Voici l’Akainacephalus johnsoni!


On trouve encore des nouvelles espèces vivantes, mais aussi ceux disparus. Au États-Unis, une nouvelle espèce de dinosaure herbivore a été découverte. Il portait une impressionnante armure pour se protéger. Il aurait vécu, il y a environ 76 millions d’années.
Nuage

 

Voici l’Akainacephalus johnsoni!

 

Représentation artistique de la tête d'un Akainacephalus johnsoni.

Représentation artistique de la tête d’un Akainacephalus johnsoni   Photo : Andrey Atuchin

Une nouvelle espèce de dinosaures munie d’une imposante armure osseuse recouvrant la majeure partie de son corps a été décrite pour la première fois par des paléontologues américains et australiens.

Un texte d’Alain Labelle


De la famille des ankylosauridés (Ankylosauridae), l’Akainacephalus johnsoni vivait il y a environ 76 millions d’années pendant le Crétacé supérieur sur le territoire correspondant à l’ouest de l’Amérique du Nord.

Selon Jelle Wiersma et Randall Irmis de l’Université de l’Utah, la bête était herbivore et mesurait 5 mètres de long et plus de 1,5 mètre de haut.

Représentation artistique de l’Akainacephalus johnsoni dans son milieu naturel.

Représentation artistique de l’Akainacephalus johnsoni dans son milieu naturel.  Photo : Andrey Atuchin

Il s’agit des animaux parmi les plus lourdement blindés à fouler la surface de la Terre. Leurs prédateurs de l’époque étaient le Teratophoneus, un cousin de 9 mètres de long du Tyrannosaurus rex, et le crocodilien Deinosuchus de 13 mètres de long.

L’une des caractéristiques uniques de ces créatures est la présence d’une masse osseuse élargie à l’extrémité de la queue qui pouvait leur servir de massue pour décourager leurs ennemis.

« Quelqu’un m’a dit un jour que les Akainacephalus étaient très laids et qu’ils avaient un visage que seule une mère peut aimer. Je dois dire que je ne suis pas du tout d’accord. Ce sont des animaux tout à fait extraordinaires et magnifiques », affirme le paléontologue Jelle Wiersma.

Les restes fossilisés ont été mis au jour dans le sud de l’Utah. Il s’agit d’un crâne complet, d’une grande partie de la colonne vertébrale, de la queue et de plusieurs éléments des membres antérieurs et postérieurs, ainsi que la fameuse armure corporelle osseuse.

Reconstruction d'un squelette d'Akainacephalus johnsoni. Les fossiles trouvés apparaissent en jaune.

Reconstruction d’un squelette d’Akainacephalus johnsoni. Les fossiles trouvés apparaissent en jaune.  Photo : J.P. Wiersma & R.B. Irmis

Les formes et l’agencement unique de sa tête et de son museau osseux en forme de petits cônes et de pyramides sont peut-être ses traits les plus distinctifs. Ils donnent, selon les chercheurs, des indices des origines asiatiques de certains ankylosauridés qui parcouraient l’ouest de l’Amérique du Nord vers la fin de l’ère des dinosaures.

En fait, la bête habitait un environnement chaud et humide semblable à la baie du sud de la Louisiane, avec des ruisseaux et des rivières à faible débit et des marécages.

Ces particularités physiques rappellent ceux d’un autre dinosaure, le Nodocephalosaurus kirtlandensis, qui peuplait le territoire de l’actuel Nouveau-Mexique il y a 77 millions d’années. D’autres dinosaures nord-américains apparentés, comme l’Ankylosaurus, avaient une armure relativement plate qui leur couvrait la tête.

À la surprise des paléontologues, ces deux espèces semblent physiquement plus proches d’autres espèces asiatiques et plus éloignées d’autres espèces nord-américaines qui peuplaient le continent à l’époque.

Bien que les ankylosauridés soient originaires d’Asie et datent de 125 à 100 millions d’années, ils n’apparaissent dans les fossiles nord-américains qu’il y a environ 77 millions d’années.

Selon les chercheurs, cela indique que Akainacephalus et Nodocephalosaurus étaient des proches parents des ankylosaures asiatiques et que de multiples événements d’émigration impliquant ce groupe se sont produits de l’Asie vers l’Amérique du Nord à la fin de la période crétacée. Il en a résulté deux lignées distinctes en Amérique du Nord d’ankylosaures à queue de massue.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal PeerJ.

