L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions


Et voilà nous y sommes presque, les organismes marins qui pourraient être en service de l’armé Américaine a titre d’espion. Ce qui est pire, c’est qu’il n’est pas impossible  que des poissons, coraux, crustacés, mollusques soient modifiés pour être à la hauteur de leurs demandes
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L’armée américaine veut transformer les espèces marines en espions

 

Le projet PALS de la DARPA

L’agence de recherche du ministère de la Défense américain veut utiliser les espèces marines pour détecter et suivre l’intrusion de véhicules sous-marins dans ses eaux.

DARPA

Par Olivier Hertel

Les militaires américains lancent un nouveau programme de surveillance très « bio ». Le but : utiliser les espèces marines comme un vaste réseau de capteurs naturels capable de détecter l’intrusion de véhicules sous-marins ennemis près des côtes.

SURVEILLANCE. Et si les poissons, les coraux, les crustacés et autres mollusques marins étaient recrutés par les militaires pour surveiller les côtes ? C’est la dernière idée de la fameuse Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) qui dépend de l’armée américaine. Baptisé PALS pour Persistent Aquatic Living Sensors (capteurs aquatiques vivants et persistants), ce nouveau programme prévoit d’exploiter les capacités naturelles des organismes vivants pour percevoir leur environnement au profit de la surveillance et de la défense du littoral américain. Effectivement, la plupart des espèces marines sont dotées de capteurs très performants, capables de détecter un mouvement, une odeur, un bruit ou encore une silhouette, révélateurs entre autres, de la présence d’un prédateur ou d’une proie. Par exemple, les poissons disposent le long du corps, d’une ligne latérale qui leur permet de percevoir les moindres variations hydrodynamiques (vitesse, pression) du milieu ainsi que les sons (vibrations). Certaines espèces sentent d’infimes variations du champ électrique ou du champ magnétique qui les entoure.

Leur immense atout : l’ubiquité

Autant de capteurs vivants qui font rêver les militaires, non pas pour détecter des poissons, des méduses ou des poulpes, mais plutôt des mini-sous-marins autonomes ou toutes autres menaces ennemies pouvant venir de la mer. Car l’immense atout des organismes marins, c’est leur ubiquité : la vie est présente tout le temps et partout, de la surface jusqu’aux abysses. Autres avantages : elle s’adapte aux changements du milieu, ne nécessite aucun entretien et se reproduit toute seule. À l’inverse, les systèmes de surveillances conventionnels, que ce soit des microphones, des caméras, des sonars, des satellites ou encore des radars, ne peuvent être aussi exhaustifs. Ils exigent d’être constamment alimentés en énergie, entretenus voire remplacés. En plus leur mise en œuvre demande beaucoup de moyens tant humains que matériels.

“L’approche actuelle de la marine américaine pour détecter et suivre des véhicules est centrée sur le matériel et sur des ressources importantes. En conséquence, les capacités sont essentiellement utilisées à un niveau tactique pour protéger des équipements de grande valeur comme par exemple un porte-avions, et moins à un niveau stratégique, plus large,” explique, dans le communiqué de la Darpa, Lori Adornato, la chercheuse responsable du projet PALS.

