Le seul perroquet natif des Etats-Unis aurait disparu à cause de l’homme


Aux États-Unis, vivait jusqu’au début du XXe siècle la conure de Caroline, le seul perroquet présent en Amérique du Nord. Chose que j’ai maintenant comprise comme l’ADN pouvait donner des informations sur le temps qu’une espèce a disparu : la consanguinité. Cependant pour notre oiseau en question, sa disparition fut brutale et comme de raison, c’est l’homme qui est coupable. Ils ont commencé à le chassé, le rechercher pour faire de beaux chapeaux à plumes, par des collectionneurs bref, comme d’habitude l’espèce a payer le prix cher.
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Le seul perroquet natif des Etats-Unis aurait disparu à cause de l’homme


Le seul perroquet natif des Etats-Unis aurait disparu à cause de l'hommeUn spécimen naturalisé de conure de Caroline ou Conuropsis carolinensis;© Marc Durà

Par Emeline Férard

Des chercheurs ont étudié le génome du conure de Caroline, une espèce de perroquet originaire des Etats-Unis dont les derniers spécimens connus se sont éteints au début du XXe siècle. Leurs résultats suggèrent que les activités humaines seraient la principale cause de leur disparition.

D’immenses nuées de centaines de perroquets multicolores virevoltant dans les airs comme un tourbillon. Il fut un temps, ce spectacle était observation courante aux Etats-Unis. Jusqu’à ce que les oiseaux en question ne se fassent de plus en plus rares jusqu’à disparaître de la surface de notre planète. Une extinction d’autant plus dramatique que l’espèce était unique en son genre.

Reconnaissable à son plumage vert, sa tête jaune et sa face orange. la conure de Caroline ou conure à tête jaune (Conuropsis carolinensis) était en effet le seul perroquet originaire et vivant en Amérique du Nord. Son habitat s’étendait de la Nouvelle-Angleterre au nord jusqu’à la Floride au sud et le Colorado à l’ouest où il évoluait dans les plaines boisées à proximité de points d’eau.

Les estimations restent imprécises quant à la taille de sa population passée. Les calculs évoquent entre des centaines de milliers et quelques millions de conures aux Etats-Unis. Dès le milieu du XIXe siècle, cette population avait toutefois drastiquement chuté. Le dernier spécimen sauvage connu aurait disparu en 1904 en Floride. Le dernier spécimen captif est mort lui en février 1918 au zoo de Cincinnati.

Les conures de Caroline étaient autrefois des oiseaux communs dans une grande partie des Etats-Unis. – John James Audubon

Cette triste histoire a fait de la conure de Caroline un oiseau iconique en Amérique du Nord. Toutefois, de nombreuses interrogations demeurent, notamment sur l’extinction de l’espèce. Fragmentation de son habitat, chasse, catastrophes naturelles, maladies ou encore compétition avec d’autres espèces, plusieurs théories sont avancées pour expliquer le phénomène.

Aujourd’hui, une étude publiée dans la revue Current Biology semble lever le voile sur le mystère. Elle indique que les humains seraient les principaux responsables de la disparition de C. carolinensis qui se serait produite de façon rapide. C’est du moins ce que suggère l’ADN de l’espèce.

Reconstituer un ADN disparu

Pour la première fois, une équipe internationale de chercheurs s’est en effet attelé à reconstruire le génome complet du perroquet. Ils ont utilisé pour cela un os de tibia et des morceaux de pied d’un spécimen naturalisé préservé dans une collection privée espagnole et dont la capture remonterait au début du XXe siècle. L’ADN s’est toutefois révélé trop fragmenté pour être suffisant.

Afin de pouvoir poursuivre leurs travaux, les scientifiques ont ainsi dû séquencer le génome d’un proche parent de l’espèce, la Conure soleil (Aratinga solstitialis) originaire d’Amérique du Sud.

« C’est un cas classique dans [l’étude] d’ADN ancien », a expliqué Carles Lalueza Fox, biologiste de l’université espagnole Pompeu Fabra et co-auteur de l’étude au National Geographic.

« Vous avez [souvent] besoin du génome d’un proche parent en guise de référence pour cartographier l’ancien [génome] », a-t-il poursuivi, citant l’exemple de l’utilisation d’ADN d’éléphant asiatique pour étudier celui du mammouth.

En comparant les génomes des conures avec d’autres, les chercheurs ont constaté que les deux avaient divergé il y a quelque trois millions d’années.

Déclin brutal

Une fois reconstitué, l’ADN de C. carolinensis a livré de précieuses informations, en particulier sur la population de l’espèce avant sa disparition. Par le passé, les scientifiques ont en effet observé que lorsque des espèces menacées déclinaient sur une longue période, ceci se manifestait dans leur génome par des signes clairement identifiables tels que la consanguinité.

