Ne paniquez pas si vous trouvez une araignée dans vos bananes


Avec les fruits et légumes qui peuvent venir d’un peu partout dans le monde, il peut arriver que ces denrées abritent un insecte indésirable qui n’est peut-être pas du tout de la région. Les araignées quoique rares être parmi eux. Malgré que beaucoup ont peur de ces petites bêtes, il vaut mieux ne pas paniquer et agir pour le mieux
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Ne paniquez pas si vous trouvez une araignée dans vos bananes

 

Vous revenez du supermarché, le panier chargé de fruits. Au moment de ranger vos bananes, vous apercevez une énorme araignée. C’est peut-être une Phoneutria nigriventer, alias “l’araignée-banane”, une espèce dont le venin, parfois mortel, peut provoquer une érection continue de plusieurs heures. Si elle est rarissime, cette découverte n’en est pas moins potentiellement dangereuse. Quelques conseils à suivre en cas de mauvaise rencontre.

>> D’abord, ne pas paniquer…

Très peu des 40 000 espèces d’araignées connues sont dangereuses pour l’homme. Mais il est préférable de considérer une araignée comme telle jusqu’à ce que vous en sachiez davantage.

Identifier la dangerosité d’une espèce peut s’avérer délicat. Certaines araignées pourtant sont aisément reconnaissables. La morsure de la veuve noire, que l’on rencontre dans les régions tempérées du monde entier, peut être mortelles. L’espèce se caractérise par son gros abdomen d’un noir scintillant, orné d’une forme en sablier de couleur rouge.

>> Prévenir les autorités ? 

Si vous trouvez une araignée suspecte, il n’est pas nécessaire d’appeler les autorités. Si elle se cachait dans vos fruits, prévenez plutôt votre épicier ou le supermarché où vous les avez achetés. D’après une étude publiée en 2014 dans le Journal of Medical Entomology, “la très grande majorité” de ces araignées ne pose pas de problème.

>> Si l’araignée vous mord, essayez de l’attraper

Cela permettra d’identifier l’espèce et de trouver plus facilement le traitement à appliquer. Mettez-là dans un sac en plastique ou un récipient. Placez votre petit paquet au congélateur, de manière à tuer l’araignée, tout en laissant le spécimen intact pour l’identification.

Sur la surface de la morsure, appliquez longuement une poche de glace. Cela devrait  suffire pour soulager la douleur. Une intervention médicale est a priori recommandée si vous rencontrez les symptômes suivants : anxiété, douleur croissante, nausées et vomissements, perte de conscience, spasmes musculaires incontrôlées ou pupilles dilatées.   

>> Ne la relâchez pas dans la nature !

Si elle se trouve dans votre nourriture, il est possible qu’elle vienne de loin. Inconnue dans l’écosystème local, elle peut fortement le perturber. Dans le doute, il vaut mieux la tuer.

>> Un dernier conseil…

Avant de vous rendre dans des pays à risque, renseignez-vous sur les espèces dangereuses et sur les traitements à suivre en cas de morsure.

Source : National Geographic

http://www.nationalgeographic.fr/

Une araignée se liquéfie pour être mangée par ses petits


Une araignée que sa mort est programmée un peu avant la naissance de ses rejetons pour subvenir à leurs besoins, car ils ne peuvent chasser qu’après un certain temps, le temps de consommer leur maman
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Une araignée se liquéfie pour être mangée par ses petits

Sitôt fécondée, cette araignée de velours se prépare biologiquement pour être mangée par ses petits. Mor Salomon/ Israel Cohen Institute for Biological Control.

Sitôt fécondée, cette araignée de velours se prépare biologiquement pour être mangée par ses petits. Mor Salomon/ Israel Cohen Institute for Biological Control.

Par Rachel Mulot

Chez la mère araignée Stegodyphus lineatus, la dissolution des organes internes est programmée pour offrir aux bébés un déjeuner liquide, comme le montre une étude israélienne.

