Le Saviez-Vous ► Pourquoi casse-t-on une bouteille de champagne pour baptiser un bateau ?


Généralement, les bateaux ont une sorte de baptême à leur première mise à l’eau. Vous ne serez pas surpris que cela a une origine superstitieuse qui viens de la Grèce antique. Certains superstitieux vont croire que le naufrage du Titanic  est dû  qu’il n’a pas été baptisé selon la tradition.
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Pourquoi casse-t-on une bouteille de champagne pour baptiser un bateau ?

C’est devenu une habitude sur nos côtes et plus personne ne se pose la question mais, pourquoi casse-t-on une bouteille de champagne sur la coque des bateaux pour les baptiser ?


« Un navire qui n’a pas goûté au vin goûtera au sang«  : ce proverbe anglais explique  l’origine de cette superstition.

Selon une tradition ancestrale, une bouteille doit être brisée sur la coque d’un bateau lors de sa mise à l’eau. Car sans ce rituel, il pourrait arriver malheur au navire et à ses occupants.

La légende a été renforcée par le naufrage du Titanic qui a coulé en 1912 lors de son voyage d’inauguration. Une catastrophe expliquée par certains en raison du refus de la compagnie White Star Line de jamais baptiser ses bateaux.

La légende trouverait son origine dans la Grèce antique. À cette époque lointaine, les marins répandaient du sang sur la proue de leur bateau le sang de victimes sacrifiées spécialement pour l’occasion. Le but était alors de s’assurer la protection des dieux et calmer les tempêtes pour éviter les naufrages, et autres accidents en mer.

Ce sacrifice a été abandonné au profit de la bouteille de vin puis de champagne, boisson symbole de bonheur et de chance.

Pour éviter que la bouteille refuse de se briser sur la coque, gage de malheur assuré, il convient de la lancer à grande vitesse, afin qu’elle se casse et que la mousse se répande sur la coque. Le choc doit être bruyant pour éloigner les mauvais esprits.

En général, les bouteilles sont légèrement sciées à l’avance et on préfère désormais les frapper contre l’ancre pour ne pas abîmer la coque. Le lancer doit être franc et sonore car le bruit, c’est bien connu, éloigne les mauvais esprits.

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Mieux valider la mort cérébrale


Avant de déclarer une personne de mort cérébrale, il y a tout un protocole à respecter. Quand il n’y a pas de circulation sanguine qui entre dans le cerveau, on déclare avec d’autres signes que la personne est morte. Sauf que dernièrement, avec l’imagerie médicale ont fini par constater qu’il peut y avoir un filet de sang qui entre dans le cerveau, ce qui laisse un malaise pour déclarer la personne décédée. Des études sont en cours pour mieux assuré qu’une personne est bien morte.
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Mieux valider la mort cérébrale


Des médecins procèdent à l’évaluation clinique d'un patient qui serait en état de mort cérébrale.

Le Dr Chassé et un collègue procèdent à l’évaluation clinique d’un patient qui serait en état de mort cérébrale.

PHOTO : RADIO-CANADA

L’ajout d’un outil pour évaluer la circulation sanguine dans le cerveau aiderait à préciser la mort cérébrale.

Danny Lemieux

On croyait tout savoir de la mort. Or, elle renferme encore des parts d’ombre qui provoquent un malaise au sein de la communauté médicale. Une étude pancanadienne menée par un intensiviste québécois vise à les éclaircir. Son enjeu est grand, très grand. Les conclusions pourraient permettre d’améliorer l’accessibilité au don d’organes.

Le cœur ne bat plus. La respiration cesse. Quelques secondes plus tard, le cerveau s’éteint. Pratiquement tout le monde meurt ainsi. Mais il arrive que le cerveau meure en premier. C’est la mort cérébrale; 1 % des décès surviennent de la sorte.

Cela survient à la suite d’un trauma crânien, d’un accident d’automobile par exemple. À ce moment, les blessures neurologiques sont très graves. Ensuite, il y a les cas où le cerveau saigne, comme lors d’un anévrisme ou d’un accident vasculaire cérébral.

