Le Saviez-Vous ► Problèmes de cheveux, ennuis de santé?


Les cheveux peuvent être très bavards sur bien des choses comme par exemple notre santé.
Ils sont blancs avant 40 ans ? Ils sont fourchus ? Perte des cheveux ? La science y répond
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Problèmes de cheveux, ennuis de santé?

 

Des cheveux secs. Sans éclat. Des pointes fourchues. Au-delà des considérations esthétiques, ces soucis capillaires fréquents peuvent parfois dénoter un problème de santé.

Donna MacMullin et Michèle Mayrand

Les cheveux en ont long à raconter. Les experts médicolégaux analysent depuis longtemps les échantillons capillaires comme preuves d’ADN. Une nouvelle étude révèle que les protéines qu’ils contiennent fournissent suffisamment d’informations pour identifier une personne avec précision. Hors des laboratoires scientifiques, le cheveu peut aussi vendre la mèche sur notre état de santé. Quand faut-il réagir? Par ici, les indices!

Perte de cheveux

Quand des mèches tombent chaque fois qu’on passe la main ou la brosse dans la chevelure, on a peut-être affaire à une carence nutritionnelle, selon la Dre Sandy Skotnicki, professeure agrégée de dermatologie à l’Université de Toronto.

 «La chute des cheveux indique en général que nos réserves de fer sont basses. Elle fait partie des effets secondaires possibles de certains médicaments comme les antidépresseurs et les contraceptifs, mais elle est habituellement passagère», mentionne la dermatologue.

Une perte de cheveux abondante peut être occasionnée par le stress, des dérèglements hormonaux ou des problèmes de métabolisme. On parle alors d’alopécie.

«Il s’agit souvent d’une réaction au stress, dit la DreSkotnicki. Par exemple, beaucoup de femmes perdent leurs cheveux à la suite d’un accouchement – souvent un choc pour le corps qui a parfois pour effet de stopper la croissance des follicules pileux.»

Une chute de cheveux importante n’est pas à prendre à la légère, indique le Dr Jeff Donovan, dermatologue et spécialiste du cuir chevelu établi à Vancouver.

«Je note les antécédents du patient, j’évalue son état de santé et j’examine son cuir chevelu pour dépister d’éventuels problèmes sous-jacents.»

Pointes fourchues

Il nous arrive à toutes d’avoir de temps à autre des pointes fourchues. L’usage fréquent des fers à lisser ou à boucler, des séchoirs trop chauds et des produits chimiques fragilise la chevelure. Mais jusque-là, pas de quoi s’inquiéter. Par contre, si les cheveux deviennent extrêmement secs et fragiles, ça vaut la peine de consulter un médecin. Selon le Dr Donovan, la source du problème n’est probablement pas un manque d’hydratation, et boire plus d’eau n’y remédiera pas.

«Une sécheresse persistante peut être le signe de troubles thyroïdiens.»

Le mieux est de procéder à des analyses sanguines pour évaluer l’activité de la glande thyroïde et le taux de fer, recommande le dermatologue.

«Environ 35% des femmes en préménopause ont une carence en fer et 15% des femmes présentent des anomalies de la thyroïde qui peuvent entraîner des problèmes capillaires.»

Cheveux ternes

Une mauvaise alimentation peut également altérer le lustre des cheveux, indique le DrDonovan. Les cheveux sont composés d’une protéine, la kératine, qui leur donne leur structure. Un apport protéinique insuffisant peut fragiliser la fibre capillaire. Les multivitamines font partie des solutions pour faire regagner de l’éclat.

Pellicules et squames

Environ une personne sur deux a des pellicules un jour ou l’autre dans sa vie.

«Ce n’est pas un problème de santé à proprement parler, explique la Dre Skotnicki. Elles seraient causées par un micro-organisme qui prolifère sur le cuir chevelu.»

