4,5 km à pied, -10° et une photo virale: le récit de "l’enfant flocon de neige"


Jamais un enfant chez moi, même très pauvre irait à l’école en marchant plus de 4 km et qui en plus rouspèterait souvent le matin pour aller prendre le bus a temps.  Ce petit japonais marche peu importe la température qu’il peut faire, sans vraiment être habiller pour le climat.
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4,5 km à pied, -10° et une photo virale: le récit de « l’enfant flocon de neige« 

 

Depuis lundi, Wang Manfu est devenu une vraie petite star sur la toile. © (Weibo).

Christophe Da Silva

L’histoire touchante de Wang Manfu, alias « l’enfant flocon de neige », a ému la Chine.

« J’aime l’école. On nous donne du pain et du lait pour le déjeuner et on apprend beaucoup de choses en classe », indique l’enfant de 10 ans sur le site China Daily.

Depuis lundi, Wang Manfu est devenu une vraie petite star sur la toile après être arrivé à l’école avec les cheveux totalement congelés. Son professeur, très touché, a partagé la photo sur les réseaux sociaux et une vague de solidarité s’est formée en Chine.

Il porte bien son nom

Son nom signifie « plein d’énergie », un signe. Car Wang Manfu en a bien besoin: pour aller à l’école, le garçon de 10 ans a dû marcher sous la neige pendant 4,5 km. Il faisait -10 degrés ce jour-là à Zhaotong, une zone rurale de la province du Yunnan (sud-ouest de la Chine).

« Il est arrivé avec ses cheveux et ses sourcils complètement congelés. Ce qui a provoqué un fou rire auprès de ses seize camarades », a souligné Fu Heng, le directeur de l’école primaire Zhuan Shan Ba, sur le site de China Daily.

« J’aime l’école »

Sur le réseau social chinois Weibo, l’image a récolté plus de 260.000 likes. Wang Manfu a même été surnommé « l’enfant flocon de neige » par les internautes. Il est issu d’une famille pauvre et vit dans une cabane avec sa grand-mère et sa soeur aînée. Il ne voit quasiment jamais ses parents qui ont décidé de quitter la région pour trouver un emploi plus stable.

« J’aime l’école. On nous donne du pain et du lait pour le déjeuner et on apprend beaucoup de choses en classe », a confié Wang Manfu. (continuez à lire sous l’article)

Les mains abîmées par le froid de Wang Manfu. © (Weibo).

Zhaotong est l’un des coins les plus pauvres de la province du Yunnan. En 2017, selon les autorités locales, la ville comptait plus de 1,1 millions de pauvres, 138.000 élèves de l’école primaire compris.

Depuis cette histoire touchante, la Yunnan China Youth Development Foundation a lancé un appel au don pour venir en aide aux enfants défavorisés.

« Je crois que notre vie sera meilleure »

Elle promet de donner 500 yuan (64 euros) à chaque enfant pour passer l’hiver au chaud. L’association avait déjà récolté plus de 300.000 yuan (environ 40.000 euros) ce mercredi.

Wang Manfu, lui, est déjà tourné vers l’avenir avec optimisme.

« Je crois que notre vie sera meilleure », a conclu « l’enfant flocon de neige »

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Le charbon de bois, la nouvelle méthode pour se suicider en Asie


Alors qu’une femme se suicide avec la combustion de charbon de bois, les médias chinois s’emparent de la nouvelle et présenter cette forme de suicide glamour, indolore et une manière simple d’en finir avec la vie. Le pire, les médias vont même donner le mode d’emploi. Alors, le résultat : les suicides avec la combustion de charbon de bois, on augmenter surtout chez les hommes urbains et se propage en Chine, Corée du Sud et au Japon
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Le charbon de bois, la nouvelle méthode pour se suicider en Asie

 

Charbon de bois | Skitterphoto via Pixabay CC0 License by

Charbon de bois | Skitterphoto via Pixabay CC0 License by

Clément Guillet

Quasiment inconnue il y a vingt ans, la méthode de suicide par combustion de charbon de bois est de plus en plus plébiscitée par les Asiatiques. La couverture médiatique de décès de stars locales a largement contribué à propager l’épidémie.

Le 18 décembre, le chanteur coréen Kim Jong-Hyun, star internationale de K-pop de 27 ans, est retrouvé décédé à son domicile. À côté de lui, des braises de charbon dans une poêle à frire ayant servi à son suicide.

