Néandertaliens et humains ont eu plus de rapports sexuels que prévu


Existe-t-il une race pure ? Depuis des milliers d’années, l’humain a subi plusieurs métissages et ce même avec l’homme de Néandertal
Nuage

 

Néandertaliens et humains ont eu plus de rapports sexuels que prévu

 

 

Crédits : Film Néandertal

par Brice Louvet

Néandertaliens et humains modernes se sont croisés géographiquement pendant plus de 30 000 ans suite à la migration humaine hors d’Afrique. Une cohabitation qui amena les deux espèces à se reproduire. Une récente étude suggère d’ailleurs que ces rapports étaient plus fréquents qu’on ne le pensait.

Il y a environ 50 000 ans, l’Homme moderne quittait l’Afrique pour l’Europe, puis l’Asie. Il tomba alors sur les Néandertaliens, présents en Europe depuis au moins 200 000 ans. Une cohabitation s’est donc installée, et nous savons aujourd’hui qu’il y a eu des rapports sexuels entre les deux espèces. En témoigne cette “petite part de Néandertal” – environ 2 % – présente dans notre ADN. Mais si l’on pensait au départ ces rapports bien réels mais plutôt rares, une récente étude propose aujourd’hui que ces rapprochements étaient en fait beaucoup plus fréquents que supposé.

De multiples “chevauchements”

Deux espèces sexuellement compatibles vivant l’une à côté de l’autre pendant environ 30 000 ans, cela entraîne forcément des rencontres intimes. Mais dans quelle mesure ? C’est la question posée par Fernando A. Villanea et Joshua G. Schraiber, de la Washington State University (États-Unis). En s’appuyant sur un vaste ensemble de données sur le génome humain moderne, les chercheurs ont comparé les modèles d’ADN de Néandertal chez des personnes d’ascendance asiatique et européenne.

Les chercheurs ont ensuite utilisé un algorithme d’apprentissage automatique pour évaluer tous les événements de croisements susceptibles d’avoir conduit aux modèles d’ADN de Néandertal observés. Il en est alors ressorti une relation plus complexe que supposée jusqu’alors. Il y aurait eu de multiples interactions entre les deux groupes, et probablement de nombreuses relations sexuelles entre les deux espèces, menant à des progénitures croisées.

Neandertal

Crédits : Wikipedia

« Nous pensons qu’une explication probable de nos résultats est que le flux de gènes entre l’Homme moderne et l’Homme de Néandertal était continu, et dans une région quelque peu restreinte géographiquement », notent les chercheurs les auteurs Nature Ecologie & Evolution.

Une histoire pleine de métissages

Rappelons par ailleurs qu’Homo Sapiens n’est pas la seule espèce avec laquelle Néandertal s’est accouplé. Un fragment d’os retrouvé dans une grotte de Sibérie il y a quelques mois – celui d’une adolescente – suggère que nos anciens cousins se sont également “entretenus” avec les Dénisoviens, engendrant des descendances.

Ainsi, le métissage semblait déjà être la norme il y a plusieurs dizaines de milliers d’années. Les relations sexuelles étaient en effet possibles à chaque fois que ces groupes interagissaient (Homo Sapiens et Dénisoviens se sont aussi accouplés). Et forcément, ça laisse des traces. Ces deux espèces hantent aujourd’hui toujours notre ADN.

Source

https://sciencepost.fr/

Néandertal ne respirait pas comme nous


L’homme de Néandertal avec une plus grande capacité pulmonaire que l’homme moderne. Grâce à la technologie 3D, ils ont reproduit une cage thoracique vieux d’environ 60 000 ans ils ont pu comprendre que l’homme du Néandertal avait besoin de plus d’oxygène pour nourrir les muscles. Ceci dit, il est aussi intéressant que les scientifiques on remarquer que ces hommes se tenaient plus droit que nous.
Nuage

 

Néandertal ne respirait pas comme nous

 

Neandertal

Crédits : Allan Henderson / Flickr

par Brice Louvet

En reconstituant la cage thoracique d’un homme de Néandertal, une équipe de chercheurs confirme aujourd’hui que nos cousins disparus ne respiraient pas de la même manière que les humains modernes. Ils avaient des capacités pulmonaires supérieures.

