Sans la médecine, notre longévité « naturelle » serait de… 38 ans


Les scientifiques ont trouvé une nouvelle méthode pour savoir la longévité d’un animal vertébré. Il semblerait que beaucoup d’animaux ont vu leur espérance de vie augmenter. Pour l’homme, étrangement, nous n’avons pas vraiment évolué en rapport à la longévité des hommes de Neandertal et Denisovan. Nous avons gagné que quelques mois avec notre 38 ans, Bien sûr, si on regarde la moyenne d’âge des gens, on voit bien que nous pouvons vivre plus vieux, mais ce n’est pas grâce à notre génétique, mais plutôt à la médecine, condition de vie etc ..
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Sans la médecine, notre longévité « naturelle » serait de… 38 ans

Céline Deluzarche


Journaliste

Des chercheurs ont mis au point une nouvelle méthode pour estimer la durée de vie d’une espèce vivante ou disparue à partir de son ADN. Le record appartient ainsi à la baleine boréale dont la longévité atteint 268 ans. Celle de l’Homme n’a, en revanche, pratiquement pas progressé depuis Neandertal. Heureusement, la génétique ne fait pas tout !

Les animaux ayant la plus grande longévité sont la praire d’Islande, un mollusque bivalve dont un spécimen de 507 ans a été retrouvé, et chez les vertébrés le requin du Groenland, avec un individu de 400 ans. Mais estimer la durée de vie d’une espèce est particulièrement compliqué. On se base souvent sur des cas exceptionnels qui ne sont pas représentatifs, et l’on observe des différences considérables au sein d’espèces même relativement proches. Alors qu’une souris vit en moyenne 4 ans, l’écureuil gris, un autre rongeur, vit 24 ans, soit huit fois plus longtemps.

Une horloge biologique cachée dans l’ADN

Une équipe du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) a établi une nouvelle méthode pour calculer l’âge maximal théorique de plusieurs animaux. Détaillée dans la revue Scientific Reports, elle se base sur la méthylation de l’ADN, une sorte d’horloge biologique.

« Lorsqu’on vieillit, nous subissons un déclin de nos fonctions biologiques », explique Benjamin Mayne, biologiste au CSIRO et principal auteur de l’étude.

Ce déclin est visible dans la densité d’îlots CpG, des zones de l’ADN non codantes qui sont des promoteurs de la méthylation de l’ADN. Ce processus épigénétique entraîne l’apparition de groupes méthyles dans certains gènes, ce qui conduit à des mutations délétères et la sénescence des cellules.

« Nous avons constaté que nous pouvions estimer la longévité des espèces en nous intéressant aux endroits où la méthylation de l’ADN se produisait sur 42 gènes particuliers », explique Benjamin Mayne dans un article de The Conversation.

La baleine boréale détient le record du monde de longévité animale parmi les vertébrés, avec 268 ans de durée de vie. © Benjamin Mayne, CSIRO

La baleine boréale détient le record du monde de longévité animale parmi les vertébrés, avec 268 ans de durée de vie. © Benjamin Mayne, CSIRO

    Les chercheurs ont ainsi calculé l’âge biologique de 252 espèces de vertébrés à partir de leur génome. Bonne nouvelle : avec cette méthode, la plupart des espèces voient leur durée de vie fortement augmenter. La baleine boréale détient le record mondial de la longévité, avec 268 ans, soit 57 de plus que le plus ancien spécimen connu, âgé de 211 ans. La tortue géante de Galápagos, dont le dernier spécimen est mort en 2012 à l’âge de 112 ans, aurait une longévité biologique de 120 ans. L’étude s’est aussi intéressée à des espèces disparues. Le mammouth laineux aurait ainsi eu une durée de vie de 60 ans, à peine moins que les 65 ans de l’éléphant africain actuel. Le pigeon migrateur, éteint en 1914, avait une longévité de 28 ans, soit la même que l’actuelle tourterelle des bois.

    L’homme moderne, l’exception qui confirme la règle

    Mais le plus étonnant, c’est le cas de l’humain. Les chercheurs ont ainsi établi que les Hommes de Neandertal et de Denisovan avaient une durée de vie biologique de 37,8 ans, soit quasiment la même que celle de l’Homme moderne qui est de 38 ans. Cette longévité paraît ridiculement courte : l’espérance de vie en France est de 85,4 ans pour les femmes et de 79,5 ans pour les hommes, et elle a plus que doublé au cours des 200 dernières années.

    « Mais il s’agit d’une exception liée au progrès de la médecine et des modes de vie », rétorque Benjamin Mayne.

    En d’autres termes, l’Homme a réussi à « forcer » l’horloge biologique de son génome par son intelligence et son adaptation. Songer que l’espèce humaine a une durée de vie inférieure à celle du chimpanzé (39,7 ans) a tout de même de quoi faire réfléchir.

    « Connaître la durée de vie d’une espèce est essentiel pour estimer le risque d’extinction, ou pour établir des quotas de pêche ou de prélèvement », explique Benjamin Mayne.

    La méthode est cependant applicable seulement aux vertébrés. On ne saura donc pas si la praire d’Islande de 507 ans est un cas à part ou pas.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une nouvelle méthode pour estimer la durée de vie des espèces a permis d’établir un nouveau palmarès de la longévité animale.

