5 choses à savoir sur les enfants et la famine


La guerre, les divers conflits et la sécheresse n’aident en rien pour surmonter la famine dans certains pays. Ceux qui en souffrent le plus serait les enfants, leur avenir est à se point hypothéqué que c’est toute une génération qui sera perdue
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5 choses à savoir sur les enfants et la famine

 

Avec la famine, les conflits et les enfants déplacés, le monde fait face à la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Sur le terrain, l’UNICEF intensifie son action dans les régions les plus touchées, mais, pour réagir à la famine, il faut faire plus que seulement envoyer des aliments d’urgence aux enfants. Il faut aussi prévenir les conséquences néfastes de la faim sur le développement des enfants, qui peuvent restreindre leurs perspectives d’avenir.

Les conséquences à long terme de la faim comprennent :

– Déficits permanents dans le développement social et émotionnel;
– Lésion cérébrale;
– Difficulté à l’école;
– Baisse de la motricité et de l’activité;
– Anxiété ou dépression;
– Problèmes de comportement.

Si nous tardons trop avant d’agir, la faim nuira aux capacités d’apprentissage des enfants et les répercussions seront permanentes.

Voici cinq choses que vous devriez savoir sur la crise alimentaire.

1. Les enfants ne peuvent pas attendre. La famine, la sécheresse et les conflits armés brisent leur vie et leur avenir.

La famine a déjà été déclarée au Soudan du Sud et menace d’autres pays. Les enfants souffrent de malnutrition et de maladies. Ils ont besoin de notre aide.

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2. Les enfants sont les plus durement touchés. Des millions d’entre eux sont près de mourir de faim.

Cette année, près de 1,4 million d’enfants sont en danger imminent de mort. Dans chacun des quatre pays touchés ou menacés par la famine, et dans des régions entières, des enfants succomberont à des maladies, dont le choléra et la rougeole, qui entraînent la diarrhée et la déshydratation.

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3. Pour l’instant, quatre pays constituent l’épicentre de la crise : le Yémen, la Somalie, le Soudan du Sud et le nord-est du Nigeria.

Dans ces quatre pays, 22 millions d’enfants sont affamés, malades, déplacés et déscolarisés. Tant que la violence, la faim et la soif pousseront les populations de ces pays à se déplacer au sein et au-delà de leurs frontières, les taux de malnutrition ne cesseront d’augmenter dans ces quatre pays, dans le bassin du lac Tchad et dans la Grande Corne de l’Afrique.

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4. L’activité humaine est le moteur de la crise

Les guerres et les conflits persistants ont des effets dévastateurs sur la vie de millions d’enfants et de leur famille, et créent des risques de famine. Les belligérants chassent les habitants de chez eux, détruisent les récoltes et les moyens de subsistance et empêchent les organismes humanitaires de se rendre jusqu’aux personnes qui ont désespérément besoin d’une aide vitale, comme de la nourriture et de l’eau potable. La sécheresse aggrave ces crises alimentaires causées par l’homme dans certaines régions de l’Afrique, en particulier en Somalie et dans la Corne de l’Afrique.

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5. C’est une situation d’urgence

Si la situation ne s’améliore pas, les enfants risquent de mourir de faim, et leur avenir risque d’être menacé. En effet, la malnutrition sévère affecte de façon irréversible le développement intellectuel et physique, et restreint les perspectives d’avenir des enfants. Plus nous attendons avant de répondre aux besoins de ces enfants, plus nous mettons en péril leur avenir.

Que pouvez-vous faire ?

Trois choses sont absolument nécessaires pour sauver des centaines de milliers de vies :

1. Demandez la fin des violations des droits de l’homme, qui sont des vecteurs majeurs des famines.

2. Exigez que toutes les parties prenant part à ces conflits autorisent l’accès de l’aide humanitaire sans restriction et sans condition à tous les enfants et familles démunis.

3. Donnez. Il est urgent de recueillir des fonds pour permettre aux équipes qui sont déjà sur le terrain de renforcer rapidement les programmes vitaux de nutrition et de distribution d’aliments, ainsi que les programmes d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

Les enfants ne peuvent pas attendre qu’une nouvelle famine se déclare pour que des mesures soient prises. Aidez-les maintenant.

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Le Saviez-Vous ► Une histoire de l’origine des esclaves africains


 

L’origine de l’esclavage africain vers l’Europe, (on ne parle pas pour le moment des États-Unis, qui comme on le sait, beaucoup d’hommes africains ont été esclaves dans ce pays) a commencé par les empires africains qui ont vendu aux Européens, mais quand des pays européens ont vu le potentiel, ils ont fini par venir les chercher eux-mêmes
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Une histoire de l’origine des esclaves africains


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 Il faut comprendre que l’origine du commerce d’esclaves est liée tant aux guerres entre royaumes et tribus africaines qu’à leur contact avec les premiers Européens. Cette semaine, intéressons-nous aux grands royaumes africains qui ont commercé avec l’Europe et qui, notamment par les guerres internes, ont eux-mêmes fourni au départ les esclaves aux Européens… avant de réaliser l’hécatombe qui était en train de les frapper.