Selon une étude récente, leur apparition serait davantage liée à un déséquilibre bactériologique, et non à la présence d’un champignon, comme on l’a longtemps cru. Maintenir l’équilibre entre certaines bactéries du cuir chevelu serait donc une piste à explorer comme moyen de prévention. Si les squames sont jaunes et que l’irritation du cuir chevelu s’étend au visage et au dos, on a peut-être affaire à une affection inflammatoire appelée dermatite séborrhéique. Un médecin ou un dermatologue pourra alors prescrire un shampooing ou un traitement topique.

Cheveux gris avant 40 ans

Malgré les croyances populaires, les cheveux blancs ne sont habituellement pas causés par le stress. La chevelure se décolore quand les cellules appelées mélanocytes cessent de produire la mélanine – le pigment qui lui donne sa coloration. C’est un phénomène propre au vieillissement. Mais quand l’«envahisseur» apparaît avant 40 ans, c’est une affaire d’hérédité, précise la Dre Skotnicki.

«On ne peut rien y faire.»

Tout espoir n’est pourtant pas perdu: des chercheurs de l’University College de Londres ont identifié le gène responsable du grisonnement… une découverte qui pourrait mener à la mise au point de traitements pour ralentir ce processus.

http://fr.chatelaine.com

Le Saviez-Vous ► Les 9 choses que la sueur dévoile sur vous et votre santé


La sueur que l’on dégage peut avoir des significations assez étonnantes. L’odeur, la quantité peuvent être différente selon ce que l’on vit, et même le moment où l’on met une antisudorifique à son importance
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Les 9 choses que la sueur dévoile sur vous et votre santé

 

Ce que votre sueur révèle sur vous et votre santé: vous manquez de sodium

La sueur peut en dire plus sur votre forme physique et votre humeur que vous le pensez. En outre, une transpiration salée peut signaler une carence en sodium de l’organisme. Si votre sueur vous pique les yeux, a un effet abrasif sur une écorchure, vous laisse une sensation de brûlure sur la peau ou des marques blanches sur le visage ou les vêtements, vous devriez augmenter la teneur en sodium de votre alimentation. Au besoin, salez légèrement vos aliments – œufs, légumes, viandes – et buvez des boissons énergisantes plutôt que de l’eau plate quand vous vous entraînez.

Vous devriez peut-être laisser tomber le café

Trop de java peut être en cause si vous transpirez en vous rendant au travail le matin.

« Le café stimule la transpiration de deux façons », explique la Dre Liz Lyster du groupe médical Holtorf (Foster City, Californie) dans le Huffington Post.

« La caféine stimule le système nerveux central et active les glandes sudoripares, de sorte que plus vous en prenez, plus vous transpirez. De plus, la chaleur qui se dégage du liquide peut vous réchauffer au point de vous faire transpirer. »

Si vous n’arrivez pas à vous libérer de votre dépendance au café, passez au décaféiné ou au café glacé.

Vous appliquez votre antisudorifique au mauvais moment

« Un antisudorifique est plus efficace sur une peau bien sèche », explique le Dr David Pariser, fondateur et secrétaire de la société internationale d’hyperhidrose (International Hyperhidrosis Society).

« Si vous l’utilisez le matin juste avant de partir ou tout de suite après la douche, vous aurez déjà commencé à transpirer ou vos aisselles pourraient être encore humides. Si la surface de la peau n’est pas sèche, la réaction chimique de l’aluminium que contient l’antisudorifique se produira en surface plutôt que dans les pores. Cela peut empêcher les glandes sudoripares de se boucher. »

Même si vous prenez votre douche le matin, appliquez de l’antisudorifique la veille avant de vous coucher. Sur une peau bien sèche, l’effet du produit peut durer quelques jours. Après la douche, appliquez un déodorant légèrement parfumé et le tour sera joué. Avez-vous déjà essayé ces façons inhabituelles de porter un déodorant ?

