Une araignée était en train de tisser sa toile… dans son oreille !


Tisser sa toile dans une oreille, l’araignée risque de mourir de faim, ce n’est pas l’endroit idéal pour trouver des insectes. En Chine, un homme à ressenti une sensation bizarre comme si quelque chose rampait. À l’hôpital, un médecin à l’aide d’un endoscope a découvert une petite araignée bien installée dans le conduit auditif en train de tisser sa toile. Le médecin a utilisé une pince à épiler, sans résultat, alors il a inondé la toile avec des gouttes. Sauve qui peut ! L’araignée a fini par sortir
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Une araignée était en train de tisser sa toile… dans son oreille !

Le Saviez-Vous ► Araignées : 10 idées reçues à oublier absolument !


Les araignées génèrent chez plusieurs personnes, une peur, un dégoût, pourtant, la grande majorité ne sont pas dangereuses et sont très utiles. Cependant, il y a beaucoup d’idées préconçues envers ces bestioles. Ceux qui n’aiment vraiment pas les araignées, n’aimeront  pas du tout savoir à propos des araignées dans la maison.
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Araignées : 10 idées reçues à oublier absolument !

 

par Clara Zerbib, journaliste animalière

La peur des araignées est l’une des phobies les plus répandues chez les êtres humains. En effet, leur corps velu, leurs nombreux yeux, leurs huit pattes et leur façon si particulière de se déplacer en effraient, voire en dégoûtent plus d’un. Et pourtant, la plupart des araignées sont complètement inoffensives et cherchent par tous les moyens à fuir les humains. À croire qu’elles sont aussi rebutées par nous que nous le sommes par elles !

Afin de vous montrer que ces petites bêtes sont presque aussi mignonnes que nos chiens et nos chats et qu’il n’y a absolument pas lieu d’en avoir peur, voici 10 mythes sur les araignées que vous pouvez dès à présent oublier !

1. En hiver, les araignées se réfugient à l’intérieur

On pense souvent que, lorsque l’hiver arrive, les araignées s’empressent de venir se réfugier dans nos maisons pour échapper au froid. En effet, il n’est pas rare d’en voir plus souvent à l’intérieur en automne qu’en été.

Mais en réalité, la plupart des araignées que l’on rencontre dans nos foyers y vivent depuis toujours. Ces araignées pondent leurs œufs dans les meubles et vivent, de génération en génération, à l’intérieur. Elles se sont même adaptées au climat tempéré des maisons et au manque d’eau et de nourriture.

2. Les araignées sont agressives

Lorsque l’on se réveille et que l’on remarque un bouton sur notre corps alors que nous sommes en plein hiver et qu’il n’y a pas de moustiques dans la zone, on pense immédiatement à une piqûre d’araignée. Or, non seulement les araignées ne piquent pas, mais en plus elles sont de nature peureuse. Ainsi, elles ont plutôt tendance à fuir lorsqu’elles aperçoivent un humain ! De plus, elles ne se nourrissent pas de chair humaine.

Les seuls moments où une araignée peut vous mordre (encore faut-il qu’elle soit suffisamment grosse), c’est lorsqu’elle se sent menacée, lorsque vous vous asseyez dessus par inadvertance, par exemple.

3. Le venin des mygales est mortel

Les mygales sont victimes d’une réputation particulièrement négative. En effet, leur grande taille et leur corps velu ont de quoi effrayer. Mais, en réalité, malgré un venin puissant, leur morsure, qui s’avère tout de même douloureuse, n’est généralementpas dangereuse pour l’Homme.

De rares espèces de mygales peuvent causer des comas et une seule (Atrax robustus) peut provoquer la mort. Toutefois, il existe un anti venin.

4. Les araignées sont des insectes

Même si les araignées présentent quelques caractéristiques communes avec les insectes, elles ne peuvent pas être considérées comme telles ! En effet, les araignées sont des arachnides, tout comme les acariens et les tiques. Cela signifie qu’elles ont huit pattes, contrairement aux insectes qui en ont généralement six, et qu’elles n’ont pas d’antennes.