Des royaumes et Empires puissants:


L’Empire du Mali de Kanga Moussa en 1375
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L’Afrique est un immense continent de plus de 30 millions de km2 qui a vu passer sur son territoire de très nombreuses populations aux moeurs, langues et traditions différentes. Un des plus connus grâce aux écrits et vestiges qui existent encore aujourd’hui a été le puissant Empire du Mali. Du XIIIe au XVIIe siècles, le Mali et sa capitale, Tombouctou, ont été la plaque tournante du commerce entre l’Afrique et les grands royaumes arabes et à travers eux, de l’Europe même. L’Histoire se rappelle entre autres du roi Kanga Moussa, qui a fait un pèlerinage à la Mecque avec une impressionnante quantité d’or qu’il aurait distribué sur son passage!


Pages de manuscrits astronomiques de Tombouctou
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Bien situé comme zone d’arrêt pour les caravanes en raison de sa proximité du fleuve Niger, le Mali a constamment agrandi son territoire et géré un important commerce de l’or et du sel, en échange de produits de luxe comme le papier. Ses souverains s’intéressèrent au savoir sous toutes ses formes, investissant des mosquées, des bibliothèques et dans les plus anciennes universités du monde. Les célèbres manuscrits de Tombouctou, menacés par les conflits avec certains groupes religieux radicaux entre autres, sont un témoin important de cette histoire. 


Art de l’Empire du Congo
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Source)

Des XVe au XIXe siècles, l’Empire du Congo est lui aussi devenu un joueur important dans le commerce africain, surtout que sa situation géographique lui permettait une riche agriculture, ce qui n’était pas le cas partout en Afrique. Ses souverains ont conquis un vaste territoire en Afrique de l’Ouest, qui nécessitait de positionner des gouverneurs dans les zones annexées pour en assurer la gestion et la surveillance.

Contact avec l’Europe et commerce d’esclaves:


L’intérieur d’un navire marchand d’esclaves
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Des Empires comme celui du Congo ou de Dahomey acquéraient leur territoire par le biais de guerres et de conquêtes, ce qui impliquait de faire des prisonniers. Il faut noter que l’Afrique fournissait déjà des esclaves provenant de leurs conquêtes aux États arabos-musulmans depuis le VIIème siècle. Mais au XVème, les Portugais et les Hollandais atteignirent la côte atlantique de l’Afrique et entrèrent en contact avec ces Empires. Si les Européens étaient au départ intéressés par l’or, le développement des plantations de canne à sucre dans les colonies les amena à s’intéresser eux-mêmes à une marchandise humaine.


La reine Njingha Mbandi
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Source)

En échange entre autres d’armes à feu, intéressantes pour leurs guerres, certains royaumes africains commencèrent à vendre leurs prisonniers aux Européens, les condamnant à une vie d’esclaves hors d’Afrique. Au XVIème siècle, on estime que 10% de la population de la ville de Lisbonne était déjà d’origine africaine! Ces esclaves venaient entre autres du Nigéria, du Cameroun et des territoires périphériques au Congo. Mais les Européens voulurent de plus en plus d’esclaves et en vinrent à les capturer eux-mêmes, faisant stagner la démographie africaine jusqu’à la fin du XIXème siècle. Certains souverains commencèrent à réaliser la tragédie et tentèrent de s’opposer à ces raids illégaux. Ce fut notamment le cas de la reine du Matamba Njingha Mbandi, qui passa sa vie à résister aux tentatives de raids des Portugais sur son territoire au XVIIème siècle.


Affiche de vente d’esclaves de 1855
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Source)

Plus de 11 millions d’Africains et possiblement davantage, furent ainsi exportés vers les différentes colonies européennes entre les XVe et XIXe siècles, donnant ainsi naissance à une impressionnante diaspora noire de par le monde.

Evelyne Ferron, Spécialisée en histoire ancienne

 

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Le Saviez-Vous ► Une impressionnante mosaïque romaine découverte à Chypre


Une découverte en été 2016 à Chypre a raconté grâce à des mosaïques la conquête romaine. Ces mosaïques sont magnifiquement bien conservées depuis la Grèce antique
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Une impressionnante mosaïque romaine découverte à Chypre 

 


Crédits:
EPA

Les fouilles archéologiques peuvent souvent être longues et fournir malheureusement peu d’artefacts intéressants. Mais cet été, (2016 ndlr) les archéologues réalisant des fouilles sur l’île de Chypre, ont eu une agréable surprise! Ils ont en effet mis au jour deux rares et superbes mosaïques de l’époque romaine. Les images ont été diffusées cette semaine, alors profitons-en pour les regarder de plus près!