La sueur de la peur

Une analyse menée par l’armée américaine parle de l’odeur de la peur au sens littéral. Pour cette étude, les chercheurs ont prélevé des échantillons de transpiration sur 20 parachutistes novices avant et pendant leur premier saut en tandem, ainsi que pendant un exercice sur tapis roulant pendant la même durée de temps. On a fait humer chacun des deux échantillons à des volontaires dont on observait le cerveau au scanneur. Les régions du cerveau associées à la peur étaient plus actives quand ils ont senti les échantillons pris dans l’avion qu’avec ceux du tapis roulant. Ces résultats se basent sur l’évolution des espèces : chez nos ancêtres, les phéromones associées à la peur pouvaient avertir les autres de l’imminence d’un danger.

Vous combattez la maladie

Vous trouvez que votre voisine de cubicule ne sent pas la rose cette semaine ? Elle peut être malade. Une étude publiée dans Psychological Science a démontré que les personnes en bonne santé peuvent détecter le processus accéléré du système immunitaire chez celles qui combattent une infection. Selon l’étude, l’odeur joue un rôle important comme moyen d’alerte aux maladies contagieuses.

Vous êtes déprimée

Chez les gens en bonne santé, les changements environnementaux qui causent de la peur, du stress, de la joie intense ou de la nervosité influent à la fois sur le volume de leur transpiration et sur l’odeur de celle-ci. Cependant, chez les personnes déprimées, la réaction aux stimuli serait moins soutenue. Une étude germano-suédoise a repéré cette réaction modérée chez 97 % de sujets déprimés qui se sont par la suite suicidés.

« C’est probablement le signe que certaines des cellules nerveuses de leur hippocampe avaient été altérées par la dépression et le stress négatif », écrit dans un communiqué de presse Lars-Hakan Thorelle, un des auteurs de l’étude.

« Une personne déprimée fait preuve d’inaptitude biologique à réagir à son environnement, alors qu’une personne en bonne santé y est toujours prête. »

Vous émettez des ondes positives

Si vous souriez quand vous transpirez, les gens autour de vous vont se mettre à sourire aussi. C’est du moins ce qu’une étude néerlandaise suggère. Pour le prouver, les chercheurs ont fait sentir à 36 femmes des échantillons de sueur provenant de 12 hommes qui avaient regardé des vidéos épeurantes ou réconfortantes. La sueur devant l’horreur a provoqué chez les femmes une réaction qui mimait la peur, alors que celle de la bonne humeur donnait un sourire.

Vous êtes enceinte

Les futures mamans se plaignent de beaucoup transpirer pendant la grossesse. C’est la conséquence d’une augmentation de l’activité hormonale, du flux sanguin et du métabolisme, explique la Dre Mary L. Rosser. Les sueurs nocturnes se produisent pendant les trois premiers mois de la grossesse. Les bouffées de chaleur de la ménopause proviennent d’un même déséquilibre hormonal.

http://selection.readersdigest.ca

Le Saviez-Vous ► Peut-on vraiment rire à en mourir ?


Rire, le fou rire fait du bien, par contre certains rires peuvent être mortel si combiné a autre problèmes de santé. Ou encore, quoique rare, il peut être le signe d’une lésion au cerveau
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Peut-on vraiment rire à en mourir ?

Bien sûr, le rire est bon pour la santé, excellent pour les voies respiratoires, pour la digestion, pour l’humeur ou encore contre la douleur mais le rire a aussi son côté obscur.

Que risque-t-on à trop rire?

Le rire « n’est pas seulement bon pour la santé » mettent en garde des chercheurs anglais qui ont signé une étude sur le sujet en décembre 2013.

Cette étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) cite par exemple le cas d’une femme atteinte d’une malformation cardiaque et qui est morte après trois minutes de rire ininterrompu.

Des personnes ont aussi avalé des objets lorsqu’ils voulaient reprendre leur souffle, d’autres se sont disloqués la mâchoire. Le rire peut être aussi un vecteur de transmission de maladie infectieuse selon ces chercheurs du City Hospital Birmingham.

Une crise de rire pathologique

Si les chercheurs anglais se sont cantonnés aux dangers banals du rire, un neurologue français, Patrick Verstichel a vu passer un cas digne d’un épisode de la série Docteur House.

« Je me souviendrai toujours d’un de mes patients que tout faisait rire » explique-t-il dans la revue Cerveau & Psycho en 2008.