MATRIPHAGIE. Miam, slurp… C’est un extraordinaire « déjeuner liquide » que la mère araignée  Stegodyphus lineatus offre à ses bébés. Une bouillie riche en sucs maternels, mijotée pendant quelques semaines et formée de ses propres organes internes auto-dissous. Un bel exemple de cannibalisme appelé « matriphagie » (de matri – la mère – et de phage – qui mange), une stratégie évolutive radicale plutôt rare dans le monde animal.

Longues d’environ 16 mm, les Stegodyphus lineatus sont des araignées velues familières de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique du Nord. Elles appartiennent à la famille des Eresidae, toutes cannibales.

« On savait déjà que dans cette famille d’araignées, tous les petits mangeaient leurs génitrices, explique l’entomologue Mor Salomon de l’Institut israélien Cohen pour le contrôle biologique. Ce que nous venons de montrer (voir illustration ci-contre), c’est qu’avant même que les petits n’éclosent, les tissus abdominaux de la mère commencent à se déliter, de façon à pouvoir être ensuite ingurgités par les plus jeunes ». 

Avec des chercheurs des universités de Jérusalem et du Neguev, elle a publié dans the Journal of Arachnology des coupes histologiques détaillées de l’abdomen de plusieurs  araignées eurasiennes montrant, à plusieurs stades, la lente et quasi inéluctable dégradation des tissus.

Ci-contre : Coupes histologiques des tissus de l’abdomen de l’araignée Stegodyphus lineatus à plusieurs stades: maturité sexuelle, naissance des petits, puis cannibalisme. En violet, les tissus de  plus en plus liquéfiés (LT). ©Journal of arachnology

ACCOUPLEMENT. Tout commence avec le coït : c’est ce que montre l’examen comparé des organes internes des araignées vierges et des araignées fécondées.

 

« L’accouplement déclenche une production accrue d’enzymes digestives, qui permettent à l’araignée femelle d’ingérer plus de nutriments avant que ses petits n’émergent », explique la biologiste israélienne.

C’est le printemps, les proies abondent, les futures mères mangent à n’en plus pouvoir stockant ainsi des réserves pour plus tard. Mais ce même emballement enzymatique entraine, semble-t-il, peu à peu la dégradation des propres organes digestifs de la mère. Le phénomène d’auto-liquéfaction s’accélère ainsi pendant l’incubation des œufs.

« Toutefois, pendant que ses tissus se dissolvent, son cœur, ses intestins et surtout ses ovaires restent un temps fonctionnels », observe la chercheuse.

La mère araignée garde la capacité d’enfanter tant que sa couvée n’aura pas éclos de son cocon de soie et grandi une à deux semaines. Au cas où un prédateur ou un mâle infanticide détruirait ses petits.

« Mais au bout d’un certain temps après la naissance, le phénomène devient irréversible », note Mor Salomon.

SACRIFICE. Une fois les petits éclos, la mère araignée régurgite, pendant deux semaines, des fluides provenant de ce qu’elle a mangé et stocké pour les nourrir (voir notre photo). In fine, ses dernières réserves épuisées, son intérieur totalement liquéfié, elle offre son propre flanc à la dévoration. Les jeunes l’escaladent, percent son abdomen avec leurs tous nouveaux chélicères-sortes de pinces ou crochets. Il ne leur faut que deux ou trois heures pour extraire les derniers sucs maternels, ne laissant derrière eux qu’un exosquelette desséché.

« Pendant la régurgitation, la mère Stegodyphus lineatus perd 41% de son poids, les petits en dévorent ensuite 54% supplémentaires, calcule encore Mor Salomon. Bref 95% de la masse corporelle maternelle sert à nourrir les bébés« . 