Cette mort a suscité une vague d’émotion mondiale et la presse internationale a massivement relayé la nouvelle. Dans le monde entier, des fans ont exprimé leur peine, comme devant cet autel improvisé devant l’ambassade de Corée au Chili.

Mais si cette mort est un symptôme de la dureté du milieu et de l’exploitation des jeunes stars de la K-pop, elle est aussi révélatrice d’une véritable pandémie qui submerge une partie de l’Asie: les suicides au charbon de bois.

Selon l’OMS, la Corée du Sud avait en 2015 le 10e taux de suicide le plus fort au monde. Parmi les méthodes de suicide les plus utilisées, l’intoxication au monoxyde de carbone par combustion de charbon de bois est en pleine expansion. Totalement inconnue il y a vingt ans, cette méthode s’est répandue comme une traînée de poudre, à partir de Hong Kong.

Une anonyme déclenche l’étincelle

En 1998, la mégalopole vient à peine d’être restituée aux Chinois. Au départ de l’épidémie, une femme de 35 ans retrouvée morte dans sa chambre, fermée hermétiquement, un petit feu de charbon de bois se consumant à ses côtés.

Les médias vont alors très largement couvrir ce suicide et le présenter comme «glamour»: indolore, non violente, l’intoxication au monoxyde de carbone serait «une manière apaisée d’en finir avec la vie».

Cette méthode jusque-là exceptionnelle va alors se propager très rapidement. En deux mois, le suicide par charbon de bois devient la 3e méthode de suicide à Hong Kong; il passe de 0% des suicides en 1996 à 10,1% en 1999. En 2001, il a dépassé la pendaison et est devenu la 2e manière de se suicider, derrière la défenestration –qui représente environ 25% des morts par suicide.

Hong Kong est alors en pleine récession économique, après la crise asiatique de 1997. Les victimes de suicides par charbon de bois, plutôt des jeunes hommes urbains, sont pour beaucoup en surendettement. En plus de présenter ce type de suicide comme «une manière élégante de sortir de ses ennuis financiers», les médias en donnent le mode d’emploi avec force détails. Des photos de la scène aux schémas du processus, tous les éléments nécessaires à la reproduction du geste fatal sont fournis. C’est d’ailleurs via le site d’un journal hongkongais que la méthode s’est répandue à Taïwan.

30% du total des suicides à Taïwan

Hong Kong et Taïwan sont très proches culturellement: les deux territoires partagent la même langue et les mêmes racines. C’est donc sur l’île voisine que la vague de suicides par charbon de bois a ensuite logiquement déferlé.

À Taïwan, entre 1998 et 2002, le suicide par charbon de bois est passé de 21 cas sur 1.252 (soit 2% du total) à 444 sur 1.802 (soit 25% du total). En 2010, il représentait 30% du total des suicides.

«L’augmentation des suicides au charbon de bois n’a pas entraîné une baisse des autres méthodes de suicide», explique Yip PS, auteur d’une étudesur le sujet. Entre 1997 et 2006, le taux de suicide a bondi de 23% à Hong Kong et de 39% dans les villes de Taïwan, une hausse très largement imputable au charbon de bois. Les épidémiologistes en concluent que «la disponibilité d’une nouvelle méthode de suicide, considérée comme acceptable et sans douleur, ayant une large couverture médiatique peut entraîner une forte augmentation du taux de suicide».

Des numéros verts sur les sacs de charbon

«Il y a deux facteurs qui déterminent le choix d’une méthode de suicide: la disponibilité et la désirabilité», explique Yip PS.

Pour limiter la première, les autorités ont tout essayé. À Hong Kong, le charbon de bois est retiré des rayons des supermarchés. À Taïwan, des numéros d’aide téléphonique ont été imprimés sur les sacs de charbon de bois, surmontés du slogan «Cherish life» («Chérissez la vie»). Des spécialistes proposent même de restreindre la vente de charbon de bois dans les zones urbaines.

Pour ce qui est de la désirabilité, certains scientifiques expliquent que cette épidémie dans l’est de l’Asie est favorisée par la croyance confucéenne en l’importance de conserver l’apparence physique du défunt après la mort. Mais ce sont surtout les médias qui sont pointés du doigt.

87% des suicides influencés par les médias

À Taïwan, une étude a recueilli les témoignages de personnes ayant survécu à leur tentative de suicide par charbon de bois: dans 87% des cas, elles se sont dit influencées par les médias dans le choix de la méthode, contre 8% seulement dans le cas des personnes ayant tenté de s’empoisonner.

