Un lion soigne son cancer dans un hôpital privé


En Afrique du Sud, il n’est pas facile de trouver une clinique pour soigner un lion en captivité. Un hôpital a quand même accepté de soigner l’animal qui souffre d’un cancer de la peau. Un patient quand même assez étrange dans un lit fait pour l’humain
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Un lion soigne son cancer dans un hôpital privé


 

© Kara Heynis.

Source: Daily Mail

AFRIQUE DU SUD L’animal est entré dans l’hôpital par l’arrière, afin d’éviter tout mouvement de panique.


Dans un hôpital sud-africain, le personnel hospitalier a eu la surprise de soigner un lion souffrant d’un cancer de la peau. Le roi des animaux a été ligoté et mis sous anesthésie avant d’être placé sur un lit habituellement réservé aux humains.

Un lion exceptionnel

Il n’existe pour l’instant aucune clinique qui accepte de soigner ce genre de maladie chez les animaux en Afrique du Sud, mais le Mediclinic Muelmed de Pretoria a accepté de faire une exception pour Chaos, un lion âgé de seize ans.

Chaos est arrivée dans son zoo alors qu’il n’avait que quelques jours. Très vite, il est devenu l’animal favori des soignants. Son traitement est couteux mais son capital sympathie est tel que le personnel du zoo est d’accord d’effectuer cette dépense pour lui. 

Cancer de la peau

Il y a quelques semaines, des taches avaient été découvertes sur son museau. Une biopsie avait permi d’établir la présence d’un cancer de la peau. Cinq radiothérapeutes et un oncologue ont été mobilisés pour effectuer des radiations sur l’animal. En cinq minutes, l’opération était quasiment terminée. 

Repos

Le lion se repose aujourd’hui dans un enclos, avec une lionne. Son traitement devrait s’achever d’ici un mois. Les lions vivent en général quatorze ans dans la nature et 22 ans, en captivité.

https://www.7sur7.be/

Un homme soupçonné de braconnage tué par un éléphant et mangé par des lions


Braconner des animaux qui sont dans un parc national est interdit et cruel. Cela comporte aussi des risques pour eux. Un braconnier a goûté à sa propre médecine en se faisant piétiné par les éléphants et mangé par des lions.
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Un homme soupçonné de braconnage tué par un éléphant et mangé par des lions

 

(Photo

BRUCE WILLIAMS VIA GETTY IMAGES(Photo prétexte)

Dans le parc Kruger en Afrique du Sud, un homme soupçonné d’être un braconnier a été piétiné par des éléphants.

  • Par Claire Tervé, HuffPost France

ANIMAUX – Tout comme les braconniers, la nature peut être sans pitié. Il ne restait que le crâne humain et le pantalon d’un homme soupçonné de braconnage dans le parc national Kruger en Afrique du Sud. Il aurait été piétiné par un éléphant, puis mangé par des lions, selon plusieurs sources.

Ce dimanche 7 avril, plusieurs médias anglophones, dont la BBC, ont rapporté la mort brutale de cet homme, d’abord annoncée dans un communiqué du parc Kruger. Selon ce dernier, l’homme et plusieurs complices auraient pénétré sur les lieux pour braconner des rhinocéros le 2 avril. Le lendemain, la famille de la victime, ne la voyant pas revenir, a contacté les rangers du parc pour la trouver. Quatre hommes ont été arrêtés, mais le cinquième homme recherché manquait à l’appel.

Il aura fallu attendre jusqu’au jeudi 4 avril pour que la dépouille, ou ce qu’il en restait, soit retrouvée grâce aux recherches et aux indications des complices présumés. Ces derniers ont expliqué que l’homme avait été tué, piétiné par un éléphant.

« Au cours de cette perquisition … les restes d’un corps ont été découverts », a déclaré le parc national sud-africain dans un communiqué. « Les indications trouvées sur les lieux suggèrent qu’une meute de lions avait dévoré les restes, ne laissant qu’un crâne humain et un pantalon ».

Le parc national Kruger, l’une des plus grandes réserves de gibier d’Afrique, est réputé pour sa grande densité d’animaux sauvages, notamment les lions, les léopards, les rhinocéros et les éléphants.

Ce n’est pas la première fois qu’un homme est tué par les animaux sauvages dans cette configuration. En 2018, un braconnier avait également été mangé par des lions, ces derniers ne laissant que « la tête et quelques restes ».

