La peur des serpents et des araignées serait inscrite dans notre ADN


Il semble que depuis des millénaires, l’être humain a toujours eu une peur innée des serpents et des araignées. Déjà, les jeunes bébés ont réagi à des photos de ces animaux. Bien que cela soit inné, en grandissant beaucoup apprennent à ne plus en avoir peur, surtout si les parents n’alimentent cette peur
Nuage

 

La peur des serpents et des araignées serait inscrite dans notre ADN

 

© thinkstock.

Sarah Winkel

Ne luttez plus contre votre phobie. Selon une récente étude publiée dans la revue Frontiers in Psychology, la peur des serpents et des araignées serait innée.

Dilatation des pupilles en millimètres selon le temps en secondes. À partir de 5 secondes, l’image disparaît pour être remplacée par un écran blanc. © Max Planck Institute for Human Cognitive and Brain Sciences (MPI CBS).

Si le simple fait de penser à une araignée, ou de voir un serpent filer entre vos pieds vous effraie, ce n’est sans doute qu’une question de génétique. La peur de ces petites bêtes serait en effet ancrée dans le cerveau humain dès le plus jeune âge.

Quatre chercheurs de l’institut Max Planck de Leipzig, en Allemagne, de la faculté de psychologie de Vienne, en Autriche et du département de psychologie d’Uppsala, en Suède, ont travaillé avec 32 bébés de six mois afin de déterminer si la peur des araignées et des serpent était innée ou acquise. Etonnement, ils ont observé des signes de stress face à ces animaux.

Lors de leur expérience, les scientifiques ont montré aux nourrissons des images d’araignées, de serpents, mais aussi de fleurs et de poissons, toutes de la même taille et de la même couleur. Face aux images de serpents et d’araignées, les pupilles des bébés s’élargissaient significativement – signe de l’activation du système noradrénergique du cerveau lié au stress et à la vigilance.

« Cette réaction de stress héritée nous prédispose à percevoir ces animaux comme dangereux ou dégoûtants. Quand ce phénomène est accompagné d’autres facteurs plus éloignés, il peut vite se transformer en une vraie peur voire une phobie », explique Stephanie Hoel, l’une des auteurs de cette étude.

L’appréhension innée ressentie face à ces animaux pourrait donc ensuite être accentuée par la phobie d’un parent.

Une peur vieille de plusieurs millénaires

La peur de ces animaux en particulier se serait transmise au fil des millénaires, les serpents et les araignées vivant aux côtés des Hommes depuis toujours. En effet, de précédentes études ont prouvé que les enfants ne présentent aucun mécanisme de réaction automatique face à des images d’animaux dangereux plus « récents », comme les rhinocéros ou les ours, ou à des objets (couteaux, seringues). La preuve que le cerveau humain n’a pas encore intégré ces éléments comme étant dangereux.

« Pour les risques modernes comme les couteaux, les seringues ou les prises, c’est le même problème. Ces objets n’existent que depuis peu de temps, et il n’y a pas encore eu assez de temps pour établir des mécanismes de réaction dans le cerveau depuis la naissance », explique-t-on dans l’étude.

La peur instinctive des araignées et des serpents découlerait donc de celle de nos ancêtres.

http://www.7sur7.be/

Publicités

Pourquoi il ne faut pas tuer les araignées


Beaucoup n’aiment pas les araignées surtout dans les maisons, pourtant, elles sont d’une grande utilité pour l’écologie. Imaginez que les araignées mangent de 400 à 800 millions de TONNES d’insectes dont certains nuisibles, vecteurs de maladies. Elles ont leur place pour les plantations, les villes, les maisons, forêts …
Nuage

 

Pourquoi il ne faut pas tuer les araignées

 

Christine Rollard

Christine Rollard est formelle : les araignées sont essentielles à l’équilibre écologique.

© SCIENCES ET AVENIR

Christine Rollard, célèbre arachnologue du Muséum national d’Histoire naturelle, nous explique pourquoi les araignées sont si importantes.

Certaines personnes préfèreraient sans doute un monde dépourvu d’araignées. Pourtant, ces animaux, à classer dans le groupe des arachnides, sont essentiels à l’équilibre naturel. Se situant à une place particulière de la chaîne alimentaire, les araignées jouent un rôle clé dans les relations trophiques .