Si la conure soleil classée en danger d’extinction a bel et bien montré de tels signes, cela n’a pas été le cas de la conure à tête jaune.

Selon les auteurs de l’étude, la population de cette dernière n’aurait donc pas connu de lent déclin mais plutôt « un brusque processus d’extinction qui n’a laissé aucune trace dans son génome », a commenté Carles Lalueza Fox.

Les analyses de l’ADN de l’oiseau n’ont pas non plus révélé de traces de l’une des maladies incriminées dans sa disparition. Bien que l’étude ne porte que sur un seul spécimen, ceci suggère qu’elle n’aurait pas représenté une cause majeure de déclin. Autant de résultats qui semblent pointer du doigt un coupable en particulier : l’homme.

Chassé jusqu’à l’extinction ?

« La disparition soudaine de la conure de Caroline semble être directement imputable aux pressions humaines », écrivent les auteurs dans leur rapport.

Une conclusion qui ne surprend pas tant ces pressions étaient importantes. Les perroquets formaient en effet des nuées spectaculaires mais aussi bruyantes et invasives qui n’hésitaient pas à aller piller les cultures pour se nourrir.

A l’époque, de nombreux fermiers considéraient ainsi les oiseaux comme nuisibles et n’hésitaient pas à les abattre en prévention ou en répression des dégâts causés à leurs champs. Les conures ayant tendance à se rassembler autour de leurs congénères morts ou mourants, ceci pouvait conduire à un massacre à grand échelle.

La mode des chapeaux à plumes et des oiseaux captifs auraient également constitué des arguments majeurs pour la capture de spécimens sauvages, affectant encore davantage la population.

« L’extinction finale de l’oiseau a probablement été accélérée par les collectionneurs et les trappeurs quand il est devenu évident que celui-ci était devenu extrêmement rare », ajoutent Carles Lalueza Fox et ses collègues.

De plus en plus rares, les conures étaient devenus des oiseaux prisés des collectionneurs au début du XXe siècle. – Paul Bartsch

Si l’étude semble apporter un nouvel éclairage sur l’histoire du perroquet, celle-ci est loin d’être complète. D’autres recherches pré-publiées sur BioRxiv laissent ainsi penser qu’ils auraient pu exister deux sous-espèces de conure et que l’une d’elles aurait survécu jusque dans les années 1940. Quelques décennies de répit pour l’oiseau coloré disparu depuis. Pour toujours ? Peut-être pas.

Le C. carolinensis figure en effet parmi les candidats à la dé-extinction, un ambitieux projet porté par certains chercheurs qui pensent pouvoir un jour être capables de ressusciter des espèces éteintes. On en est encore loin et l’étude menée sur le génome du perroquet indique qu’une telle entreprise impliquera « de grosse difficultés« , a estimé Carles Lalueza Fox dans un communiqué.

Pour les espèces encore en vie, en revanche, ces travaux pourraient s’avérer utiles dans la prévention de futures extinctions et la mise en place d’efforts de conservation.

https://www.geo.fr

Un banc de 257 poissons fossilisés datant de 50 millions d’années


Trouver des animaux fossilisé est normal, mais un banc de poissons est plutôt rare. Ces poissons nageaient, il y a 50 millions d’années. Il n’y a rien de surprenant que cette espèce de poissons soient éteinte après toutes ces années.
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Un banc de 257 poissons fossilisés datant de 50 millions d’années


Ce banc de 257 petits poissons mesurant entre 1 à 2 cm nageait dans des lacs de l'ouest des États-Unis il y a 50 millions d'années. © Nobuaki Mizumoto et al., Proceedings of the Royal Society B., 2019

Ce banc de 257 petits poissons mesurant entre 1 à 2 cm nageait dans des lacs de l’ouest des États-Unis il y a 50 millions d’années. © Nobuaki Mizumoto et al., Proceedings of the Royal Society B., 2019

Floriane Boyer
Rédactrice

Pour une raison encore inconnue, pas moins de 257 minuscules poissons se sont retrouvés figés dans la roche il y a 50 millions d’années (Ma) alors qu’ils nageaient vraisemblablement tous ensemble

Tel un arrêt sur image, ce fossile exceptionnel semble avoir immortalisé le déplacement en banc de ces poissons de 10 à 23 mm de long, de l’espèce éteinte Erismatopterus levatus, attestant que ce comportement d’agrégation serait apparu depuis au moins l’Éocène (-56 à -34 Ma).