La Darpa n’exclut pas de modifier des organismes vivants

La Darpa ne donne pas de détail sur les technologies qu’elle compte employer ou développer pour ce programme. Toutefois, le but annoncé est, dans un premier temps, d’évaluer les capacités de détection des organismes. Mais il faudra aussi mettre au point des technologies matériels, des logiciels, des algorithmes capables de traduire l’information provenant des organismes marins pour être en mesure de l’exploiter. La Darpa va donc commencer par analyser les variations du comportement des ces espèces face aux passages de véhicules sous-marins. Pour cela, elle prévoit de déployer un système permettant de collecter les signaux émis par les espèces intéressantes et ce jusqu’à 500 mètres de distance. Pour éviter les faux positifs, cet ensemble de capteurs biologiques et non biologiques devra non seulement détecter les objets passant dans les parages mais aussi distinguer les véhicules ciblés, de tous les débris sans intérêt ou de grosses espèces comme des requins, des lions de mers, des dauphins pouvant circuler librement dans ces mêmes eaux. L’agence américaine souhaite favoriser l’utilisation d’organismes naturels, mais n’exclut pas la possibilité de les modifier pour qu’ils correspondent à ses besoins. Cependant, elle assure que s’il devait y avoir des tests avec des organismes modifiés, ils seraient réalisés en milieu confiné. Le programme PALS devrait ainsi durer quatre ans mêlant recherche en biologie, chimie, physique, intelligence artificielle, océanographie, ingénierie etc. Le projet, annoncé début février commencera début mars par une grande réunion à Arlington (Virginie) à laquelle participeront les laboratoires et entreprises qui souhaitent faire des propositions.

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Le Saviez-Vous ► Quel est le plus vieil animal sur Terre ?


Certains animaux ont une longévité plus grande que l’humain pouvant aller de plus de 100 voir même plusieurs milliers d’années. Chose étonnante, ceux-ci viennent tous dans des milieux aquatiques
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Quel est le plus vieil animal sur Terre ?

 

Xavier Demeersman
Journaliste


 

Qui, du règne animal, est le champion de la longévité ? Certainement pas l’Homme, dont le plus vieux représentant fut la célèbre Jeanne Calment, décédée à 122 ans. Plusieurs candidats sont en lice et tous, ou presque, évoluent dans un milieu aquatique.

Malheureusement menacé d’extinction, l’esturgeon (Acipenser sturio) est un poisson qui peut atteindre de grandes tailles et vivre plus de 100 ans. Le plus vieux spécimen connu, repéré en 2012 dans le Wisconsin, avait 125 ans.

 

l’hoplostète orange

Plus vieux encore, il y a l’hoplostète orange (Hoplostethus atlanticus), connu aussi sous le nom d’Empereur, un poisson des profondeurs marines (entre 900 et 1.800 m) pouvant peser jusqu’à 7 kg et abondamment pêché. Son espérance de vie peut dépasser 150 ans. Le plus âgé connu avait atteint 149 ans.

 

Panope du Pacifique

D’un âge équivalent, la panope du Pacifique (panopea abrupta) est un mollusque bivalve vivant dans le sable qui possède une coquille de 15 à 20 cm de long et un siphon d’un mètre. Le plus âgé connu allait sur ses 168 ans.

 

Lamellibrachia luymesi

Dans les abysses, Lamellibrachia luymesi, une espèce de vers tubulaires à la croissance lente, friande d’eau froide et surtout d’hydrocarbures, peut vivre jusqu’à 170 ans, selon les spécialistes.

oursin rouge géant

Toujours sous l’eau, l’oursin rouge géant (Strongylocentrotus franciscanus ou Mesocentrotus franciscanus), dont le diamètre approche les 20 cm, peut atteindre, pour certains cas trouvés dans les eaux froides du Pacifique, 200 ans.

baleine boréale

La baleine boréale peut vivre plus de 200 ans

Beaucoup plus grande, la baleine boréale (Balaena mysticetus) qui affectionne les eaux froides de l’Arctique peut aisément vivre plus de deux siècles. Dans les années 2000, un spécimen chassé a été estimé à quelque 211 ans. On a trouvé dans sa graisse un projectile datant de 1879. C’est donc le plus vieux mammifère connu vivant sur la Planète bleue.

moule perlière

Surexploitée et aujourd’hui en voie d’extinction faute de protection suffisante, la moule perlière (Margaritifera margaritifera) qui abondait autrefois dans les rivières d’eau douce du nord, a une espérance de vie supérieure à 200 ans. Certaines ont un âge qui a été estimé à plus de 250 ans.