5. Les araignées sont mieux dehors

Pour les plus empathiques d’entre nous, lorsqu’il nous arrive de trouver une araignée à l’intérieur de la maison, notre premier réflexe n’est pas de l’écraser mais de la mettre dehors. En effet, on imagine qu’elle sera certainement plus heureuse à l’extérieur.

Et pourtant, comme on a pu le voir tout à l’heure, les araignées que l’on rencontre à l’intérieur des maisons y vivent bien souvent depuis toujours. Ainsi, les relâcher dans la nature revient à signer leur arrêt de mort. Et pour cause, elles ne sont pas habituées à la vie en plein air, aux températures changeantes et aux prédateurs !

araignée maison

Crédits : iStock

6. On avale 8 araignées par an en dormant

C’est totalement faux ! Comme nous l’avons vu, les araignées ont plutôt tendance à fuir les humains. Ainsi, si une araignée se retrouvait par hasard sur votre visage, il faudrait déjà que cela ne vous réveille pas, mais qu’en plus vous dormiez la bouche ouverte et que vous ne respiriez pas.

En effet, les araignées détestent la chaleur. Or, lorsque vous respirez, vous exhalez un souffle chaud. Et ne parlons pas des vibrations produites par vos ronflements qui auraient vite fait de faire détaler toute éventuelle araignée !

7. Les araignées sont partout

On dit souvent que les araignées sont tellement nombreuses qu’elles sont partout autour de nous, invisibles, et qu’elles observent le moindre de nos mouvements. De quoi rendre ces petites bêtes particulièrement angoissantes ! Mais en réalité, tout dépend de l’endroit où vous vous trouvez.

En effet, si vous décidez de pique-niquer dans un parc, il y a fort à parier que vous serez entouré d’araignées minuscules. En revanche, si vous vous trouvez sur un terrain de golf ou tout autre gazon hyper entretenu, il y a peu de chances d’en rencontrer. De même si vous êtes dans un avion ou au sommet d’un gratte-ciel. Enfin, sachez que l’hiver, la plupart des araignées restent bien au chaud dans leurs terriers.

8. Toutes les araignées tissent des toiles

Lorsque l’on pense aux araignées, on pense immédiatement à la toile si particulière qu’elles passent des jours à tisser. Cette toile en soie, qui est généralement plutôt collante, leur sert à capturer leurs proies et donc à se nourrir.

Cependant, toutes les araignées ne tissent pas des toiles. En effet, certaines s’enfoncent dans la terre pour se camoufler, d’autres se tiennent en embuscade et d’autres encore vont directement au contact.

9. Les araignées pondent sous la peau

On a tous entendu quelqu’un dire qu’il connaissait quelqu’un à qui c’était arrivé : voir sortir d’une partie de son corps des centaines de petites araignées. La raison ? Une araignée qui aurait pondu sous la peau…

En réalité, il est impossible que cela arrive pour la simple et bonne raison que les araignées ne disposent pas d’organe perforateur. Elles peuvent tout au plus vous mordre, et seulement si elles sont suffisamment grosses. En revanche, les acariens, qui peuvent être confondus avec les araignées, ont cette capacité… À bon entendeur !

10. Les araignées tissent des toiles en spirales

La première image qui nous vient à l’esprit lorsque l’on imagine une toile d’araignée, c’est sa forme circulaire constituée d’une série de spirales. Pourtant, les araignées sont capables de créer des toiles aux designs différents.

Par exemple, certaines araignées créent des toiles à entonnoir qui ne collent pas et dans lesquelles elles se cachent jusqu’à ce qu’une proie passe à proximité. Elles sortent alors de leur cachette pour attaquer.

Source

https://animalaxy.fr/

GRECE. Les abords d’un lac pris dans une "toile" d’araignée d’1 kilomètre


C’est la deuxième fois en peu de temps qu’un tel phénomène se présente. Des toiles d’araignée qui enveloppent la nature. S’il y a plus d’araignées, c’est qu’il y a beaucoup de bouffe disponible pour eux
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GRECE. Les abords d’un lac pris dans une « toile » d’araignée d’1 kilomètre

Toile d'araignée de 1.000 mètres de long

Photo de la « toile » d’araignée de 1.000 mètres de long repérée à proximité du lac Vistonida, le 18 octobre 2018.

