Le Saviez-Vous ► 13 choses à savoir sur le rire


On peut rire d’une blague, de faits cocasse, des exercices du rire. Il y a les fous rires, les rires nerveux, de rire thérapeutiques enfin bref le rire a plusieurs facettes.
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13 choses à savoir sur le rire


Choses à savoir sur le rire: il est contagieux.JACOB LUND/SHUTTERSTOCK

Tracey Middlekauff

Le rire est-il contagieux? Nerveux ou thérapeutique? L’humour est-il propre à l’humain ou d’autres espèces en font preuve? Auprès de spécialistes, découvrez tout du phénomène!

Quelle est la plus vieille blague au monde?

« Elle se perd dans la nuit des temps et est en tout cas antérieure à l’écriture », rappelle Christie Davies, professeur de sociologie à l’Université de Reading, en Angleterre.

Quant au plus vieux recueil de blagues répertorié à ce jour, il est grec : Philogelos (L’ami du rire). Il date du 4e siècle avant notre ère, bien que les histoires qu’il renferme soient plus anciennes. Le psychologue Steve Wilson, directeur du Mois national de l’humour aux États-Unis, raconte que l’ouvrage contient 265 blagues, dont celle-ci :

« Un barbier demande à son client : “Comment aimeriez-vous que je vous coupe les cheveux ? – En silence”, répond le client. »

Choses à savoir sur le rire: les vidéos de chats sont plus populaires que celles de chiens.ISTOCK/VICUSCHKA

Pourquoi les vidéos amusantes de chats sont-elles plus populaires que celles de chiens?

Cela dépend peut-être de ce qu’on attribue souvent un côté sombre aux félins.

« Je me souviens d’une vidéo dans laquelle un chaton fixe l’objectif pendant que le sous-titre indique qu’il songe à nous tuer, dit Scott Weems, neuroscientifique spécialiste de la cognition. Notre rapport aux chats est ambigu : d’un côté, ils sont terriblement mignons. De l’autre, quelques générations à peine nous séparent de l’époque où ils nous pourchassaient dans la savane africaine. Alors peut-être veulent-ils vraiment nous tuer. Cette idée a quelque chose d’amusant. »

Les animaux peuvent-ils rire?

Tout indique que l’humour est bien présent dans le monde animal. Scott Weems rappelle que les primates et les chiens rient, et même les rats. Et qu’est-ce qui les fait rire ? Les chatouilles!

 « Chatouillez-leur le ventre, comme vous le feriez à un bébé », conseille le scientifique.

Choses à savoir sur le rire: les bébés aussi ont le sens de l'humour.BEBEULZA/SHUTTERSTOCK

Les bébés ont-ils le sens de l’humour?

Scott Weems pense que les bébés ont un grand sens de l’humour, mais différent de celui des adultes.

« Prenez le jeu du “coucou, qui est là ?” ils en raffolent. Il faut savoir qu’à un si jeune âge le fait de voir quelque chose disparaître est inquiétant. Ce choc est suivi d’un grand soupir de soulagement lorsque l’enfant comprend que les choses restent en place même s’il cesse de les voir. À ses yeux, la surprise et le plaisir qui l’accompagne sont très proches d’un grand numéro comique pour un adulte. À cet égard, l’humour en dit long sur la complexité de la pensée. »

Et selon Rod Martin, professeur de psychologie à l’Université Western Ontario, le développement du sens de l’humour chez l’enfant apparaît dès le cinquième mois, au moment où il commence à rire.

Y a-t-il des enfants qui ne manifestent pas le sens de l’humour et en soient dépourvus à l’âge adulte?

Si, techniquement, le sens de l’humour ne vient pas avec la naissance, Rod Martin explique qu’il émerge spontanément au cours de notre développement cognitif et social, tout comme le rire.

« Bien sûr, certains enfants (et adultes) sont d’un naturel sérieux, calme et moins porté à rire, mais cela ne signifie pas qu’ils ne savent pas apprécier l’humour. »

Steve Wilson doute pour sa part qu’il existe des adultes qui en soient dépourvus.

« Presque tout le monde peut l’acquérir, et j’enseigne à le faire, confie-t-il. Il s’exprime différemment selon les personnes qui nous entourent. Il comporte une dimension sociale très importante. »

Choses à savoir sur le rire: c'est parfois un moyen de défense face à autrui.ONEINCHPUNCH/SHUTTESRSTOCK

Quels sont les différents types de sens de l’humour?