400 à 800 millions de tonnes de proies tuées par an

Exemple de l’importance des araignées : elles se nourrissent d’insectes et pas qu’un peu. Selon une étude parue en mars 2017, les quelques 45.000 espèces d’araignées connues tuent de 400 à 800 millions de tonnes de proies par an, dont plus de 90 % sont des collemboles (arthropodes pancrustacés) et surtout des insectes. La pression qu’elles exercent sur ces animaux est nécessaire pour maintenir la balance écologique et pour éliminer certains insectes vecteurs de maladie ou nuisibles pour les plantations. Et ce rôle, elles ne le jouent pas seulement à l’extérieur mais également à l’intérieur, dans les habitations.

« Si elles n’étaient pas là, on serait envahi par les insectes », affirme Christine Rollard.

« Nous n’avons pas besoin de les tuer car elles le font elles-même ! »

Mieux encore : les araignées font de l’auto-régulation en se dévorant entre elles.

« Donc nous n’avons pas besoin de les tuer car elles le font elles-même ! », explique la chercheuse du MNHN.

Par ailleurs, si elles se situent en haut de la pyramide alimentaire des arthropodes, elles ne constituent pas le sommet de celle du règne animal. Elles aussi sont la cible de prédateurs comme les oiseaux ou encore les chauves-souris. Bons nombres d’espèces dépendent donc de leur présence d’où leur importance considérable.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Recyclage d’araignées


.

Nous recyclons pour minimiser l’impact sur des ressources de la terre et de mieux gérer notre environnement. Nous ne sommes pas les seuls, les araignées aussi recycle leurs toiles pour emmagasiner des protéines que ces fils de soie contiennent
Nuage

 

Recyclage d’araignées

Orb_weaver

Photo: BeautifulRust (flickr)

Par AMY BREAU

Regardez autour de nombreuses maisons et entreprises aujourd’hui, et vous verrez des bacs de recyclage remplis de papier, de boîtes en métal et de plastique.

Dans un monde de ressources limitées, il est logique de réduire, réutiliser et recycler autant que possible. C’est pourquoi les humains ne sont pas les premiers à essayer de conserver les ressources naturelles en recyclant. Les araignées ont leur propre programme de recyclage de protéines précieuses.

Emmêlé Prey

Les araignées dont nous parlons sont les orb-tisserands, celles qui font que les webs arrondis et intrincés que vous voyez scintillants entre les branches dans un jardin ou une forêt. Pour accroître leurs chances de capture de proies, les sites Web de tisserands orb sont souvent situés dans des zones à fort trafic. Cela rend les dommages sur le Web plus susceptibles, soit lorsqu’un morceau sucré s’emballe ou lorsqu’un homme mordant est accroché pendant quelques secondes!

Certains orb-weavers refont leurs sites tous les jours, qu’ils soient endommagés ou non. Comme la soie d’araignée est constituée de protéines, tout ce tissage nécessite des quantités considérables de protéines. Que faire si un bon insecte riche en protéines ne s’arrange pas sur le Web tous les jours? Qu’est-ce qu’un orb-weaver affamé à faire?

Recyclage

C’est là que le génie de l’araignée pour le recyclage entre. Lorsque l’orb-weaver dépare une ancienne toile, il mange réellement la soie. La protéine de la vieille soie n’est jamais gaspillée , à partir du système digestif de l’araignée, elle va vers les glandes de soie pour être transformée en une nouvelle toile. Même si une araignée mange quelques repas, elle peut toujours continuer à filer des bandes. C’est grâce au programme de recyclage efficace qui permet aux araignées de conserver les protéines en mangeant des vieux réseaux.

http://indianapublicmedia.org

Étonnant : les araignées auraient chacune leur personnalité


Elles ont beau être petites, enfin tout dépend de la perceptions que nous avons face aux araignées, elles ne sont pas tous fait dans le même moules. Elles ont une personnalité, du genre téméraire ou timide.
Nuage

 

Étonnant : les araignées auraient chacune leur personnalité

 

 