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Le plus vieux bébé serpent découvert dans de l’ambre


L’ambre permet de préserver des fossiles du passé pour les présenter aujourd’hui. Cette fois-ci, c’est un bébé serpent. Bien qu’il lui manque sa tête, il est très bien conserver après avoir été engloutie par cette substance collante il y a des centaines de millions d’années.
Nuage

 

Le plus vieux bébé serpent découvert dans de l’ambre

 

On distingue une sorte de ver vertébré de couleur un peu plus foncée dans une roche de couleur dorée.

Le fossile a été trouvé dans de l’ambre datant d’une centaine de millions d’années.   Photo : Ming Bai/ Académie chinoise de sciences

Un fossile dans de l’ambre. La découverte n’est pas sans rappeler le film Parc Jurassique et, pour les paléontologues qui l’ont faite, elle est toute aussi exceptionnelle que l’imagination démontrée dans le film.

Il s’agit d’un bébé serpent datant d’une centaine de millions d’années, ce qui en fait le plus vieux spécimen jamais découvert.

C’est spectaculaire d’avoir un bébé dans notre registre de fossiles parce que ceux-ci étaient très délicats, s’enthousiasme le professeur de biologie à l’Université de l’Alberta Michael Caldwell, qui a participé à l’étude du spécimen.

Le fossile est d’une longueur de 46 à 47 mm, soit moins grand qu’un pouce adulte. La tête n’est pas présente, mais le reste du corps est exceptionnellement bien préservé. Au scanner, les paléontologues ont pu observer le détail de chaque vertèbre.

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Le Saviez-Vous ► 7 nouvelles passées sous le radar


    On fait un peu du coq à l’âne. 7 faits dans différents domaines, allant de l’archéologie du cacao chez les Mayas à la canicule en Australie.
    Nuage

     

    7 nouvelles passées sous le radar

      Les Mayas mangeaient-ils leurs économies? Quelle musique donne la chair de poule aux festivaliers? Et pourquoi une autoroute fond en Australie?

      Voici des nouvelles qui sont passées sous le radar dans l’actualité de la semaine.

      Un texte d’Alain Labelle

      Quoi? Du chocolat

      Du chocolat présentant un glyphe Maya.

      Les fèves de cacao servaient de monnaie chez les Mayas. Photo : iStock/Arina Habich

      Une barre de chocolat valait son pesant d’or au temps des Mayas. Des archéologues américains affirment que le cacao était utilisé comme monnaie dans cette civilisation d’Amérique centrale dominante à l’époque précolombienne, un peu à la façon des pièces d’argent actuelles. Les Mayas n’auraient jamais utilisé de réelles pièces d’argent, pense Joanne Baron, du Bard Early College de New York.

      Selon la scientifique, les Mayas échangeaient plutôt des fèves de cacao contre des biens et services, au même titre que le tabac, le maïs et le tissu. Cette forme de troc permettait de traverser les barrières ethniques et linguistiques.

      L’archéologue va même jusqu’à avancer qu’une pénurie de chocolat aurait pu contribuer à la chute de cette civilisation.

      Qui? Les amateurs de concerts de musique

      Des dizaines de personnes dansent.

      Des festivaliers lors de l’édition 2017 d’Osheaga  Photo : Osheaga

      Des chercheurs américains ont établi ce qui donne la chair de poule aux amateurs de concerts de musique. Le chercheur Matthew Sachs et ses collègues de l’université Harvard affirment que la signification des paroles et le volume du son sont en grande partie responsables du phénomène cutané.

      Pour arriver à l’établir, l’équipe a suivi la fréquence cardiaque et l’activité électrodermale de sujets qui écoutaient en direct trois de leurs morceaux de musique préférés.

      D’autres facteurs clés pour donner la chair de poule : la présence d’amis, une foule en délire qui chante en chœur et l’admiration portée à un artiste.

      Quel est le genre de musique dont l’écoute est le plus susceptible de hérisser vos follicules pileux? Le rock arrive en tête (31 %), suivi de la musique pop (29 %), de l’indie (7 %) du house (6 %) et des symphonies de musique classique (5 %).

      Combien? 44 %

      Carte mondiale montrant les rivières.

      Seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières.  Photo : UNC-Chapel Hill

      Les rivières de la Terre couvrent pas moins de 44 % plus de territoire que les précédentes études le laissaient penser. Une estimation basée sur l’analyse d’images satellites réalisée par les géologues George Allen et Tamlin Pavelsky de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill montre que l’ensemble des rivières du globe coulent sur environ 773 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que 0,5 % de la surface terrestre non glaciaire. À titre comparatif, toutes les rivières couvrent une plus grande superficie que l’État américain du Texas.

      À ce jour, seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières, mais elles se fondaient sur des données limitées.

      Ces informations détaillées permettront de mieux comprendre le rôle des rivières sur le climat mondial. En effet, une plus grande surface de rivières signifie un plus grand contact entre l’eau et l’air, de sorte que ces cours d’eau échangent probablement plus de dioxyde de carbone avec l’atmosphère qu’on ne l’estimait actuellement.

      Comment? Avec de la fibre optique

      Un câble de communication à fibre optique permet d'évaluer l'activité sismique.

      Un câble de communication à fibre optique permet d’évaluer l’activité sismique.  Photo : P. Jousset/GFZ

      Des sismologues allemands affirment avoir mis au point une méthode révolutionnaire, mais plutôt simple, de détecter les tremblements de terre. Philippe Jousset et Thomas Reinsch du Centre allemand de recherche en géosciences ont envoyé des impulsions de lumière dans un câble de communication à fibre optique existant pour évaluer l’activité sismique dans une région d’Islande. Ce type de câble est présent sous terre partout dans le monde et est utilisé pour fournir des services Internet et de télévision.

      La technique a permis de confirmer la présence de failles documentées, mais aussi d’autres qui étaient inconnues à ce jour. De petits séismes régionaux, des vagues provenant d’importants séismes lointains et des microséismes survenus dans le fond de l’océan ont également été enregistrés grâce aux câbles à fibres optiques. Des coups de marteau et le passage de voitures ont même été détectés.

      Quand? Il y a 13 millions d’années

      Représentation artistique des espèces Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi.

      Les espèces « Theosodon arozquetai » (à gauche) et « Llullataruca shockeyi »  Photo : Velizar Simeonovski.

      Une équipe internationale de paléontologues a mis au jour les restes fossilisés de deux espèces de mammifères ongulés, des animaux à sabots, qui vivaient il y a 13 millions d’années sur le territoire de l’actuelle Bolivie.

      Ces espèces, Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi, étaient des bêtes litopternes, c’est-à-dire que l’extrémité de leurs membres se terminait par trois doigts. Elles étaient des brouteuses de feuilles et d’herbe.

      Comme l’Amérique du Sud a été géographiquement isolée pendant la majeure partie des 66 derniers millions d’années, la richesse de ses fossiles en fait l’endroit idéal pour étudier des sujets tels que l’adaptation des mammifères à l’environnement et peut aider à comprendre comment ils ont évolué ailleurs sur la planète.

      Pourquoi? À cause de la canicule

      Des pneus endommagés par une route australienne.

      La surface de la route fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient.  Photo : Facebook/Tablelander/David Anthony

      Vous avez eu chaud la semaine dernière, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’ont eu à endurer les pneus des voitures et camions qui ont emprunté la route Millaa Millaa-Malanda, en Australie. Les autorités ont dû la fermer parce que sa surface fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient. Le journal Tablelancer explique que la route avait été réaménagée quelques jours auparavant, mais que les chaleurs intenses avoisinant les 40 degrés Celsius observées dans le Queensland cette semaine ont empêché le gravier présent dans l’asphalte de s’y agréger correctement.

      Où? Au Royaume-Uni

      Une archiviste observe avec une loupe le parchemin de la Déclaration d'indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni.

      Une archiviste observe le parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni. Photo : Reuters/Hannah Mckay

      Une découverte bien particulière a été faite dans les archives du comté du Sussex, dans le sud du Royaume-Uni : un parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Si le document datant des années 1780 a été retrouvé l’an dernier par deux professeurs de l’Université de Harvard, ce n’est que cette semaine qu’une équipe de scientifiques a confirmé l’authenticité de ce manuscrit. Il n’existe qu’une autre copie parchemin de ce texte politique par lequel les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont fait sécession le 4 juillet 1776. Elle est conservée dans les Archives nationales américaines à Washington.

      Le parchemin aurait appartenu à Charles Lennox, le troisième duc de Richmond, connu pour son soutien aux révolutionnaires américains. Les chercheurs veulent maintenant établir comment le document s’est retrouvé en Angleterre.

