Le Saviez-Vous ► Voici pourquoi il faut vraiment se laver les mains


Sans pour autant en faire une obsession, le lavage des mains est important. On passe son temps de se toucher le visage, alors que nos mains se sont baladées sur toute sorte de surface peuplée de bactéries, microbes, virus moisissures .. Tous ne nous rendent pas malades, mais le fait de se laver les mains fréquemment permet de diminuer certains risques de se contaminer ou contaminer les autres.
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Voici pourquoi il faut vraiment se laver les mains

Développer l’habitude de se laver les mains.MH-LEE/SHUTTERSTOCK

Carrie Madormo

Oui, votre mère avait raison! Se laver les mains peut prévenir le rhume, la diarrhée et même certaines maladies graves.

Développer l’habitude de se laver les mains

À partir du moment où les enfants sont assez grands pour grimper sur le tabouret de la salle de bains et atteindre le robinet, les parents et les enseignants du préscolaire ne cessent de leur répéter à quel point il est important de se laver les mains. Et ils ont raison: la science démontre que le lavage des mains est une façon simple et rapide de combattre les microbes et les infections.

Un établissement de soins de santé est l’un des endroits où se laver les mains fréquemment a le plus d’importance. Mais ce geste peut aussi faire une différence ailleurs. Sensibiliser les gens au lavage des mains et leur fournir du savon peut réduire les épisodes de diarrhée de 30% dans les écoles et les garderies, selon une analyse d’études publiée en 2015 dans le Cochrane Review.

Comme la plupart d’entre nous feraient tout pour éviter des affections désagréables, une simple visite à la salle de bains pour se laver les mains vaut vraiment le détour. Voici quelques-unes des façons de vous protéger grâce au lavage des mains.

La bonne nouvelle d’abord: la majorité des microbes ne vous rendront pas malade

Heureusement, si vous avez un bon système immunitaire, votre corps est déjà en train de combattre la plupart des microbes que vous croisez sur votre route.

Selon la Dre Lina Velikova, immunologue, «il y a, dans notre monde, des milliards de microbes. La plupart sont inoffensifs parce que notre système immunitaire a évolué pour nous protéger d’eux.»

Certains microbes comme les bactéries saines contenues dans notre intestin sont bons pour nous. Toutefois, il existe beaucoup d’autres parasites pouvant mener à des infections graves.


Il est important de se laver es mains car l'exposition aux microbes est constante.KHAMKHLAI-THANET/SHUTTERSTOCK

Exposition constante aux microbes

Votre corps est exposé toute la journée aux microbes, et ce, dès votre première visite à la salle de bains le matin jusqu’au lavage en fin de soirée de la vaisselle du souper. Vous êtes donc exposé chaque jour aux virus, aux bactéries, aux moisissures et aux parasites.

Quels sont les microbes les plus susceptibles de vous rendre malade?

«Ça dépend un peu de la saison, de l’endroit où vous vivez et de votre entourage», explique le Dr David Cutler, médecin de famille au Providence Saint John’s Health Center à Santa Monica, en Californie.

Cela peut aussi dépendre du fonctionnement de votre système immunitaire et du fait d’avoir été ou non vacciné contre un virus spécifique (comme la grippe) ou exposé au microbe par le passé. (Une exposition antérieure signifie parfois que vous ne tomberez pas malade ou encore que vous ne serez pas aussi malade la deuxième fois, alors que d’autres microbes – comme ceux causant les intoxications alimentaires – peuvent vous rendre malade chaque fois que vous êtes en contact avec eux.)

Restez vigilant concernant le lavage des mains, surtout l’hiver

Il y a une raison pour laquelle chaque hiver la moitié des élèves de la classe de votre enfant sont malades et doivent rester à la maison. Durant les mois plus froids, les virus du rhume et de la grippe sont plus courants.

«Le fait de tousser ou d’éternuer dans votre coude plutôt que dans vos mains aidera à réduire la transmission de ces virus, affirme le Dr Cutler. Et le lavage fréquent et soigneux de vos mains avant que vous ne touchiez votre nez ou votre bouche vous protégera des gens qui sont malades.»

Attention au norovirus

Le norovirus est l’un des virus les plus courants auxquels vous pouvez être exposé.

«Le norovirus a la réputation d’être très contagieux et difficile à éliminer ainsi que d’entraîner des symptômes graves», explique le Dr Cutler.

Ces symptômes incluent les maux d’estomac, les nausées, les vomissements et la diarrhée.

Le virus peut se répandre rapidement d’une personne à l’autre.

«Les dortoirs, les bateaux de croisière, les hôtels et autres lieux publics sont souvent la source de ce virus», ajoute-t-il.

Même si vous êtes vigilant en ce qui a trait au lavage des mains, les autres ne le sont peut-être pas.

Autres types de microbes

Outre les virus, vos mains peuvent être porteuses de bactéries, de moisissures et de protozoaires. Certains types de bactéries peuvent causer des infections comme une infection de la gorge à streptocoque, d’expliquer la Dre Lina Velikova.

Contrairement aux virus, cependant, les infections bactériennes peuvent être traitées par antibiotiques. Les moisissures constituent un autre problème.

«Bien que de nombreuses moisissures soient inoffensives, et parfois même bénéfiques, certaines peuvent causer des maladies comme le muguet (candidose), le pied d’athlète ou la teigne», confirme la Dre Velikova.

Et il y a les protozoaires – des parasites – qui peuvent être porteurs de maladies graves

«Les protozoaires sont des organismes unicellelulaires qui se nourrissent de microbes. Ils peuvent causer la malaria, la toxoplasmose ou la lambliase (La malaria est transmise par des moustiques dans les régions où la maladie est endémique et non au contact de surfaces contaminées.)

Comment les microbes vous rendent malade et pourquoi il est important de se laver es mains?GORYNVD/SHUTTERSTOCK

Comment les microbes vous rendent malade?

Lorsque votre corps ne peut se défendre contre les microbes avec lesquels vous êtes en contact, vous tombez malade.