À Hong Kong, une étude interrogeant vingt-cinq personnes allait dans le même sens: toutes expliquaient s’être inspirées de suicides relatés dans les médias.

Pour chaque publication d’articles sur le sujet, on constate une augmentation significative du taux de suicide par charbon de bois. Ce qui entraîne alors de nouveaux articles sur un sujet «vendeur» (+30% d’articles sur les suicides au charbon de bois, contre +4% pour une autre méthode), et donc de nouveaux suicides.

La mort de la superstar coréenne de la K-pop est donc symptomatique; le charbon de bois est ainsi devenu l’une des méthodes les plus communes de suicide en Asie, s’étendant plus récemment en Chine, au Japon et en Corée du Sud.

Une star à l’origine de l’épidémie coréenne

En 2008, Ahn Jae-hwan, un acteur sud-coréen de 36 ans se suicide au charbon de bois. Les médias couvrent ce décès de façon massive et plus qu’explicite: 76,5% des journaux télévisées vont jusqu’à filmer les briquettes de charbon trouvées sur le lieu du suicide.

Une «couverture médiatique sensationnelle et irréfléchie», selon l’un des commentateurs.

Sur l’une des populations qui se suicide le plus au monde, les conséquences ne se font pas attendre. À l’exposition médiatique répond une explosion des recherches internet sur le sujet et le début de l’épidémie. On passe de 17 cas de suicide par charbon de bois en Corée du Sud en 2007 (soit 0,3% du total) à 1.251 cas (soit 7,9% du total) en 2011.

Le phénomène témoigne typiquement d’un effet Werther, c’est-à-dire de l’imitation et de l’augmentation du taux de suicide suite à la mort d’une star largement relayée par les médias. Être dans le déni est une mauvaise option car le suicide ne doit pas être un tabou, mais en parler de la mauvaise façon est tout aussi dangereux.

Depuis, d’autres mort de stars ont possiblement alimenté l’épidémie, comme Ahn So Jin, une autre star de la K-pop qui s’est donnée la mort par combustion de charbon de bois en 2015. Le décès récent et ultra médiatisé de Kim Jong-Hyun, star coréenne connue internationalement, ne va certainement pas apaiser cette tendance.

http://www.slate.fr/

Recyclage: des villes en mauvaise posture après le moratoire chinois


Pour ceux qui ne savent pas, le recyclage n’est pas tout transformer au pays, bien au contraire une grande partie est importé vers d’autres pays comme la Chine. Je peux comprendre que la Chine qu’elle veut arrêter de recevoir les déchets des autres et s’auto-suffire. Reste que les produits recyclables risquent de se retrouver au dépotoir à moins de faire comme la Colombie-Britannique
Nuage

 

Recyclage: des villes en mauvaise posture après le moratoire chinois 

 

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en... (Photo La Presse)

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en Chine.

La Presse Canadienne

Un moratoire de la Chine sur l’importation de la majeure partie des matériaux recyclables étrangers laisse certaines municipalités canadiennes avec des surplus de plastique et de papier qui pourraient bien se retrouver au dépotoir.

Cette interdiction a aussi pour conséquence de diminuer les revenus que les villes accumulent pour leurs matériaux recyclables, car il est difficile de trouver d’autres pays ou d’autres entreprises canadiennes qui seraient preneurs.

La Chine était auparavant le principal receveur de plastique et de papier, mais le pays a maintenant cessé d’accepter quasiment tous les matériaux étrangers.

Bien que l’interdiction ne soit entrée en vigueur que le 31 décembre, les entreprises chinoises ont commencé à refuser les matériaux il y a quelques mois.

Au Québec, 60% des matériaux recyclables allaient en Chine. Ce n’est plus le cas.

Matthew Keliher, gérant des déchets solides à la municipalité de Halifax, a indiqué que les trois quarts de ses matériaux recyclables se dirigeaient auparavant vers la Chine.

Halifax a trouvé d’autres marchés pour le plastique rigide ou le papier, mais les pellicules de plastique – les sacs de plastique, les sacs pour la nourriture et les emballages – sont plus difficiles à vendre.

Trois cents tonnes de pellicules de plastiques amassées dans un entrepôt de Halifax depuis le mois d’août sont présentement envoyées au dépotoir.