© SAKIS MITROLIDIS / AFP

Par Anne-Sophie Tassart

Les alentours du lac Vistonida en Grèce, ont été recouverts par une sorte de toile d’araignée géante. Ce phénomène avait déjà été observé à l’ouest du pays un mois auparavant.

Depuis quelques jours, les berges du lac Vistonida, dans le nord de la Grèce, sont prises dans une sorte de toile géante, tissée par des milliers d’araignées. Voilant la végétation qui entoure le lac, les fils s’étendent sur plus de 1.000 mètres de long. Selon les experts, le phénomène découle de la prolifération durant l’été 2018 – du fait des températures élevées – des moustiques et des moucherons. Le nombre important de proies a permis aux arachnides de proliférer à leur tour.

« Les conditions météo sont idéales pour que les araignées se multiplient », avec une « nourriture aussi abondante (…) elles sont en surpopulation« a expliqué sur la télé grecque Alpha Euterpe Patetsini, biologiste du parc environnemental local.

Comme cela avait été le cas en septembre 2018, sur la plage du lagon Aitoliko, dans l’ouest du pays, ce phénomène est en partie dû aux araignées du genre Tetragnatha.

Un phénomène classique chez toutes les araignées

Dans un précédent article de Sciences et Avenir, l’arachnologue du Muséum national d’Histoire naturelle, Christine Rollard, avait expliqué qu’il ne s’agit en réalité pas de toiles mais de fils de déplacement. Ces derniers sont à la fois produits par les araignées se déplaçant d’un support à un autre et par des jeunes araignées arrivées en grand nombre au moment de leur dispersion par la voie des airs. En effet, après la ponte, des milliers de jeunes s’envolent au bout de nombreux fils qui recouvrent alors les supports environnants.

 Ces fils de soie disparaissent ensuite naturellement, cela n’est pas dangereux« ,  avait alors assuré la spécialiste.

Et ce phénomène est moins rare qu’on ne le pense.

« Cette dispersion massive des jeunes – phénomène ponctuel et périodique aussi appelé « ballooning » – est classique chez toutes les araignées », expliquait encore Christine Rollard.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée


Il y avait des tiques, il y a 100 millions d’années. Elles sont tenaces pour traverser les millénaires comme d’autres insectes. Une tique en particulier est morte deux fois. Une fois par le piège installée par une araignée et une autre fois pour l’ambre.
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Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée

 

 

Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

par Brice Louvet

Il y a environ 100 millions d’années, une tique eut le malheur d’errer sur la toile d’une araignée, obligeant l’arachnide à envelopper l’insecte dans une tombe de soie. La situation a ensuite empiré lorsque la tique est entrée en contact avec la sève d’un arbre, l’enveloppant encore davantage. Aujourd’hui, cette scène est immortalisée dans l’ambre.

Des traces de toiles d’araignées contenant des insectes avaient déjà été retrouvées; les fossiles contenant les restes de tiques préservés sont néanmoins très rares. Ce que nous apprend ce fossile – retrouvé dans le nord du Myanmar puis fourni au Musée d’histoire naturelle de Berlin par le collectionneur allemand Patrick Müller – c’est que les tiques étaient déjà capturées par les araignées au Crétacé.

C’est « la première fois que cette interaction spécifique entre les tiques et les araignées est documentée dans les archives fossiles« , écrivent les auteurs de cette nouvelle étude.

En regardant de près les fins filaments qui enveloppent encore la tique, les chercheurs ont été en mesure de confirmer l’emballage en soie d’araignée.

Aujourd’hui, plusieurs familles d’araignées sont connues pour capturer et consommer des tiques, mais était-ce déjà le cas au Crétacé, il y a 100 millions d’années ? Les chercheurs ne sont pas sûrs.

« Ce processus d’attaque permet d’immobiliser la proie, de la rendre inoffensive avant que l’araignée ne la morde pour tester si elle est acceptable ou non« , notent les chercheurs.