«L’infection est la première étape, dit la Dre Lina Velikova, soit lorsque votre corps a une réaction immunitaire comme la fièvre.»

Au fur et à mesure que l’infection se répand, votre corps développe des symptômes tels qu’une toux ou une diarrhée.

Ça vous donne envie de vivre dans une énorme bulle aseptisée? Rappelez-vous que la plupart des microbes avec lesquels vous êtes en contact quotidiennement ne vous feront pas de mal.

«Ce ne sont pas toutes les surfaces contaminées par des bactéries qui causent une infection puisque notre système immunitaire est habituellement assez fort», explique la Dre Velikova.

Comment le lavage des mains prévient-il la maladie?

Comme vous le savez, il y a des microbes partout. Lorsque vous négligez de vous laver les mains, vous contaminez votre visage où les parasites peuvent pénétrer dans votre corps et commencer à se répandre.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, la majorité des microbes entrent dans notre organisme par nos yeux, notre nez et notre bouche parce que nous touchons fréquemment ces parties de notre anatomie. Les microbes venant de nos mains peuvent aussi contaminer la nourriture et les boissons, rendant ainsi d’autres personnes malades.

Se laver les mains avec de l’eau et du savon – ou, s’il n’y en a pas, avec du désinfectant pour les mains – élimine beaucoup de microbes qui peuvent causer des maladies. Cela aide également à réduire le risque de souffrir de diarrhée, d’infections respiratoires, cutanées et oculaires.

Le lavage des mains dans la population générale peut réduire de 16 à 21% le risque de maladies respiratoires. Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, le lavage des mains à l’école peut réduire l’absentéisme dû à la diarrhée et à d’autres problèmes gastro-intestinaux de 29 à 57%.

Vous êtes malade? Le lavage des mains peut encore vous aider.DIEGO CERVO/SHUTTERSTOCK

Vous êtes malade? Le lavage des mains peut encore vous aider

Même atteint d’une infection, vous pouvez éviter de transmettre des microbes aux autres en vous lavant les mains. Selon une étude de 2015 – portant sur 20 000 personnes – publiée dans The Lancet, le lavage des mains avait non seulement contribué à prévenir les maladies, mais aussi à freiner leur propagation.

L’étude révèle que les participants qui avaient reçu une formation sur le lavage des mains étaient moins susceptibles de contracter une infection de l’appareil respiratoire qu’un groupe n’ayant pas été formé. Et même si les participants qui se lavaient les mains tombaient malades, ils étaient aussi moins susceptibles de transmettre la maladie aux membres de leur famille.

À quelle fréquence devriez-vous vous laver les mains?

Vous vous lavez toujours les mains après avoir été aux toilettes ou changé une couche? Il est important de garder cette bonne habitude toute la journée – avant les repas, par exemple, et après avoir utilisé les transports en commun.

Autres moments importants pour se laver les mains: chaque fois que vous apprêtez des aliments, caressez un animal, manipulez des déchets ou prenez soin d’un malade. Selon le Dr David Cutler, la clé, c’est la prévention.

«Lavez vos mains avant de manger et chaque fois que vous croyez avoir été en contact avec une surface contaminée, recommande-t-il. C’est également une bonne idée d’avoir en tout temps avec vous une petite bouteille de désinfectant pour les mains.»

Voici quelques trucs pour se laver les mains.JACOB LUND/SHUTTERSTOCK

Trucs pour se laver les mains

Vous lavez vos mains depuis des décennies, direz-vous? C’est vrai, mais la majorité des gens ne se lavent pas les mains correctement. Voici un petit rappel du Dr Cutler: au moment du lavage, commencez par mouiller vos mains sous l’eau courante. Savonnez-les et commencez à frotter. Assurez-vous de bien nettoyer entre les doigts et sous les ongles. Frottez vos mains environ 20 secondes ou le temps de fredonner deux fois la chanson «Joyeux anniversaire». Rincez-les sous l’eau courante et séchez-les avec une serviette propre et sèche. Vous pourrez alors profiter de votre journée en sachant que vous courez moins de risques de tomber malade.

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Le Saviez-Vous ► 13 phrases et mots qui peuvent signaler une dépression


Lors d’une dépression, il y a des mots, des phrases qui peuvent donner des indices sur l’état psychologique d’une personne. Bien sûr, cela dépend du contexte et tout ce qui entoure le climat de cette personne. Ce n’est pas tout le monde qui est outillée pour aider une personne dépressive d’où l’importance de demander de l’aide

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13 phrases et mots qui peuvent signaler une dépression

La dépression peut amener à se concentrer sur soi.MANGOSTAR/SHUTTERSTOCK

Tina Donvito

Nous utilisons tous de temps à autre les expressions et les mots suivants. Si vous remarquez que vous commencez à les utiliser souvent ou qu’une personne de votre entourage le fait, vous souffrez peut-être de dépression. Il pourrait être temps de demander de l’aide.

«Moi», «moi-même» et «je»

La dépression peut amener à se concentrer sur soi. Les gens qui ont des symptômes dépressifs utilisent plus de pronoms à la première personne (more first-person pronouns): cela révèle une augmentation de l’attention sur soi, selon une étude publiée dans la revue Clinical Psychological Science qui a analysé des forums en ligne.

«Quand on souffre de dépression, on ressent les choses intensément. Les dépressifs parlent donc davantage à la première personne: ‘je’, ‘moi’, ‘moi-même’», explique la psychologue Deborah Serani, auteure d’un livre sur le sujet (Living with Depression). «Les enfants et les adultes déprimés ont tendance à être introspectifs, parce que la maladie s’empare à la fois de leur esprit et de leur corps, de sorte que la conscience de soi augmente chez eux. Mais au lieu d’être positive, cette conscience de soi est négative et corrosive».

«Toujours» et «jamais»

L’étude montre aussi que les gens qui ont des symptômes dépressifs ont tendance à parler de manière absolue. La dépression mène fréquemment à des distorsions des modèles de pensées (appelées distorsions cognitives) qui affectent le ressenti. Tout devient blanc ou noir, par exemple. Si un de vos amis répète des phrases comme «Ça arrive toujours» ou encore «Je ne serai jamais capable de faire ça», soyez attentif.

