Des traces de vie sous les glaciers de l’Antarctique


Il fait très froid en Antarctique, mais dans une région volcanique, la température des grottes peuvent atteindre 25 C. Les chercheurs on trouver de l’ADN appartenant à des algues, mousses, et même des petits animaux, alors d’autres, demande un peu plus de recherche pour savoir a qui ou a quoi appartiennent l’ADN
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Des traces de vie sous les glaciers de l’Antarctique

 

Il existe un important réseau de grottes près du mont Erubus.

Il existe un important réseau de grottes près du mont Erubus.   Photo : UNAVCO

Des animaux et des plantes, dont certaines espèces inconnues, pourraient vivre dans des grottes creusées par l’activité volcanique sous les glaciers de l’Antarctique. On y trouve des traces d’ADN provenant de plusieurs espèces.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

La chercheuse Ceridwen Fraser et ses collègues de l’Université nationale australienne ont étudié le secteur du mont Erebus, le volcan actif le plus austral du monde, situé sur l’île de Ross. Ils y ont détecté un important réseau de grottes.

Un écosystème distinct?

L’équipe australienne estiment que ces grottes creusées par la chaleur libérée par les volcans sont éclairées par la lumière du jour filtrée à travers la glace en surplomb.

La température y atteint 25 degrés en dépit des températures glaciales de l’Antarctique en surface. C’est la chaleur dégagée par la vapeur émanant du volcan qui pourrait rendre les grottes propices à la vie.

L’analyse d’échantillons de sol prélevés dans les grottes révèle des traces intrigantes d’ADN provenant d’algues, de mousses et de petits animaux.

La biologiste Ceridwen Fraser explique que la plupart des séquences ADN analysées correspondent à celles d’organismes vivants connus. Certaines de ces séquences, toutefois, n’ont pas pu être identifiées.

Les résultats de cette étude nous donnent des perspectives alléchantes quant à ce qui pourrait vivre sous la glace de l’Antarctique. Il se pourrait même qu’il y ait de nouvelles espèces d’animaux et de plantes. Ceridwen Fraser

Ces traces d’ADN pourraient aussi dater de l’époque où la zone n’était pas recouverte de glace.

La prochaine étape serait d’aller constater sur place la présence de ces espèces, ce qui est difficile à réaliser en raison de l’emplacement.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Polar Biology.

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Pirater un ordinateur avec de l’ADN


Vous imaginez pirater un ordinateur avec un code ADN synthétisé ! Alors que les analyses ADN sont de plus en plus populaire avec des informations confidentielles pourraient être tentant pour des pirates. Les chercheurs ont donc vue que ce genre de piratage pourraient devenir possible, il est temps de réagir
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Pirater un ordinateur avec de l’ADN

 

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Des chercheurs viennent de réussir à introduire dans un ordinateur un cheval de Troie à base d’ADN.

(CCM) — Cette percée de l’équipe de chercheurs de l’Université de Washington pourrait révolutionner des pans entiers de la sécurité informatique. En infectant un ordinateur avec une séquence d’ADN synthétique, ils ont réussi à introduire un code informatique malveillant dans la machine.

Le professeur Tadayoshi Kohono est réputé dans le monde de la cybersécurité pour ses thèses avant-gardistes, notamment en matière de hacking d’objets connectés. Aujourd’hui, avec ses équipes du laboratoire DNA SEC de l’Université de Washington (lien en anglais), il franchit une nouvelle frontière, en faisant entrer le piratage informatique dans l’ère de l’ADN. Pour cela, les chercheurs ont synthétisé une séquence d’ADN en y injectant du code informatique. Pour l’expérience, il s’agissait d’un malware, mais rien n’empêche d’imaginer qu’un jour, ce code pourrait également être bienveillant…

Une fois le code embarqué dans l’ADN synthétique, il ne restait plus qu’à infecter l’ordinateur en charge du séquençage. En exploitant la faille classique du dépassement de tampon – buffer overflow – l’équipe de l’Université de Washington s’est retrouvée aux commandes de l’ordinateur, avec la possibilité de prendre le contrôle du réseau à distance.