Nous ne savons donc pas si l’araignée comptait réellement consommer la tique.

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Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Tout ce que nous savons, c’est que la tique se serait cachée dans la végétation, dans l’espoir de s’accrocher à un petit mammifère ou à un dinosaure à plumes pour aspirer son sang. Mais elle est tombée d’une façon ou d’une autre dans un piège : une toile d’araignée. Et la résidente a rapidement enveloppé son cousin arachnide, soit pour la manger, soit par mesure de précaution.

Gros plan sur les fils de soie que l’araignée a utilisé pour envelopper sa proie, piégée pendant plus de cent millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans revue Cretaceous Research.

Source

http://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Recyclage d’araignées


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Nous recyclons pour minimiser l’impact sur des ressources de la terre et de mieux gérer notre environnement. Nous ne sommes pas les seuls, les araignées aussi recycle leurs toiles pour emmagasiner des protéines que ces fils de soie contiennent
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Recyclage d’araignées

Orb_weaver

Photo: BeautifulRust (flickr)

Par AMY BREAU

Regardez autour de nombreuses maisons et entreprises aujourd’hui, et vous verrez des bacs de recyclage remplis de papier, de boîtes en métal et de plastique.

Dans un monde de ressources limitées, il est logique de réduire, réutiliser et recycler autant que possible. C’est pourquoi les humains ne sont pas les premiers à essayer de conserver les ressources naturelles en recyclant. Les araignées ont leur propre programme de recyclage de protéines précieuses.

Emmêlé Prey

Les araignées dont nous parlons sont les orb-tisserands, celles qui font que les webs arrondis et intrincés que vous voyez scintillants entre les branches dans un jardin ou une forêt. Pour accroître leurs chances de capture de proies, les sites Web de tisserands orb sont souvent situés dans des zones à fort trafic. Cela rend les dommages sur le Web plus susceptibles, soit lorsqu’un morceau sucré s’emballe ou lorsqu’un homme mordant est accroché pendant quelques secondes!

Certains orb-weavers refont leurs sites tous les jours, qu’ils soient endommagés ou non. Comme la soie d’araignée est constituée de protéines, tout ce tissage nécessite des quantités considérables de protéines. Que faire si un bon insecte riche en protéines ne s’arrange pas sur le Web tous les jours? Qu’est-ce qu’un orb-weaver affamé à faire?

Recyclage

C’est là que le génie de l’araignée pour le recyclage entre. Lorsque l’orb-weaver dépare une ancienne toile, il mange réellement la soie. La protéine de la vieille soie n’est jamais gaspillée , à partir du système digestif de l’araignée, elle va vers les glandes de soie pour être transformée en une nouvelle toile. Même si une araignée mange quelques repas, elle peut toujours continuer à filer des bandes. C’est grâce au programme de recyclage efficace qui permet aux araignées de conserver les protéines en mangeant des vieux réseaux.

http://indianapublicmedia.org

Le Saviez-Vous ► À quoi ressemblent des toiles d’araignée XXL


Quelle araignée tisse la toile la plus grande ? Au Madagascar, une espèce d’araignée voit son terrain de chasse très grand, le plus curieux, ce n’est pas pour attraper des grosses proies
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À quoi ressemblent des toiles d’araignée XXL

 

À Madagascar, un garde se tient devant une toile d’araignée qui enjambe un cours d’eau. © M. Kunter

Les toiles que tisse l’araignée Caerostris darwini sont les plus grandes du monde : elles peuvent atteindre 25 m de long, soit l’équivalent de deux bus de ville.

Dans le parc national d’Andasibe- Mantadia, à Madagascar, « les gardes connaissaient les toiles, et je pense qu’ils les montraient aux touristes depuis un certain temps », glisse le zoologue Ingi Agnarsson, de l’université du Vermont.

Mais l’araignée d’écorce de Darwin était inconnue des scientifiques jusqu’à ce que son existence ne soit révélée par Ingi Agnarsson et ses collègues, dont les recherches furent en partie financées par National Geographic.