Nous utilisons tous ce genre de phrases de temps en temps. Mais les dépressifs les utilisent systématiquement.

«Les lobes frontaux du cerveau sont affectés par la dépression, ce qui entraîne des perturbations du jugement, du mode de pensée et du raisonnement: tout est noir ou blanc ou c’est tout ou rien, explique Deborah Serani. Une fois que les symptômes de la dépression diminuent et que la personne va mieux, elle démontre un éventail plus grand de solutions, un bon jugement et une pensée moins rigide.»

Le dégoût de soi et une image négative de soi sont fréquents dans la dépression.WAYHOME STUDIO/SHUTTERSTOCK

«Je devrais…»

Cette expression fait partie de l’arsenal de pensée qui consiste à voir tout en blanc ou noir chez les dépressifs quand ils réfléchissent à leur vie et à eux-mêmes.

«Le dégoût de soi et une image négative de soi sont fréquents dans la dépression, aussi ‘je devrais’ est un symptôme d’un mode de pensée étroit et rigide», explique Deborah Serani.

Les gens déprimés s’enlisent dans des pensées négatives et ont de la difficulté à penser de façon positive, selon une recherche publiée aux États-Unis par l’Association for Psychological Science. C’est un cercle vicieux: la pensée que vous «devriez» faire ou ressentir les choses différemment vous rend encore plus déprimé..

Mots qui expriment une émotion négative

Les personnes déprimées sont souvent incapables de nommer leur maladie par son nom. Dans une étude sur des adolescents, on montre qu’ils utilisent rarement le mot «déprimé» pour exprimer leurs sentiments, et se rabattent plutôt sur des mots d’émotion négative, comme se sentir «mal», «stressé» ou «fâché».

Ce peut être un signe de dépression, mais il ne faut pas sauter aux conclusions, car nous utilisons tous ces mots à l’occasion. Il faut donc reconnaître un schème de pensée, une tendance.

«J’entends de nombreux mots dans la bouche d’enfants et d’adultes déprimés, comme: mal, triste, impuissant, sans espoir, douloureux, perdu, inutile, vain, stupide, bloqué, sans amarres, à la dérive, souffrance, seul, peur, hésitant, fragile, désespoir, raconte Deborah Serani. Ces mots sont souvent utilisés par les patients pour se décrire et expliquer comment ils se sentent.»

«Je ne peux pas»

Cette expression est complexe, car souvent les personnes déprimées, au sens littéral, ne peuvent pas sortir du lit ni même s’habiller, et pire ne peuvent pas sortir de leur dépression. L’impossibilité d’accomplir les tâches quotidiennes est un des symptômes classiques de dépression, selon l’institut américain de Santé mentale (NIMH).

Ce «je ne peux pas» indique souvent une action qu’on ne peut pas faire, mais c’est aussi une utilisation négative du langage pour exprimer qu’on se sent déprimé.

Deborah Serani explique que les gens dépressifs diront: «je ne peux pas faire ça»,«je ne peux pas faire ces démarches»,«je ne peux pas faire mon travail»,«je ne peux pas sortir du lit»,«je ne peux pas faire avancer les choses». «La maladie de la dépression verrouille leurs possibilités.»

«C’est de ma faute»

La dépression apporte culpabilité et blâme de soi. Cela entre dans la tendance du tout ou rien chez les déprimés.

«La dépression crée des cycles de pensées négatives parce qu’elle affecte le fonctionnement du lobe frontal, qui est le siège du raisonnement et du jugement. C’est pourquoi beaucoup de déprimés se sentent coupables de ce qu’ils ressentent», dit Deborah Serani.

Dans une étude publiée dans les Archives of General Psychiatry, on a utilisé l’IRM pour montrer comment les sentiments de culpabilité chez les dépressifs se traduisent différemment dans le cerveau que chez les personnes qui ne sont pas déprimées. La culpabilité est dangereuse lorsque les personnes pensent «qu’elles sont un fardeau pour leur famille et leurs proches. Elles peuvent alors avoir des pensées suicidaires telles que: ‘Si je disparais, je ne serais plus un poids pour personne’. Il est vital de reconnaître un mode de pensée

Vous croyez que vous réagissez correctement, mais ce pourrait être le signe d’une dysthymie, c’est-à-dire une dépression chronique.HALFBOTTLE/SHUTTERSTOCK

«Je vais bien»

Vous croyez que vous réagissez correctement, mais ce pourrait être le signe d’une dysthymie, c’est-à-dire une dépression chronique qui vous permet néanmoins de fonctionner (high-functioning depression).

La recherche montre que, aux États-Unis, la stigmatisation (widespread stigma) de la maladie mentale empêche de nombreuses personnes de se faire soigner.

«La capacité de jugement étant altérée par la dépression, il devient difficile d’en parler ou de demander de l’aide, dit Deborah Serani. La maladie mentale stigmatise la personne atteinte, et son sentiment de honte l’empêche de parler de sa douleur. Elle fait comme si tout allait bien.»

D’autres personnes se sentent trop faibles ou trop vulnérables pour se faire aider.

«Je suis fatigué»

La dépression peut s’accompagner de symptômes émotifs et physiques.

Deborah Serani l’explique ainsi: «La fatigue et les douleurs sont reliées à l’inflammation qui accompagne la dépression et touche des connexions nerveuses et des substances neurochimiques.»

«Je me souviens que, lors de mon premier épisode dépressif grave à 19 ans, j’étais épuisée, raconte Deborah Serani. Ça me demandait tellement d’effort pour me retourner dans mon lit, sortir du lit, prendre une douche, manger et faire les petites choses quotidiennes.» La fatigue est physique et émotionnelle chez les déprimés. Ils diront: «mon état m’épuise tellement».

«Je veux être seule»

Les personnes déprimées peuvent s’isoler et leurs pensées négatives ont des répercussions sur leur cerveau.

