Le Saviez-Vous ► Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal


L’ignorance est source trop souvent de discrimination. Et les femmes sont des cibles depuis des siècles de discrimination de tout genre. Ici, c’est une tradition du Népal basée sur une légende que la femme a subit une malédiction par ses menstruations, et doit être exclue certains jours dans des abris infectes loin de tous, ainsi que la femme qui vient d’accoucher n’ayant l’hygiène et une alimentation adéquate, et est mise en danger en plus par le froid, la faim, et même par des prédateurs sexuels. Le pire, c’est que c’est encore le cas en 2017. Une loi interdit cette exclusion et sera mise en pratique en 2018 et comme on sait les traditions sont longues à changer, ce sont les femmes qui continue cette pratique sans contrainte
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Chaupadi, quand les menstruations effraient le Népal

 


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PAR MARINE GASC

Aujourd’hui je vous parle de chaupadi, cette tradition népalaise qui consiste à exclure les femmes de leur foyer lorsqu’elles ont leurs règles. Soit environ quatre jours par mois. Où vont-elles ? Que font-elles ? Pourquoi et depuis quand les Népalaises doivent fuir leur maison pour la simple et naturelle raison qu’elles perdent du sang menstruel ?

A l’origine de chaupadi, un dieu maudit

Dans la mythologie hindoue, Indra, le dieu des cieux, a une vie un peu compliquée, que la religion qualifie d’héroïque, et pourtant… D’abord, il a tué Vritra, un démon. Mais ensuite, sous les conseils avisés d’un autre dieu, il tue un brahmane (il s’agit d’un mec d’une caste importante dans l’hindouisme) mais les sanctions ne se font pas attendre. Il est maudit. Pour se racheter, Indra se cache dans une fleur pendant une année pour marquer sa pénitence auprès du dieu Vishnu. Ce dernier, sensible à la volonté du dieu Indra lui conseille alors de partager sa malédiction au sein de la création divine, les victimes furent les arbres, l’eau, la terre et les femmes (comme par hasard).

« Bien qu’Indra ait été si puissant qu’il puisse neutraliser les réactions pécheuses pour avoir tué un brāhmaṇa, il accepte le fardeau de ces réactions avec les mains jointes. Il a souffert pendant un an, puis s’est purifié, il a distribué les réactions pour ce meurtre pécheur parmi la terre, l’eau, les arbres et les femmes. »

En distribuant sa malédiction aux femmes, Indra a créé les menstruations. Et comme si perdre du sang n’était pas une sanction suffisante, il a décidé que les femmes seraient impures à ce moment-là et que quiconque les approcherait serait à son tour victime d’une malédiction plus ou moins horrible. Alors, depuis ce jour, dans le Nord et l’Ouest du Népal, les femmes ont été exclues de leurs foyers. Il s’agit d’une légende, évidemment, pour autant, en 2017 et après des siècles de pratique, le chaupadi existe toujours.

Les menstruations, de la malédiction à l’exclusion

Dhuna Devi Saud prepares to sleep inside the ?Chaupadi? shed in the hills of Legudsen Village at Achham District

Pour les filles, l’exclusion commence dès leurs premières règles et pas de la plus douce des manières. Lors du premier cycle menstruel, les plus jeunes sont bannies de la maisonpendant treize jours. La fois d’après pendant sept jours, puis au moins quatre jours chaque mois suivant et ce jusqu’à la ménopause. Une femme est alors obligée de vivre pendant plus de 1700 jours dans sa vie dans une petite cabane en terre ou un abri à bétail pour ne pas déclencher la colère des dieux.

Selon les régions du Népal, les règles du chaupadi se sont assouplies et les femmes peuvent rester dans le foyer mais seulement dans une pièce, appelée baitkak, qui leur est réservée.

Le chaupadi n’est pas qu’un exil géographique, il est aussi social et alimentaire. Les femmes n’ont pas le droit d’approcher les enfants, les hommes, le bétail, les arbres fruitiers ou encore les livres. Elles ne peuvent pas participer à des cérémonies religieuses ou de quelconques fêtes. De plus, elles doivent s’en tenir à un régime alimentaire strict : pas de lait, pas de viande, ni de fruits ou légumes verts. En fait, elles peuvent consommer des aliments secs, des céréales et du riz, qu’elles n’ont pas le droit de cuisiner pour elles-mêmes.