L’importance de Chypre dans l’Antiquité:


Photo : 
Poterie chypriote (1900-1725 av. J.-C.)

Chypre vient du mot grec ancien « kypros » qui signifie cuivre. Cette grande île était bien positionnée en Méditerranée, ce qui lui permit d’être un centre de commerce important dans le monde méditerranéen, notamment en exportant son cuivre à l’aube du IIème millénaire av. J.-C. Ces échanges commerciaux enrichirent les habitants de Chypre, les villes se développèrent au cours du Bronze récent (XVIe-XIIe siècles av. J.-C.) et le mobilier et les objets du quotidien devinrent plus raffinés.


Photo:
Ancient théâtre grec de Kourion

De par sa richesse et sa position géographique enviable, l’île s’est retrouvée au coeur des guerres et des conquêtes des époques grecque, hellénistique et romaine. Les Phéniciens, les Assyriens, les Perses, Alexandre le Grand et les Égyptiens ont tous d’une façon ou d’une autre exercé un contrôle sur un partie de l’île de Chypre, ce qui rend non seulement son histoire ancienne fascinante, mais fournit aussi beaucoup d’artefacts de grande valeur pour les archéologues et les historiens qui s’intéressent à la Méditerranée antique.

Les découvertes:


© Département des antiquités de Chypre

L’île de Chypre est donc sujette à de nombreux terrains de fouilles depuis plusieurs années. En juillet et août cet été, les archéologues ont trouvé deux trésors en bon état de conservation. La première découverte a eu lieu en juillet sur un site près de la ville de Larnaca, anciennement Kition. Les chercheurs ont alors annoncé la découverte d’un plancher couvert de mosaïques datant de l’époque romaine, plus précisément du IIème siècle de notre ère. La partie dégagée illustre un thème mythologique grec célèbre, soit les douze travaux d’Hercule!


Crédits :
AFP

Dans la mythologie grecque, Hercule ou Héraclès, dut effectuer les travaux exigés par Eurysthée, le plus vieil ennemi de la déesse Héra. Parmi les tâches exigées, il dut entre autre étouffer un lion, capturer une biche aux bois d’or et dompter le taureau crétois de Minos.


Crédits :
AFP

Puis début août, autre coup de théâtre! Les archéologues qui travaillent dans le secteur de Nicosie, sur le site d’Akaki, ont découvert une immense mosaïque, de 26 mètres de long et 4 mètres de large, datant du 4ème siècle de note ère. L’oeuvre de la fin de l’époque romaine représente une scène de course de chars comme nous en avons rarement vue! 


Crédits:
EPA

En observant l’image ci-dessus, on peut remarquer que la scène représente quatre chars de course avec leurs chevaux. Une inscription en grec se trouve au-dessus de chaque char en compétition et un des auriges, les conducteurs, est même représenté debout en pleine action, alors que les chevaux tirent son char à grande vitesse!


Crédits:
EPA

Vu la qualité et la beauté de ces oeuvres, les archéologues croient avoir découvert le plancher d’une luxueuse villa de Chypre. Les futures analyses nous permettront certainement de connaître les noms de ces conducteurs de chars et bien d’autres détails encore! Comme toujours… à suivre!

 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Le cannibalisme au paléolithique n’était pas uniquement alimentaire


Le cannibalisme existe au moins depuis l’homme de la préhistoire. Pourquoi manger son semblable, point de vue énergétique bien des animaux sont plus rassasiant que manger une personne humaine. Est-ce vraiment juste une question de nourriture, ou peut-être des rituels ?
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Le cannibalisme au paléolithique n’était pas uniquement alimentaire

 

Une fameuse peinture datant de l'époque du paléolithique a... (ARCHIVES AFP)

Une fameuse peinture datant de l’époque du paléolithique a été exposée dans un musée à Paris, en 2015.

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Pour comprendre le cannibalisme pratiqué par les hommes préhistoriques, un chercheur a eu l’idée de calculer la valeur nutritionnelle du corps humain. Verdict: elle n’est pas particulièrement riche. Le but recherché n’aurait donc pas été purement alimentaire, en déduit-il.

S’attaquant à un sujet tabou, James Cole, spécialiste du paléolithique à l’Université de Brighton, a établi un tableau des différentes parties du corps humain indiquant leur poids respectif et leur valeur nutritionnelle exprimée en calories (graisse et protéines).