  • Elle se base sur la méthylation de l’ADN, un indicateur de l’horloge biologique.

  • La durée de vie de l’Homme moderne est ainsi estimée à 38 ans, soit à peine au-dessus que nos ancêtres de Neandertal.

https://www.futura-sciences.com/

Les tortues géantes ont… une mémoire d’éléphant !


La preuve que les tortues géantes ont de la mémoire est peut-être un peu simpliste, mais cela mérite quand même des résultats étonnants

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Les tortues géantes ont… une mémoire d’éléphant !

Les tortues géantes jouissent d’une espérance de vie étonnante. Une incroyable mémoire aussi, nous apprennent aujourd’hui des chercheurs. © rimom, Adobe Stock

Les tortues géantes jouissent d’une espérance de vie étonnante. Une incroyable mémoire aussi, nous apprennent aujourd’hui des chercheurs. © rimom, Adobe Stock


Nathalie Mayer
Journaliste

Les tortues géantes ont de la mémoire. C’est la conclusion de travaux menés par une équipe internationale de chercheurs. Ce qui leur a mis la puce à l’oreille ? Le fait que ces reptiles – que l’on trouve aux Seychelles et sur les îles Galapagos – parcourent parfois de longues distances en empruntant un chemin précis.

Pour en avoir le cœur net, ils ont entraîné des tortues captives à mordre des balles fixées au bout d’un bâton. L’occasion de confirmer, également, que ces reptiles sont capables d’apprentissage. Un apprentissage qui se fait plus facilement pour elles lorsqu’il est fait en groupe.

Lorsque les tortues géantes mordaient la balle de la bonne couleur, elles étaient récompensées. Au retour des chercheurs, 95 jours plus tard, les tortues semblaient toujours savoir quelle balle choisir. Idem… neuf ans plus tard !

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La pollution de l’air à Delhi coûte dix années d’espérance de vie


Des pays en sont rendus là. La pollution tue ! Et en Inde, c’est clair, enfin malgré le brouillard de pollution que c’est mortel. C’est ce genre de paysage, d’air que nous voulons donner à nos enfants ?
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La pollution de l’air à Delhi coûte dix années d’espérance de vie

 

© Money SHARMA / AFPNew Delhi

Un résident de la capitale indienne New Delhi perd en moyenne dix années d’espérance de vie à cause de la suffoquante pollution de l’air par rapport à sa longévité s’il respirait un air sain, selon une nouvelle étude.

En 2016, la mégapole de 20 millions d’habitants a connu une concentration annuelle de particules fines (PM2,5) de 113 microgrammes par mètre cube d’air, ce qui entraîne une réduction moyenne d’espérance de vie de 10,2 ans, d’après des travaux de l’institut de politique énergétique de l’université de Chicago (EPIC) publiée cette semaine.

L’étude mesure les risques de mort prématurée à partir de l’espérance de vie qu’aurait une personne si elle n’était exposée qu’au niveau de particules fines recommandé par l’Organisation mondiale pour la santé. L’OMS conseille pour l’organisme humain de ne pas dépasser 10 microgrammes en concentration annuelle.

D’un diamètre égal au trentième de celui d’un cheveu humain, les particules fines en suspension peuvent s’infiltrer dans le sang à travers les poumons. Une exposition à long terme aux PM2,5 accentue les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons.

Au niveau mondial, estime l’étude américaine, la pollution atmosphérique réduit l’espérance de vie de 1,8 an en moyenne en 2016. Ce chiffre la place comme le principal danger à la santé de l’homme, devant le tabac (1,6 an), l’alcool et les drogues (11 mois) et très loin des guerres et du terrorisme (22 jours).

«À travers le monde aujourd’hui, les gens respirent un air qui pose un grave risque à leur santé», a déclaré le professeur Michael Greenstone, directeur de l’EPIC, dans un communiqué de presse.

Découlant surtout de combustibles fossiles, la pollution aux particules fines est notablement élevée en Asie du Sud et de l’Est. En 2016, leurs concentrations coûtent à un habitant de Pékin 5,7 ans de vie en moins.

Si la pollution s’est aggravée en Inde ces dernières années, elle est en revanche dans une tendance baissière en Chine grâce à des politiques publiques volontaristes, note le rapport.

Pour calculer la réduction d’espérance de vie, l’enquête américaine se fonde sur de précédentes études réalisées en Chine des effets nocifs de la pollution sur des personnes qui y sont fortement exposées au long cours.

http://journalmetro.com/

Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes


La couleur du poil du Labrador peut avoir une incidence sur sa santé. Il semble que les labradors couleur chocolat vivent en moyenne 2 ans de moins et éprouvent des problèmes aux oreilles et de peau.
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Les labradors chocolat ont une santé plus fragile que les noirs et les jaunes

 

labradors

Les labradors chocolat vivent en moyenne moins longtemps que les autres.

© ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Une étude menée au Royaume-Uni révèle que les labradors chocolat ont une espérance de vie réduite par rapport à leurs congénères de couleur noire ou jaune.