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L’abri plus ou moins rudimentaire qui accueille la femme pendant le chaupadi s’appelle le goth. Il doit se situer à une distance minimale de 20 mètres du foyer le plus proche, ce qui entraîne une marche forcée de plusieurs centaines de mètres pour certaines femmes. Évidement, il n’y a aucun confort et encore moins de garde-manger dans le goth qui peut être une cabane en boue, un simple abri construit en bouses de vaches ou au mieux une petite étable avec un toit et une porte. Pendant l’exil, les femmes doivent lutter contre différentes menaces : le froid, le chaud, la faim, la soif, les animaux sauvages et les hommes. Lorsqu’il fait très froid, les femmes ont le droit d’allumer un feu dans leur abri, mais cela peut s’avérer dangereux, les risques de brûlure et d’asphyxie sont réels et les décès sont nombreux. Pour les prédateurs sexuels, le chaupadi est une aubaine, les femmes sont seules, sans aucune défense, dans des endroits reculés.

Question hygiène, les puits et points d’eau classique sont à bannir pour les femmes en période de menstruation, elles doivent rejoindre des puits qui leurs sont réservés, on les appelle les chaupadi dhara. En général très éloignés, les femmes ne les utilisent que le dernier jour des règles afin de laver leurs vêtements tachés et de prendre un bain avant de rejoindre le foyer. Sans bain « purificateur », il leur est interdit de rentrer chez elles.

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Selon les croyances, si les femmes ne respectent pas le chaupadi, les dieux peuvent se mettre en colère et sanctionner la famille entière en éliminant les troupeaux, les cultures, en asséchant les puits ou encore en ôtant la vie des proches. Si par accident, une femme qui a ses règles touche une personne, alors la victime doit se purifier avec de l’urine de vache.

La tradition s’applique aussi pour les femmes qui viennent d’accoucher, en effet, elles doivent s’isoler pendant onze jours avec leur nourrisson dès l’accouchement terminé. Les conséquences sont terribles pour ces femmes qui ne disposent d’aucun soin médical et d’aucune hygiène…

 Les conséquences du chaupadi au Népal

Si pendant leurs règles, les femmes doivent lutter contre le froid, le chaud, les animaux et les criminels, les femmes les plus vulnérables, comme celles venant d’accoucher, sont souvent victimes de leurs croyances et décèdent au sein même du goth. Par exemple, juste après l’accouchement, le corps d’une femme a besoin de plus ou moins de repos et parfois de soins particuliers. Elles n’ont rien pour éviter la fièvre puerpérale, rien non plus contre les hémorragies ou les prolapsus utérins qui sont des conséquences directes de l’accouchement. Il en est de même pour les nourrissons qui n’ont aucun autre soin que ceux que leurs mères leur prodiguent avec ce qu’elles ont à disposition : du lait maternel, quelques plantes, de l’eau lorsqu’elles ont la force d’aller en chercher.

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Depuis le 09 août 2017, une loi vient renforcer une décision de la Cour suprême du Népal de 2005 qui rend illicite la pratique de chaupadi. En effet, les personnes reconnues coupables d’exclure les femmes du foyer en période menstruelle peuvent encourir une peine de trois mois de prison et une amende de 3000 roupies. Cette loi devrait être applicable dès le mois d’août 2018, mais dès aujourd’hui on peut se rendre compte de la difficulté de son application, du fait de l’idée bien ancrée que les menstruations représentent une souillure, les femmes pratiquent d’elles-mêmes le chaupadi sans autre pression que celle de la tradition. Il ne reste alors qu’une solution, la communication et la sensibilisation…

Photographies de Poulomi Basu

Poulomi Basu est née à Calcutta, en Inde, si le chaupadi n’est pas pratiquée en Inde, pendant les menstruations, les femmes connaissent de nombreux interdits. Poulomi Basu n’a notamment pas pu se rendre au mariage de son frère car elle avait ses règles. L’artiste, journaliste et photographe a décidé de faire un reportage photo au Népal « a ritual of exile » pour montrer la discrimination dont les femmes sont victimes encore au XXIe siècle.