Calgary, qui envoyait tous ses papiers recyclables en Chine et la moitié de son plastique, a accumulé 5000 tonnes de matériaux dans les derniers mois dont personne ne veut. La ville n’a pas encore décidé ce qu’elle allait en faire.

Il y a au Canada certaines entreprises de recyclage, mais elles acceptent presque exclusivement le plastique de haute qualité comme celui que l’on retrouve sur les boîtes de lait ou de jus, souligne Christina Seidel, directrice générale du Conseil du recyclage de l’Alberta.

«C’est du matériel de très haute qualité. Tout le monde veut de cela. (Les entreprises) ne sont pas de grandes amatrices de plastiques de moindre qualité», a-t-elle analysé.

Concurrence féroce

La Chine a fermé la porte à tous les matériaux recyclables, car elle n’en pouvait plus de gérer les tonnes d’objets contaminés par des déchets. Le pays compte maintenant utiliser ses propres matériaux.

L’Indonésie, la Thaïlande et l’Inde sont parmi les autres pays qui acceptent les matériaux recyclables, mais la concurrence pour leur faire accepter les produits est forte.

Elle est si intense, que Halifax refuse de dévoiler où elle envoie ses produits car elle craint qu’une autre ville lui vole sa place, selon M. Keliher.

«Le marché du recyclage était impitoyable avant que l’interdiction chinoise ne soit imposée, et maintenant que la moitié du marché a fondu et que l’offre est écrasante, il est encore plus impitoyable», a-t-il soutenu.

Baisse de revenus

Halifax gagnait auparavant 2,1 millions $ par année en vendant son recyclage, dont 1,6 million venait de la Chine.

Derek Angove, qui s’occupe de la gestion des déchets à Toronto, a indiqué que la ville n’exportait pas directement ses produits en Chine. Elle avait conclu des contrats à long terme avec des entreprises canadiennes pour protéger Toronto de ce retrait des Chinois.

Il souligne toutefois que le prix des matériaux a diminué, et selon lui, si la Chine ne change pas d’idée, les revenus des villes continueront à baisser.

Christina Seidel croit que le Canada devrait s’inspirer de ce qui se fait en Colombie-Britannique, avec un système qui place le fardeau sur les producteurs de matériaux. Ces derniers doivent payer et s’assurer que leurs produits sont recyclés.

En Colombie-Britannique, cela a contribué à une plus grande part du marché intérieur pour les produits recyclés et une pression moindre sur les villes pour les coûts des programmes.

http://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Non, la peste n’est pas une maladie du passé


Nous entendons rarement parler de la peste qui a fait temps de mort à travers le monde, souvent, c’est l’histoire de la maladie, pourtant la peste existe toujours surtout dans les pays plus pauvres. En plus, la maladie qui se transmet généralement par les puces à évoluer pour la transmission, par des animaux que des humains mange. La peste peut-elle revenir en force ? Avec les changements climatiques, la mondialisation et un vaccin indisponible, les risques augmentent
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Non, la peste n’est pas une maladie du passé

2017, la peste a fait plus de cinquante morts à Madagascar, pour un demi-millier de personnes touchées. Cette maladie, que l’on sait très bien combattre, sévit toujours, notamment dans des pays d’Afrique, et est considérée comme une maladie réémergente dans le monde par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est ce que montrait nettement une étude parue en 2013 sur la période 2000-2009.

Article d’Agnès Roux

Avec l’amélioration des connaissances et les progrès de la médecine, certaines maladies ont peu à peu disparu de nos vies. La variole par exemple, qui était autrefois un fléau redoutable, est aujourd’hui complètement éradiquée. Cependant, les épidémies de choléra et de polio qui frappent régulièrement certains pays nous rappellent que les maladies oubliées dans le monde occidental ne font pas toujours partie du passé.

Décrite depuis l’Antiquité et rendue tristement célèbre par ses vagues meurtrières sans pareilles, la peste est la grande maladie des livres d’histoire. Dans l’imaginaire collectif, cette maladie infectieuse est synonyme de fléau. Au Moyen Âge, elle terrifia par sa virulence et sa contagiosité, notamment lors de l’épisode de la peste noire qui extermina entre 30 et 50 % de la population européenne, ce qui correspond à plus de 25 millions d’êtres humains. La dernière pandémie, appelée peste de Chine, a pris naissance à la fin du XIXe siècle en Chine et s’est répandue dans le monde entier tuant plus de 10 millions de personnes.

