Est-ce que les plantes peuvent mémoriser et apprendre ?


 

La nature nous donne de très bonnes leçons sur les capacités de s’adapter, d’apprendre, et même de mémoriser. Les plantes en autres sont vraiment plus qu’une tige et des feuilles. Elles réagissent et garde en mémoire pour leurs rejetons pendant plusieurs générations, elles apprennent à mieux s’adapter à son milieu.
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Est-ce que les plantes peuvent mémoriser et apprendre ?

 

Fleur de mimosa pudique

Le mimosa pudique est connu pour son mouvement de rétractation rapide lorsque l’on touche ses feuilles.

JORGE GARCIA/VWPICS/SIPA

Stéphane Desmichelle Rédactrice en chef adjointe, pôle digital Sciences et Avenir

Pour commencer, les plantes ont elles une mémoire ? La réponse est oui. De nombreuses études ont prouvé que les plantes sont capables de se souvenir d’une modification de leur environnement et de s’y adapter.

Par exemple, en 2006, une équipe dirigée par Barbara Hohn, de l’Institut pour la recherche biomédicale Friedrich-Miescher (Basel, Suisse) a montré qu’Arabidopsis thaliana, une plante de la famille des crucifères garde en « mémoire » le souvenir d’évènement stressants et transmet même à sa descendance la capacité de s’adapter aux conditions difficiles. Pour étudier ce phénomène, ces cultures avaient été soumises à deux stress : certaines à un rayonnement ultraviolet et d’autres à une protéine bactérienne. Dans les deux cas, la plante a réagi en augmentant la fréquence des « recombinaisons homologues » lors des divisions cellulaires, des échanges de segments d’ADN semblables permettant de créer de la diversité génétique. Un réarrangement qui a persisté dans les quatre générations suivantes sans qu’il y ait eu besoin de soumettre à nouveau les descendantes aux mêmes facteurs de stress.

« Les plantes peuvent utiliser les molécules et les réseaux pour stocker les expériences récentes apprises »

Le point qui taraude les scientifiques est plutôt le suivant : quel peut bien être le support de cette mémoire dans la mesure où les plantes sont dépourvues de cerveau et de… neurones ? Pour la chercheuse australienne Monica Gagliano, les plantes posséderaient un système semblable au réseau neuronal des animaux.

« Les plantes peuvent utiliser les molécules et les réseaux pour stocker les expériences récentes apprises (c’est-à-dire les souvenirs) mais cela reste à explorer et à comprendre », explique-t-elle à Sciences et Avenir.

Une piste récente : les prions. Une étude britannique publiée en 2016 dans la revue PNAS a montré que ces fameuses protéines impliquées dans plusieurs maladies (Creutzfeldt Jakob, tremblante du mouton…), pourraient être le support de la mémoire chez les plantes. En effet, selon les travaux de l’équipe de Susan Lindquist (Université de Cambridge), les prions, qui ont la faculté de changer de forme et de fonction, joueraient un rôle central dans la mémorisation des variations de l’environnement vécues par la plante. Lors d’un changement de température, celui de la durée jour/nuit, une exposition au froid… la protéine se reconfigurerait d’une nouvelle manière, adoptant alors une nouvelle fonction. Les chercheurs ont d’ailleurs identifié dans la plante modèle Arabidopsis pas moins de 500 protéines pouvant se comporter comme des prions.

Le mimosa pudique s’exhibe

S’il est donc établi que les plantes sont dotées d’une mémoire, peut-on imaginer qu’elles puissent également d’apprendre ? Oui ! Preuve en est le mimosa pudique, ou la sensitive, plante tropicale rampante qui se rétracte quand on la touche. Au moindre effleurement de ses feuilles, elle referme ses folioles. Tout comme lorsque l’on déplace son pot. Un réflexe (utile dans une certaine mesure pour effrayer les insectes herbivores) que sont venus titiller des chercheurs. Monica Gagliano et son équipe ont mis au point un système capable de soulever des dizaines de pots de sensitive toutes les 5 secondes. Résultat, après 5 à 6 déplacements, certaines plantes arrêtent de se replier et, au bout de 60, plus aucune ne réagit. En revanche, si l’on frôle une feuille, la sensitive se rétracte immédiatement. Elle a donc appris que le déplacement du pot était sans danger. Et plusieurs semaines après les test, elle s’en « souvient » encore.