L’expérience montre la faiblesse de la sécurité en place dans ce type de logiciels de séquençage. Utilisés dans les laboratoires de recherche ou par les entreprises proposant de l’analyse d’ADN en ligne, ils représentent une source supplémentaire de vulnérabilités informatiques. Alors que les données qu’ils manipulent sont extrêmement confidentielles et personnelle, et que ces services d’analyse ADN se démocratisent, il était temps de tirer le signal d’alarme.

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Cancer : quand de « vieux » médicaments deviennent un traitement d’avenir


Le cancer, une maladie qu’on est pas prêt à trouver le traitement pour qu’il disparaisse à tout jamais, il a trop de visages à combattre. En attendant, les chercheurs cherchent des nouveaux traitements pour les enfants que la chimiothérapie et la radiothérapie n’ont pas fait effet. Sans être certain de la réussite proche, ils croient qu’une thérapie ciblée, des médicaments mieux ajusté sont encourageante
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Cancer : quand de « vieux » médicaments deviennent un traitement d’avenir

 

Des cellules cancéreuses

Des cellules cancéreuses Photo : iStock

 

Alors que la chimiothérapie et la radiothérapie permettent de guérir la majorité des cancers pédiatriques, bien peu d’options existent pour traiter ceux pour qui ces thérapies ont échoué. Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, chercheurs et médecins travaillent sans relâche pour que leurs patients puissent bénéficier de nouvelles méthodes à la fine pointe de la technologie. L’une d’elles est très prometteuse et commence à porter fruit.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné, Les années lumières

À première vue, Laurent est un garçon de 12 ans comme les autres. Rien dans son énergie ne laisse présager qu’il est un survivant. Pourtant, il se bat depuis trois ans contre un cancer du foie très agressif, un cancer qui n’a commencé à régresser qu’après l’application d’une nouvelle forme de thérapie ciblée.

« Laurent nous a toujours dit qu’il espérait que les médecins inventent une pilule pour le guérir, explique sa mère, Hélène Tessier. On n’est pas exactement rendu là, mais c’est très proche et ça a beaucoup aidé. »

Laurent, 12 ans, et sa mère, Hélène Tessier

Laurent, 12 ans, et sa mère, Hélène Tessier Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné?

Bien qu’essentielles aux taux de survie actuels des patients, il arrive que la chimiothérapie et la radiothérapie ne viennent pas à bout de certains cancers. De plus, ces méthodes ne sont pas sans séquelles et peuvent entraîner des effets toxiques non négligeables. Depuis quelques années, les médecins tentent donc de mettre en place des traitements beaucoup plus précis et beaucoup moins pénibles que les thérapies conventionnelles.

Selon le Dr Michel Duval, médecin-pédiatre et chef du département d’hémato-oncologie de l’hôpital Sainte-Justine, ce sont surtout les enfants qui ont le plus à gagner de ces nouvelles méthodes.

Présentement, les patients pédiatriques chez qui la chimiothérapie et la radiothérapie n’ont pas fonctionné sont souvent atteints de cancers pour lesquels il est impossible de développer de nouveaux médicaments dans de grandes études pharmacologiques. Ces patients, trop peu nombreux, ne représentent qu’une petite fraction de l’ensemble des malades atteints du cancer. Par conséquent, beaucoup de médicaments sont d’abord développés pour les adultes.

Pour corriger la situation, la communauté médicale se tourne vers deux nouvelles voies très prometteuses. La plus connue reste l’immunothérapie et utilise les cellules du système immunitaire pour combattre directement le cancer.

Toutefois, une autre méthode suscite beaucoup d’intérêt. Il s’agit de l’oncogénomique, aussi appelée thérapie ciblée. L’objectif de cette technique est de trouver une faille dans le code génétique des cellules cancéreuses et de l’exploiter.

Depuis deux ans, plusieurs familles dont les enfants ne répondent pas aux traitements traditionnels ont été approchées par l’équipe du Centre de cancérologie Charles-Bruneau de l’hôpital Sainte-Justine.

La méthode étant encore expérimentale, les chances qu’elle guérisse ces malades restent faibles.

