Le Saviez-Vous ► Le rire du Joker existe pour vrai


Le rire du Joker fait partie du personnage pour le film. Cependant, ce rire, qui semble parfois forcé ou qu’il se fait entendre dans un mauvais moment est vraiment un problème pour certaines personnes. Car oui, ce rire existe, il est reconnu sous le nom du syndrome pseudo-bulbaire qui peut aussi être sous forme de pleurs
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Le rire du Joker existe pour vrai

PHOTO FOURNIE PAR WARNER BROS

Joaquin Phoenix dans Joker

Le rire du Joker, excessif et qui s’étire démesurément dans le temps, n’est pas une invention des créateurs du personnage machiavélique. Il porte un nom : le syndrome pseudo-bulbaire. Et certaines personnes vivent au quotidien avec ce trouble.

MAUDE GOYER

COLLABORATION SPÉCIALE

Dans le film homonyme, le Joker, incarné par Joaquin Phoenix, rit à tout moment, sans raison apparente. En fait, il émet des sons ressemblant à un fou rire, tout à fait disproportionné par rapport à la situation, alors qu’il devrait exprimer autre chose : tristesse, déception, colère, impatience… Est-ce possible ? Oui, selon la Dre Geneviève Matte, neurologue et directrice de la clinique SLA et maladies du neurone moteur du CHUM. Elle ajoute un bémol :

« Habituellement, cela va dans le même sens que l’humeur », dit-elle. Ainsi, au lieu de rire de façon proportionnelle à ce qui se passe dans son environnement, la personne atteinte du syndrome pseudo-bulbaire ne « pourra se contrôler, sera incapable de réprimer le trop-plein et ce sera donc hors proportion », explique la Dre Matte.

Le syndrome pseudo-bulbaire est lié à une maladie neurologique existante ou passée, comme la sclérose en plaques, le parkinson, un traumatisme crânien, un accident vasculaire cérébral ou, dans la majorité des cas, la sclérose latérale amyotrophique (SLA), communément appelée « maladie de Lou Gehrig ».

« Le syndrome pseudo-bulbaire survient lorsqu’il y a une disconnexion entre les lobes cérébraux et le tronc cérébral, dit le Dr François Evoy, neurologue au CHUS et président de l’Association des neurologues du Québec. Les premiers sont responsables des pensées, de la logique, de la raison, alors que le deuxième renferme les fonctions automatiques comme les réactions. »

Perte d’inhibition

Ce « bris de circuit », aussi appelé « affect pseudo-bulbaire », prive la personne d’inhibition : elle sait qu’elle est en perte de contrôle, mais ne peut rien y faire. À noter que cela peut se manifester sous forme de rires, comme dans le cas du personnage de vilain du Joker, mais aussi de pleurs.

« Les cas de pleurs pathologiques sont plus fréquents », précise le Dr Simon Ducharme, neuropsychiatre à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal.

La prévalence de ce syndrome est entre 5 et 50 % chez les gens atteints d’une maladie neurologique.

Le Dr Evoy cite en exemple l’un de ses patients atteint de ce trouble qui conduisait une voiture adaptée et s’est mis à rire de façon incontrôlable lorsqu’il s’est fait arrêter par des policiers.

 « Cela lui est arrivé deux fois, raconte le spécialiste. J’ai dû lui préparer et lui remettre un papier expliquant [son état de santé]. Dans son cas, c’était la réaction à une situation de stress. »

La Dre Matte donne elle aussi un exemple afin d’illustrer ce qu’est le syndrome pseudo-bulbaire :

« Lors de funérailles, si le prêtre fait un lapsus un peu déplacé, il est normal de ressentir une petite émotion, indique-t-elle. On va rire un peu, mais on va vite reprendre son calme et revenir au moment présent. La personne atteinte du syndrome pseudo-bulbaire va avoir un fou rire hors de contrôle dans son expression et dans le temps. »

Autre caractéristique : le rire sera spasmodique.

