En Chine, un petit garçon découvre par hasard un nid d’œufs de dino­saure


C’est une vraie chance pour ce jeune Chinois de 10 ans qui aime la paléontologie de trouver un oeuf de dinosaure. Sa mère n’a pas été indifférente à sa trouvaille pour confirmer par un musée de l’endroit. Il doit être bien fier !
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En Chine, un petit garçon découvre par hasard un nid d’œufs de dino­saure

 

Crédit : Heyuan Radio and Tele­vi­sion Station

par  Suzanne Jovet

Un garçon de 10 ans a décou­vert par hasard un œuf fossi­lisé qui a conduit à la mise au jour d’un nid de dino­saure vieux de 66 millions d’an­nées dans la ville de Heyuan, dans le sud de la Chine, mardi 23 juillet, rapporte le Daily Mail.

Alors qu’il jouait sur un talus avec sa mère le long du fleuve de Heyuan, Zhang Yangzhe a d’abord pensé avoir trouvé un morceau de ciment. Mais passionné de paléon­to­lo­gie, le petit garçon a rapi­de­ment eu l’in­tui­tion qu’il s’agis­sait d’un œuf de dino­saure. Sa mère, Li Xiao­fang a aussi­tôt contacté le musée local, qui a confirmé que l’étrange pierre de 9,1 cm de diamètre était un œuf fossi­lisé. Au cours des fouilles, les cher­cheurs ont alors trouvé dix œufs supplé­men­taires, iden­tiques à celui décou­vert par l’éco­lier.

L’an­cien direc­teur du musée de Heyuan, Huang Ding, affirme que « les fossiles datent de la fin du Crétacé », soit l’époque qui a précédé l’ex­tinc­tion des dino­saures, il y a envi­ron 66 millions d’an­nées.

Cepen­dant, il ne s’agit pas d’une décou­verte inha­bi­tuelle à Heyuan, connue en Chine pour être le « berceau des dino­saures ». Plus de 17 000 œufs fossi­li­sés y ont été retrou­vés depuis 1996. Les paléon­to­logues tentent désor­mais de savoir à quelle espèce appar­te­naient ses œufs.

Crédit : Heyuan Radio and Tele­vi­sion Station

Source : The Daily Mail

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Les premières violences entre êtres humains remonteraient à 30.000 ans


Est-ce le premier meurtre de l’humanité ? Peut-être pas, mais il serait le premier meurtre découvert en Europe, il y a 30.000 ans avant JC. C’est grâce à la technologie d’aujourd’hui que les paléontologues peuvent affirmer que cet homme en Transylvanie en Roumanie a subit des violences mortelles.
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Les premières violences entre êtres humains remonteraient à 30.000 ans


Julien Hernandez
Rédacteur scientifique

Grâce à de nouvelles analyses d’un fossile de crâne dépourvu de mandibule, découvert en 1941 en Transylvanie du Sud (Roumanie) dans la grotte Pestera Cioclovina, des chercheurs pensent que le premier meurtre de la civilisation européenne remonte à 30.000 ans avant notre ère.

Les violences interpersonnelles et les guerres sont inhérentes à l’histoire de l’Humanité. Le contexte archéologique du crâne retrouvé en 1941 est toujours mal connu des scientifiques mais ce dernier – appelé Cioclovina calvaria -constitue un des plus anciens fossiles d’humains européens et l’un des mieux préservés. Ce crâne, c’est celui d’un homme que l’on a cru auparavant être une femme. Son sexe vient d’être officiellement confirmé il y a peu, grâce à sa morphologie osseuse ainsi que l’analyse de son ADN. 

Des analyses plus poussées

Des descriptions antérieures font état, grâce à l’observation de deux cicatrices guéries, d’un traumatisme qui aurait eu lieu avant la mort de cet individu au niveau du front. Cependant, la cause d’une large fracture sur le fossile était encore discutée au sein de la communauté scientifique.

Le saviez-vous ?

Chez les primates non-humains, on retrouve aussi beaucoup de violences et de meurtres après cette période du paléolithique supérieur.

Après que certains chercheurs ont émis l’hypothèse d’un coup qui aurait causé la mort, un paléontologue allemand, un chercheur en géologie roumain et un spécialiste des sciences médico-légales britannique ont décidé de réévaluer ce traumatisme à l’aide d’une inspection visuelle, d’une tomographie par ordinateur – une technique d’imagerie médicale – et d’une simulation expérimentale du même traumatisme associée à une comparaison médicale. Grâce à cet arsenal, les scientifiques affirment que la preuve est irréfutable : ce fossile est bien la trace des premières violences entre personnes, voire du premier meurtre, au sein de la période du paléolithique supérieur en Europe. 

