Feux en Californie : « Ça ressemble à un paysage post-apocalyptique »


La Californie, n’en fini plus avec ses incendies, de gros dommages matériels, de cultures, d’animaux s’en suite. La qualité de l’air devient un problème important. Le pire c’est les vents qui s’en mêlent et comme tisons qui viennent s’emparer de plus de terrain, les pompiers les appellent des yeux de chats
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Feux en Californie : « Ça ressemble à un paysage post-apocalyptique »

 

Automobiles dans une rue sous un ciel enfumé

Les microparticules émises par les brasiers détériorent la qualité de l’air en Californie. Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Après une accalmie de quelques heures, les feux en Californie ont repris de l’ampleur. Les autorités pourraient devoir les combattre pendant encore des mois. Et des feux aussi intenses et fréquents semblent devenir la « nouvelle norme ». Nos envoyés spéciaux sont sur place pour nous rapporter les derniers développements et prendre le pouls d’une population durement éprouvée, mais déterminée.

Un texte de Janic Tremblay

Un serpent de feu sillonne la forêt dans les montagnes de Carpinteria. On devine à distance l’intensité des flammes qui illuminent la nuit. L’incendie est en train de tout raser. De nombreux curieux vont et viennent pour constater de visu la progression du feu. Angela Busi regarde désespérément la montagne qui se consume devant elle en tentant d’immortaliser la scène sur son téléphone.

« Cela me désole. C’est triste de voir la végétation s’envoler en fumée. Surtout qu’au printemps dernier on avait eu droit à une floraison exceptionnelle. C’était vert partout. En ce moment, cela ressemble plutôt à un paysage post-apocalyptique. Et ce n’est pas terminé! »

Les feux en Californie, la nuit

Les feux en Californie, la nuit Photo : Radio-Canada/Janic Tremblay

Tout a commencé il y a une semaine, quand les bourrasques de Santa Ana se sont mises à souffler. Ces vents naissent quand une zone de haute pression s’installe dans les montagnes de la Sierra Nevada et pousse l’air dans les vallées. Là, les vents chauds et pratiquement dépourvus d’humidité prennent de la vitesse et assèchent tout sur leur passage. À la moindre étincelle, tout peut s’embraser.

C’est ce qui s’est produit il y a quelques jours. Ces mêmes vents ont aussi transporté des tisons ailleurs, parfois sur des dizaines de kilomètres, ce qui a multiplié les foyers d’incendie. Ces tisons, on ne les distingue pas ce soir. Mais on les devine tout de même. Les milliers de pompiers à pied d’oeuvre pour contenir les incendies les ont déjà trop vus. Tant et tellement qu’ils leur ont trouvé un nom : les yeux de chats. Quiconque a déjà marché ou couru dans le noir armé d’une lampe de poche peut en témoigner : les yeux des félins tapis dans l’obscurité percent parfois la nuit de façon inquiétante. Les tisons dévastateurs qui ont rougi le ciel des banlieues du nord-ouest de Los Angeles sont justement comme des chats prêts à fondre sur une proie.

Cinq camions de pompiers alignés sous un ciel enfumé

Camions de pompiers à Carpintiera Photo : Radio-Canada/Étienne Leblanc

Les dommages sont considérables. Plus de 900 kilomètres carrés ont été ravagés par les flammes. Environ 500 maisons et maisons mobiles ont brûlé. Des récoltes entières ont été anéanties pour cette année et peut-être aussi pour la prochaine en raison de l’accumulation de cendre. Des dizaines de chevaux sont morts lorsque leur écurie a pris feu. Selon certains comptes rendus, certaines bêtes, rendues folles par la catastrophe, auraient même galopé jusqu’à s’effondrer sans vie.

Presque miraculeusement, les incendies n’ont fait jusqu’ici qu’une seule victime humaine : une septuagénaire qui a péri dans un accident de voiture.

Il y a cependant d’importantes conséquences sur la santé humaine. La qualité de l’air oscille entre mauvaise et médiocre dans certains secteurs. L’atmosphère est chargée de toutes sortes de micro-particules nocives libérées par les brasiers. Dans la région d’Ojai, l’indice de qualité de l’air atteint les plus hauts niveaux sur les échelles de mesure. De nombreuses personnes aux prises avec des problèmes respiratoires se sont présentées dans les hôpitaux.