Par Nathalie Mayer, Futura

Publié le 23/03/2017

D’un point de vue neurophysiologique, les araignées sont des animaux plus basiques que les souris ou d’autres vertébrés. Faut-il pour autant en conclure que leurs comportements sont entièrement déterminés par leurs gènes ? Preuves à l’appui, les biologistes américains assurent que non…

Quelle est la première chose qui vient à l’esprit lorsqu’il est question d’araignées ? Sans doute pas que celles-ci puissent se montrer charmeuses. Pourtant, des chercheurs de l’université de Cincinnati(États-Unis) affirment, de multiples observations à l’appui, que ces créatures sont capables de développer une personnalité propre. Une personnalité construite plus sur l’expérience que sur leur patrimoine génétique. Une personnalité qui les mènera soit à se reproduire avec une belle femelle, soit à lui servir de dîner.

George Uetz est professeur en biologie à l’université de Cincinnati. Il a dédié sa carrière entière à l’étude des araignées et publié plus de 120 articles à ce sujet. Un authentique expert. Pourtant il assure n’avoir jamais imaginé qu’une telle variabilité de comportements puisse être observée chez des araignées d’une même famille. Cette famille, c’est celle des araignées loups.

Dans le laboratoire dirigé par George Uetz évoluent simultanément quelque 1.800 araignées. Un véritable cauchemar pour arachnophobe ! D’autant que celles-ci proviennent simplement de la forêt du Cincinnati Nature Center où elles pullulent.

 « Comme dans toutes les arrière-cours », remarque le biologiste.

Une fois ramassées à la lueur d’une lampe à Led qui fait scintiller leurs yeux, elles sont triées par espèce et par sexe.

Les chercheurs de l’université de Cincinnati espèrent faire de l’araignée loup un modèle qui servira à étudier les maladies et les questions environnementales au bénéfice de l’Homme. © Université de Cincinnati

Les chercheurs de l’université de Cincinnati espèrent faire de l’araignée loup un modèle qui servira à étudier les maladies et les questions environnementales au bénéfice de l’Homme. © Université de Cincinnati

La personnalité s’exprime au moment de l’accouplement

Dans une première étude, les chercheurs de l’université de Cincinnati se sont intéressés à la Gladicosa bellamyi. Ils ont observé que les femelles produisent des fils de soie chargés de phéromones. Ces indicateurs chimiques renseignent les mâles quant à l’état d’esprit des femelles. Une manière pour eux d’apprendre si une femelle en particulier est réceptive, si elle s’est déjà accouplée ou si elle a récemment dévoré un ou plusieurs mâles. Dans ce dernier cas, deux options s’offrent aux mâles. Certains choisissent de se cacher. D’autres préfèrent s’agiter jusqu’à brouiller les sens des femelles. Une première divergence dans la personnalité des araignées.

En étudiant à l’aide d’un vibromètre laser et d’une caméra vidéo, la parade nuptiale de la Schizocosa ocreata, les chercheurs de l’Université de Cincinnati en ont appris un peu plus. Notez avant tout que dans quelque 10 % des rencontres, les femelles dévorent les mâles avant même qu’ils n’aient eu le temps de passer à l’acte. Chaque tentation de séduction est donc assez risquée.

C’est le déhanché du mâle — une attitude sans équivoque qui vaut à la Schizocosa ocreata le surnom de twerk-araignée au sein du laboratoire de George Uetz — qui provoque des vibrations au sol et qui attire la femelle. Et plus les vibrations sont marquées, plus les chances de succès sont importantes pour le mâle. Lorsque la femelle s’approche et fait la révérence, la partie semble gagnée. Mais il peut s’agir d’une ruse visant à amadouer le mâle avant, pour la femelle, de passer à l’attaque. Un mâle trop charmeur et sûr de lui risquera de se faire dévorer. Un mâle plus prudent et timide pourra avoir la vie sauve, mais ne se reproduira peut-être jamais. 

« Et tous ces comportements sont appris par expérience », assure George Uetz.