Le groupe se plie en effet à des règles sociales révélatrices – répulsion entre proches voisins pour éviter les collisions, attraction entre membres éloignés pour assurer la cohésion -, auxquelles s’ajoutent une forme oblong caractéristique et le fait que l’écrasante majorité des poissons soit orientée dans le même sens, d’après une étude.

dalle calcaire poissons

Ce banc de poissons fossilisés offre de précieuses informations sur la dynamique des populations de poissons il y a 50 millions d’années. Crédits : Mizumoto et al. 2019

Une hypothèse suggère que ce banc de poissons ait été enseveli par l’effondrement soudain d’une dune de sable en eaux peu profondes. Elle est impossible à vérifier parce qu’on ne dispose pas des couches sédimentaires qui enfermaient le fossile au départ. Exhumé de la formation de la Green River enjambant les États américains du Colorado, du Wyoming et de l’Utah, il a été conservé dans un musée au Japon, où les chercheurs l’ont redécouvert en 2016.

https://www.futura-sciences.com/



L’Australie a construit la plus grande barrière du monde anti-chats


À l’origine, il n’y avait pas de chat en Australie, ils ont été apportés par les colons. Comme on le sait, les chats sont des prédateurs et au nombre de chats errants dans ce pays, des animaux qu’on ne voit pas ailleurs sont en danger. D’ailleurs, les chats sont responsables de la disparition de 20 espèces animal et d’autres sont en danger d’extinction. Il est donc important de trouver les bonnes solutions pour protéger les espèces du pays.
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L’Australie a construit la plus grande barrière du monde anti-chats

 

chat australie prédateur

Introduit sur son territoire par les colons, le chat cause en Australie un problème environnemental : 20 espèces se seraient éteintes à cause de sa présence. L’Etat a donc dû trouver une solution.

L’Australie a construit un enclos géant en plein cœur de la réserve de Newhaven. Cet enclos mesure 94 km², soit presque la taille de Paris. L’objectif : protéger les espèces menacées par les chats en liberté, comme le montre cette vidéo :

Bilbi, Numbat, ou encore chat marsupial de Geoffroy : autant de noms qui ne vous disent sûrement rien, et qui pourtant, désignent des espèces australiennes. Plus précisément, des espèces menacées d’extinction. Ces petits animaux sont en effet des proies pour les chats errants qui peuplent le pays. En raison de la présence de ces prédateurs, ils pourraient bien disparaître. Et quand on sait que les chats tuent un million d’oiseaux indigènes par nuit, on peut craindre pour leur avenir…

Pour pallier ce problème, certains Etats ne s’encombrent pas bien longtemps : la Nouvelle-Zélande, par exemple, mène une politique d’extermination des chats errants. Espérons donc que l’effort produit par l’Australie soit une solution durable. 

https://wamiz.com/

Devons-nous ressusciter les espèces disparues?


Personnellement, je suis contre qu’on fasse revivre les animaux disparus, alors que nous avons beaucoup qui existent et son en danger de disparaître. De plus, comme on le souligne, faire revivre ces bêtes alors que leur environnement à changé, serait aussi irresponsable. Car une espèce animale qui disparait, est une alarme que son écosystème est en danger, que les actions contre le braconnage et la chasse sportive ne sont pas suffisantes.
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Devons-nous ressusciter les espèces disparues?

 

Tigres de Tasmanie, au zoo national de Washington D.C., 1904 | Wikimedia Commons License by

Tigres de Tasmanie, au zoo national de Washington D.C., 1904 | Wikimedia Commons License by

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur The Guardian

Le clonage d’espèces disparues ne pose pas seulement des questions éthiques, mais aussi écologiques.

La liste des espèces disparues, consignée à partir du début des années 1960 par l’UICN, s’allonge lentement mais sûrement. Pendant ce temps, les progrès de la génétique font leur chemin.

Des scientifiques, pris de scrupules ou sujets à une tentation démiurgique, envisagent de plus en plus de se servir des possibilités offertes par le clonage pour opérer une sorte de retour vers le futur et faire revivre des espèces éteintes.

Le 7 mars 2013, la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) signait l’arrêt de décès du tigre de Tasmanie, 77 ans après la mort du dernier représentant connu de l’espèce.

Or depuis, la séquence génétique de l’animal, aussi appelé thylacine ou loup marsupial, a pu être documentée et reconstituée, ce qui en théorie rendrait possible son clonage. Cette éventualité ne va pas sans poser de questions éthiques, mais également et surtout écologiques.

Devoir moral

«Nous étions responsables d’avoir chassé le thylacine jusqu’à son extinction –dans ce cas, c’est presque comme si nous devions aux espèces de les ramener [à la vie]», avance Andrew Pask, professeur à l’université de Melbourne, chargé des études sur l’ADN du marsupial.