La situation préoccupe de toute évidence l’Agence régionale de santé publique, qui encourage très fortement le port de masques de protection et en distribue un peu partout. Le message passe. Les gens qui s’aventurent ou travaillent à l’extérieur sont nombreux à les porter.

Un serveur dans un restaurant porte un masque pour se protéger des particules et de la fumée.

Serveur dans un restaurant qui porte un masque pour faire le ménage à l’extérieur. Photo : Radio-Canada/Janic Tremblay

Chaque nuit, le feu gruge un peu plus dans les montagnes. Le soleil se lèvera bientôt. On aura une meilleure idée de l’étendue de la dévastation.

http://ici.radio-canada.ca/

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Le Saviez-Vous ► L’anévrisme cérébral : définition, symptômes, traitement


L’anévrisme cérébral est soit issu de l’hérédité ou de malformation congénitale ce qui est plus fréquent. Malheureusement, il n’y a pas de traitement de prévention pour éviter cette formation de l’anévrisme mais il y a des moyens pour éviter que celui-ci éclate et cause une mort prématurée
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L’anévrisme cérébral : définition, symptômes, traitement

 

Un anévrisme cérébral (en rouge) vu par angioscanner.

Un anévrisme cérébral (en rouge) vu par angioscanner.

©GOMBERGH/SIPA

Par Hugo Jalinière

Entre 1 et 4% de la population serait porteuse d’un anévrisme cérébral sans même le savoir. Si le risque de rupture est très faible (environ 1/10.000 habitants/an), il s’agit d’un événement grave, mortel dans plus de 50% des cas.

Qu’est-ce que c’est ?

 

Cerebral aneurysm-fr

    Un anévrisme désigne la dilatation localisée d’une artère ou, plus rarement, d’une veine due à une faiblesse du tissu vasculaire. Cette dilatation progressive prend le plus souvent la forme d’une poche de sang, un « ballon » qui se gonfle au niveau de la paroi de l’artère (schéma ci-dessus ©NIH/CC).

    Cette poche appelée « sac anévrismal », dans laquelle le sang artériel sous pression circule en tourbillonnant, est reliée au reste de l’artère par une zone plus étroite appelée « collet ». Chez l’humain, l’anévrisme se situe dans la plupart des cas en trois endroits : l’aorte abdominale, l’aorte thoracique et les artères cérébrales. Une fois formé, il grossit lentement et, en fragilisant d’avantage l’artère, créé un cercle vicieux. En effet, plus l’artère se dilate, plus sa paroi est fragile, et plus elle a tendance à se dilater rapidement… Jusqu’à atteindre le point de rupture. L’anévrisme se rompt et provoque une hémorragie interne qui peut être fatale, en particulier s’il s’agit d’une artère cérébrale.

    Comment ça s’explique ?

    En général, cette petite poche de sang est due à une faiblesse du tissu vasculaire qui recouvre la paroi d’une artère. Le plus souvent, c’est au niveau d’une « bifurcation » artérielle qu’elle se forme (cf. schéma ci-dessus). Le danger de l’anévrisme est ainsi associé à l’amincissement de la paroi de l’artère. Car sous la pression sanguine, il peut saigner légèrement (fuite) ou se rompre brutalement.

    Il reste difficile de dire à quoi est due l’apparition d’un anévrisme. Il existe bien sûr des formes dites « familiales » avec contexte héréditaire, mais celles-ci sont loin d’être la règle « et il faut considérer dans la grande majorité des cas que l’anévrisme est le résultat d’une malformation congénitale non héréditaire », précise la Société française de neurologie.

    On considère que les membres d’une famille ont un risque plus élevé de développer un anévrisme cérébral uniquement lorsqu’au moins 2 parents au premier degré (père, mère, frère, sœur) ont un diagnostic avéré d’anévrisme cérébral. En règle général, tous les facteurs affaiblissant l’intégrité de la paroi des artères – en particulier la média, la couche intermédiaire, élastique et résistante de l’artère – augmentent le risque d’anévrisme. C’est notamment le cas de la maladie coronarienne qui se caractérise par une accumulation de dépôts graisseux et autres déchets sanguins sur la paroi interne des artères. Il s’agit d’un phénomène progressif appelé athérosclérose. Mais sans prédisposition génétique, même une forme grave d’athérosclérose ne donnera pas forcément lieu à un anévrisme.

