Le Saviez-Vous ►Les neuf espèces du président Obama


 

Le nom d’Obama a été choisi pour désigner 9 nouvelles espèces animales découvertes surtout aux États-Unis. C’est en hommage pour ses actions à la protection de l’environnement, l’énergie verte ou simplement comme homme qui a marqué l’histoire du pays. Il fut le Président qui a été le plus inspiré les scientifiques pour donner son nom
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Les neuf espèces du président Obama

 

Espèces nommées en l'honneur de Barack Obama

Espèces nommées en l’honneur de Barack Obama   Photo : Collage

Au moment où Barack Obama s’apprête à quitter la Maison-Blanche, voici la liste des animaux découverts pendant ses deux mandats qui ont été nommés en son honneur.

Un texte d’Alain Labelle

La « taxonomie présidentielle » est une façon pour les scientifiques de rendre hommage à un homme politique admiré. Pas moins de neuf animaux ont reçu des noms inspirés du président sortant, c’est plus que n’importe lequel de ses 43 prédécesseurs. Par comparaison, Theodore Roosevelt, qui a été président de 1901 à 1909, arrive en deuxième position avec sept.

Plusieurs scientifiques affirment que la Terre est entrée dans la sixième grande extinction des espèces, mais cela ne les empêche pas d’en découvrir des milliers de nouvelles tous les ans. Depuis 1895, les nouveaux noms d’espèces doivent être enregistrés à la Commission internationale de nomenclature zoologique, l’organisme responsable d’établir les règles de désignation des espèces animales.

La première partie du nom est associée au genre de l’animal et la deuxième à son espèce spécifique. La plupart d’entre eux sont en latin, mais ils ne le sont pas obligatoirement.

Voici les 9 espèces nommées en l’honneur de Barack Obama :

Etheostoma obama

Le petit poisson très coloré a été découvert dans une rivière du Tennessee en 2012 par les biologistes Steve Layman et Richard Mayden de l’Université Saint Louis. Les deux hommes ont décidé d’honorer le président pour ses positions claires concernant les énergies propres et la protection environnementale.

Etheostoma obama

Etheostoma obama   Photo : Blake Markwell

Aptostichus barackobamai

L’araignée découverte en 2012 par le biologiste Jason Bond de l’Université Auburn en Alabama vit dans le nord de la Californie.

« Je l’ai nommée pour montrer mon appréciation d’Obama. Il a été un vrai homme d’État devant une opposition ridicule », a déclaré M. Bond.

Aptostichus barackobamai

Aptostichus barackobamai   Photo : Jason Bond

Tosanoides obama

Un poisson trouvé en 2016 dans les récifs de corail situés au large d’Hawaï. Ce poisson est le seul à vivre exclusivement dans le monument national marin de Papahānaumokuākea, une réserve marine que le président a élargie pour en faire la plus grande zone protégée du monde. Le découvreur du poisson, Richard Pyle, a ainsi voulu rendre hommage au président.

Tosanoides obama

Tosanoides obama   Photo : Richard Pyle

Obamadon gracilis

Ce lézard mangeur d’insectes, découvert au Montana en décembre 2012, vivait dans l’actuelle Amérique du Nord il y a 5 millions d’années. Les paléontologistes ont été impressionnés par ses dents impeccables qui leur rappelaient le sourire présidentiel.

Obamadon gracilis

Obamadon gracilis   Photo : Université Yale/Carl Buell

Caloplaca obamae

L’espèce de lichen orangé, découverte en 2007, vit sur l’île de Santa Rosa, au large de la Californie. C’est la première espèce dont le nom est inspiré du président Obama.

Caloplaca obamae

Caloplaca obamae   Photo : J. C. Lendemer

Teleogramma obamaorum

Ce poisson mangeur d’escargots a été découvert en 2011 au Congo par l’ichtyologiste Melanie Stiassny, du Muséum américain d’histoire naturelle. Le nom officiel est au pluriel en référence au couple présidentiel et à son engagement pour la protection de l’environnement et la conservation en Afrique.