L’équipe a décrit l’araignée pour la première fois en 2009, année du 150e anniversaire de la parution de L’Origine des espèces, de Charles Darwin. C’est ce qui a inspiré le nom de l’araignée, de même que sa capacité à se camoufler sur l’écorce des arbres.

Malgré la taille de ses toiles, Caerostris darwini les utilise avant tout pour capturer des petites proies – des insectes, comme les éphémères ou les libellules.

« Dans nos rêves, reconnaît Ingi Agnarsson, nous espérions plutôt voir des oiseaux ou des chauves-souris. »

http://www.nationalgeographic.fr/

L’araignée sait compter ses proies


Savez-vous ce qu’il y a dans votre garde-manger ? Pourriez-vous constater dans un court temps si quelqu’un vous à dérober une denrée à votre insu ? En tout cas, une araignée néphile le saurais !!
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L’araignée sait compter ses proies

 

Nephila clavipes construit une toile particulièrement résistante pour capturer des proies. © David Maiolo , Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

 

Nephila clavipes construit une toile particulièrement résistante pour capturer des proies. © David Maiolo , Wikimedia Commons, cc by sa 3.0

Par Marie-Céline Jacquier

L’araignée Nephila clavipes fait ses réserves de proies et elle sait très bien repérer s’il en manque dans son garde-manger. Si on lui en retire, elle les cherche. Si la proie perdue est grosse, elle la cherche d’autant plus activement.

Les néphiles sont des araignées vivant en Amérique du Nord et du Sud. Les femelles sont de grande taille et construisent des toiles pouvant faire un mètre de diamètre et résistances qu’elles peuvent durer des années. Ce piège est suffisamment fort pour attraper de petits oiseaux même si les araignées ne les mangent pas. Un pigment jaune dans la soie fait que ces toiles apparaissent dorées dans certaines conditions d’éclairement.

L’araignée attend sagement que des insectes volants se prennent dans ses filets, mais il peut arriver que d’autres araignées viennent lui dérober des insectes. C’est pourquoi des chercheurs se sont demandé si les araignées pouvaient se représenter le nombre de proies qu’elles avaient et intégrer la masse représentée par toutes ces proies accumulées dans leurs filets.

Les chercheurs de l’université de Wisconsin-Millwaukee et du Costa Rica ont fait une expérience dans laquelle ils ont donné des larves de ver de farine aux araignées. Les scientifiques ont joué sur l’ampleur des garde-manger en faisant varier la taille des proies ou leur nombre, mais de manière à ce que la masse totale soit équivalente. Ils ont alors enlevé des proies et observé le comportement de l’araignée pour tester sa mémoire. Leurs résultats paraissent dans la revue Animal Cognition.

Le dimorphisme sexuel est important entre la femelle et le mâle, qui est à peu près 5 fois plus petit qu’elle.
Le dimorphisme sexuel est important entre la femelle et le mâle, qui est à peu près cinq fois plus petit qu’elle. © Stephen Friedt, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0

L’araignée se rappelle le nombre et la taille des proies

L’équipe a alors observé que les recherches de l’araignée augmentaient brusquement en fonction de la quantité de proies volées, plus que si une seule grosse proie était volée. Les araignées qui perdent le plus de proies dans leur garde-manger cherchent pendant plus longtemps.

Rafael Rodríguez, qui a mené cette recherche, estime : « Nous pouvons faire la conclusion provisoire que ces araignées possèdent un sens de la numérosité ».

Le concept de numérosité décrit la capacité à évaluer le nombre d’éléments sans les compter. Les chercheurs ont aussi observé que les araignées augmentent leurs efforts de recherche si de très grosses larves sont retirées, ce qui suggère qu’elles peuvent aussi calculer la taille de la proie.

Les araignées néphiles semblent donc suivre la quantité de proies de deux manières, par leur nombre et par leur taille, mais s’occupent surtout du nombre de proies. La néphile mémorise la taille de son garde-manger et utilise ces souvenirs pour moduler ses efforts de recherche lorsque des proies lui sont subtilisées.

http://www.futura-sciences.com/