« Nous sommes au début d’une nouvelle sorte de traitement, explique le Dr Duval. La chimiothérapie a mis plusieurs décennies de perfectionnement pour arriver au taux de réussite actuel. Il faudra le même temps pour la thérapie ciblée, mais les résultats que nous avons obtenus sont très encourageants! »

Tout au long du processus, les médecins restent parfaitement transparents avec les familles en ce qui concerne les chances de réussite. Selon le docteur Henrique Bittencourt, médecin pédiatre impliqué dans ce projet, les proches acceptent de participer non seulement dans l’espoir d’une guérison, mais aussi à cause d’un grand esprit d’entraide entre les patients.

En plus de n’entraîner aucun risque – dans le cas de Laurent, ce dernier n’a eu qu’à se soumettre à une biopsie –, cette méthode fournit de l’information qui sera utile pour le traitement d’autres malades.

Le Dr Michel Duval, médecin-pédiatre au CHU Sainte-JustineLe Dr Michel Duval, médecin-pédiatre au CHU Sainte-Justine Photo : Radio-Canada/Renaud Manuguerra-Gagné?

Talon d’Achille d’une tumeur

Selon Daniel Sinnett, chercheur au Centre de cancérologie Charles-Bruneau de l’hôpital Sainte-Justine, préparer un traitement peut prendre entre neuf et dix semaines.

Des chercheurs vont d’abord analyser le code génétique des cellules cancéreuses afin de comprendre les rouages qui font progresser la maladie.

Des équipes de bio-informaticiens vont cartographier l’ADN tumoral et assembler une liste de mutations fonctionnelles. Ces dernières sont les mutations les plus importantes pour la progression du cancer. Il y en aurait entre cinq et dix par type de cellule cancéreuse.

Une fois les cibles établies, les scientifiques vont parcourir la littérature médicale à la recherche de quelque chose qui, à première vue, peut sembler étonnant : un médicament déjà existant et capable de s’attaquer à ces mutations.

Pour comprendre d’où provient un tel médicament, il faut savoir qu’il existe des millions de molécules thérapeutiques, chacune ayant la capacité de cibler un ou plusieurs mécanismes biologiques. Ces mécanismes peuvent être utiles à plusieurs cellules du corps, y compris les cellules cancéreuses.

Si, par exemple, un médicament a été développé pour bloquer des molécules importantes pour la progression de la maladie d’Alzheimer, et que les cellules cancéreuses d’un patient utilisent justement cette même molécule pour fonctionner, les chercheurs pensent qu’il serait possible d’utiliser ce médicament pour attaquer les cellules cancéreuses.

La version audio de ce reportage est disponible sur la page de l’émission Les années lumière sous le titre L’oncogénomique : Une nouvelle arme contre le cancer

Un parcours difficile

Bien que l’idée derrière la thérapie ciblée semble simple, fournir un tel médicament à un malade est un véritable parcours du combattant pour les médecins traitants.

Selon Daniel Sinnett, plusieurs embûches peuvent interrompre ce processus : il est d’abord possible qu’il n’y ait aucun médicament capable de cibler la mutation, soit parce que rien de tel n’a été découvert, soit parce que le médicament n’est plus fabriqué par la compagnie en possédant les droits, et donc, n’existe plus.

Si un tel médicament est disponible, il est aussi possible que sa posologie soit trop difficile à tolérer par un enfant, qui serait alors affecté par des effets secondaires dangereux. Le dernier problème d’accessibilité en est un de coût.

Étant donné que cette méthode est expérimentale et qu’aucun résultat n’est garanti, il arrive que les assurances publiques ou privées refusent d’en prendre la charge. Dans certains cas, les coûts de la médication peuvent atteindre les dizaines de milliers de dollars par mois, ce qui la rend inaccessible aux familles laissées dans cette situation.

Des résultats prometteurs

Une fois qu’un médicament sécuritaire est entre les mains des médecins, le patient fait face à plusieurs situations possibles.

« Dans certains cas difficiles à expliquer, il est possible que le médicament n’ait simplement aucun effet, explique le Dr Bittencourt. Il peut aussi avoir plusieurs résultats positifs. La tumeur peut se stabiliser, c’est-à- dire que le cancer arrête de progresser, mais sera toujours là. Il est aussi possible que l’on observe un recul temporaire de la maladie. Bien que les patients ne soient pas guéris, ce recul aide beaucoup à leur traitement et peut leur donner un moment de répit avant de reprendre des thérapies difficiles. »

Jusqu’à maintenant, sur les quelques dizaines d’enfants participant au projet, seuls deux ont bénéficié directement de la procédure, dont Laurent. Après deux transplantations d’organes, son cancer a produit des métastases dans ses poumons et ne répondait plus à la chimiothérapie.