http://www.racontemoilhistoire.com

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Un adolescent australien sauvagement attaqué par de mystérieux insectes de mer


Aller faire une petite saucette dans l’eau et ressortir le bas des jambes ensanglantées n’est pas vraiment rafraîchissant. Ce jeune homme aurait dérangé un groupe d’insectes qui attaquent rarement de cette manière
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Un adolescent australien sauvagement attaqué par de mystérieux insectes de mer

 

Un adolescent australien victime d'une attaque mystérieuse en mer  - /BBC.

Un adolescent australien victime d’une attaque mystérieuse en mer /BBC.

Un jeune australien, Sam, a voulu se rafraîchir après un match de foot. Un bref moment de détente et de récupération qui a tourné au cauchemar. A peine sorti des eaux, le jeune homme a les jambes toutes ensanglantées et son père l’a transporté en urgence à l’hôpital.

« Ses jambes étaient marquées comme par une blessure de guerre… on aurait dit qu’il avait été victime d’une grenade… », a confié le père de Sam, perplexe à la vue des blessures de son fils.

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Des experts en biologie sollicités 

Un temps stoppés, les saignements ont repris dès lors que le garçon âgé de 16 ans a tenté de prendre une douche pour laver les plaies. Placé en observation pendant près de 2 heures, le père de Sam retourne sur les lieux afin de comprendre car les médecins de Melbourne n’ont aucune explication.

Armé d’un filet et d’un bocal, il capture alors des milliers d’étranges petits insectes. L’échantillon est envoyé à des experts, le docteur en biologie Genefor Walker-Smith a dès lors tenté une réponse :

« il s’agit de puces de mer, sa baignade a probablement perturbé un gros groupe en train de se restaurer et les puces se sont rabattues sur lui. Ce genre « d’attaque » est très rare, car les puces ne sont pas comme les pirnahas guettant la moindre opportunité pour attaquer », a avancé le spécialiste.

http://www.ladepeche.fr

Le Saviez-Vous ► Lévriers – Les «chiens de sang"


Comme les humains, les animaux ont parfois besoin de transfusion sanguine ou de ses dérivés comme le plasma. Comme l’homme ne peut donner son sang, alors il faut tourner vers les animaux eux même. Chez les chiens, le lévrier est considéré comme le donneur universel qui peut-être utilisé pour toutes les races de chien. N.B. que l’article semble avoir été traduit de l’anglais au français, car quelques phrases sont un peu bizarres
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Lévriers – Les «chiens de sang »

 

Les chiens, comme les humains, ont parfois besoin d’une attention médicale urgente. Bien que le traitement devrait prendre la forme d’une intervention humaine, certains chiens peuvent vraiment aider les autres comme un chien donneurs de sang. Parce que le sang humain ne peut pas être donné aux chiens, les animaux en détresse doivent se tourner vers l’un d’eux à l’aide. Cette aide est souvent fournie par majestueuse Greyhound. Le chien connu pour sa vitesse et d’endurance sur la piste est la seule course qui peut agir comme donneurs de sang universels pour les chiens.

Alors que le donneur universel de qualité est unique à la levrette, tous les lévriers font la coupe. Seulement environ 30 pour cent de tous les lévriers testés éventuellement admissible à titre de donneurs universels, ce qui signifie leur sang peut être donnée à ne importe quelle race de chien, indépendamment du type de sang. (Comme les humains, les chiens ont huit principaux groupes sanguins.) Même si un chien est parmi les 30 pour cent, il ou elle doit aussi être exempts de toute maladie et les infections tiques né, ce qui réduit encore le bassin de donneurs potentiels. Autres races de chiens peuvent aussi donner du sang, mais leur sang doivent être spécifiques au type.