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      Plus gros que les plus gros dinosaures du Trias


      Les paléontologues viennent de reculer l’apparition du gigantisme chez les dinosaures de plus de 20 millions d’années avec cette nouvelle découvertes.
      Nuage

       

      Plus gros que les plus gros dinosaures du Trias

       

      Représentation artistique du Ingentia prima.

      Les dinosaures de l’espèce Ingentia prima mesuraient de 8 à 10 mètres de long.  Photo : IMCN/Gorge A. Gonzalez

        Un dinosaure géant qui vivait il y a plus de 200 millions d’années sur le territoire de l’actuel continent sud-américain a été décrit par une équipe de paléontologues argentins.

        Un texte d’Alain Labelle

        Les premiers restes fossilisés de l’espèce baptisée Ingenia prima ont été découverts en 2015 sur le site paléontologique de Balde de Leyes, dans la province de San Juan, à 1100 kilomètres à l’ouest de Buenos Aires.

        Depuis, des vertèbres du cou et de la queue, des os des pattes avant et une partie des os des pattes arrière ont été mis au jour.

        Il s’agit d’un dinosaure herbivore quadrupède qui se distingue facilement par son long cou et sa longue queue.

        Ce spécimen mesurait de 6 à 7 mètres, était jeune et pesait quelque 10 tonnes, soit le poids de 2 à 3 éléphants.

        Ingenia prima faisait près de trois fois la grosseur des dinosaures les plus grands de la période du Trias (de -251 à -200 millions d’années)

        Le saviez-vous?

        L’ère du Mésozoïque se subdivise en trois grandes périodes :

      • le Trias (de -251 à -200 millions d’années);

      • le Jurassique (de -200 à -145 millions d’années);

      • le Crétacé (de -145 à -65 millions d’années).

      L’apparition du gigantisme revue

      Les dinosaures ont dominé les écosystèmes terrestres pendant plus de 140 millions d’années pendant le Mésozoïque (une ère géologique qui s’étend de −252 à −66 millions d’années).

      Parmi eux se trouvaient les sauropodomorphes, qui incluent le clade des sauropodes, les plus grands animaux ayant foulé le sol terrestre selon l’état actuel de nos connaissances, mais aussi des formes plus primitives de plus petits bipèdes.

      Représentation artistique de l’espèce baptisée Ingenia prima.

      Représentation artistique de l’espèce baptisée Ingenia prima.  Photo : IMCN/Gorge A. Gonzalez

      Les paléontologues ont longtemps pensé que l’acquisition d’un corps géant dans ce clade (plus de 10 tonnes) s’est produite pendant le Jurassique et qu’elle était liée à de nombreuses modifications squelettiques intervenues chez les dinosaures sauropodes.

      Bien que l’origine du gigantisme chez les sauropodomorphes représente une étape charnière dans l’évolution des dinosaures, il n’existait à ce jour que peu de fossiles pour permettre de comprendre ce changement évolutif crucial. Auteurs des travaux

      Un chaînon important

      Dans les présents travaux, la scientifique Cecilia Apaldetti et ses collègues de l’Institut et musée de sciences naturelles de l’Université de San Juan (IMCN) décrivent donc un nouveau sauropodomorphe qui vivait au Trias supérieur dans le sud-ouest de la Pangée, le supercontinent qui a commencé à se morceler au Trias.

      Dès qu’on l’a trouvé, on s’est rendu compte que c’était quelque chose de différent. On a découvert une forme, la première à être géante au milieu de tous les dinosaures. Voilà la nouveauté. Cecilia Apaldetti

      Les membres de ce clade ont atteint une grande taille tout en conservant un modèle de croissance cyclique, présentant de nombreuses caractéristiques du plan corporel des premiers sauropodomorphes et dépourvus de la plupart des traits anatomiques précédemment considérés comme des adaptations au gigantisme.

      Cette stratégie adaptative met en évidence un taux de croissance hautement accéléré, un système respiratoire de style aviaire, des modifications de la musculature vertébrale, mais également des membres postérieurs essentiels à l’évolution vers le gigantisme.

      La description de ce nouveau spécimen relève ainsi une première impulsion vers le gigantisme chez les dinosaures qui se serait produite plus de 30 millions d’années avant l’apparition des premiers eusauropodes, un clade de dinosaures sauropodes regroupant tous les sauropodes plus proches des titanosaures comme le Saltasaurus.