Dès lors, sa famille s’est fait offrir la possibilité de lui faire suivre une thérapie ciblée expérimentale. Le médicament identifié a considérablement réduit la taille de ses tumeurs et permis de ralentir la progression de son cancer. Laurent est présentement suivi en radiothérapie pour les dernières phases de son traitement.

« J’ai pu retrouver ma vie d’enfant, nous a-t-il confié. J’ai pu retourner à l’école, voir mes amis et retrouver mon énergie. »

Le début d’une nouvelle ère

Même si le taux de réussite actuel est faible, la méthode n’en est pas moins prometteuse. Plusieurs hôpitaux à travers le Canada, dont l’Hôpital de Montréal pour enfants, l’Hôpital SickKids à Toronto et plusieurs centres à travers la Colombie-Britannique, travaillent sur différents projets pour combiner leurs ressources et perfectionner la thérapie ciblée.

Pour simplifier les tâches des équipes traitantes, ces derniers bâtissent actuellement une banque de données pour savoir quel médicament a été essayé pour quelle mutation et quel a été son effet.

L’hôpital Sainte-Justine a justement reçu, au mois de mai dernier, un don de 22 millions de dollars de la Fondation Charles-Bruneau, dont une partie de ce montant ira au développement des thérapies ciblées.

Selon Daniel Sinnett, « la thérapie ciblée va sûrement prendre son envol quand on va commencer à la jumeler avec des thérapies courantes ou avec l’immunothérapie, ce qui n’est pas fait en ce moment à cause des incertitudes entourant ces combinaisons ».

Dans un projet, les chercheurs voudraient que l’on séquence le génome des tumeurs de tous les enfants malades dès l’apparition du cancer, pour immédiatement préparer un plan B si la chimiothérapie ne fonctionne pas.

On ne trouvera pas de sitôt LE remède contre le cancer. Il s’agit d’un groupe de maladies extrêmement variées, et chaque tumeur est unique à un patient. L’essor de l’immunothérapie et de l’oncogénomique, combinées avec l’expertise des traitements actuels développée après des décennies d’efforts, permet d’espérer un jour guérir ces maladies avec des traitements sur mesure, un patient à la fois.

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Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes


On sait que l’homme moderne a des traces des ancêtres de la préhistoire. On croyait aussi que le croisement entre l’homme du Néandertal et l’homme moderne seraient à 100 000 ans,. Cependant avec l’étude d’une protéine de la salive, les premiers croisement serait plus il y a plus de 150 o00 ans et on ajouterait dans les hommes qui ont pu exister jusqu’à maintenant un homo fantôme, dont on ne sait rien du tout
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Une mystérieuse espèce inscrite dans nos gènes

 

Photo : University at Buffalo/Bob Wilder

L’histoire évolutive d’une protéine salivaire semble indiquer la présence d’un croisement entre les premiers humains et une espèce « fantôme » qui aurait contribué au matériel génétique des ancêtres des personnes d’origine subsaharienne.

Explications.

Un texte d’Alain Labelle


Les résultats d’un nombre croissant d’études laissent à penser que les premiers humains d’Europe et d’Asie ont eu des contacts intimes avec les Néandertaliens et les Dénisoviens, deux espèces du genre Homo aujourd’hui disparues.

Les résultats obtenus par Omer Gokcumen et ses collègues du Collège des arts et sciences de l’Université d’État de New York à Buffalo, aux États-Unis, tendent à montrer la même réalité pour les premiers humains en Afrique, mais ceux-ci auraient également échangé du matériel génétique avec une autre espèce inconnue.

Il semble que les croisements entre les premières espèces du genre Homo n’étaient pas des exceptions, et qu’ils étaient peut-être même la norme. Omer Gokcumen

Des preuves dans la protéine MUC7

Ces travaux ont retracé l’évolution d’une protéine mucine appelée MUC7 qui se trouve dans la salive. Lorsque les chercheurs ont remonté dans l’histoire du gène qui code la protéine, ils ont observé la signature d’un mélange archaïque retrouvé dans les populations subsahariennes actuelles.