Lévriers que finalement considérées comme des donneurs universels font généralement de grands patients. La taille de la course et tempérament calme est parfait pour la procédure, qui ne prend que 10 minutes. Leur style de corps svelte, trouver des veines plus facile. Pendant le tirage, une pinte de sang est prélevé dans la veine jugulaire dans le cou du chien, généralement pendant qu’il est assis. La sédation n’est pas nécessaire. Selon sa taille, un chien qualifié peut donner du sang aussi souvent que tous les 10 à 14 jours, bien que un mois ou plus entre les dons est plus standard. Sang Greyhound a l’avantage supplémentaire d’être particulièrement riche en globules rouges, à la moyenne ont cellules et de plaquettes inférieurs de globules blancs. Ces qualités en font le lévrier de sang encore plus désirable pour un usage médical.

Le produit le plus couramment utilisé du sang de chien est le plasma. Le plasma frais congelé est utilisé pour traiter une variété de maladies chez les chiens, y compris l’empoisonnement, le serpent et piqûres d’araignées, un coup de chaleur, et de troubles de la coagulation. Ce est également accordée à chiots nouveau-nés qui ne sont pas assez forts pour infirmière. Chiens blessées dans des accidents sont également bénéficiaires communs. Le besoin est grand, et très semblable à la population humaine, l’alimentation est souvent courte.

Propriétaires de lévriers qui sont intéressés à avoir leur chien testé pour une utilisation en tant que donateur devrait contacter votre vétérinaire. Beaucoup de vétérinaires pourront tester gratuitement et certains proposent même des services gratuits vétérinaire pour les chiens qui sont activement impliqués en tant que donateurs. Vous pouvez également communiquer avec le programme d’adoption de lévriers ou de secours pour plus de détails.

Certains lévriers sauvés de carrière de course ont été logés dans les installations de don et utilisés comme donneurs «captif». Dans certains cas, ces structures offrent des conditions moins qu’idéales, à la négligence et de la surpopulation commun. Chaque propriétaire intéressé à offrir son lévrier en tant que donateur doit rechercher toute organisation qui veut accueillir le chien pendant des semaines ou des mois pour recueillir le sang. Certaines organisations sont de bonne réputation, d’autres non. Souvent, la meilleure solution consiste à rendre disponible le chien quand il est nécessaire.

Comme dans tous les domaines de la santé et le bien-être de votre chien, il est impératif que vous devenez un animal de compagnie mère instruite. Une fois que vous avez appris tout ce que vous devez savoir sur le don de sang canin, nous espérons que vous trouverez le don est un bon choix pour vous et votre chien. En outre, il est le grand sentiment qui vient de vous et votre chien sachant peut être sauver la vie d’un autre animal.

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La vérité répugnante sur la viande synthétique


La façon que la viande synthétique est fabriquée, je me sens moins coupable de manger du boeuf de manière conventionnel, mais sans pour autant que l’élevage soit dans des meilleures conditions, quoique je mange moins de viande qu’avant .. Bref, c’est quasi un film d’horreur de la façon que la viande synthétique est fabriquée
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La vérité répugnante sur la viande synthétique

 

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Nick Thieme, traduit par Peggy Sastre

Sa matière première: du fœtus de vache vidé de son sang.

La société Hampton Creek, spécialisée dans les aliments à base de végétaux, a récemment annoncé son projet de commercialiser de la viande synthétique d’ici l’année prochaine. Le plan est ambitieux, et les raisons d’en douter nombreuses –le fabricant de mayonnaise végétarienne a souvent été critiqué, que ce soit parce que son dossier scientifique ne tient visiblement pas la route, que ses étiquettes sont trompeuses ou encore parce que certains de ses employés ont été forcés d’acheter des pots en nombre pour faire monter artificiellement ses ventes. Hampton Creek espère venir à bout de ses concurrents d’ici deux ans, malgré une entrée tardive sur le marché de la «viande in vitro» –une cible audacieuse, qui ajoute au scepticisme général.

L’intérêt de la viande synthétique est de pouvoir créer un produit alimentaire plus écologique, qui n’exige pas tous les tracas de l’élevage –la viande est cultivée en laboratoire, pas sur la carcasse d’un être vivant. Si Hampton Creek gagne (et, jusqu’à présent, la marque a réussi à évacuer la plupart des scandales), son avantage concurrentiel sera certain, vu que la «viande» sera conçue à partir de nutriments végétaux, et non pas de sang de veau mort-né.