    Quels sont les symptômes ?

    Un anévrisme non rompu n’occasionne généralement pas de symptômes particuliers. Ainsi, la détection d’un anévrisme cérébral se fait le plus souvent de façon fortuite, lors d’un examen radiologique réalisé pour d’autres raisons. Dans certains cas, rares, un gonflement important peut toutefois exercer une pression sur des tissus contenant des terminaisons nerveuses. Certains signes non spécifiques peuvent ainsi alerter : une vision double, une douleur faciale, une perte de la vision, de graves maux de tête dus à un saignement mineur, un strabisme, des tremblements ou des mouvements incontrôlables d’un œil ou d’une paupière... Des signes qui doivent amener à consulter un médecin. Mais dans l’immense majorité des cas, la rupture d’un anévrisme cérébral frappe comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Sa survenue est brutale et, selon la localisation et la taille de l’anévrisme, la mort peut être subite.

    Un événement fréquent « puisqu’on estime que seuls 50 % des patients qui rompent un anévrisme arrivent vivants dans un hôpital », selon la Société française de neurologie. 

    Les symptômes de la rupture d’anévrisme cérébral sont consécutifs à l’hémorragie intra-crânienne qu’elle occasionne. Leur intensité dépend de l’ampleur et de la localisation de l’hémorragie. Si celle-ci est limitée, la raideur de la nuque peut être le seul signe. En revanche, une hémorragie massive peut entraîner un coma rapide et/ou la mort. Un mal de tête d’une violence exceptionnelle peut être ressenti soudainement.

    D’autres symptômes  similaires à ceux occasionnés par un accident vasculaire cérébral (AVC) peuvent être constatés : nausées, vomissements, photophobie, troubles de la vision et/ou de l’élocution, paralysie partielle du corps…

    Quels traitements ?

    Deux cas de figure se présentent dans le traitement d’un anévrisme cérébral. Soit l’anévrisme est détecté de façon fortuite avant la rupture, à l’occasion d’un examen médical indépendant ; soit l’anévrisme s’est rompu et demande une prise en charge en urgence.

    Dans le premier cas, si la taille et les caractéristiques de l’anévrisme détecté le permettent, il peut être décidé d’une simple surveillance. En effet, un anévrisme peut aussi bien ne jamais se rompre. Mais s’il reste très difficile de déterminer le risque réel, un individu présentant plusieurs facteurs de risque (tabagisme, cholestérol, hypertension, antécédent familiaux…) se verra proposer une intervention chirurgicale. Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour « neutraliser » l’anévrisme :

  • Le clippage constitue le traitement de référence. Il s’agit de poser un clip au niveau du col de l’anévrisme afin d’interrompre l’apport de sang vers celui-ci ;

  • L’enrobage de l’anévrisme consiste lui à envelopper l’anévrisme, geste qui engendre à terme une cicatrice autour de l’anévrisme et épaissit sa paroi ;

  • La résection-anastomose vise à trancher dans le vif. L’anévrisme est retiré et le tissu est réparé ;

  • La ligature de l’artère porteuse de l’anévrisme : peut aussi être envisagée. Il s’agit alors de nouer l’artère avec un lien pour prévenir ou arrêter l’hémorragie.

    Ces techniques peuvent aussi être appliquées après la rupture afin d’éviter tout nouveau saignement. Outre la chirurgie qui implique d’ouvrir le crâne (craniotomie), les unités neurovasculaires peuvent aussi opter pour le traitement endovasculaire. Celui-ci consiste à atteindre l’anévrisme grâce à un cathéter introduit au niveau du pli de l’aine. Celui-ci suit le chemin de l’artère jusqu’au cerveau. Deux procédures sont alors possibles :

  • La pose d’un stent, peut être utilisée pour empêcher le flux sanguin d’entrer dans la poche de l’anévrisme ;

  • L’embolisation, traitement qui consiste à remplir l’anévrisme avec un fil de platine afin de l’obturer complètement et empêcher l’entrée du sang.