Ce patient qui ne semblait pas être en mauvaise santé ne pouvait s’empêcher d’être hilare en permanence.

En cause, une lésion cérébrale.

« Qu’on lui demande son lieu de naissance, il est pris d’un fou rire, les larmes lui montent aux yeux, il étouffe pratiquement sous les hoquets, incapable bien sûr de répondre », raconte encore le neurologue.

Après un scanner, le spécialiste va découvrir une lésion localisée dans le lobe frontal droit du cerveau de ce patient, doublé d’un œdème qui comprime son cerveau. Cette lésion s’était formée à cause d’une dent infectée non soignée. Les bactéries se sont progressivement propagées au cerveau et ont proliféré. Résultat, crise de rire. Après l’opération, en revanche, le patient n’avait plus le cœur à rire, un mal profond le rongeait, la dépression.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce robot troue les crânes 50 fois plus vite qu’un chirurgien


Plus rapide, plus précis, mais cela ne doit pas être plus rassurant pour le patient. Par contre, faire un trou dans le crâne .. lui prend environs un peu plus de 2 minutes contre 2 heures pour un médecin. Ce qui va écourter le temps total de la chirurgie
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Ce robot troue les crânes 50 fois plus vite qu’un chirurgien

 

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

    Si vous avez peur de la roulette du dentiste, vous n’allez pas apprécier ce nouveau robot, mis au point par des chercheurs de l’Université de l’Utah. Pourtant, il pourrait grandement faciliter la chirurgie du cerveau, rapporte Seeker.

    En effet, cette machine, qui ressemble à une perceuse à colonne classique, a pour but de forer… le crâne des patients. Et elle le fait très, très rapidement. Selon les tests réalisés par les scientifiques, elle va 50 fois plus vite qu’un chirurgien expérimenté. En moyenne, il ne lui faut que deux minutes et demi pour forer un crâne, contre plus de deux heures pour un humain.

    Car faire un trou dans les os crâniens, c’est tout un art. Il y a tout un réseau de nerfs, d’artères et de veines qu’il faut éviter. C’est pour cela qu’actuellement, les médecins prennent leur temps en utilisant un foret à main.

    Dans les blocs d’ici deux ans?

    Pour autant, ce robot ne va pas mettre les chirurgiens au chômage, loin de là. Pour réaliser cette prouesse, la machine doit être nourrie avec les analyses des médecins. Ceux-ci doivent d’abord scanner la tête du patient, pour répertorier la localisation de chacun des obstacles à éviter, mais aussi tenir compte de la densité des os.

    Ensuite, « le logiciel permet au chirurgien de choisir le chemin optimal pour aller d’un point A à un point B, comme avec Google Maps », précise A. K. Balaji, un des auteurs de l’étude.

    Pour l’instant, la machine n’a pas été testée sur de vrais patients, mais sur différents matériaux, puis sur des cadavres humains.

    Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Neurosurgical Focus, espèrent que leur robot fera son entrée dans les hôpitaux d’ici deux ans. Il devrait coûter moins de 100 000 dollars, précise CNN. Cette machine pourrait d’ailleurs être utilisée dans d’autres opérations chirurgicales, par exemple pour forer un trou dans une hanche afin d’y insérer une prothèse.

    http://quebec.huffingtonpost.ca


Pourquoi les laboratoires pharmaceutiques saignent plus de 500.000 «crabes fer à cheval» par an


La limule est un crabe qui a une particularité d’avoir le sang bleu. Il a survécu aux dinosaures, mais dans les mains de l’homme rien n’est moins certain. Son sang permet de détecter des bactéries Gram négatives qui se retrouvent dans l’E.coli qui pourrait se retrouver dans des médicaments, des genoux de remplacement des outils d’hôpitaux, etc. Sauf que, la demande a beaucoup augmenter. Le crabe fer à cheval risque d’être en voie disparition si ce rythme continue à augmenter
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Pourquoi les laboratoires pharmaceutiques saignent plus de 500.000 «crabes fer à cheval» par an

 

Limules | Didier Descouens via Wikimédia CC License by

Limules | Didier Descouens via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Populare Mechanics

Le prix de leur sang bleu s’élève à 14.000 dollars le litre.