Saigné à mort

Oui, en l’état actuel de nos connaissances, produire de la viande artificielle exige d’utiliser du sérum fœtal bovin. Qu’est-ce que le sérum fœtal bovin (FBS)? D’où vient-il? À quoi sert-il d’autre? En réalité, le FBS est un produit assez courant, auquel nous devons de nombreuses innovations médicales. Voyons un peu.

Le FBS, comme son nom l’indique, est un sous-produit du sang de fœtus bovin. Si une vache arrive à l’abattoir enceinte, la vache est tuée et son fœtus prélevé, avant d’être amené dans un centre de prélèvement sanguin. Le fœtus est gardé vivant pendant toute la procédure, pour s’assurer de la bonne qualité de son sang. On insère une seringue dans son cœur et on le saigne jusqu’à sa mort, ce qui prend environ cinq minutes. Ensuite, le sang est raffiné pour en extraire le FBS.

Chaque année, dans le monde, des millions de fœtus sont tués à cet effet. Si les vaches et les taureaux sont en général séparés pour éviter les accidents de pâture, les vaches laitières doivent tomber enceintes de temps en temps pour garantir leur production de lait, et finissent un jour ou l’autre à l’abattoir. On estime le nombre de vaches laitières pleines au moment de l’abattage entre 17 et 31%.

Organismes en développement

Pourquoi le sérum fœtal bovin sert-il à fabriquer de la viande in vitro? Revenons aux fondamentaux: la viande synthétique est produite en laboratoire à partir de cellules bovines cultivées dans des boîtes de pétri pour, au final, arriver à une substance suffisamment proche de la vraie viande pour en faire des steaks hachés –et pour cause, elle contient exactement les mêmes cellules. Et ces cellules, la base de cette substance, sont connues pour être suicidaires.

En temps normal, c’est une bonne chose: pour que différentes parties du corps puissent se développer et fonctionner normalement, il faut que ces cellules soient capables de se zigouiller si jamais elles se rendent compte qu’elles ne sont pas à leur place. Dans un corps, c’est super, mais lorsque vous mettez ces cellules en culture (ce qui se passe en laboratoire quand vous cherchez à produire de la viande artificielle), ces cellules font tout leur possible pour crever. Le FBS empêche cette mort parce qu’il contient des facteurs de croissance, des substances qui se lient aux cellules et les persuadent qu’elles sont à la bonne place.

Le FBS n’est pas le seul sérum utilisé dans la culture de viande, mais c’est le plus courant, y compris parmi d’autres produits sanguins bovins. Jan van der Valk, chercheur en sciences biomédicales à l’Université d’Utrecht, explique que les fœtus de vache sont des «organismes en développement». Ce qui signifie que leur sang contient davantage de facteurs de croissance que celui d’animaux plus âgés. Leur sérum est donc meilleur pour la culture cellulaire et donc pour produire de la viande synthétique.

Pas un produit végétarien

L’autre qualité du FBS, c’est qu’il est un support de croissance universel. Vous pouvez quasiment y coller n’importe quel type de cellules, les mettre dans une boîte pétri et ces cellules vont pousser. Les autres sérums n’ont pas cette universalité. Ils sont au contraire spécifiques à un type de cellule: si vous voulez faire pousser des cellules musculaires, il vous faudra utiliser un sérum de tissu musculaire, des cellules cérébrales, un sérum de tissu cérébral, et ainsi de suite. Dès lors, si le FBS pourrait un jour servir à récréer tout l’étal d’une boucherie-charcuterie, si vous voulez faire du pâté, du foie de veau ou des saucisses à partir d’autres produits, il vous faudra des sérums spécialisés.

