Des rhinocéros au Yukon, il y a 8 millions d’années


Le Yukon, il y a des millions d’années avait un climat beaucoup plus clément, assez pour que des tortues comme ceux des Galapagos, des lions et des hippopotames puissent y vivre. Ces derniers étaient beaucoup plus imposant que les  »hippopos » d’aujourd’hui.

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Des rhinocéros au Yukon, il y a 8 millions d’années

Illustration artistique d'un rhinocéros ancien et de tortues dans leur milieu naturel.

Illustration artistique d’un rhinocéros et de tortues dans leur milieu naturel il y a 8 millions d’années.

PHOTO : GOUVERNEMENT DU YUKON/JULIUS CSOTONYI

Radio-Canada

Des restes fossilisés découverts en 1973 au Yukon et récemment analysés montrent que le territoire était peuplé il y a de 8 à 9 millions d’années par des rhinocéros anciens et des tortues.

Ces rhinocéros mesuraient environ deux mètres de haut et trois mètres de long. Ils étaient certainement parmi les plus gros animaux qui vivaient en Amérique du Nord à l’époque.

Le paléontologue Grant Zazula, du gouvernement du Yukon, affirme que cette présence nordique montre à quel point le climat était différent à l’époque.

C’était probablement beaucoup plus à l’image de certaines parties du sud des États-Unis, où il y a des marécages qui ne gèlent pas tout au long de l’année. Grant Zazula

Le paléontologiste Grant Zazula montre l'émail fossilisé des dents de rhinocéros.

Le paléontologiste Grant Zazula montre l’émail fossilisé des dents de rhinocéros.

PHOTO : CBC-RADIO-CANADA/STEVE SILVA

Cela devait être particulier, puisque c’était vraiment plus sombre pendant l’hiver, ce qui représente une situation très intéressante pour ces animaux, explique Grant Zazula.

Les restes ont été mis au jour par Joan Hodgins, une enseignante de 22 ans à l’époque qui effectuait une randonnée pédestre avec ses élèves.

Un territoire fertile en fossiles

Au Yukon, nous pourrions entièrement remplir des camions de fossiles de mammifères de l’âge glaciaire comme des mammouths laineux, des chevaux anciens et des lions, explique le paléontologue Grant Zazula.

C’est la première fois que nous avons des preuves de la présence de mammifères anciens, comme les rhinocéros, avant l’ère glaciaire. Grant Zazula

Durant la période tertiaire, qui a commencé après l’extinction des dinosaures et qui s’est terminée il y a environ 2,6 millions d’années, un pont terrestre reliait ce qui est aujourd’hui la Sibérie et l’Alaska.

Les paléontologues pensent que des animaux de toutes sortes, y compris des mammouths et des rhinocéros, empruntaient ce pont.

Des carapaces semblables à celles de certaines espèces de tortues des Galapagos ont également été correctement identifiées.

Les présents travaux sont publiés dans la revue American Museum Novitates (en anglais).

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Un des plus vieux oiseaux du monde a été découvert en Nouvelle-Zélande


Quelle chance pour un archéologue amateur de trouver les vestiges du plus vieil oiseau à ce jour, avec ses 62 millions d’années. On pourrait s’attendre de l’époque qu’il devait être assez imposant, alors qu’en réalité, il n’était pas plus gros qu’une mouette.
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Un des plus vieux oiseaux du monde a été découvert en Nouvelle-Zélande

Le plus vieil oiseau découvert au monde n'était pas plus grand qu'une mouette moderne. © Derek Onley, Canterbury Museum.

Le plus vieil oiseau découvert au monde n’était pas plus grand qu’une mouette moderne. © Derek Onley, Canterbury Museum.

L’ancêtre de certains des plus larges oiseaux a été découvert à Waipara, en Nouvelle-Zélande. Daté de 62 millions d’années, il vivait juste après l’ère des dinosaures. Protodontopteryx ruthae est un des plus vieux oiseaux trouvés à ce jour !

En revanche, sa taille était tout à fait banale : il n’était pas plus grand qu’une mouette. Cela ne l’a pas empêché d’être l’aïeul d’oiseaux de plus de cinq mètres d’envergure.