Dr Michaël Chassé, Centre hospitalier de l’Université de Montréal

La mort cérébrale est irréversible. Un cerveau mort n’envoie plus de signaux nerveux au reste du corps. Les poumons, les reins, le foie cessent alors de fonctionner. Le cœur, un organe autonome, continue de fonctionner. Les organes du patient sont maintenus en vie grâce au respirateur artificiel.

Diagnostiquer la mort cérébrale exige un protocole strict. Accompagné d’un second spécialiste, un intensiviste procède à l’évaluation clinique. Leur attention se porte sur l’état du tronc cérébral. Le tronc cérébral se situe à la base du cerveau. C’est lui qui contrôle les réflexes vitaux. La mort cérébrale se produit lorsque la circulation sanguine s’arrête au cou, n’entre plus dans la boîte crânienne.

Pour confirmer la mort cérébrale, on teste les réflexes du patient. On stimule entre autres la pupille. On appuie sur les points sensibles à la douleur. En l’absence de réflexes, on débranche ensuite le respirateur artificiel pendant 10 minutes. Les deux experts restent là à observer.

Un patient aux soins intensifs qu’on débranche va respirer presque immédiatement. Un patient en mort cérébrale, lui, ne respirera pas. Dr Michaël Chassé

Il arrive dans certains cas que le traumatisme crânien soit si sévère que les médecins ne peuvent tester ses réflexes, c’est le cas de certains accidentés de la route ou de personnes gravement brûlées.

Dans ce cas, on a recours à l’imagerie médicale, notamment l’angiographie cérébrale. Les médecins doivent s’assurer d’une chose : y a-t-il ou non une circulation sanguine dans le cerveau?

Présentement, la loi, basée sur des fondements scientifiques, dit que s’il y a du sang qui circule dans la tête, le patient est vivant. À ce moment, nous ne pouvons pas déclarer le décès du patient. On ne peut donc pas demander à la famille si elle consent au don d’organe.

Dr Michaël Chassé

L’imagerie médicale permet d'établir s'il existe une circulation sanguine dans le cerveau.

L’imagerie médicale permet d’établir s’il existe une circulation sanguine dans le cerveau.

PHOTO : RADIO-CANADA

Or, au fil des ans, ce test d’imagerie médicale a permis de révéler quelque chose d’étonnant. Chez environ 40 % des patients qui l’ont subi, on a détecté la présence d’un petit filet de sang dans le cerveau. Cela ne veut pas dire que ces patients ont une chance de survie, qu’ils pourraient se réveiller, mais d’un point de vue médical, cette situation cause un malaise.

« Ces quantités minimes de sang, on ne sait pas si elles sont suffisantes pour supporter la vie. On peut avoir du sang qui entre dans la tête sans que le sang se rende aux cellules. Parce que ce qui est important c’est que le sang soit capable de nourrir les cellules pour les faire fonctionner », explique le Dr Michaël Chassé.

Je crois qu’il y a des situations où même s’il y a un peu de sang, même s’il y a quelques cellules fonctionnelles dans le cerveau, le patient est décédé parce qu’il n’y a plus aucune autre fonction vitale significative qui est soutenue.

Dr Michaël Chassé

Le médecin a mis en place son étude pour éliminer ce doute. Il s’est donc tourné vers la tomodensitométrie perfusionnelle. Contrairement à l’angiographie qui prend une image fixe, cet appareil suit le sang dans le cerveau. Il permet de vérifier si les globules rouges parviennent jusqu’aux cellules pour les nourrir.

L’étude n’est pas encore terminée. Pour l’instant, les médecins maintiennent le statu quo.

Lorsqu’il y a un doute dans la tête des médecins, le patient n’est pas déclaré comme décédé. On ne peut prélever les organes d’un patient si le patient n’est pas scientifiquement et légalement décédé. À ce moment-là, la famille a le choix de maintenir le respirateur artificiel ou bien de demander la fin des traitements actifs.