IMPORTANT. 

« Il n’existe aucun traitement préventif permettant d’éviter la formation d’un anévrisme, lésion dont la survenue est fortement conditionnée par des facteurs congénitaux et parfois héréditaires », rappelle la Société française de neurochirurgie sur son site.

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La Terre toujours plus polluée par la lumière artificielle


Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée.
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La Terre toujours plus polluée par la lumière artificielle

 

Selon un nouvel atlas mondial de la pollution... (PHOTO AP)

Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée.

PHOTO AP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
New York

La Terre est de plus en plus inondée de lumière artificielle, un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED), montre une analyse des observations d’un satellite, confirmant une pollution lumineuse grandissante qui affecte la santé humaine, les animaux et les plantes.

Des chercheurs, dont les travaux sont publiés mercredi dans la revue Science Advances, ont déterminé que l’éclairage planétaire s’est accru, tant en quantité qu’en intensité, d’environ 2% par an de 2012 à 2016.

L’accroissement de la lumière artificielle se produit presque partout sur le globe avec des régions peu éclairées précédemment où la luminescence est nettement plus importante, pointe Christopher Kyba un chercheur du Centre GFZ de recherche de géophysique à Potsdam en Allemagne, le principal auteur.

Cette étude est l’une des toutes premières à examiner depuis l’espace les effets de la transition en cours dans le monde vers l’éclairage LED qui est nettement moins gourmand en énergie.

Les résultats indiquent que les économies d’électricité résultant de cette nouvelle technologie sont plus faibles qu’attendues.

Sonnette d’alarme 

Vu que les lampes LED produisent la même quantité de lumière avec nettement moins d’électricité, les experts pensaient que les dépenses notamment des villes dans le monde consacrées à l’éclairage public auraient diminuées.

Mais les chercheurs ont conclu que les économies d’énergie réalisées grâce à la technologie LED ont apparemment été investies pour installer encore plus d’éclairages extérieurs.

«Il y a un bon potentiel pour une véritable révolution de l’éclairage permettant à la fois d’économiser de l’énergie et de réduire la pollution lumineuse mais seulement si on ne consacre pas les économies réalisées à créer encore plus de lumière», résume Christopher Kyba.

Dans de précédents travaux, il avait montré que les émissions lumineuses par tête étaient de trois à quatre fois plus élevées aux États-Unis qu’en Allemagne. Cela montre qu’il est possible d’assurer le même niveau de prospérité et de sécurité avec un usage plus restreint de la lumière artificielle, fait valoir le chercheur.

Mais malheureusement, juge-t-il, la luminosité artificielle va continuer à augmenter la nuit dans le monde avec des conséquences néfastes sur l’environnement et la santé.

La lumière la nuit peut perturber le rythme circadien, l’horloge biologique, ce qui accroît le risque de cancer, de diabète et de dépression. Elle peut aussi inhiber la dormance des végétaux qui leur permet de survivre aux rigueurs de l’hiver.

«Nous espérons que les résultats de cette recherche vont encore davantage tirer la sonnette d’alarme quant aux nombreuses conséquences sur la nature d’un usage excessif de la lumière artificielle la nuit», a quant à lui relevé Scott Feierabend, directeur de l’Association internationale des nuits noires «International Dark-Sky Association».

Pollution lumineuse sous-estimée

Il pointe notamment le fait que les éclairages LED émettent beaucoup de lumière bleue, ce que l’instrument utilisé dans le satellite de la NASA pour cette étude ne peut pas détecter.

Ainsi l’étude pourrait avoir sous-estimé l’ampleur de la pollution lumineuse.

En outre, cette lumière se diffuse davantage dans l’atmosphère terrestre que les autres sources lumineuses d’autres couleurs ce qui fait que le satellite n’a pas capté toute l’intensité de la lueur des villes la nuit qui apparemment étaient moins brillantes qu’avant l’adoption des ampoules LED, explique Christopher Kyba.

Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80% de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée.

Cette carte permet d’étudier les éclairages artificiels comme un polluant avec un impact potentiel sur la santé et l’écologie, expliquait alors l’équipe internationale qui l’a mise au point.