Cette tentation n’est pas nouvelle. En 2003, une équipe de chercheurs espagnols et français avaient fait «revivre» le bouquetin des Pyrénées, en utilisant des tissus vivants prélevés sur la dernière représentante de l’espèce avant sa mort. Le clone nouveau-né avait survécu une dizaine de minutes, avant de mourir à son tour, et le projet avait été mis en sourdine.

Récemment, le quagga, une sous-espèce de zèbre d’Afrique du Sud décimée par les Boers, est à son tour réapparu sur les terres australes, ou presque. Une équipe de chercheurs, relevant qu’il appartenait à la même espèce que le zèbre des plaines, s’est servi de ce dernier pour réintroduire dans les cycles de reproduction le gène responsable des motifs zébrés propres au quagga. On a donc affaire ici à un cas d’ingénierie génétique, où une espèce proche de la disparue est utilisée pour la faire revivre, du moins sous ses traits les plus caractéristiques.

Conditions écologiques

À cet égard, le Guardian insiste sur le fait que s’il est possible de reconstituer une apparence en modifiant le génome d’une espèce, il s’avère bien plus problématique de recréer son comportement et son environnement écologique. Quand bien même serait-il possible de faire revivre ces espèces, leur survie dans un écosystème qui a lui-même évolué n’est pas garanti.

À propos du tigre de Tasmanie, Andrew Pask relevait d’ailleurs que «même si nous ne l’avions pas chassé jusqu’à l’extinction, nos analyses montrent que le thylacine avait une santé génétique très faible», ce qui laisserait supposer que sa population actuelle «serait très sujette aux maladies et ne serait pas en très bonne santé».

La disparition d’espèces devrait à cet égard être envisagée davantage comme un symptôme que comme le point d’orgue d’écosystèmes en péril. Réintroduire ces espèces alors que leur environnement s’est lui-même dégradé ne permettra pas de rétablir un équilibre. Ce ne sera jamais que restaurer une seule pièce au sein d’un ensemble décadent: louable, mais pas suffisant

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http://www.slate.fr

Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit


On parle beaucoup de la sixième grande extinction et probablement qu’il aura aussi beaucoup de victimes chez l’être humain qui a accélérer le mouvement. Cependant, la terre dans son histoire a toujours démontré que chaque extinction amenée un renouveau. Juste à penser aux dinosaures, ils ont disparu, enfin pas tous, ceux-là, ont évolué pour s’adapter aux changements, mais les dinosaures en moins, l’être humain a pu vivre dans un monde moins dangereux
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Extinctions de masse des espèces: comment la vie rebondit

 

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

Animaux | woodleywonderworks via Flickr CC License by

 

David Bond

La valse des espèces, avec ses périodes d’extinctions, est partie intégrante de l’histoire de la vie.

Depuis la mort des dinosaures, la vie sur Terre n’avait jamais connu pareille pression mortelle. Nous sommes en effet rentrés dans ce que les scientifiques appellent la sixième grande extinction. Et les humains pourraient bien être parmi les victimes, selon une récente étude. Une telle extinction signifie la perte d’un très grand nombre d’espèces, ce qui creuserait un trou énorme dans les écosystèmes de la planète, mais laisserait la place à toutes sortes de formes de vie étranges et merveilleuses, susceptibles d’évoluer dans les niches écologiques laissées vacantes.

Pour savoir comment la vie rebondit après une extinction de masse, regardons vers le passé. Il y a eu cinq grandes extinctions de masse dans l’histoire de la Terre, la sixième étant celle que j’ai proposé avec des collègues. Notre hypothèse s’appuie notamment sur la comparaison des taux de variation dans l’histoire géologique des cinq extinctions. Et elle semble suggérer que, cette fois, les signes avant-coureurs sont réels.

Alors, faisons preuve de pessimisme et supposons que l’apocalypse va nous emporter. À quoi ressemblera la Terre après cet Armageddon?

Il y a 251 millions d’années, lors du passage entre la période géologique du Permien et celle du Trias, le vivant connut la plus grande crise de son histoire: 90% des espèces disparurent alors. Même les insectes subirent des pertes énormes, cas unique dans leur longue histoire.

La cause de cette méga-extinction est attribuée en grande partie aux effets de ce que les spécialistes appellent les «traps de Sibérie», éruptions volcaniques en série accompagnées d’énormes épanchements de lave et d’émissions de gaz à effet de serre dans ce qui est aujourd’hui le nord de la Russie. Cela a conduit à un réchauffement climatique, à l’acidification des océans, à la tombée de pluies acides sans oublier l’appauvrissement en oxygène des océans et la contamination par des métaux toxiques tels que le mercure. Imaginez les plus sombres prévisions climatiques qui sont produites aujourd’hui, et saupoudrez de quelques catastrophes supplémentaires.