L'homme de Cioclovina est la trace du premier meurtre au sein du paléolithique supérieur en Europe. © Chris J Mitchell, Pexels

L’homme de Cioclovina est la trace du premier meurtre au sein du paléolithique supérieur en Europe. © Chris J Mitchell, Pexels

Pourquoi la violence est-elle apparue ici ?

Les investigateurs considèrent que cet homicide a été commis parallèlement à l’avènement des « industries » osseuses et lithiques. Ce n’est peut-être donc pas les rapports sociaux qui sont la cause de ces violences, mais une révolution technologique de l’époque qui aurait permis aux premiers Homo sapiens de fabriquer des armes pour prendre le dessus sur leurs semblables. Des violences qui n’étonnent guère les auteurs de l’étude puisque l’on en retrouve nombre de traces dans toutes les périodes ultérieures telles que l’Antiquité.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Cioclovina calvaria a été découvert en 1941 dans une grotte en Roumanie.

  • Jusqu’à présent les scientifiques peinaient à définir la date des blessures et la cause de la mort.

  • Il semblerait, sans doute possible, que ce soit le premier meurtre de l’histoire du paléolithique supérieur en Europe.

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Il y avait autrefois des hyènes en Arctique


Il y a déjà eu des hyènes au Canada, ils ont pris le détroit de Béring pour venir sur le continent. Ces hyènes ont vécu sur terre, il y a environ 4,9 millions et 780 000 ans.

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Il y avait autrefois des hyènes en Arctique


Crédits : Julius T. Csotonyi

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

L’analyse de dents retrouvées il y a plusieurs années suggère que des hyènes préhistoriques ont évolué dans l’Arctique au cours de la dernière période glaciaire. 

Nous savions déjà que d’anciennes hyènes préhistoriques, connues sous le nom de Chasmaporthetes, avaient évolué en Mongolie. Dans l’actuel Kansas, également. Pour aller d’un point à un autre, l’espèce avait donc forcément dû passer par le détroit de Béring. Mais jusqu’à présent, les paléontologues manquaient de fossiles témoignant de ce passage. Ce vide dans les archives fossiles vient d’être comblé, avec la découverte de deux petites dents retrouvées dans le Yukon, au Canada. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Open Quaternary.

« On a longtemps émis l’hypothèse que les hyènes avaient traversé le pont terrestre de Béring pour entrer en Amérique du Nord, mais jusqu’à présent les preuves manquaient », explique Blaine Schubert, de la East Tennessee State University (États-Unis).

Cette nouvelle découverte confirme ainsi que ce “voyage” était effectivement à la portée de l’animal.

Notons par ailleurs que, comme c’est souvent le cas, ces dents ont été retrouvées il y a plusieurs décennies (dans les années 70, pour ce cas précis), mais elles n’avaient jusqu’alors pas été étudiées. Du moins pas avec précision. Elles reposaient depuis toutes ces années au Musée canadien de la nature à Ottawa, en Ontario. Jack Tseng, paléontologue à l’Université de Buffalo à New York, s’est récemment proposé pour le faire. Et le chercheur s’est très vite rendu compte qu’il était en présence de raretés.

« Au bout de cinq minutes j’étais déjà à peu près sûr que ces dents – une molaire et une prémolaire – appartenaient à un spécimen de Chasmaporthetes », dit-il.

hyènes

Une des deux dents de hyène découverte en 1977 au Canada. Crédits : Grant Zazula/Gouvernement du Yukon

Un ancien broyeur d’os

Cet ancien carnivore, de la famille des Hyaenidae, évoluait sur Terre il y a entre 4,9 millions et 780 000 ans. Pour le cas de cet animal, l’analyse de ses dents suggère qu’il évoluait il y a entre 1,4 million et 850 000 ans. Comme les hyènes aujourd’hui en Afrique, l’étude suggère que ces anciens carnivores étaient des broyeurs d’os. Autrement dit, ces animaux devaient jouer un rôle très important dans leur écosystème en éliminant les carcasses.