« C’est un rire qui sort d’outre-tombe, sur un visage figé », souligne le Dr Evoy. Son collègue,

le Dr Ducharme, le décrit comme un rire « très vif et explosif ». Peut-il faire perdre le souffle, jusqu’à s’étouffer, comme dans le cas du Joker ?

« Oui, c’est possible », croit le Dr Ducharme.

Évidemment, cela peut être très handicapant.

Socialement, c’est incapacitant. Les gens vont avoir tendance à s’isoler pour éviter de se retrouver dans cette situation. Le Dr Simon Ducharme

Malaise, gêne, honte, culpabilité… Le taux de dépression est élevé chez les personnes atteintes de maladies neurologiques et cela ne fait pas exception dans le cas de l’affect pseudo-bulbaire.

« On le traite par une petite dose de médicament antidépresseur, révèle le Dr Ducharme. Les gens atteints ne peuvent s’en débarrasser, car les lésions sont présentes ou il s’agit d’une maladie dégénérative. »

Dans les deux cas, cela se corrige… mais ne se répare pas.

Selon le Dr François Evoy, le rire du Joker pourrait être aussi relié à une maladie psychiatrique.

« Des gens psychotiques, schizophréniques ou atteints du trouble du spectre de l’autisme, par exemple, pourraient présenter des rires dans des contextes inappropriés, avance-t-il, mais il s’agit de cas complètement différents. »

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► 13 choses à savoir sur le rire


On peut rire d’une blague, de faits cocasse, des exercices du rire. Il y a les fous rires, les rires nerveux, de rire thérapeutiques enfin bref le rire a plusieurs facettes.
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13 choses à savoir sur le rire


Choses à savoir sur le rire: il est contagieux.JACOB LUND/SHUTTERSTOCK

Tracey Middlekauff

Le rire est-il contagieux? Nerveux ou thérapeutique? L’humour est-il propre à l’humain ou d’autres espèces en font preuve? Auprès de spécialistes, découvrez tout du phénomène!

Quelle est la plus vieille blague au monde?

« Elle se perd dans la nuit des temps et est en tout cas antérieure à l’écriture », rappelle Christie Davies, professeur de sociologie à l’Université de Reading, en Angleterre.

Quant au plus vieux recueil de blagues répertorié à ce jour, il est grec : Philogelos (L’ami du rire). Il date du 4e siècle avant notre ère, bien que les histoires qu’il renferme soient plus anciennes. Le psychologue Steve Wilson, directeur du Mois national de l’humour aux États-Unis, raconte que l’ouvrage contient 265 blagues, dont celle-ci :

« Un barbier demande à son client : “Comment aimeriez-vous que je vous coupe les cheveux ? – En silence”, répond le client. »

Choses à savoir sur le rire: les vidéos de chats sont plus populaires que celles de chiens.ISTOCK/VICUSCHKA

Pourquoi les vidéos amusantes de chats sont-elles plus populaires que celles de chiens?

Cela dépend peut-être de ce qu’on attribue souvent un côté sombre aux félins.

« Je me souviens d’une vidéo dans laquelle un chaton fixe l’objectif pendant que le sous-titre indique qu’il songe à nous tuer, dit Scott Weems, neuroscientifique spécialiste de la cognition. Notre rapport aux chats est ambigu : d’un côté, ils sont terriblement mignons. De l’autre, quelques générations à peine nous séparent de l’époque où ils nous pourchassaient dans la savane africaine. Alors peut-être veulent-ils vraiment nous tuer. Cette idée a quelque chose d’amusant. »

Les animaux peuvent-ils rire?

Tout indique que l’humour est bien présent dans le monde animal. Scott Weems rappelle que les primates et les chiens rient, et même les rats. Et qu’est-ce qui les fait rire ? Les chatouilles!

 « Chatouillez-leur le ventre, comme vous le feriez à un bébé », conseille le scientifique.