La poignée d’espèces qui a survécu à la crise Permien-Trias a donné la vie à toutes les autres créatures ultérieures. Depuis, il n’y a pas eu de telle restructuration profonde des écosystèmes. Peut-être parce que la règle darwinienne de la «survie du plus adapté» a rendu les descendants plus robustes aux changements.

Les trilobites ont prospéré pendant 270 millions d’années, mais n’ont pas survécu au Trias. Heinrich Harder

À quoi notre planète ressemblait-elle à l’époque du Trias inférieur? Sur une Terre qui ne comportait qu’un super continent, la Pangée, il faisait chaud –chaud comme l’enfer!– et apparemment sans aucune vie sur de vastes étendues. Aux tropiques, la température de l’eau atteignait 45 degrés Celsius. Dans le vaste désert de la Pangée, il faisait probablement encore plus chaud.

À cause de cette chaleur, il n’y a pas de traces d’animaux terrestres, de reptiles marins et de poissons dans les registres fossiles, sauf pour les hautes latitudes, sans doute un peu plus fraîches. De ce fait, il existe plusieurs «lacunes» de plusieurs millions d’années chacune pour cette période géologique, sortes de trous dans la chronologie.

La majeure partie du charbon que renferme aujourd’hui la Terre provient de la transformation de grandes quantités de fougères de l’espèce Glossopteris, victime de la grande extinction. Une disparition qui a créé un trou de 12 millions d’années dans les archives des fossiles. Une série de «traces fongiques» sur des roches où l’on distingue un grand nombre de spores, serait également un signe de la catastrophe : d’énormes quantités de végétaux morts et de matières animales auraient été source de nourriture abondante pour les champignons. Globalement, la chaleur et la destruction des sols causées par les pluies acides (ces terrains ravinés auraient dégagé une odeur de vanille) auront rendu la planète inhabitable durant cette période.

Sans plantes, il n’y a pas d’herbivores. Sans herbivores, pas de carnivores. L’un des rares survivants «de taille» sur cette Terre désolée était un lézard, Lystrosaurus, reptile végétarien bizarroïde qui, en l’absence de prédateurs et de compétiteurs, s’est diversifié avec un certain succès pendant le Trias.

Ce reptile herbivore a dominé le sud de la Pangée avant l’avènement des dinosaures. Nobu Tamura, CC BY

Le carnage a été pire encore dans les océans, où jusqu’à 96% des espèces se sont éteintes. La perte de toutes les espèces de coraux constructeurs de récifs a conduit à un trou de 10 millions d’années dans les registres des fossiles du Trias inférieur. Imaginez : un monde sans récifs coralliens, sans toute la diversité des êtres vivants qu’ils abritent.

Mais la Terre n’était pas tout à fait morte. De même que Lystrosaurus sur Terre, il y a eu des réussites dans le milieu marin au milieu de toute cette désolation. Claraia par exemple, une espèce de bivalve similaire à la coquille Saint-Jacques a survécu à la fin du Permien, puis s’est rapidement diversifiée pour occuper les niches laissées vacantes par l’annihilation presque totale des brachiopodes, habitants du plancher océanique au Permien. Claraia était robuste et pouvait résister à des niveaux d’oxygène très bas – un trait bien pratique quand la plupart de la vie présente dans les fonds marins était privée d’oxygène.

Claraia, espèce survivante des fonds marins. Musée Gröden/Wolfgang Moroder, CC BY-SA

Le destin funeste des dinosaures

Peut-être l’extinction la plus célèbre et spectaculaire est celle qui vu la mort des dinosaures (non-aviaires) il y a environ 66 millions d’années à la limite des périodes Crétacé et Tertiaire. De même importance que la fin du très populaire T. rex, le remplacement, à l’autre bout de la chaîne alimentaire, du micro plancton a mis un terme à la formation des célèbres falaises de craie du Crétacé qui sont si répandues à travers l’Europe (le nom de cette période géologique vient du mot allemand «Kreide», ce qui signifie la craie).

Que ce soit à cause d’une météorite, ou de massives éruptions volcaniques, ou un peu des deux, l’extinction qui a tué les dinosaures a été plus modeste que celle du Permien-Trias : seulement 75% de perte globale pour le vivant et une récupération plus rapide. Soit la Terre elle-même s’est remise plus rapidement, ou bien, après le «grand massacre» 185 millions d’années plus tôt, la vie était devenue plus apte à s’adapter à, et à évoluer en situation de stress.

Bien entendu, nous savons que les dinosaures n’ont pas exactement disparu. Les oiseaux sont leurs représentants super-évolués, descendants des quelques dinosauriens survivants des événements du Crétacé-Tertiaire. Personne ne peut nier leur succès évolutif depuis 66 millions d’années, date de la disparition du T-Rex aux allures de poulet.