La même scientifique est allée plus loin et a établi en décembre 2016 qu’à l’instar des animaux (comme l’avait démontré Pavlov), les plantes apprennent par association. Elles pourraient en effet associer deux stimuli et ainsi apprendre, se souvenir des informations et faire des choix en conséquence. Dans l’étude, publiée dans Nature Scientific Reports, de jeunes plants de pois, Pisum sativum, ont été soumis à deux stimuli, la lumière et le vent, placés soit du même côté soit à l’opposé d’un labyrinthe en Y. Ils ont ensuite observé de quel côté poussaient les plantes. Au final, les jeunes pousses ont effectué des choix différents selon la configuration et anticipé l’endroit et le moment où la lumière allait apparaître.

 

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Le Saviez-Vous ► Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?


 

Question importante si on songe à coloniser d’autres planètes qui dureront plusieurs années de voyage. Avoir un enfant dans l’espace sous l’apesanteur aura-t-il une incidence sur l’ADN du bébé. Ce sont des hypothèses qui issus d’expériences sur la santé des astronomes et des animaux. Les résultats ne sont pas vraiment encourageants
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Si l’homme vivait dans l’espace, à quoi ressemblerait-il ?

Astronautes

Officiellement, la Nasa refuse de dire si des astronomes ont déjà eu des relations sexuelles dans l’espace.

© NASA/SIPA

« Supposons que des hommes et femmes partent dans l’espace sans retour. Ils se reproduisent normalement. Étant toujours en apesanteur, à quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ? ».

• Partir dans l’espace sans retour

Les projets pour coloniser l’espace sans retour sont rares à l’heure actuelle, la seule mission « sérieusement » envisagée est baptisée « Mars One », lancé en 2012 par les Néerlandais Bas Lansdorp et Arno Wielders (ingénieur et physicien). Elle consiste à… coloniser Mars. Le milliardaire Elon Musk, fondateur de la société SpaceX, rêve lui aussi d’envoyer des individus sur la planète rouge, mais prévoit un trajet retour (si les colons parviennent à fabriquer sur place le carburant nécessaire !). Ces projets sont critiqués par plusieurs scientifiques, qui soulignent les nombreux obstacles technologiques et financiers à surmonter

• Se reproduire normalement

Peut-on avoir une relation sexuelle dans l’espace ? La question peut prêter à sourire, mais la Nasa a réellement réalisé des expériences en ce sens… sur des animaux. Le premier accouplement officiel en apesanteur a eu lieu en 1994 : il s’agissait de médakas (Oryzias latipes), une espèce de poisson abondante dans les rizières et couramment élevée en aquarium. La célèbre astronaute française Claudie Haigneré a participé à une expérience similaire en 1996, mais sur le triton, l’objectif étant là encore de déterminer si la fécondation naturelle et le développement embryonnaire d’un vertébré pouvaient avoir lieu en micropensanteur. Ces travaux ont permis de révéler des anomalies à certains stades du développement embryonnaire, au niveau de la division cellulaire et de la fermeture du tube neural.

Et chez l’homme ? Officiellement, la Nasa ne se prononce pas sur des possibles relations sexuelles entre astronautes dans l’espace. Même si en 1992, Mark Lee et Nancy Jan Davis, un couple marié, a participé à la même mission spatiale... Pour autant, l’Agence spatiale américaine s’intéresse vraiment à la question de la conception d’un bébé en microgravité. Une étude publiée en 2010 par trois scientifiques génère des désillusions : dans l’état actuel des choses, les radiations solaires semblent bien trop dangereuses pour la gestation. Les rayons cosmiques frappant un vaisseau au cours d’un long voyage réduiraient la concentration des spermatozoïdes chez l’homme et stériliseraient sans doute un œuf fécondé. Quand bien même le fœtus atteindrait son terme, son ADN aurait sans doute subi des mutations rendant les femmes stériles. Heureusement pour la survie de notre espèce, il reste toujours la fécondation in vitro.

• Étant toujours en apesanteur, a quoi ressemblerait l’être humain au bout de quelques générations ?

Nous n’avons pas connaissance d’une quelconque publication scientifique sur ce sujet à l’heure actuelle. Probablement car la fécondation dans l’espace est déjà un frein à l’heure actuelle. Toutefois, de nombreuses études montrent que les missions de longue durée dans l’espace présentent des risques pour la santé : en effet, en l’absence de force gravitationnelle, les cellules de l’organisme sont moins contraintes, ce qui perturbe leur organisation et leur stabilité qui se sont construites en corrélation avec la pesanteur terrestre. Sans oublier la forte exposition aux rayonnements cosmiques.