Choses à savoir sur le rire: les bébés aussi ont le sens de l'humour.BEBEULZA/SHUTTERSTOCK

Les bébés ont-ils le sens de l’humour?

Scott Weems pense que les bébés ont un grand sens de l’humour, mais différent de celui des adultes.

« Prenez le jeu du “coucou, qui est là ?” ils en raffolent. Il faut savoir qu’à un si jeune âge le fait de voir quelque chose disparaître est inquiétant. Ce choc est suivi d’un grand soupir de soulagement lorsque l’enfant comprend que les choses restent en place même s’il cesse de les voir. À ses yeux, la surprise et le plaisir qui l’accompagne sont très proches d’un grand numéro comique pour un adulte. À cet égard, l’humour en dit long sur la complexité de la pensée. »

Et selon Rod Martin, professeur de psychologie à l’Université Western Ontario, le développement du sens de l’humour chez l’enfant apparaît dès le cinquième mois, au moment où il commence à rire.

Y a-t-il des enfants qui ne manifestent pas le sens de l’humour et en soient dépourvus à l’âge adulte?

Si, techniquement, le sens de l’humour ne vient pas avec la naissance, Rod Martin explique qu’il émerge spontanément au cours de notre développement cognitif et social, tout comme le rire.

« Bien sûr, certains enfants (et adultes) sont d’un naturel sérieux, calme et moins porté à rire, mais cela ne signifie pas qu’ils ne savent pas apprécier l’humour. »

Steve Wilson doute pour sa part qu’il existe des adultes qui en soient dépourvus.

« Presque tout le monde peut l’acquérir, et j’enseigne à le faire, confie-t-il. Il s’exprime différemment selon les personnes qui nous entourent. Il comporte une dimension sociale très importante. »

Choses à savoir sur le rire: c'est parfois un moyen de défense face à autrui.ONEINCHPUNCH/SHUTTESRSTOCK

Quels sont les différents types de sens de l’humour?

Rod Martin s’intéresse à la façon dont on l’utilise au quotidien, ainsi qu’à sa fonction.

« Certains aiment rire et plaisanter avec leur entourage. D’autres sont plus réservés, mais s’amusent beaucoup des absurdités de la vie. D’autres encore en usent de façon plus agressive, par la moquerie, le sarcasme, les blagues à caractère racial ou sexiste, etc. Pour ces personnes, l’humour semble être un moyen de se sentir mieux aux dépens d’autrui. »

Existe-t-il une forme universelle d’humour?

« Toutes nationalités confondues, les maladresses des autres font toujours rire », affirme Christie Davies.

Enfreindre indirectement les règles tacites du langage est universellement amusant ; en d’autres termes, il y a un effet comique à parler en public de sujets tabous. Le professeur de sociologie signale cependant que les interdits varient considérablement d’une société à l’autre. Peter McGraw, directeur du laboratoire de l’humour de l’Université du Colorado, croit néanmoins que la farce est une façon universelle de faire rire parce qu’elle se passe de mots.

« Tout ce qu’il faut, dit-il, c’est trouver la bonne victime. »

A-t-on tendance à avoir un sens de l’humour propre à sa nationalité ?

Le sens de l’humour varie effectivement beaucoup d’un pays à l’autre, confirme Scott Weems. On l’a même mesuré de manière scientifique : l’humour britannique est plutôt absurde de nature, en Amérique il présente un côté plus assuré ou agressif.

Une étude « invitant des personnes venant du monde entier à évaluer la qualité de diverses blagues a révélé que les Allemands s’amusent généralement de tout ».

Choses à savoir sur le rire: il apporte une sensation de bien-être.VOLODYMYR TVERDOKHLIB/SHUTTERST

Le rire peut-il améliorer le bien-être physique et émotionnel ?

Est-il vraiment le meilleur remède ? Bien que le rire ne puisse remplacer un traitement médical, on croit qu’il peut avoir un impact positif sur la santé et le bien-être.