Après que les dinosaures ont disparu, la vie est repartie de l’avant. Jay Matternes

Les crocodiles et les alligators, plus proches parents vivants des oiseaux, sont également d’éminents survivants. Alors qu’il est évident que la capacité des oiseaux à s’envoler vers des oasis de calme et d’abondance leur a permis de se développer au milieu des bouleversements d’alors, on comprend moins pourquoi les crocodiles ont survécu. Certaines théories suggèrent qu’ils ont pu se maintenir et prospérer grâce à leurs organismes à sang froid (contre le supposé sang chaud des dinosaures), leurs habitats d’eau douce ou saumâtre, et même leur QI élevé!

Au-delà des morts et destructions des extinctions, voici de bonnes nouvelles : la vie sur Terre a toujours pris le dessus même quand elle a été très sévèrement atteinte. Sans extinction, il n’y a pas d’évolution, les deux sont intrinsèquement liés.

Les premiers dinosaures ont évolué 20 millions d’années après les pertes du Permien-Trias. Leur évolution a été presque certainement entraînée par un rafraîchissement du climat au cours de ce que l’on a appelé l’épisode pluvial du Carnien (une période où il pleuvait beaucoup), une végétation luxuriante et des pans entiers d’écosystèmes à coloniser.

Les dinosaures ont vécu pendant 165 millions d’années avant de mourir, mais sans leur disparition, les humains ne seraient probablement pas ici aujourd’hui pour faire des dégâts.

Si les êtres humains sont condamnés, alors nous ne serons plus là pour voir ce qui évoluera pour nous remplacer. Soyez assurés que nous, géologues, n’attachons pas trop d’importance à notre disparition. Car nous savons que la Terre est plus grande que nous, et qu’elle va rebondir.

http://www.slate.fr

Quel est cet étrange animal dont tout le monde parle sur Facebook?


Surprenant, cela vaut la peine de bien regarder la vidéo !! Pour essayer quel est cet étrange animal qui pourrait être le dernier survivant  de la préhistoire ou pas !!
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Quel est cet étrange animal dont tout le monde parle sur Facebook?

 

Une horrible créature des abysses? Un mammifère que l’on pensait éteint depuis des siècles? Eh bien non, regardez de plus près cette vidéo.

« Voici ma nouvelle race, très exotique », commente simplement l’administrateur d’une page Facebook dédiée aux chiens. Et il a surpris plus d’un internaute avec sa vidéo.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pourquoi nous espérons encore la réapparition d’espèces éteintes


Encore a notre époque, de nouvelles espèces sont découvertes, mais on recherche aussi celles qui ont disparu. Imaginez quelle notoriétés une personne pourraient acquérir en ayant la preuve d’un animal qui est catalogué disparu .. Tentant non ? Peut-être trop tentant pour inventer une histoire
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Pourquoi nous espérons encore la réapparition d’espèces éteintes

 

Des Tigres de Tasmanie (ou thylacines) au Zoo national de Washington D.C. vers 1904. L’espèce fut déclarée éteinte quelques décennies plus tard. E.J. Keller Baker via Wikimedia Commons

Des Tigres de Tasmanie (ou thylacines) au Zoo national de Washington D.C. vers 1904. L’espèce fut déclarée éteinte quelques décennies plus tard. E.J. Keller Baker via Wikimedia Commons –

Les réapparitions d’animaux considérés disparus constituent un terrain idéal pour les supercheries, fraudes, duperies et autres aveuglements volontaires en tout genre.

Cet été, le naturaliste australien John Young a convoqué les médias pour annoncer quelque chose qu’ils avaient du mal à croire: il avait trouvé des perruches nocturnes! Des perruches nocturnes!

Une combinaison de mots si évocateurs en Australie que la plupart des journalistes se mirent à saliver: les perruches de nuit forment une espèce présentée comme éteinte par de nombreux experts. Si ces curieux petits oiseaux ont été occasionnellement signalés dans le centre aride de l’Australie, voilà des décennies qu’aucun spécimen vivant n’a été capturé ou photographié. John Young venait donc de changer la donne —s’il disait la vérité.

Les journalistes avaient de bonnes raisons de se montrer sceptiques. Young ne montrait ni ne faisait entendre les images et les sons de cette espèce mystérieuse qu’il disait avoir enregistrés. Il ne révélait pas davantage l’endroit où il les avait aperçues de peur, disait-il, qu’elles ne soient menacées par une nuée de passionnés d’ornithologie et de journalistes.