Une équipe internationale d’anthropologues a récemment pu reconstituer en 3D la cage thoracique du squelette de Néandertal, le plus complet jamais découvert à ce jour (celui d’un homme probablement mort il y a 60 000 ans). De quoi apporter un nouvel éclairage sur la façon dont nos lointains cousins respiraient. Il en ressort que ces derniers avaient des capacités pulmonaires supérieures à Homo Sapiens, permettant ainsi de « nourrir » leurs muscles massifs. Les détails de l’étude sont rapportés dans Nature Communications.

Neandertal

Le squelette d’un homme de Néandertal découvert en Israël en 1983 permet aujourd’hui de recréer sa cache thoracique. Crédits : Wikipedia

« La forme du thorax est essentielle pour comprendre le comportement des Néandertaliens dans leur environnement, car elle nous informe sur leur respiration et leur équilibre, explique Asier Gomez-Olivencia, de l’Université du Pays basque et principal auteur de l’étude. Les Néandertaliens sont étroitement liés à nous et ont des adaptations culturelles complexes très similaires à celles de l’Homme moderne, mais leur forme physique est différente de nous de manière importante, poursuit-il. Comprendre leurs adaptations nous permet de mieux comprendre notre propre chemin d’évolution ».

En s’appuyant sur des tomodensitogrammes, les chercheurs ont ici pu recréer virtuellement et en 3D le thorax de cet homme de Néandertal, mort 60 000 ans plus tôt. La forme de la cage thoracique semble alors proposer un diaphragme plus grand que celui d’Homo Sapiens, permettant d’emmagasiner un maximum d’air. Il en ressort également que les Néandertaliens s’appuyaient davantage sur le diaphragme pour respirer (Homo Sapiens s’appuie sur diaphragme et sur une expansion de la cage thoracique).

Il semblerait par ailleurs – en témoigne la disposition des côtes qui se connectent à la colonne vertébrale vers l’intérieur – que Néandertal se tenait également plus droit que nous.

neandertal

Reconstruction virtuelle du thorax. Les côtes s’attachent à la colonne vertébrale dans une direction interne, forçant une posture plus droite que chez l’Homme moderne. Crédits : Gomez-Olivencia, et al

Sur le plan pulmonaire, cette nouvelle découverte a un sens. Les Néandertaliens étaient en effet beaucoup plus massifs que les Hommes modernes sur le plan musculaire. Un plus grand volume pulmonaire était donc essentiel pour alimenter ces muscles en oxygène.

Source

https://sciencepost.fr/

Des dents de Néandertal révèlent une exposition inattendue au plomb


Du plomb retrouvé sur des dents d’enfant qui datent au moins de 250 milles ans. Ces deux jeunes néandertaliens auraient été exposés au plomb, probablement par de l’eau contaminé. Mais les scientifiques ne savent pas si ces enfants sont mort d’intoxication ….
Nuage

 

Des dents de Néandertal révèlent une exposition inattendue au plomb

 

dent Néandertal

par Brice Louvet

Une des dents de Neandertal analysée : Tanya M. Smith/Université Griffith

Une récente analyse de trois dents appartenant à deux enfants néandertaliens âgés d’environ 7 ans révèle aujourd’hui la présence de plomb dans leur organisme. Pour les chercheurs, ces deux enfants, qui évoluaient sur Terre il y a environ 250 000 ans, auraient été intoxiqués par les eaux polluées.