«La neurobiologie de la dépression diminue beaucoup l’activité cérébrale, de sorte qu’une personne déprimée fuira les expériences stimulantes, préférant les pièces sombres, les lieux tranquilles et l’éloignement des autres, explique Deborah Serani. Or, il leur faut au contraire être en communication avec les autres, être dans la lumière au sens propre et figuré, et être stimulées par la présence des autres.»

Or les médias sociaux n’ont pas le même effet que les rencontres en personne: une forte utilisation des médias sociaux peut accompagner en fait la dépression chez les jeunes, selon une étude publiée dans Computers in Human Behavior.

L’isolation sociale ressentie par la personne qui souffre de dépression peut mener celle-ci à penser que les autres ne l’apprécient.WAYHOME STUDIO/SHUTTERSTOCK

«Tout le monde s’en fout»

Ce n’est pas seulement l’isolement qui est nocif, c’est aussi le sentiment de solitude, selon les études. L’isolation sociale ressentie par la personne déprimée peut mener celle-ci à penser que les autres ne l’apprécient pas et n’attachent pas d’importance à sa présence. Ceci renforce son sentiment d’inutilité et l’entraîne un peu plus profondément sur le chemin de la dépression.

Quand on se sent seul, on pense que personne n’est là pour vous aider.

«Le sentiment d’impuissance est un autre symptôme de la dépression, poursuit Deborah Serani. Les enfants et les adultes déprimés ont une vision en tunnel (étroite): ils n’arrivent pas à avoir d’espoir dans l’avenir. Encore une fois, leurs lobes frontaux affectés diminuent la résolution des problèmes et la pose d’un jugement raisonnable.

«Je n’en ai pas envie»

La perte d’intérêt dans les choses qui vous donnaient du plaisir est un autre aspect du repli sur soi. Les déprimés diront «ce n’est plus amusant», ou ils n’auront plus le goût de faire une activité qu’ils aimaient.

«Les aspects psycho-émotifs de la dépression diminuent les sensations de joie et de bonheur. Le refus de faire des choses et la perte d’intérêt dans des activités importantes sont des signes significatifs de dépression, commente Deborah Serani.La dépression est une maladie d’épuisement. Ses symptômes siphonnent tout ce qui est bon, bien, heureux et possible.»

Selon des recherches, cette sensation d’engourdissement est due au dysfonctionnement du «système de récompense» du cerveau, qui empêche la libération de substances chimiques de bien-être. C’est pourquoi il faut éviter de dire à une personne dépressive «ressaisis-toi». 

«À quoi ça sert?»

La dépression est implacable, elle accable la personne et peut lui donner envie d’abandonner. Cette maladie compte parmi les principaux facteurs de risque de suicide, selon les CDC. Deborah Serani conclut:

«Si vous pensez que vous ne pourrez aller mieux, que rien ne peut changer, vous voulez que ça arrête. Et vous envisagez la mort comme le moyen d’améliorer les choses.»

Les gens qui parlent de l’absurdité de la vie, qui «en ont assez», qui se sentent «pris», qui ne peuvent «continuer» ou qui sont obsédés par la mort ont peut-être des pensées suicidaires. Si une personne que vous aimez ou vous-même parlez de cette façon, appelez le Centre de prévention du suicide au 1-866-APPELLE, pour demander de l’aide

«Les individus déprimés qui se sont fait soigner et ont retrouvé une pleine santé ne peuvent croire qu’ils ont voulu un jour s’ôter la vie.»

Quand une personne dépressive se sent mieux, ça ne veut pas dire que cette personne va mieux.RANTA IMAGES/SHUTTERSTOCK

«Je me sens mieux»

C’est une des idées fausses les plus dangereuses sur la dépression. Ironiquement, lorsqu’une personne qui traverse une dépression a pris la décision de mettre fin à sa vie, elle affirme parfois aller mieux, être plus calme ou en paix.

«Les études nous ont appris que le “retour à la santé” d’une personne qui affirme se sentir mieux peut nous distraire de son suicide imminent», explique Deborah Serani.

Vous croyez que la personne que vous aimez va mieux? Ils vaudrait peut-être mieux de demander à un médecin d’évaluer son état.

«Toute personne déprimée doit être traitée par un professionnel de la santé qui évaluera chaque étape de sa guérison dans le contexte d’une trajectoire positive.»

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Le Saviez-Vous ►Leucémie: 16 symptômes méconnus à surveiller de près


La leucémie est un cancer du sang et de la moelle osseuse. Il y a des symptômes qui peuvent donner des indices, mais ils peuvent aussi indiquer autre chose, c’est pour cela que seul un examen fait par un médecin est nécessaire pour établir un diagnostique.

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Leucémie: 16 symptômes méconnus à surveiller de près

Leucémie: reconnaitre les symptômes.SHUTTERSTOCK

La leucémie, ou cancer du sang, se manifeste de manière très subtile et sournoise. Voici 16 signes et symptômes qu’il faut surveiller de plus près.

Qu’est-ce que la leucémie ?

La leucémie est un cancer du sang et de la moelle osseuse qui entraîne une production anormale de certaines cellules sanguines. À mesure que les cellules malignes prennent le dessus sur les cellules saines, les fonctions sanguines commencent à se détériorer et on observe alors certains symptômes physiques. La maladie peut rapidement évoluer si vous êtes atteint d’une forme aiguë. Ou bien elle peut évoluer progressivement et dégénérer en leucémie chronique, selon la Société canadienne du cancer.

Quel que soit le type dont vous souffrez, réagissez rapidement si vous observez quelques-uns de ces signes subtils et symptômes de la leucémie et consultez votre médecin. Voici quelques-uns des signes et symptômes de ce cancer qui sont trop souvent négligés.

Parmi les symptômes de la leucémie, la fatigue et la faiblesse

La fatigue et la faiblesse sont les signes les plus communs de tous les types de leucémie, selon le Dr Mark Levis, directeur du programme de lutte contre la leucémie du Johns Hopkins Sidney Kimmel Comprehensive Cancer Center. Ces symptômes sont souvent causés par l’anémie, soit un déficit de globules rouges qui ne fait qu’aggraver l’épuisement physique. Voici ce que vous devez savoir sur l’anémie. Que votre leucémie soit chronique ou aiguë, vos symptômes varieront de la fatigue légère à la faiblesse physique extrême, mais dans tous les cas, la maladie ne fera que s’aggraver avec le temps.

