Après une greffe de moelle osseuse, son sperme ne contient que l’ADN du donneur


On a vu au moins deux cas de chimère dans la série télévisée : Les Experts. Sur ce cas, précisément, une personne a reçu de dons pour lutter contre la leucémie, il s’est retrouvé avec deux ADN dans son corps, on croit que l’ADN du donneur dans le sperme est dû à la vasectomie du receveur.
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Après une greffe de moelle osseuse, son sperme ne contient que l’ADN du donneur


Chris Long possède deux séries d'ADN dans son corps. | Luis Quintero via Unsplash

Chris Long possède deux séries d’ADN dans son corps. | Luis Quintero via Unsplash

Repéré par Robin Tutenges

Repéré sur The New York Times

Le test ADN de cet Américain atteint de leucémie indique qu’il est plus jeune, Allemand, et qu’il vit à plus de 8.000 kilomètres.

Chris Long n’est plus, vive Chris Long! Quatre ans après sa greffe de moelle osseuse, cet habitant de la ville de Reno, dans le Nevada aux États-Unis, a fait une découverte surprenante. Son ADN a été remplacé par celui de son donneur dans des parties inattendues du corps.S’il est courant de retrouver de l’ADN d’un donneur ou d’une donneuse dans le sang de la personne receveuse, le cas de Mr Long est particulièrement rare. L’ADN de son sperme a été entièrement remplacé par celui de son donneur allemand, qu’il n’a jamais rencontré et avec lequel il n’a échangé qu’une poignée de messages. D’autres parties de son corps sont également touchées. Plusieurs prélèvements sur ses lèvres, sa langue et ses joues contenaient son propre ADN, mais aussi celui de son donneur. Seuls ses cheveux et sa poitrine n’ont pas été affectés.

«C’est assez incroyable que je puisse disparaître et que quelqu’un d’autre puisse apparaître», a déclaré l’homme qui était atteint d’une leucémie.

Chris Long est littéralement devenu une chimère, une personne avec deux séries d’ADN.

De quels gènes hériteront ses futurs enfants? Chris Long s’étant fait vasectomiser après la naissance de son deuxième enfant, l’étude de son cas ne fournira aucune réponse.

Trois expert·es en greffe de moelle osseuse interrogé·es par le New York Times estiment que les cellules sanguines d’un donneur ne devraient pas pouvoir créer de nouvelles cellules de sperme, ni transmettre de gènes. Dans le cas de Chris Long, c’est sa vasectomie qui expliquerait la présence de l’ADN de son donneur, selon le Dr Mehrdad Abedi, de l’université de Californie à Davis.

Un crime, deux ADN

À l’instar de cet Américain, des dizaines de milliers de personnes reçoivent chaque année des greffes de moelle osseuse en raison d’une maladie du sang. Dans l’hypothèse où l’une d’entre elles commettrait un crime, quel impact la présence de ces deux ADN pourrait-elle avoir dans une affaire judiciaire? Pour répondre à cette question, Chris Long a accepté de servir de cobaye au laboratoire de la criminalité du shérif du comté de Washoe.

Au moment de ses recherches, le laboratoire est tombé sur plusieurs cas de chimérisme ayant perturbé des enquêtes criminelles. L’un d’entre eux remonte à 2004 où, en Alaska, le profil ADN extrait d’une scène de crime correspondait à celui d’un homme en prison au moment des faits. Il avait reçu une greffe de moelle osseuse et c’est finalement le donneur, son frère, qui a été condamné. Dans une autre affaire, une victime d’agression sexuelle avait vu son témoignage remis en cause à maintes reprises par la police, qui avait identifié deux ADN, alors qu’elle assurait que l’agresseur avait agi seul. Finalement, la police avait déterminé que le deuxième profil provenait du donneur de moelle osseuse de l’agresseur.

http://www.slate.fr/

Ce chat semble être comme les autres


Narnia est un chat née le 28 mars 2018, c’est un magnifique Bristish Shorthair avec une tête impressionnante. Pourtant ses frères et soeurs ont des couleurs classiques. Il y a d’autres chats qui ont 2 visages comme Vénus, ce chat qui a fait la une partout sur le Web. ces chats sont appelés des chimères
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Ce chat semble être comme les autres

 

Première création d’embryons chimères homme-mouton


Cela va finir par se faire éventuellement de créer des organes humains dans des corps de foetus d’animaux pour ensuite être transplanté chez l’humain. La science jouant à l’apprenti sorcier.
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Première création d’embryons chimères homme-mouton

 

Embryon chimère homme-mouton

Des chercheurs tentent d’obtenir des organes “humanisés” dans un organisme de mouton.