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Une baleine avale un plongeur… puis le recrache vivant!


C’est le cas de le dire : Être au mauvais endroit au mauvais moment prend tout son sens pour ce plongeur. Alors que le rorqual dégustait des sardines, il a pris au même moment le plongeur. Sauf que l’humain, n’est pas dans le menu de la baleine. Heureusement, il s’en est sorti indemne. À 1.39 de la vidéo, on voit bien le plongeur dans la gueule de l’animal marin.
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Une baleine avale un plongeur… puis le recrache vivant!

 

Le plongeur s’est retrouvé dans la gueule d’un rorqual au large des côtes sud-africaines.

Rainer Schimpf, 51 ans, est directeur de Dive Expert Tours et organise des « visites guidées » pour permettre aux amateurs et professionnels d’aller observer au plus près la faune marine. Il y a quelques jours, une mésaventure a cependant bien failli mettre fin à ses escapades au large de Port Elizabeth, en Afrique du Sud.

Au milieu du repas

En effet, alors qu’il se trouvait à 40 kilomètres des côtes avec son équipe du jour, un rorqual de Bryde a soudain surgi pour avaler un banc de sardines et… le pauvre Rainer, au mauvais endroit au mauvais moment. Happé par la gueule béante du mammifère marin, l’instructeur a heureusement pu se fier à son instinct.

Malheureuse coïncidence

Le rorqual n’a pas l’habitude d’engloutir un être humain et l’incident relevait surtout d’un terrible concours de circonstances. Pris au piège, il s’est contenté de retenir sa respiration et d’espérer que la baleine se rende compte de sa méprise, ce qui s’est effectivement passé quelques secondes plus tard.

Le temps pour les autres membres du groupe, impuisants, d’immortaliser la scène surréaliste (voir photos). Rainer Schimpf s’en sort finalement indemne.

Le reportage à découvrir en images

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Afrique du Sud : un homme photographie une guêpe incroyable


C’est la plus belle guêpe entre toutes. C’est une guêpe-coucou, elle a la même manie de pondre ses oeufs dans le nid des autres.
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Afrique du Sud : un homme photographie une guêpe incroyable

 

Un homme photographie une guêpe incroyable

Cette guêpe a été photographiée à Bloemfontein, en Afrique du Sud.

© FACEBOOK / HRODULF STEINKAMPF

Par Anne-Sophie Tassart

En Afrique du Sud, Hrodulf Steinkampf a pu photographier une guêpe-coucou arborant une multitude de couleurs. Il assure que c’est la première fois qu’il voit un tel spécimen.

Hrodulf Steinkampf, qui habite en Afrique du Sud, a eu la chance de voir débarquer dans sa maison un insecte incroyable. Le 4 mars 2019, l’homme passionné de photographie et de nature a publié sur Facebook l’un de ses clichés pris dans la ville de Bloemfontein :

il s’agit là « d’une créature magnifique », comme il l’a lui même commenté.

L’insecte photographié en gros plan arbore une énorme quantité de couleurs différentes

« J’ai vu beaucoup de guêpes vertes et de guêpes rouges et bleues, mais je n’en ai jamais trouvé une avec autant de couleurs ! », s’est réjouit le sud-africain.

 

Des guêpes nommées ainsi car elles sont « cleptoparasites »

 

« Je photographie habituellement toutes les guêpes que je trouve, mais ce sont généralement les vertes et bleues et parfois des rouges et bleues, explique Hrodulf Steinkampf interrogé par Sciences et Avenir. J’ai tout de suite vu que celui-ci avait plus de deux couleurs, j’étais donc très excité. J’ai immédiatement fermé toutes les fenêtres pour que celle-ci ne s’échappe pas avant que je puisse prendre une photo décente ». 

Ce magnifique spécimen ferait partie de l’espèce Chrysis concinna, appartenant à la famille des Chrysididae aussi appelée « guêpe-coucou ». Elles portent ce surnom à cause de leur comportement rappelant celui des oiseaux du même nom :

« Ce sont des guêpes cleptoparasites : elles pondent dans d’autres nids de guêpes et d’insectes. Quand leurs larves éclosent, elles mangent les autres œufs ou larves », explique le photographe.