De cette table, publiée jeudi dans la revue Scientific Reports, il ressort que le cerveau et la moëlle épinière ne pèsent pas lourd mais sont très caloriques, que les cuisses ont un bon potentiel calorique mais que le tissu adipeux est encore plus riche.

«Sur le plan des calories, nous correspondons à un animal de notre taille et de notre poids», déclare à l’AFP James Cole. «Mais nous ne sommes pas très nourrissants comparé aux gros animaux que les premiers hommes chassaient et mangeaient», ajoute-t-il. «L’homme est une espèce plutôt maigre». Or le gras est plus calorique que les protéines.

La viande de mammouth, d’ours, de sanglier, de castor, de bison était nettement plus énergétique, selon un autre tableau comparatif publié par le chercheur.

Un homme de 66 kilos fournit potentiellement 1300 calories par kilo de muscle. Le mammouth est à 2000 calories par kilo, l’ours à 4000 (trois fois plus que l’homme) tout comme le sanglier et le castor.

La valeur calorique globale des muscles d’un homme est évaluée à 32.376. Elle est de 3 600 000 pour un mammouth, 1 260 000 pour un rhinocéros laineux, 600 000 pour un ours, 200 100 pour un cheval.

«Au niveau individuel, l’homme affiche un taux calorique peu élevé. Et même si vous mettez cinq ou six individus, cela procurera toujours moins de calories qu’un seul cheval ou un bison», note James Cole.

Raisons culturelles et sociales?

«Qui plus est, l’homme est plus intelligent et son comportement est complexe. Ce devait être plus difficile de tuer six hommes qu’un cheval.»

«C’est pourquoi je suggère que peut-être que nous ne pouvons pas expliquer les actes de cannibalisme juste par un besoin de nourriture», poursuit-il. Les raisons de cette anthropophagie étaient peut-être «culturelles ou sociales» (défense du territoire…).

Le Paléolithique est une période qui commence avec l’apparition du genre Homo il y a 3 millions d’années et se termine il y a environ 10 000 ans.

Des fouilles archéologiques ont permis d’établir que Homo antécesseur, un pré-néandertalien qui vivait il y a près de 1 million d’années (site du Gran Dolina en Espagne), était cannibale. Tout comme Homo Erectus il y a 680 000 ans (site de la Caune de l’Arago à Tautavel en France).

L’homme de Néandertal, notre cousin disparu, mangeait lui aussi de la viande humaine (site français de Moula-Guercy, site d’El Sidron en Espagne).

Et l’homme moderne, Homo Sapiens, était lui aussi anthropophage comme le montrent des ossements trouvés dans la grotte de Maszycka en Pologne (15 000 ans environ avant notre ère) et dans la grotte anglaise de Gough (14 700 avant notre ère).

Les archéologues disposent de plusieurs indices pour repérer le cannibalisme à partir de l’étude des ossements: incisions, marques de découpe, fractures sur des os frais (pour extraire la moëlle osseuse), traces de mâchement humain, absence de la base crânienne (pour extraire le cerveau).

Pour la plupart de ces sites, le cannibalisme a été expliqué par un besoin de nourriture. Mais pour quelques autres, des motifs rituels ont été mis en avant. Dans la grotte de Gough trois crânes transformés en coupe à boire par Homo Sapiens ont été découverts.

À Maszycka, il pourrait s’agir d’un cannibalisme lié à la guerre et à Caune de l’Arago, d’une anthropophagie rituelle car le gibier ne manquait pas.

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Le Saviez-Vous ► Poux + bactéries = typhus, une maladie terrible


Le typhus est une maladie qui a beaucoup de morts à son actif. Il s’est fait connaitre dans le passé par les guerres, les camps de réfugiés, les catastrophes naturelles ainsi que dans les prisons surpeuplées. Il a réussi a décimés des peuples, des autochtones. Aujourd’hui, on entend moins parler, mais il est toujours possible de le rencontrer
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Poux + bactéries = typhus, une maladie terrible

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

En 1577 ont eu lieu des procès à Oxford en Angleterre qui reçurent le triste nom d’assises noires et qui entrèrent ainsi dans l’histoire. En réalité, les plaidoiries comme telles n’avaient rien d’extraordinaire si ce n’est le fait que les accusés souffraient de la fièvre des geôles et ont contaminé les magistrats ainsi que le public présent au tribunal. C’est plus de 300 personnes qui furent infectées, dont Sir Robert Bell, chancelier de l’Échiquier (ministre du gouvernement britannique chargé des finances et du trésor ainsi que du trésor de Sa Majesté), le shérif et le sergent assigné à la cause. Qui plus est, l’épidémie qui a suivi provoqua le décès de près de 10% de la population anglaise.