Ce que nous apprend également cette nouvelle découverte, c’est que ces anciens carnivores étaient donc parfaitement capables de s’adapter à tout type d’environnement. On n’en saura malheureusement pas plus quant aux raisons de la disparition de l’espèce (les humains n’étaient pas encore arrivés dans la région à cette époque). Les chercheurs soupçonnent néanmoins une concurrence féroce avec d’autres grands carnivores, tels que l’ours à face courte géant (Arctodus), ou le Xenocyon, un ancien canidé.

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Ce dinosaure de 24 tonnes marchait avec des “talons hauts”


Vous imaginez un dinosaure de 15 mètres de hauteur et pesant 24 tonnes en talons hauts ? C’est un peu comme les éléphants. Comment leurs pieds ont pu supporter leur propre poids ?
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Ce dinosaure de 24 tonnes marchait avec des “talons hauts”


Un dinosaure à talons hauts?

par Brice Louvet, rédacteur scientifique17 mai 2019, 18 h 27 min


Une récente étude signée de l’Université du Queensland (Australie) suggère queRhoetosaurus brownei, un dinosaure de 24 tonnes, marchait probablement avec des “talons hauts”. Les détails de l’étude sont publiés dans le Journal of Morphology.

Sept mètres de haut, 15 mètres de long, 24 tonnes sur la balance, Rhoetosaurus brownei est un monstre du Jurassique moyen. Le plus gros du Queensland à cette époque (160 à 170 millions d’années). Une équipe de chercheurs s’est récemment penchée sur l’animal dans le but d’en apprendre davantage sur la manière dont cet animal pouvait se déplacer. Après avoir analysé les os de son pied, les chercheurs se sont dans un premier temps rendu compte que Rhoetosaurus marchait avec un talon surélevé. S’est alors posée la question suivante : comment ce pied pouvait-il supporter le poids d’un animal aussi lourd ?

De gros coussinets

Pour le savoir, le paléontologue Andréas Jannel et son équipe, de l’Université du Queensland, ont créé une réplique du pied du dinosaure obtenue grâce aux quelques ossements retrouvés dans les années 70. En la manipulant, les chercheurs ont alors compris que le seul moyen pour l’animal de déplacer sa carcasse était qu’il y ait, sous ses talons, un énorme coussin d’amortissement.

«Nous avons également utilisé des techniques de modélisation 3D pour évaluer les différentes postures du pied qui auraient permis à Rhoetosaurus de supporter son poids, explique le chercheur. Nos recherches suggèrent que même si Rhoetosaurus se tenait sur la pointe des pieds, le talon était amorti par un coussinet charnu. Nous voyons une chose semblable sous les pieds des éléphants, mais ce dinosaure était au moins cinq fois plus lourd. Les forces impliquées étaient donc beaucoup plus grandes».

dinosaure

Le pied arrière fossilisé d’un spécimen de Rhoetosaurus brownei en vue dorsale. Crédits : Jay P. Nair & Andréas Jannel.

Un élément clé de l’évolution des sauropodes

Pour les chercheurs, ce “coussin amortisseur” soutenant le talon surélevé est une innovation clé au cours de l’évolution des sauropodes, qui a probablement fait son apparition au cours du Jurassique inférieur.

 «Les avantages d’un coussinet en tissu mou ont peut-être contribué à faciliter la tendance aux énormes tailles corporelles observées plus tard chez ces dinosaures», peut-on lire.

Rappelons par ailleurs que malgré sa taille, Rhoetosaurus brownei n’est pas le plus gros dinosaure a avoir évolué sur Terre. Le plus massif était sans doute l’Argentinosaurus, qui foulait notre planète il y a environ 100 à 93 millions d’années (Amérique du Sud). Les estimations de son poids varient selon les spécialistes, allant de 70 tonnes selon le Natural History Museum de Londres à 90 tonnes selon le Musée américain d’histoire naturelle de New York. Il était également le plus long, avec environ 45 mètres estimés pour certains adultes.

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Des punaises de lit au temps des dinosaures


Les punaises de lits sont des parasites très dérangeantes. Ce n’est pas parce qu’ils sont petits qu’ils ne sont pas résistant. La preuve, ils existaient au temps des dinosaures et on évolué pour s’adapter aux époques suivantes.
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Des punaises de lit au temps des dinosaures


Un insecte soutenu par une pince

Une punaise de lit Photo: Associated Press / Carolyn Kaster

Alain Labelle

Les punaises de lit, certains des parasites les plus indésirables de l’humanité, évoluent sur Terre depuis au moins 115 millions d’années et la peuplaient ainsi durant la même période que les plus grands dinosaures.