Rod Martin s’intéresse à la façon dont on l’utilise au quotidien, ainsi qu’à sa fonction.

« Certains aiment rire et plaisanter avec leur entourage. D’autres sont plus réservés, mais s’amusent beaucoup des absurdités de la vie. D’autres encore en usent de façon plus agressive, par la moquerie, le sarcasme, les blagues à caractère racial ou sexiste, etc. Pour ces personnes, l’humour semble être un moyen de se sentir mieux aux dépens d’autrui. »

Existe-t-il une forme universelle d’humour?

« Toutes nationalités confondues, les maladresses des autres font toujours rire », affirme Christie Davies.

Enfreindre indirectement les règles tacites du langage est universellement amusant ; en d’autres termes, il y a un effet comique à parler en public de sujets tabous. Le professeur de sociologie signale cependant que les interdits varient considérablement d’une société à l’autre. Peter McGraw, directeur du laboratoire de l’humour de l’Université du Colorado, croit néanmoins que la farce est une façon universelle de faire rire parce qu’elle se passe de mots.

« Tout ce qu’il faut, dit-il, c’est trouver la bonne victime. »

A-t-on tendance à avoir un sens de l’humour propre à sa nationalité ?

Le sens de l’humour varie effectivement beaucoup d’un pays à l’autre, confirme Scott Weems. On l’a même mesuré de manière scientifique : l’humour britannique est plutôt absurde de nature, en Amérique il présente un côté plus assuré ou agressif.

Une étude « invitant des personnes venant du monde entier à évaluer la qualité de diverses blagues a révélé que les Allemands s’amusent généralement de tout ».

Choses à savoir sur le rire: il apporte une sensation de bien-être.VOLODYMYR TVERDOKHLIB/SHUTTERST

Le rire peut-il améliorer le bien-être physique et émotionnel ?

Est-il vraiment le meilleur remède ? Bien que le rire ne puisse remplacer un traitement médical, on croit qu’il peut avoir un impact positif sur la santé et le bien-être.

Christie Davies ajoute que si le rire n’a pas d’effet direct sur la santé physique, « c’est une composante utile d’une stratégie cognitivo-comportementale visant à être joyeux plutôt que déprimé. Et bien sûr, la condition psychologique exerce une influence sur la santé physique. »

 Scott Weems ajoute que le rire est le meilleur remède, pourvu qu’on le combine à une bonne dose de pénicilline.

« Le rire améliore la santé cardiaque, la réaction immunitaire et même la tolérance à la douleur. Cela n’a rien d’étonnant puisque nous savons déjà que les effets du stress et de l’anxiété sur le corps sont terribles. Alors pourquoi l’humour n’exercerait-il pas l’effet contraire ? Je crois qu’il faut le voir comme un mécanisme de protection, un moyen d’occuper notre esprit à des choses positives et de nous préserver du stress. »

Comment l’humour peut-il nous aider dans l’adversité ?

Tout ce qui peut nous distraire de nos préoccupations, même pour un instant, est bénéfique. Steve Wilson le voit comme un amortisseur. À ses yeux, il nous procure un précieux sentiment d’équilibre et la capacité de dédramatiser les épreuves.

« Les pauses humoristiques ont vraiment du bon, soutient-il. Elles permettent de voir les choses autrement, et de rendre un peu plus tolérable ce qui ne l’est pas. »

Quelles sont les meilleures blagues issues de textes sacrés, si tant est qu’il y en ait ?

Si vous aspirez à rire aux éclats, une bonne comédie risque de vous donner davantage satisfaction qu’un passage de l’Évangile.

 « Les textes sacrés renferment quelques traits d’humour, particulièrement des jeux de mots et de l’ironie, affirme Rod Martin, mais ils ne sont pas très drôles. L’expérience religieuse repose sur un état d’esprit très différent. Le comique tourne les choses en dérision et se moque de ce qui est pompeux et trop sérieux. La religion exerce au contraire un effet d’élévation sur des actions triviales ou banales. »

Le rire est-il contagieux?

« On a plus d’une fois démontré que le fait de se trouver à proximité de gens qui rient suffit à nous rendre complices de leur hilarité », confirme Scott Weems.


Choses à savoir sur le rire: il existe un yoga du rire.ISTOCK/PIXDELUXE

Que sont le yoga du rire et la gélothérapie? Ces techniques ont-elles des vertus ?