Teleogramma obamaorum

Teleogramma obamaorum   Photo : Melanie Stiassny

Nystalus obamai

Lorsqu’il se trouvait en Amazonie en 2008, le biologiste Bret Whitney, de l’Université d’État de la Louisiane, a entendu un chant d’oiseau qu’il n’avait jamais entendu jusque-là. L’analyse de son ADN a confirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce de bucconidés vivant en solitaire à la cime des arbres de la jungle. L’oiseau a été nommé pour souligner l’impact des politiques d’Obama sur le développement d’énergies vertes, particulièrement de l’énergie solaire, qui peuvent préserver des écosystèmes comme celui du Nystalus obamai.

Nystalus obamai

Nystalus obamai   Photo : Hilary Burn

Paragordius obamai

Ce parasite découvert au Kenya en 2012 peut atteindre 30 cm dans le corps de ses hôtes. Heureusement pour l’humain, il ne vit que dans les criquets. Le chercheur Ben Hanelt, de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, a nommé l’insecte en l’honneur du président, dont le père vivait à une vingtaine de kilomètres du lieu de sa découverte.

Paragordius obamai

Paragordius obamai   Photo : Ben Hanelt, Matthew Bolek, Andreas Schmidt-Rhaesa

Baracktrema obamai

En 2016, un deuxième parasite a été nommé en l’honneur d’Obama. Celui-ci vit dans les vaisseaux sanguins pulmonaires de tortues d’eau douce malaisiennes. Encore une fois, cela se voulait un compliment et non une insulte, en raison de la résilience du président.

Le parasite « est long, maigre et cool comme le président », selon son découvreur Thomas Platt.

Baracktrema obamai

Baracktrema obamai   Photo : J. R. Roberts

À ce jour, le président désigné Donald Trump n’a qu’un animal nommé en son honneur, non pas comme chef d’État, mais comme célébrité de la télévision. L’animal, appelé Tetragramma donaldtrumpi, est un oursin éteint.

Tetragramma donaldtrumpi

Tetragramma donaldtrumpi Photo : iStock/William Thompson

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Un sapin de Noël héberge jusqu’à 25.000 invertébrés !


Ceux qui ont fêté Noël et qu’ils ont décoré un sapin naturel pour l’occasion, vous seriez peut-être surpris du nombre inimaginable qui se sont invités par la même occasion. Pendant l’hiver, plusieurs insectes sont en hibernation sur le sapin, comme les araignées, acariens, mites etc.. Et à la chaleur, c’est pour eux un printemps hâtif. Il n’y a pas de risque sauf que pour les allergies
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Un sapin de Noël héberge jusqu’à 25.000 invertébrés !

 

Delphine Bossy, Futura-Sciences

 

Un arbre de Noël est couvert d’arthropodes. Ces petites bêtes s’y nichent pour hiberner tranquillement durant l’hiver. On peut compter jusqu’à 25.000 acariens, poux, araignées… sur le même arbre.

Qu’il soit bien décoré ou non, rien n’y changera, le sapin de Noël grouille de petits invertébrés. Acariens, mites, araignées, poux… tous ces discrets rampants nichent dans l’arbre et se retrouvent dans les ménages le soir du réveillon. D’après Bjarte Jordal, de l’université de Bergen, ces arbres peuvent héberger jusqu’à 25.000 individus. Si certains en doutent, une expérience simple permet de s’en convaincre : secouer son sapin de Noël sur une nappe blanche pour découvrir ce qu’il cache.

En hiver, certains petits arthropodes hibernent, ou, dirait un informaticien, passent en veille prolongée. Afin de de se reposer paisiblement durant les heures froides de l’hiver, acariens, poux et autres petits arthropodes, ralentissent leur métabolisme jusqu’à presque rien. Mais lorsque le sapin est installé bien au chaud, les animaux, brusquement réchauffés, sont déboussolés. Croyant le printemps arrivé, ils se réveillent.

