Le fossile d’un serpent vieux de 95 millions d’années éclaire l’évolution des reptiles



Un serpent de 95 millions d’années est un âge très honorable pour un fossile. A l’époque, ils avait des pattes postérieures et ils étaient beaucoup plus massifs.
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Le fossile d’un serpent vieux de 95 millions d’années éclaire l’évolution des reptiles


Le fossile d'un serpent vieux de 95 millions d'années éclaire l'évolution des reptilesReconstitution de l’espèce Najash rionegrina qui vivait il y a 95 millions d’années.© Raúl Gómez

Par Emeline Férard –

En Argentine, des paléontologues ont mis au jour un crâne de serpent appartenant à l’espèce Najash rionegrina. Vieux de 95 millions d’années, l’ossement a livré de précieuses informations pour mieux comprendre l’évolution de ces reptiles.

Les serpents n’ont pas toujours eu le corps longiligne, ni la gueule extensible qu’on leur connait aujourd’hui. L’hypothèse la plus répandue avance que ces créatures partagent des ancêtres communs avec les lézards et qu’au fil de l’évolution, ils ont peu à peu perdu leurs membres et modifié le reste de leur anatomie. Mais quand et comment ces changements se sont-ils produits ?

C’est l’énigme que tente de résoudre les spécialistes depuis longtemps. Le problème est que les fossiles de serpents sont assez rares. Pourtant, c’est bien un fossile vieux de 95 millions d’années qui vient d’apporter une nouvelle pièce au puzzle de l’évolution de ce groupe. L’ossement en question a été découvert en 2013 sur le site paléontologique de La Buitrera en Argentine et il n’appartient pas à n’importe quelle espèce.

Long de quelques centimètres seulement, le fossile est un crâne de Najash rionegrina. Cette espèce nommée en référence au serpent biblique Nahash (en hébreu) a été décrite en 2006 à partir d’ossements mis au jour dans la province de Río Negro en Argentine. Vieux de 95 millions d’années, ce serpent avait la particularité d’évoluer sur le milieu terrestre et surtout d’arborer deux membres postérieurs.

Si la découverte de cette espèce a fourni un éclairage précieux, les ossements se sont malheureusement révélés trop fragmentaires pour dresser un portrait complet de l’animal. Un vide que les paléontologues peuvent aujourd’hui combler grâce à la mise au jour du nouveau crâne apparu bien préservé malgré ses 95 millions d’années passées sous terre.

Une grande bouche et des pommettes

Pour révéler les secrets du fossile, les chercheurs ont utilisé une technique appelée tomographie qui a permis d’observer en haute résolution la structure et l’anatomie du crâne de Najash. Décrite dans la revue Science Advances, cette étude a révélé que le serpent possédait une grande bouche avec des dents acérées et certaines des structures mobiles observées chez les représentants actuels du groupe.

En revanche, N. rionegrina présentait des caractéristiques que l’on pensait jusqu’ici absentes chez les serpents, fossiles comme modernes : des pommettes ou plus exactement des os jugaux.

« L’os situé sous l’orbite de Najash possède la même forme, la même position et les mêmes connexions que l’os jugal de la plupart des lézards », relèvent Michael Caldwell et Alessandro Palci, co-auteurs de l’étude.

Le crâne de Najash rionegrina découvert en 2013 en Argentine. – Fernando Garberoglio

« Ceci démontre que la partie inférieure de l’os jugal a été perdu au fil de l’évolution des serpents, pour ne laisser qu’un os jugal en forme de tige chez les serpents modernes. C’est donc l’os post-orbital qui a disparu, non le jugal », poursuivent-ils dans un article paru sur le site The Conversation.

Et le crâne a également livré des informations précieuses sur l’aspect général des reptiles et donc leur origine.

Il suggère en effet que les ancêtres des serpents modernes présentaient une bouche, une tête et un corps massifs tels que des espèces de lézard actuelles comme le dragon de Komodo.