« C’est une maladie qui ne cesse de progresser, dit le Dr Levis. »

La leucémie peut être caractérisée par un essoufflement important.SHUTTERSTOCK

L’essoufflement peut également être un symptôme de la leucémie

Plus les patients deviennent faibles et fatigués, et plus ils sont susceptibles de se sentir essoufflés à cause de l’anémie ou, plus rarement, des masses qui se développent dans les poumons.

«Les personnes souffrant de leucémie sont à bout de souffle, note le Dr Levis. Traverser une pièce en marchant peut être difficile.»

Formation excessive ou spontanée d’ecchymoses

L’apparition d’ecchymoses ne résultant d’aucun traumatisme physique peut être un signe de leucémie, souligne Pamela Crilley, ostéopathe, directrice du département d’oncologie médicale des Cancer Treatment Centers of America et chef du service d’oncologie médicale du Eastern Regional Medical Center. L’apparition inhabituelle d’ecchymoses est consécutive à une faible numération plaquettaire ou à des troubles de la coagulation, explique le Dr Levis.

« Ces ecchymoses peuvent apparaître n’importe où, avec une prédilection pour les extrémités – bras et jambes », ajoute ce dernier.

Saignements inhabituels

Comme les ecchymoses, les saignements inhabituels du nez, des gencives, de l’appareil digestif, des poumons ou de la tête sont parfois dus à une faible numération plaquettaire et à des troubles de la coagulation, ce qui peut indiquer une leucémie aiguë, observe la Dre Pamela Crilley.

Pétéchie (petite tache rouge sous la peau causée par un saignement)

«La pétéchie, c’est comme si quelqu’un avait peint des petits points rouges avec un crayon», décrit la Dre Crilley.

Ces taches, qui peuvent passer inaperçues à cause de leur taille, de leur emplacement dans les extrémités inférieures, et parce qu’elles sont indolores, indiquent une faible numération plaquettaire. Le Dr Levis précise que les pétéchies se trouvent souvent autour des chevilles : à cause de la gravité, les fluides corporels s’amassent dans le bas des jambes tout au long de la journée.

Gencives gonflées et hypertrophiées

Bien que peu de patients souffrant de leucémie aiguë montrent une augmentation de la taille des gencives, connue sous le nom d’hyperplasie gingivale, ce phénomène reste un des signes les plus évidents de la maladie.

«Si vous avez un patient leucémique, vous regardez toujours sa bouche pour voir si les gencives ont gonflé », dit la Dre Crilley.

Les gencives ont l’air gonflées, ajoute le Dr Levis, et vous éprouvez toujours une étrange raideur dans la bouche.

Le mal de ventre parmi les signes et symptômes de la leucémie. SHUTTERSTOCK

Sensation de satiété ou de ballonnement

Un des signes de la leucémie chronique – et parfois aiguë – est une hypertrophie de la rate, qui peut se traduire par une perte de l’appétit.

Vous pourriez éprouver une sensation de « satiété précoce », note la Dre Crilley. «Les patients se sentent rassasiés après avoir avalé un peu de nourriture parce que leur rate comprime leur estomac.»

Inconfort ou douleur dans la partie supérieure de l’abdomen

Une hypertrophie de la rate causée par la leucémie provoque parfois un malaise abdominal ou une douleur aiguë.

«Un patient atteint de leucémie chronique m’a consulté il y a quelques semaines, et une partie de sa rate était morte d’hypertrophie, relate le Dr Levis. Il avait une douleur atroce dans l’abdomen.»

Cette douleur se situe généralement dans la partie supérieure gauche de l’abdomen, à l’emplacement de la rate.

Fièvres ou frissons

Fièvres et frissons ne sont pas des symptômes très communs puisqu’on ne les retrouve que dans le quart des cas de leucémie aigüe et presque jamais dans les cas de leucémie chronique, constate le Dr Levis. Par contre, une légère fièvre indique souvent une infection et un système immunitaire affaibli, lesquels peuvent être liés à la leucémie.

Sueurs nocturnes

Les sueurs nocturnes sont souvent causées par des infections pouvant être reliées à la leucémie.

«Si vous êtes trempés, et vos draps sont trempés, il faut essayer de comprendre pourquoi», explique la Dre Crilley.

Maux de tête percutants

Bien que plutôt rares, les maux de tête percutants peuvent signaler une anémie causée par une leucémie, voire un saignement intracrânien qui pourrait vous tuer.

Un teint pâle, symptôme de la leucémie. SHUTTERSTOCK

Pâleur extrême

Tout comme les maux de tête, la fatigue et l’essoufflement, une pâleur inhabituelle peut être un signe d’anémie chez certains patients souffrant de leucémie chronique ou aiguë.

«Si le patient est très pâle, sa maladie est déjà à un stade avancé, précise le Dr Levis. Cela s’accompagne toujours d’une extrême fatigue. Si vos niveaux de globules rouges sont assez faibles pour que vous soyez pâle, vous haletez lorsque vous traversez une pièce.»

Douleur dans les os

La douleur dans les os est plutôt rare, mais c’est souvent un signe très clair de leucémie chronique ou aiguë, selon le Dr Levis. Les cellules leucémiques étant produites dans la moelle osseuse, mieux vaut consulter un médecin si vous éprouvez une douleur dans les os, qu’elle soit légère ou extrême.

Enflure des ganglions lymphatiques

Vérifiez si vous n’avez pas dans le cou, les aisselles et l’aine une enflure qui ne serait pas douloureuse des ganglions lymphatiques. Il est normal que la taille de ces glandes varie au gré des infections, mais si elles restent gonflées ou continuent d’enfler, vous pourriez souffrir d’une leucémie ou d’un lymphome, dit le Dr Crilley


Éruption cutanée

Environ un leucémique sur 20 peut souffrir d’une éruption cutanée qui se range dans l’une de ces catégories : leucémie lymphoïde chronique ou syndrome de Sweet, communément associé à la leucémie, indique le Dr Levis.