Sauf que si le FBS est très pratique, il n’est d’aucune utilité pour réaliser l’objectif principal de la viande in vitro: cesser de tuer des animaux. Pourquoi ne pas tout simplement manger de la viande de vache, plutôt que d’en passer par un processus fastidieux visant à créer des cellules bovines à partir de cellules bovines? À l’heure actuelle, la viande synthétique n’est pas végétarienne, ce qui signifie qu’elle ne pourra pas être vendue à des végétariens ou des végans, qui pour beaucoup ne consomment pas de viande à cause de la cruauté ou des coûts environnementaux de l’élevage industriel. De la viande in vitro conçue à partir de FBS ne résout en rien ces problèmes –en réalité, pour bien des sensibilités, savoir que votre viande provient d’un animal mort-né qu’on a vidé de son sang pourrait être encore plus perturbant.

Des substituts existent

Reste que le FBS ne sert pas qu’au développement de viande synthétique, loin de là. Son utilisation est endémique dans la recherche médicale, avec plus de 10.000 études qui en font mention, un nombre bien supérieur à d’autres produits sanguins bovins. Ces articles concernent des sujets très variés. Le FBS a servi à développer des vaccins contre de nombreux cancers, la grippe, le VIH et l’hépatite, et a aussi contribué à une meilleure connaissance des tissus cérébraux et musculaires. D’aucuns cherchent cependant à réduire son utilisation dans le développement des vaccins, à la fois pour des raisons éthiques, mais aussi de santé publique.

Les vaccins conçus à partir du FBS pourraient transmettre la maladie de la vache folle, et si le risque est extrêmement faible, avec environ une chance sur 40 millions, l’agence de sécurité du médicament américaine, la FDA, décourage fortement son usage depuis vingt-cinq ans. Selon Van der Valk, ce risque est particulièrement inquiétant avec la viande synthétique.

«Si vous produisez de la viande à partir d’un sérum infecté, vous pouvez transmettre la maladie aux gens», m’a-t-il dit.

Malgré les recommandations de la FDA, FBS est toujours très couramment utilisé parce qu’il est très pratique. Il existe des alternatives –la Peta a dressé une liste de 74 substituts, mais quasiment tous sont spécifiques à un type de cellules. Parmi les substituts universels, le lysat plaquettaire est ce dont van der Valk se sert le plus, mais la substance est fixée à ses propres tissus –du moins, si vous voulez en faire de la viande in vitro.

Vers une vraie alternative?

Les lysats plaquettaires sont produits à partir des plaquettes sanguines prélevées dans le sang humain. Du fait des restrictions très strictes attachées au sang utilisé dans les transfusions sanguines, la FDA détermine leur péremption à cinq jours après le prélèvement. Fréquemment, quand une poche de sang expire, au lieu de la gâcher en la jetant à la poubelle, un laboratoire va la récupérer pour produire des lysats plaquettaires et les vendre comme sérum pour la culture cellulaire. Les lysats plaquettaires sont donc un excellent substitut du FBS dans la recherche biomédicale humaine.

Mais difficile de s’en servir pour produire de la viande synthétique car, comme l’explique van der Valk avec un merveilleux sens de l’euphémisme, les gens pourraient avoir du mal à manger de la viande produite à partir de sang humain.

Les lysats plaquettaires pourraient cependant annoncer une «étape intermédiaire» entre l’utilisation de produits animaux et des sérums parfaitement végans.

Hampton Creek va essayer de fabriquer de la viande synthétique à partir de substances végétales, sans en passer par le FBS ou d’autres produits humains comme les lysats plaquettaires. Trouveront-ils des clients pour en manger?

Comme le soulignait Daniel Engber il y a quatre ans, si la viande synthétique n’a pas bon goût, elle fera un flop –et comme elle n’aura jamais le goût de la vraie viande, c’est une perte de temps que de vouloir en produire. L’autre obstacle majeur sur la route de la viande in vitro, c’est la psychologie humaine: les gens ont en général du mal avec les trucs conçus en laboratoire. Reste qu’une viande synthétique qui n’a jamais vu de sang de fœtus de vache pourrait compter sur un bon argument de vente.

http://www.slate.fr/

Il n’y a …


Quand les gens comprendront que nous sommes tous de la même espèce, que nous sommes seulement de passage donc locataire sur terre, et que nous est acquis, le monde sera meilleur
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Il n’y a …

 

 

 

Il n’y a qu’une race : Celle de l’espèce Humaine
Il n’y a qu’une couleur : Celle de notre Sang
Il n’a qu’un sol : Celui de la planète Terre
Ensuite il est vrai que vous avez deux choix :
Celui d’être un abruti ou celui d’être intelligent

Isanzaghakonai ?