Une conclusion qui bouscule la théorie selon laquelle les serpents ont évolué à partir « d’ancêtres aveugles, petits affichant une petite bouche et un corps semblable à celui d’un ver ».

« Cette étude révèle également que les anciens serpents ont conservé leurs membres postérieurs pendant une période plus longue avant l’apparition des serpents modernes qui sont, pour la plupart, dépourvus de membres », a expliqué dans un communiqué Fernando Garberoglio, paléontologue de la Fundación Azara de l’Universidad Maimónides de Buenos Aires, et principal auteur de l’étude.

L’avantage d’ingurgiter de grosses proies

Si l’évolution de l’anatomie des serpents intéresse autant les spécialistes, c’est que celle-ci joue un rôle crucial dans leur histoire et leur mode de vie. Leur crâne s’est en effet modifié pour acquérir une flexibilité et une adaptation inédites leur permettant d’ingurgiter de grosses proies. Ce dont sont incapables la plupart de leurs cousins, les lézards.

« Contrairement à la plupart des autres organismes de la planète qui se nourrissent régulièrement de petites quantités, les serpents s’alimentent de façon sporadique mais de plus grosses proies », a confirmé pour IFLScience, Alessandro Palci, soulignant qu’une telle capacité peut devenir un avantage dans un environnement où les proies se font rares.

« Cela pourrait même être la raison pour laquelle les serpents ont survécu à l’extinction de masse qui a éliminé les dinosaures à la fin du Crétacé », a-t-il avancé.

Malgré ces avancées, l’énigme de l’évolution des serpents est toutefois loin d’être résolue. De même que celle des lézards d’ailleurs.

« Pourquoi les autres lézards n’ont-ils pas aussi développé une telle capacité, c’est un mystère pour moi », a conclu le spécialiste.

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Le parasite le plus ancien trouvé dans des excréments de puma fossilisés


Le Toxascaris leonina est un ver rond qui parasite les chiens et les chats. Les chercheurs croyaient que ce parasite était apparu avec les animaux domestiques, mais voilà cette hypothèse s’avère fausse. L’excrément d’un puma vieux de 17 milles ans en Argentine, démontre en effet que ce parasite était présent bien avant l’apparition de l’homme
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Le parasite le plus ancien trouvé dans des excréments de puma fossilisés

À gauche, le coprolithe de puma (échelle 20 mm) et à droite, un œuf de Toxascaris leonina grossi 400 fois (échelle 20 µm). © CONICET

À gauche, le coprolithe de puma (échelle 20 mm) et à droite, un œuf de Toxascaris leonina grossi 400 fois (échelle 20 µm). © CONICET


Nathalie Mayer
Journaliste

Toxascaris leonina est un ver rond, un parasite courant chez le chien et le chat.

Et des scientifiques du Conseil national de la recherche scientifique et technique d’Argentine (CONICET) viennent d’en isoler l’ADN dans un coprolithe — comprenez un excrément minéralisé ou plus populairement, du caca fossilisé — de puma trouvé dans un abri rocheux dans les montagnes du Nord-Ouest de l’Argentine, à plus de 3.500 mètres d’altitude. Un coprolithe particulièrement bien conservé dans son environnement froid et sec et vieux de quelque 17.000 ans, ce qui en fait la plus ancienne preuve au monde de l’existence de ces vers. Ces vers auraient donc infecté la faune d’Amérique du Sud avant même l’arrivée sur place des premiers humains. Une arrivée qui remonte, selon les estimations, à 11.000 ans seulement.

Les chercheurs pensaient pourtant que Toxascaris leonina — qui vit attaché à la muqueuse intestinale de son hôte — avait infecté les carnivores sauvages locaux par contact avec nos mammifères domestiqués. Ils comptent maintenant comparer les nouvelles séquences ADN à celles d’autres, trouvées sur différents sites archéologiques, dans l’espoir de mieux comprendre l’histoire évolutive des parasites et de leurs hôtes.