Nira Berry enseigne le yoga du rire. Elle est aussi conseillère en santé et bonheur et PDG de LaughingRx. Elle a obtenu son « brevet d’enseignement » auprès d’un médecin indien à l’origine de la pratique. Le terme « yoga » n’est pas tout à fait exact, selon elle, dans la mesure où les cours et les ateliers ne tournent pas autour d’une séance classique.

« La technique repose plutôt sur le rire, la respiration profonde, le mouvement et le ridicule. Nous faisons des jeux de rôles ; par exemple, les participants peuvent se serrer la main d’une façon amusante, ou faire comme s’ils conduisaient une voiture en riant… Ensemble, on s’abandonne à des idioties. » Nira Berry ajoute que ses ateliers procurent aux participants des bienfaits émotionnels. « Ils disent se sentir remontés, pleins d’énergie, heureux et de bonne humeur : c’est une formidable expérience. »

L’être humain doit se détendre et avoir un peu de plaisir tous les jours, sans quoi il s’épuise. Même si on ne s’inscrit pas à un atelier, tout le monde devrait avoir sa dose quotidienne de rire. 

« Le rire est l’exercice tout indiqué pour réduire le stress. »

https://www.selection.ca/

Les dérives du yoga


Il y a plus de 90 000 professeurs de yoga canadien et américain qui sont certifiés et ce nombre est en constante croissance. Par manque de supervision, il y a beaucoup d’abus. Certains professeurs ne respectent pas les limites physiques de leurs élèves, d’autres sont de vrais escrocs, d’autres encore profite pour légitimée des attouchements sexuels envers les femmes. Car c’est surtout des femmes qui sont victimes de ces soi-disant yogis. Ces personne agissent comme les sectes en jouant sur les sentiments et la vulnérabilité
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Les dérives du yoga

 

Méconnaissance de l'anatomie, blessures plus fréquentes, enseignements parfois... (PHOTOMONTAGE LA PRESSE)

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

Méconnaissance de l’anatomie, blessures plus fréquentes, enseignements parfois farfelus, inconduites sexuelles… L’engouement pour le yoga a fait exploser le nombre de studios à Montréal, mais ils ne sont pas tous sûrs, affirment des professeurs. Qui adorent la pratique et ses bienfaits, mais sont néanmoins inquiets pour le grand public.

Une expansion anarchique

Le jour où son ex-voisine – et élève occasionnelle – a atterri aux urgences, le professeur de yoga Julien Gagnon voyait se concrétiser ses pires craintes.

« Une prof de yoga lui avait dit de se faire un lavement au sel pour se purifier. Alors, elle l’a fait et s’est ouvert l’oesophage sur toute la longueur », rapporte l’étudiant en kinésiologie, propriétaire d’un autre studio, Asana Performance, destiné aux athlètes.

Julien Gagnon

« On présente toujours le côté « Calinours » du yoga, où tout est toujours beau. Mais il y a un revers à la médaille », dit-il.

Le futur kinésiologue n’est pas le seul à s’inquiéter. Plusieurs yogis d’expérience ne reconnaissent plus leur milieu, qui a connu une expansion fulgurante.

La formation d’aspirants professeurs de yoga n’est ni surveillée ni réglementée. Le contenu des cours non plus.

« On se retrouve avec plein de gens extrêmement sous-qualifiés qui prennent soin du corps des autres », s’inquiète Julien Gagnon, qui est danseur de formation.

Il suffit de 200 heures – dont 30 sur l’anatomie – pour obtenir une certification, dit-il.

 « On s’en fiche, des heures ! Il faudrait que la formation se compte en années ! »

La Presse a publié une enquête au sujet d’un ex-culturiste, qui a formé des professeurs de yoga pendant 10 ans dans le Plateau Mont-Royal. Aujourd’hui, plusieurs ex-élèves soutiennent avoir été exploitées psychologiquement, financièrement ou sexuellement pendant leur formation.

« C’est le symptôme spectaculaire de quelque chose de plus généralisé [le manque d’éthique et de surveillance], qui explique que quelqu’un comme ça ait pu travailler aussi longtemps sans être dérangé », affirme Marie-Daphné Roy, fondatrice du centre Yoga Bhavana, dans le quartier Villeray.