Bienvenue sur le site archéologique de Payre, en Ardèche. Vous retrouverez ici une grotte, fréquentée à plusieurs reprises et à différentes époques par des Néandertaliens. Parmi les premiers arrivés, sans doute installés il y a environ 250 000 ans, figuraient deux jeunes enfants âgés de sept ans. En atteste la découverte de petites dents retrouvées sur place et récemment analysées. Il ressort aujourd’hui que ces deux enfants ont été au cours de leur jeunesse exposés à une pollution au plomb. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Science Advances.

Cette nouvelle trouvaille, peut-on lire, concorde avec la découverte il y a quelques années d’un gisement de plomb à 25 km de la grotte.

« Les traces de plomb dans les dents laissent penser qu’ils faisaient partie de leur environnement, explique Marie-Hélène Moncel, chercheuse au CNRS et co-auteure de l’étude. Le plus probable est qu’ils aient ingurgité le plomb en buvant de l’eau contaminée. Ils ne se contentaient donc pas de rester à côté de la grotte et devaient explorer une zone assez vaste ».

Quant à savoir si c’est bien cette pollution au plomb qui a eu raison de ces enfants, difficile de se prononcer. Les chercheurs notent en effet la présence – dans cette même caverne et à cette même époque – d’ours et de hyènes. Tous les scénarios sont alors possibles. Les enfants auraient pu mourir sur place d’une intoxication de leur organisme, ou être attaqués par des animaux sauvages. Ils auraient également très bien pu mourir ailleurs avant d’être dévorés. Dans ce cas précis, les dents auraient alors pu être déposées dans la grotte via les selles laissées par les animaux.

Toujours est-il que ces preuves restent à ce jour les plus anciennes attestant d’une exposition au plomb chez une espèce d’hominidé disparu. Les chercheurs prévoient maintenant d’analyser davantage de dents, dans le but de comprendre comment l’exposition au plomb peut avoir affecté la santé de Néandertal.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► La viande humaine n’aurait pas vraiment d’intérêt nutritionnel !


Si cela vous tenterait de manger un autre humain pour un apport nutritionnel, serait peut-être déçu. Heureusement, que le cannibalisme n’a pas évolué avec le temps. Beurk !!
Nuage

 

La viande humaine n’aurait pas vraiment d’intérêt nutritionnel !

 

hannibal lecter cannibalisme

Anthony Hopkins dans le rôle principal du Silence des agneaux (Jonathan Demme). Crédits : Wikipédia / Hasaw öztürk

par Yohan Demeure

Le cannibalisme existe depuis la nuit des temps, cela est un fait. En revanche, un chercheur récemment récompensé pour son étude a expliqué que la viande humaine n’était pas vraiment intéressante d’un point de vue nutritionnel !

Depuis que l’humanité existe, des humains en ont mangé d’autres. Cela n’est pas un scoop et s’est évidemment produit jusqu’à aujourd’hui. Citons par exemple l’histoire du serial killer américain Jeffrey Dahmer – « le cannibale de Milwaukee » – qui a assassiné dix-sept jeunes hommes entre 1978 et 1991. L’intéressé s’était rendu coupable de viols, de démembrements, de cannibalisme et même de nécrophilie !

L’archéologue James Cole de l’Université de Brighton (Royaume-Uni) a récemment reçu un prix Ig-Nobel pour ses travaux publiés le 6 avril 2017 dans la revue Scientific Reports. Le chercheur a tenté de comprendre pourquoi les hommes de Néandertal mangeaient d’autres humains à l’époque.

Selon lui, il s’agirait de « permettre à leurs congénères de survivre à travers eux », c’est-à-dire une raison plus complexe que la simple survie d’un point de vue physique, touchant peut-être à une certaine spiritualité.

cannibalisme

Share

Représentation de cannibalisme en Afrique du Sud, Caspar Plautius, 1621.
Crédits : Wikimedia Commons

Pour l’archéologue, la viande d’être humain n’a pas une valeur calorique exceptionnelle : 1300 kcal par kilogramme. Par exemple, comparée à la viande de sanglier (4000 kcal par kg), la viande humaine n’est effectivement pas vraiment intéressante. Surtout, l’humain n’est pas une bonne affaire dans la mesure où d’autres animaux à valeur calorique équivalente (cerf, cheval et autres) sont beaucoup plus lourds et donc plus “rentables”.