Représentation d'un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

Représentation d’un médecin de peste portant un masque de protection. © Wikimedia Commons, DP

La peste et ses vagues meurtrières

C’est au cours de cet épisode meurtrier qu’Alexandre Yersin, un jeune médecin d’origine suisse, a isolé le bacille de la peste (appelé ensuite Yersinia pestis), sur des cadavres d’Hommes et de rongeurs. Véhiculée par des puces de rats et d’autres rongeurs, la bactérie est transmise à l’Homme par les morsures d’insectes infectés. La suite n’est pas rassurante : après une semaine d’incubation, de nombreux symptômes comme une forte fièvre, des frissons et des vertiges apparaissent. En l’absence de traitement, la peste bubonique emporte 60 à 70 % des malades. Les formes les plus graves de la maladie, à savoir la peste pulmonaire et la peste septicémique, sont quant à elles presque systématiquement fatales.

Heureusement, au XXe siècle, la découverte des antibiotiques et les mesures de santé publique ont fait énormément reculer les épidémies. En France, les derniers cas de peste remontent à 1945. Or, la maladie sévit encore dans certains pays pauvres d’Afrique, d’Amérique et d’Asie. Selon l’Institut de veille sanitaire (InVS), près de 40.000 cas de peste auraient été recensés dans plus de 25 pays entre 1989 et 2003. La maladie est donc loin d’avoir disparu. À l’heure actuelle, il existe un vaccin, mais son utilisation est délicate et entraîne de lourds effets secondaires. Pour ces raisons, il n’est pas encore disponible au public.

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

L’agent de la peste, Yersinia pestis, observé en microscopie à fluorescence. © hukuzatuna, Flickr, cc by nc nd 2.0

La peste : une maladie loin d’avoir disparu

Dans une étude publiée récemment dans The American Journal of Tropical Medicine and Hygiene, Thomas Butler, chercheur de la Ross University School of Medicine située dans les Caraïbes, a rassemblé les données recueillies sur la peste entre 2000 et 2009. Ses résultats démontrent une fois de plus qu’elle est loin d’être une maladie du passé.

La République démocratique du Congo figure au triste premier rang des pays les plus touchés avec 10.581 cas recensés. Selon l’auteur, la guerre civile, les déplacements de populations et les conditions de vie difficiles ont probablement favorisé les contacts entre les rongeurs porteurs de la peste et l’Homme. Avec 7.182 cas, l’île de Madagascar prend la deuxième place de ce classement lugubre, et devance la Zambie qui compte quant à elle 1.309 malades. Au total, 21.725 personnes ont été frappées par la peste et 1.612 en sont mortes au cours des dix années concernées par l’étude. Avec plus de 97 % des cas, l’Afrique est de loin le continent le plus touché par cette maladie infectieuse.

Des recherches sont encore nécessaires

Au cours de cette étude, l’auteur montre également que l’agent de la peste a plus d’un tour dans son sac pour infecter l’être humain. La plupart du temps, ce sont les puces qui transmettent le germe infectieux, mais d’autres stratégies semblent exister. Ainsi, en 2007, en Afghanistan, 66 personnes sont tombées malades et 17 sont mortes suite à l’ingestion d’un chameau contaminé. Plus récemment au Kirghizistan, un jeune homme de 15 ans est mort de la peste après avoir mangé une marmotte malade.

Selon l’auteur, l’augmentation des températures, la mondialisation des échanges, l’absence de vaccin et la résistance aux antibiotiques de l’agent de la peste sont autant de facteurs qui contribuent à la diffusion de cette maladie. Il paraît donc indispensable de continuer les recherches sur le sujet afin de mieux guérir les malades et peut être un jour d’éradiquer ce mal pernicieux.

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► La poignée de main: bien plus qu’un simple geste !


La poignée de main fût avant tout un moyen de sécurité pour montrer qu’une personne est sans arme, ce n’est que par la suite qu’il est devenu une salutation, un accord .. La poignée de main à aussi son propre langage qui peut dire s’il y a dominance, soumission, honnêteté, hypocrisie etc ..
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La poignée de main: bien plus qu’un simple geste !

 

 

Considérée aujourd’hui comme un « must have » du « body language », la poignée de main illustre une des plus fortes relations de notre époque : celle entre communication et société.

Un être humain serre en moyenne plus de 10 000 mains dans une vie. La Dernière Heure revient sur l’origine de cette coutume.