Ces guêpes sont très répandues. Ainsi en France il est possible, selon l’Inventaire national du patrimoine naturel, de rencontrer dans le Haut-Rhin Chrysis analis ou encore Chrysis bicolor dans les Alpes-Maritimes, dans les Bouches-du-Rhône et dans la Manche.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Le félin le plus meurtrier du monde n’est pas celui


Un beau minet qui mine de rien est un excellent chasseur. Même s’il ressemble beaucoup au chat domestique, il est un chat sauvage vivant en Afrique du Sud.
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Le félin le plus meurtrier du monde n’est pas celui

 

 

par Brice Louvet

 

Plusieurs félins sont aujourd’hui considérés comme de véritables « machines à tuer ». On pense notamment aux lions, ou aux léopards. S’ils sont effectivement imposants, ils ne sont en revanche pas les plus efficaces. Non, car cet honneur revient au plus petit félin d’Afrique : le chat à pieds noirs.

Vous le retrouverez – avec beaucoup de chance – dans les prairies de Namibie, du Botswana et en Afrique du Sud. Le chat à pieds noirs (ou chat à pattes noires) n’est pas très grand : 36 à 52 centimètres de long pour 20 cm de haut, et il ne dépasse pas les trois kilos. Imaginez alors un gros chat domestique. Difficile de rivaliser avec les plus grands félins du monde avec de telles mensurations, donc.

Mais malgré son aspect chétif, « le chat aux pieds noirs chasse et tue plus de proies en une nuit qu’un léopard en six mois », apprend-on dans la série Super Cats, diffusée sur la chaîne américaine PBS Nature.

Le deuxième épisode de la mini-série s’est en effet penché sur l’animal, particulièrement discret. Pour ce faire, Alex Sliwa, conservateur au zoo de Cologne en Allemagne et qui étudie le chat à pattes noires depuis les années 1990, a équipé plusieurs spécimens de colliers GPS en Afrique du Sud. Après avoir les avoir suivis durant plusieurs nuits, il s’est alors avéré que l’animal était effectivement un prédateur très, très efficace.

En l’espace d’une seule nuit, un chat à pattes noires tuerait en effet en moyenne 10 à 14 rongeurs ou oiseaux, soit une proie toutes les 50 minutes environ. Le taux de réussite est également extraordinaire : 60 %, soit quasiment trois fois plus que les lions ou les léopards. Pour les chercheurs, ce taux de réussite en fait « le félin le plus meurtrier sur Terre ».

Mais alors, comment expliquer cette redoutable efficacité ? Comme le détaille Luke Hunter, de l’association Panthera, qui œuvre à la conservation des félins, les chats sauvages à pattes noires présentent en fait un métabolisme accéléré. En d’autres termes, ils doivent chasser constamment.

Notons par ailleurs que l’IUCN considère l’espèce comme étant « vulnérable ». Comme beaucoup d’autres félins, elle est menacée entre autres par la perte de son habitat, transformé depuis quelques décennies en pâturages.

Source

https://sciencepost.fr

Une espèce rare d’albatros menacée par des souris géantes


Encore un animal qui a été introduit par erreur dans un environnement autre que le sien. Ce sont des souris qui profitent très de milieu avec tous ces oeufs et oisillons. Le pire, c’est de voir que souris ne craignent pas du tout l’oiseau en train de couver, ils vont volent sous son plumage
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Une espèce rare d’albatros menacée par des souris géantes

 

 

Une espèce rare d’albatros est menacée par de grosses souris prédatrices qui mangent leurs oeufs et tuent les oisillons, faisant craindre leur disparition de l’île britannique de Gough, dans l’Atlantique Sud, a indiqué lundi la Société royale de protection des oiseaux (RSPB).

Un drame « à fendre le coeur » se déroule sur l’île « apparemment idyllique » et inhabitée, qui abrite plus de 8 millions d’oiseaux de 23 espèces et dont la faune et la flore sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, selon la RSPB.

L’îlot inhabité appartient à l’archipel de Tristan da Cunha, rattaché au territoire d’outre-mer de Sainte-Hélène, au large de l’Afrique du Sud. Elle abrite notamment l’albatros Tristan da Cunha, bec rose et plumage noir et blanc, qui est menacé de disparition.

Sur son site, la RSPB explique que les souris, introduites accidentellement dans l’île au 19e siècle, ont prospéré et doublé, voire triplé, de taille. Elles s’attaquent aux oeufs et aux oisillons, qu’elles mordent en meute, entraînant une perte de 2 millions d’individus par année, affirme la société.

Une vidéo montre ainsi l’attaque nocturne de souris contre un bébé albatros, des « images perturbantes », met en garde la RSPB, qui a récemment mené une étude pour quantifier les pertes.