Acrobaties et blessures

Problèmes d’articulations, de dos, de tendons…

« Chaque année, de 20 à 30 personnes me consultent parce qu’elles se sont blessées au yoga, rapporte Julien Gagnon. La récupération peut prendre plusieurs mois. »

Comme n’importe quels autres sportifs – encore plus sujets aux accidents -, certains s’étaient fait mal par excès de zèle. Mais plusieurs autres avaient été mal conseillés, estime-t-il.

Deux novices ont été poussées à renverser leur corps sur leurs épaules, écrasées par cette lourde charge. Par la suite, la première « ne pouvait même plus tenir une pomme ou une orange », raconte M. Gagnon. La seconde s’était présentée au cours avec des hernies discales aux cervicales : « Cette posture aurait pu la laisser paralysée ! »

Les gens veulent parfois « entrer » dans des postures sans tenir compte de leurs limites, de leur colonne vertébrale, parce qu’on leur a promis que ça débloquerait leurs « chakras » et qu’ils « atteindraient l’extase », déplore le futur kinésiologue.

« Certains sont totalement ensorcelés. On a mis la religion de côté, alors ils cherchent de nouvelles valeurs. Mais on joue avec eux quand on se prend pour des gourous. C’est manquer d’éthique. »

La femme à l’oesophage déchiré par un lavement faisait partie d’une formation suivie chaque année par une centaine d’autres aspirants professeurs, précise Julien Gagnon.

« Trop de gens sont des cobayes ! Qu’est-ce qui va se passer dans 10 ans si tu compresses tes hanches, ton dos à répétition ? On ne le sait pas…

« Non seulement on peut endommager nos disques, mais on peut aussi endommager nos organes, car on est souvent en train de les projeter vers le bas. À la longue, ça peut finir par créer plus d’incontinence chez les femmes et plus de hernies chez les hommes », prédit-il.

De 2001 à 2014, le taux de blessures de yoga traitées dans les urgences a pratiquement doublé aux États-Unis, et a été multiplié par 8 chez les 65 ans et plus – bien qu’elles restent globalement rares, à 17 par 100 000 participants. Il s’agissait d’entorses et de foulures dans environ la moitié des cas.

« Il semble y avoir un potentiel manque d’éducation adéquate, même pour les instructeurs certifiés », avancent les chercheurs ayant analysé ces données1.

« Référés par des psychologues »

L’écrivain et professeur de yoga torontois Matthew Remski a déjà subi des ajustements brutaux « dans lesquels [sa] cuisse ou [son] épaule était poussée, déchirée ou manipulée, comme s’il s’agissait de dompter une sculpture en métal indisciplinée », écrit-il sur son site internet.

Son professeur était pourtant « hautement qualifié » – comme l’étaient les profs de plusieurs autres des quelque 200 yogis blessés qu’il a interrogés dans le cadre d’une enquête.

À l’origine, le yoga était une pratique spirituelle et la douleur était vue positivement, comme un signe de transformation, explique Matthew Remski. Mais aujourd’hui, c’est tout le contraire : on promet de soigner son corps grâce au yoga.

« Le yoga a plusieurs bienfaits prouvés scientifiquement », indique un guide publié en 2017 par l’École de médecine de l’Université Harvard.

Les impacts positifs énumérés concernent entre autres : l’endurance, la souplesse, l’équilibre, le sommeil, les systèmes immunitaire et nerveux, la mémoire et l’attention, la dépression et l’anxiété, le stress, la fatigue, la douleur et la consommation d’alcool ou de cigarettes…

« Les gens sont de plus en plus nombreux à s’initier au yoga dans l’espoir de soigner des blessures ou parce qu’ils ont été référés par des psychologues », constate Marie-Daphné Roy, qui enseigne le yoga depuis 20 ans et est aussi massothérapeute.

« C’est super ! Mais les professeurs de yoga ne sont pas forcément formés pour aider des blessés ou des gens en dépression. Ils peuvent parfois aider, mais certains pourraient tout aussi bien aggraver la situation sans s’en rendre compte… » Marie-Daphné Roy, massothérapeute et professeure de yoga

Au fil de sa carrière, elle a observé toutes sortes de petits dérapages :

« Ils surviennent quand des gens immatures se retrouvent en position de pouvoir, sans que personne ne leur ait jamais enseigné que des responsabilités viennent avec la relation prof-élève », ajoute Mme Roy.