Picea pungens « Montgomery » de Pologne, un conifère de la famille des pinacées. On le surnomme sapin bleu du Colorado car c’est dans cette région des États-Unis qu’un botaniste, Charles Parry, le découvrit en 1862. © Nova, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Picea pungens « Montgomery » de Pologne, un conifère de la famille des pinacées. On le surnomme sapin bleu du Colorado car c’est dans cette région des États-Unis qu’un botaniste, Charles Parry, le découvrit en 1862. © Nova, GNU Free Documentation License, Version 1.2

Un arbre de Noël coupé en arrière-pays est plus riche en arthropodes qu’un arbre issu de cultures dédiées. Mais que l’on se rassure, ces petites bêtes ne sont pas dangereuses. De plus, la majorité des espèces vit dans l’arbre. Le sapin est leur habitat et elles ne devraient pas avoir envie de visiter le foyer. S’ils ne sont pas dangereux, certains acariens peuvent tout de même déranger les personnes allergiques.

Certains ont déjà évoqué le risque de transmission de tiques. Mais il est bien faible. En Norvège, en moyenne trois arbres par an contiennent des tiques et il faudrait que l’animal de compagnie se niche au pied de l’arbre et devienne vecteur de transmission. Et si tique il y a, lorsque l’arbre arrive au foyer, il est en hibernation et lorsque l’arbre quitte le foyer, l’acarien est déjà mort. Bjarte Jordal relativise :

« Il y a plein de bêtes dans les plantes en pot ! Il n’y a rien de différent avec les arbres de Noël ».

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Araignées : le rare cas d’une paternité exemplaire


Généralement, après une procréation entre araignées, le mâle a souvent intérêt de quitter les lieux. Sauf une espèce qui le rôle de paternité est plus évoluer pour protéger la progéniture
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Araignées : le rare cas d’une paternité exemplaire

 

Mâle de Manogea porrocea

Araignées : le cas rare d’une paternité exemplaire.

RAFAEL RIOS

Chez les araignées, ce sont surtout les femelles qui s’occupent des œufs. Mais ce n’est pas le cas de cette araignée, Manogea porracea, chez qui les mâles aident à la protection de leur future progéniture.

PATERNITÉ. C’est l’histoire rare d’un papa poule, ou plutôt d’un papa araignée que nous racontent trois chercheurs brésiliens dans la revue Animal Behaviour. Rare ? Unique en fait, car cette araignée, Manogea porracea, est la première espèce solitaire observée dont les mâles participent activement au soin et à la protection des œufs. Ce phénomène a déjà été étudié chez une autre araignée, Stegodyphus dumicola, mais qui est, pour sa part, une espèce sociale. Chez les autres espèces, les mâles ont peu de possibilités d’effectuer leur rôle de père car ils bougent de toile en toile pour se reproduire et se font ainsi souvent prédater. Souvent, ils se font même dévorer par les femelles après l’accouplement.

Une nurserie chouchoutée

Chez Manogea porracea, après que la femelle ait pondu, le mâle va construire une toile en forme de dôme au-dessus de celle de sa partenaire. Cela agira comme un piège à insectes qui les nourrira pendant les soins parentaux et qui servira également de structure protectrice pour les œufs. De plus, cette stratégie permet aux mâles de devenir sédentaires et de garder la femelle, assurant ainsi leur paternité. Les deux partenaires vont alors se rapprocher des sacs d’œufs et participer aux soins parentaux. Cependant, dans de nombreux cas, les femelles disparaissent et les mâles restent seuls à s’occuper de la nurserie. L’hypothèse principale pour expliquer ce phénomène est que les femelles seraient une proie de choix pour les prédateurs puisqu’elles sont riches en lipides. Une autre hypothèse voudrait que les femelles aient une longévité plus courte que celles de leurs homologues masculins. Ainsi, le ratio mâles/femelles tendrait à se déséquilibrer, et les mâles auraient de plus en plus de mal à trouver des femelles pour s’accoupler.