Ainsi, les astronautes voient leur organisme fragilisé : leur système immunitaire se dérègle, ce qui les rend plus vulnérables aux agents pathogènes, le risque de perte osseuse et de fracture augmentent, leurs capacités aérobiques (servant à produire de l’énergie à partir d’oxygène) diminuent. Leur masse musculaire fond, au niveau des jambes en particulier, d’où la nécessité de faire plusieurs heures d’exercice par jour pour ne pas perdre en force et en coordination : Thomas Pesquet teste actuellement une machine baptisée MARES dont la fonction est de mesurer la perte de masse musculaire liée à la microgravité et de trouver des exercices pour la limiter. Perdant de la masse musculaire et sous-estimant leurs besoins nutritionnels, les astronautes laissent prévoir que l’homme de l’espace sera plus mince qu’actuellement.

D’autres effets, encore moins visibles de l’extérieur, ont été constatés chez des astronautes effectuant des missions longue durée : leurs battements cardiaques deviennent irréguliers, et leur cœur… plus rond ! Ce qui rend cette pompe moins efficace. Sa santé mise à rude épreuve, il est également fort à parier que l’homme de l’espace devra trouver un moyen d’améliorer sa perception visuelle et son orientation spatiale, car ces deux éléments sont perturbés par la microgravité. Enfin, les rayonnements cosmiques n’épargnent pas le système nerveux de l’astronaute, et seraient à l’origine de maladies dégénératives. Pour coloniser l’espace, l’être humain devra trouver des solutions à ces multiples problèmes.

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L’homme de Néandertal, pionnier de l’automédication?


L’homme de Néandertal n’était vraiment pas si bête qu’on pourrait le croire, ils se servaient déjà de plante médicinale pour se soigner, des dérivés de l’aspirine et de la pénicilline par exemple. En plus grâce à la plaque dentaire, les scientifiques ont pu même découvrir que leur alimentation étaient selon l’accessibilité de la viande ou non.
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L’homme de Néandertal, pionnier de l’automédication?

 

 

Représentation d’un homme de Néandertal

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

L’homme de Néandertal, notre cousin disparu, se soignait déjà à l’«aspirine» il y a 48 000 ans, en mangeant du peuplier qui libère une substance aux propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, selon une étude publiée mercredi.

Cette découverte a été réalisée par une équipe internationale de chercheurs qui a étudié le tartre dentaire de quatre fossiles d’hommes de Néandertal. Retrouvés en Belgique (grotte de Spy) et en Espagne (site d’El Sidron), ils ont entre 42 000 et 50 000 ans.

La plaque dentaire est un véritable attrape-tout: elle capture les micro-organismes de la bouche, les agents pathogènes de l’appareil respiratoire et digestif, mais aussi de petits morceaux de nourriture coincés dans les dents. Lorsqu’elle se minéralise sur les dents, elle se transforme en tartre.

«L’analyse génétique de l’ADN « enfermé+ dans la plaque dentaire représente une fenêtre unique sur le mode de vie de l’homme de Néandertal», souligne Laura Weyrich, de l’Université d’Adélaïde (Australie), principal auteur de l’étude publiée dans la revue Nature.

 Le tartre donne des informations sur le régime alimentaire de ces hommes préhistoriques,  leur état de santé, l’impact de l’environnement sur leur comportement, ajoute-t-elle.

Pour les chercheurs, la «principale surprise» est venue de l’étude du tartre dentaire d’un jeune adulte néandertalien trouvé dans la grotte d’El Sidron (nord-ouest de l’Espagne). Il souffrait d’un abcès dentaire encore visible sur sa mâchoire. L’analyse de son tartre montre qu’il était aussi affecté par un parasite intestinal (Enterocytozoon bieneusi) qui provoque des diarrhées sévères.

Cet homme malade mangeait du peuplier, dont les bourgeons sont «réputés pour contenir des concentrations élevées d’anti-inflammatoires ou antalgiques, comme notamment la salicine», métabolisée en acide salicylique (aspirine) par notre foie, explique à l’AFP Bastien Llamas, coauteur de l’étude.

L’ADN de la moisissure Penicillium, qui produit naturellement l’antibiotique pénicilline, est également présent dans le tartre, ajoute ce chercheur.

«Apparemment, les hommes de Néandertal connaissaient bien les plantes médicinales, leurs propriétés anti-inflammatoires et antidouleur et semblent s’être automédiqués», déclare Alan Cooper, directeur du Centre Australien pour l’ADN ancien (ACAD) de l’Université d’Adélaïde.