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Découverte d’un animal semblable à l’écureuil de «L’Ère de glace»


Vous connaissez Scrat dans le film d’animation l’Ère de glace ? C’est l’écureuil qui a provoqué la dérive des continents. Et bien, ils ont trouvé un écureuil qui lui ressemblait vieux de 230 millions d’années en Argentine

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Découverte d’un animal semblable à l’écureuil de «L’Ère de glace»


Un animal de 25 centimètres de long semblable à Scrat, l’écureuil malchanceux du film d’animation «L’Ère de glace», en quête éternelle de glands récalcitrants, a été découvert dans l’ouest de l’Argentine, a annoncé une équipe de chercheurs.

Baptisé «Pseudotherium argentinus», ce spécimen a vécu durant la période du Trias, il y a 230 millions d’années. Il a été découvert en 2006 à Ischigualasto, dans la province de San Juan, par le paléontologue Ricardo Martinez, a annoncé l’université de La Matanza, à Buenos Aires, sur son compte Twitter @CTyS_UNLaM.

Les travaux de Ricardo Martinez ont été publiés récemment par la revue scientifique Plos One.

Le crane découvert a été analysé à l’université du Texas, aux côtés des chercheurs Rachel Wallace et Timothy Rowe.

«Cette nouvelle espèce a un museau très long et aplati, peu profond, et ses canines sont aussi très longues et sont situées quasiment à la pointe du museau», explique M. Martinez, qui ajoute que cela lui donne un aspect «très» semblable à celui de Scrat.

L’équipe de paléontologues pense que cet animal a dû s’alimenter d’insectes et d’animaux plus petits.

L’Argentine compte de très nombreux fossiles issus de trois périodes, le trias, le jurassique et le crétacé de l’ère Mésozoïque. Ils appartiennent à des animaux différents de ceux rencontrés dans l’hémisphère nord.

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Incroyable : les bébés ptérodactyles savaient voler à peine sortis de l’œuf !


Les oiseaux fraîchement éclos doivent attendre d’avoir une taille presqu’adulte pour voler. Il semble que les ptérodactyles eussent leurs ailes assez développés pour prendre la voie des airs dès leurs naissances.
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Incroyable : les bébés ptérodactyles savaient voler à peine sortis de l’œuf !

Nathalie Mayer
Journaliste

Des fossiles d’embryons de ptérodactyles ont été récemment trouvés en Chine et en Argentine. Leur analyse mène à une conclusion pour le moins surprenante : à peine sortis de l’œuf, les bébés ptérodactyles étaient capables de prendre leur envol. 

Les oiseaux ne peuvent voler qu’à partir du moment où ils ont atteint une taille quasiment adulte. Une règle qui vaut pour tous les vertébrés volants. Des fossiles d’embryons de ptérodactyles aux ailes peu développées trouvés en Chine laissaient même supposer que la règle a toujours valu, quelle que soit la période de l’histoire.

Mais aujourd’hui, des chercheurs de l’université de Leicester (Royaume-Uni) réfutent cette théorie. Selon eux, les ptérodactyles — ces reptiles volants qui vivaient au Jurassique et qui sont aujourd’hui disparus — avaient développé une capacité remarquable : ils pouvaient voler dès leur naissance.

Selon les chercheurs de l’université de Leicester (Royaume-Uni), la capacité des ptérodactyles à voler dès leur sortie de l’œuf pourrait expliquer la grande taille de leurs ailes. © Ghedoghedo, Wikipedia, CC by-sa 3.0

Selon les chercheurs de l’université de Leicester (Royaume-Uni), la capacité des ptérodactyles à voler dès leur sortie de l’œuf pourrait expliquer la grande taille de leurs ailes. © Ghedoghedo, Wikipedia, CC by-sa 3.0

Voler pour échapper aux prédateurs

Ces spécialistes de la reproduction aviaire et reptilienne ont comparé les embryons de ptérodactyles fossilisés trouvés en Chine avec des données sur la croissance prénatale chez les oiseaux et les crocodiles. Ils en ont conclu que ces reptiles n’en étaient qu’à un stade très précoce de leur évolution. Loin de l’éclosion.