«Avec la leucémie lymphoïde, c’est comme si on avait une grosseur sous la peau, précise le médecin. Puis ça se met à gonfler. Des fois, ça ressemble à une plaque.»

Avec le syndrome de Sweet, les éruptions sont rouges et violentes, un peu comme une réaction allergique. Mais bien qu’il existe une multitude de types d’éruptions cutanées, celles qui sont liées à la leucémie ont toutes un point en commun : elles vont continuer de s’étendre et de s’aggraver.

Attention aux infections récurrentes qui peuvent être des symptômes de la leucémie. SHUTTERSTOCK

Autres symptômes de la leucémie: des infections fréquentes ou récurrentes

Si vous avez une de ces petites infections qui refuse tout simplement de disparaître, quels que soient les antibiotiques que votre médecin vous prescrit, il est peut-être temps de subir une formule sanguine complète afin de détecter une anomalie dans vos niveaux de globules rouges, d’hémoglobine ou de plaquettes. Des taux anormaux de globules blancs affectent le système immunitaire, ce qui peut expliquer les fréquentes infections et le sentiment d’être toujours à la limite d’attraper la grippe ou une infection. Ceci, associé à d’autres symptômes tels que la fatigue ou l’apparition d’ecchymoses, devrait suffire à vous convaincre d’aller chez le médecin.

« La leucémie est toujours une surprise ; elle arrive de manière sournoise », explique le Dr Levis.

 Comme la leucémie peut-être asymptomatique ou montrer des symptômes communs à d’autres maladies, il est important de passer un examen physique, un hémogramme et une biopsie de la moelle osseuse qui permettront de diagnostiquer si vous souffrez de leucémie et, si c’est le cas, de quel type de traitement vous avez besoin.

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Le Saviez-Vous ► La narcolepsie, une pathologie à dormir debout


La narcolepsie ou connu aussi sous le nom de la maladie de Gélineau doit être vraiment invalidante. Cette maladie est le fait de s’endormir à n’importe quel moment de la journée, que ce soit en travaillant, parlant ou même en mangeant.
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La narcolepsie, une pathologie à dormir debout


topten22photo/Shutterstock.com

Somnoler et s’endormir à n’importe quel moment de la journée ! Vous avez bien sûr déjà entendu parler de la narcolepsie. Mais d’où vient cette maladie ? Et comment la traiter ?

Pour ceux qui ont vu le film « Narco » avec Guillaume Canet, la narcolepsie peut prêter à sourire. Pourtant, cette pathologie n’a rien de drôle et demeure très invalidante pour ceux qui en souffrent.

La maladie de Gélineau – c’est l’autre nom de la narcolepsie – touche environ 1 personne sur 3 000 à 5 000. Le plus souvent, elle survient entre l’âge de 10 et 30 ans.

Des endormissements irrépressibles qui interviennent à tout moment de la journée, même en pleine activité. Voilà à quoi ressemble la narcolepsie dans l’imagerie populaire. Mais ce trouble va bien au-delà. Il est en fait caractérisé par un sommeil nocturne de durée normale mais de qualité médiocre, une somnolence diurne excessive, et donc des torpeurs incontrôlables en travaillant, en parlant à quelqu’un, en bricolant, en mangeant…

Sans oublier que dans sa forme la plus commune, la maladie se manifeste par des chutes brutales du tonus musculaire (on parle de cataplexie) déclenchées par les émotions : un fou rire, une surprise, une colère, excitation… Enfin, des hallucinations peuvent survenir lorsque la vigilance baisse !

Bien évidemment, tous ces événements sont associés à un risque d’accident, de chute et de blessure.

Des origines obscures

Les causes de la narcolepsie ne sont pas encore complètement identifiées. En fait, il semble qu’il existe une composante génétique. La quasi-totalité des narcoleptiques présente l’absence d’une certaine protéine, l’hypocrétine (ou orexine), dans le liquide céphalo-rachidien. Cette protéine aux propriétés éveillantes est normalement secrétée par une minuscule zone du cerveau qui chez le patient, serait détruite par son propre système immunitaire.

Alors comme cela se traite ? Le premier traitement consiste à apprendre à contrôler ses émotions. Mais aussi à s’organiser pour pouvoir faire une à plusieurs siestes à des moments stratégiques de la journée. Pas toujours facile dans le cadre professionnel !

La prise en charge de la somnolence diurne et des accès d’endormissement repose aussi sur la prise d’un psychostimulant : le modafinil. La qualité du sommeil nocturne peut quant à elle être améliorée par la prise de somnifères. Enfin d’autres médicaments peuvent être prescrits, notamment contre la cataplexie.

  • Source : Réseau Morphée – Inserm, consultés le 27 septembre 2019

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Trump a littéralement rendu l’Amérique malade


Il semble que Donald Trump rende les Américains malades autant physiquement que mentalement. Depuis qu’il est au pouvoir, beaucoup éprouve des difficultés émotionnelles pouvant aller jusqu’à des pensées suicidaires. Vu de l’extérieur, et je crois ne pas être la seule à penser comme cela, que les États-Unis vit des instabilités à tous les niveaux que ce soit social, économique et les rapports avec les autres pays.
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Trump a littéralement rendu l’Amérique malade

«Un adulte sur cinq perd le sommeil à cause de la politique. Une personne sur vingt a dit que cela l'avait menée à avoir des pensées suicidaires», explique le politologue Kevin Smith. | Claudia via Unsplash

«Un adulte sur cinq perd le sommeil à cause de la politique. Une personne sur vingt a dit que cela l’avait menée à avoir des pensées suicidaires», explique le politologue Kevin Smith. | Claudia via Unsplash

Repéré par Odile Romelot

Repéré sur Fast Company

Depuis qu’il est devenu président des États-Unis, la vie politique américaine est quelque peu perturbée. Plusieurs études analysent les impacts sur la santé mentale et physique des Américain·es.