Le typhus était à ce point répandu dans les prisons qu’un emprisonnement jusqu’à la prochaine session du tribunal équivalait bien souvent à une sentence de mort. Cette fièvre mortelle pouvait toucher jusqu’à 25% des prisonniers.

De l’Antiquité jusqu’à nos jours

Plusieurs médecins et historiens ont affirmé que les épidémies en 430 av. J.-C. survenues durant la guerre du Péloponnèse, et celles des pestes parues en 429 av. J.-C. et 427 av. J.-C. étaient en réalité les manifestations du typhus. Périclès et ses deux fils aînés y ont succombé.

Les épidémies suivent le cours des guerres : Première révolution anglaise, guerre de Trente Ans, etc. Durant les guerres napoléoniennes, plus de soldats sont morts du typhus que sous les balles des ennemis.

Portrait de Girolamo Fracastoro

Ce n’est que vers les années 1083 que les premières descriptions furent consignées dans un couvent à proximité de Salerne en Italie. Près de 500 ans plus tard, le célèbre médecin florentin Girolamo Fracastoro en fit une description assez fidèle dans son traité De Contagione et Contagiosis Morbis. Lors du siège espagnol de la ville de Grenade en 1489, une chronique médicale fait mention d’une fièvre accompagnée de taches rouges sur le thorax, les bras et le dos, suivie successivement de délire et de la gangrène. Durant cette guerre, les Espagnols ont perdu 3000 hommes au combat et 17 000 autres qui ont péri du typhus ! On estime que durant la Première Guerre mondiale, le typhus a tué plus de 3 millions de personnes en Russie. La Deuxième Grande Guerre n’a pas non plus été épargnée et les camps de concentration furent des endroits de prédilection pour les poux et pour la transmission du typhus. La célèbre Anne Frank et sa sœur Margot en furent victimes.

Les épidémies suivent le cours des guerres : Première révolution anglaise, guerre de Trente Ans, etc. Durant les guerres napoléoniennes, plus de soldats sont morts du typhus que sous les balles des ennemis.

La fosse de Vilnius

À l’automne 2001, des ouvriers s’affairant à la construction d’un nouveau quartier découvrent à Vilnius en Lituanie, une fosse commune contenant les corps de près d’un millier de soldats. Les Lituaniens croient d’abord qu’il s’agissait des victimes de la répression stalinienne, mais réalisent très vite qu’il s’agit plutôt des soldats de la Grande Armée de Napoléon morts en décembre 1812. Il faut se rappeler que plus de 40 000 membres de cette illustre armée avaient péri lors de la défaite de Napoléon en Russie. Des recherches effectuées conjointement par des équipes françaises du CNRS et des chercheurs lituaniens dans ce charnier ont porté sur l’analyse des sols, les restes des tissus et des dents. Il fut alors démontré scientifiquement que plus de 30% de ces soldats avaient souffert et, pour la majorité, sont morts d’infections transmises par des poux. Celles-ci ont joué un rôle important dans la défaite de l’armée française. Les infections transmises ainsi furent identifiées comme étant la fièvre des poux (Bornelia recurrentis), la fièvre des tranchées (Bartonnella quintana) et le typhus (Rickettsia prowazekii). Cette découverte a pu être effectuée grâce à une nouvelle technique qui permet de déceler dans la pulpe des dents la présence d’ADN de ces microorganismes.

Le typhus au Canada

Le typhus serait apparu pour la première fois au Canada en 1659. En 1685, 20 personnes en moururent sur les 300 atteintes. Il aurait fait partie des neuf épidémies à Québec entre 1740 et 1759. Dans une tentative de reprendre Port-Royal, l’armée française envoya 3 150 soldats. Malheureusement pour elle, 2 400 de ceux-ci décédèrent du typhus. Le typhus tua aussi plus du tiers des Micmacs de cette région et Halifax fut littéralement décimée par le typhus qui emporta alors plus de 80% de sa population.

L’année 1847 marqua au pays de tristes records sur le plan de la mortalité due au typhus. On y recensa 9293 décès d’immigrants durant une traversée de l’Atlantique en provenance des îles britanniques et 10 037 autres répartis à Grosse-Isle, une station de quarantaines dans le Saint-Laurent, ainsi que dans les hôpitaux de Montréal, Québec, Kingston et Toronto. Le gouvernement canadien dut adresser une requête à l’Angleterre afin qu’on n’envoie plus de tels immigrants malades au Canada.