« En yoga, on sent notre corps, on se sent connecté, et c’est facile de conclure que le professeur est la cause de ce bien-être jamais ressenti auparavant. Ça crée une grande fidélité. »

Un prof a eu des relations amoureuses avec au moins trois élèves, raconte Mme Roy. D’autres ont rendu des élèves dépendants, sans même chercher consciemment à le faire, précise-t-elle.

« La quête de mieux se connaître, d’être bien dans son corps, on peut vite transformer ça en dépendance. Le prof peut encourager les inscriptions de façon constante. Ça finit par avoir un impact sur le portefeuille. »

Que faire ?

Dans la foulée du mouvement #moiaussi, la plus grande association de professeurs de yoga en Amérique du Nord, Yoga Alliance, a ajouté sur son site une section intitulée « Ressources sur l’inconduite sexuelle », où l’on trouve sa politique sur le sujet.

« Mais c’est juste un guide, ça ne donne aucun recours au public », souligne Marie-Daphné Roy.

Elle suggère d’imposer un plancher de 10 ans d’expérience pour pouvoir entraîner les aspirants professeurs de yoga. Et qu’une instance quelconque sélectionne et encadre ces formateurs chevronnés.

Pour Matthew Remski, il est encore plus urgent de s’attaquer au « culte de la personnalité » dont bénéficient certains professeurs vedettes. « Les blessures les plus dommageables viennent de relations profs-élèves dysfonctionnelles », affirme l’écrivain, qui vient tout juste de publier un livre sur la dynamique sectaire dans le milieu du yoga.

C’est ce qui permet à quelques-uns d’imposer des « comportements abusifs » et des « méthodes discutables », estime-t-il.

Quelque 90 400 professeurs de yoga américains ou canadiens sont actuellement certifiés par la Yoga Alliance. Leur nombre augmente de plusieurs milliers chaque année.

Le nombre d’Américains qui pratiquent le yoga a atteint 36,7 millions en 2016. Une hausse de 80 % en quatre ans et de 817 % en 15 ans.

1. « Yoga-Related Injuries in the United States From 2001 to 2014 », Orthopaedic Journal of Sports Medicine

Ce qu’en pense la Canadian Yoga Alliance

« Nous sommes fortement en accord [avec les conclusions de l’étude américaine sur les blessures en yoga] pour dire que les normes nationales doivent être plus strictes au sujet de la sécurité », nous a indiqué par courriel la Canadian Yoga Alliance (CYA), qui regroupe près de 2000 professeurs de yoga canadiens.

« Certaines associations enregistrent des écoles n’ayant pas ou peu de critères de sélection de professeurs, ce qui produit des profs sans expérience ni formation préalable en yoga. Les problèmes commencent quand ils vont ensuite enseigner. Un marché de professeurs de yoga inexpérimentés provoque des blessures. »

Les écoles membres de la CYA doivent pour leur part sélectionner leurs professeurs en fonction de critères obligatoires, sous peine d’être radiées.

« Comme dans d’autres professions, il y a des pommes pourries », ajoute l’organisme dans son courriel. « Nous avons peut-être reçu trois ou quatre plaintes concernant des professeurs de yoga en près de deux décennies. Mais aucune plainte de nature sexuelle ni une seule demande d’assurance pour dommages corporels. »

Comment le piège se referme

Aux États-Unis, depuis 2012, plusieurs élèves ont accusé trois superstars du yoga de les avoir exploitées sexuellement. D’autres allégations concernent le fondateur d’Ashtanga Yoga, Pattabhi Jois (1916-2009). À partir de 2016, le professeur de yoga torontois Matthew Remski a commencé à recueillir les témoignages de certaines des femmes agressées par Jois, pour éventuellement en publier 16. Il raconte le tout dans un nouveau livre, qui permet de comprendre comment le piège se referme : Practice and All Is Coming – Abuse, Cult Dynamics, and Healing in Yoga and Beyond(« Entraîne-toi et tout suivra : abus, dynamique sectaire et guérison dans le yoga et au-delà »). Nous avons lu son ouvrage et l’avons interviewé. Compte rendu (adapté par souci de concision).

Qui peut devenir prisonnier d’un groupe de yoga toxique ?

Cela n’a rien à voir avec la personnalité de l’individu. Les désirs d’appartenance ou de trouver un sens sont très humains. Tout le monde passe par des périodes de vulnérabilité, vit des deuils, une séparation, la maladie… C’est ce qui nous rend plus vulnérables devant les promesses d’un groupe.