Le limule (surnommé «crabe fer à cheval» à cause de sa forme arrondie) est un arthropode fascinant. En plus d »avoir survécu aux dinosaures, son sang, bleu, regorge de qualités exceptionnelles.

Popular Mechanics écrit à son sujet: «Leur sang bleu distinctif est utilisé pour détecter des bactéries Gram négatif dangereuses comme l’E. coli dans des médicaments injectables comme l’insuline, sur des appareils médicaux implantables comme les genoux de remplacements, sur des outils d’hôpitaux intraveineux et sur les scalpels.»

La capacité de détection de ce sang est telle que l’industrie pharmaceutique tue 500.000 crabes fer à cheval par an et que le litre s’achète 14.000 dollars.

La demande ne faisant qu’augmenter (le marché américain devrait grimper de 25% d’ici 2020), les scientifiques commencent à se demander si cela ne pose pas un risque pour la survie des limules.

«Le nombre de crabes pêchés par l’industrie biomédicale américaine est passée d’une estimation de 200.000 à 250.000 dans les années 1990 à plus de 610.000 en 2012», note Popular Mechanics.

L’International Union for Conservation of Nature a lancé un comité en 2012 pour surveiller cette population et a décidé l’année dernière de placer le limule américain sur la liste des espèces «vulnérables», un cran en dessus des espèces «en danger». D’ici quarante ans, la population de ces crabes pourrait chuter de 30%.

«Survivent-ils? Sont-ils toujours les mêmes?»

De plus, s’ils ne prélèvent que le tiers du sang de chaque crabe avant de le relâcher dans la mer, il n’y a pour l’instant aucune limitation sur la quantité de sang que l’on peut prendre sans le mettre en danger.

«Personne ne sait vraiment ce qui arrive aux crabes quand ils sont relâchés dans la mer. Survivent-ils? Sont-ils toujours les mêmes?» L’homme, après tout, a toujours déconsidéré ce qu’il se passait sous l’eau, estimant que cela ne le concernait pas. Les industriels assurent que les crabes survivent, mais peut-on s’en sortir sans séquelle quand on vient de perdre un tiers de son sang et de subir un stress notable hors de son milieu naturel?

«Citez-moi une autre créature marine qui respire sous l’eau et qui peut survivre sur la terre comme eux, demande Win Watson, neurobiologiste de l’université de New Hampshire. Vous ne pouvez pas faire ça avec un poisson, ou avec un homard. Ils sont très vigoureux. Mais je pense qu’ils en paient le prix.»

L’objectif du scientifique et de son équipe n’est pas d’interdire les prélèvements sanguins. Mais ils espèrent, avec les recherches qu’ils ont lancé sur les limules, que les industriels réaliseront enfin que leur quête du sang bleu ne peut pas continuer ainsi.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► La recherche scientifique méconnue du grand public


Il fut un temps que guérir des maladies étaient relier à la superstition, aux recettes plus ou moins douteuses. Heureusement, les choses ont changé, des maladies qu’on évite avec un vaccin, des guérisons qui hier étaient impossible. Pour arriver à de tel résultat, il y a plusieurs étapes pour y arriver et le mettre sur le marché et c’est une question de plusieurs années
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La recherche scientifique méconnue du grand public

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    La volonté de traiter des maladies, de soulager les douleurs et de venir en aide à la santé des gens est probablement aussi vieille que l’humanité elle-même. Bien des tisanes, décoctions et utilisations en tous genres d’herbes et d’épices ont surgi au cours des siècles pour répondre à ces besoins. Dans un article que je signais en mai 2016 et qui s’intitulait: Il était une fois la maladie. Quand le «naturel» est plus dangereux que le «chimique», je donnais cet exemple: les sages-femmes et les sorcières utilisaient l’ergot de seigle pour provoquer des avortements. La notion de dosage était alors connue, mais de manière plus superstitieuse que scientifique. On préconisait en effet de n’utiliser qu’un nombre impair d’ergots, 5, 7 ou 9, dans les préparations. Souvent, l’avortement réussissait, mais la mère décédait aussi.