Un « laisser-passer » d’antan

A l’époque, lorsque deux personnes se rencontraient, chacune tendait sa main droite vers l’autre pour lui montrer qu’elle n’était pas armée. Les soldats romains, qui cachaient souvent un poignard dans leur manche, avaient pour habitude de se serrer l’avant-bras lorsqu’ils se rencontraient. Il s’agissait alors d’une manière de montrer « patte blanche » avant d’entamer tout dialogue. Petit à petit, la tradition a laissé place à la modernité : en 2012, serrer la main d’une personne, représente avant tout, un signe d’appartenance à un groupe social.

Une tradition perpétrée dans le monde

Si la culture influe sur les plats et les traditions, elle n’en oublie pas pour autant les poignées de mains! En Chine et au Japon, on s’inclinera légèrement et on vous fera un signe de tête. En Belgique comme en France, ou encore, en Nouvelle-Zélande, il est important d’accompagner votre poignée de main d’un contact visuel, qu’il soit long ou bref.

Une petite analyse…

Certes, lors de dîners d’affaires ou de réunions, les poignées de mains ne nous échappent pas! Profitez des ces instants « protocolaires » pour découvrir la personne à laquelle vous avez affaire !

En effet, vous constaterez qu’une main dominante, signe du caractère fort de votre interlocuteur, sera orientée vers le bas. Si celui-ci pose sa main gauche sur votre épaule en même temps, cela implique qu’il vous considère comme inférieur à lui. En revanche, une main présentée au-dessus de la vôtre, représente la soumission. Si votre partenaire place sa main au même niveau que la votre, heureusement pour vous, il s’apprête à entamer un dialogue d’égal à égal.

D’après les recherches de plusieurs comportementalistes, une poignée molle indiquerait un refus de s’engager dans une conversation, un manque d’intérêt. Une main fuyante, quant à elle, révèlerait un sentiment d’hypocrisie. Enfin, méfiez-vous des personnes qui utilisent leur deux mains pour vous saluer, il s’agirait d’une simulation amicale.

Une poignée parfaite ?

D’après Geoffrey Beattie, professeur à l’Université de Manchester, une poignée de main irréprochable serait « la main à mi-chemin entre vous et l’autre personne, une paume douce et sèche, une pression ferme, (mais pas trop), trois mouvements d’une vigueur moyenne et d’une durée inférieure à deux ou trois secondes, le tout accompagné d’un regard et d’un sourire. »

Ewa Kuczynski, de la rédaction d’Essentielle.be

http://www.lalibre.be

C’est le résultat quand on ne lave pas sa taie d’oreiller depuis cinq ans


Comment peut-on ne pas laver sa taie d’oreiller pendant 5 ans ? Avec tout est microscopique qui circule dans notre lit, c’est épouvantable. Ouach !!! Un petit conseil en passant pour l’oreiller. Tous les oreillers ne se lavent pas à la machine à laver, on peut toujours mettre l’oreiller dans le congélateur pendant 24 heures et les acariens n’y résistent pas. Personnellement, je les met dans un sac, car même s’ils sont microscopiques, cela me dégoute beaucoup
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C’est le résultat quand on ne lave pas sa taie d’oreiller depuis cinq ans

 

La raison? Xu n’avait pas lavé sa taie d’oreiller depuis cinq ans. Le diagnostic a été double pour elle: une blépharite et une conjonctivite. © Oriental Daily.

Christophe Da Silva

Selon Shape Magazine, une Chinoise a retrouvé des centaines de mites dans ses cils.

Si vous passez bientôt à table, cette information insolite n’est pas pour vous. Xu, une femme originaire d’Hubei en Chine, a retrouvé des mites dans ses cils. Elle avait environ dix acariens sur chaque cil, soit des centaines au total.

Les médecins n’en ont pas cru leurs yeux. Xu a expliqué au personnel de l’hôpital que ses yeux la démangeaient depuis presque deux ans. Selon Shape Magazine, elle ne s’était pas aperçue des pellicules blanches formées par les centaines de mites qui s’étaient déposées sur ses cils.

Une blépharite et une conjonctivite

La raison? Xu n’avait pas lavé sa taie d’oreiller depuis cinq ans. Le diagnostic a été double pour elle: une blépharite et une conjonctivite.