La tortue géante Jonathan

Vivant sur terre et dans l’eau, les tortues géantes (Aldabrachelys gigantea) ont aussi une longévité impressionnante. Habitant sur l’île volcanique de Sainte-Hélène dans l’océan Atlantique sud, Jonathan, le plus âgé de son espèce a soufflé ses 183 bougies en janvier 2016. Il va très bien et conserve un bon appétit.

 

À gauche : Jonathan en 2016, âgé de 183 ans, nourri par le docteur Joe Hollins sur la pelouse de la maison du gouverneur ; à droite : Jonathan en 1900. Il était alors âgé de 67 ans. © British Veterinary Association, BNPS

À gauche : Jonathan en 2016, âgé de 183 ans, nourri par le docteur Joe Hollins sur la pelouse de la maison du gouverneur ; à droite : Jonathan en 1900. Il était alors âgé de 67 ans. © British Veterinary Association, BNPS

 

Ming la palourde, tuée par l’Homme à 507 ans

Turritopsis dohrnii

Nonobstant Turritopsis dohrnii, une petite méduse d’un centimètre de diamètre originaire de Méditerranée qui a la faculté de rajeunir en cas de manque de nourriture – ou autres stress -, la plus vieille créature connue sur Terre était Ming la palourde.

La palourde Ming était le plus vieil animal connu sur Terre. Au nombre de ses cernes, son âge a été estimé à 507 ans. Elle fut malencontreusement tuée par les scientifiques qui voulaient l’étudier en 2006. © Alan D Wanamaker Jr, Jan Heinemeier, James D Scourse, Christopher A Richardson, Paul G Butler, Jón Eiríksson, Karen Luise Knudsen

Cette quahorg nordique ou praire d’Islande (Arctica islandica) porte ce nom en référence à la dynastie Ming, qui régnait en Chine lorsqu’elle a vu le jour. Malheureusement, en 2006, elle fut tuée par les scientifiques qui l’ont ouverte pour l’étudier. Née en 1499, elle venait d’avoir 507 ans. Sans doute qu’il en existe d’autres, d’âge similaire, qui n’ont pas encore été découvertes.

 

Éponge Hexactinellida

Des éponges âgées de 23.000 ans ?

Le record absolu revient sans doute à plusieurs espèces d’éponges qui vivent en colonies, notamment Hexactinellida, datées de 15.000 ans et Scolymastra joubini, qui aurait 23.000 ans.

Autrement, il existe aussi des animaux qui ont la faculté de ressusciter tels les rotifères, après dessiccation, manque d’oxygène ou par congélation…

https://www.futura-sciences

Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines


Un ver noir appelé taret géant à été découvert par les scientifiques, mais était connu par les habitants d’une région des Philippines.. Ces cousins plus connus se nourrissent de bois, alors qu’eux, se nourrissent de bactéries. Il parait que c’est comestible, pourtant je ne trouve pas cela très ragoutant
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Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines

 

 

Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines

Un étrange mollusque marin mis au jour aux Philippines © Marvin ALTAMIA/AFP/Archives/ Marvin ALTAMIA Marvin ALTAMIA/AFP/Archives

Un mollusque étrange semblable à un énorme ver noir et gluant, qui survit dans la vase au fond de la mer grâce à des bactéries, a été étudié vivant par des scientifiques pour la première fois.

Le taret géant peut mesurer jusqu’à 155 centimètres de long et vit une existence sédentaire dans les sédiments de l’océan, ingérant uniquement selon les apparences les rejets produits par les micro-organismes qui vivent sur ses branchies.

« Nous sommes étonnés. C’est la première fois qu’on voit un taret aussi grand. Normalement, ils ne sont pas plus grands qu’une allumette et sont blancs », a déclaré à l’AFP la biologiste marine Julie Albano.

Le mollusque bivalve, de son nom scientifique Kuphus Polythalamia, possède une coquille en forme de tube.