      Jusqu’à aujourd’hui, les paléontologues estimaient que le gigantisme chez les dinosaures était plutôt apparu durant la période jurassique, il y a 180 millions d’années environ.

      Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Ecology & Evolution.

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      Quatre grenouilles vieilles de 99 millions d’années ont été retrouvées coincées dans l’ambre


      Dans le coin du Myammar, ils en trouvent des espèces prises dans l’ambre. Cette fois-ci, ce sont des grenouilles, elles vivaient il y a près de 100 millions d’années avec des dinosaures.
      Nuage

       

      Quatre grenouilles vieilles de 99 millions d’années ont été retrouvées coincées dans l’ambre

       

      Crédits : Lida Xing / Florida Museum

      par Brice Louvet

      Il y a 99 millions d’années, deux minuscules grenouilles ont passé une bien mauvaise journée – prises au piège dans la sève d’arbres. Au fil des ans, cette sève s’est durcie, coinçant nos deux grenouilles pendant près de 100 millions d’années.

      Après les oiseaux, les fourmis ou les tiques, ou encore la queue d’un petit dinosaure hérissé de plumes, place aux grenouilles. Il y a 99 millions d’années dans ce qui est aujourd’hui le Myanmar, la sève des arbres faisait de nombreuses victimes. Certaines sont parfois retrouvées quasi intactes, à l’instar de ces grenouilles, preuve que ces créatures évoluaient déjà dans les forêts tropicales humides à l’époque des dinosaures. Les précédentes grenouilles conservées dans l’ambre remontaient à 40 millions d’années dans les Caraïbes et a 25 millions d’années au Mexique.

      «Il est presque impossible d’obtenir une grenouille fossile de cette période, note l’herpétologue David Blackburn, du Florida Museum of Natural History. Mais ce qui est le plus excitant à propos de cet animal, c’est son contexte : ces grenouilles faisaient partie d’un écosystème tropical qui, à certains égards, n’était peut-être pas si différent de ce que nous trouvons aujourd’hui – mais sans les dinosaures».

      L’espèce nouvellement découverte (mais éteinte) a par ailleurs été nommée Electrorana limoae. Le morceau d’ambre principal contient la tête de la grenouille, les membres antérieurs, un bout de sa colonne vertébrale et une partie de l’un de ses membres postérieurs – ainsi qu’un scarabée non identifié. Les trois autres fossiles sont moins fournis, ne contenant que deux pattes, et l’empreinte d’une grenouille qui s’est probablement décomposée à l’intérieur de la résine.

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      Crédits : Lida Xing / Florida Museum

      Les fossiles se trouvent actuellement à l’Institut de Paléontologie Dexu à Chaozhou, en Chine, où les analyses se poursuivent pour tenter de rattacher ce spécimen à une éventuelle espèce moderne apparentée. Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature Scientific Reports.

      Source

      http://sciencepost.fr/

      Cet ancêtre des baleines vous aurait déchiré en lambeaux


      Les baleines à fanons sont très différentes de leurs ancêtres. Ils étaient de grands prédateurs avec une grande dentition très aiguisée qui pouvait mordre de grosses proies.
      Ils devaient être des terreurs dans les mers, alors que nos grosses baleines semblent toutes douces.
      Nuage

       

      Cet ancêtre des baleines vous aurait déchiré en lambeaux

       

       

      Crédits : Carl Buell

      par Brice Louvet

      Les baleines à fanons modernes utilisent des structures en forme de peigne pour filtrer de grands volumes de micro-organismes. Mais comme de nouvelles recherches le révèlent, leurs ancêtres étaient très différents, avec des dents remarquablement pointues.

      Les résultats de cette nouvelle étude ont été publiés dans Current Biology.

      Les baleines à fanons, un groupe qui comprend les baleines à bosse et les rorquals bleus, sont les plus gros animaux de la Terre, émergeant à l’époque de l’Éocène tardif il y a environ 35 millions d’années. L’origine de ces animaux, qui se nourrissent « en vrac », et comment ils ont acquis leurs filtres à fanons uniques, reste un mystère en raison du manque de preuves fossiles. Une analyse d’un crâne de baleine vieux de 34 millions d’années découvert sur l’île Seymour, en Antarctique, fournit aujourd’hui de nouveaux indices.