De plus, James Cole a affirmé que si le cannibalisme n’a jamais été favorisé par l’évolution, cela est également dû au fait qu’un humain est peut-être plus à même de se défendre que bon nombre d’animaux. Par ailleurs, celui-ci a peut-être une famille prête à le venger.

« J’oserais dire qu’il est sans doute plus difficile de chasser ou de capturer un membre de sa propre espèce – aussi intelligent et tout aussi capable de se battre que vous – que de chasser le représentant d’une autre espèce, comme un cheval, par exemple » a notamment déclaré James Cole.

L’expert s’est également prononcé sur le goût de la viande humaine. Selon lui, celle-ci avait un goût de cerf – donc de gibier – en raison du train de vie de l’époque !

Sources : Futura SciencesCourrier International

https://sciencepost.fr/

Un reste fossilisé d’enfant prouve l’accouplement entre deux espèces humaines


L’homme du Neandertal et l’homme Dénisovien ont tout deux disparus. Cependant, on sait que les dénisovien ont eu des croisements avec l’homme moderne. Cependant grâce un à un os de la jambe d’une jeune femme morte il y a 50 000 ans aurait des gènes néandertalien et dénisoviens que l’on retrouve chez les amérindiens, asiatiques, aussi chez les aborigènes d’Australie.
Nuage

 

Un reste fossilisé d’enfant prouve l’accouplement entre deux espèces humaines

Un

Photo AFP

Il était une fois, il y a 50 000 ans, une Néandertalienne et un Dénisovien. De leur union naquit une enfant… Un minuscule fragment d’os apporte aujourd’hui la preuve d’un accouplement entre ces deux espèces de la lignée humaine.

«C’est la première fois qu’on trouve un descendant direct de ces deux groupes», explique à l’AFP Viviane Slon, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste de Leipzig en Allemagne, coauteur de l’étude publiée mercredi dans Nature.

Les Dénisoviens et les Néandertaliens se sont séparés il y a 400 000/500 000 ans, devenant deux espèces distinctes du genre Homo (les Homo sapiens en formant une autre).

L’homme de Néandertal a disparu de la surface de la Terre il y a environ 40 000 ans, pour une raison toujours inconnue. Les Dénisoviens se sont également éteints mais l’on ne sait pas exactement quand.

Par contre, des analyses ADN ont prouvé que l’Homme de Denisova a laissé une partie de son génome à certains Homo sapiens: moins de 1% chez les populations asiatiques et amérindiennes, et jusqu’à 5% pour les aborigènes d’Australie ou les Papous de Nouvelle-Guinée.

De la même manière, tous les humains modernes à l’exception des Africains ont dans leur génome environ 2% d’ADN légué par Néandertal, preuve des croisements qui ont pu se produire entre ces espèces dans un lointain passé.

«Denny»

Cette histoire familiale est révélée par un os de 1,5 cm, si petit que les chercheurs ne pouvaient dire au premier abord s’il avait appartenu à un hominidé ou à un animal.

Découvert en 2012 dans une grotte des montagnes de l’Altaï en Sibérie, près de la frontière actuelle entre la Russie et la Mongolie, «Denny» comme l’ont appelé les chercheurs, appartenait à un être de sexe féminin d’au moins 13 ans, vivant il y a environ 50 000 ans. L’os viendrait de son fémur, de son tibia ou de son humérus.

La grotte où elle est décédée, dite de Denisova, était déjà célèbre pour avoir livré les premiers reste fossiles de l’Homme de Denisova, des fragments d’une phalange d’auriculaire.