Christie Davies ajoute que si le rire n’a pas d’effet direct sur la santé physique, « c’est une composante utile d’une stratégie cognitivo-comportementale visant à être joyeux plutôt que déprimé. Et bien sûr, la condition psychologique exerce une influence sur la santé physique. »

 Scott Weems ajoute que le rire est le meilleur remède, pourvu qu’on le combine à une bonne dose de pénicilline.

« Le rire améliore la santé cardiaque, la réaction immunitaire et même la tolérance à la douleur. Cela n’a rien d’étonnant puisque nous savons déjà que les effets du stress et de l’anxiété sur le corps sont terribles. Alors pourquoi l’humour n’exercerait-il pas l’effet contraire ? Je crois qu’il faut le voir comme un mécanisme de protection, un moyen d’occuper notre esprit à des choses positives et de nous préserver du stress. »

Comment l’humour peut-il nous aider dans l’adversité ?

Tout ce qui peut nous distraire de nos préoccupations, même pour un instant, est bénéfique. Steve Wilson le voit comme un amortisseur. À ses yeux, il nous procure un précieux sentiment d’équilibre et la capacité de dédramatiser les épreuves.

« Les pauses humoristiques ont vraiment du bon, soutient-il. Elles permettent de voir les choses autrement, et de rendre un peu plus tolérable ce qui ne l’est pas. »

Quelles sont les meilleures blagues issues de textes sacrés, si tant est qu’il y en ait ?

Si vous aspirez à rire aux éclats, une bonne comédie risque de vous donner davantage satisfaction qu’un passage de l’Évangile.

 « Les textes sacrés renferment quelques traits d’humour, particulièrement des jeux de mots et de l’ironie, affirme Rod Martin, mais ils ne sont pas très drôles. L’expérience religieuse repose sur un état d’esprit très différent. Le comique tourne les choses en dérision et se moque de ce qui est pompeux et trop sérieux. La religion exerce au contraire un effet d’élévation sur des actions triviales ou banales. »

Le rire est-il contagieux?

« On a plus d’une fois démontré que le fait de se trouver à proximité de gens qui rient suffit à nous rendre complices de leur hilarité », confirme Scott Weems.


Choses à savoir sur le rire: il existe un yoga du rire.ISTOCK/PIXDELUXE

Que sont le yoga du rire et la gélothérapie? Ces techniques ont-elles des vertus ?

Nira Berry enseigne le yoga du rire. Elle est aussi conseillère en santé et bonheur et PDG de LaughingRx. Elle a obtenu son « brevet d’enseignement » auprès d’un médecin indien à l’origine de la pratique. Le terme « yoga » n’est pas tout à fait exact, selon elle, dans la mesure où les cours et les ateliers ne tournent pas autour d’une séance classique.

« La technique repose plutôt sur le rire, la respiration profonde, le mouvement et le ridicule. Nous faisons des jeux de rôles ; par exemple, les participants peuvent se serrer la main d’une façon amusante, ou faire comme s’ils conduisaient une voiture en riant… Ensemble, on s’abandonne à des idioties. » Nira Berry ajoute que ses ateliers procurent aux participants des bienfaits émotionnels. « Ils disent se sentir remontés, pleins d’énergie, heureux et de bonne humeur : c’est une formidable expérience. »

L’être humain doit se détendre et avoir un peu de plaisir tous les jours, sans quoi il s’épuise. Même si on ne s’inscrit pas à un atelier, tout le monde devrait avoir sa dose quotidienne de rire. 

« Le rire est l’exercice tout indiqué pour réduire le stress. »

https://www.selection.ca/

Le rire


Il y a des bons jours, mais aussi des jours sombres. Ce sont ces mauvais jours que le sourire prend toute son importante. Bien sûr, les ennuis ne s’en ira pas comme par magie, mais au moins, on est plus fort pour passer au travers.
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Le rire

 

 

Le rire c’est comme les essuie-glaces, ça n’arrête pas la pluie, mais ça permet d’avancer.