Kimberly Allen a 67 ans et menait jusqu’à peu une retraite paisible à Takoma Park, dans le Maryland. Mais depuis bientôt trois ans, elle a des crises de larmes inexpliquées, son sommeil est perturbé et on lui a même prescrit des médicaments contre l’hypertension artérielle.

Elle attribue ses déboires physiques et mentaux au président Trump, à qui elle reproche de «faire du mal aux gens, aux animaux, à l’environnement, à nos relations avec les nations étrangères». Elle ajoute: «Je me réveille chaque jour en me demandant quelle nouvelle horreur va arriver.»

Une récente étude vient appuyer ses dires. Menée par le politologue Kevin Smith de l’Université du Nebraska à Lincoln, elle est parue dans la revue scientifique Plos One. Si elle n’affirme pas explicitement que Trump est la source des problèmes physiques et mentaux que rencontrent un nombre croissant d’Américain·es, elle souligne toutefois le rôle de l’élection de 2016 et ses conséquences dans leur développement. Décrivant la situation politique comme «inhabituelle» depuis que Trump est au pouvoir, Smith constate qu’«un adulte sur cinq perd le sommeil à cause de la politique. Une personne sur vingt a dit que cela l’avait menée à avoir des pensées suicidaires».

Augmentation générale du stress

Kevin Smith le concède aisément, «il s’agit d’une enquête à un moment donné» qu’il aimerait reproduire lorsque la politique sera dominée par une administration de gauche

Un autre chercheur qui n’a pas participé à l’étude, Christopher Borick, professeur de sciences politiques et directeur du Muhlenberg College Institute of Public Opinion, remarque néanmoins qu’il reçoit «beaucoup de rapports personnels et anecdotiques qui concordent avec les conclusions de cette étude, ce qui n’était pas le cas au cours de [ses] vingt-cinq dernières années passées dans ce domaine».

Une autre étude de l’Association américaine de psychologie, conduite annuellement et analysant les niveaux de stress des Américain·es, révèle également que «l’avenir de la nation» est devenu l’une des principales préoccupations des Américain·es (63%), devant l’argent (62%) et le travail (61%). 59% des répondant·es considèrent même vivre actuellement «le point le plus bas de l’histoire de la nation», et ce toutes générations confondues.

Christopher Borick invite les personnes stressées à «demander l’aide de professionnels pour faire face à leurs problèmes de santé. Plus important encore, en tant que société, nous devons réfléchir à la façon de réparer et inverser les dommages et trouver des moyens de rétablir la confiance dans nos institutions».


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Le Saviez-Vous ► Les symptômes de la cataracte: ce que vous devez savoir


Il est important de faire vérifier nos yeux une fois l’an ou aux 2 ans. Entre-temps, il y a des symptômes qui pourrait indiquer s’il est possible qu’une cataracte se forme aux yeux.
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Les symptômes de la cataracte: ce que vous devez savoir

Symptôme de la cataracte: la vision devient floue.

ISTOCK/PICK-UPPATH

Hana Hong

Signalée par une opacification partielle ou totale du cristallin, la cataracte touche plus de 2,5 millions de Canadiens. La plupart des cas ne sont pas détectés avant un stade avancé, car cette affection est indolore et la perte de vision, progressive. Voici ce qu’il faut savoir.

Vision voilée ou floue

La cataracte peut provoquer une baisse générale de vision ou rendre embrouillée une zone précise du champ visuel.

«Une vision floue en est le principal symptôme, affirme Rosa Braga-Mele, du département d’ophtalmologie de l’Université de Toronto. La plupart des patients se plaignent d’une baisse de vision, mais la cataracte peut se faire discrète – certains ne s’en rendent pas compte immédiatement.»

Comme il est difficile de la distinguer d’autres maladies, le glaucome notamment. Consultez votre optométriste si vous éprouvez un des symptômes suivants.

Perception moins vive des couleurs

En raison de l’opacification de l’œil, les couleurs deviennent de plus en plus ternes. Par exemple, les blancs apparaissent plus jaunes. Mais ce changement est tellement progressif que la plupart ne le remarquent qu’après l’opération de la cataracte.

«Les patients affirment alors souvent ne pas se souvenir avoir vu des couleurs aussi vives. Nous leur rendons la vue des couleurs de leur jeunesse», explique Michael Nordlund, de l’Institut de l’œil de Cincinnati.

Symptôme de la cataracte: les petits caractères sont difficiles à lire.SHUTTERSTOCK

Difficulté à lire les petits caractères

Le cristallin fonctionne comme l’objectif d’un appareil photo: il concentre la lumière dans la rétine et permet de distinguer clairement les objets proches comme lointains. Il est principalement composé d’eau et de protéines qui sont agencées de sorte à laisser la lumière les traverser. Comme la cataracte cause une agglutination de ces protéines, les petits caractères peuvent devenir difficiles à discerner. La méthode de Bates peut vous aider à corriger les problèmes de vision et calmer les migraines.

Difficulté à conduire 
de nuit

La cataracte rend difficile l’équilibre des contrastes entre l’obscurité et les lumières vives de la circulation. Aussi, la plupart des personnes atteintes ont du mal à conduire de nuit. Si vos yeux sont très sensibles aux phares et aux lampadaires, ou si vous peinez à lire les panneaux, faites-vous examiner, conseille Kirsten North, optométriste à Ottawa.

Sensibilité à la lumière et éblouissement

Certaines sources lumineuses en sont venues à vous déranger? Vous supportez difficilement lampes, phares de voitures et lumière du soleil? C’est que leur éclat se diffuse comme un halo, car la cataracte disperse une grande partie de la lumière qui pénètre dans l’œil.

Symptôme de la cataracte: la vision est double.SHUTTERSTOCK

Vision double

La diplopie, plus connue sous le terme de vision double, peut être un autre symptôme silencieux de la cataracte – il ne faut pas la confondre avec celle qui est causée par un mauvais alignement des yeux. Dans son cas, le problème se produit même avec un œil fermé.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Le petit déjeuner est-il vraiment indispensable ?