Ces scientifiques conduit par Fabio Falci, un chercheur de l’Institut italien de la technologie et de la science de la pollution lumineuse (ISTIL), expliquaient notamment que «les niveaux lumineux de la technologie LED et ses couleurs pourraient entraîner un doublement voire un triplement de la luminescence du ciel pendant des nuits noires».

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Les régimes et cures detox sont des arnaques


Une des choses qui m’exaspère sur le net, ce sont les régimes ou aliments particuliers de toutes sortes supposés faire maigrir ou une détoxication du corps. C’est payant de vendre ces régimes, car cela coûte cher, mais pourtant ne donne pas grande chose. Bien sûr, le choix des aliments est important pour la santé, mais une alimentation équilibré
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Les régimes et cures detox sont des arnaques

Green spinach and kale protein smoothie  / Robert Gourley via Flickr CC License By

Green spinach and kale protein smoothie / Robert Gourley via Flickr CC License By

Repéré par Cécile Dehesdin

Repéré sur Guardian, Sciences et avenir, BBC

Scientifiquement, il n’est pas possible de «detoxifier» son corps.

Impossible d’être une star féminine hollywoodienne de nos jours si vous n’adhérez pas à un quelconque «régime detox» ou «detox jus verts». L’idée de ces régimes, qui peuplent également les pages des magazines féminins français, est de «purifier» son corps de l’intérieur via des techniques qui consistent généralement à jeûner ou ne pas manger d’aliments solides pendant un certain temps, ou à ne se nourrir que de jus de légumes.

Or, explique le Guardian, «l’idée qu’il est possible de vider son système de ses impuretés et laisser ses organes propres comme des sous neufs et au taquet est une arnaque. C’est un concept pseudo-médical créé pour vous vendre des choses».

Le journal britannique a interrogé un professeur de médecine de l’université d’Exeter, qui précise:

«Soyons clair. Il y a deux types de detox, l’un est respectable, l’autre non.»

La detox respectable, c’est celle des centres de désintoxication ou des hôpitaux qui aident les malades accros à la drogue à décrocher.

«L’autre, c’est le mot confisqué par des entrepreneurs, et des charlatans pour vendre des traitements bidons censés vider votre corps de toutes les toxines qu’il est censé avoir accumulé.»

(…) la detox est avant tout un business, avec ses livraisons de jus, ses shampoings, ses cures, ses retraites ou randonnées… Il existe même des «patches pour pieds» censés absorber nos toxines pendant notre sommeil, avec en guise de preuve la couleur marron du patch après une nuit de sommeil: une arnaque totale, décortiquée dès 2012 par Sciences et Avenir.

Le magazine a exposé les patchs à la chaleur, l’air libre et l’eau distillée, et le patch a viré au noir dans le dernier cas:

Conclusion: l’eau contenue dans la sueur fait noircir les patchs plus sûrement que les «toxines» qu’ils sont censés avoir absorbées!

Nos corps ont déjà leurs propres instruments (reins, foie, poumons…) pour éliminer nos toxines -sans quoi nous serions morts ou à l’hôpital, précise le professeur au Guardian.

«On ne connaît pas de façon -certainement pas de traitement detox- de faire en sorte que quelque chose qui fonctionne parfaitement bien dans un corps fonctionne mieux», conclut-il.

«Le minimum que ces vendeurs de produits detox devraient pouvoir faire, c’est donner une compréhension claire de ce qu’est la detox et une preuve que leur produit fonctionne effectivement. Les gens que nous avons contacté n’ont pu faire aucune de ces deux choses.»

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Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace


L’homme n’est pas fait pour vivre dans l’espace. Après un voyage dans l’espace prolongé, les scientifiques constatent de plus en plus les effets négatifs sur le corps humain, alors que penser d’aller coloniser d’autres planètes ?
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Le cerveau des astronautes modifié après un long vol dans l’espace

 

© ap

Sarah Winkel

Selon une étude publiée mercredi dans le « New England Journal of Medicine », le cerveau des astronautes a tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne lors de voyages spatiaux prolongés.

Si on savait déjà que les séjours spatiaux avaient des conséquences sur le corps des astronautes, on apprend aujourd’hui qu’ils en ont également sur leur cerveau.

