Découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure à long cou


Une nouvelle espèce de dinosaure, bien que disparue, il y a 110 millions d’années a été découvertes grâce à des ossements de trois dinosaures à long cou en Argentine
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Découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure à long cou

 

dinosaure

 

Crédits : DariuszSankowski / Pixabay

par Brice Louvet

Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure au long cou, évoluant il y a 110 millions d’années au niveau de l’actuelle Argentine.

Trois nouveaux sauropodes (un adulte et deux jeunes spécimens) appartenant à une toute nouvelle espèce ont récemment été découverts en Argentine, rapporte une équipe de paléontologues. Ces trois dinosaures se déplaçaient probablement en groupe, et seraient morts en même temps. Baptisée Lavocatisaurus agrioensis, les premières analyses suggèrent que cette espèce pouvait atteindre les 12 mètres de long. Les détails de l’étude ont été publiés dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

« Nous avons trouvé la plupart des os du crâne : le museau, les mâchoires, beaucoup de dents, ainsi que les os qui définissent les orbites oculaires. Nous avons ainsi pu créer une reconstruction quasi complète », explique José Luis Carballido, chercheur au musée Egidio Feruglio, à Trelew en Patagonie, et principal auteur de l’étude. Il ajoute que des « parties du cou, de la queue et du dos ont également été retrouvées ».

Lavocatisaurus agrioensis dinosaure sauropode Argentine

Voici à quoi pouvait ressembler Lavocatisaurus agrioensis, un nouveau sauropode qui évoluait dans ce qui était autrefois l’Argentine. Crédits : Wikipedia

Petite particularité : le lieu de la découverte, jugé autrefois désertique. C’est un environnement différent de celui apprécié par les autres sauropodes, qui préféraient les zones plus humides.

« On peut imaginer que ce groupe de sauropodes ait pu s’adapter pour se déplacer dans des environnements plus arides, avec peu de végétation, peu d’humidité et peu d’eau, propose le chercheur. C’est un endroit où vous ne chercheriez normalement pas de fossiles ».

Malgré sa grande taille, Lavocatisaurus agrioensis était en revanche loin d’être le plus grand des sauropodes. À titre d’exemple, Argentinosaurus pouvait dépasser les 120 tonnes. De son côté, Supersaurus – qui évoluait il y a entre 157 et 145 millions d’années (Jurassique supérieur) – pouvait atteindre 34 mètres.

Source

https://sciencepost.fr/

Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes


Les archéologues ont suivi la piste, des traces laissé par un dinosaure au long cou. Il ont pu évaluer sa vitesse de déplacement ainsi que la grandeur des pattes et bien entendu, la grandeur et le poid sur une distance de plus de 150 mètres en France
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Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes

 

D'au moins 35 mètres de long et d'un... (Photo archives AP)

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm».

Agence France-Presse
Paris

Plus longue succession de pas au monde d’un dinosaure, une «piste» de 110 pas découverte en 2009 en France, a été laissée par un sauropode de près de 40 tonnes, long de plus 35 mètres et se déplaçant à 4 km/h.

Le marcheur, un dinosaure au long cou, appartient à la famille des sauropodes, la classe de dinosaures qui abrite les plus grands animaux ayant jamais parcouru la surface de la Terre.

Ces traces qui s’étendent sur plus de 150 mètres avaient été mises au jour en 2009 lors d’une campagne de fouilles à Plagne, une localité du massif du Jura (est de la France). Depuis, des recherches complémentaires ont permis d’en savoir un peu plus sur ce monstre.

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm», précise un communiqué du CNRS diffusé lundi. Avec ses enjambées d’environ 2,80 m, l’animal se déplaçait à une vitesse de 4 km/h.

Les travaux, publiés dans la revue Geobios, ont également permis de mieux décrire les énormes pattes de l’animal:

les traces de pieds «portent cinq marques de doigts elliptiques, tandis que les mains présentent cinq marques de doigts circulaires, organisées en arc de cercle».

Selon les chercheurs, ces traces sont vieilles de 150 millions d’années et ont été laissées à une période où la région de Plagne était recouverte d’une mer chaude et peu profonde, parsemée de nombreuses îles, à la végétation suffisamment fournie pour nourrir de telles créatures.

«Au gré des fluctuations du niveau marin, ces chapelets d’îles devaient se connecter afin que ces grands vertébrés puissent migrer depuis les terres émergées du Massif Rhénan», précise le communiqué.

Sur le même site, les chercheurs ont également mis au jour d’autres séries de pas, dont une de 18 pas s’étalant sur 38 mètres laissée par un monstre carnivore.

http://www.lapresse.ca