Une nouvelle créature marine © Laurence CHU, John SAEKI AFP

Une nouvelle créature marine © Laurence CHU, John SAEKI AFP

A la différence de ses cousins plus petits qui se nourrissent de bois en décomposition, il survit grâce aux bactéries qui vivent sur lui: celles-ci se servent des sulfures d’hydrogènes — gaz à l’odeur d’oeufs pourris — présents dans les sédiments pour créer du carbone organique qui alimente la créature.

Le Kuphus a un appareil digestif mais il semble s’être rétréci et être devenu largement superfétatoire.

Photo d'un taret géant (Kuphus Polythalamia) dans sa coquille, à Manille aux Philippines © Marvin ALTAMIA Marvin ALTAMIA/AFP/Archives

Photo d’un taret géant (Kuphus Polythalamia) dans sa coquille, à Manille aux Philippines © Marvin ALTAMIA Marvin ALTAMIA/AFP/Archives

« Nous suspections que le taret géant, une espèce jamais étudiée jusqu’alors, était complètement différent des tarets mangeurs de bois. Le fait de trouver l’animal l’a confirmé », a déclaré Margo Haygood, professeure de l’Université de l’Utah qui a participé à l’étude.

D’après un article publié cette semaine dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences, c’est la première fois que des spécimens vivants ont pu être étudiés.

« Cette espèce remarquable doit encore être décrite et expliquée de manière exhaustive », dit le journal.

Les créatures ont été découvertes dans la ville côtière de Kalamansing, dans la province méridionale de Sultan Kudarat. Ces animaux étranges sont peut-être une nouveauté pour les scientifiques internationaux mais les habitants du coin les connaissent depuis des années, explique Julie Albano.

« Les tarets sont comestibles, ils le goût de poulpe », dit-elle. « Les habitants les mangent et ils les considèrent comme aphrodisiaques ».

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Un plongeur filme une étrange créature dans les eaux de Bali


Un étrange animal marin connu par les scientifiques, ce mollusque est vraiment étrange autant par sa forme que sa façon de se nourrir
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Un plongeur filme une étrange créature dans les eaux de Bali

 

Les fonds marins regorgent d’une incroyable biodiversité dont la majeure partie reste encore à ce jour mal connue. C’est le cas de cette étrange créature identifiée par un plongeur dans les eaux de Bali. Une vidéo capturée par ce dernier dévoile le curieux animal, à l’apparence pour le moins singulière.

À travers la séquence, on peut voir le spécimen se déplacer avec lenteur sur le plancher marin. Celui-ci arbore tout le long de son corps une série de 13 appendices, semblables à des petites pattes et une protubérance molle et transparente située à une des extrémités.

UN NUDIBRANCHE

Selon les experts de biologie marine, il s’agit d’un mollusque gastéropode de l’ordre des nudibranches, plus largement connus sous l’appellation «limaces de mer». Ce groupe extrêmement diversifié se caractérise par une absence de coquille, laissant les branchies des organismes à découvert.

Il existe dans le monde de très nombreux spécimens de nudibranches de toutes les formes et de toutes les couleurs. Ceux-ci sont répertoriés par familles regroupant plusieurs espèces. Le spécimen en question appartient ainsi à la famille des Tethydidae et plus précisément à l’espèce des Melibe viridis.

Selon les chercheurs, ces créatures marines peuvent atteindre jusqu’à 30 centimètres de long. Les appendices en forme de patte situées de part et d’autre du corps sont en fait des ceratas, à savoir des structures anatomiques qui jouent le rôle de branchies pour assurer la respiration en extrayant l’oxygène de l’eau.

UNE TÊTE MUNIE D’UN VOILE SENSORIEL

La forme proéminente de la tête de l’animal et son apparence translucide sont liées à un grand voile en forme de ventouse. Celui-ci est pourvu de nombreuses papilles sensitives qui permettent au mollusque de détecter la nourriture.

Melibe viridis se nourrit en grande partie de petits crustacés qu’il recherche activement en rampant sur les fonds marins tout en sondant la surface à l’aide de son voile déployé comme on peut le voir dans la vidéo. Lorsque l’animal tombe sur une de ses proies, il referme les deux faces latérales de la ventouse et digère ensuite lentement cette dernière. 