Est-ce que vous déjeuner le matin ? Bien qu’il est parfois difficile de s’alimenter avec les matins pressés, il en demeure pas moins comme le dit le slogan de Kellogg, c’est le repas le plus important de la journée. Ne pas déjeuner pour une diète restrictive, n’est guère mieux, car il semble que cela favorise le surpoids, sans compter qu’il pourrait être aussi un risque pour des problèmes cardiovasculaire et pour le diabète du type 2.
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Le petit déjeuner est-il vraiment indispensable ?


Céline Deluzarche
Journaliste

« Manger le matin comme un roi, déjeuner comme un prince et dîner comme un pauvre », énonce le diction populaire. Le premier repas de la journée permettrait en effet de brûler plus de calories, de prévenir l’obésité ou de lutter contre le diabète. Ces études sont-elles fiables ? Faut-il absolument s’obliger à manger le matin lorsqu’on n’a pas faim ?

Plus de deux adultes français sur 10 sautent le petit déjeuner au moins une fois par semaine, une proportion qui a doublé en dix ans, selon le Crédoc, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie. C’est même le cas pour 29 % des 3-14 ans. Pourtant, d’innombrables études montrent les bénéfices du petit déjeuner sur la santé. Des chercheurs ont, par exemple, démontré que sauter le petit déjeuner multiplie par 4,5 le risque d’être en surpoids. Une autre étude de 2019 affirme que les personnes ne prenant jamais de petit déjeuner ont un risque de mortalité par incident cardiovasculaire supérieur de 87 %, et de mortalité toutes causes confondues 19 % plus élevé par rapport aux personnes qui mangent tous les matins. Une méta-analyse conduite en 2019 révèle de son côté que manquer le petit déjeuner accroît de 33 % les risques de développer un diabète de type 2.

Pourquoi le petit déjeuner est bénéfique pour la santé

Plusieurs explications peuvent être avancées pour expliquer ces effets :


  • sauter un petit déjeuner favorise le grignotage et des repas plus caloriques le midi et le soir pour compenser ;

  • plus le temps de jeûne est long, plus la concentration de ghréline (l’hormone qui régule l’appétit) augmente et plus celle d’insulinediminue, ce qui pourrait induire la faim et la prise de nourriture ;

  • le petit déjeuner contribue à augmenter la variété des nutrimentsdans l’alimentation ; il a par exemple été montré que les enfants qui mangent le matin absorbent plus de fibres ;

  • l’omission du petit déjeuner est souvent liée à des régimes restrictifs  qui mettent l’organisme sur un mode d’économie d’énergie amenant le corps à davantage « stocker » ;

  • les enfants et les adolescents qui sautent le petit déjeuner sont également moins actifs physiquement.

L’absence de petit déjeuner est lié à un plus fort risque d’obésité et de diabète. Mais pourquoi ? © MK studio, Fotolia

L’absence de petit déjeuner est lié à un plus fort risque d’obésité et de diabète. Mais pourquoi ? © MK studio, Fotolia

Toutefois, les conclusions sont majoritairement basées sur des études d’observation réalisées auprès d’échantillons de personnes sans groupe témoin. Dès lors, comment savoir si les bénéfices supposés sont attribuables au petit déjeuner lui-même ou au fait que les personnes qui mangent un petit déjeuner ont un mode de vie plus sain ?

Le saviez-vous ?

D’où vient le mythe du petit déjeuner bon pour la santé ? Le mythe du petit déjeuner comme « repas le plus important de la journée » a été imposé en grande partie par le chirurgien américain Kellogg, l’inventeur des corn-flakes et fondateur de la Kellogg Company, qui a promu le petit déjeuner comme repas sain – il pensait d’ailleurs que les céréales aidaient à réduire la libido. La croyance a aussi servi à alimenter les ventes de nombreux produits comme le café, le jus d’orange, ou le bacon dans les pays anglo-saxons.


Manger le matin augmente l’apport alimentaire global

Une étude randomisée de l’Université de Bath, en Grande-Bretagne, montre que les personnes prenant un copieux petit déjeuner (au moins 700 kcal avant 11 h) ne brûlent pas plus de calories que le groupe jeûnant jusqu’à midi. De plus, le groupe ayant sauté le petit déjeuner ne se « rattrape » pas totalement dans le reste de la journée, ce qui signifie qu’au final, ils absorbent 539 calories de moins durant la journée. En revanche, les consommateurs de petit déjeuner ont une activité physique supérieure et dépensent par conséquent 440 kcal de plus par jour. Il est également faux de penser que l’on brûle plus de calories le matin, c’est même l’inverse d’après une étude parue en 2018 dans la revue Current Biology : c’est autour de 5 heures de l’après-midi que le corps dépense le maximum d’énergie.

Le groupe qui ne mange pas de petit déjeuner absorbe en moyenne 539 calories de moins dans la journée que ceux qui prennent un petit déjeuner. Leur métabolisme est identique mais ils font moins d’activité physique. © Céline Deluzarche, Futura, d’après James A Betts, The American Journal of Clinical Nutrition, 2014

Le groupe qui ne mange pas de petit déjeuner absorbe en moyenne 539 calories de moins dans la journée que ceux qui prennent un petit déjeuner. Leur métabolisme est identique mais ils font moins d’activité physique. © Céline Deluzarche, Futura, d’après James A Betts, The American Journal of Clinical Nutrition, 2014

Sauter le petit déjeuner : cause ou conséquence de l’obésité ?

De même, le fait que les obèses mangent moins au petit déjeuner n’est pas la cause de leur obésité mais la conséquence.

« C’est parce que l’on est en surcharge pondérale qu’on va avoir tendance à avoir moins faim le matin et donc à moins manger, explique Patrick Tounian, chef du service de nutrition et gastroentérologie pédiatrique de l’hôpital Armand-Trousseau à Paris. Pour résumer, sauter le petit déjeuner n’a jamais rendu qui que ce soit obèse, mais s’obliger à prendre un petit déjeuner peut être un moyen pour se restreindre lorsqu’on essaye de maigrir. »

Les personnes ayant un poids normal ne doivent en revanche pas se contraindre.

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