      Comme le montrent ces nouveaux travaux, les ancêtres des baleines à fanons (Llanocetus denticrenatus) mesuraient jusqu’à 8 mètres de long, et présentaient des dents pointues et largement espacées. D’après les apparences, cette créature était probablement un formidable prédateur – une sorte de version extra-large de l’orque contemporaine. Ces baleines anciennes ne présentaient aucun signe de fanons. Ceux-ci seraient apparus plus tard dans l’histoire, et au cours d’une évolution différente de celle que certains scientifiques avaient suspectée.

      Auparavant, les biologistes pensaient en effet que les fanons et la pratique de l’alimentation par filtration avaient émergé quand les baleines avaient encore des dents. Cependant, l’analyse de la bouche de Llanocetus suggère que ce n’était pas le cas, et que les baleines ont perdu leurs dents avant l’apparition des fanons. Un style d’alimentation intermédiaire, probablement une alimentation par aspiration, fut probablement prise en sandwich entre les deux modes d’alimentation. Les chercheurs notent également que ces dents aiguisées étaient destinées à mordre de grandes proies. Llanocetus devait donc être l’un des plus imposants prédateurs de son époque.

      « Les géants de nos océans modernes peuvent être doux, leurs ancêtres étaient tout le contraire », note Felix Marx, paléontologue à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et principal auteur de l’étude. « Llanocetus était à la fois grand, un prédateur féroce, et avait probablement peu en commun avec le comportement des baleines modernes ».

      Source

      http://sciencepost.fr/

      Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés


      Les ichtyosaures ont été très productifs que plusieurs d’entre eux étant vivipares avaient des oeufs dans leur ventre. Le plus jeune ichtyosaure qui a été trouvé date d’environ 180 millions d’années et portait 8 oeufs. Je serais curieuse de voir en dedans de l’oeuf
      Nuage

       

      Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés

       

      Ichtyosaure enceinte avec octuplets. Crédit: (c) Nobumichi Tamura

      par Brice Louvet

      Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’une partie du squelette d’un ichtyosaure vieux de 180 millions d’années avec les restes de six à huit petits embryons retrouvés entre ses côtes.

      Les ichtyosaures étaient des reptiles aquatiques qui dominaient les mers jurassiques. Ils mesuraient entre un et dix mètres de longueur en moyenne, étaient piscivores et vivipares. Ils se nourrissant d’autres reptiles, de poissons et d’invertébrés marins tels que les bélemnites semblables à des calmars. Les fossiles d’ichthyosaures sont assez communs au Royaume-Uni. Cependant, seulement cinq spécimens d’ichtyosaures ont ici été retrouvés avec des embryons « à l’intérieur » (et aucun avec autant).

      Le nouveau spécimen, en plus d’être le premier ichthyosaure embryonnaire enregistré dans le Yorkshire, est également géologiquement le plus jeune des spécimens porteurs d’embryons britanniques, provenant du stade toarcien du Jurassique, âgé d’environ 180 millions d’années (les autres étaient datés à entre 190 et 200 millions d’années). Le fossile reposait depuis 2010 chez un collectionneur de fossiles, Martin Rigby qui, soupçonnant la présence d’embryons, fit appel aux paléontologues Mike Boyd et Dean Lomax, de l’Université de Manchester.

      Le spécimen est coupé en deux, ce qui expose plusieurs grandes côtes (de la femelle) et plusieurs chaînes de vertèbres et divers petits os indéterminés. Les chercheurs pensent qu’il y a entre ces petits os au moins six embryons présents, mais probablement huit.

      « Nous avons également envisagé la possibilité que les minuscules restes puissent être contenus dans l’estomac, bien qu’il semblait hautement improbable qu’un ichtyosaure avale six à huit embryons avortés ou des ichtyosaures nouveau-nés en même temps, note Mike Boyd. Ce ne semble pas avoir été le cas, parce que les embryons ne présentent aucune érosion par les acides gastriques et que les embryons ne sont associés à aucun contenu stomacal commun chez les ichtyosaures du Jurassique précoce, comme les restes de bélemnites semblables à des calmars ».

      Huit espèces différentes d’ichtyosaures ont été documentées avec des embryons. L’ichtyosaure le plus fréquemment trouvé avec des embryons est Stenopterygius. Plus d’une centaine de ces spécimens ont été retrouvés avec des embryons (de 1 à 11) dans la région de Holzmaden et ses environs, en Allemagne.

      http://sciencepost.fr/