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Les huîtres menacées par les microplastiques


Le plastique si utile à l’être humain finissent par causer des problèmes à l’environnement autant terrestre que marin. Les microplastiques sont tellement petits qu’ils se retrouvent dans la nourriture des animaux marins et nuisent entre autres à la reproduction
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Les huîtres menacées par les microplastiques

 

En présence de microplastiques, les huîtres produisent moins d’ovules et leurs spermatozoïdes sont moins mobiles. © Yellowj, Shutterstock

En présence de microplastiques, les huîtres produisent moins d’ovules et leurs spermatozoïdes sont moins mobiles. © Yellowj, Shutterstock

En présence des microplastiques, les huîtres – et peut-être d’autres mollusques – se reproduisent mal. Cette pollution invite à nous interroger sur notre usage du plastique au quotidien.

Les microplastiques sont des particules mesurant moins de 5 millimètres de diamètre. D’après une étude qui vient de paraître dans la revue PNAS, menée par le LEMAR, Laboratoire des Sciences de l’environnement marin (UMR CNRS-UBO-IRD-Ifremer), par le Cedre et l’ILVO ces polluants des eaux océaniques menacent les huîtres.

Les microplastiques proviennent de morceaux de plastique déversés dans les océans (sacs, bouteilles, mégots, emballages) qui sont fragmentés sous l’effet des courants et des UV. Ils sont également issus de rejets industriels du secteur cosmétique (exfoliants, dentifrices) et vestimentaire (fibres synthétiques) qui en utilisent en grande quantité.

« Pendant deux mois, dans des bassins expérimentaux, nous avons exposé des huîtres à des microparticules de polystyrène. Nous avons utilisé des microplastiques de la même taille que le plancton dont se nourrissent les huîtres habituellement » souligne Rossana Sussarellu, biologiste à l’Ifremer, membre du LEMAR pendant la réalisation de l’étude.

À partir du 1er juillet 2016, les sacs plastiques seront interdits dans les magasins. Un pas pour limiter les pollutions
À partir du premier juillet 2016, les sacs plastiques seront interdits dans les magasins. Un pas pour limiter les pollutions. © magnusdeepbelow, Shutterstock

La consommation de plastiques au cœur du problème

Les chercheurs ont observé un effet sur la reproduction des huîtres :

« Après deux mois d’exposition à cette pollution, les huîtres produisaient moins d’ovules et ceux-ci étaient de plus petite taille. De même, leurs spermatozoïdes étaient nettement moins mobiles comparés à ceux des huîtres mises dans des bassins sans microplastique », explique Marc Suquet, biologiste au Laboratoire physiologie des invertébrés, Centre Ifremer Bretagne à Brest, membre du LEMAR.

« La fécondité était en forte baisse avec des conséquences sur la génération suivante », relève Arnaud Huvet, également biologiste au Laboratoire physiologie des invertébrés, Centre Ifremer Bretagne à Brest, membre du LEMAR. « Le taux de fécondation par rapport à des huîtres non exposées était inférieur de 41 %. Les larves produites accusaient un retard de croissance d’environ 20 %. »

Entre 4 et 12 millions de tonnes de plastique se déversent chaque année dans l’océan. D’ici 2025, la production de plastique va être multipliée par dix. Les solutions proposées par les chercheurs ?

« Il faut améliorer le recyclage du plastique » souligne Arnaud Huvet. « Il est également essentiel que lesconsommateurs modifient leurs comportements en choisissant moins de produits plastiques jetables. Les normes de traitement de l’eau devraient également évoluer. L’interdiction des sacs plastiques est un premier pas dans la bonne direction. »

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Le Saviez-Vous ► Top : 8 êtres vivants presque immortels


Chez l’être humain, l’espérance de vie a augmenté grâce aux avancées de la médecine, mais chez les animaux, plusieurs peuvent vivre des années voir même plus d’un siècle ou quelques millénaires
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Top : 8 êtres vivants presque immortels

En attendant que l’homme vive assez longtemps pour traverser plusieurs siècles, voici 8 êtres qui peuvent vivre bien plus longtemps que nous et qui semblent parfois même quasi immortels.