MORT PROGRAMMEE. Et ils profitent, prenant trois fois leur poids entre le moment de leur émergence et celui leur dispersion! Notons que chez cette espèce d’araignée, les jeunes sont incapables de chasser à leur naissance et mourraient sans l’apport nutritionnel fourni par leur mère. La découverte de ces processus biologiquement induits et de cette lente transformation des tissus internes montre qu’il ne s’agit certainement pas d’un « sacrifice maternel », mais bien plutôt d’une sorte de mort cellulaire programmée.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► LE TOP DES SUPERSTITIONS ÉTRANGES


Je ne suis pas du tout superstitieuse, un vendredi 13, un chat noir ne m’a jamais fait peur. Cependant, il est quand même curieux de voir que des gens croient à d’autres superstitions qui sont moins connu par nous
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LE TOP DES SUPERSTITIONS ÉTRANGES

 

chat noir

par Henri Michaud

Superstitieux vous? Allez, il y a sûrement quelques éléments qui vous dérangent. Et, parmi ces superstitions « populaires », certaines semblent bien étranges.

Vendredi 13

Vendredi 13

 On dit que, si 13 personnes sont réunies à table, l’une d’elles mourra dans l’année. Même la loterie italienne a supprimé le 13 de sa liste de chiffres « chanceux ». Et de nombreux édifices ne comptent pas de 13e étage. Adam aurait même croqué dans la pomme un vendredi 13. Êtes-vous paraskevidékatriaphobe (peur du vendredi 13)? Pour conjurer le mauvais sort, mangez des crêpes ce jour-là…

Les chats noirs

chat noir

Pauvres félins. Certains doivent se sentir délaissés, surtout ceux à la robe noire. Cette crainte de voir un chat noir traverser un chemin, une allée, remonte au Moyen-Âge. Elle est même à l’origine d’une véritable chasse aux sorcières qui a fait des milliers de morts. En fait, les chats, qui proliféraient dans les villes, étaient nourris par des femmes pauvres et solitaires… qui furent vite qualifiées de sorcières et conduites au bûcher, avec leurs chats noirs. Pas de chance!

Chez les sportifs

Les caleçons chanceux

Formule 1
Imaginez passer une fin de semaine complète sans changer de sous-vêtements… C’est le lot de quelques pilotes de course. Le pilote de F1, Felipe Massa, ne change pas de caleçon si la course, ou la séance de qualification du jour se passe bien. Et il le conservera jusqu’au prochain pépin. Heureusement, il est seul dans son cockpit.

La barbe des séries

Une autre superstition, celle-là dans la Ligue nationale de Hockey, veut que les joueurs qui participent aux éliminatoires ne se rasent pas. Selon certains, cette « tradition » remonte aux années 70 alors que la défunte AMH, plus permissive, laissait les joueurs libres de porter la barbe. D’autres attribuent la pilosité des joueurs au Suédois Björn Borg qui, en 1976, a décidé de se laisser pousser la barge jusqu’à ce qu’il soit éliminé du tournoi de Wimbledon (Angleterre). Et il est reparti avec les grands honneurs.

À la maison

Congé de vaisselle!

vaisselle
Moins connue celle-là, elle n’en demeure pas moins observée dans plusieurs pays. Saviez-vous que faire la vaisselle ou laver ses vêtements le jour de l’An provoquerait le décès d’un proche durant l’année qui s’amorce? Pas étonnant que les restaurants, du moins ceux qui sont ouverts, soient bondés. D’autres vont plus loin… Ils refusent de prendre une douche pour éviter la perte d’un être cher.

Sept ans de malheur

miroir brisé

Briser un miroir vous procure sept ans de malheur. Voilà une superstition qui a la couenne dure. Elle remonte à l’Antiquité. Vers 400 ans avant J.-C., les Grecs utilisaient des cruches de grès remplies d’eau pour se regarder… Or, si l’une des cruches glissait ou se brisait, cette personne n’avait plus d’avenir… Ce n’est que 500 ans plus tard que les Romains ont déterminé que le bris d’un miroir provoquait sept années de malheur. Chanceux, à vos marteaux!