Rhinocéros ou pignons de pain

L’analyse ADN corrobore une étude parue en 2012 dans la revue Naturwissenschaften qui évoquait la possibilité que l’homme de Néandertal se soit servi de plantes médicinales comme la camomille ou la millefeuille pour se soigner. Elle s’appuyait sur l’analyse chimique du tartre de fossiles de Néandertaliens retrouvés là aussi à El Sidron.

Dans l’étude parue mercredi, les scientifiques indiquent également être parvenus à réaliser le séquençage presque complet d’une bactérie très similaire au Methanobrevibacter oralis, qui provoque des parodontites (l’infection de la gencive et du tissu osseux). Vieux de 48 000 ans, il s’agit du plus vieux génome microbien à avoir été décrypté.

L’étude illustre aussi la diversité des régimes alimentaires de l’homme de Néandertal suivant la région où il vivait et le type de nourriture disponible.

En Belgique, les Néandertaliens de la grotte Spy mangeaient du rhinocéros laineux et des mouflons, accompagnés de champignons, selon les chercheurs.

«Ils vivaient dans un environnement de steppes» et «les gros animaux herbivores représentaient pour eux une source majeure d’aliments», déclare à l’AFP Laura Weyrich.

Plus au sud, les hommes de Néandertal du site d’El Sidron «vivaient dans une forêt dense à l’époque». «Leur régime était largement composé de champignons, de pignons de pain et de mousses, plutôt que de gros gibier», ajoute-t-elle.

«Il semble donc que la population belge était chasseuse et cueilleuse, alors que la population espagnole était juste cueilleuse», souligne Bastien Llamas, lui aussi chercheur à l’université d’Adélaïde.

L’homme de Néandertal, du genre Homo comme l’homme moderne, est apparu il y a environ 300 000 ans en Eurasie et s’est éteint il y a environ 30 000 ans.

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Moins de 50% de poulet dans ses sandwichs: «100% faux», dit Subway


Dans les restaurations rapides, les divers sandwichs de poulet ne contiennent pas 100 % du poulet, que ce soit McDonald’s, Wendy’s, Tim Hortons et A&W affichent plus de 85 % de poulet, mais chez Subwey, eux moins de 55 %. Bien entendu, Subwey conteste cette étude. Reste que quand on demande une viande dans un sandwich, on espère que ce soit vraiment de la viande choisi
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La galette de viande du sandwich de poulet... (Photo Andrey Rudakov, archives Bloomberg)

La galette de viande du sandwich de poulet grillé du Subway ne contenait que 54 % de poulet, selon les tests du laboratoire de l’Université Trent, en Ontario.

PHOTO ANDREY RUDAKOV, ARCHIVES BLOOMBERG

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Subway Canada réplique avec vigueur à un reportage de Radio-Canada (CBC) qui a calculé que ses sandwichs au poulet contenaient peu de poulet et beaucoup d’autres choses, probablement du soya.

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, la branche canadienne de Subway conteste les résultats de laboratoire obtenus par la CBC.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

La viande du sandwich poulet « teriyaki et oignons doux » ne contient que 43 % de poulet, selon les tests du laboratoire de l’Université Trent, en Ontario.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

C’est l’émission Marketplace de la CBC qui a mené des tests d’ADN sur le poulet contenu dans des sandwichs de quelques restaurants bien connus. Tous les produits choisis étaient faits de viande grillée, et non frite. Sans surprise, aucun n’a obtenu un contenu 100 % poulet, les préparations contenant d’autres ingrédients, comme du soya ou des épices, ce qui a d’ailleurs fait bondir la quantité de sel contenue dans cette « viande ». 

Le sandwich au poulet de McDonald’s testé contenait 85 % de poulet, celui de Wendy’s 89 %, Tim Hortons était à 87 % et A & W a obtenu un taux de poulet de 90 %. 

C’est nettement au-dessus des résultats de ceux de Subway : la galette de viande de son sandwich de poulet grillé ne contenait que 54 % de poulet. Pire : la viande de son sandwich poulet « teriyaki et oignons doux » n’avait que 43 % de poulet, a calculé le laboratoire de l’Université Trent, en Ontario, qui a fait les tests.

C’est de l’ADN végétal qui se trouve aussi dans ces préparations de poulet, ce qui laisse croire à une large utilisation d’ingrédients de comblement, comme le soya. Surpris par les résultats, le chercheur a refait les tests sur d’autres sandwichs Subway pour arriver aux mêmes résultats.

RÉSULTATS CONTESTÉS

Dans un communiqué diffusé mercredi soir, la branche canadienne de la sandwicherie conteste les résultats de laboratoire obtenus par CBC.