En analysant «Denny», des généticiens sont parvenus à distinguer les chromosomes que la jeune femme a hérités de son père et de sa mère. Pas de doute pour eux, ils lui ont été légués par une Néandertalienne et un Dénisovien.

«J’ai d’abord pensé qu’il y avait eu une erreur en laboratoire», raconte Svante Pääbo, également chercheur à l’Institut Max-Planck et coauteur de l’étude.

En quittant l’Afrique, les Néandertaliens se sont dispersés en Europe et dans l’ouest de l’Asie tandis que les Dénisoviens se sont dirigés vers l’Asie de l’Est.

«Néandertaliens et Dénisoviens n’ont peut-être pas eu beaucoup d’occasions de se rencontrer. Mais quand cela arrivait, ils ne semblaient pas avoir de préjugés les uns envers les autres», note Svante Pääbo qui est à l’origine de l’identification de l’Homme de Denisova.

«Ils devaient s’accoupler fréquemment, beaucoup plus que ce que nous pensions auparavant, sinon, nous n’aurions pas été aussi chanceux», ajoute-t-il.

http://fr.canoe.ca/

Les Hommes faisaient-ils du sport durant la Préhistoire ?


Du sport pendant la préhistoire ? Peut-être pas tout à fait comme on l’entend, mais ils devaient être très en forme en tout cas pour la chasse. Eux au moins quand ils tuaient un animal, c’était pour se nourrir, vêtir et se défendre. Ils devaient user de stratégie et utiliser avec le temps des outils qui demandaient une force de lancer pour viser la proie. Ils s’adonnaient aussi à la nage, la marche, sûrement la course et plus tard a pagayer.
Nuage

 

Les Hommes faisaient-ils du sport durant la Préhistoire ?

 

chasse préhistoire

Crédits : Flickr

par Yohan Demeure

Les Homo erectus, Homo sapiens ou encore Néandertal étaient loin de pratiquer les sports des Jeux olympiques mais il s’agissait tout de même de grands sportifs dans la mesure ou ceux-ci devaient être en forme pour survivre.

Homo erectus, qui aurait vécu en Asie entre 1 million d’années et 140 000 ans avant J.C. organisait des expéditions de chasse comme les archéologues l’affirment via les découvertes de restes d’animaux près de fossiles humains.

Par ailleurs, le caillassage était alors une pratique très rependue et des boules 1 kilo ou de 500 grammes pouvaient provoquer des fractures chez certains animaux de taille moyenne comme les impalas. Ainsi, étant donné que la chasse est actuellement considérée comme une sorte de sport, nous pouvons conclure qu’avec les moyens de l’époque, cette pratique devait être bien plus physique !

En réalité, la chasse était l’activité principale de l’Homme préhistorique. L’Homme de Néandertal avec son physique imposant n’hésitait pas à chasser le petit gibier à l’arme de jet et préparait des attaques contre des animaux plus imposants tels que le rhinocéros et le mammouth.

Plus proche de nous, l’Homo sapiens, il y a plus de 15 000 ans, s’imposait un apprentissage drastique pour manier le propulseur, une arme qui s’apparente au tir à l’arc. Ainsi, l’Homme va pouvoir se tenir à bonne distance de sa proie tout en gardant une force de projection et une précision comparable à celles obtenues auparavant, ce qui représente une révolution. De plus, il faut savoir que la vitesse du projectile est multipliée par trois par rapport à un lancer à la main et que la distance de tir pouvait atteindre jusqu’à 100 mètres.

Par ailleurs, la chasse n’était pas seule preuve d’activité physique puisque 8 000 avant J.C., Homo sapiens pagayait à bord d’une pirogue alors que ses contemporains nageaient.