Rangez vos parapluies!

parapluie antiquité

Ouvrir un parapluie dans une résidence est une insulte au dieu Soleil, croyaient les Égyptiens de l’Antiquité. Les parapluies s’inspiraient de la position de la déesse Nut dont le corps arqué, dit-on, protégeait la Terre. Et, s’il faisait soleil, c’était un sacrilège d’entrer dans l’ombre d’une ombrelle ou d’un parapluie. Et cette superstition est encore bien vivante aujourd’hui, un peu partout dans le monde. Toutefois, si votre toit coule…

Auto souillée, richesse assurée!

Saviez-vous qu’en Russie, si vous, votre automobile ou votre terrain est souillé par de la fiente d’oiseaux, c’est un signe de richesse et de bonne chance. Or, comme les oiseaux se « soulagent » sans regarder où tombera la fiente, il y a fort à parier que vous serez chanceux, ou riche, toute votre vie. Regardez dans votre porte-monnaie, au cas où.

Pipi interdit!

signe interdit d'uriner

Jadis, au Cachemire, on croyait que l’urine portait malheur. Donc, uriner volontairement sur son terrain était passible de condamnation à mort. En effet, le propriétaire d’un logement qui urinait sur sa propriété était immédiatement immolé. Et si un individu devait soulager une envie pressante, il devait s’excuser sincèrement et payer un devin pour qu’il purifie les lieux. Dans le cas contraire, les habitants faisaient un trou dans le logement, en extirpaient le coupable et le tuaient sur le champ. Ouf… heureusement que cette superstition est disparue!

Sauvons les araignées!

araignée

Tuer une araignée qui est entrée dans votre maison entrainera des problèmes financiers. Mais des Québécois ont trouvé un moyen de conjurer ce sort. Ils s’emparent délicatement de l’intruse et la déposent à l’extérieur en lui confiant une mission précise : « Va me chercher de l’argent! » Toutefois, personne n’a vu l’araignée revenir avec une liasse de billets entre les pattes.

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Le Saviez-Vous ► Une araignée herbivore


Une araignée bien curieuse, alors qu’on sait que les araignées attrapent d’autres insectes par divers moyens pour vivre, celle-ci préfère le régime végétarien sauf en cas de disette
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Une araignée herbivore

 

Elle se nourrit d’acacia d’Amérique centrale, alors que toutes les autres sont carnivores.

Serait-ce le «vilain petit canard» de la famille des araignées ? Une espèce d’araignée herbivore vient d’être caractérisée. Comme si on trouvait un lion qui ne mangerait que des légumes. Et pourtant, des chercheurs de l’Université de Villanova, dans la banlieue de Philadelphie, et de l’Université de Brandeis, près de Boston, ont bel et bien découvert un arachnide qui se nourrit, essentiellement, de plantes (Current Biology, 13 octobre 2009).

Cette «bizarrerie» vit en Amérique centrale. Elle fait partie des araignées dites «sauteuses» qui ne font pas de toiles et attrapent leurs proies en bondissant sur elles. Mais elles produisent tout de même de la soie et sautent en déployant derrière elles une sorte de câble de rappel pour les assurer dans leurs exercices d’équilibristes.

Comportement social différent

Le nom de cette espèce herbivore, caractérisée pour la première fois le 23 juin 1896 au Guatemala, est Bagheera kiplingi, sans doute en hommage au Livre de la jungle de Rudyard Kipling, sorti en 1894, dans lequel une panthère noire sauve le petit Mowgli. On trouve également cette araignée dans d’autres pays d’Amérique centrale. Elle a ceci de particulier qu’elle a liée une grande «amitié» avec des arbrisseaux d’acacia d’une espèce bien définie. Ceux-ci possèdent leurs propres colonies de fourmis qui les aident à se défendre contre les herbivores. En retour, la plante fournit de la nourriture aux fourmis, en particulier sous forme de nectar à la base de ses feuilles et de petites structures sur ses tiges, riches en lipides et en protéines. Et les araignées ont trouvé le moyen de «squatter» ce système, piochant allègrement dans la nourriture offerte par la plante tout en évitant les «patrouilles» de fourmis.

«C’est vraiment très intéressant et unique, estime Christine Rollard, arachnologue au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Il est vrai que ces araignées sauteuses ont développé des yeux particuliers. Et elles en ont quatre. D’où une très bonne vue sur ce qui les entoure.»