Ce qui était encore plus gênant, c’est que de nombreuses personnes se souvenaient qu’en 2006, Young avait bidonné la découverte d’une nouvelle espèce de perruches australiennes, un oiseau qu’il avait baptisé le psitacule à front bleu. Il avait montré des photos, annoncé l’écriture d’articles scientifiques et une fois encore, noblement décidé de ne pas divulguer le lieu où se trouvaient ces oiseaux pour les protéger.

Mais les découvertes de Young furent bientôt dénoncées comme une supercherie. Un expert en photographie de Melbourne démontra que les photos de ces perruches étaient des images manipulées d’autres espèces. Young fut ensuite incapable de produire la moindre preuve permettant d’étayer sa découverte et regagna discrètement sa cambrousse.

Il peut être difficile de savoir si une espèce est vraiment éteinte. Après tout, nous continuons de découvrir des espèces dont nous ignorions tout simplement l’existence. La difficulté qu’il y a à prouver qu’une espèce a disparu, ajoutée à notre désir de croire que nous ne sommes pas responsables de la destruction complète d’une espèce entière de la surface de la Terre, a donné naissance à un territoire flou, peuplé d’espèces probablement éteintes.

Nous voulons tous croire que des espèces sont encore vivantes longtemps après avoir été signalées pour la dernière fois, et ceux qui redécouvrent des espèces disparues —comme le kakapo, le coelacanthe ou le phasme de l’île Lord Howe— sont considérés comme des héros. Comme vous vous en doutez, voilà un terrain idéal pour les supercheries en tout genre. On y trouve les exemples les plus créatifs et les plus éhontés des fraudes, duperies et autres aveuglements volontaires.

La thylacine (dernier signalement confirmé: 1936, en Tasmanie)

La thylacine était une créature fascinante. Ce marsupial, comme les koalas ou les kangourous, était pourvu d’énormes mâchoires et d’une réputation féroce. Quand il a été découvert, cet animal proche du loup ne vivait plus que sur l’île de Tasmanie.

Après l’arrivée des colons européens, il s’était fait une spécialité de la chasse aux moutons et aux poulets, ce qui poussa les fermiers et les chasseurs de primes à le traquer sans merci. La dernière thylacine sauvage a été abattue en 1930 et le dernier animal connu, surnommé Benjamin, est mort dans le zoo de Hobart en 1936.

Mais au moment de son extinction, le «tigre de Tasmanie» s’était déjà taillé sa place dans l’identité de l’île —la créature est présente tant sur le blason de l’île que sur le logo actuel de son gouvernement— et ses habitants ont du mal à admettre qu’il a disparu. Des centaines de battues organisées ont vu les habitants inspecter les lieux plausibles d’habitat et s’appuyer sur les nombreux signalements (non confirmés) de l’animal.

La piste la plus sérieuse apparût en 1985 sur une série de photographies de Kevin Cameron de ce qui semblait être une thylacine creusant derrière un arbre, dans l’ouest de l’Australie. Comme c’est bien souvent le cas avec les espèces probablement éteintes, les photographies posaient plus de questions qu’elles n’offraient de réponses. La thylacine n’était-elle pas considérée comme une espèce éteinte en Australie depuis des milliers d’années? Comment se faisait-il qu’aucune photo ne montre sa tête? Pourquoi y avait-il un fusil au premier plan?

Cameron fut incapable d’apporter la moindre preuve additionnelle et l’on estime aujourd’hui que les photos représentent soit une thylacine empaillée, soit un autre animal. Bien qu’aucune preuve de sa survie ne soit apparue depuis 80 ans, les signalements continuent d’affluer.

Le Grand Pingouin (dernier signalement confirmé: 1852, Terre-Neuve)

A l’autre extrémité de l’échelle de la férocité par rapport à la thylacine, voila le Grand Pingouin (Pinguinus impennis), un parent du macareux de l’Atlantique Nord, mais incapable de voler. S’ils furent des millions, ces Grands Pingouins s’avérèrent des proies faciles pour les chasseurs en quête de nourriture, d’appâts pour la pêche et de plumes pour les oreillers.

Dès le milieu du XIXe siècle, l’oiseau était condamné. Le dernier couple connu de grands pingouins fut capturé et étranglé sur une île au large de l’Islande en 1844 et son œuf fut écrasé sous le talon d’une botte.

Mais en 1951, un promeneur découvrit sur la plage de Mantoloking, dans le New Jersey, des empreintes énormes et palmées menant jusqu’à l’eau. Chacun se persuada qu’elles ne pouvaient appartenir qu’à un grand pingouin et, bientôt, les journalistes prenaient des empreintes en plâtre et les passionnés d’ornithologie campaient sur la plage. Personne ne put apercevoir l’oiseau, mais des traces se mettaient à réapparaître dès que l’intérêt commençait à baisser.