    Nous pouvons en trouver des centaines de milliers d’autres exemples en quelques clics sur le Web. Par exemple cette recette pour guérir la rage: Manger le foie, grillé sur la braise, de l’animal assommé. Réduire en poudre une certaine quantité des poils de la queue carbonisés, et l’appliquer, pétrie de beurre végétal, sur la morsure. Si l’animal a été excité par la magie, se baigner dans une décoction de gui (Loranthus) de nzaba (Landolphia owariensis) (Réf: Dominique Traoré, Médecine et magie africaine, Édition Présence Africaine, 1983, page 100). Je peux affirmer sans craindre de trop me tromper que le vaccin mis au point par Louis Pasteur contre la rage est beaucoup plus efficace.

Mais les tenants du «naturel» et les militants anti-vaccination ont la peau dure. En preuve, cette recrudescence de rougeole en Europe, un continent où les taux de vaccination n’atteignent pas les niveaux sécuritaires.

Les chevaliers de la guerre contre la vaccination avec, comme chef, le Professeur Henri Joyeux y ont fait un travail de sabotage de la vaccination digne de mention. Ils ont réussi à provoquer une recrudescence de la rougeole en Europe, qui risque fort de se répandre mondialement, car de nos jours, les personnes voyagent beaucoup, y compris bien sûr, en Europe. Heureusement, pour la santé publique le fameux docteur fut radié de son ordre professionnel en décembre 2016.

Et la vraie science

Il faut connaître le long et onéreux processus relié à la découverte d’un médicament pour comprendre en quoi les propagandistes anti-vaccination et tous les autres semblables dénigreurs des produits pharmaceutiques répandent à qui mieux mieux des informations erronées, quitte à mettre en danger la santé des citoyens. Supposons que vous soyez face à 5 000 à 10 000 composés qui seraient susceptibles de devenir des médicaments, après 8 à 10 ans d’efforts et plus de 1 milliard de dollars dépensés, vous pouvez vous attendre à obtenir un médicament qui sera accepté par toutes les instances et qui sera enfin disponible pour les personnes qui en ont besoin. Examinons les diverses étapes que devra traverser tout nouveau médicament.

Première étape: Découverte du médicament

Un savant chercheur découvre une molécule ou un autre médicament qu’il croit pouvoir utiliser contre une ou des maladies quelconques. C’est l’étape que l’on a appelée: la recherche fondamentale. Le chercheur étudie le mécanisme d’une maladie ou d’une anomalie quelconque et imagine un moyen qui pourrait résoudre le problème. C’est aussi ici que l’on parle de 5000 à 10 000 composés avancés.

Deuxième étape: Les essais précliniques

Ces nouvelles substances seront d’abord testées sur divers organismes d’abord cellulaires, puis microbiens pour finir parfois par être essayées sur divers animaux si cela est nécessaire. Des 5000 à 10 000 composés d’origine, environ 250 réussiront le passage des essais précliniques. Et il aura fallu de 3 à 6 ans de travail pour arriver à la fin de ces essais précliniques et pouvoir passer à l’étape 3.

Étapes des essais cliniquesÉtape 3: Essais cliniques de phase 1

Ici, entre 20 et 100 volontaires utiliseront sous stricte supervision le nouveau médicament. Des 250 médicaments qui passeront par cette phase, seulement 5 pourront être promus à l’étape suivante.

Étape 4: Essais cliniques de phase 2

Le nouveau médicament sera testé sur 100 à 500 volontaires. Puis celui ou ceux qui auront passé avec succès ces tests pourront accéder à l’étape suivante.

Étape 5: Essais clinique de phase 3

À ce niveau, les tests s’adresseront à des cohortes beaucoup plus importantes, soit de 1000 à 5000 volontaires. Si le composé a survécu à toutes ces étapes, il lui restera encore quelques essentielles reconnaissances à obtenir avant de se retrouver sur les tablettes des pharmacies. Fait à noter, il aura fallu entre 6 et 7 ans pour que le médicament ait franchi ces 5 premières étapes.