Ces araignées ont donc un double avantage : elles peuvent se nourrir «à l’œil» des produits de la plante, sans contrepartie, et peuvent également, en période sèche, redevenir carnivores, et même cannibales comme c’est le cas chez de nombreuses espèces d’araignées.

Les chercheurs ont observé le comportement de ces araignées, les ont filmées avec des caméras ultrarapides. Ils sont même allés jusqu’à faire des analyses moléculaires entre la composition de la plante et celle des araignées. Et cela concorde. On y retrouve bien les mêmes éléments. Il faut dire que les araignées ne mangent pas vraiment. Elles boivent avec leur trompe. Et doivent donc liquéfier leurs proies ou leur nourriture avant de pouvoir les avaler.

Autre élément troublant observé par les chercheurs, un comportement social différent des autres espèces d’araignées. Elles logent sur la plante et s’y reproduisent. Et, étonnamment, les mâles s’occupent des œufs et des «bébés» araignées. Est-ce une conséquence de leur régime herbivore ?

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L’araignée sait compter ses proies


Savez-vous ce qu’il y a dans votre garde-manger ? Pourriez-vous constater dans un court temps si quelqu’un vous à dérober une denrée à votre insu ? En tout cas, une araignée néphile le saurais !!
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L’araignée sait compter ses proies

 

Nephila clavipes construit une toile particulièrement résistante pour capturer des proies. © David Maiolo , Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

 

Nephila clavipes construit une toile particulièrement résistante pour capturer des proies. © David Maiolo , Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Par Marie-Céline Jacquier

L’araignée Nephila clavipes fait ses réserves de proies et elle sait très bien repérer s’il en manque dans son garde-manger. Si on lui en retire, elle les cherche. Si la proie perdue est grosse, elle la cherche d’autant plus activement.

Les néphiles sont des araignées vivant en Amérique du Nord et du Sud. Les femelles sont de grande taille et construisent des toiles pouvant faire un mètre de diamètre et résistances qu’elles peuvent durer des années. Ce piège est suffisamment fort pour attraper de petits oiseaux même si les araignées ne les mangent pas. Un pigment jaune dans la soie fait que ces toiles apparaissent dorées dans certaines conditions d’éclairement.

L’araignée attend sagement que des insectes volants se prennent dans ses filets, mais il peut arriver que d’autres araignées viennent lui dérober des insectes. C’est pourquoi des chercheurs se sont demandé si les araignées pouvaient se représenter le nombre de proies qu’elles avaient et intégrer la masse représentée par toutes ces proies accumulées dans leurs filets.

Les chercheurs de l’université de Wisconsin-Millwaukee et du Costa Rica ont fait une expérience dans laquelle ils ont donné des larves de ver de farine aux araignées. Les scientifiques ont joué sur l’ampleur des garde-manger en faisant varier la taille des proies ou leur nombre, mais de manière à ce que la masse totale soit équivalente. Ils ont alors enlevé des proies et observé le comportement de l’araignée pour tester sa mémoire. Leurs résultats paraissent dans la revue Animal Cognition.

Le dimorphisme sexuel est important entre la femelle et le mâle, qui est à peu près 5 fois plus petit qu’elle.
Le dimorphisme sexuel est important entre la femelle et le mâle, qui est à peu près cinq fois plus petit qu’elle. © Stephen Friedt, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0

L’araignée se rappelle le nombre et la taille des proies

L’équipe a alors observé que les recherches de l’araignée augmentaient brusquement en fonction de la quantité de proies volées, plus que si une seule grosse proie était volée. Les araignées qui perdent le plus de proies dans leur garde-manger cherchent pendant plus longtemps.

Rafael Rodríguez, qui a mené cette recherche, estime : « Nous pouvons faire la conclusion provisoire que ces araignées possèdent un sens de la numérosité ».