« Nos clients peuvent avoir pleinement confiance en nos produits, a déclaré la présidente de Subway Canada, Suzanne Greco. L’allégation que notre poulet contient 50 % de poulet est 100 % fausse. » 

Subway Canada, ainsi que la branche américaine de Subway, ont fait tester le poulet de leurs sandwichs à la suite de la diffusion du reportage de Radio-Canada, le 24 février. Les résultats obtenus par les laboratoires indépendants ont démontré qu’il n’y avait que moins de 1 % de soya dans le poulet de ses sandwichs. Subway Canada demande une rétractation de la CBC.

La société d’État n’a pas l’intention de se rétracter.

« Les tests faits pour la CBC ont été réalisés par des experts indépendants et crédibles », précise Chuck Thompson, porte-parole de Radio-Canada.

M. Thompson précise également que l’équipe de Marketplace a tenté de joindre Subway en février, avant la diffusion du reportage, mais que l’entreprise a refusé d’accorder une entrevue, disant simplement que les résultats étaient « faux ».

Manque de chance pour Subway : le « défi poulet » de Marketplace contenait aussi un test de goût. Les consommateurs invités ont tous mis le poulet de Subway bon dernier…

Ce n’est pas la première fois que la chaîne de sandwicheries se trouve au coeur d’une histoire sur l’authenticité de ses produits : l’année dernière, après une bataille devant les tribunaux, un groupe de clients américains a obtenu la promesse que les sous-marins de 12 pouces mesureront vraiment 12 pouces…

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Des chercheurs espèrent ressusciter le mammouth d’ici deux ans


Pourquoi vouloir ressusciter un mammouth, (enfin, c’est d’ajouter la génétique d’un mammouth laineux aux embryons d’éléphants actuel) alors qu’il serait vraiment mieux de sauver les espèces existantes … Si les éléphants sont en grand danger face au braconnage, les mammouths pourraient l’être encore plus
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Des chercheurs espèrent ressusciter le mammouth d’ici deux ans

 

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

Dans quelques années, « Jurassic Park » sera peut-être devenu réalité, mais peuplé de mammouths et de dodos. Car si la science semble avoir fait une croix sur la possibilité de cloner des dinosaures, l’idée de faire revivre des espèces disparues plus récemment (de-extinction) suit son chemin.

Lors d’une conférence organisée par l’Association américaine pour l’avancement de la science, le chef d’une équipe de scientifiques d’Harvard a affirmé qu’un embryon hybride entre un éléphant d’Asie et un mammouth laineux sera créé dans les deux ans, rapporte le Guardian ce mercredi 16 février.

Le généticien en question, George Church, cherche à faire revivre les mammouths, disparus il y a 4000 ans, depuis 2015. L’année dernière, il espérait arriver à créer un embryon viable d’ici cinq ans, dans une interview au Huffington Post. En 12 mois, il a donc diminué son estimation de deux années.

L’idée ne consiste pas à ressusciter le mammouth au sens propre, mais à créer une nouvelle espèce hybride qui pourrait vivre dans les environnements où évoluaient ces pachydermes. Objectif: repeupler certaines zones, par exemple en Sibérie, afin de stabiliser le milieu et d’endiguer le réchauffement climatique.

George Church précisait au Huffington Post avoir obtenu des résultats positifs sur la température du sol en soumettant des parcelles de terrain  » à un traitement similaire à celui qu’aurait engendré la présence de mammouths ».

Des ciseaux à ADN révolutionnaires

On est encore loin de ce lointain rêve, qui est par ailleurs assez critiqué. Pour l’instant, les chercheurs d’Harvard n’ont travaillé que sur des cellules, pas sur un embryon entier. Ils ont utilisé la technique d’édition génétique révolutionnaire Crispr-Cas9. Grâce à ce « ciseau à ADN » low cost, facile à utiliser et très efficace, ils ont réussi à faire 45 modifications dans une cellule d’éléphant, en y incorporant des gènes du disparu mammouth. Il y a un an, ils n’en étaient qu’à 15 modifications.

Un nouveau matériel génétique qui devrait notamment entraîner chez cet « éléphant OGM » des oreilles plus petites, une graisse plus importante ou encore de plus longs poils, précise George Church. La prochaine étape, en plus de réaliser plus de modifications génétiques pour coller le plus possible aux traits des mammouths, consiste à modifier non pas des cellules isolées, mais un véritable embryon. Un travail qui devrait leur prendre deux ans.