La science à la rescousse

On doit à Charles Nicolle d’avoir découvert dès 1909 que les poux étaient les vecteurs du typhus épidémique ce qui lui valut le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1928. Nicolle a aussi pu développer un vaccin, mais qui n’était pas utilisable à grande échelle en raison surtout des difficultés de production. En 1910, un bactériologiste et pathologiste américain, Howard Taylor Ricketts, fut demandé au Mexique pour étudier une épidémie de typhus, appelé là-bas : tabardillo. Quelques jours après avoir identifié la bactérie responsable, Rickets décéda, infecté par le typhus. D’ailleurs un autre bactériologiste, l’Autrichien Stanislaus von Prowazek mourut aussi infecté après avoir découvert que la bactérie était responsable de l’épidémie de typhus en Serbie en 1913.

Un autre chercheur du nom de Henrique da Rocha Lima prouva finalement en 1916 que la bactérie qu’il nomma Rickettsia prawazekii , en l’honneur de Ricketts et Prowazek, était l’agent responsable de la maladie.

Rudolph Weigi


Quant aux vaccins, après celui de Nicolle en 1909 qui fut peu utile, Rudolph Weigl mit au point une méthode pratique et efficace de fabrication du vaccin, à partir du broyat des intestins des poux infectés. Il représentait cependant de nombreux dangers, car il pouvait facilement infecter ceux qui étaient chargés de le préparer. Grand savant, Weigl fut aussi un humaniste fort actif durant la Deuxième Guerre mondiale, cachant des juifs dans son institut de recherche et donnant en catimini des doses de ses vaccins dans des camps de concentration pour sauver des milliers de prisonniers du typhus. En 2003, l’État d’Israël l’honora en lui remettant à titre posthume la médaille du Juste parmi les nations. En 1938, le bactériologiste américain Herald R. Cox élabora une méthode plus sure et efficace de production du vaccin en utilisant des œufs embryonnés.

Un autre angle pour prévenir le typhus était le contrôle des poux. Le chimiste Othmar Zelder fut le premier à produire le DDT, ignorant qu’il s’agissait là d’un puissant insecticide en 1874. Ce n’est qu’en 1939 que Paul Herman Müller, travaillant chez Geigy, découvrit les vertus pesticides du DDT, il en reçut le prix Nobel en 1948. La compagnie fit part de cette découverte aux soldats tant du côté des alliés que chez les Allemands. Ces derniers toutefois demeurèrent plutôt indifférents à cette découverte qui aurait pu sauver des centaines de milliers de vies tant dans les camps de concentration que parmi les militaires.

Le typhus aujourd’hui

La vaccination, les antibiotiques et les pesticides ont diminué grandement la propagation du typhus de nos jours. Mais le typhus constitue toujours une menace et resurgit dès que les conditions le lui permettent : guerres, catastrophes naturelles, prisons surpeuplées, camps de réfugiés, etc. La guerre contre les microorganismes n’est, elle, jamais totalement gagnée.

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Le Saviez-Vous ►Témoignages immortels de soldats canadiens de Vimy


La guerre laisse des marques profondes. Des témoignages existent encore dans les lieux de bataille. En France, les Canadiens ont laissé des traces de leur passage dans une grotte quand ils se préparaient avec des alliés à surprendre l’ennemi pour le coup décisif à Vimy lors de la Première Guerre Mondiale
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Témoignages immortels de soldats canadiens de Vimy

Un coeur gravé dans la pierre porte la mention : 1917

Plusieurs coeurs ornent les murs des grottes de Vimy dont celui-ci, gravé en 1917   PHOTO : CATHERINE FRANÇOIS/RADIO-CANADA

C’est un aspect de la Première Guerre mondiale peu connu : dans les grottes des souterrains creusés sous la crête de Vimy, dans le nord de la France, des soldats canadiens ont gravé toutes sortes de messages pour témoigner de leur présence et de leur angoisse alors qu’ils attendaient de se lancer dans la célèbre bataille.

Un texte de Catherine François

Une exposition est consacrée à ces témoignages éternels au Musée de la guerre à Ottawa, alors qu’on s’apprête à commémorer, l’an prochain, le 100e anniversaire de cette bataille épique.

Laisser une trace

Ils sont des dizaines de milliers de Canadiens entassés dans ces tunnels qui sont d’anciennes carrières de craie creusées sous la colline de Vimy et ils attendent l’ordre de lancer l’assaut. Alors certains d’entre eux ont le réflexe de graver dans les murs le portrait de leur amoureuse, leur nom, des indications pour se repérer dans ce réseau de tunnels baptisé « le métro », des feuilles d’érable ou ce gros cochon bien portant, souvenir de temps meilleurs probablement pour le soldat qui l’a dessiné.