Le concept de numérosité décrit la capacité à évaluer le nombre d’éléments sans les compter. Les chercheurs ont aussi observé que les araignées augmentent leurs efforts de recherche si de très grosses larves sont retirées, ce qui suggère qu’elles peuvent aussi calculer la taille de la proie.

Les araignées néphiles semblent donc suivre la quantité de proies de deux manières, par leur nombre et par leur taille, mais s’occupent surtout du nombre de proies. La néphile mémorise la taille de son garde-manger et utilise ces souvenirs pour moduler ses efforts de recherche lorsque des proies lui sont subtilisées.

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Les araignées ne transmettraient pas de maladies bactériennes


Il y a des accusations injustes envers les araignées. En effet elles sont accusées à tort de transmettre des maladies bactériennes alors que les causes sont ailleurs. En fait, il y a une seule araignée qui serait susceptible d’infecté une personne par ses morsures et elle se trouve en Australie
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Les araignées ne transmettraient pas de maladies bactériennes

 

N’ayez pas peur des araignées : il est peu probable qu’elles transmettent des maladies bactériennes. © GollyGforce – Living My Worst Nightmare, Flickr, CC by 2.0

La morsure d’une araignée est parfois suspectée d’être la cause d’infections bactériennes. Pourtant une récente étude prouve que les cas restent minimes. Ce diagnostic trompeur incriminerait injustement ces innocentes petites bêtes.

Les moustiques et les tiques transmettent des maladies. Mais qu’en est-il des araignées ? Comme des bactéries sont présentes sur les crochets ou les pièces buccales de ces animaux, on peut imaginer que la morsure d’une araignée puisse transmettre des maladies. Parfois, médecins et patients attribuent aux araignées la cause d’infections bactériennes. Des chercheurs ont donc voulu savoir si les cas avérés de transmissions d’infections par des araignées étaient nombreux.

Pour cela, une équipe de scientifiques menée par un entomologiste de l’université de Californie, Richard Vetter, a effectué une revue de littérature sur le sujet. Ils ont extrait des données provenant de publications sur des envenimations d’araignées, c’est-à-dire des manifestations dues à l’entrée du venin dans l’organisme. Les résultats de l’étude apparaissent dans la revue Toxicon.

D’après cet article, les preuves d’infections ayant eu des araignées pour vecteurs sont maigres, comme l’explique Richard Vetter, le principal auteur :

« En examinant les rapports de milliers de morsures d’araignées de nombreuses espèces dans le monde, nous n’avons trouvé quasiment aucune mention d’infection associée avec une blessure infligée par un arachnide ».

Le seul cas recensé d'une transmission d'infection serait dû à une araignée australienne qui tisse une toile dorée.
Le seul cas recensé d’une transmission d’infection serait dû à une araignée australienne qui tisse une toile dorée. © D. Gordon E. Robertson, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Les araignées ne sont généralement pas vecteurs d’infections bactériennes

Cependant, une exception semble confirmer cette règle. Parmi tous les articles analysés, les auteurs ont identifié un cas crédible où une morsure d’araignée aurait bel et bien conduit à une infection. Cet épisode impliquait une grosse araignée d’Australie qui tisse une toile dorée et une bactérie rarement trouvée chez les humains.

« La morsure a conduit à une lésion remplie de pus qui persistait plus de deux mois. »

Malgré tout, Richard Vetter conclut :

« Bien que la morsure d’araignée puisse être un agent causatif d’infection bactérienne séduisant et plausible, les données montrent que c’est fortement improbable ».

C’est donc par erreur que médecins et patients incriminent des morsures d’araignées. Par exemple, dans une étude portant sur 182 patients de Californie du Sud qui se sont plaints de morsures d’araignées, moins de 4 % avaient subi une envenimation due à une araignée. En revanche, 86 % d’entre eux avaient une infection de la peau. La vraie cause serait donc tout autre. Les araignées servent en réalité de boucs émissaires…

Conséquence de ces mauvais diagnostics : les patients peuvent développer une arachnophobie injustifiée et utiliser de manière excessive des pesticides dans leur logement

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