Les scientifiques ont découvert cette réalité en cherchant le but et les origines de la protéine MUC7, qui donne au crachat sa consistance gluante et se lie aux microbes, ce qui aide à débarrasser le corps des bactéries pathogènes.

Dans leur enquête, les chercheurs ont examiné le gène MUC7 dans plus de 2500 génomes de populations humaines modernes.

C’est à ce moment qu’ils ont découvert que la population subsaharienne possédait une version du gène qui est très différente des versions que l’on trouve chez les autres humains actuels.

Cette variante subsaharienne est si distincte que les gènes MUC7 des hommes de Néandertal et de Denisovan ressemblent plus à ceux d’autres humains modernes qu’à ceux de la population subsaharienne.

Un Homo fantôme

Selon les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans le journal Molecular Biology and Evolution, cette variation génétique s’expliquerait par le phénomène d’introgression archaïque par lequel un gène est transféré d’une espèce vers une autre génétiquement assez proche pour qu’il puisse y avoir interfécondation.

Dans le cas présent, il s’agirait d’une espèce inconnue.

Ce membre de la famille humaine pourrait être une sous-espèce de l’Homo erectus ou d’un homininé encore inconnu. Nous l’appelons « espèce fantôme » parce que nous ne possédons pas de fossiles de l’espèce. Omer Gokcumen

En prenant en considération le taux de mutation des gènes durant le processus de l’évolution, les chercheurs ont calculé que les ancêtres des personnes qui portent la variation subsaharienne de MUC7 se sont croisés avec une autre espèce humaine ancienne il y a plus de 150 000 ans après avoir suivi une évolution divergente depuis 1,5 à 2 millions d’années.

Par comparaison, des anthropologues allemands estimaient que les premiers croisements entre néandertaliens et hommes modernes remonteraient à 100 000 ans.

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De nouvelles techniques de recensement libèrent les poissons des filets


Pour remplacer les filets de pêche dans le but de recenser les poissons, il est maintenant possible d’analyser l’eau et de constater quelle sorte de poisson nage dans un lieu. Cette technologie améliorée permet en effet, de distinguer les poissons envahissant et ceux en voie de disparition et possiblement capable de connaitre le nombre de poissons
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De nouvelles techniques de recensement libèrent les poissons des filets

 

Un poisson-chat dans un étang

L’outil mis en place par des chercheurs de l’Université Cornell aux États-unis permet d’étudier les différentes espèces de poisson peuplant un milieu aquatique.

PUBLIC DOMAIN – PIXABAY

Plutôt que les études fastidieuses qui consistaient à attraper des poissons dans des filets pour recenser quelle espèce habitait un milieu aquatique, les scientifiques peuvent maintenant utiliser des fragments d’ADN suspendus dans l’eau pour les cataloguer.

Des chercheurs ont mis en place un outil (eDNA) qui permet d’étudier la population d’un milieu aquatique. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs en écologie et biologie évolutive de l’Université américaine Cornell, publiée le 14 juillet 2017 dans Methods in Ecology and Evolution. De quoi donner aux scientifiques de meilleurs outils de gestion pour éradiquer des espèces envahissantes ou au contraire en sauvegarder d’autres en voie de disparition.

Des poissons libérés des filets

Ces prélèvements de fragments d’ADN, accompagnés d’une réaction en chaîne par polymérase (PCR) permet de dupliquer en très grand nombre une séquence ADN à partir d’une très faible quantité. Les scientifiques peuvent donc recueillir des données sur l’habitat du poisson sans avoir besoin de capturer les animaux.

Comment se déroule l’étude ? Tout d’abord, un petit échantillon provenant du cours d’eau, du lac ou de la rivière étudié est prélevé.

« Les poissons ont des millions de cellules et, lorsqu’ils nagent, ils en laissent derrière eux. Nous utilisons le génome mitochondrial de ces cellules pour suivre les poissons », a déclaré Kristy Deiner, une chercheuse post doctorante de l’Université Cornell et co-auteure de l’étude.

Alors que la méthode était très controversée – de nombreux biologistes remettant en question la qualité des prélèvements ADN qui pouvaient être dégradés dans une importante quantité d’eau – cette étude prouverait au contraire sa fiabilité. Même dans une eau courante, de larges brins d’ADN restent intacts.