Pour préciser encore un peu plus les choses, les chercheurs de l’université de Cincinnati sont allés jusqu’à créer des araignées chimériques à partir d’images et de vibrations enregistrées lors des expériences précédentes. Des araignées bien réelles ont alors été mises en présence de ces congénères virtuels et se sont laissées prendre au jeu. Une manière originale pour les biologistes américains de déterminer avec précision ce qui, du côté du sexe opposé, engendre une réponse pouvant mener à l’accouplement.

http://www.futura-sciences.com

Une étude révèle l’appétit vorace des araignées


Il n’y en a beaucoup qui ont horreur des araignées et sont sans pitié si elles croisent leur route. Pourtant, les araignées sont d’une grande importance par la consommation d’insectes dans le monde. Elles mangent plus que toute la viande que les hommes peuvent manger dans une année. En plus, elles sont une source inestimable pour être sur le menu de ses prédateurs dont les oiseaux
Nuage

 

Une étude révèle l’appétit vorace des araignées

 

Les araignées consomment dans le monde chaque année entre 400 et 800 millions... (ARCHIVES AP)

ARCHIVES AP

Agence France-Presse
Paris

 

Les araignées consomment dans le monde chaque année entre 400 et 800 millions de tonnes d’insectes, selon une étude publiée mardi, montrant le rôle majeur de ces animaux dans la régulation des destructeurs de cultures et des vecteurs de maladie.

Les estimations «suggèrent que les proies de l’ensemble des araignées représentent 400 à 800 millions de tonnes chaque année dans le monde», indiquent les chercheurs dans la revue The Science of Nature.

Un chiffre au moins équivalent aux quantités de viande et de poisson consommés chaque année par les humains (400 millions de tonnes) et supérieur à ce que mangent les requins (280 à 500 millions de tonnes).

«Nous espérons que ces estimations et leur ampleur contribueront à alerter l’opinion publique et à améliorer l’appréciation globale du rôle des araignées», ajoutent les scientifiques.

Les chercheurs ont d’abord estimé, sur la base de 65 études existantes, la population des araignées, qui pèseraient l’équivalent de 25 millions de tonnes.

Il existe quelque 45 000 espèces d’araignées, des animaux que l’on retrouve sous toutes les latitudes, mais qui vivent en majorité dans les forêts et les prairies.

Si elles sont voraces, les araignées sont aussi une source de nourriture très importante, dont dépendent quelque 8000 espèces d’oiseaux, de parasites et d’autres prédateurs.

http://www.lapresse.ca/

L’instinct de survie pousse des araignées à vivre en colonie


On a l’habitude de voir les araignées seules dans leur toile. Cependant, certaines espèces vivent en groupe voir en colonies, ceci est pour aider à survivre et de s’occuper des petits
Nuage

 

L’instinct de survie pousse des araignées à vivre en colonie

 

Une araignée sur une toile.

Les araignées vivraient en groupe par instinct de survie et non pas pour des raisons familiales. Photo : La Presse canadienne

Les conditions météorologiques difficiles encouragent certaines araignées à vivre en colonie plutôt que de rester en simple groupe familial d’une mère et ses rejetons, selon une chercheuse de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Les Anelosimus d’Équateur vivent en petit groupe lorsque les conditions sont tempérées, alors qu’elles se regroupent en colonies de plusieurs centaines ou milliers d’individus dans la forêt tropicale, là où les pluies sont fortes.

« Dans toutes les espèces, les membres d’une famille sont très proches génétiquement, mais ce n’est que chez certaines espèces qu’elles se regroupent et qu’elles élèvent les enfants des uns et des autres », explique Leticia Avilés, professeure de zoologie à UBC.

Dans sa recherche, publiée dans le journal Behavioral Ecology, elle décrit le fait que les araignées dans les grandes colonies peuvent se partager des tâches. Lorsqu’une pluie puissante endommage une partie de leur toile, un groupe d’araignées répare la toile alors que d’autres prennent soin des petits.

« Les araignées font des toiles denses qui ont besoin de beaucoup de soie », soutient Leticia Avilés. « Quand les araignées sont attaquées par des prédateurs, certaines araignées peuvent s’occuper des bébés tandis que d’autres peuvent faire des réparations ».

Leticia Avilés soutient que sa théorie pourrait s’appliquer à d’autres animaux, tels les pingouins qui vivent ensemble pour se tenir au chaud.

http://ici.radio-canada.ca