Elle lance donc une action, avec l’aide des gouvernements américain et sud-africain notamment, pour enrayer la catastrophe et éradiquer les souris en 2020. La campagne consistera à épandre sur l’île, par hélicoptère, un souricide enveloppé dans des boulettes de céréale, afin de sauver les oiseaux, en particulier l’emblématique albatros.

https://www.lapresse.ca/

Une personne séropositive peut-elle transmettre le VIH lors d’un don d’organe?


En Afrique du Sud, un enfant avait besoin d’une greffe de foie, et cela urgeait, mais le manque de don d’organe aurait eu raison de sa mort. Comme le foie est un organe qui se régénère, il est possible que le donneur soit vivant. Sa mère était compatible sauf qu’elle soit séropositive. Après plusieurs questions d’éthiques et l’impossible de sauver l’enfant autrement, la transplantation eut lieu est, ce fut un succès. Reste maintenant à savoir si l’enfant développera le VIH
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Une personne séropositive peut-elle transmettre le VIH lors d’un don d’organe?

 

Pour l'instant, les médecins n'arrivent pas à savoir sil le virus a été transmis. | ypographyimages via Pixabay License by

Pour l’instant, les médecins n’arrivent pas à savoir sil le virus a été transmis. | ypographyimages via Pixabay License by

Harriet Etheredge et Jean Botha et June Fabian

En Afrique du Sud, une mère séropositive a pu donner son foie à son fils gravement malade malgré le risque de transmission du virus.

L’Afrique du Sud fait face à une terrible pénurie de dons d’organes. Les médecins luttent pour trouver des organes appropriés pour les patients et patientes gravement malades, dont la survie dépend d’une greffe. Cette situation les accule parfois à des choix difficiles. Il arrive par exemple qu’ils doivent, pour sauver la vie d’un ou d’une patiente, envisager de lui greffer un organe provenant d’une personne dont le groupe sanguin diffère du sien, même si cela augmente les risques de complications.

Voici environ un an, nous avons nous-mêmes dû faire face à ce genre de choix: nous pouvions sauver la vie d’un enfant en lui implantant un greffon de foie –mais ce faisant, nous risquions de lui transmettre le VIH. La donneuse était en effet sa mère séropositive. La procédure comportait donc un risque de transmission du VIH à l’enfant [le foie pouvant se régénérer, il est possible d’en prélever une partie chez un donneur vivant pour la greffer à un receveur, ndlr].

En Afrique du Sud, la loi n’interdit pas la transplantation d’un organe provenant d’un donneur vivant séropositif à un receveur séronégatif, à condition qu’une solide procédure de consentement soit mise en place. En raison du risque de transmission du virus, cette approche n’est toutefois pas considérée par tous les médecins comme faisant partie des bonnes pratiques.

Le jeune récipiendaire avait passé 181 jours sur la liste d’attente des dons d’organes. Or la durée moyenne de présence sur liste d’attente dans notre programme de greffe est de quarante-neuf jours. Durant ce laps de temps, la mère de l’enfant avait demandé à maintes reprises si elle pouvait donner une partie de son propre foie à son enfant. Nous ne pouvions toutefois pas considérer cette option à l’époque, car elle allait à l’encontre de la politique de notre unité. Mais sans une greffe, l’enfant allait très certainement mourir.

Impossibilité de savoir s’il a été infecté

Après mûre réflexion, et avec l’aval du comité d’éthique médicale de l’université du Witwatersrand à Johannesburg, nous avons décidé de procéder à la greffe. En suivant une planification minutieuse, nous avons fourni à l’enfant un traitement à base de médicaments antirétroviraux avant l’intervention, avec l’espoir de prévenir l’infection par le VIH (prophylaxie pré-exposition, PrEP).

La transplantation, qui a été réalisée au centre médical Donald Gordon de l’université du Witwatersrand, a été un succès. L’enfant est aujourd’hui épanoui, mais à ce stade, nous sommes toujours incapables de déterminer son statut VIH. Durant les premiers mois qui ont suivi la greffe, des anticorps anti-VIH ont été détectés dans son organisme, et l’infection semblait donc avoir eu lieu. Mais ces anticorps ont décliné au fil du temps, et ils sont désormais presque indétectables. Nous n’avons en définitive pas été en mesure d’établir si l’enfant est effectivement infecté par le VIH. Même le recours à des tests ultra-sensibles et très spécialisés n’a pas permis de détecter le VIH lui-même dans le sang ou les cellules de l’enfant.