Des méthodes semblables à celles utilisées sur les scènes de crimes

« Nous nous rapprochons de ce que les scientifiques légistes font dans une scène de crime tous les jours. Ils ne s’intéressent pas à la question de savoir si des êtres humains étaient présents sur une scène de crime, ils essayent de savoir qui sont les êtres humains qui étaient présents sur la scène du crime », a déclaré David Lodge, principal auteur de l’étude.

Par exemple, les carpes asiatiques sont une espèce envahissante dans le canal de Chicago. Avec les précédentes versions de l’outil, il était déjà possible de déduire « oui, il y a une carpe asiatique ici », mais l’outil a été amélioré et permet maintenant d’en dire un peu plus. Il est presque possible de connaître le nombre de poissons en se basant sur les différences génétiques entre les individus, et potentiellement même leur provenance.

Grâce à cet outil technologique, les chercheurs peuvent juger une situation et envisager des solutions adaptées.

« Si nous traversons une période d’invasion et que des solutions sont envisagées rapidement, il est possible d’éradiquer la population et d’enrayer l’invasion »,

conclue Kristy Deiner.

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Utiliser des bactéries pour enregistrer des vidéos


À l’aide de l’ADN, bactéries et virus, les scientifiques ont réussit a créer une vidéo biologique. Quels sont leurs buts ? C’est qu’un jour, ils puissent observer à l’intérieur d’un organisme vivant, dont l’être humain. Ainsi, ils suivre en direct le développement d’un organe, et même l’apparition d’une maladie
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Utiliser des bactéries pour enregistrer des vidéos

 

Photo : NIMH

Pour la première fois, des chercheurs américains sont parvenus à encoder une vidéo dans l’ADN d’une bactérie. Une première étape vers la transformation des cellules vivantes en enregistreurs capables de documenter des événements biologiques invisibles à l’œil nu.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

À l’image des scientifiques miniaturisés dans le film de 1966 Le Voyage fantastique, ces chercheurs espèrent un jour permettre à des cellules d’enregistrer directement toutes les étapes d’un processus biologique, par exemple le développement d’une maladie.

Toutefois, avant de réussir une telle prouesse, il faut être en mesure de conserver de façon stable les données recueillies par de tels engins biologiques. Cette première étape a été franchie par une équipe américaine, dont l’article dans le journal Nature explique comment ils ont réussi le premier encodage d’un fichier vidéo dans l’ADN de bactéries vivantes.

Transformer le numérique en génétique

La vidéo en question comporte cinq images pixélisées d’un cheval qui galope, inspirées par l’une des premières animations de l’histoire produite par le photographe anglais Muybridge en 1880.

Réussir à enregistrer de telles données chez une bactérie nécessite deux grandes étapes : en premier lieu, il faut convertir le fichier vidéo en données biologiques.

L’ADN est composé de quatre molécules identifiées aux lettres ATGC, qui s’agencent entre elles pour encoder de l’information biologique.

Si des chercheurs veulent s’en servir pour enregistrer un autre type d’information, il faut arbitrairement associer une lettre de l’ADN à une valeur. Dans cette étude, l’équipe a associé des séquences de 33 lettres d’ADN à la couleur d’un pixel. Un code-barres a aussi été ajouté à la séquence pour indiquer la position du pixel parmi les 104 qui composent une image.

Dans un deuxième temps, les chercheurs ont profité du système de défense des bactéries pour réussir à y encoder de l’information. Ces dernières peuvent être attaquées par des virus de la même façon que des cellules humaines : un virus va s’y attacher, y injecter son ADN et en prendre le contrôle.

Toutefois, ces microorganismes ont une parade : elles peuvent intercepter cet ADN viral et le neutraliser. Les bactéries vont ensuite ajouter des séquences virales dans une région spécifique de leur propre code génétique. Ce système de mémorisation leur permet de mieux se défendre lors d’une prochaine attaque. C’est d’ailleurs ce système qui a inspiré la création du ciseau moléculaire CRISPR-cas9, qui révolutionne en ce moment le monde de la génétique.

En ce qui concerne l’enregistrement de la vidéo, la bactérie va se défendre contre les images de la même manière que pour les virus : elle va intercepter les séquences et les ajouter à son génome.