CC0 CREATIVE COMMONS

Par Hugo Jalinière

Des chercheurs ont créé des embryons de mouton contenant des cellules souches humaines dans l’espoir de pouvoir produire des organes “humanisés” pour pallier le manque de greffons.

Quelques cellules souches humaines dans un embryon de mouton, c’est la recette mise au point par une équipe de l’université de Californie à Stanford pour créer en laboratoire les premiers embryons chimères humain-ovin. Si ces travaux ne sont pas encore publiés, ils ont fait l’objet d’une présentation le 18 janvier 2018 lors d’une réunion de l’Association américaine pour la promotion de la science (AAAS), à Austin (Texas, États-Unis). Une manipulation du vivant dont l’objectif est de développer des organismes dotés d’organes “humanisés” (foie, rein, pancréas, etc.) pouvant servir de réserve à greffons. Car si les techniques de greffes sont aujourd’hui au point, les patients en attente de ces opérations souvent vitales sont confrontés au manque d’organes disponibles.

Il y a tout juste un an, des chercheurs du Salk Institute (La Jolla, Californie, États-Unis) annonçaient être parvenus à développer des embryons chimères homme-porc. Après réimplantation dans l’utérus de truies, des tissus cardiaques humanisés s’étaient formés en leur sein d’être. Ils avaient été détruits au bout de 28 jours de développement conformément à la réglementation. Mais là où avait été implantée environ une cellule souche humaine pour 100.000 cellules de porcs, l’équipe du Dr Pablo J. Ross a introduit une cellule souche pour 10.000 cellules de mouton. De la même façon, les embryons ont grandi dans l’utérus d’une brebis durant 21 jours sur les 28 autorisés (7 jours in vitro). Un taux toutefois encore insuffisant pour obtenir un organe complet, selon le Dr Ross qui a présenté ces travaux.

Fines manipulations génétiques

L’un des enjeux de ces manipulations est de programmer correctement les cellules souches humaines introduites dans l’embryon, de façon à ce qu’elles se spécialisent au cours du développement pour former un organe fonctionnel. Mais les scientifiques doivent aussi s’assurer que l’embryon d’origine ne développe pas son propre organe. En l’occurrence, les chercheurs voulaient amorcer la création d’un pancréas humain. Avant d’introduire les cellules souches humaines, il a donc fallu supprimer chez l’embryon ovin la portion du génome qui commande le développement de cet organe, pour faire de la place en quelque sorte. Une manipulation réalisée grâce à l’outil d’édition génétique CRISPR-Cas9. C’est seulement après que les cellules humaines ont été introduites.

En théorie, ces manipulations semblent donc bien réalisables. Une précédente expérience avait permis de faire développer un pancréas, un cœur et des yeux de rat dans des embryons de souris, démontrant qu’il est possible de développer des organes d’une espèce dans une autre. Mais mener à terme un tel projet chez de gros mammifères comme le cochon ou le mouton pour des organes humains destinés à une transplantation est une autre paire de manche. Robin Lovell-Badge, de l’Institut Francis Crick à Londres, fait ainsi remarquer à nos  confrères britanniques du Guardian que même en réussissant à remplacer l’ensemble des cellules du pancréas du mouton par celles de l’homme, l’organe qui a poussé chez un mouton sera alimenté par des vaisseaux sanguins de mouton… Un détail qui n’en est pas un dans l’optique d’une transplantation qui cherche à éliminer les risques de rejet. De la même façon, le pancréas “humanisé” serait susceptible d’être infecté par des virus ovins circulant dans le sang et contre lesquels l’organisme humain ne saurait pas faire face.