De Gérard Jugnot

Les contraires


Pour comprendre, apprécié quelque chose, il faut connaître, expérimenter son contraire.
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Les contraires

 

 

C’est le silence qui nous apprend à aimer la musique, c’est l’obscurité qui nous apprend à aimer les couleurs, c’est la guerre qui nous apprend à aimer la paix, c’est l’absence de rire qui nous apprend à comprendre l’humour.

Bernard Werber

Atteinte d’un rare syndrome, elle rit frénétiquement quand quelqu’un d’autre est chatouillé


Cela peut être drôle, mais à la longue, c’est sûrement difficile à vivre. Cette dame rit quand elle voit quelqu’un se faire chatouiller La synesthésie est curieuse, c’est un trouble de la perception des sensations et il en existe au moins au moins 150 formes différentes.
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Atteinte d’un rare syndrome, elle rit frénétiquement quand quelqu’un d’autre est chatouillé

 

Crédits : pixabay

par  Mehdi Karam

Racontée par le New Scientist le 16 mai, l’histoire invraisemblable d’une femme qui a souhaité conserver l’anonymat a fait l’objet d’une étude par les chercheurs de l’université de Californie à San Diego. Elle se met à rire de manière incontrôlable (et flippante) lorsqu’une personne située à proximité se fait chatouiller. Là où certains y voient de l’amusement par procuration (au point d’être frénétiquement hilare, tout de même), les scientifiques voient un rare cas de synesthésie – un phénomène neurologique de déformation et d’association de plusieurs sens, ici la vue et le toucher.

Derrière cette situation à priori cocasse se cache une réelle souffrance. Le dysfonctionnement extrêmement rare dans des cellules cérébrales dont souffre cette femme l’a poussée à chercher de l’aide.Elle explique que lorsqu’elle observe une autre personne se faire chatouiller, elle ressent la même sensation sur sa propre peau. Au point, donc, de rire de façon incontrôlable jusqu’à ce que l’autre personne ne soit plus chatouillée.

Après l’avoir pris sous leur aile, les chercheurs ont découvert que la femme ne faisait pas seulement une fixette sur les chatouilles. Lorsqu’elle regarde une autre personne toucher quoi que ce soit, elle ressent leur sensation par procuration. Quand quelqu’un trempe sa main dans un seau d’eau, elle ressent l’humidité – mais pas le froid. C’est ce qui a poussé les scientifiques à lui diagnostiquer une rare forme de synesthésie, au même titre que la jeune Népalaise qui est capable de reconnaître les couleurs en les reniflant.

La forme de dysfonctionnement dont souffre la patiente s’appelle « tactile-miroir », car causée par des neurones miroirs, connecteurs cérébraux qui réagissent de la même manière lorsqu’un événement est vécu ou juste observé. Chaque humain en possède, au sein de son cortex prémoteur, notamment. Simplement, certains sont plus prononcés que d’autres. Quand une personne se dit que « ça doit faire mal » en voyant une personne se cogner le petit doigt de pied contre un pied de table, d’autres (entre 1,6 % et 2,5 % des êtres humains) ont la sensation de s’être eux-mêmes détruit l’orteil. Mieux vaut les chatouilles.

Source : New Scientist

http://www.ulyces.co/

Le secret


Il y à vivre sa vie ou vivre pour exister. Mieux faut vivre en forme et on évite d’avoir un corps malade causé par l’inaction, les mauvais choix alimentaires et la morosité
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Le secret

 

Le secret pour bien vivre et longtemps est : manger la moitié, marcher le double, rire le triple et aimer sans mesure

Proverbe tibétain

Le Saviez-Vous ► Parler dans son sommeil? 5 choses à savoir si vous êtes somniloque