Deux ans après l’apparition des premières traces, un courtier en assurance local du nom de Jim Turner se fit connaître et raconta qu’il avait fabriqué les traces de toute pièce avec du contreplaqué et une vieille paire de chaussures. Quand on lui demanda la raison de son geste il déclara simplement:

«On s’ennuie tellement par ici, en hiver.»

Le Puma oriental (dernier signalement: 1938, Etat du Maine)

Le Puma oriental est peut-être bien une sous-espèce distincte du puma (Felis couguar), mais ce qui est certain, c’est que l’espèce originale est éteinte. A une époque, on trouvait des pumas aux Etats-Unis du Maine à la Géorgie, mais quand les humains se retrouvent confrontés à des carnivores, ce sont les humains qui gagnent.

Les signalements non vérifiés sont fréquents, cependant, et de nombreux habitants bourrus des fins fonds des forêts du Maine affirment avoir pris un très gros chat dans les phares de leurs pick-ups, ou d’en avoir vu un gambader dans les sous-bois. Pour rendre les choses encore plus compliquées, les pumas peuvent parcourir de très longues distances, et les pumas de l’Ouest peuvent donc se retrouver à l’Est: on a pu déterminer qu’un spécimen tué en 2011 le long d’une autoroute du Connecticut (à l’est des Etats-Unis) venait du Dakota du Sud (au nord du Pays).

Pourtant, les canulars abondent. Dans l’Illinois, un jeune garçon de 14 ans affirma qu’il avait été attaqué par un puma alors qu’il chassait le cerf, mais il était tout simplement tombé de l’arbre où il faisait le guet. En 2009, un habitant de l’Etat de New York fut arrêté après avoir diffusé une vidéo sur laquelle, disait-il, on pouvait voir un puma adulte dans son jardin, alors qu’il ne s’agissait que d’un gros chat domestique de 35 cm de long.

Dans le Michigan, la police a «tasé» un puma coincé dans un tuyau d’écoulement, mais qui s’est avéré n’être finalement qu’une peluche. La ruse la plus courante est la bonne vieille photo authentique, mais avec un lieu bidon, qui a vu le puma apparaître à peu près partout à part au sommet de l’Empire State building.

Le pic à bec ivoire (dernier signalement confirmé aux Etats-Unis: Louisiane, 1936)

Celui-ci passionne les ornithologues américains. Pas de canular ni de tricherie: juste le désir de croire que quelque chose est vrai.

Les pics à bec ivoire étaient des habitants relativement grégaires des grandes forêts primaires et marécageuses du sud des Etats-Unis, chaque couple ayant besoin d’une zone étendue pour pouvoir trouver de la nourriture. Quand les bûcherons sont arrivés dans ces zones à la fin du XIXe siècle et ont ratiboisé les forêts primaires, devinez ce qui est arrivé aux pics à bec ivoire?

Mais le caractère isolé de l’habitat potentiel de ces oiseaux a continué de générer des espoirs. En 2004, une équipe de scientifiques de l’université de Cornell —qui abrite en son sein le meilleur département d’ornithologie des Etats-Unis–—a annoncé la découverte d’un pic à bec d’ivoire dans un bayou du fin fond de l’Arkansas, accompagnant sa proclamation d’une vidéo un peu floue prise depuis un canoë. Cette découverte fit l’objet d’une publication dans le presitigieux magazine Science, qui affirmait avec assurance: «Le pic à bec ivoire (Campeliphus Principalis) subsiste en Amérique du Nord continentale.»

L’habitat de la bête fut alors pris d’assaut par des centaines de passionnés et de journalistes qui se ruèrent sur l’Arkansas. On acheta de grandes portions de terres pour en protéger la faune. Le musicien Sufjan Stevens écrivit même une petite ritournelle sur le sujet. Mais malgré ces efforts déployés, il n’a pas été possible de voir un seul pic à bec ivoire.

D’autres commencèrent alors à disséquer la vidéo de la même manière que leurs prédécesseurs l’avaient fait avec celle de l’assassinat de Kennedy, affirmant qu’elle n’était pas assez claire. S’il a été à nouveau signalé depuis, la majorité des ornithologues ont fini par se résoudre à la probable triste réalité du sort du pic à bec ivoire.

Malgré des déceptions constantes, l’espoir de redécouvrir des espèces «éteintes» est bien plus difficile à faire disparaître que les espèces elles-mêmes. Chaque possibilité semble valoir des vies entières de recherches sans résultat. Les plumes de perruche nocturnes présentées par John Young se sont avérées authentiques, validant les affirmations de sa découverte (ou le fait qu’il avait pu s’en procurer). Les sagas et les recherches continueront donc. Gardez l’œil ouvert. Et le bon.

Nicholas Lund

Traduit par Antoine Bourguilleau

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