Araignées Manogea porrocea des deux sexes autour des sacs d’oeufs – Crédit : Rafael Rios Moura

Le père joue un rôle primordial dans la survie des jeunes. Sans soins parentaux, seulement 4 araignées par sacs survivent (sur un total allant de 10 à 30), contre le double lorsque les parents, ou l’un des deux, sont présents. En effet, ces sacs sont tout particulièrement convoités par deux mimétidés, des araignées arachnophages, et par des araignées de la famille des Agyrodinés qui sont à la fois arachnophages et kleptoparasites. Les mâles s’occupant des nurseries deviennent plus agressifs et protègent ardemment leur progéniture.

Étonnamment, même en l’absence de prédateurs, les mâles restent sur les toiles à proximité des œufs, car ces derniers ne sont pas juste de fervents combattants ; ils réparent également « les dommages dans les tissus  [des sacs d’œufs] et réduisent l’humidité des sacs lorsqu’ils sont mouillés », précise à Sciences et Avenir Rafael Rios Moura, l’auteur principal de l’étude.

Puisque la survie de la génération suivante dépend fortement des mâles, « ce serait une des conditions clés expliquant l’évolution des soins paternels étendus chez Manogea porracea », poursuit le chercheur.

De plus, les soins parentaux sont dispensés jusqu’à ce que les jeunes naissent et se dispersent.

« En raison de ces avantages, nous nous attendons à ce que d’autres espèces d’araignées, telles que les espèces du genre Mecynogea, chez qui les mâles construisent des toiles près de celles des femelles voient leurs soins paternels évoluer », conclut Moura.

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Inde: une araignée baptisée en hommage à Harry Potter


Une nouvelle araignée a été découverte en Inde et dernièrement, les chercheurs l’ont baptisé en l’honneur d’Harry Potter par un des sorciers qui était le propriétaire du choixpeau
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Inde: une araignée baptisée en hommage à Harry Potter

 

Une espèce d’araignée découverte par des scientifiques indiens a été baptisée en hommage à Harry Potter pour sa ressemblance à l’un des objets magiques de la série populaire, ont indiqué jeudi ses découvreurs.

Ces fans de la saga du jeune sorcier ont rencontré une araignée de sept millimètres en octobre de l’année dernière lors de recherches dans la chaîne montagneuse des Ghats occidentaux dans le sud-ouest de l’Inde.

« Mes collègues et moi-même sommes geeks et nous nous sommes dits +Eh, cette curieuse petite araignée a exactement la même allure que le choixpeau+. C’était étrangement similaire », a déclaré à l’AFP le scientifique Javed Ahmed.

Le choixpeau, dans les livres et les films Harry Potter, est un chapeau ensorcelé chargé de répartir les nouveaux élèves de l’école des sorciers de Poudlard entre les différentes maisons qui la composent.

« Nous avons fait le pacte que si cette araignée s’avérait être une nouvelle espèce, nous la nommerions en hommage au choixpeau », a ajouté M. Ahmed.

Après confirmation de leur découverte en juin dernier, M. Ahmed et ses collègues ont décidé de nommer cette araignée, de forme pointue et qui vit la nuit, eriovixia gryffindori.

Dans l’univers Harry Potter, Godric Gryffondor était l’un des quatre sorciers fondateurs de l’école Poudlard et propriétaire du choixpeau. La maison à son nom est celle où est finalement affecté le jeune héros à la cicatrice.

« Je suis très honorée ! Félicitations pour avoir découvert un nouvel #AnimalFantastique », a tweeté l’auteur J. K. Rowling en ayant vent de la nouvelle.

L’araignée de Gryffondor n’est pas la première espèce à être nommée en référence à la culture populaire.

En 2009, une araignée jaune découverte en Malaisie avait été nommée en hommage à la star du rock David Bowie. Trois ans plus tard, une mouche au derrière doré avait été baptisée « Beyoncé ».

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Ceci n’est pas une feuille mais une nouvelle espèce d’araignée


 

Une araignée bien particulière qui vit quelque part dans une forêt de Chine. En fait, c’est la seule araignée connue qui se fait passer pour une plante, plus exactement, une feuille
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Ceci n’est pas une feuille mais une nouvelle espèce d’araignée

 

 

Si vous n’aimez pas trop les insectes, vous ne devez pas apprécier de vous balader dans une forêt dense où les branches d’arbres frôlent votre tête. Surtout que parmi toute cette végétation, difficile de repérer les mille-pattes et autres araignées.