Encore une fois, on est loin de la science fiction. Des chercheurs ont récemment, grâce à ces mêmes ciseaux à ADN, créé des embryons de vaches génétiquement modifiées pour être résistantes à la tuberculose. Elles sont nées et ont vécu trois mois, la durée de l’expérience, sans problème majeur.

Vers un utérus artificiel ?

mammouths

Pour autant, George Church précise que le passage de simple embryon à petit mammouth velu prendra ensuite plusieurs années. Car il y a un petit problème.

« Il ne serait pas raisonnable de mettre une femelle reproductrice d’une espèce menacée dans une situation risquée », a précisé le généticien.

En effet, s’il existe encore des milliers d’éléphants d’Asie, ces animaux sont menacés d’extinction. Du coup, les chercheurs réfléchissent à une solution alternative et radicale: faire grandir ces éléphants-mammouths dans un utérus artificiel.

Si le Guardian précise que d’autres experts estiment que ce genre de technologie ne sera pas au point avant la prochaine décennie, George Church est, comme toujours, optimiste. Dans son laboratoire, son équipe aurait réussi à faire grandir des embryons de souris pendant dix jours dans un utérus artificiel, soit la moitié du temps de gestation normal des rongeurs.

Evidemment, les travaux de George Church posent de nombreuses questions et soulèvent plusieurs critiques.

Interrogé par le Guardian, le professeur de zoologie Matthew Cobb affirme que cette idée d’utérus artificiel « semble ambitieuse à tout le moins, l’animal qui en sortirait aurait été privé de toutes les interactions pré-natales avec sa mère ».

Un projet critiqué et incertain

« Qu’arrivera-t-il une fois que l’hybride éléphant-mammouth sera né? Comment sera-t-il accueilli par les éléphants? », demande également le zoologiste, qui rappelle que les deux espèces sont des animaux très sociaux, où le rapport à l’autre est important.

À la question de l’isolement social de ces animaux OGM, George Church répliquait en 2016 que « la solution, c’est d’en créer tout un troupeau », tout simplement.

Autre problème: et si ces animaux réintroduits dans la nature ne survivaient pas à leur environnement? Après tout, s’ils se sont éteints il n’y a pas si longtemps, les causes de leur extinction sont peut-être encore présentes. Peut-être également que les changements qui ont eu lieu depuis leur disparition font que ces espèces ne seront pas adaptées au monde actuel.

À ce sujet, une étude a été publiée en mai 2016 dans la revue Biological Conservation. En prenant l’exemple de trois espèces d’oiseaux disparues, les chercheurs expliquaient que leur environnement historique ne serait pas à même de les accueillir convenablement.

Il y a aussi des questions d’ordre éthique plus large, concernant l’idée même de modifier des espèces et de créer des hybrides génétiquement modifiés. Mais il faut dire que sur cette thématique, George Church est un habitué. En dehors des mammouths, le généticien est notamment connu pour avoir organisé une réunion polémique traitant de, entièrement fabriqué en laboratoire.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort


Chez les animaux, après leurs morts, une transcription des gènes continue pour un certain temps, il semble que cela serait aussi possible chez l’être humain. Comme si ces cellules luttent pour la vie. Cette connaissance pourrait mieux comprendre que certains receveurs d’organe développent des cancers et qu’en médecin légal, l’heure de la mort serait plus précise
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Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort

 

Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort

Plusieurs jours après la mort, des cellules continuent de vivre.Photo Gentside

La mort est un phénomène inéluctable qui met instantanément fin à toute forme de vie dans l’organisme. C’est du moins ce qu’ont longtemps pensé les scientifiques mais de plus en plus d’études semblent suggérer le contraire. C’est le cas de nouveaux travaux publiés par une équipe internationale dans la revue Royal Society Open Biology.

«Certaines cellules continuent de vivre après la mort d’un organisme», a expliqué au Mail Online, l’un des auteurs de l’étude, Peter Noble de l’Université de Washington. Plus précisément, ce scientifique et ses collègues ont découvert qu’au sein de certaines cellules, la transcription génétique, synonyme de vie, continuerait pendant plusieurs jours après la mort.

De l’activité cellulaire post-mortem avait déjà été mise en évidence par de précédentes recherches mais peu de scientifiques se sont intéressés à la transcription des gènes lorsqu’un animal meurt, ont souligné les auteurs. Pour en savoir plus, ils ont donc mené des observations sur différents spécimens dont des souris et des poissons-zèbres décédés.

DES CELLULES QUI COMBATTENT POUR VIVRE

«La mort est un processus qui dépend du temps. Nous avons encadré notre étude sur la mort en référence au « temps port-mortem » parce qu’il n’y a aucune raison de penser que lorsqu’un animal meurt, la transcription des gènes s’arrête brusquement», a relevé le Dr Noble.