Mais d’autres fossiles d’embryons — trouvés en Chine et en Argentine — décédés juste avant leur naissance prouvent cette fois que les ptérodactyles avaient la capacité de voler à peine sortis de l’œuf. Une capacité hors du commun qui leur a permis, d’une part, d’échapper à certains prédateurs — d’autant que leurs parents ne semblaient enclins ni à les protéger ni même à les nourrir — mais d’autre part, qui a causé pas mal de décès, le vol restant tout de même un mode de déplacement dangereux, notamment lorsque la météo devient mauvaise.

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Les tigres à dents de sabre pouvaient perforer le crâne de leurs congénères (et le vôtre)


En Argentine, les scientifiques ont trouvé des crânes de tigre à dents de sabre. Ce tigre avait des grandes dents aussi tranchant qu’un poignard. En examinant les crânes, ils ont voulu savoir si les dents étaient capables de transpercer un crâne d’un congénère. Donc, aucun animal avait intérêt de ne pas croiser cette bête
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Les tigres à dents de sabre pouvaient perforer le crâne de leurs congénères (et le vôtre)

 

Smilodon Populator.

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

La découverte de fossiles en Argentine suggère que les tigres à dents de sabre étaient capables de perforer le crâne de leurs congénères avec leurs énormes crocs. Contrairement à ce que l’on pensait auparavant.

Smilodon populator était une espèce de fauve à dents de sabre qui évoluait en Amérique du Sud à l’époque du Pléistocène supérieur, il y a entre 126 000 et 11 000 ans. L’animal était imposant : entre 220 et 400 kg, 1,20 mètre de long et des canines supérieures de près de 25 centimètres. Ces dents, qui caractérisent l’espèce, se présentaient comme de véritables poignards. Et devaient être redoutablement efficaces pour abattre les proies ou pour déchiqueter la viande (c’était également un charognard). Mais étaient-elles assez puissantes pour venir à bout de spécimens de la même espèce ?

Crânes perforés

Les chercheurs ont toujours pensé que ces canines – et la force de la mâchoire qui les accompagne – n’étaient pas assez “fortes” pour percer le crâne d’autres Smilodons. Une récente étude, publiée dans les Comptes Rendus Palevol, a récemment permis de tester cette idée. Deux fossiles de crânes récemment découverts en Argentine présentaient en effet un gros trou au-dessus des deux yeux, en plein centre de la boîte crânienne. Le but de cette étude était donc de savoir quelle espèce aurait pu en être à l’origine. Pour le savoir, les chercheurs ont donc mené leur petite enquête.

Le principe était simple : faire entrer dans le trou les dents de plusieurs animaux évoluant à l’époque dans la même région, et observer celles qui correspondaient. Après plusieurs tentatives, il est ressorti que seules les canines de Smilodons’intégraient parfaitement dans les deux trous. Au même titre que les félins modernes, les tigres à dents de sabre se disputaient parfois pour des territoires, des femelles ou pour des proies. Et comme félins modernes, ces fauves étaient a priori tout à fait capables de perforer le crâne de leurs congénères. En témoignent ces deux fossiles.

dents de sabre

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Fossiles de tigres à dents de sabre perforés. Crédits : Comptes Rendus Palevol (2019). DOI : 10,101 6/j.crpv.2019.02.006

On rappelle également qu’il y a quelques mois, une étude s’était penchée sur la capacité de ces anciens animaux à rugir. Nous savons en effet que certains félins modernes rugissent de manière impressionnante grâce à une configuration particulière de petits os de la gorge et de ligaments, présents dans le larynx. D’autres, comme les chats, en sont incapables. La découverte de petits os appartenant au Smilodon suggère que, lui, était physiquement taillé pour.Rugissait-il pour autant ? Pas sûr. Les léopards des neiges par exemple, présentent aujourd’hui le même type de larynx, mais ne rugissent pas.