Un cochon gravé dans la pierre

Souvenir de temps meilleurs que ce dessin d’un cochon bien portant par un soldat canadien dans les grottes de Vimy.   PHOTO : CATHERINE FRANÇOIS/RADIO-CANADA

Une feuille d'érable gravée dans la pierre

Tout un symbole sur les murs des grottes des souterrains de Vimy.   PHOTO : CATHERINE FRANÇOIS/RADIO-CANADA

Autant de traces laissées par ces hommes, autant de témoignages de leurs angoisses, de leurs peurs, de leur envie de vivre et de survivre à ces atrocités. Un art souterrain pour ne pas oublier, ne pas les oublier.

Impact stratégique des tunnels

Les Alliés ont rapidement compris l’avantage stratégique que pouvaient leur offrir ces anciennes carrières de craie sous la colline de Vimy.

« C’était l’occasion de regrouper les troupes sans que les Allemands réalisent qu’une bataille se préparait, alors ils ont demandé à des soldats néo-zélandais qui étaient des mineurs d’élargir ces tunnels pour se rapprocher le plus possible du front », explique le directeur du Musée canadien de la guerre, Steven Quick.

Des noms gravés dans la pierre

Des soldats ont gravé leurs noms dans les grottes des souterrains de Vimy.   PHOTO : MUSÉE CANADIEN DE LA GUERRE/RADIO-CANADA

Pendant des mois, la bataille se planifie méticuleusement. On prépare les hommes, on apporte les armes que l’on stocke dans ces souterrains. Bien sûr, les Allemands se doutent bien qu’il se trame quelque chose, surtout qu’ils contrôlent les hauteurs de la colline de Vimy. Mais, quand les Canadiens donnent l’assaut le 9 avril 1917, ils prennent les Allemands par surprise. Le 12 avril, c’est la victoire : les Canadiens prennent le contrôle de la crête de Vimy.

Première grande victoire de l’armée canadienne

Le visage d'une femme gravé dans la pierre

Les murs des grottes des souterrains de Vimy sont ornés de portraits de femmes, amoureuse, mère, soeur, amie…   PHOTO : CATHERINE FRANÇOIS/RADIO-CANADA

La prise de la crête de Vimy aux Allemands a eu un efffet décisif dans ce conflit et a aussi marqué le Canada, car c’était la première fois que les quatre divisions de l’armée canadienne se battaient ensemble.

Les soldats canadiens ont réussi en quelques jours un véritable exploit. La première grande victoire de l’armée canadienne, à l’offensive, oui, c’est celle de Vimy. Serge Bernier, historien

C’est une victoire coûteuse en vies humaines : 10 500 Canadiens ont perdu la vie ou ont été blessés dans cette bataille. Un monument d’une blancheur immaculée se dresse maintenant sur la colline, à Vimy, en leur honneur et à la mémoire de tous les Canadiens tués lors de la Première Guerre mondiale.

http://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► Le changement d’heure : on avance ou on recule?


On ne veut pas que l’hiver s’installe trop vite, alors on recule l’heure en fin de semaine au Québec. En Europe, ils l’ont fait la semaine dernière. Le changement d’heure ne fait pas le bonheur de tous, mais il été instauré puis abandonné et repris pendant les guerres mondiales et abandonnées et repris pour devenir une norme dans plusieurs pays.
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Le changement d’heure : on avance ou on recule?

 

Un texte de Ève Christian

L’un de ces deux moments de l’année qui créent souvent la confusion est revenu. On gagne ou on perd une heure cette fois-ci?

Saviez-vous que l’un des initiateurs du changement d’heure serait Benjamin Franklin? En 1784, il lui est venu cette idée pour économiser l’énergie en rentabilisant la lumière solaire. Il a fallu attendre la fin du 19e siècle pour que cette pratique devienne officielle.

Cette idée ne plaît pas à tous

La plus forte opposition vient des agriculteurs. Si on change ainsi l’heure, leurs journées de travail sont plus longues, car ils ne peuvent pas commencer les travaux agricoles trop tôt en raison de la rosée encore bien présente au sol. Et il semble que ce ne soit pas une bonne idée de changer les habitudes de traite des vaches. Elles s’adaptent difficilement et font des montées de lait!

Une femme trait une vache pendant qu’un homme tient la bête par une corne.

Une femme trait une vache pendant qu’un homme tient la bête par une corne.   PHOTO : BANQ ROUYN-NORANDA, FONDS CANADIEN NATIONAL

Au service des guerres mondiales

C’est la Première Guerre mondiale qui donne le coup d’envoi pour avancer l’heure au printemps. L’importance d’économiser l’électricité et de bénéficier d’un surplus d’énergie pour fabriquer les munitions ou d’autres fournitures militaires a priorité sur la grogne des fermiers. Le Canada, l’Allemagne, l’Angleterre et les États-Unis avancent donc d’une heure au printemps. Mais cette pratique cause tellement de débats qu’à la fin de la guerre le gouvernement ramène tout le monde à l’heure normale.