« Personne ne s’enrôle dans une secte, on retarde le moment de quitter une organisation qui nous a trahis », m’a dit une des victimes de Pattabhi Jois [son ancien maître, célèbre fondateur d’Ashtanga Yoga].

Pourquoi ne pas fuir dès les premiers signes inquiétants ?

La personne sent bien qu’il se passe quelque chose de mal, mais les autres membres la conditionnent à ignorer l’abus. Ils le dépeignent comme quelque chose de bénéfique spirituellement et peuvent même se montrer jaloux.

La prémisse voulant que le leader soit un maître spirituel favorise le déni. On répète à la victime qu’elle doit continuer à pratiquer le yoga pour comprendre ses gestes, qu’elle manque de courage si elle veut partir.

C’est une forme de « toilettage social ». Pattabhi Jois a pu commettre des crimes pendant des décennies parce que ses élèves disaient aux femmes que ses attouchements n’étaient « pas sexuels ».

Pourquoi ne pas fuir après une grave agression ?

Si une personne se fait fracturer la jambe, on ne la tiendra pas responsable de ne pas se mettre à courir pour fuir son agresseur. L’attaque a anéanti ses capacités.

Les relations abusives érodent tout autant la faculté d’agir. Maintenir une personne dans les émotions et l’isolement l’empêche d’exercer sa pensée critique.

La victime devient émotivement et financièrement dépendante de la structure. Ce qu’elle vit dans le groupe la reprogramme petit à petit et désorganise ses stratégies d’attachement.

Le maître est vu comme un père. Et, comme les enfants battus, la victime se sent obligée d’aller chercher des soins auprès de lui, même s’il lui fait du mal et si elle veut fuir.

Ces réflexes contradictoires la paralysent. Quand elle a peur, son esprit peut même s’éteindre, elle peut s’absenter d’elle-même. C’est une façon de survivre. Mais cet engourdissement peut être interprété à tort comme une expérience spirituelle.

Est-il possible d’intenter des poursuites ?

Il est difficile de prouver l’absence de consentement dans ce genre de situations, parce que la loi ne tient pas compte du fait que des gens semblent consentir, alors qu’ils sont en fait victimes d’une influence indue.

Les défenseurs de Pattabhi Jois disent que les femmes consentaient à être touchées puisqu’elles retournaient le voir. Mais c’est un « consentement » problématique, dans la mesure où la réponse à un traumatisme peut être de geler, de figer ou de chercher à apprivoiser [l’agresseur].

En réalité, il y a un contact sexuel non désiré puisqu’il y a un déséquilibre de pouvoir.

Quelles croyances sont nuisibles ?

Des maîtres de la croissance personnelle martèlent qu’avoir une « mentalité de victime » trahit un manque de caractère, qu’être « victime » est débilitant.

Le terme doit être déstigmatisé. Il a aussi un sens purement juridique, qui sert à désigner une personne contre laquelle un crime a été commis. Prétendre que l’impact du crime ne tient qu’à l’attitude de la victime est injuste et faux. Le crime est traumatisant, il a un impact sur le corps. Le trauma n’est pas une « mentalité ».

Reconnaître qu’il y a eu tromperie permet de replacer la responsabilité là où elle réside vraiment. Personne ne devrait être blâmé pour avoir été berné.

Pourquoi avoir écrit un livre sur le sujet ?

Pour réduire le risque que des gens entrent dans un groupe en souhaitant guérir ou être guidés et vivent tout autre chose. Connaître la dynamique des groupes toxiques – l’idéalisation, le transfert – nous rend moins vulnérables.

En donnant une voix aux femmes qui ont été victimes de Pattabhi Jois, j’espère aider des gens à reconnaître leur propre expérience. Un certain modèle de professeurs masculins et charismatiques suscite encore la fascination, ce qui peut conduire à la domination.

Toute l’industrie du yoga est aux prises avec un problème envahissant : l’absence de réglementation et de responsabilité.

Quatre cas de suspects

Des attouchements en plein cours

Des vedettes comme Sting, Madonna et Gwyneth Paltrow étaient fans de Pattabhi Jois, fondateur de la méthode de yoga Ashtanga, qu’il enseignait aux États-Unis et en Inde.

PHOTO WIKIMEDIA COMMONS

Des vedettes comme Sting, Madonna et Gwyneth Paltrow étaient fans de Pattabhi Jois, fondateur de la méthode de yoga Ashtanga, qu’il enseignait aux États-Unis et en Inde.