Alors n’allez jamais vous promener dans la forêt tropicale près de Mengla, en Chine. Car on y trouve une espèce d’araignée très particulière, qui se fait passer pour une simple feuille. C’est ce qu’ont découvert quatre chercheurs lors d’un voyage sur place en janvier 2011. Dans une étude publiée dans le Journal of Arachnology de novembre, les chercheurs expliquent que cette nouvelle espèce, de la famille des Araneidae et du genre poltys, est la seule araignée connue à se faire passer pour une plante.

Pour cela, elle dispose d’une forme et d’une couleur similaire à la feuille. Verte derrière et marron devant. Son abdomen ressemble même à une tige pour parfaire le déguisement, rapporte IFLScience.

L’objectif: éviter les prédateurs et ne pas attirer l’attention des proies potentielles. D’autres araignées ont, via le principe de l’évolution, développé des caractéristiques leur permettant de se faire passer pour des végétaux, comme des fleurs, des brindilles, des bourgeons. Mais une feuille, c’est une première. Et puis, comme rappellent les chercheurs, sur les plus de 45 000 espèces d’araignées, seule une centaine possède ce rare talent.

Après avoir trouvé cette araignée étrange, les chercheurs ont passé deux semaines pour trouver d’autres spécimens de la même espèce. Mais ils n’ont trouvé qu’une seule araignée, bien plus jeune. Ce qui fait penser aux chercheurs que ces arachnides ne sont pas très répandus, même dans cette forêt chinoise. De quoi rassurer les arachnophobes qui prévoient une balade dans le coin.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les réduves assassins, le cauchemar des araignées


 

Ceux qui ont peur des araignées vont être peut-être contents qu’à certains d’entre elles ont un ennemi redoutable qui sait passer inaperçu pour s’approcher de leur proie même sur une toile d’araignée
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Les réduves assassins, le cauchemar des araignées

 

Les insectes assassins piègent les araignées sur leur propre toile – © Science AAS

Julie Lacoste

Journaliste

DISCRÉTION. La reine de la discrétion, c’est elle, la punaise assassine, Stenolemus giraffa, aussi appelée insecte girafe à cause de son long cou. À pas feutrés, elle s’immisce doucement sur les toiles d’araignées sans éveiller les soupçons de leur propriétaire avant de leur sauter dessus. Une tactique fatale !

Alors que les stratégies de chasse des araignées sont particulièrement étudiées, celles des tueurs d’araignées le sont beaucoup moins. Le chercheur Fernando Soley, de l’Université Macquarie de Sydney, s’est donc intéressé à cette méthode de chasse peu ordinaire.

Une stratégie élaborée

Les réduves sont retrouvés à l’Ouest de l’Australie, au niveau de roches escarpées où les araignées construisent des toiles complexes dans des crevasses. Il s’agit souvent de petites araignées, dont le corps ne fait que 2cm auquel s’ajoutent des pattes d’une longueur d’environ 5cm. Bien cachées, il est très difficile pour les arachnophages d’arriver jusqu’à elles sans les alerter. Il a donc fallu ruser, d’autant plus qu’une seule erreur peut être fatale.

« Les araignées ont de la soie et du venin, elles peuvent donc attaquer les proies à distance, les mordre et les affaiblir avant de finir le travail », explique le chercheur.

Quand les demoiselles évitent les toiles en volant et attaquent directement les araignées, les réduves décident d’y aller à pied. Fernando Soley a prélevé une douzaine de ces insectes pour comprendre comment ils procédaient pour monter sur les toiles sans attirer l’attention des araignées, particulièrement sensibles aux vibrations. Grâce à une toile artificielle et des lasers, il a pu mesurer les vibrations et ainsi vérifier que les vibrations artificielles étaient bien en adéquation avec les vibrations naturelles. Résultat, les réduves coupent les fils de la toile avec leurs pattes avant, appelées foretarsi. Et ne se contentent pas de couper : elles tiennent les extrémités de chaque bout coupé et attendent quelques secondes à quelques minutes pour les relâcher doucement. Ainsi, les vibrations transmises sur la toile sont alors quasiment nulles.