Comme la plupart des races de chiens, les labradors ont des prédispositions pour certaines maladies. 67 en tout dont certaines sont liées à l’obésité qui guette tout particulièrement ces animaux. Des chercheurs britanniques et australiens ont également découvert que les labradors chocolat sont malheureusement encore plus enclins que ceux de couleur noire ou jaune, à développer certaines pathologies. .

Une cohorte de 33.320 labradors

Les scientifiques ont utilisé le VetCompass, un programme qui permet de recueillir des données sur les chiens suivis par les vétérinaires au Royaume-Uni. Grâce à ces informations, les auteurs de l’étude parue le 22 octobre 2018 dans la revue spécialisée Canine Genetics and Epidemiology, se sont intéressés à 3 types de données : la démographie, la mortalité et les maladies qui affectent les labradors.

« Les analyses démographiques couvrent les 33.320 labradors de la base de données du VetCompass suivis par un vétérinaire en 2013 alors que les informations sur les problèmes de santé et sur la mortalité ont été extraites d’un échantillon aléatoire comprenant 2074 (6,2%) de ces chiens », précise l’étude.

Au Royaume-Uni, la plupart des labradors sont noirs (44,6%), 27,8% sont jaunes et 23,8% sont chocolat (les auteurs n’expliquent pas dans leur étude pourquoi l’ensemble n’atteint pas 100%).

Les labradors chocolat ont la peau et les oreilles fragiles

Selon les résultats obtenus, l’espérance de vie moyenne des labradors est de 12 ans…mais pas pour ceux qui possèdent une robe chocolat. En effet, ces derniers ont une vie raccourcie de pratiquement 2 ans (ils ont une espérance de vie moyenne de 10,7 ans exactement) selon l’étude.

« La prévalence de l’otite externe (inflammation du conduit auditif externe, NDLR) est de 12,8% chez les chiens noirs, de 17% chez les chiens jaunes mais chez les chiens chocolats, elle atteint les 23,4% », s’inquiètent les chercheurs. « De même, la prévalence de la dermatite pyotraumatique (inflammation cutanée, NDLR) chez les chiens noirs est de 1,1%, chez les jaunes de 1,6% mais chez les chiens chocolat elle atteint les 4% ».

Pour cette race, la pigmentation des poils est donc clairement liée à des problèmes auriculaires et dermatologiques. Comment est-ce possible ? Tout d’abord, il faut savoir que la couleur chocolat est récessive chez les labradors : elle ne peut se manifester que si l’animal a reçu de son père et de sa mère la portion ADN qui la confère.

« Donc si une couleur chocolat est désirée pour la portée, les éleveurs peuvent utiliser seulement certaines lignées ce qui peut involontairement augmenter la prédisposition des chiots à développer des maladies particulières », poursuivent les auteurs.

La lignée des labradors chocolat, de part sa population restreinte et donc son pool génique limité, serait plus encline à développer des problèmes dermatologiques ou auriculaires. Cette découverte pourrait permettre aux éleveurs et aux vétérinaires de cibler plus facilement les examens à faire sur ces animaux.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Réduire la pollution de l’air ferait autant gagner en espérance de vie que si on éradiquait les cancers du sein et du poumon


Il est trop tard pour faire marche arrière pour les changements climatiques. Cependant, ne rien faire est inacceptable. Ce que nous faire, ce sont des efforts pour ralentir l’inévitable et il y a plusieurs changements que nous pouvons faire et le faire maintenant.
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Réduire la pollution de l’air ferait autant gagner en espérance de vie que si on éradiquait les cancers du sein et du poumon

Les particules fines constituent le cinquième facteur de risque de mortalité en 2015 | KE ATLAS via Unsplash CC License by

Les particules fines constituent le cinquième facteur de risque de mortalité en 2015 | KE ATLAS via Unsplash CC License by

Repéré par Victor Métais

Pour cela, il faudrait agir sur les particules fines.

Repéré sur Quartz

Grandes responsables de la pollution de l’air: les PM2,5, comprenez matières particulières dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres ou, plus couramment, «particules fines». Elles proviennent entre autres des gaz d’échappement, des centrales thermiques, de l’industrie, des feux de forêt…

Selon un rapport publié le 22 août dernier par le journal Environmental Science & Technology Letters, cette forme de pollution réduirait l’espérance de vie mondiale d’une année. Et nous ne sommes pas tous égaux: les habitants des grandes métropoles d’Asie et d’Afrique verraient leur espérance de vie chuter de durées allant de un an et deux mois à un an et onze mois.

Si on parvenait à réduire cette pollution aux niveaux recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé –95% de la population mondiale est exposée à des taux dépassant ces recommandations– on gagnerait, en terme d’espérance de vie, autant que si on éradiquait les cancers du sein et du poumon

4,2 millions de décès par an

Pour arriver à ce résultat, une équipe de chercheurs de plusieurs universités américaines et britanniques –Université du Texas, université de la Colombie-Britannique, université Brigham Young et Imperial College London– a combiné un milliard de données sur la santé et la mortalité des individus de 165 pays dans le rapport «Global Burden of Disease».