Source

https://sciencepost.fr/

Ces abeilles ont construit leur nid entiè­re­ment à partir de déchets plas­tiques


Est-ce une évolution chez les abeilles découpeuses ? Pour chercher des matériaux alternatifs en Argentine, elles se sont intéressées aux plastiques. Et oui, même les abeilles recyclent. Je doute quand même que ce soit une bonne chose
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Ces abeilles ont construit leur nid entiè­re­ment à partir de déchets plas­tiques


En Argen­tine, des scien­ti­fiques de l’Insti­tut Natio­nal de Tech­no­lo­gie Agri­cole ont décou­vert un nid d’abeilles fait unique­ment de déchets plas­tiques, annonçait le maga­zine New Scien­tist le 30 mai.

par  Mathilda Caron

En 2017, l’équipe de cher­cheurs avait placé 63 struc­tures pouvant accueillir des ruches autour d’un champ afin de surveiller l’ac­ti­vité des insectes pendant plusieurs mois.

Seule­ment trois nids ont vu le jour : deux ont été construits en boue et en pétales alors que le troi­sième a été fait entiè­re­ment de plas­tique. Cet habi­tat éton­nant compor­tait trois cellules élabo­rés à partir de deux types de plas­tique. Son obser­va­tion a été rappor­tée par la revue Apido­lo­gie en avril 2019.

« Cela pour­rait mettre en lumière la capa­cité des abeilles à cher­cher des maté­riaux alter­na­tifs pour la construc­tion de leurs nids, en réac­tion aux pertur­ba­tions humaines », expliquent les cher­cheurs.

Bien que l’ani­mal n’ait pas pu être iden­ti­fié, l’équipe pense qu’il s’agit d’une abeille décou­peuse (Mega­chile rotun­data), une espèce euro­péenne.

Source : New Scien­tist

https://www.ulyces.co/

Un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années découvert en Argentine


Un cimetière de dinosaure en Argentine est une vraie aubaine pour les archéologues. Ils croient que ce coin était un accès pour l’eau et lors d’une sécheresse, les animaux épuisé sont mort faute de s’hydrater
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Un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années découvert en Argentine

 

Un cimetière de dinosaures datant de 220 millions d’années, « une époque dont on connaît peu la faune », a été découvert dans l’ouest de l’Argentine, ont annoncé des chercheurs

« Il y a près de dix individus distincts. C’est une masse d’os agglomérés, il n’y a pratiquement pas de sédiments. C’est comme s’ils avaient fait un puits et qu’ils l’avaient rempli d’os. C’est très impressionnant », a expliqué le paléontologue argentin Ricardo Martinez de l’Institut et musée de sciences naturelles (IMCN) de l’Université de San Juan.

Un fossile de 220 millions d'années dans le parc national d'Ischigualasto, en Argentine, le 8 avril 2019. © HO - IMCN/AFP

Un fossile de 220 millions d’années dans le parc national d’Ischigualasto, en Argentine, le 8 avril 2019. © HO – IMCN/AFP

Le cimetière a été découvert en septembre 2018 dans la province de San Juan (1.100 km à l’ouest de Buenos Aires), a précisé Cecilia Apaldetti, également chercheuse au sein de l’IMCN.

Cette découverte « a une double importance car il y a au moins sept ou huit individus de dicynodontes, qui sont les ancêtres des mammifères, de la taille d’un bœuf, et d’autres archosauriens (reptiles) que nous ne connaissons pas encore et qui peuvent être des dinosaures ou un ancêtre des grands crocodiles », a expliqué Ricardo Martinez.

Pour expliquer les causes d’une telle accumulation d’os, les scientifiques émettent l’hypothèse qu’il y « a pu voir une époque de grande sécheresse et que, à cet endroit, il y avait de l’eau, un petit lac où venaient en masse les herbivores pour boire, et qu’à mesure que l’eau s’évaporait, les animaux s’affaiblissaient et mourraient sur place ».

 

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