Ni d’être une preuve d’une immense valeur pour la paléontologie, comme l’explique le Dr Paul Scofield, membre du Musée d’histoire naturelle de Frankfurt :

 « Cet oiseau était relativement petit mais l’impact de sa découverte est extrêmement significatif pour notre compréhension de cette famille. Jusqu’à ce qu’on trouve ce squelette, tous les pélagornithidés vraiment âgés avaient été trouvés dans l’hémisphère nord, donc tout le monde pensait qu’ils avaient évolué là-bas ».

Le Dr Paul Scofield et le paléontologue amateur Leigh Love examinent une berge de la rivière Waipara, non loin du lieu où a été découvert Protodontopteryx ruthae. © Musée de Canterbbury

Le Dr Paul Scofield et le paléontologue amateur Leigh Love examinent une berge de la rivière Waipara, non loin du lieu où a été découvert Protodontopteryx ruthae. © Musée de Canterbbury

Pour l’anecdote, Protodontopteryx ruthae a été trouvé par un paléontologue amateur, Leigh Love. Il a nommé sa découverte ainsi pour remercier sa femme, Ruth, d’avoir supporté sa très longue passion pour la paléontologie.

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Une tortue du Jurassique écrasée par un dinosaure découverte en Suisse


Le triste sort d’une tortue écrasée par un dinosaure herbivore,il y a 150 millions d’années à la marée basse. C’est d’être là au mauvais moment.
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Une tortue du Jurassique écrasée par un dinosaure découverte en Suisse


Un dinosaure aurait écrasé une carapace de tortue marine durant le Jurassique supérieur, il y a environ 150 millions d'années, d'après des fouilles réalisées dans le Jura suisse, autrefois un milieu côtier. © Christian Püntener et al., 2019, Swiss Journal of Geosciences

Un dinosaure aurait écrasé une carapace de tortue marine durant le Jurassique supérieur, il y a environ 150 millions d’années, d’après des fouilles réalisées dans le Jura suisse, autrefois un milieu côtier. © Christian Püntener et al., 2019, Swiss Journal of Geosciences

« Paléontologie A16 » est le nom donné à un site de fouilles paléontologiques, où l’on a pu trouver des centaines d’empreintes de dinosaures et de nombreux fossiles de tortues. Originellement destiné à devenir « l’autoroute A16 », ce lieu est situé dans la partie suisse du Jura. Pourtant, durant l’époque du Jurassique supérieur, il abritait un environnement côtier.

C’est ce qui a permis de découvrir une carapace de Plesiochelys bigleri quasiment complète. Son état de préservation suggère que la tortue est morte à marée basse et rapidement enterrée, d’après une étude publiée sur PaleorXiv. Elle n’a donc rien senti lorsqu’un dinosaure sauropode l’a écrasée, enfonçant son corps d’environ 7,5 cm. Cette découverte est la première preuve de l’existence de tortues sur ces côtes, et laisse penser qu’elles cohabitaient avec des sauropodes et des théropodes, dont les empreintes couvrent le site.

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Le dragon de glace : un nouveau ptérosaure géant identifié au Canada


Ce ptérosaure a été découvert il y a 30 ans, mais il avait été apparenté a tort avec un autre connu du Texas. Il semble que ce soit une nouvelle espèce de ptérosaure qui aurait existé, il y a 77 millions d’années et aurait été trouvé en Alberta au Canada.
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Le dragon de glace : un nouveau ptérosaure géant identifié au Canada


Reconstitution du Cryodrakon boreas, une nouvelle espèce de ptérosaure géant identifiée au Canada. Ce reptile volant vivait il y a 77 millions d'années. © David Maas - Queen Mary University of London/AFP

Reconstitution du Cryodrakon boreas, une nouvelle espèce de ptérosaure géant identifiée au Canada. Ce reptile volant vivait il y a 77 millions d’années. © David Maas – Queen Mary University of London/AFP

Dix mètres d’envergure et 250 kilos : une nouvelle espèce de ptérosaure, gigantesque reptile volant qui vivait durant le Crétacé, a été identifiée au Canada par une équipe de paléontologues.