Chaque année, l’exposition aux particules fines entraîne 4,2 millions de décès et la perte de 103 millions d’années d’espérance de vie à l’échelle mondiale. Les calculs dévoilent qu’en 1990, 3,5 millions de personnes sont décédées à cause des particules fines, soit 700.000 de moins qu’en 2015.

Ce phénomène est expliqué par «le vieillissement de la population et la hausse de la pollution de l’air dans les pays les moins avancées et les pays en développement.»

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Ces 10 pays qui pourraient se transformer en “bombe démographique”


L’espérance de vie augmente, nous vivons plus vieux, mais la natalité par contre diminue. Que l’on veuille ou pas, le manque d’enfants et l’augmentation des personnes âgés déséquilibres un pays, et peut même mettre un peuple en voie de disparition.
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Ces 10 pays qui pourraient se transformer en “bombe démographique”

 

par Brice Louvet

De nombreux pays voient leurs taux de natalité et leur espérance de vie diminuer. Les populations vieillissantes entraînent une augmentation des dépenses en soins de santé et en pensions, mais le nombre de personnes travaillant et payant des impôts diminue régulièrement. En conséquence, ces pays se transforment peu à peu en “bombes à retardement démographiques”. Quels sont, concrètement, les pays les plus concernés ?

Les États-Unis

Aux États-Unis, le taux de fécondité a récemment atteint un niveau record de 1,76. Notons que, selon les démographes, un taux de fécondité de 2,2 enfants par femme est recommandé pour qu’un pays puisse trouver une certaine stabilité. L’espérance de vie moyenne des Américains, par ailleurs, se situe à un niveau relativement élevé de 78,7 ans. Résultat, le nombre de retraités ne cesse d’augmenter par rapport au nombre de travailleurs.

De nombreux experts affirment que la récession économique de 2008 et les frais de scolarité élevés dans les collèges contribuent à cette tendance de “faire moins d’enfants”. Selon Child Care Aware of America, notons également que le coût moyen des services de garde à temps plein dépasse 10 000 dollars par an dans plusieurs États.

L’Espagne

En Espagne, le taux de mortalité surpasse régulièrement le taux de natalité; certaines villes sont d’ores et déjà presque abandonnées. Les femmes espagnoles ont également tendance à accoucher plus tard que la plupart des autres femmes européennes, et ont moins d’enfants (environ 1,5 par femme). En outre, les Espagnols vivent en moyenne plus longtemps que quiconque dans l’Union européenne.

L’Italie

Si le nombre d’immigrants en Italie a augmenté l’an dernier et le nombre d’Italiens quittant le pays a diminué, aucune de ces tendances ne semble “régler” les problèmes démographiques du pays. De nombreux Italiens aimeraient avoir deux enfants ou plus, rapporte The Local, mais ils soulignent également les difficultés à trouver un emploi; facteur clé entraînant la décision de ne pas faire d’enfants.

La Bulgarie

La population bulgare diminue plus rapidement que toute autre nation au monde. Elle pourrait bientôt devenir aussi faible qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, rapporte Bloomberg. Les démographes estiment cette population à environ 5,4 millions de personnes en 2050, contre 7 millions l’année dernière.

En outre, le pays connaît une augmentation de l’émigration : ces citoyens cherchant des possibilités d’emploi ailleurs. Le taux de fécondité en Bulgarie n’est par ailleurs que de 1,46 enfant par femme.

La Lettonie

La population lettone diminue elle aussi régulièrement et de nombreux citoyens quittent le pays pour chercher du travail dans d’autres régions de l’Union européenne. Depuis que la Lettonie a rejoint l’Union européenne en 2004, près de 20% de la population du pays s’en est allée. Selon Quartz, la population du pays, estimée à près de 2 millions de personnes l’an dernier, devrait tomber à 1,52 million d’ici à 2050.

En plus de la Lettonie et de la Bulgarie, les populations d’Ukraine, de Croatie, de Roumanie, de Moldavie, de Lituanie, de Pologne, de Serbie et de Hongrie devraient toutes chuter de 15% d’ici 2050.

La Corée du Sud

Certains Sud-Coréens citent le manque de stabilité financière comme l’une des principales raisons pour lesquelles ils ne font pas d’enfants. Le taux de fécondité se situe actuellement à 1,26 enfant par femme – trop faible pour maintenir une population stable.

Par ailleurs, en 2017, l’âge moyen d’une Coréenne ayant un premier enfant dépassait 31 ans (la moyenne la plus ancienne du monde).

Japon

Le gouvernement japonais offre des incitations en espèces pour encourager les femmes à avoir des enfants. Notons que le nombre de naissances le plus bas jamais enregistré fut ressenti l’an dernier. Depuis le taux de fécondité du pays a légèrement augmenté, atteignant récemment 1,44 enfant par femme. Trop peu.

Contrairement à d’autres pays dont les taux de fécondité sont également faibles, le Japon n’a de son côté pas connu d’afflux important d’immigrants. Résultat : Un faible nombre de travailleurs dans le pays réduit le montant des impôts qui vont aux retraites et aux services de santé pour les résidents plus âgés, dont le nombre augmente.

Le Royaume-Uni

L’immigration peut aider à renverser une tendance démographique, mais la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a entraîné une baisse des migrations. Le taux de natalité au Royaume-Uni est récemment tombé à son plus bas niveau en douze ans, rapporte le Times.