Ces insectes hétéroptères, qui se nourrissent de sang, ont ainsi résisté à la chute d’un astéroïde il y a 67 millions d’années et aux nombreuses éruptions volcaniques qui ont mené à l’extinction de masse de tant d’autres espèces.

Penser que ces parasites qui vivent dans nos lits aujourd’hui ont évolué il y a plus de 100 millions d’années et marchaient sur la Terre côte à côte avec les dinosaures a été une révélation. Mike Siva-Jothy, Université Sheffield

« Cette réalité montre que l’histoire de l’évolution des punaises de lit est beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait auparavant », explique le Pr Siva-Jothy.

Pour arriver à établir que les punaises étaient présentes sur la planète dès le Crétacé, des paléontologues européens des universités de Sheffield (Royaume-Uni) et Dresden (Allemagne) ont comparé l’ADN de dizaines d’espèces actuelles pendant une quinzaine d’années.

Même avant leur premier hôte présumé

Les chercheurs ont aussi découvert que les punaises aujourd’hui dites de lit sont apparues entre 30 et 50 millions d’années plus tôt que la chauve-souris, le mammifère que les scientifiques pensaient, jusqu’à aujourd’hui, être leur premier hôte.

Le saviez-vous?

Il existe sur Terre pas moins de 100 espèces de punaises de lit qui se nourrissent de sang d’oiseaux ou de mammifères, dont plusieurs sont présentes au Québec.

La question est maintenant de savoir du sang de quel animal ces insectes de la taille d’un petit pépin de pomme se nourrissaient.

Nous ne savons pas quel était l’hôte des punaises au moment où T. rex foulait la surface de la Terre. Mike Siva-Jothy

D’autres études doivent être réalisées pour découvrir l’identité de cet hôte, mais les scientifiques estiment toutefois qu’il est improbable qu’il se soit nourri du sang des dinosaures.

La raison? Les punaises parasitent un animal qui possède habituellement un nid, comme l’humain possède un lit, un mode de vie que les dinosaures n’avaient pas adopté.

Les travaux de l’équipe européenne ont permis d’établir que les deux espèces de punaises de lit qui parasitent les humains de nos jours, la punaise commune (Cimex lectularius) et la punaise tropicale (Cimex hemipterus), sont apparues il y a environ 47 millions d’années et sont donc beaucoup plus vieilles que l’Homo sapiens.

Ces nouvelles connaissances semblent contredire l’hypothèse répandue prédisant que leur apparition coïncidait avec la scission entre Homo sapiens et Homo erectus il y a environ 1,6 million d’années.

Les scientifiques ont aussi établi que :

  • une nouvelle espèce de punaises de lit conquiert l’humain environ tous les 0,5 million d’années;

  • lorsque les punaises de lit changent d’hôte, elles conservent leur capacité de revenir à leur hôte original;

  • si certaines punaises de lit se restreignent à un hôte, d’autres restent « généralistes », et peuvent sauter d’un hôte à l’autre.

Ces dernières espèces, selon les chercheurs, risquent de s’adapter et de se nourrir de sang humain dans l’avenir, et cela ne prendra fort probablement pas un demi-million d’années, puisqu’il y a de plus en plus d’humains et d’animaux de compagnie qui s’offrent en garde-manger.

Le Pr Siva-Jothy espère qu’une meilleure compréhension de l’évolution des punaises permettra de les comprendre davantage, et peut-être de mieux contrôler leur prolifération.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Current Biology(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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Cet oiseau disparu il y a 136 000 ans est revenu d’entre les morts


C’est curieux, un oiseau qui a existé il y a plus 100 000 ans, incapable de voler aurait disparu avec l’atoll lors de la montée des eaux. L’atoll a réapparu et avec ce râle de cuvier.
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Cet oiseau disparu il y a 136 000 ans est revenu d’entre les morts

Crédits : Charles J Sharp

par  Mathilda Caron

Alors qu’il avait disparu dans la submer­sion de l’île d’Al­da­bra il y a plus de 100 000 ans, le râle de cuvier est récem­ment réap­paru au même endroit, rappor­tait le Daily Mail le 10 mai dernier.