Dr Michaël Chassé

Le flou scientifique engendré par la présence de sang chez certains patients en mort cérébrale n’est pas sans conséquence.

L’état du patient peut se détériorer. Cette détérioration peut endommager les organes. S’il y a trop de détérioration, nous ne pourrons procéder au prélèvement des organes.

Dr Michaël Chassé

Jusqu’à présent, le cerveau de 201 patients canadiens a été analysé. Les conclusions de l’étude devraient être rendues publiques au printemps prochain.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Quelles sont les différentes couleurs du sang dans le règne animal ?


Généralement, quand on voit du sang, il est rouge, c’est vrai pour l’être humain, mais pas pour tous les animaux. Il y a du sang rose, violet, vert, bleu … Et ils ne sont pas des extraterrestres.
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Quelles sont les différentes couleurs du sang dans le règne animal ?


couleurs sang

Thomas Boisson

Fluide biologique parcourant inlassablement nos artères et nos veines, nous sommes habitués à la couleur symbolique du sang : le rouge. C’est la couleur du sang chez l’Homme et chez les vertébrés, tant et si bien que nous serions tentés de croire qu’il s’agirait de la seule couleur qu’il puisse revêtir. Cependant, ce n’est pas le cas ; sur Terre, le sang se décline en réalité en cinq couleurs différentes.

Environ 6 litres pour un homme et 5 litres pour une femme : c’est la quantité de sang qui parcourt notre organisme en permanence dans un réseau de vaisseaux sanguins d’une longueur de 100’000 km. Il perfuse tous les tissus organiques afin de leur apporter de l’oxygène. Il est constitué des globules rouges (ou érythrocytes, du grec erythros pour rouge) qui transportent une protéine bien particulière : l’hémoglobine.

L’hémoglobine est plus précisément une métalloprotéine car elle contient du fer. Les atomes de fer sont capables de fixer l’oxygène, et cette liaison entre fer et oxygène donne l’oxyhémoglobine. L’oxyhémoglobine apparaît ainsi rouge sous l’oxydation du fer contenu dans l’hémoglobine. C’est pourquoi le sang de la plupart des vertébrés est de couleur rouge. Toutefois, tous les animaux ne possèdent pas un sang reposant sur l’hémoglobine.

structure hemoglobine

L’hémoglobine est une métalloprotéine contenant quatre atomes de fer permettant de fixer l’oxygène. L’oxydation du fer lui confère sa couleur rouge. Crédits : aboutkidshealth

Certaines espèces de scarabées, les ascidies et les holothuries, possèdent des vanadocytes : des cellules très riches en vanadium (concentration 100 fois plus importante que dans l’eau de mer) faisant office de cellules sanguines. À l’intérieur des vanadocytes se trouvent la vanabine, une métalloprotéine fixant le vanadium ; elle est également appelée hémovanadine. La vanabine ne fixe pas l’oxygène, son rôle est donc encore inconnu. Mais c’est elle qui donne une couleur vert pâle et jaune à l’hémolymphe de ces animaux.

sang vers ascidies

La vanabine est une métalloprotéine fixant le vanadium. La forme oxygénée, l’hémovanadine, confère une couleur verte ou jaune à certaines espèces d’ascidies (Didemnum molle sur la photo). Crédits : Bernard Dupont

Chez les annélides (vers marins, sangsues, etc), une grande quantité de chlorocruorine se trouve dans le plasma sanguin (et non dans les cellules sanguines elles-mêmes). C’est une métalloprotéine dont l’affinité avec l’oxygène est très faible. Lorsqu’elle est oxydée, elle apparaît verte dans des concentrations plasmatiques normales ; et rouge pâle dans des concentrations plasmatiques élevées.