La blépharite est une inflammation des paupières et des cils. Généralement sans gravité, elle touche aussi bien les enfants que les adultes. Elle n’est pas contagieuse et n’entraîne pas de dommages oculaires permanents, mais elle peut être très invalidante. La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, membrane qui recouvre la face interne des paupières et des globes oculaires. Elle est provoquée par une infection bactérienne ou virale ou par une allergie.

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Le Saviez-Vous ► Comment on apprend la propreté aux enfants à travers le monde


Les bébés sont propres surtout vers 3 ans, quoique certains le sont plus tôt. On utilise des couches jetables ou lavables. Ailleurs, dans le monde, cela peut être différents dépendant du contexte économique, tradition, travail, disponibilité des couches… Quelle méthode est le mieux ? Des culottes avec une fente ? Des lavements peu après la naissance pour que les bébés soient propres au moins à 2 ans ?
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Comment on apprend la propreté aux enfants à travers le monde

 


Potty training | David D via Flickr CC License by

Potty training | David D via Flickr CC License by

Alma Gottlieb

Couches, pots et pantalons fendus, à deux ans ou dès la naissance, il existe plus d’une voie pour éduquer son enfant à être propre.

Un enfant de deux ans est-il trop jeune pour apprendre à faire ses besoins sur le pot? Pour la plupart des petits, c’est effectivement trop tôt. En particulier pour les garçons. C’est en tous cas ce que les pédiatres américains répondraient à cette question. Aujourd’hui, seul un enfant américain sur deux peut se passer de couches à l’âge de trois ans.

Si elles lisaient cela, les grands-mères chinoises seraient effarées, et diraient probablement qu’à l’aide des «pantalons fendus», la plupart des enfants peuvent être propres dès l’âge deux ans. Ce vêtement traditionnel est en effet pourvu d’une ouverture sur la couture de l’entrejambe, qui permet aux enfants d’uriner et de déféquer à leur guise sans souiller leurs vêtements. C’est le vêtement de prédilection de tous les petits Chinois qui vivent à la campagne.

Pas de modèle unique pour élever un enfant

Quand il s’agit d’évoquer les différentes méthodes d’entraînement à la propreté (et bien d’autres sujets concernant l’éducation des enfants), chacun a tendance à présenter son choix comme la seule option valable.

De nos jours, les parents sont confrontés à des conseils soi-disant fondés scientifiquement et présentés comme pertinents pour tous les enfants, même lorsque les différentes stratégies en question sont en conflit direct les unes avec les autres. Avec plus de 2.000 livres de conseils parentaux imprimés en anglais et pléthore de blogs sur l’éducation des enfants –il existe même une parodie du genre–, on comprend aisément pourquoi beaucoup de parents se sentent perdus quant à la façon d’élever leurs enfants.

En tant qu’anthropologue, j’étudie depuis 25 ans les pratiques liées à l’éducation des enfants dans le monde. Ayant vécu avec mon mari (l’écrivain Philip Graham) dans de petits villages de la forêt tropicale d’Afrique de l’Ouest pendant de longues périodes, je suis convaincue que nous, humains, sommes une espèce résiliente, capable de prospérer dans une foule de contextes différents.

La découverte de l’incroyable diversité des façons d’élever les enfants à travers le monde nous a incités à repenser et à modifier certaines des pratiques d’éducation des enfants de notre propre famille (autour du partage du lit, de l’indépendance et des tâches ménagères, par exemple).

Qu’on se le dise: il n’existe pas de modèle unique qui conviendrait à tous les parents du monde pour élever ses enfants. Pour diffuser ce message, mes collègues et moi-même avons écrit un essai intitulé «A World of Babies: Imagined Childcare Guides for Eight Societies», fondé sur nos études ethnographiques de terrain au long cours en Israël et dans les territoires palestiniens, en Chine, au Portugal, au Pérou, au Danemark, en Côte d’Ivoire, en passant par une communauté somalo-américaine de Minneapolis.

En détaillant les multiples solutions apportées aux défis quotidiens auxquels sont confrontés les parents du monde entier, nous espérons montrer qu’il existe plus d’une voie pour élever un enfant adapté à la vie en société –et permettre aux parents angoissés de se détendre!

Apprendre la propreté dès la naissance?

Alors, pourquoi les parents choisissent-ils une pratique éducative donnée plutôt qu’une autre? Souvent, c’est pour des raisons qui ont trait à l’argent et la disponibilité des produits. Étudions le cas de l’apprentissage de la propreté.