Parallèlement, le nombre de résidents britanniques âgés de 65 ans et plus augmente en raison de l’amélioration des soins de santé et du niveau de vie.

Singapour

Singapour a le taux de fécondité le plus faible du monde : 0,83. En 2017, pour la première fois dans l’histoire moderne de Singapour, le pourcentage de personnes âgées de 65 ans et plus était égal à la proportion de personnes de moins de 15 ans.

La Chine

Il y a deux ans, la Chine a commencé à permettre aux familles d’avoir deux enfants au lieu d’un, mais le changement de politique n’a pas suffi à inverser la tendance à la baisse de la fécondité. Si les choses restent ainsi, en 2030, environ 25% de la population chinoise devrait être âgée de 60 ans ou plus, contre 13% en 2010.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Comment le Moyen Âge traitait ses vieux


Au Moyen-âge, avoir plus de 50 ans, était hors norme, car la moyenne de vie était autour de 45 ans. La vieillesse était considérée comme un état triste, sénile attendant la mort. Cependant, les médecins n’étaient pas aussi catégoriques, même sur certains points, ils étaient avant-gardistes
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Comment le Moyen Âge traitait ses vieux

 

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Florian Besson et Nonfiction

Les sources de l’époque médiévale parlent peu des personnes âgées. C’est assez logique: l’espérance de vie étant globalement assez basse –autour de 45 ans–, les sociétés médiévales sont surtout composées de jeunes.

Il y a de grands vieillards, qui atteignent les quatre-vingt-dix ans, voire les dépassent allègrement –ainsi du centenaire Cassiodore–, mais ce sont clairement des exceptions. Dès lors, évidemment, nul besoin d’établissements destinés à accueillir les personnes âgées. Pour autant, le Moyen Âge a beaucoup réfléchi sur la vieillesse et le vieillissement.

À quel âge est-on vieux?

Les auteurs médiévaux pensent le plus fréquemment la vie humaine comme divisée en quatre âges: l’enfance, en gros de la naissance à une vingtaine d’années; la jeunesse, jusqu’à environ 35 ans; l’âge mûr, souvent désigné comme l’âge parfait, l’âge de l’équilibre et de l’accomplissement; et enfin la vieillesse, qui commence, selon les auteurs, à 50 ou 60 ans.

Ce dernier âge peut à son tour être subdivisé. Au VIIe siècle, Isidore de Séville distingue ainsi la vieillesse et la sénilité. Au XIIIe siècle, le scientifique anglais Roger Bacon distingue quant à lui trois étapes: la vieillesse (senectute), la sénilité (senium) et la décrépitude (decrepitam). Il insiste surtout sur le fait que le vieillissement s’accélère de plus en plus: il faut trente ans pour passer de l’âge mûr à la vieillesse, quelques années pour tomber dans la sénilité, quelques jours pour être décrépit –et quelques heures pour mourir.

Mais les auteurs savent aussi adopter une approche souple, basées sur les changements physiques et psychologiques: dans cette optique, la vieillesse se reconnaît par plusieurs signes.

Comme l’écrit Bacon par exemple, «les cheveux deviennent gris, les muscles plus faibles, le sang plus froid, on voit moins bien, l’esprit devient moins agile, le ventre s’affaisse, on perd le sommeil».

Voilà voilà…

Faut-il exclure les vieux?

Dans le Roman de la Rose, l’un des plus grands best-sellers du Moyen Âge, le jardin de Plaisir accueille toutes les vertus et les joies. Au dehors, au contraire, rôdent les vices et les erreurs: notamment Lâcheté, Tristesse… et Vieillesse.

Dans la poésie courtoise, la vieillesse est également dépeinte sous un jour extrêmement négatif: elle est comme l’hiver, une saison froide et cruelle, égoïste et méchante, loin de la douce générosité de la jeunesse-printemps.

La vieillesse est avant tout vue comme une privation: Michault Taillevent, poète bourguignon du XVe siècle, se moque ainsi du vieil homme qui essaye encore de courtiser une fille, alors que sa barbe grise l’a privé de toute sa beauté.

Aux XIIe-XIIIe siècles, les jeunes seigneurs s’impatientent vite lorsque leurs pères vivent trop longtemps:

«J’aime quand je vois changer les seigneuries, et les jeunes succéder aux vieux» écrit ainsi Bertrand de Born.

C’est l’ordre naturel des choses: les personnes âgées sont censées se retirer d’elles-mêmes du monde. C’est l’une des fonctions essentielles des monastères et des abbayes.

La vieillesse est privation, perte, affaiblissement. Plusieurs poètes jouent avec l’image du vieillissement, mais on devine parfois une réelle détresse derrière les vers –comme lorsque Charles d’Orléans écrit que

«le temps m’a volé ma jeunesse, et m’a laissé entre les mains de Vieillesse, à qui je dois demander ma maigre pitance, comme un pauvre errant».

Dès lors, elle est couramment présentée comme une exclusion: dans le Roman de la Rose, Vieillesse lorgne tristement dans le jardin, cherchant en vain à y rentrer.