La baleine boréale

Pouvant parfois vivre au-delà de 200 ans, la baleine boréale, aussi appelée baleine du Groenland, peuple les eaux subarctiques et aortiques. Des chercheurs estiment que certains de leurs traits génétiques distincts seraient responsables de leur longévité supérieure à d’autres espèces.

Les éponges hexactinellides

Cette créature marine pourrait facilement être confondue avec la flore océanique, mais elle fait bien partie du règne animal. Et malgré son apparence étrange, cet être vivant possède une espérance de vie incroyablement élevée, de plus de 15 000 années!

La tortue géante des Galápagos

Bien que beaucoup d’espèces de tortues peuvent vivre jusqu’à un âge vénérable, les tortues géantes des îles Galápagos ont une espérance de vie estimée à 100 à 150 ans, mais certains spécimens dépassent les 200 ans. On se souvient d’ailleurs d’Adwaitya, la tortue géante qui a vécu plus de 250 ans. 

La carpe koï

Cette carpe est extrêmement populaire dans certains pays d’Asie, non pas pour sa chaire, mais plutôt comme ornement. Aux couleurs variées, elle est prisée par les collectionneurs et est considérée comme un symbole d’amour et de virilité. Il est étonnant de savoir que bien que la longévité moyenne de ces poissons tourne autour des 50 ans, certains spécimens dépassent la centaine et atteignent parfois 200 ans, comme Hanako, le plus vieux koï connu au monde, décédé à l’âge respectable de 226 ans.

Le tardigrade

Ce petit animal invertébré est exceptionnel : il possède la capacité de tomber dans un état de cryptobiose, ou un état proche de la non-vie, pendant des dizaines d’années pour ensuite revenir à la vie. Le tardigrade a une espérance de vie difficile à évaluer, mais on sait toutefois qu’il peut survivre à des conditions des plus extrêmes et qui tueraient presque n’importe quelle autre forme de vie. Si cette étrange bestiole n’est pas immortelle, elle est en tout cas quasi indestructible.

Le Turritopsis nutricula

Cette méduse possède une caractéristique que plusieurs aimeraient bien avoir, celle d’inverser son processus de vieillissement. Lorsqu’elle approche un âge fatidique, elle retourne à sa forme juvénile. Vous avez bien compris, cette méduse a la capacité de rajeunir, grâce à un processus detransdifférenciation qui lui vaut aussi le petit nom de méduse  »Benjamin Button ».

La moule perlière d’eau douce

Ce mollusque d’eau douce retrouvé dans de nombreuses rivières possède une longévité exceptionnelle. Un scientifique russe aurait découvert que ces moules ne possédaient aucun signe de vieillissement et qu’elles pouvaient atteindre l’âge de 210 à 250 ans. Longtemps exploitée pour sa production perlière, elle est aujourd’hui au bord de l’extinction, bien que protégée.

La palourde Arctica islandica

Originaire du nord de l’océan Atlantique, cette espèce de palourde est extrêmement robuste. Capable de résister à divers climats et changements, la palourde Arctica islandica peut vivre jusqu’à 250 ans. Il semblerait même qu’un de ces mollusques aurait vécu jusqu’à l’âge de 500 ans; pas mal pour une palourde.

http://www.sympatico.ca/

L’océan devient corrosif


En 200 ans seulement, nous avons changé l’environnement pour avoir un bouleversement majeur qui a des répercussions autant sur terre que dans la mer. Beaucoup d’espèces risquent de ne pas survivre à l’acidification des océans, cela aura des conséquences économiques et sur notre santé
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L’océan devient corrosif

 

Cliquez sur l'image pour visualiser notre diaporama sur les espèces menacées par l'acidification des océans © David Liittschwager

Cliquez sur l’image pour visualiser notre diaporama sur les espèces menacées par l’acidification des océans © David Liittschwager

Les océans absorbent plus du quart du CO2 produit par l’homme. Résultat : notre océan s’acidifie.  Quelles sont les conséquences pour l’environnement ?