En Côte d’Ivoire, les mères Beng commencent à «entraîner» les intestins de leurs nourrissons quelques jours après leur naissance. Elles administrent en effet des lavements aux bébés deux fois par jour, à partir du jour où le cordon ombilical desséché du nouveau-né tombe. Avec cette pratique, au bout de quelques mois seulement, l’enfant ne défèque plus du tout en journée.

Comment expliquer une telle pratique, apparemment extrême? D’une part, les couches jetables ne sont pas disponibles dans les villages Beng –comme dans la plupart des pays du Sud. Et même si elles étaient vendues sur les marchés locaux, peu de familles pourraient se les acheter, dans des régions où l’on vit de l’agriculture de subsistance.

Rappelons aussi que pour la planète, les couches jetables posent problème, étant le troisième plus grand article de consommation dans les décharges, tandis leur production nécessite quelque 7 milliards de gallons de pétrole chaque année.

Mais la disponibilité et le coût des couches n’expliquent pas tout. La vie professionnelle et les valeurs d’une société donnée sont aussi des facteurs déterminants dans les choix des parents.

En Côte d’Ivoire (comme ailleurs en Afrique subsaharienne), les bébés Beng passent la plupart de leurs journées au dos de quelqu’un. Souvent, cette personne n’est pas la mère, puisqu’elle travaille dans les champs pour nourrir sa famille nombreuse. La société Beng (contrairement à la société chinoise traditionnelle) qualifie aussi tous les excréments (y compris ceux des bébés) de sales, et la pensée d’un bébé qui défèque sur le dos de quelqu’un produit du dégoût.

Compte tenu de l’attitude locale vis-à-vis des excréments, aucune baby-sitter ne s’occuperait d’un enfant susceptible de déféquer sur son dos quand elle le porte. Par conséquent, commencer un apprentissage de la propreté dès la naissance permet d’aider les mères à continuer de travailler aux champs. En ce sens, l’apprentissage précoce de la propreté favorise un approvisionnement alimentaire adéquat pour la famille de la mère.

Un observateur occidental pourrait frémir d’horreur à l’évocation de cette pratique, imaginant qu’il s’agit d’un traumatisme précoce pour l’enfant, qui en gardera forcément des séquelles émotionnelles. Mais, si l’on fait abstraction des ravages de la pauvreté qui peuvent mettre en péril leur santé et réduire les opportunités éducatives et économiques, ces bébés très tôt entraînés à la propreté semblent devenir des adultes aussi heureux et adaptés à la vie en société que les enfants qui portent des couches.

Le rôle du contexte culturel

Par rapport à ce qui la motive, cette pratique n’est pourtant pas si aussi exotique qu’elle y paraît de prime abord à un lecteur non-Beng.

Aux États-Unis et en Europe, le travail des femmes peut également dicter le calendrier d’entraînement au pot, mais avec un démarrage plus tardif. Beaucoup de crèches n’acceptent que les enfants complètement propres. Si une mère qui travaille manque d’options pour faire garder son enfant à domicile, elle peut s’efforcer de former son tout-petit à la propreté le plus tôt possible, afin de retourner travailler à plein temps.

Pour les mères au foyer ou les mères qui travaillent et dont les parents vivent suffisamment près pour prendre soin de leur enfant, différents contextes peuvent présider aux décisions en matière d’apprentissage de la propreté. Dans les territoires palestiniens, par exemple, de nombreuses femmes commencent à apprendre la propreté à leur enfant dès l’âge de 14 ou 15 mois. Ce n’est possible que parce qu’elles ne travaillent pas à l’extérieur de la maison; elles ont le temps. Une Palestinienne qui travaille commencera cet apprentissage plus tard, peut-être vers l’âge de deux ans. Comme les femmes de la famille élargie hamula») s’occupent de l’enfant pendant que la mère travaille, il n’y a pas de nécessité à commencer plus tôt l’apprentissage de la propreté.

Quand on prend la peine d’explorer le contexte local de la vie quotidienne des gens, certaines pratiques qui peuvent nous sembler exotiques, voire abusives –pantalons fendus, lavements infantiles– semblent soudain moins étranges.

Ouvrir l’esprit de nouveaux parents inquiets à d’autres manières d’élever des enfants peut apaiser leur angoisse de «mal faire» et de nuire à l’avenir de leur enfant. En réalité, il existe de nombreuses «bonnes façons» d’élever un enfant.

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