Mais est-on vraiment condamnés à (mal) vieillir? Les médecins du Moyen Âge n’auraient pas été si catégoriques.

Comment se préparer à la vieillesse?

Les médecins médiévaux, héritiers de la tradition grecque, insistent surtout sur l’importance d’avoir, tout au long de la vie, une alimentation saine qui permet de préparer une vieillesse agréable. La médecine est donc surtout préventive.

La tradition chrétienne pèse également lourdement sur ses conceptions: exactement comme on doit préparer son âme à la mort tout au long de sa vie, il faut préparer son corps à la vieillesse.

Pour bien vieillir, la règle d’or est la sobriété: les excès usent le corps. Dès qu’on passe dans la vieillesse, il faut s’économiser: pas trop de saignées, un exercice physique régulier mais modéré, et surtout pas trop de relations sexuelles, qui épuisent l’énergie du corps. Par contre, si vous avez l’occasion de vous serrer contre le corps nu d’un jeune homme ou d’une jeune fille, n’hésitez pas: cela rajeunit la peau!

En outre, la médecine médiévale est articulée autour de la théorie des humeurs: selon cette idée, le corps est gouverné par quatre «humeurs» qu’il convient de maintenir en équilibre. La vieillesse est dominée par le phlegme, une humeur froide et humide. Il faut donc absorber, dès l’âge mûr, des aliments chauds et secs: des fruits, surtout ceux venus du sud, de la viande et du vin. Et, au contraire, de se méfier des aliments froids que sont les poissons ou les légumes. Le poivre, le gingembre, le crocus stimulent le sang et permettent de rester jeune. Bref, il faut régler sa vie.

Dans son poème le plus célèbre, Le Passe-Temps, Michault reprend exactement cette idée:

«Je profitais de ma jeunesse / sans observer de règle / mais vieillesse m’attendait au pas / m’ayant tendu une embuscade».

Comment rester jeune?

Ces régimes de vie peuvent tendre vers la recherche d’un élixir de jeunesse, vieux rêve des médecins. Bacon par exemple élabore une recette à partir de substances dites «immortelles», notamment l’or, l’ambre gris, la chair de vipère et le romarin. Il insiste beaucoup sur le fait que l’homme est en théorie immortel: la vieillesse et la mort ne sont que des accidents.

Il est très intéressant de noter que ces rêves sont plus que jamais d’actualité: aujourd’hui, de nombreuses sociétés biomédicales font de la recherche de traitements destinés à prolonger la longévité l’une de leurs priorités. Faute de savoir (pour l’instant!) réveiller les morts, on cherche à vivre plus vieux.

En attendant de trouver une pilule de jouvence, reste un remède universellement recommandé par les médecins médiévaux: être heureux. Le bonheur réchauffe le sang, et donc retarde la vieillesse.

Bacon le dit, en citant Aristote:

S’amuser et jouir des choses qui font rire, entendre de la belle musique et des chants, porter des habits variés de riches couleurs, respirer des saveurs agréables, se divertir dans des jeux, profiter de la compagnie de ses amis».

Bref, ce que nous disent les médecins médiévaux, c’est que le meilleur remède à la vieillesse, c’est la socialisation: on vieillit moins quand on vit bien, avec des gens autour de soi.

http://www.slate.fr

La science pourrait-elle rendre l’humain immortel tout en étant en santé?


La quête de l’immortalité est utopique et je ne crois pas que cela serait une bonne chose, par contre vieillir en meilleure forme et éviter les maladies reliées avec l’âge prolongerait la vie. Une nouvelle science est donc née, la géroscience et ils s’attardent à une cellule sénescente, ces cellules refusant de mourir et avec l’âge s’accumulent et finissent par atteindre les cellules saines
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La science pourrait-elle rendre l’humain immortel tout en étant en santé?

 

Un homme âgé assis sur une chaise dans un corridor d'hôpital.

Un aîné à l’hôpital Photo : Radio-Canada

Au 20e siècle, l’augmentation spectaculaire de l’espérance de vie a principalement été attribuable à la diminution de la mortalité infantile. Aujourd’hui, les chercheurs essaient de ralentir le processus de vieillissement. Retarder l’apparition de maladies afin de prolonger la vie, c’est le nouveau Saint-Graal.

Par Danny Lemieux de Découverte

Repousser les effets du vieillissement représente un vieux fantasme scientifique. Et si la quête ultime était tout autre? Une quête plus réaliste, plus accessible. C’est de cette façon que le gérontologue de réputation mondiale James Kirkland aborde la question.

« On veut prolonger la période durant laquelle on ne développe aucune maladie chronique. Et si on augmente l’espérance de vie au passage, ce serait intéressant. »

Son objectif ne consiste pas à prévenir séparément les maladies liées au vieillissement. Avec son équipe à la clinique Mayo, il veut s’attaquer au processus biologique du vieillissement. L’idée est simple, mais l’approche est révolutionnaire. Elle a d’ailleurs donné naissance à une nouvelle discipline : la géroscience.

En ciblant les fondements du vieillissement, on s’attaque à toutes les maladies en même temps. On veut éviter de soigner une maladie X et que le patient meure finalement de la maladie d’Alzheimer.