« Des femmes rapportent que [devant tous les autres élèves], il tâtait leur poitrine, se frottait sur elles en bougeant et les pénétrait de façon digitale, sous prétexte d' »ajuster » leur posture », écrit Matthew Remski dans un article publié dans The Walrus, après deux ans d’enquête.

Jois a d’abord été dénoncé sur Facebook – huit ans après sa mort – en 2017. Mais des vidéos corroborent en partie ce que les victimes rapportent.

Pénétrées à travers leurs vêtements

Manouso Manos a pénétré avec ses doigts des Américaines à travers leurs vêtements ou touché leur poitrine, sous prétexte d’« ajuster » leur posture.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

Il y a quelques jours, un prof vedette d’une très populaire branche de yoga a été radié… trois décennies après les premières plaintes le concernant. Le fondateur de l’école lui avait d’abord donné « une deuxième chance », ce qui avait provoqué la démission de professeurs indignés. Manouso Manos – qui a donné un atelier à Montréal en juillet – a pénétré avec ses doigts des Américaines à travers leurs vêtements ou touché leur poitrine, sous prétexte d’« ajuster » leur posture.

Leurs témoignages sont convaincants « hors de tout doute raisonnable », précise le rapport d’enquête indépendante mis en ligne la semaine dernière sur le site de l’association américaine de yoga Iyengar (IYNAUS).

Millionnaire en fuite

Bikram Choudhury – devenu millionnaire en popularisant la pratique du yoga dans des pièces surchauffées – a fui la Californie pour l’Asie lorsqu’un jury l’a condamné à verser 6,5 millions à une ex-employée.

PHOTO PIOTR REDLINSKI, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Bikram Choudhury – devenu millionnaire en popularisant la pratique du yoga dans des pièces surchauffées – a fui la Californie pour l’Asie lorsqu’un jury l’a condamné à verser 6,5 millions à une ex-employée. Elle avait été témoin et victime de ses agissements « graves, continus et offensants » à l’égard des femmes et des minorités. Plusieurs autres femmes le poursuivent pour harcèlement ou agression.

« Je les ai trouvées dans les déchets et leur ai donné vie », a-t-il dit en entrevue avec HBO, en 2016. « Pourquoi devrais-je harceler ? Les gens dépensent 1 million pour une goutte de mon sperme. »

Massages à plusieurs mains

Une autre superstar du yoga, John Friend, a eu des relations sexuelles avec des employées. Et lancé un groupe de « sorcières », qui se dénudaient pour lui donner des massages à plusieurs mains.

PHOTO JON HYDE, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Une autre superstar du yoga, John Friend, a eu des relations sexuelles avec des employées. Et lancé un groupe de « sorcières », qui se dénudaient pour lui donner des massages à plusieurs mains. Le scandale a été rapporté par de grands médias en 2012, après la diffusion de documents sur un site anonyme et la cueillette de témoignages. Une femme a dit au site Daily Beast que leur premier « rituel » avait eu lieu lors d’un séjour à Montréal, en 2008. Disant s’absenter pour « réfléchir » et suivre une thérapie, John Friend a quitté son entreprise, Anusara, pour en lancer ensuite une autre, Sridaiva.

https://www.lapresse.ca

Cette femme a inventé le yoga pour les enfants. Les experts sonnent l’alarme, que cela peut paralyser un enfant!


Le coeur m’a arrêter quand j’ai vue cette femme tordre les bras d’un bébé pour soi-disant renforcer ses muscles. C’est quoi cette torture ? Du yoga ?? Faut-il vraiment attendre qu’un drame grave se produise pour arrêter ses idioties ?
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Cette femme a inventé le yoga pour les enfants. Les experts sonnent l’alarme, que cela peut paralyser un enfant!

Lena Fokina est une enseignante certifiée en éducation physique. Elle a inventé le yoga pour les enfants, ce qui implique de pratiquer l’enroulement des bras et des jambes du bébé. Ce qu’elle fait pour les enfants est choquant, surtout dans le contexte des dernières recherches, qui affirment que vous ne devriez pas tordre les enfants parce que vous pouvez vous retrouver avec des bébés atteints de lésions cérébrales.