Ce ptérosaure, appelé Cryodrakon boreas (dragon de glace du Nord), vieux d’environ 77 millions d’années, est l’un des deux plus gros animaux volants ayant existé, rivalisant par sa taille avec un autre ptérosaure connu, le Quetzalcoatlus (10,5 mètres). L’étude paraît dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

Les fossiles avaient été découverts il y a déjà 30 ans dans la province canadienne de l’Alberta, mais les paléontologues les avaient alors associés au Quetzalcoatlus, découvert au Texas. En les étudiant de plus près, il s’est avéré qu’ils provenaient finalement d’une espèce différente. Il existe à ce jour plus de 100 espèces connues de ptérosaures, répartis en Amérique, en Asie et en Europe. 

« C’est une belle découverte », se félicite David Home, chercheur à l’université Queen Mary de Londres et auteur principal de l’étude. Elle « nous donne une meilleure idée de la diversité des ptérosaures en Amérique du Nord et de leur évolution. »

Comme les autres reptiles volants du Crétacé, le Cryodrakon boreas était carnivore. Il se nourrissait probablement de lézards, de petits mammifères et même de bébés dinosaures.


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Découverte d’un animal semblable à l’écureuil de «L’Ère de glace»


Vous connaissez Scrat dans le film d’animation l’Ère de glace ? C’est l’écureuil qui a provoqué la dérive des continents. Et bien, ils ont trouvé un écureuil qui lui ressemblait vieux de 230 millions d’années en Argentine

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Découverte d’un animal semblable à l’écureuil de «L’Ère de glace»


Un animal de 25 centimètres de long semblable à Scrat, l’écureuil malchanceux du film d’animation «L’Ère de glace», en quête éternelle de glands récalcitrants, a été découvert dans l’ouest de l’Argentine, a annoncé une équipe de chercheurs.

Baptisé «Pseudotherium argentinus», ce spécimen a vécu durant la période du Trias, il y a 230 millions d’années. Il a été découvert en 2006 à Ischigualasto, dans la province de San Juan, par le paléontologue Ricardo Martinez, a annoncé l’université de La Matanza, à Buenos Aires, sur son compte Twitter @CTyS_UNLaM.

Les travaux de Ricardo Martinez ont été publiés récemment par la revue scientifique Plos One.

Le crane découvert a été analysé à l’université du Texas, aux côtés des chercheurs Rachel Wallace et Timothy Rowe.

«Cette nouvelle espèce a un museau très long et aplati, peu profond, et ses canines sont aussi très longues et sont situées quasiment à la pointe du museau», explique M. Martinez, qui ajoute que cela lui donne un aspect «très» semblable à celui de Scrat.

L’équipe de paléontologues pense que cet animal a dû s’alimenter d’insectes et d’animaux plus petits.

L’Argentine compte de très nombreux fossiles issus de trois périodes, le trias, le jurassique et le crétacé de l’ère Mésozoïque. Ils appartiennent à des animaux différents de ceux rencontrés dans l’hémisphère nord.

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En Chine, un petit garçon découvre par hasard un nid d’œufs de dino­saure


C’est une vraie chance pour ce jeune Chinois de 10 ans qui aime la paléontologie de trouver un oeuf de dinosaure. Sa mère n’a pas été indifférente à sa trouvaille pour confirmer par un musée de l’endroit. Il doit être bien fier !
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En Chine, un petit garçon découvre par hasard un nid d’œufs de dino­saure

 

Crédit : Heyuan Radio and Tele­vi­sion Station

par  Suzanne Jovet

Un garçon de 10 ans a décou­vert par hasard un œuf fossi­lisé qui a conduit à la mise au jour d’un nid de dino­saure vieux de 66 millions d’an­nées dans la ville de Heyuan, dans le sud de la Chine, mardi 23 juillet, rapporte le Daily Mail.

Alors qu’il jouait sur un talus avec sa mère le long du fleuve de Heyuan, Zhang Yangzhe a d’abord pensé avoir trouvé un morceau de ciment. Mais passionné de paléon­to­lo­gie, le petit garçon a rapi­de­ment eu l’in­tui­tion qu’il s’agis­sait d’un œuf de dino­saure. Sa mère, Li Xiao­fang a aussi­tôt contacté le musée local, qui a confirmé que l’étrange pierre de 9,1 cm de diamètre était un œuf fossi­lisé. Au cours des fouilles, les cher­cheurs ont alors trouvé dix œufs supplé­men­taires, iden­tiques à celui décou­vert par l’éco­lier.