Les araignées, les crustacés, les pieuvres et calmars, ainsi que certaines espèces de mollusques, ont une hémolymphe (liquide circulatoire des arthropodes) contenant de l’hémocyanine. C’est une métalloprotéine contenant du cuivre (deux cations cuivreux Cu+) permettant de lier l’oxygène. La forme oxygénée de l’hémocyanine est bleue. C’est pourquoi l’hémolymphe de ces invertébrés apparaît bleue.

sang bleu limule

L’hémocyanine est une métalloprotéine fixant l’oxygène grâce à des ions cuivreux. Sa forme oxygénée prend une couleur bleue. C’est particulièrement notable chez la limule. Crédits : Mark Thiessen

L’hémolymphe des brachiopodes et certains vers marins est constituée d’hémérythrine, une métalloprotéine oligomérique constituée de fer et assurant le transport de l’oxygène. Contrairement aux autres hémoprotéines ferriques, l’hémérythrine fixe l’oxygène en formant un complexe hydroperoxyde ROOH. Lorsque l’hémérythrine fixe l’oxygène, elle prend une couleur violet/rose violacé. L’hémolymphe de ces invertébrés apparaît donc violette.

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Des requins


C’est l’impression que cela donne quand on voit tous ces gens braquer leur téléphone pour montrer aux réseaux sociaux des scènes graves au lieu d’apporter leur aide
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Des requins



« Nous sommes tous des requins tournant en rond, en attendant que des gouttes de sang apparaissent dans l’eau. »


– Alan Clark

Cette start-up controversée effectuait des transfusions de “sang jeune” !


Drôle de coïncidence, justement dan une série télévisée que j’ai regardé cette semaine, il était justement question de transfusion de sang pris chez de jeunes adolescents. En tout cas, il y en a qui cherche la fontaine de jouvence, même si la science n’a pas prouvé le côté bénéfique à ce genre de procédé.
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Cette start-up controversée effectuait des transfusions de “sang jeune” !

 

Crédits : Flickr/ makelessnoise

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Aux États-Unis, les croyances populaires ont la peau dure ! De prétendus tests effectués sur des souris ont été suffisants pour certaines personnes désirant lutter contre le vieillissement. Celles-ci n’ont pas hésité à se faire transfuser du sang de personnes plus jeunes contre des milliers de dollars !

La FDA a réagi

Depuis 2017, la start-up connue sous le nom d’Ambrosia vend des transfusions de sang d’adolescents pour 8 000 dollars le litre et 12 000 dollars les deux litres. Cette société a attiré en plus de deux ans environ 600 patients, en expliquant à ces derniers qu’il s’agissait d’un essai clinique visant à déterminer si la manipulation entraînait des modifications du sang des receveurs.

Comme Amboisia l’indique sur son site, les activités de transfusion de sang jeune ont été stoppées après la décision prise par la Food and Drug Administration(FDA), comme le relate un communiqué publié le 19 février 2019. L’organisation a même formulé une mise en garde à destination de la population contre cette pratique. Rappelons tout de même que la société Ambosia était active dans cinq grandes villes américaines.

Pourquoi une telle décision ?

La mesure prise par la FDA est totalement compréhensible. En effet, Ambrosia n’a pas de lien avec un quelconque groupe de contrôle, et ne semble pas avoir d’employés ou d’investisseurs, ni même d’adresse ! De plus, la société avait été créée par un certain Jesse Karmazin, diplômé en médecine mais n’ayant jamais acquis le droit de pratiquer et ayant déclaré avoir mené sa propre étude. Le fait est qu’aucun résultat justifiant de ces prétendues recherches n’a jamais été publié.

«Nos préoccupations concernant les traitements plasmatiques chez les jeunes donneurs sont exacerbées par le fait qu’il n’existe aucune preuve clinique convaincante de son efficacité, ni aucune information sur le dosage approprié pour traiter les affections pour lesquelles ce type de produit a été annoncé », pouvait-on lire dans le communiqué de la FDA.