Ce mécanisme correspond à  la «recopie» de l’ADN en ARN messager (acide ribonucléique). Et c’est à partir de cet ARN messager que les protéines sont produites.

Au cours de leur étude, les chercheurs ont donc vérifié l’activité de transcription de l’ARNm pendant 96 heures au sein de cellules situées dans plusieurs parties du corps. S’ils ont constaté que ce mécanisme diminuait bel et bien dans certaines cellules, ils ont en revanche découvert qu’il ne changeait pas voire augmentait dans d’autres même après 24 à 48 heures.

Certaines cellules sembleraient combattre pour rester en vie après la mort de l’organisme.

«Des cellules de types différents ont une longévité, un temps de production et une résistance au stress extrême différents», a commenté le Dr Noble pour Seeker. Il semble ainsi «que certaines cellules restent en vie et tentent de se réparer, en particulier les cellules souches». 

D’après leurs observations, les cellules encore actives post-mortem sont liées à différentes fonctions. Mais ce sont les cellules impliquées dans le développement embryonnaire, dans le système immunitaire et celles associées au développement de cancer qui se montrent les plus actives après la mort.

DES RÉSULTATS SIMILAIRES CHEZ L’HOMME?

Les scientifiques ont constaté que la transcription augmente à différents niveaux dans les différentes cellules. Cela dit, ils ont abouti à un certain degré de similitude entre tous les animaux testés, ce qui suggère que ces augmentations d’activité ne se feraient pas aléatoirement.

Par ailleurs, l’équipe a basé ses recherches sur le poisson-zèbre et la souris, car ces organismes modèles montrent de grandes similitudes avec l’espèce humaine. Ils pensent ainsi que le même phénomène pourrait se produire chez l’Homme. Une hypothèse valable alors que des études antérieures ont montré qu’un coeur humain est capable d’exprimer des gènes après la mort.

À l’heure actuelle, on ignore la raison pour laquelle la transcription des gènes se poursuit plusieurs heures après trépas. Mais les scientifiques suggèrent que ces activités cellulaires en augmentation seraient une réponse au stress extrême et soudain auquel l’organisme entier fait face lors du processus de mort.

DE LA VIE APRÈS LA MORT?

Peut-être mais cela ne veut en aucun cas dire que la résurrection est possible.

«Notre recherche ne fournit pas de preuve que les organismes peuvent être ramenés à  la vie », a souligné le Dr Noble.

En revanche, cette découverte s’avère précieuse pour comprendre pourquoi certains receveurs d’organes sont plus susceptibles de développer des cancers.

«Les gènes impliqués dans le cancer sont généralement exprimés dans des situations impliquant la prévention ou l’amélioration d’une croissance anarchique des cellules. Pourquoi ces transcriptions sont si abondantes après la mort est incertain», a précisé le spécialiste.

Néanmoins, les nombreuses transcriptions pourraient servir de «biomarqueurs» pour évaluer la «santé» de l’organe destiné à  être transplanté.

Une étude plus poussée doit être menée pour comprendre l’activité cellulaire des organes avant une greffe afin d’éliminer les cellules pouvant poser des problèmes au receveur. D’autre part, ces recherches pourraient avoir des applications dans la médecine légale, par exemple pour déterminer depuis combien de temps un patient est mort.

«En connaissant le taux d’activités cellulaires, nous avons été en mesure de déterminer précisément le moment de la mort pour un animal spécifique», a déclaré le Dr Noble. «En théorie, nous avons pris un « selfie génétique » d’un cadavre et nous utilisons cette information pour déterminer depuis combien de temps le cadavre est mort».

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Voyager dans l’espace transformerait l’ADN


Pour envoyer des gens vers la planète Mars, il faut savoir quelles seront les conséquences sur le corps humain. Alors, la NASA peut étudier les effets d’un temps prolongés dans l’espace grâce à deux astronomes jumeaux, un sur Terre et l’autre dans l’espace. Pour le moment, la NASA a donné les résultats préliminaires en attendant d’aller à des tests en profondeur
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Voyager dans l’espace transformerait l’ADN

 

Voyager

Les astronautes Mark et Scott Kelly.Photo Gentside

Qui n’a jamais rêvé de voyager dans l’espace ? De prendre de la hauteur pour observer notre planète depuis son orbite? Aussi extraordinaire qu’il paraisse, un tel voyage est loin d’être anodin. Il présente même des risques pour le corps humain. Lesquels exactement? C’est ce que les scientifiques tentent de découvrir depuis plusieurs années.