L’an­cien direc­teur du musée de Heyuan, Huang Ding, affirme que « les fossiles datent de la fin du Crétacé », soit l’époque qui a précédé l’ex­tinc­tion des dino­saures, il y a envi­ron 66 millions d’an­nées.

Cepen­dant, il ne s’agit pas d’une décou­verte inha­bi­tuelle à Heyuan, connue en Chine pour être le « berceau des dino­saures ». Plus de 17 000 œufs fossi­li­sés y ont été retrou­vés depuis 1996. Les paléon­to­logues tentent désor­mais de savoir à quelle espèce appar­te­naient ses œufs.

Crédit : Heyuan Radio and Tele­vi­sion Station

Source : The Daily Mail

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Les premières violences entre êtres humains remonteraient à 30.000 ans


Est-ce le premier meurtre de l’humanité ? Peut-être pas, mais il serait le premier meurtre découvert en Europe, il y a 30.000 ans avant JC. C’est grâce à la technologie d’aujourd’hui que les paléontologues peuvent affirmer que cet homme en Transylvanie en Roumanie a subit des violences mortelles.
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Les premières violences entre êtres humains remonteraient à 30.000 ans


Julien Hernandez
Rédacteur scientifique

Grâce à de nouvelles analyses d’un fossile de crâne dépourvu de mandibule, découvert en 1941 en Transylvanie du Sud (Roumanie) dans la grotte Pestera Cioclovina, des chercheurs pensent que le premier meurtre de la civilisation européenne remonte à 30.000 ans avant notre ère.

Les violences interpersonnelles et les guerres sont inhérentes à l’histoire de l’Humanité. Le contexte archéologique du crâne retrouvé en 1941 est toujours mal connu des scientifiques mais ce dernier – appelé Cioclovina calvaria -constitue un des plus anciens fossiles d’humains européens et l’un des mieux préservés. Ce crâne, c’est celui d’un homme que l’on a cru auparavant être une femme. Son sexe vient d’être officiellement confirmé il y a peu, grâce à sa morphologie osseuse ainsi que l’analyse de son ADN. 

Des analyses plus poussées

Des descriptions antérieures font état, grâce à l’observation de deux cicatrices guéries, d’un traumatisme qui aurait eu lieu avant la mort de cet individu au niveau du front. Cependant, la cause d’une large fracture sur le fossile était encore discutée au sein de la communauté scientifique.

Le saviez-vous ?

Chez les primates non-humains, on retrouve aussi beaucoup de violences et de meurtres après cette période du paléolithique supérieur.

Après que certains chercheurs ont émis l’hypothèse d’un coup qui aurait causé la mort, un paléontologue allemand, un chercheur en géologie roumain et un spécialiste des sciences médico-légales britannique ont décidé de réévaluer ce traumatisme à l’aide d’une inspection visuelle, d’une tomographie par ordinateur – une technique d’imagerie médicale – et d’une simulation expérimentale du même traumatisme associée à une comparaison médicale. Grâce à cet arsenal, les scientifiques affirment que la preuve est irréfutable : ce fossile est bien la trace des premières violences entre personnes, voire du premier meurtre, au sein de la période du paléolithique supérieur en Europe. 

L'homme de Cioclovina est la trace du premier meurtre au sein du paléolithique supérieur en Europe. © Chris J Mitchell, Pexels

L’homme de Cioclovina est la trace du premier meurtre au sein du paléolithique supérieur en Europe. © Chris J Mitchell, Pexels

Pourquoi la violence est-elle apparue ici ?

Les investigateurs considèrent que cet homicide a été commis parallèlement à l’avènement des « industries » osseuses et lithiques. Ce n’est peut-être donc pas les rapports sociaux qui sont la cause de ces violences, mais une révolution technologique de l’époque qui aurait permis aux premiers Homo sapiens de fabriquer des armes pour prendre le dessus sur leurs semblables. Des violences qui n’étonnent guère les auteurs de l’étude puisque l’on en retrouve nombre de traces dans toutes les périodes ultérieures telles que l’Antiquité.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Cioclovina calvaria a été découvert en 1941 dans une grotte en Roumanie.

  • Jusqu’à présent les scientifiques peinaient à définir la date des blessures et la cause de la mort.

  • Il semblerait, sans doute possible, que ce soit le premier meurtre de l’histoire du paléolithique supérieur en Europe.

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