Origi­naire de Mada­gas­car, cet oiseau vivait dans des forêts tropi­cales de cet archi­pel inha­bité des Seychelles, au milieu de l’Océan Indien. Ayant perdu la capa­cité de voler, il n’avait pu échap­per à la montée des eaux. Quand le niveau de la mer a fini par bais­ser, l’atoll a refait surface et les animaux avec.

Des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Ports­mouth et du Musée d’his­toire natu­relle de Londres ont alors comparé des fossiles datant de plus de 100 000 ans, avec ceux d’aujourd’­hui, pour véri­fier qu’il s’agis­sait bien de la même espèce. 

« Ce proces­sus où des espèces distinctes ayant des adap­ta­tions simi­laires ou paral­lèles se déve­loppent à partir du même ancêtre, à diffé­rents moments dans le temps, est appelé « évolu­tion itéra­tive » », explique le paléon­to­lo­giste Julian Hume.

Source : The Daily Mail

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Le Texas avait des allures de Serengeti il y a 12 millions d’années


Il y a 12 millions d’années le Texas était bien différent, il ressemblait plus à une région en Afrique avec des ancêtres des rhinocéros, éléphants et autres espèces animales. Il y a 80 ans des gens ont été engagé pour ramasser le plus de fossile possible. Cependant, comme bien des trouvailles, ils sont restés sur les tablettes. Aujourd’hui, on découvre la richesse qu’a pu avoir le Texas à cette époque et pour le moment, parmi les fossiles, il y a une nouvelle espèce d’éléphant qui a été mise à jour.
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Le Texas avait des allures de Serengeti il y a 12 millions d’années



par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les récentes analyses de fossiles prélevés il y a 80 ans au Texas ont révélé de nouvelles espèces incroyables. Un environnement peuplé de grands animaux qui rappelle celui du Serengeti, en Afrique.

Entre 1939 et 1941, la Works Administration des États-Unis finança un projet visant à prélever au Texas un maximum de fossiles. De nombreuses personnes au chômage ont alors été recrutées dans le but de ratisser la région de Beeville. En trois années d’opération, des milliers d’ossements ont été prélevés, dont la plupart sont aujourd’hui conservés à l’Université du Texas à Austin. Certains de ces fossiles ont fait l’objet d’études, mais ils avaient jusqu’ici été laissés de côté. Steven May, paléontologue à la UT Jackson School of Geosciences, a récemment décidé de faire le “tri” dans ces archives.

“Texas Serengeti”

Les résultats de ces travaux, publiés cette semaine dans la revue scientifique Palaeontologia Electronica, montrent une incroyable diversité d’anciens grands animaux qui arpentaient autrefois la région. La plupart il y a entre 11 et 12 millions d’années. Un véritable “Texas Seregeti”, peut-on lire dans l’étude, où se côtoyaient ancêtres des rhinocéros et éléphants, des alligators et plusieurs espèces d’ongulés. On note par ailleurs que peu de “petites” espèces figurent dans ce panel. Pour la simple raison qu’à l’époque, les chasseurs de fossiles recrutés n’étaient pas forcément bien formés à la paléontologie. C’est pourquoi seuls les fossiles les plus grands (crânes, dents, défenses, gros os) ont été récupérés.

Après avoir analysé les fossiles récupérés – puis ajouté ceux récemment découverts dans la région – Steven May dépeint finalement environ 4 000 spécimens représentant 50 espèces différentes. Parmi elles, cinq sont des poissons, sept des reptiles, deux des oiseaux et 36 des mammifères. Outre les animaux cités ci-dessus, le chercheur annonce la découverte d’un tout nouveau genre de gomphothère. Un parent éloigné d’éléphants doté d’une mâchoire inférieure en forme de pelle. Une nouvelle espèce qui vient d’être baptisée Blancotherium buckneri. Il serait aussi question des plus anciens fossiles d’alligator américain, et d’un parent éteint des loups et chiens modernes.

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Deux pièces de crâne fossilisé d’anciens parents d’éléphants doté d’une mâchoire inférieure en forme de pelle. Crédits : Université du Texas

Tous ces animaux évoluaient à l’époque le long de la côte du golfe du Texas, dans un environnement tapissé de forêts et de prairies, sillonnées par des rivières. D’où la comparaison avec le Serengeti africain d’aujourd’hui. Les chercheurs espèrent garnir un peu plus le tableau dans les prochains mois. Des dizaines d’autres fossiles datant de cette époque attendent en effet encore d’être étudiés.

Source

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