Étape 6: Les examens règlementaires

Ici, ce sont les divers organismes de santé, internationaux, nationaux, et provinciaux qui contrevérifieront les résultats de la recherche clinique avant d’apposer leur autorisation finale sur ledit médicament. On peut penser à la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis, à la Direction générale des produits de santé et des aliments (DGPSA) au Canada et à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) au Québec.

En résumé, il aura fallu, comme cité précédemment plus de 10 ans et bien souvent entre 10 et 15 ans de recherche ainsi que plus d’un milliard de dollars pour produire un seul médicament qui pourra être mis en marché.

La bonne nouvelle

Présentement, plus de 7000 médicaments sont en développement. 1 813 de ceux-ci visent à combattre les divers cancers, 1 329, les diverses maladies neurologiques (ex: Alzheimer, Parkinson, etc.) 1 256, les maladies infectieuses, 1 120 les maladies immunologiques, 599, les maladies cardiorespiratoires, 511, troubles de santé mentale, 475, le diabète et 159 le VIH/SIDA. C’est donc 7 262 médicaments qui devront chacun avoir franchi toutes les étapes de la recherche scientifique, telle que décrite ci-haut, qui seront bientôt disponibles à toute la population.

La moins bonne nouvelle,

Comme souligné d’entrée de jeu dans cet article, malgré l’effort scientifique déployé et tous les contrôles des plus rigoureux exercés, il demeure pour certains encore plus facile de croire aux remèdes dits «naturels» que d’accorder leur confiance aux produits pharmaceutiques. D’une part, l’appellation même de naturel n’a rien de rassurant en soi. L’arsenic est tout ce qu’il y a de plus naturel… D’autre part, un article paru dans La Presse du 1er avril 2017 nous apprenait que l’industrie des produits de santé naturels prétend que le projet de refonte de Santé Canada va trop loin et restreindra l’accès aux produits. Mais plusieurs experts, comme le souligne le même article, croient, au contraire que le projet est insuffisant pour bien protéger les Canadiens.

La meilleure des nouvelles

Nous en sommes arrivés au point où la pensée scientifique a réussi à s’implanter au point où les reliquats de magie, de sorcellerie et de guérisseurs (et guérisseuses) de tous acabits s’estompent de plus en plus. Et surtout, les patients, ceux-là qui sont la cause de tous ces efforts de recherche réalisent l’effet de ces médicaments dans leur vie de tous les jours. Pour certains, ce sera un cancer qu’ils ont vaincu, pour d’autres, ce sera une maladie invalidante de laquelle ils ont pu s’échapper et commencer une vie active et gratifiante et pour d’autres enfin, il s’agira de douleurs continuelles dont ils ont enfin vu la fin. Comme quoi, aux portes de l’évidence, il faut quand même parfois placer une enseigne, ne serait-ce que pour pleinement réaliser les résultats de nos efforts.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Allergies: 10 idées reçues au banc d’essai


Quand j’étais plus jeune, on entendait que très rarement des gens aux prises avec des allergies. Alors qu’aujourd’hui, c’est un vrai problème et il semble que les allergies vont augmenter dû à plusieurs causes comme, la pollution, tabac. Sachez que même si aujourd’hui, vous n’êtes pas allergique rien ne dit qu’un jour les choses pourraient changer
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Allergies: 10 idées reçues au banc d’essai

 

Allergies: 10 idées reçues au banc d'essai

Les allergies sont présentes toute l’année. Photo Fotolia

L’Organisation mondiale de la santé prévoit qu’en 2050, 50 % de la population sera affectée par au moins une allergie.

Christine Rolland, directrice de l’association Asthme & allergies, décrypte les idées reçues sur cette maladie.

LES ALLERGIES SONT PLUS PRÉSENTES AU PRINTEMPS QU’EN HIVER.