Voici une démonstration de tir au propulseur préhistorique par un amateur passionné :

https://sciencepost.fr/

Des mini cerveaux de Néandertal poussent en laboratoire


L’homme de Neandertal a cohabité avec l’homo sapiens et il y a même eu des enfants entre eux. Malgré tout, la lignée néandertalienne a disparu. Avec des mini cerveaux créés en laboratoire, il espère découvrir la raison de cette disparition
Nuage

 

Des mini cerveaux de Néandertal poussent en laboratoire

 

 

Crédits : Allan Henderson / Flickr

Les Néandertaliens se sont éteints il y a environ 40 000 ans. Pourquoi ? On ne le sait pas encore. Mais des mini cerveaux cultivés dans un laboratoire américain en Californie pourraient bientôt nous donner la réponse.

Pourquoi les Néandertaliens se sont-ils éteints alors qu’Homo sapiens a prospéré pour finalement conquérir une grande partie de la planète ? C’est la grande question. Nous avons en effet cohabité, nous sous sommes accouplés, mais sur les deux espèces, il n’en reste aujourd’hui plus qu’une. Des différences génétiques entre le cerveau néandertalien et le cerveau humain pourraient-elles expliquer leur disparition et notre « succès » ?

Pour le savoir, des chercheurs ont comparé le génome de Néandertaliens (précédemment extrait d’os fossiles et séquencé par d’autres chercheurs) avec celui des humains modernes. Sur 200 gènes candidats qui ont montré des différences significatives entre les deux espèces, les chercheurs ont décidé de se concentrer sur un seul : un régulateur d’expression de gène connu sous le nom NOVA1. Pour ce faire, ils ont cultivé des mini cerveaux néandertaliens (néandroïdes). Grâce à l’outil d’édition de gènes CRISPR, les chercheurs ont ainsi pu « néandertaliser » des cellules souches pluripotentes humaines (des cellules qui peuvent se développer dans n’importe quelle cellule du corps).

Ce processus de transformation aura pris entre six et huit mois. Maintenant complètement développés, les néandroïdes mesurent environ 0,5 centimètre.

« Ainsi, vous pouvez réellement les voir à l’œil nu une fois qu’ils sont mûrs », explique Alysson Muotri, directrice du programme de cellules souches de l’Université de Californie à San Diego.

Ces mini cerveaux ne peuvent pas grossir, car ils ne sont pas vascularisés – ce qui signifie qu’ils ne sont pas alimentés avec du sang. Les mini cellules cérébrales (il y en a jusqu’à 400 000 par cerveau) reçoivent des nutriments par diffusion.

Qu’est-ce qu’il en ressort, alors ? Les cerveaux humains cultivés en laboratoire sont généralement ronds, mais les néandroïdes ne l’étaient pas. Ceux-ci se développaient en des structures tubulaires allongées, « en forme de pop-corn », explique la chercheuse. Par ailleurs, les cerveaux des Néandertaliens n’avaient pas autant de connexions synaptiques, ou de liens entre les neurones, et avaient des réseaux neuronaux altérés.

« Ces caractéristiques ressemblent aux mini-cerveaux humains issus de personnes atteintes d’autisme », explique-t-elle. Cependant, « une corrélation ne signifie pas qu’ils sont similaires, nous ne pouvons que spéculer à ce sujet à ce stade. Je ne veux pas que les familles concluent que je compare les enfants autistes aux Néandertaliens, mais c’est une observation importante. Chez les humains modernes, poursuit-elle, ces types de changements sont liés à des défauts de développement du cerveau qui sont nécessaires pour la socialisation. Si nous pensons que c’est l’un de nos avantages par rapport aux hommes de Néandertal, c’est pertinent ».

La recherche n’en est encore qu’à ses débuts, et elle présente certaines limites (les organoïdes représentent seulement le stade précoce du développement cérébral). Mais à terme, les chercheurs espèrent pouvoir déceler des variantes génétiques essentielles au succès de l’homme.

« Nous pourrions voir quelles sont les altérations génétiques qui nous ont rendus uniquement humains et pourquoi ils ont été positivement sélectionnés », conclut la chercheuse.

Source

https://sciencepost.fr/