Il faudra probablement que s’écoule encore un certain temps avant que nous puissions avoir une quelconque certitude. Cependant, l’enfant supporte actuellement très bien le traitement antirétroviral. Les cas de contaminations survenues suite à la transplantation, par inadvertance, d’organes contaminés par le VIH révèlent que les patients devenus séropositifs de cette façon se rétablissent aussi bien que ceux qui reçoivent un greffon VIH négatif.

Cette intervention chirurgicale pourrait changer la donne pour l’Afrique du Sud. Le pays abrite en effet une importante population de personnes séropositives dont la charge virale est indétectable (on parle de charge virale indétectable lorsqu’une personne infectée par le VIH et suivant un traitement antirétroviral voit la quantité de virus dans son sang diminuer au point de devenir indétectable). Or ces personnes séropositives n’ont jamais été considérées comme des donneuses potentielles dans le cadre de la greffe de foie.Avant de procéder à la greffe, nous avons consacré un soin particulier à la mise en place d’une large consultation.

De l’importance de comprendre les risques

Recourir à la transplantation d’organes implique de relever de nombreux défis éthiques et juridiques. Les questions spécifiques et complexes posées par ce cas précis ont été soigneusement examinées. Il s’agit notamment de parler aux membres de l’équipe de transplantation, aux spécialistes de la bioéthique, de la justice, de la médecine du VIH et à celles et ceux du comité d’éthique médicale de l’université Wits. Ce comité a entre autres pour fonction de protéger les patients impliqués dans la recherche médicale, et de s’assurer que les procédures mises en place par les médecins le sont pour les bonnes raisons.

Il était évident que cette greffe allait dans le sens du meilleur intérêt de l’enfant. La principale question éthique consistait à déterminer s’il était juste de priver la mère de la possibilité de sauver la vie de son enfant, en lui refusant l’opportunité de fournir le greffon. Un principe fondamental de l’éthique est de traiter les gens équitablement. Les personnes séropositives devraient de ce fait avoir accès aux mêmes options de soins que les autres. Nous avons donc convenu, avec le comité d’éthique, que tant que les parents de l’enfant comprenaient qu’il existait un risque que celui-ci contractât le VIH, il était acceptable de procéder à la greffe.

Afin de nous assurer que les parents de l’enfant étaient bien informés et pourraient prendre leur décision dans des conditions optimales, nous avons eu recours à un «avocat de donneur vivant». Indépendant, celui-ci n’était pas employé par l’hôpital, son rôle principal était de soutenir les parents en s’assurant qu’ils comprenaient exactement quels étaient les risques pour la mère en tant que donneuse. Il était également en relation avec l’équipe de transplantation, au nom des parents, lorsque nécessaire.

Les parents, qui avaient déjà envisagé le risque que le VIH soit transmis à leur enfant suite à l’opération, se sont avérés déterminés à aller de l’avant. Ils ont été reconnaissants que l’équipe se montre disposée à examiner attentivement cette option, étant donné qu’il n’y avait pas d’alternative disponible et que leur enfant était gravement malade. Nous avons demandé aux deux parents de donner leur consentement à la procédure, car il était de leur responsabilité à tous les deux de prendre soin de leur enfant par la suite.

Une occasion pour observer la transmission du VIH

Cette intervention démontre non seulement que les médecins peuvent réaliser ce type de transplantation, mais aussi que les résultats peuvent être positifs à la fois pour le donneur séropositif et pour le receveur. Elle a également constitué une occasion unique pour les scientifiques de Wits d’étudier la transmission du VIH dans des circonstances très contrôlées.

Pour l’instant, les médecins ne sont pas en mesure de dire aux parents si la greffe a transmis le VIH à leur enfant. Cette incertitude est notamment due au fait que ce cas est unique, ce qui laisse beaucoup de questions sans réponse. Les recherches en cours permettront d’y répondre.

À l’avenir, nous continuerons de veiller à ce que les parents soient pleinement conscients de l’incertitude qu’implique ce genre d’intervention. Toutes les futures greffes de ce type seront incluses dans une étude actuellement en cours, dont l’objet est d’examiner plus en détail la transmission du VIH chez les enfants, ainsi que la façon dont le VIH peut ou non se propager via les greffes d’organes.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

 

http://www.slate.fr/