sa tête et de son thorax, et mesure neuf millimètres environ. Il a été découvert dans une grotte du sud de la Chine, dans la province du Guangxi. Cette région karstique est particulièrement riche en grottes dans lesquelles on recense une grande variété de carabidés : pas moins de 130 espèces réparties en 50 genres y ont été identifiées.

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Vivant dans l’obscurité totale, Xuedytes bellus a adapté sa morphologie à son environnement. © Sunbin Huang and Mingyi Tian

    Un eucaryote harponneur

    Découvert par hasard dans un aquarium de San Diego (Californie), cet eucaryote unicellulaire nommé Ancoracysta twista possède un génome particulièrement riche et une activité mitochondriale. Son flagelle en forme de fouet lui sert de harpon pour immobiliser ses proies et pour se propulser dans l’eau. Il doit son nom au mouvement qu’il fait en se déplaçant (twirlsignifiant tournoyer en anglais).

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    Ancoracysta twista possède un énorme génome. © Denis V. Tiknonenkov

    https://www.futura-sciences.com/

Une biodiversité riche et menacée en France


Surprenant ! La France a  »près de 10 % des deux millions d’espèces connues dans le monde présentes sur son territoire » Un pays qui rentre 3 fois dans le Québec. Sa biodiversité est en grand danger d’abord par l’humain, les pesticides, les changements climatiques …
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Une biodiversité riche et menacée en France

 

En France, 26 % de ces espèces sont menacées... (Photo de Pierre Dalous, tirée de Wikipédia)

En France, 26 % de ces espèces sont menacées sur le territoire (sans l’être nécessairement au niveau mondial), dont la bécassine des marais.

PHOTO DE PIERRE DALOUS, TIRÉE DE WIKIPÉDIA

 

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
Agence France-Presse
Paris

La France abrite une riche biodiversité, avec près de 10 % des deux millions d’espèces connues dans le monde présentes sur son territoire. Mais nombre d’entre elles sont menacées, par la perte de leur habitat, les pesticides ou les espèces invasives.

Une grande richesse

Quelque 95 000 espèces d’oiseaux, d’insectes, de poissons, de mammifères, de plantes à fleurs ou de champignons, sont présentes en France métropolitaine, et plus de 80 000 en Outre-mer, selon les chiffres 2018 de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB).

Environ 80 % de ces 180 000 espèces sont terrestres ou d’eau douce, reflet d’une réalité, mais aussi des connaissances moins étendues sur les espèces marines.

Près de 18 000 de ces espèces sont endémiques, dont 83 % en outre-mer. La France a ainsi la responsabilité de conservation pour ces végétaux et animaux dont elle abrite l’ensemble de la population.

Pour mettre en valeur et protéger cette biodiversité, la France compte diverses aires protégées, notamment dix parcs nationaux, et un onzième en cours de création.

Plus de 1500 espèces menacées

Sur les 180 000 espèces recensées en France, plus de 1500 sont considérées comme menacées au niveau mondial et figurent sur la liste rouge de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN).

La liste rouge élaborée au niveau national, qui a évalué 6500 espèces depuis 2007, estime de son côté que 26 % de ces espèces sont menacées sur le territoire (sans l’être nécessairement au niveau mondial). Parmi elles, des mammifères, comme le vison d’Europe, le lapin de garenne, le lynx, le loup ou l’ours, mais aussi des oiseaux comme la bécassine des marais ou le martin-pêcheur d’Europe, des amphibiens comme la grenouille des champs ou des poissons comme la raie bouclée.

Les dernières années ont, d’autre part, vu une chute « vertigineuse » de la population d’oiseaux des campagnes (-60 % de moineaux friquets depuis dix ans, un tiers d’alouettes des champs disparues en quinze ans…), selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du Muséum d’histoire naturelle de Paris, publiée en mars.

Les indicateurs 2018 de l’ONB, qui agrègent les données sur le vivant récoltées par des dizaines d’organismes, concluent de leur côté à une baisse globale de 30 % de ces oiseaux des champs entre 1989 et 2017. Et le déclin touche aussi les oiseaux des villes, comme les moineaux parisiens, et même depuis 2005 les oiseaux « généralistes », qui vivent dans tous types de milieux et qui contrebalançaient auparavant la disparition des autres.

Autre classe particulièrement touchée : les chauves-souris. Leur nombre a diminué de près de 40 % en métropole en dix ans.

Ce déclin général est particulièrement inquiétant pour l’humanité, à laquelle cette nature rend de multiples services vitaux, de l’eau à l’alimentation (notamment l’agriculture, menacée par la chute des pollinisateurs), en passant par les médicaments ou l’absorption du carbone.

Les pressions sur la nature

La perte de cette biodiversité est liée à divers facteurs, qui peuvent être cumulatifs.

Parmi les principaux, les pesticides. Selon l’ONB, l’usage de produits phytosanitaires a ainsi augmenté de 18 % entre la période 2009-2011 et la période 2013-2015.

Autre menace, le rythme élevé de l’artificialisation des sols. Entre 2006 et 2015, la métropole a perdu près de 600 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, soit l’équivalent d’un département comme la Seine-et-Marne (région parisienne), remplacés principalement par des surfaces goudronnées.

Les cours d’eau sont aussi de plus en plus fragmentés par des ouvrages (16 obstacles à l’écoulement pour 100 km de cours d’eau en 2018).

Les espèces exotiques envahissantes menacent également les écosystèmes et les espèces indigènes, avec lesquelles elles entrent en compétition. La France compte 509 de ces espèces introduites par l’homme, volontairement ou non, en dehors de leur habitat naturel, comme le frelon asiatique, l’ambroisie ou la grenouille-taureau.

Autres facteurs importants également pris en compte par l’ONB, qui travaille sur des cartes mettant en lumière les pressions cumulées sur la biodiversité : le changement climatique ou la pression touristique.

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