Démasquer un criminel grâce à un moustique? Peut-être un jour


Il y aurait peut-être du positif aux moustiques communs et moustiques tigres. Lors d’une enquête criminelle, ces insectes pourraient donner des indices très appréciables sur des suspects
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Démasquer un criminel grâce à un moustique? Peut-être un jour

 

La plupart des moustiques ne volent pas au-delà... (ARCHIVES PC)

La plupart des moustiques ne volent pas au-delà d’un rayon de quelques centaines de mètres, leur longévité variant selon les espèces de quelques jours à deux mois.

ARCHIVES PC

 

Agence France-Presse

Si un moustique pique un criminel sur les lieux de son méfait, il sera peut-être possible un jour de l’identifier grâce à l’ADN de son sang récupéré dans l’estomac de l’insecte, selon une étude publiée lundi dans la revue PLOS ONE.

Des scientifiques de l’université Nagoya au Japon ont montré qu’il était possible de déterminer à qui appartient l’ADN du sang ingéré par un moustique jusqu’à 48 heures après la piqure.

«Cette technique peut aider le travail de la police pour identifier qui se trouvait sur les lieux d’un crime», relève le chercheur Toshimichi Yamamoto. «À l’avenir, cette technique pourrait fournir suffisamment de preuve pour condamner un délinquant».

Personne ne savait jusqu’à présent pendant combien de temps le sang sucé par un moustique permettait d’identifier l’ADN qu’il contient avant qu’il ne se dégrade.

Pour répondre à cette question, le professeur Yamamoto et son équipe d’experts en médecine légale ont récupéré le sang dans des moustiques ayant piqué des volontaires.

En amplifiant un petit fragment d’ADN des milliers de fois, les scientifiques ont pu identifier correctement chacun des volontaires, et ce, jusqu’à deux jours après qu’ils aient été piqués.

En poursuivant ces recherches, il devrait être possible de déterminer précisément quand le moustique a piqué sa victime.

La plupart des moustiques ne volent pas au-delà d’un rayon de quelques centaines de mètres, leur longévité variant selon les espèces de quelques jours à deux mois.

L’expérience japonaise a été effectuée avec deux espèces de moustiques évoluant surtout dans les régions tropicales et sub-tropicales: le moustique commun (Culex pipiens) et le moustique-tigre (Aedes albopictus).

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Dragon du Komodo: un antibiotique miracle dans le sang


La recherche de nouveaux antibiotiques et de médicaments antimicrobiens se tourne vers les reptiles et le dragon de Komodo semble être une piste à suivre par le fait qu’ils sont quasi immunisé contre les infections.
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Dragon du Komodo: un antibiotique miracle dans le sang

 

Depuis une dizaine d'années, des chercheurs américains analysent le sang de... (Photo archives Agence France-Presse)

PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Depuis une dizaine d’années, des chercheurs américains analysent le sang de divers reptiles à la recherche d’antibiotiques. Ces animaux archaïques vivent dans des milieux riches en pathogènes, mais souffrent rarement d’infections. Leur dernière trouvaille : un antibiotique miracle isolé dans le sang du dragon de Komodo.

LA DURE VIE DES REPTILES

Pourquoi chercher des antibiotiques dans le sang de reptiles ? 

« Il est connu depuis assez longtemps que leurs propriétés particulières, notamment la capacité de faire repousser un membre arraché, reposent en grande partie sur leur résistance aux infections », explique Barney Bishop, biologiste de l’Université George Mason, en Virginie, qui a publié plusieurs études sur le sujet. « Le dragon de Komodo utilise même des bactéries pathogènes présentes dans sa salive pour tuer ses proies. C’est dire à quel point il est résistant aux infections. »

UN CANDIDAT

Le système immunitaire du dragon de Komodo est archaïque, reposant sur une immunité innée et non acquise, comme nos anticorps qui reconnaissent les pathogènes auxquels ils ont déjà été exposés (c’est le principe de la vaccination).