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Les États-Unis entrouvrent la porte aux embryons mêlant cellules humaines et animales


Je n’ai peut-être l’esprit ouvert pour ce genre de recherches que les États-Unis pourraient accepter d’ici quelques jours, mais de quel droit, nous pouvons jouer à ce point avec les embryons entre les humains et les animaux. Jusqu’à ou l’homme pourrait aller dans ce genre de recherche
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Les États-Unis entrouvrent la porte aux embryons mêlant cellules humaines et animales

 

Le gouvernement américain pourrait bientôt débloquer des fonds pour financer la recherche associant des cellules souches humaines à des embryons animaux, une perspective qui soulève une multitude de questions éthiques et scientifiques.

Le nom lui-même rappelle les plus grandes histoires de la mythologie, aux accents de science-fiction: c’est par le mot « chimère » que l’on désigne ces embryons animaux hybrides, comportant des cellules souches humaines.

Ils ouvrent d’immenses perspectives médicales, depuis le traitement de maladies dégénératives jusqu’à la création d’organes destinés à des greffes… mais suscitent aussi des questions si profondes que les Instituts américains de santé (NIH), qui dépendent du ministère de la Santé, avaient placé il y a un an un moratoire sur ce type de travaux.

Après avoir consulté chercheurs, biologistes et spécialistes du bien-être des animaux, le NIH se propose de lever ce moratoire, ouvrant la porte au financement public de ce type de recherches.

Seraient alors autorisées les expériences « où des cellules humaines pourraient apporter soit une contribution substantielle soit une modification fonctionnelle substantielle au cerveau de l’animal », selon un communiqué publié jeudi.

Le NIH a ouvert une période de 30 jours pour que spécialistes et grand public soumettent leurs commentaires en ligne. Après cette période, l’organisme décidera ou pas de lever le moratoire.

Les rencontres conduites depuis un an « ont démontré que bien que créer des modèles chimériques comporte des défis importants, il existe un intérêt et un potentiel évident derrière l’idée de produire des modèles animaux avec des tissus humains ou des organes permettant d’étudier le développement humain, les pathologies et les greffes d’organes », explique le NIH dans sa demande de commentaires au public.

La recherche mêlant cellules humaines et animales n’est pas nouvelle. Depuis des décennies, les scientifiques greffent ainsi des tumeurs humaines sur des souris, et des valves cardiaques provenant de porcs sont fréquemment utilisées chez des patients.

Mais ce nouveau projet ne laisse personne indifférent.

« Imaginons que nous ayons des cochons dotés de cerveaux humains et qu’ils se demandent pourquoi on conduit des expériences sur eux. Ou que nous ayons des corps humains dotés de cerveaux animaux et que nous nous disions alors +et bien, ils ne sont pas vraiment humains, nous pouvons les soumettre à des expériences et y cultiver des organes », avance Stuart Newman, chercheur au New York Medical College.

Questions morales

Même si la proposition du NIH n’implique pas pour l’instant de travailler à la création d’animaux dotés de cerveaux humains complets, « nous n’avons pas de lois dans ce pays permettant de l’empêcher », proclame-t-il.

« J’envisage des scénarios extrêmes mais le simple fait de créer ces embryons chimériques était considéré comme un scénario extrême il y a encore 15 ou 20 ans », dit-il à l’AFP.

C’est justement il y a déjà près de 20 ans que Stuart Newman avait déposé une demande de brevet sur une chimère humaine-animale, non pas parce qu’il comptait en créer une mais parce qu’il voulait attirer l’attention sur ses dangers potentiels.

Il avait donc pris comme une victoire le rejet de sa demande par le bureau américain des brevets en 2005. Mais il craint désormais de ne pas avoir été entendu.

« On s’habitue peu à peu aux choses ».

Tout en reconnaissant les dangers potentiels, d’autres mettent en avant les immenses perspectives que ces travaux ouvriraient pour l’homme.

« En ce qui concerne la recherche sur la schizophrénie ou Alzheimer et la dépression, nous ne pouvons pas étudier les cellules du cerveau d’humains souffrant de ces maladies car nous ne pouvons pas ouvrir les cerveaux de personnes encore vivantes », remarque Robert Klitzman, directeur de programme sur la bioéthique de l’université de Columbia.

L’initiative du NIH est donc un « grand pas dans la bonne direction » recelant « l’immense potentiel d’aider des millions de personnes ».

Mais il est essentiel que des spécialistes de l’éthique participent au comité de pilotage des NIH, estime-t-il également.