FAUX. Les allergies sont présentes toute l’année. On répertorie des allergies aux acariens, aux poils d’animaux, aux moisissures, aux aliments, aux médicaments, l’asthme allergique et les allergies cutanées.

IL Y A PLUS DE PERSONNES ALLERGIQUES À LA CAMPAGNE QU’EN MILIEU URBAIN.

FAUX. Les allergies sont plus fréquentes en milieu urbain, notamment à cause d’une conjonction de facteurs. L’un d’entre eux, la pollution atmosphérique, aggrave l’allergie aux pollens.

SI L’ON ÉTERNUE BEAUCOUP AU PRINTEMPS, ON EST FORCÉMENT ALLERGIQUE.

VRAI ET FAUX. L’éternuement n’est pas le seul signe d’allergie. Si au printemps, on éternue et que l’on a le nez qui coule ou qui est bouché, les yeux qui démangent et moins d’odorat, on peut raisonnablement penser à l’allergie.

L’AUGMENTATION DE LA FRÉQUENCE DES ALLERGIES EST DUE À L’ENVIRONNEMENT.

VRAI. Une hypothèse relie la modification de notre flore intestinale et respiratoire à la diminution de la biodiversité de notre environnement. Cette modification provoque une rupture de notre tolérance, qui définit l’allergie. Mais il existe d’autres facteurs qui interviennent dans l’apparition des allergies. En premier lieu, le tabagisme (actif et passif) ainsi que d’autres types de pollution atmosphérique extérieure et intérieure, la modification du mode alimentaire.

IL FAUT FAIRE UN TEST CUTANÉ POUR SAVOIR À QUOI ON EST ALLERGIQUE.

VRAI. En plus d’un interrogatoire précis sur les circonstances d’apparition des signes de l’allergie, les tests cutanés et/ou si nécessaire une prise de sang pour doser les «IgE spécifiques» permettent d’identifier le ou les allergènes responsables. Ils peuvent être pratiqués dès le plus jeune âge.

L’AIR INTÉRIEUR EST MOINS POLLUÉ QUE L’AIR EXTÉRIEUR.

FAUX. L’environnement intérieur est 5 à 10 fois plus pollué que l’extérieur. Dans les lieux clos, plusieurs allergènes sont susceptibles de provoquer des réactions allergiques (acariens, poils d’animaux, moisissures…). À ces allergènes s’ajoutent les «polluants domestiques» utilisés au quotidien. Ces polluants fragilisent les occupants et augmentent le risque d’apparition de symptômes allergiques (tabac, produits d’entretien, désodorisants…).

LES SÉNIORS NE PEUVENT PAS DEVENIR ALLERGIQUES.

FAUX. Contrairement aux idées reçues, l’allergie peut survenir aussi chez les séniors, à 60 ans ou plus tard encore. Malheureusement, leurs symptômes sont souvent attribués à d’autres causes que l’allergie, retardant la prise en charge et le retour à des conditions de vie normales.

LES ALLERGIES NON TRAITÉES N’ONT PAS DE GRAVES CONSÉQUENCES.

FAUX. Une rhinite allergique «banale», par exemple (éternuements, nez bouché, nez qui coule, yeux qui piquent), peut évoluer vers des problèmes respiratoires bronchiques potentiellement graves : 30 % des rhinites allergiques non traitées évoluent en asthme.

LE TRAITEMENT ANTIHISTAMINIQUE PERMET UNE VIE NORMALE.

VRAI ET FAUX. Le traitement antihistaminique peut soulager efficacement des symptômes, mais il est parfois insuffisant. En fonction du type et de la sévérité de l’allergie, il est possible d’avoir recours à l’immunothérapie allergénique (désensibilisation).

LA PHYTOTHÉRAPIE ET L’HOMÉOPATHIE SONT DES TRAITEMENTS EFFICACES.

FAUX. Dans l’état actuel des connaissances scientifiques, on ne peut pas affirmer que ces traitements permettent de soigner les allergies. Ils peuvent être utilisés en complément, mais ne remplacent pas les traitements traditionnels, car ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité.

http://fr.canoe.ca