James Kirkland, gérontologue

Pour contrer le vieillissement ou ralentir son processus, le Dr James Kirkland concentre ses énergies sur une cellule particulière, la cellule sénescente. Présente surtout dans les tissus capables de se régénérer, la cellule sénescente est une cellule en fin de vie, mais qui refuse de mourir. Elle devient si résistante que le système immunitaire peine à s’en débarrasser.

La conséquence? Les cellules sénescentes s’accumulent dans les tissus. Et cette accumulation produit de l’inflammation. Or, on sait que l’inflammation chronique endommage les cellules saines. De plus, les produits libérés par les cellules sénescentes bloquent les connexions entre les cellules saines et les empêchent de bien fonctionner.

« Les cellules sénescentes s’accumulent là où commencent les principales maladies chroniques liées à l’âge comme le diabète, l’arthrite, l’ostéoporose, la démence, les maladies rénales, etc. », explique le Dr James Kirkland.

Et si on pouvait se débarrasser des cellules sénescentes avant qu’elles ne produisent de l’inflammation, pourrions-nous vieillir en santé, sans maladie chronique?

L’équipe américaine du Dr Kirkland a pu identifier une demi-douzaine de mécanismes – des raisons pour lesquelles les cellules sénescentes refusent de mourir. Ces mécanismes sont des cibles potentielles pour attaquer la cellule sénescente à l’aide de médicaments.

Or, grâce à la bio-informatique, on a constaté qu’une quinzaine de médicaments tueurs de cellules sénescentes existent déjà. Ils sont utilisés et commercialisés pour d’autres raisons médicales, mais ils peuvent agir directement sur la cellule sénescente.

Le concept est prometteur. On l’a expérimenté chez les souris et les résultats sont plus que positifs.

« Une dose mensuelle retarde ou même inverse l’ostéoporose. Les souris plus âgées marchent sur un tapis roulant, comme le font les plus jeunes. Et cet effet persiste deux ans. »

Les résultats exposés sont si intéressants que la Food and Drug Administration, l’équivalent américain de Santé Canada, a autorisé la mise sur pied d’essais cliniques. Ils ont lieu en ce moment à la clinique Mayo.

Ces médicaments ont le potentiel de prolonger la qualité de vie. Mais à eux seuls, ils ne pourront offrir l’immortalité; les causes du vieillissement étant trop nombreuses.

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Les poissons âgés disparaissent


Les vieux poissons sont importants pour l’écosystème marin, par expérience acquise pendant les années, ils changent leur comportement et son plus productifs que les jeunes. La surpêche, la pollution et les maladies sont des facteurs qui mettent en péril ces vieux poissons et donc l’espérance de vie est moins longue
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Les poissons âgés disparaissent

 

Poissons vieux

Les vieux poissons sont de moins en moins nombreux sous les eaux.

VICTORIA O’CONNELL

Par Joël Ignasse

A cause de la surpêche, les poissons vivent moins vieux, ce qui peut nuire aux capacités de reproduction de toute une espèce.

Comme les vieux arbres dans les forêts, les poissons âgés jouent un rôle important dans les écosytèmes marins. En effet, plus ils vivent longtemps et plus il y a de chances qu’ils se reproduisent efficacement et participent au maintien des populations de leurs espèces d’appartenance. Mais ces derniers semblent quasiment absents des recensements, comme le révèle une étude publiée dans la revue Current Biology. Réalisée par une équipe de l’Université de Washington, elle indique que pour 79 à 97% des populations de poissons dans le monde, la proportion de poissons âgés est en brusque déclin, principalement en raison de la surpêche. Selon les espèces examinées, la pression liée aux prélèvements commerciaux entraine la disparition de jusqu’à 90% des vieux poissons !

Une police d’assurance

Outre la pêche, d’autres facteurs environnementaux, comme la pollution et les maladies associées, contribuent aussi à réduire l’espérance de vie des poissons. Le phénomène est mondial puisque l’étude se base sur l’analyse de 63 espèces réparties sur cinq zones océaniques différentes. La proportion des pertes varie d’une zone à l’autre mais la tendance est la même dans tous les océans.

 Ce qui menace directement la survie des espèces concernées car « dans le monde marin, le taux de production d’œufs est extrêmement variable », explique dans un communiqué de l’université Trevor Branch, spécialiste des sciences aquatiques et halieutiques.

Face à ce phénomène, les vieux poissons sont comme « une police d’assurance. Ils permettent de combler les déficits en produisant régulièrement des œufs », ajoute-t-il.

En plus d’avoir davantage de chances de se reproduire, les poissons âgés se comportent différemment des juvéniles. Au fil des ans, certains poissons modifient leur alimentation et leur habitat. Ils changent également de comportement et certains deviennent des prédateurs bien plus affutés après avoir vécu quelques années. Pour faire face à cette raréfaction, les auteurs appellent les autorités chargées de la gestion halieutique à prendre de nouvelles mesures de régulation, en empêchant par exemple la prise des spécimens les plus gros, qui sont souvent les plus vieux. Ou encore en pratiquant la « mise en jachère«  de territoires de pêche afin de laisser le temps aux poissons d’y grandir.

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Le Saviez-Vous ► Combien d’humains ont vécu sur Terre ?