La FDA a donc affirmé qu’aucun effet bénéfique de la transfusion de sang jeune chez l’être humain n’a jamais été cliniquement prouvé par la Science, bien que des tentatives aient déjà eu lieu. Par ailleurs, les tests effectués par Ambrosia n’ont pas été rigoureux. La pratique pourrait même s’avérer dangereuse. En effet, la transfusion d’importants volumes de plasma comporte des risques d’infection, d’allergies ou encore de problèmes respiratoires. De plus, la transfusion de sang jeune ne permet de lutter ni contre le vieillissement, ni contre le cancer ou encore la maladie d’Alzheimer.

Sources : Business InsiderLe MondeSiècle Digital

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Le Saviez-Vous ► 5 animaux dont le sang n’est pas rouge


Les humains et les animaux ont du sang rouge, sinon, il y aurait lieu de s’inquiété pour sa santé. Mais certains invertébrés, ils ont du sang d’une autre couleur. Il en a qui ont du sang de la même couleur que M. Spock, mais ils ne viennent pas de Vulcan, ils habitent bien sur terre. D’autre par contre, ont du sang rose, violet, bleu, et même incolore
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5 animaux dont le sang n’est pas rouge

 

limule crabe

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Chez la plupart des vertébrés, y compris l’Homme, le sang est de couleur rouge. La raison ? L’hémoglobine, une protéine qui permet au sang de transporter l’oxygène et qui contient un atome de fer. Or, ce fer absorbe toutes les longueurs d’onde de la lumière, excepté le rouge

Chez les invertébrés, c’est un atome de cuivre qui transporte l’oxygène, colorant ainsi leur sang en bleu ou en vert. Voici quelques-unes de ces étranges créatures.

1. La pieuvre

La pieuvre, aussi appelée poulpe, est un invertébré au sang bleu puisqu’elle utilise l’hémocyanine au lieu de l’hémoglobine pour transporter l’oxygène dans ses veines. Étant donné que la pieuvre peut évoluer dans des eaux profondes pauvres en oxygène, cette protéine chargée en cuivre est plus adaptée à sa survie. Même si le moindre changement d’acidité de l’eau la rend plus vulnérable.

Cet animal particulièrement étrange possède également trois cœurs qui lui permettent de pomper son sang. Et il a la formidable capacité à régénérer l’un de ses tentacules s’il est sectionné !

pieuvre

Crédits : iStock

2. Le brachiopode

Les brachiopodes sont des animaux marins qui ressemblent aux coquillages tels que les palourdes. Mais en réalité, ce ne sont pas des mollusques. D’autant plus que leur sang possède une teinte pour le moins originale : rose.

En effet, les brachiopodes transportent l’oxygène dans leur sang grâce à l’hémérythrine, une autre protéine pigmentée qui contient aussi des atomes de fer. Cependant, elle donne au sang une couleur rose ou violette lorsque ce dernier commence à absorber de l’oxygène. Le reste du temps, il est incolore.

brachiopode

 

Crédits : Didier Descouens/Wikipédia

3. Le scinque de Prasinohaema

C’est en Nouvelle-Guinée que l’on retrouve six espèces de lézards au sang vert. Fait étonnant, puisque les lézards sont des vertébrés et qu’ils ont normalement le sang rouge. Cette couleur verte est due à une forte concentration de biliverdine, un pigment contenu dans la bile résultant de la dégradation de l’hémoglobine. Ce pigment est également présent dans le sang humain, mais en toute petite quantité. Il est responsable de la teinte verdâtre autour des contusions.

Une accumulation de biliverdine provoque la jaunisse chez l’Homme, voire la mort. Cette substance est donc toxique pour l’Homme mais ne semble avoir aucun impact sur les lézards à sang vert. En effet, la quantité de biliverdine dans leur sang représente jusqu’à quarante fois la dose létale pour un humain ! Les scientifiques doivent donc encore découvrir pourquoi le sang de ces lézards est vert et en quoi il est bénéfique pour eux…

lézard vert

Crédits : AsenaS/Pixabay

4. Le crabe fer à cheval

Aussi appelé limule, ce crabe a une forme qui fait penser à celle d’un fer à cheval, d’où son nom. Mais ce crabe porte encore un autre nom : crabe au sang bleu. En effet, cet animal qui peut mesurer jusqu’à 50 centimètres et vivre jusqu’à 30 ans a la particularité d’avoir le sang bleu.