Les chercheurs ont donc donné aux bactéries de l’ADN représentant l’équivalent d’une image de la vidéo par jour. Ils ont ensuite laissé les bactéries poursuivre leur existence et se multiplier pendant une semaine.

De microscopiques documentaristes

En analysant l’ADN bactérien, les scientifiques ont été en mesure de retrouver toutes les séquences du film, un peu comme des pièces de casse-tête. Grâce à leur code-barres, ils ont reconstitué leur vidéo avec une efficacité de 90 %, et ce, malgré le temps qui s’était écoulé entre l’enregistrement et la récolte des données.

Bien qu’étant une réussite, l’étude en elle-même n’est qu’un premier pas. Les chercheurs doivent maintenant trouver le moyen de faire enregistrer aux bactéries tous les signaux moléculaires auxquels elles font face dans leur environnement.

S’ils réussissent, cela pourrait un jour permettre d’observer sans encombre des réactions à l’intérieur d’un organisme vivant, y compris le corps humain. Il serait possible, par exemple, de suivre toutes les étapes du développement d’un organe, ou comprendre ce qui mène à l’apparition d’une maladie. Des observateurs microscopiques en direct sur la vie, quoi qu’il arrive…

La vidéo qui suit explique (en anglais) la présente percée.

 

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La moustache de Salvador Dali est intacte, 28 ans après sa mort!


L’excentrique Salvador Dali, 28 ans après sa mort, a gardé sa moustache intacte ainsi que son corps est bien conserver par l’embaumement. L’ouverture de la tombe a pour but de prendre des échantillons et d’examiner les preuves grâce à l’ADN  que le peintre est le père ou non d’une cartomancienne. J’avoue avoir bien hâte d’avoir les réponses, à savoir si cette saga en valait la peine
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La moustache de Salvador Dali est intacte, 28 ans après sa mort!

 

HULTON DEUTSCH VIA GETTY IMAGES

Elle était dans sa position classique, à dix heures dix!

Les experts judiciaires chargés des prélèvements d’ADN sur la dépouille du peintre surréaliste espagnol Salvador Dali, mort il y a 28 ans, ont constaté que ses restes embaumés étaient bien conservés à commencer par sa célèbre moustache relevée, a annoncé la fondation Dali vendredi.

« Comme vous le savez, le corps de Dali avait été embaumé, il était momifié et la moustache a été préservée, comme l’a dit le médecin légiste (Narcís) Bardalet, elle était dans sa position classique, à dix heures dix », a déclaré le secrétaire général de la Fondation Dali Lluis Peñuelas Reixach vendredi lors d’une conférence de presse.

« C’était un moment émouvant pour lui et pour nous aussi », a-t-il ajouté en évoquant cette moustache noire relevée « en croc », si caractéristique de Dali, qui aimait s’en amuser en écarquillant les yeux.

Comme pour prolonger la rocambolesque vie du peintre surréaliste espagnol, une cartomancienne de 61 ans, Pilar Abel, née comme lui à Figueras, une petite ville du nord de la Catalogne, a déposé devant la justice une demande de reconnaissance de paternité, presque trente ans après la mort de Salvador Dali.

Malgré les efforts de la fondation qui gère son patrimoine et veille sur sa dépouille pour l’arrêter, la procédure judiciaire a suivi son cours, et la juge en charge du dossier a ordonné l’exhumation.

Celle-ci a été menée à bien pendant près de quatre heures jeudi à l’abri des regards dans le Théâtre-Musée Dali où l’excentrique artiste était enterré, après le départ des visiteurs.

Une lourde dalle de plus d’une tonne posée recouvrant sa tombe a dû être soulevée et le cercueil en bois massif a dû être ouvert.

Les experts ont prélevé des échantillons de « cheveu, d’ongle, et deux os longs », a encore dit Lluis Peñuelas aux journalistes.

Ils doivent désormais être analysés par l’Institut toxicologique de Madrid et comparés à l’ADN de la plaignante, ce qui prendra plusieurs semaines.

Si la filiation était démontrée, Pilar Abel, une femme aux yeux noirs et aux cheveux sombres, serait la seule descendance de Salvador Dali et pourrait prétendre à un quart de son héritage.

http://quebec.huffingtonpost.ca