Explications de Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS.

“Les activités humaines rejettent du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère : 30 % sont absorbés par la végétation terrestre et 28 % par l’océan, précise Jean-Pierre Gattuso. Le CO2 est un polluant acide. Quand il se dissout dans l’océan, il se transforme en acide carbonique, qui diminue le pH de l’eau. C’est ce que l’on appelle l’acidification. » 

L’eau ronge les coquilles

L’acidification de l’eau de mer touche en premier lieu les mollusques à coquille (huîtres, moules, etc.) et les coraux. Leurs structures en calcaire (coquilles, squelettes) ont besoin d’ions bicarbonate et d’ions carbonate pour se former. Or, ces particules disparaissent avec l’acidité.

“Les conséquences sont déjà visibles pour les industries ostréicoles de la côte Nord-Pacifique, où la reproduction des huîtres est de plus en plus difficile, observe le scientifique. Á certaines périodes de l’année, la diminution des ions bicarbonate est telle que l’océan devient corrosif et dissout le calcaire. L’Arctique est le principal touché par ce phénomène. En 2050, il sera devenu entièrement corrosif, ce qui entraînera la dissolution des organismes à structures calcaire. Cela se produira beaucoup plus tard dans les régions tempérées et tropicales.”

© Plateforme Océan et Climat

© Plateforme Océan et Climat

Des poissons désorientés

“Nous avons également découvert que l’acidification avait un impact direct sur les capacités sensorielles des poissons. Le poisson-clown, par exemple, peine à retrouver son anémone, car l’augmentation de l’acidité perturbe la neurotransmission dans son cerveau. »

Néanmoins, l’acidification n’a pas que des conséquences négatives.

“La photosynthèse de beaucoup d’espèces de phytoplancton est stimulée de 10 à 20 %. Cela constitue un garde-manger supplémentaire pour les poissons, mais ces organismes deviennent aussi plus compétitifs et se développent au détriment des coraux”. Des coraux dont le squelette est déjà fragilisé par la diminution des ions carbonate.

Les pêcheurs devront s’adapter

Pour les êtres humains, les effets sont uniquement indirects.

“Il n’y aucun danger sur la santé humaine : nous pouvons nous baigner sans risque. En revanche, la pêche et l’aquaculture devront s’adapter. Mais il est difficile de savoir quelles seront les conséquences exactes de ce changement.”

L’acidité des eaux océaniques s’est accrue de 26 % depuis le début de la révolution industrielle.

“L’océan s’est déjà acidifié avec la même ampleur il y a  55 millions d’années durant la transition entre le Paléocène et l’Éocène. Mais le processus est dix fois plus rapide aujourd’hui », explique le scientifique.

La période de la fin du Paléocène est marquée par un climat chaud sur l’ensemble de la planète. L’activité volcanique intense de cette époque avait libéré du CO2 en masse, entrainant une augmentation significative des températures.

“Il nous a fallu à peine deux cents ans pour changer la composition chimique de l’océan. Si nous arrêtions aujourd’hui d’émettre du CO2 dans l’atmosphère, il nous faudrait des centaines d’années, voire mille ou deux milles ans, pour revenir à la normale.”

Gattuso (2) (1)

Jean-Pierre Gattuso est directeur de recherche au CNRS et travaille dans le Laboratoire d’Océanographie de Villefranche, un laboratoire de l’Université Pierre et Marie Curie.

Par Sidonie Hadoux

Pour tout comprendre sur l’acidification des océans, regardez Bleu océan, une animation produite par l’Initiative Océan 2015 :

http://www.nationalgeographic.fr/