La tactique de la punaise

Les punaises assassines adoptent deux stratégies différentes : une téméraire et une furtive. Les réduves utilisant la première méthode coupent plusieurs fils à la fois, de manière perpendiculaire. Les nombreuses vibrations créées attirent les araignées, ce qui cause souvent un échec, mais parfois, en raison de la propagation dans tous les sens, la transmission des vibrations est entravée, ce qui perturbe l’araignée et permet aux réduves de la prendre par surprise. Cette tactique marche essentiellement sur les toiles de petites araignées. La seconde méthode, plus utilisée (à 93%), consiste en la coupe longitudinale de chaque fil jusqu’à ce que celui-ci casse. Cela évite toute vibration et permet une approche bien plus discrète que dans le premier cas. Par ailleurs, les réduves semblent préférer opérer lorsqu’il y a du vent, ce qui camoufle encore davantage leur avancée. Elles peuvent également modifier le temps de découpage et les fils qu’ils découpent (les vibrations sont en effet différentes selon la situation du fil dans la toile). Tout autant d’éléments qui font de cet insecte un véritable stratège. Seulement 10% des araignées arrivent à déjouer le piège.

http://www.sciencesetavenir.fr/

La surprenante araignée-miroir


Un photographe nous montre un de ses sujets qui est vraiment étonnant. Une araignée miroir. On dirait vraiment qu’elle a des petits morceaux de miroir comme un vitrail
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La surprenante araignée-miroir

 

La mosaïque de plaques argentées qu’arbore Thwaitesia argentiopunctata s’étend lorsque l’araignée se met au repos. Progressivement, elles couvrent tout son abdomen. © Nicky Bay, tous droits réservés

La mosaïque de plaques argentées qu’arbore Thwaitesia argentiopunctata s’étend lorsque l’araignée se met au repos. Progressivement, elles couvrent tout son abdomen. © Nicky Bay, tous droits réservés

La petite araignée Thwaitesia argentiopunctata — du genre Thwaitesia, du nom du botaniste britannique George Henry Kendrick Thwaites (1811-1882) — vit sous les tropiques. Son comportement se caractérise par de surprenants changements de son abdomen, qui se couvre de plaques argentées et n’a de cesse d’émerveiller les observateurs humains.

Parmi les plus fascinés et séduits par cette minuscule créature (environ 3 mm pour les mâles et 4 mm pour les femelles), il faut compter le photographe Nicky Bay. Depuis des années, il épie des spécimens rencontrés à Singapour et ses alentours, constituant ainsi une large collection de photos macroscopiques (dont voici quelques exemples) de cette magnifique araignée aranéomorphe de la famille des Theridiidae.

En l’espace d’une heure, l’araignée a l’abdomen presque totalement recouvert de plaques d’argent, peut-être constituées de guanine. © Nicky Bay, tous droits réservés

En l’espace d’une heure, l’araignée a l’abdomen presque totalement recouvert de plaques d’argent, peut-être constituées de guanine. © Nicky Bay, tous droits réservés

Les plaques d’argent de l’araignée-miroir s’élargissent au repos

T. argentiopunctata est le plus souvent installée sur des feuilles vertes, des branches et le sol sombre. Nicky Bay écrit à leur sujet sur sonblog Macro Photography in Singapore :

« Les plaques argentées sur l’abdomen semblent se rétrécir lorsque l’araignée est agitée (ou peut-être menacée), dévoilant cet abdomen. Au repos, les plaques d’argents’élargissent et les espaces entre les plaques se rapprochent pour devenir une surface réfléchissante presque uniforme. C’est pour ça que je les appelle araignée-miroir ».

Un de ses autres surnoms est « araignée-pailletée ». On serait tenté aussi de la qualifier d’araignée-vitrail…

L’araignée-miroir, toujours au repos, vue à présent de dos. © Nicky Bay, tous droits réservés

L’araignée-miroir, toujours au repos, vue à présent de dos. © Nicky Bay, tous droits réservés

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