Ses cellules sont si incroyables qu’elles produisent une protéine particulière permettant de transformer son sang en gel capable de bloquer les infections bactériennes. Ainsi, lorsque ses cellules rencontrent une bactérie, elles sécrètent ce gel qui enveloppe rapidement cette dernière, l’empêchant de se propager.

limule crabe

 

Crédits : Didier Descouens/Wikipédia

5. Le poisson-antarctique

Le poisson-antarctique, de son nom scientifique Notothenioidei, a l’étrange particularité de ne pas avoir de globules rouges, ni d’hémoglobine. Ainsi, il absorbe directement l’oxygène, naturellement plus présent dans les eaux froides. Ce poisson vit dans les eaux glacées de l’Antarctique, dans des conditions extrêmes que peu d’êtres vivants sont capables d’endurer. En effet, il peut s’adapter à des températures qui peuvent descendre jusqu’à — 30 °C !

Étant donné qu’il évolue dans des eaux gelées, le poisson-antarctique a développé une étonnante capacité : il possède de l’antigel dans son sang. Ce dernier se présente d’ailleurs sous la forme d’un liquide incolore, ce qui est plutôt surprenant.

poisson antarctique

Crédits : Marrabbio2/Wikimedia Commins

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Cet homme avait telle­ment de gras dans le sang qu’il est devenu blanc


D’après Passeportsanté les triglycérides sont important pour l’organisme, c’est le stockage des acides gras, une réserve importante d’énergie. Trop de triglycérides dans le sang expose à des complications dont des risques cardiovasculaires. Le cas exposé ici doit être assez rare.
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Cet homme avait telle­ment de gras dans le sang qu’il est devenu blanc

 

Crédits : Annals of Inter­nal Medi­cine

par  Laura Boudoux

 

En Alle­magne, une équipe de méde­cins a décou­vert qu’un de leurs patients avait telle­ment de graisse dans le sang qu’il s’était épaissi et était devenu presque aussi blanc que du lait.

L’homme de 39 ans s’est présenté à l’hô­pi­tal nauséeux et atteint de maux de tête, et une « hyper­tri­gly­cé­ri­dé­mie extrême » a immé­dia­te­ment été diagnos­tiquée. Il s’agit d’une mala­die dont l’un des symp­tômes est un taux élevé de trigly­cé­rides dans le sang, comme l’ex­pliquent les méde­cins dans leur cas, publié le 26 février 2019 dans les Annals of Inter­nal Medi­cine.

À cause de la consis­tance épaisse et grasse de son sang, l’ap­pa­reil utilisé pour la plas­ma­phé­rèse s’est bloqué à deux reprises, empê­chant les docteurs de mener à bien le trai­te­ment. Il consiste norma­le­ment à extraire le plasma sanguin, afin d’éli­mer le surplus de trigly­cé­rides avant de le réinjec­ter dans le corps du patient. Face au sang blanc de l’homme, auquel ils faisaient face pour la première fois, les méde­cins ont donc dû trou­ver une autre solu­tion.

Ils se sont alors tour­nés vers un trai­te­ment plus radi­cal, mais surtout ances­tral : la saignée. Cette tech­nique, inven­tée au temps des Pharaons, a pour objec­tif de vider le patient de son sang afin de l’as­sai­nir. Les méde­cins ont donc prélevé deux litres de sang grais­seux du patient, le remplaçant avec des mélanges de globules rouges, de plasma frais congelé et de solu­tion saline physio­lo­gique. Cinq jours plus tard, le malade était en bien meilleure forme et son sang a commencé à retrou­ver sa couleur natu­relle.

Sources : Annals of Inter­nal Medi­cine

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