« Il a beaucoup de peptides antimicrobiens, petites protéines ayant des capacités immunitaires, notamment en modulant l’inflammation, dit M. Bishop. Nous en avons isolé 48 dans le sang du dragon de Komodo, que nous avons ensuite synthétisés et testés sur des pathogènes humains. L’un d’entre eux est particulièrement intéressant, il semble favoriser la recroissance de la peau et combattre les infections cutanées. »

Des résultats prometteurs ont été obtenus avec une souris transgénique qui est utilisée pour étudier les infections cutanées humaines ; il faudra toutefois cinq ans pour les premiers essais cliniques humains, donc au moins 10 ans pour que soit commercialisé une crème ou un gel à base de peptides de dragon de Komodo, selon Monique van Hoek, collaboratrice de M. Bishop à George Mason. À noter : il existe aussi une immunité innée chez l’humain.

LES ALLIGATORS AUSSI…

Le groupe de George Mason avait préalablement étudié les alligators, isolant 45 peptides antimicrobiens, dont huit ont été testés.

« Nous avons eu des résultats intéressants pour deux des peptides contre le staphylocoque doré et la bactérie Pseudomonas aeruginosa, dit M. Bishop. Mais les peptides avaient finalement des liens imprévus entre eux, ils fonctionnaient en combinaison. Alors nous nous sommes tournés vers le dragon de Komodo. »

… ET LE SERPENT TAÏPAN

Le serpent australien Oxyuranus microlepidotus, appelé aussi « taïpan », est le serpent terrestre le plus venimeux au monde. Mais outre du venin, sa salive contient également un peptide antimicrobien relativement gros, prometteur contre les membranes protégeant certaines bactéries de leurs ennemis, ont découvert des chercheurs de Singapour en 2007. Ils ont testé ce peptide antimicrobien, appelé omwaprin, sur des souris, et il s’est révélé non toxique. Depuis, d’autres équipes, notamment en Inde, ont tenté de déterminer pourquoi l’omwaprin fonctionnait parfois comme antimicrobien.

POUR L’ARMÉE

Les recherches du laboratoire de Barney Bianthrax). shop ont été financées par la Defense Threat Reduction Agency, agence de recherche du département de la Défense des États-Unis (DTRA).

« L’objectif pour eux est de trouver de nouvelles manières de traiter les infections associées aux blessures sur le champ de bataille, précise M. Bishop. Nous les avons joints au départ car nous pensions que certains peptides antimicrobiens de reptiles pourraient être utiles contre la maladie du charbon (La DTRA a la responsabilité de la recherche antiterroriste. »

UNE STRUCTURE-VEDETTE

En étudiant les peptides antimicrobiens des reptiles, l’équipe de George Mason a découvert une structure particulièrement intéressante qui semble plus efficace que les autres.

« Il s’agit de peptides hélicoïdaux, relativement petits, avec seulement quelques dizaines d’acides aminés, et chargés positivement, dit Monique van Hoek. Ça pourrait être intéressant pour le développement de médicaments antimicrobiens. On pourrait copier cette structure au lieu d’utiliser directement les versions synthétiques des peptides antimicrobiens de reptiles. Mais il faut comprendre pourquoi cette structure est particulièrement toxique pour les pathogènes. »

DES DRAGONS BIEN TRAITÉS

Barney Bishop a tenu à préciser qu’il ne prenait qu’une goutte de sang des dragons de Komodo et des alligators.

« C’est l’équivalent d’une tête d’épingle. Une fois que nous avons identifié les peptides antimicrobiens, nous les synthétisons pour les tester. Alors nous n’avons qu’un impact minime sur les animaux. »

Les reptiles testés par l’équipe de George Mason habitent la ferme d’alligators de St. Augustine, en Floride, zoo fondé dans les années 20 et qui, depuis près d’un demi-siècle, collabore avec l’Université de Floride pour des recherches sur la cinquantaine d’espèces de reptiles qu’elle abrite.

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