Pour arriver à une telle conclusion, des chercheurs de l’Université de Caroline du Sud, aux Etats-Unis, ont effectué des radios du cerveau de 34 astronautes avant et après leur séjour dans l’espace.

Ces examens IRM ont révélé des modifications cérébrales chez les majorités d’entre eux revenant de missions spatiales à long terme: après trois mois, le cerveau avait tendance à se déplacer vers le haut de leur boîte crânienne.

« Il semble y avoir une augmentation du liquide céphalo-rachidien et un déplacement du cerveau dans le crâne », explique à CNN le professeur Rachael Seidler, qui a travaillé sur des études similaires.

Ce déplacement « serre » ainsi le crâne, et rend l’espace entre les différentes régions du cerveau plus petit.

« Il est désormais important de poursuivre avec des études supplémentaires pour examiner la durée de ces changements », a-t-elle ajouté.

http://www.7sur7.be/

Le changement climatique a déjà un impact «clair» sur notre santé


Les changements climatiques sont visibles autant pour les effets environnementaux et sur notre santé. Le pire, c’est convaincre les gouvernements et l’économie a participer activement a atténuer ces changements. Oui, cela coûte cher, mais ne rien faire coûte encore plus cher et il faut penser aux générations suivantes
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Le changement climatique a déjà un impact «clair» sur notre santé

 

Par exemple, entre 2000 et 2016, le nombre... (Photo Isabelle Levesque, archives Le Nouvelliste)

Par exemple, entre 2000 et 2016, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015.

PHOTO ISABELLE LEVESQUE, ARCHIVES LE NOUVELLISTE

Agence France-Presse
Paris

Coups de chaleur, pertes de productivité, expansion des maladies transmises par les moustiques… Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé, avertit un rapport publié mardi, qui invite à «accélérer la transition vers une société bas carbone».

Les «symptômes» provoqués par l’augmentation des températures moyennes et la multiplication des «événements climatiques extrêmes» sont «clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu’on ne le pensait auparavant», souligne le document, publié dans la revue médicale britannique The Lancet.

Par exemple, entre 2000 et 2016, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015,

 les conséquences pour la santé allant «du stress thermique ou coup de chaleur à l’aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante ou à un risque accru d’insuffisance rénale liée à une déshydratation».

Sur la même période, la hausse des températures a réduit de 5,3 % la productivité des travailleurs dans les zones rurales, estime le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de malades était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Baptisé «Compte à rebours sur la santé et le changement climatique», ce rapport entend mesurer tous les ans jusqu’en 2030 les progrès réalisés pour 40 indicateurs clés concernant ces deux sujets.

Lancé en 2015, il est élaboré par 24 organismes de recherche et organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Ses auteurs reconnaissent qu’il est difficile de démêler les impacts liés au changement climatique de ceux causés par la démographie, la pauvreté ou encore la pollution.

Entre 2000 et 2016, le nombre de catastrophes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses…) a augmenté de 46 %, observent-ils.

Si l’on ne peut pas encore attribuer de façon certaine ce phénomène au changement climatique, le lien est «plausible», et il y a peu de doute qu’il y aura à l’avenir une hausse de la «fréquence et de la gravité» de ces épisodes, ajoutent-ils.

Après 15 ans d’«inaction relative», les progrès vers une société bas carbone et pour s’adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment à l’occasion de l’accord de Paris sur le climat, reconnaissent-ils.

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses «barrières technologiques, financières et politiques» restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s’adapter et limiter l’impact sur la santé avertit le rapport.

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Le Saviez-Vous ► 7 choses qui nous affectent lorsqu’on change d’heure


En Europe, ils ont changer d’heure dimanche dernier. Nous se sera la nuit de samedi à dimanche prochain, le jour des élections municipales …. Qui vais-je voter ?? Enfin bref, même si en principe, on dort une heure de plus, il y a des inconvénients, peut-être moins pire que l’heure d’été, mais quand même notre rythme circadien en est affecté
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7 choses qui nous affectent lorsqu’on change d’heure

 

AMRIPHOTO VIA GETTY IMAGESwoman in bed with burnout and vintage flip clock on her head

Le changement d’heure a plus d’impact que vous ne le pensez!