Peut-on vraiment savoir comment d’humain ont vécu sur la Terre ? Des démographes ont choisi une méthode semi-scientifique, car il faut admettre qu’il manque beaucoup de donnés. L’estimation en 2011 était de 108 milliards, mais ces chiffres devraient être plus hauts surtout avec les découvertes de ces derniers mois qui font reculer l’apparition de l’homme sur Terre
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Combien d’humains ont vécu sur Terre ?

Question de la semaine : combien d'humains ont vécu sur Terre ?

Au début du 20e siècle, la population mondiale était d’environ 1,7 milliard, selon le PRB.

© LEEMAGE / AFP

En voilà une question difficile, à bien des égards. La première de toutes : quand faire débuter l’histoire de l’humanité ? Jusqu’au 7 juin 2017, l’on pensait que notre espèce, Homo sapiens, était née en Afrique de l’Est il y a environ 200.000 ans. Mais les découvertes du site de Jebel Irhoud au Maroc font désormais reculer de 100.000 ans les origines de notre espèce !

108 milliards d’êtres humains auraient foulé la Terre

Étonnamment, un centre de recherche fournit une estimation du nombre d’hommes et de femmes qui auraient vécu sur Terre : le « Population Reference Bureau » (PRB), basé à Washington, en charge de fournir des informations sur les tendances démographiques américaines et internationales et leurs implications. Selon les chercheurs du PRB, 108 milliards d’humains ont vécu sur la Terre. Mais ce nombre, dernièrement mis à jour en 2011, reste très approximatif, comme on peut facilement l’imaginer.

« L’on ne dispose d’absolument aucune donnée démographique pour 99% de l’existence de l’humanité sur la Terre », précise le PRB.

Alors comment les démographes ont-ils procédé ? Ils ont appliqué, selon leurs propres termes, une méthode « semi-scientifique », dans la mesure où il ont dû établir des suppositions sur les populations nées avant notre ère. Ils ont raisonné par « grandes périodes », en se basant sur les estimations officielles des taux de natalité (fournies par les Nations Unies, des études, etc.) et des hypothèses là où les données manquent, c’est-à-dire dans la plupart des cas.

Leur première estimation de la population remonte à 8 000 ans avant Jésus-Christ.

« À l’aube de l’agriculture, la population du monde se situe alors aux alentours de 5 millions », expliquent-ils.

Au cours de ces huit millénaires avant Jésus-Christ, le taux de croissance est très faible – de seulement 0,0512% par an – pour arriver à environ 300 millions en l’an 1 de notre ère.

« Selon toute vraisemblance, les populations humaines des différentes régions ont augmenté ou diminué suite aux famines, aux aléas des troupeaux d’animaux, aux hostilités et aux changements de conditions atmosphériques et climatiques », avancent les chercheurs.

Et à l’époque, la vie est de très courte durée : par exemple, en France, durant l’Âge de Fer (de 1.100 à 700 avant JC), l’espérance de vie à la naissance est en moyenne de… 10 à 12 ans ! 

La mortalité infantile est très élevée, « peut-être de 500 décès de nourrissons pour 1.000 naissances, voire davantage », estiment les démographes.

 Vers l’an 1 de l’ère chrétienne, le nombre total d’êtres humains vivant sur la planète est évalué à 300 millions. Vers 1650, la population mondiale augmente probablement jusqu’à 500 millions environ, ce qui ne représente pas une forte hausse depuis plus de 1.000 ans, entre autres parce qu’en Asie occidentale puis en Europe, la peste noire sévit. Enfin, vers 1800, la population mondiale dépasse le cap du milliard de personnes et continue de s’accroître depuis, atteignant un peu près de 7,5 milliards en 2017. Les estimations du PRB sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

6,5 % des personnes nées sur Terre seraient toujours en vie

Première grande limite de l’exercice : les démographes n’ont pas pris en compte les naissances antérieures à 50.000 avant notre ère, faute d’informations.

 Toutefois, selon eux, cela pourrait augmenter le nombre de naissances final, « mais probablement pas de beaucoup ».

La deuxième problématique majeure qu’ils ont rencontrés est l’absence de données sur le taux de natalité avant l’époque moderne, les obligeant donc à appliquer un même taux sur une longue période : 80 naissances pour 1.000 habitants par an jusqu’à la première année de l’ère chrétienne, 60 pour 1.000 de l’an 2 à 1750, puis au-dessus de 30 pour 1.000 à l’époque moderne, et encore plus bas dans les années récentes (ce taux était de 12 pour 1.000 en France en 2015). Une méthode qui pourrait sous-estimer le nombre de naissances total, supposent les démographes.

Selon le PRB, la population actuelle représente donc 6,5% de toute celle née dans l’histoire de l’humanité.

Ce qui « démonte une bonne fois pour toutes un mythe persistant depuis les années 1970, à savoir que 75 % de toutes les personnes nées sur la Terre depuis l’histoire de l’humanité étaient en vie à ce moment-là », ajoutent les démographes.

Cette statistique, qui semble très peu vraisemblable avec un peu de réflexion, « n’était pas si facile que cela à démonter, faute de données », font-ils remarquer.

C’est désormais chose faite.

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