La femme croit que sa technique renforce les muscles des tout-petits qui ont un réflexe de préhension naturelle. Ce qui est pire, c’est qu’il n’y a pas de pénurie de parents qui sont prêts à mettre leur bébé de quelques mois entre ses mains. Ils estiment que c’est la meilleure façon d’assurer la santé de leur bébé. Ils croient que Igor Borisovich, qui a également été impliqué dans «guérir» les enfants en les noyant sous l’eau, est également un spécialiste de génie.

De nombreux sites interdisent son exercice dans la crainte que quelqu’un blesse son propre enfant. Nous le rappelons! Cette technique est dangereuse et peut conduire à une paralysie de l’enfant, ne pas essayer cela à la maison!

http://www.estpositive.fr/

Yoga : la posture du chien dangereuse pour les patients qui souffrent de glaucome


Ceux qui souffrent du glaucome devraient semble-t-il s’abstenir de certaines postures de yoga pour ne pas accentué la pression sur le nerf optique de l’oeil.
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Yoga : la posture du chien dangereuse pour les patients qui souffrent de glaucome

 

Adho Mukha Svanasana « chien tête en bas »

 

Une récente étude américaine vient de dévoiler la liste des 4 postures de yoga à éviter lorsque l’on souffre de glaucome.

Le glaucome est une maladie dégénérative du nerf optique qui touche surtout les personnes âgées de plus de 45 ans. Cette pathologie est provoquée par une augmentation de la pression oculaire, qui va « peser » sur le nerf et perturber l’envoi des informations au cerveau. Au fur et à mesure, le champ visuelrétrécit, jusqu’à la cécité.

Or, une récente étude du New York Eye and Ear Infirmary of Mount Sinai (États-Unis) vient de montrer que la posture de yoga du « chien tête en bas » aurait tendance à accentuer la pression sur le nerf optique, donc à aggraver la situation des patients atteints par le glaucome.

Pour réaliser cette posture, la personne doit se placer à quatre pattes, les mains bien à plat au sol, puis monter lentement les fesses vers le plafond en tendant les jambes et les bras. Les mains sont toujours à plat au sol, les doigts écartés, les talons sont décollés, le dos n’est pas cambré et la tête est rentrée en direction de la poitrine.

Uttanasana, Halasana et Viparita Karani

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi un groupe de volontaires – certains atteints par le glaucome, d’autres sains. Au début de l’expérience, les scientifiques ont mesuré la pression oculaire des participants, puis ceux-ci ont dû exécuter la posture du « chien tête en bas » pendant 2 minutes, avant qu’une nouvelle mesure soit réalisée. Résultat ? Pendant l’exercice de yoga, la pression oculaire était significativement plus forte.

Outre la posture du « chien tête en bas », les chercheurs ont également identifié 3 autres exercices de yoga dangereux en cas de glaucome : 

le Uttanasana (se pencher en avant, jambes tendues, en repliant la poitrine sur les cuisses et en se tenant les mollets),

 

le Halasana (couchée sur le dos, on ramène les pieds au-dessus de la tête en tendant les jambes)

 

le Viparita Karani (couchée sur le dos, on lève les jambes à angle droit en s’appuyant contre un mur).

Ces travaux ont été publiés dans la revue spécialisée PlOs One.

http://www.topsante.com/

On vole la vedette


 

Il y a des gens qui aiment montrer leurs prouesses et le partage en vidéo, mais son chat s’en fou éperdument. La preuve : avec nonchalance, ce chat cache cette femme qui fait du yoga en affichant dans son activité favorite : La paresse
Nuage

 

On vole la vedette

Quand un chihuahua prend un cours de yoga


Ceux qui sont adepte des exercices de yoga et puis même ceux qui n’en font pas vont adorer ce petit chien montrer son savoir faire en matière d’étirement.
Nuage

 

Quand un chihuahua prend un cours de yoga

 

Votre chien vous semble un peu stressé, et vous cherchez une solution pour l’apaiser ? Et si vous tentiez le yoga ?

Avec ce Chihuahua italien, qui répond au petit nom de Panchino, cette technique marche à la perfection. Le petit toutou est tout du moins extrêmement concentré, et suit à la lettre les instructions de son maître, répétant consciencieusement chacun de ses mouvements.

« Essaie d’étirer ton dos et tes pattes autant que tu peux«  lui dit son humain.

Et le Chihuahua de s’exécuter.

Pas besoin de connaître plus cet homme et son petit compagnon à 4 pattes pour pouvoir affirmer qu’uneexceptionnelle complicité les lie.

http://wamiz.com