Dans la nuit du 4 au 5 novembre prochain, plus précisément à deux heures du matin, on reculera l’horloge d’une heure.

Pour la plupart des gens, le changement d’heure en mars et en novembre cause un peu plus de dérangement que de changer l’heure sur sa montre. En effet, la différence de 60 minutes a un impact important sur les gens.

Au Canada, le changement d’heure a été officialisé en 1963. À la base, on changerait d’heure pour réduire la consommation d’électricité, en particulier celle reliée à l’éclairage.

David Prerau, auteur de Saving the Daylight: Why We Put the Clocks Forward, explique que le changement d’heure a des conséquences au-delà d’une heure de sommeil en plus ou en moins.

«Le changement d’heure affecte tout, du terrorisme moyen-oriental à la fréquentation des salles de concert à la participation électorale aux profits des stations de radio», explique Prerau.

Mais si l’impact du changement d’heure est aussi considérable, comment ça nous affecte exactement?

1. Ça affecte votre cycle de sommeil

Bien sûr, gagner une heure de sommeil en automne peut sembler extraordinaire, mais ça affecte quand même notre rythme circadien parce qu’on se réveille en pensant qu’il est une heure de plus ou de moins.

2. Ça peut empirer l’acné hormonale

Avoir une mauvaise peau affecte le moral. Dr. Firas Al-Niaimi, directeur médical à sk:n clinics dit que le changement d’heure peut empirer l’état de la peau.

«Le changement d’heure affecte nos hormones, surtout parce qu’il y a un changement dans notre rythme de sommeil, ce qui peut vouloir dire une augmentation d’acné.» (Pour ceux qui font déjà de l’acné, bien sûr.)

«C’est important de garder une routine stricte pour votre peau avant d’aller au lit, et de relaxer avant de dormir afin que votre sommeil ne soit pas interrompu et que les cellules de votre peau puissent se réparer pendant la nuit», explique-t-elle.

3. Ça augmente le risque d’avoir une crise cardiaque

Ça peut sembler drastique, mais on a démontré dans une étude analysant les dossiers de 43 000 patients qu’après le changement d’heure du printemps, il y a une augmentation de cas de crise cardiaque, et une diminution des cas au printemps. Le lundi suivant le changement d’heure du printemps voit une augmentation des cas de crise cardiaque de 24%.

4. Ça augmente le risque d’avoir un AVC

Comme si le fait d’avoir une crise cardiaque n’était pas assez inquiétant, une étude finlandaise qui a étudié les dossiers de patients sur une période de presque 10 ans, de 2004 à 2013, a trouvé que le changement d’heure augmentait aussi le risque d’avoir un AVC parce que votre rythme circadien est perturbé.

Similairement aux cas de crises cardiaques qui sont en augmentation dans les deux jours suivant le changement d’heure, la différence diminuait pendant la première semaine.

GSTOCKSTUDIO VIA GETTY IMAGESHandsome young African man keeping eyes closed while lying on the sofa and touching his stomach

5. Ça peut causer davantage d’accidents de la route

L’impact sur les accidents de la route a été documenté à travers les années, tellement qu’une des conclusions d’un essai de trois ans (de 1968 à 1971) du gouvernement britannique pendant lequel les horloges n’ont pas été changées est que le nombre de personnes qui mourraient ou qui étaient sérieusement blessées sur les routes descendait considérablement. Ceci est dû au fait que les routes restaient éclairées plus longtemps.

6. Ça peut vous mettre de mauvaise humeur

Le changement d’heure a un effet direct sur l’humeur.

Dans une étude d’un groupe de juges légaux faite en 2016, les chercheurs ont trouvé que les juges donnaient des sentences plus longues lorsqu’ils manquaient de sommeil pendant le changement d’heure du printemps.

7. Ça nous coûte plus cher

Si le changement d’heure a été instauré pour nous sauver de l’argent en coûts d’électricité, ça aurait l’effet contraire. Des chercheurs à l’Université de Cambridge ont trouvé qu’une heure supplémentaire de lumière en hiver pourrait sauver 485 millions de livres (815 millions de dollars canadiens) aux Britanniques, parce que les gens utiliseraient moins d’électricité et de chauffage.

http://quebec.huffingtonpost.ca/