« Nous ne voulons pas d’une souris ou d’un chimpanzé qui disposerait tout à coup de qualités de type humaines, car cela poserait des questions morales ».

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Capture accidentelle d’une chimère aux yeux cauchemardesques


Un étrange poisson tout droit sorti des profondeurs s’est retrouvé dans des filets d’un pêcheur.
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Capture accidentelle d’une chimère aux yeux cauchemardesques

 

La chimère à été découverte par le pêcheur canadien Scott Tanner au milieu de diverses prises accidentelles. Courtesy of Scott Tanner / Facebook

La chimère à été découverte par le pêcheur canadien Scott Tanner au milieu de diverses prises accidentelles. Courtesy of Scott Tanner / Facebook

Par Corlet Titouan

Lors d’un chalutage au large de la Nouvelle-Ecosse, un pêcheur a eu la surprise de tomber nez à nez avec un poisson à l’apparence déconcertante.

ÉTRANGE. Avec ses énormes yeux verts, son long « nez » et ses grandes nageoires qui ressemblent un peu aux ailes d’un oiseau, il s’agit d’un poisson des plus étranges. Son aspect a d’ailleurs beaucoup secoué Scott Tanner qui l’a remonté par hasard après une pêche près de la Nouvelle-Ecosse. Intrigué, il a tout de même pensé à prendre une petite série de photos avant de rejeter l’animal à la mer. Il s’agit en fait d’une chimère, un proche cousin des requins et des raies. A eux trois, ces groupes constituent ce que l’on appelle couramment les poissons cartilagineux. La capture de celle-ci, dite chimère au long nez, reste rare étant donné qu’elle vit généralement à plus de 2.000 mètres de profondeur même si quelques individus ont bien été observés dans des eaux moins profondes (environ 400 mètres). La décompression, liée au changement de pression lors de la remontée, endommage souvent ce qui vit dans les abysses mais cette chimère semblait exceptionnellement bien conservée.

Grâce à leurs six dents pointues (4 en haut et 2 en bas), ces animaux se nourrissent principalement des coquillages et des crustacés qu’ils trouvent au fond. Leur long nez est garni d’électrorécepteurs qui leur permettent de traquer les influx nerveux parcourant leurs proies. Plus ces dernières tentent de fuir et plus le signal devient clair pour la chimère. Les prises accidentelles d’espèces abyssales tendent à se multiplier ces dernières années. Un effet secondaire des pêches de plus en plus profondes qui ne devrait pas s’estomper après le nouveau rejet de l’interdiction du chalutage profond de la loi sur la biodiversité.

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Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap


Une chatte longtemps abandonnée est devenu aveugle. Pourtant, elle est magnifique, elle ressemble a Vénus, le chat aux deux visage. Maintenant, elle a un foyer et semble bien avec son humain
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Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

 

Avec ses faux airs de Vénus, la chatte chimérique à deux visages, voilà qu’une minette est en train de prendre en otage les cœurs de tous les internautes posant sur elle leur regard. Elle s’appelle Jasmine et a récemment été adoptée grâce à un post Facebook de l’Association Adoption Féline. L’heureuse nouvelle maman ? Une jeune Bordelaise de 19 ans, tombée instantanément sous le charme peu commun de la magnifique boule de poils.

Et on comprend aisément pourquoi : avec son long pelage duveteux moitié-noir moitié-feu saupoudré de neige et ses yeux grands ouverts sur le monde, difficile de lui résister. Incroyable donc de s’imaginer que celle-ci a pourtant longtemps vécu une vie de vagabonde…

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Sa longue période d’errance lui a d’ailleurs causé quelques ennuis : vous ne l’auriez jamais soupçonné mais la minette a en effet… perdu la vue.

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

«Sa famille d’accueil nous a expliqué qu’elle était aveugle, mais pour moi elle n’en restait pas moins un chat comme tous les autres. J’ai immédiatement voulu l’adopter même en étant consciente de sa cécité comme j’avais déjà vécu avec un chat devenu aveugle l’âge», a confié la jeune femme au site Love Meow, livrant par ailleurs que Jasmine «avait volé son cœur à l’instant même où elle avait vu sa photo.»