 

Au sein de la Station spatiale internationale (ISS), les astronautes se prêtent régulièrement à des examens médicaux pour évaluer leur condition physique et état de santé. Mais en mars 2015 c’est un astronaute un peu particulier qui s’est envolé pour l’ISS: l’Américain Scott Kelly. Celui-ci a la particularité de posséder un frère jumeau, Mark, également astronaute.

Tandis que Scott menait sa mission historique de 340 jours dans la station, Mark lui se trouvait sur Terre. Ceci a permis à  la NASA de mettre en place une étude inédite, la «Twins Study». L’objectif est simple: comparer les deux frères afin d’évaluer les impacts physiologiques et psychologiques d’un séjour d’un an dans l’espace.

UN IMPACT SUR L’ADN 

L’agence spatiale américaine vient d’entamer la phase d’analyse des données récoltées avant et après la mission de Scott Kelly. Mais elle a déjà  dévoilé de premiers résultats. Au cours des analyses, les scientifiques se sont intéressés à différents paramètres biologiques parmi lesquels les télomères.

Ces structures sont une région d’ADN située à l’extrémité des chromosomes. On sait aujourd’hui que ces télomères protègent les chromosomes de la dégradation mais ont tendance à rapetisser au fur et à mesure que l’on vieillit. Sauf que chez Scott Kelly, c’est l’inverse qui s’est produit. Durant son année dans l’espace, les télomères de ces globules blancs se sont agrandis.

«Ceci pourrait être lié à une augmentation de l’exercice physique et à une réduction de l’apport calorique durant la mission», explique la NASA dans un communiqué.

Cet agrandissement n’a toutefois pas perduré. Dès son retour sur Terre, les télomères concernés ont recommencé à  diminuer mais les observations ne se sont pas arrêtées là .

«De façon intéressante, l’activité de la télomérase (l’enzyme qui répare les télomères et les allongent) a augmenté chez les deux jumeaux en novembre, ce qui pourrait être lié à un évènement familial significatif et stressant autour de cette période», a ajouté l’agence spatiale américaine

UNE FORMATION OSSEUSE RÉDUITE

Outre les télomères, les chercheurs se sont aussi intéressés à l’expression des gènes et découvert que le niveau de méthylation, une modification chimique de l’ADN, avait diminué durant le voyage chez Scott. Une activité ensuite redevenue normale sur Terre. D’après la NASA, ceci pourrait indiquer que certains gènes sont plus sensibles au changement d’environnement sur Terre ou dans l’espace que d’autres.

Moins en profondeur, les résultats préliminaires ont mis en évidence un déclin de la formation osseuse au cours de la seconde moitié de la mission de Scott. Un effet négatif déjà  observé chez les précédents astronautes et bien connu des spécialistes. Ajouté à cela, un pic dans le processus d’inflammation a été observé peu après l’atterrissage, ce qui pourrait être lié au stress causé par le retour sur Terre.

Enfin, les scientifiques ont également constaté un impact sur les capacités cognitives de Scott Kelly. Après un an de mission, l’astronaute a montré un léger déclin de rapidité et de précision. En revanche, les données n’ont pas mis en lumière de changement significatif au niveau de la cognition entre une mission de six mois (la durée habituelle) et une mission d’un an.

DES RECHERCHES À POURSUIVRE 

Si ces résultats fournissent de premières pistes pour les spécialistes, ils sont encore très préliminaires. Les recherches vont être approfondies dans chaque domaine afin de mettre en évidence les effets réels de l’environnement spatial sur l’organisme et leurs causes potentielles.

La NASA veut notamment découvrir si un gène surnommé «gène spatial» ne se serait pas retrouvé activé alors que Scott était dans l’espace.

Les tests ont en effet mis en évidence «que 200 000 molécules d’ARN [le polymère produit lors de la transcription de l’ADN] étaient exprimés différemment chez les jumeaux», a décrit l’agence spatiale américaine.

Peu après son retour en mars 2016, Scott Kelly avait déjà évoqué plusieurs changements physiques causés par son voyage spatial. Il avait notamment parlé d’atrophie des muscles, de douleurs dans les jambes, une peau plus sensible ainsi que quelques centimètres en plus. Ces observations sont particulièrement importantes pour l’avenir de l’exploration spatiale.

Si la NASA veut un jour envoyer des humains vers la planète Mars ou d’autres corps éloignés, il faudra en effet avoir bien évalué les conséquences qu’une telle aventure aura sur les voyageurs.

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