Un nouveau mot dans notre vocabulaire, du moins pour certain. Le somniloque est un terme médical pour désigner un trouble du sommeil que presque tout le monde a déjà expérimenté durant son sommeil soit : parler en dormant ! Ce trouble ne change pas la qualité du sommeil sauf s’il est accompagné de somnambulisme
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Parler dans son sommeil? 5 choses à savoir si vous êtes somniloque

 

JUANMONINO VIA GETTY IMAGES

SOMME- IL Vous parlez la nuit? Bonne nouvelle, la science s’intéresse enfin à vous! Une équipe de chercheurs français a recueilli et analysé les paroles nocturnes de 232 patients par ailleurs somnambules et/ou atteints de TCSP (Troubles du Comportement en Sommeil Paradoxal), deux pathologies qui associent le mouvement et la parole aux rêves.

Ginevra Uguccioni, neuropsychologue à la Piété Salpêtrière qui dirigé cette étude, dévoile ses conclusions lors du Congrès du Sommeil organisé à Lille les 20, 21 et 22 novembre (2014). Le HuffPost a pu l’interroger.

C’est un phénomène d’apparence assez courant

71% des hommes et 75% des femmes expliquent avoir au moins une fois dans leur vie parlé dans leur sommeil. Cela arrive presque à tout le monde.

« Cependant, modère Ginevra Uguccioni, seuls 1,5% des personnes en souffrent quotidiennement ».

La plupart du temps, les personnes somniloques sont aussi somnambules ou présentent un TCSP. Les somniloques purs sont en fait assez rares et ils ne consultent pas leur médecin. La neuropsychologue a eu donc plus facilement accès à des patients somniloques et somnambules.

En majorité c’est pour dire des insultes ou poser des questions

« Seules 36% des vocalisations nocturnes sont des paroles compréhensibles », affirme Ginevra Uguccioni.

« Les 74% restants sont constitués de pleurs, de rires, de cris, des chuchotements ».

Et quand le somniloque parle distinctement, c’est le plus souvent pas très joli à entendre…

« Il s’agit principalement d’un langage ordurier, très vulgaire, beaucoup de gros mots, beaucoup de répétitions comme ‘qu’est-ce que tu fais, qu’est-ce que tu fais, qu’est-ce que tu fais’. Le ton des somniloques est plutôt interrogatif et/ou négatif ».

La cible préférée de ces bavards? Le boulot.

« C’est très lié au contenu du rêve et très souvent, c’est lié au travail, aux réunions sans fin par exemple. »

Cela ne veut pas dire que vous dormez mal

A tort, on a tendance à croire qu’un somniloque dort mal. Parler la nuit n’a en fait aucune conséquence sur votre sommeil.

« La qualité du sommeil n’est pas détériorée par le fait de parler en dormant. La somniloquie ne réveille pas la personne, le somnambulisme en revanche, oui. Ainsi, on peut parler toute la nuit sans être fatigué le matin ».

Parler dans son sommeil arrive même plus souvent en cas de sommeil profond :

« on peut être somniloque dans tous les stades du sommeil. Cela arrive surtout dans le sommeil profond et paradoxal », affirme encore la chercheuse.

Cela ne fait pas de vous un somnambule

Si vous parlez la nuit, vous n’êtes pas malade. La somniloquie n’a aucune conséquence sur votre santé :

« La somniloquie est considérée comme une variante de la normale, ce n’est pas une pathologie », explique Ginevra Uguccioni. « Un somnambule ouvre les yeux, fait des mouvements, un somniloque ne se réveille pas, ne se met pas en danger. »

sleepwalking

On ne peut rien faire contre… Si ce n’est acheter des boules Quies

Les enfants plus que les adultes ont tendance à parler la nuit. Très souvent en grandissant, la somniloquie disparaît comme le somnambulisme.

Si cela continue, « le seul risque sera de réveiller son conjoint et de dire des choses désagréables ».

Il faut consulter un médecin quand ces bavardages nocturnes sont associés à un autre trouble du sommeil.

http://www.huffingtonpost.fr/