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

«Quand je l’ai vue, je l’ai trouvée encore plus belle que sur les photos», a-t-elle d’ailleurs affirmé.

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Et à regarder les adorables clichés qu’elle poste sur les réseaux sociaux, on ne peut que la croire.

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Bien que la malnutrition causée par ses longs mois passés dans la rue soit responsable de son handicap, elle n’en reste pas moins une petite chatte tout en élégance.

Un chat au magnifique regard s’empare du Web malgré son insoupçonnable handicap

Aujourd’hui sauvée, elle vit une magnifique histoire avec humaine qui semble faire son maximum pour le bonheur de sa quatre-pattes chérie.

«Quand je suis allée en Normandie rendre visite à ma famille, Jasmine m’avait attendu sur le lit durant toute mon absence. Elle ne peut maintenant plus se passer de nous, et on ne peut plus se passer d’elle non plus. Elle nous apporte tellement d’amour», a en effet témoigner la jeune femme.

http://wamiz.com/

Il découvre qu’il est à la fois le père et l’oncle de son bébé


Il y avait un épisode dans Les Experts que le criminel était justement une chimère et c’est a cause de cette particularité génétique qu’ils ont eu de la difficulté a arrêter l’homme. (Bon, on sait que c’est arrangé avec le gars des vues) Mais, cela doit faire bizarre, point de vue génétique d’être l’oncle de son bébé
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Il découvre qu’il est à la fois le père et l’oncle de son bébé

 

 

Comment un père peut-il ne pas être le père de son propre enfant ?

Comment un père peut-il ne pas être le père de son propre enfant ? © ANGOT/SIPA

PAR CONSTANCE ASSOR

Oui, c’est possible ! Un père de famille américain a découvert qu’il avait en fait un frère jumeau fantôme… véritable père de son enfant.

Il y a quelques années, une telle aventure, relatée par Le Monde , se serait soldée par un divorce. Mais aujourd’hui, c’est la science qui est parvenue à trancher. Car cette histoire de famille a permis de mettre en lumière un troublant hasard de la génétique.

En juin 2014, un jeune couple d’Américains donne naissance à un enfant. À la faveur d’un banal bilan sanguin, le médecin constate que l’enfant est du groupe AB alors que ses parents sont tous les deux du groupe A. Surpris par cette nouvelle, le père se soumet à un test de paternité qui révèle qu’il n’est pas le père biologique du nourrisson. Le mari accuse alors son épouse de l’avoir trompé. Mais la malheureuse jure n’avoir jamais eu d’amant. Le couple écarte donc cette hypothèse et considère la terrible probabilité d’une erreur humaine.

En effet, pour donner naissance à leur fils, il avait eu recours à une fécondation in vitro. Et, à ce stade, force est de constater qu’il y a probablement eu inversion d’éprouvettes. Le couple entame alors une procédure judiciaire contre la clinique où fut pratiquée la FIV. Mais là encore, la responsabilité de l’établissement médical est écartée.

Chimère

Les parents finissent par faire appel à la science pour élucider le mystère. Le professeur Barry Starr, généticien à l’université de Stanford, propose au couple de pratiquer un test généalogique. Le résultat est surprenant : d’un point de vue génétique, le mari n’est pas le père, mais l’oncle du bébé.

Explication : il a cohabité dans le foetus de sa mère avec un frère jumeau qui ne s’est pas developpé. Mais il a reçu une partie de son ADN. D’un point de vue scientifique, le mari est une chimère.

« Le chimérisme désigne un organisme dans lequel cohabitent deux lignées génétiques »

en clair, les gènes du mari sont porteurs de deux génomes au lieu d’un : 10 % de ses spermatozoïdes sont composés de l’ADN de ce jumeau qui n’a jamais vu le jour.

Et c’est ainsi que, devenu adulte, le mari a donné naissance à un enfant porteur des caractéristiques génétiques de son jumeau.

« Le mari est donc bien le père de son enfant, en ce sens qu’il a produit le spermatozoïde qui a fécondé l’ovule. Mais il ne l’est pas complètement, en ce sens qu’il ne lui a pas transmis le matériel génétique qui le constitue principalement », résume le généticien. Il a ainsi donné naissance au bébé du fantôme de son frère.

http://www.lepoint.fr/i