Entre les deux guerres, c’est un peu à la va-comme-je-te-pousse. Indépendamment les unes des autres, les municipalités décident par référendum de passer à l’heure avancée durant l’été, mais elles doivent obtenir l’approbation du gouvernement. Montréal, Sherbrooke et Québec adoptent cette pratique.

Cependant, ce manque d’uniformité cause des décalages horaires entre deux villes peu éloignées l’une de l’autre : Montréal et Saint-Jérôme, dans les Laurentides, ont une différence d’une heure pendant quelques semaines en septembre 1929. En 1935, on décide de cesser ces changements d’heure personnalisés entre villes voisines.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire se répète en quelque sorte. En 1942, on adopte un décret instaurant l’heure avancée toute l’année dans tout le Canada, ce qui devient avantageux pour les mesures de guerre. Mais en septembre 1945, on l’abolit à nouveau.

La valse des aiguilles

Pendant les quelque 20 années qui suivent, le changement d’heure perd de l’intérêt auprès de la population et, surtout, du gouvernement. Puis, les règles changent au fil du temps.

  • En 1963 : l’heure est avancée du dernier dimanche d’avril au dernier dimanche d’octobre.
  • En 1986 : l’heure est avancée du premier dimanche d’avril au dernier dimanche d’octobre. Ces trois semaines de plus à l’heure avancée visent à économiser des milliers de barils de pétrole annuellement.

Depuis 2007 : l’heure est avancée du 2e dimanche de mars au 1er dimanche de novembre, afin de favoriser l’harmonisation des échanges économiques internationaux entre les États-Unis et le Canada.

Comme les Gaulois

Comme la Gaule devant Rome, une province canadienne résiste encore et toujours au changement d’heure : c’est la Saskatchewan qui garde la même heure toute l’année, en grande partie pour des raisons agricoles. En termes clairs, quand le Canada passe à l’heure avancée, la Saskatchewan ne bouge pas les aiguilles de ses horloges et se retrouve dans le même fuseau horaire que l’Alberta.

Une horloge

Une horloge   PHOTO : ISTOCKPHOTO

À quelle heure faut-il changer l’heure?On peut très bien ajuster montres et horloges à notre coucher, selon notre convenance, quoique de plus en plus d’appareils électriques et électroniques fassent automatiquement le changement d’heure.

Mais il est préférable de s’entendre sur un moment précis pour modifier les horloges et les réveils. Imaginez les rendez-vous manqués le dimanche matin si tout un chacun faisait ça à son goût. Donc, en 1966, on a décrété que le changement d’heure se ferait à 2 h dans la nuit du dimanche. Cela veut dire qu’à l’automne, il sera 1 h et au printemps, il sera 3 h.

En pleine nuit, il y a aussi beaucoup moins de conséquences sur la vie quotidienne. De plus, cela évite la confusion entre les jours, car si on reculait l’heure à 0 h 1 le dimanche, on se retrouverait à nouveau le samedi pendant une heure supplémentaire. Et ça, c’est problématique…

Les jumeaux nés une nuit de changement d’heure…

Supposons que des jumeaux naissent dans la nuit du samedi au premier dimanche de novembre. L’aîné naît à 23 h 58, le samedi, et le cadet, à 0 h 5, le dimanche. Si la convention du retour à l’heure normale était à 0 h 1, l’heure de naissance du cadet se retrouverait alors à 23 h 5 et celui-ci deviendra donc l’aîné! En soi, ce n’est pas si grave, sauf si ces nouveau-nés sont de familles royales. Qui héritera de la couronne?

Les acteurs et jumeaux Sullivan Sweeten et Sawyer Sweeten.

Les acteurs et jumeaux Sullivan Sweeten et Sawyer Sweeten.   PHOTO : GETTY IMAGES/KEVIN WINTER

Alors… on recule ou on avance?

Voici un truc qui vous permettra de vous en souvenir pour la vie :

  • Vous aimez la belle saison? Vous avez hâte d’arriver à l’été? Simple : en avançant l’heure au printemps, on se retrouve plus vite en été!
  • À l’opposé, si, comme bien des gens, vous haïssez l’hiver, vous aimerez ce recul d’une heure vous permettant de profiter d’un court délai supplémentaire avant que le froid s’installe!

Ou tirons profit de l’expression anglaise Spring forward, fall backward qu’on peut traduire par :

« On avance vers le printemps, on recule à l’automne! »

Une idée, comme ça

Un Américain propose une idée farfelue pour modifier le changement d’heure au printemps. Au lieu d’avancer d’une heure dans la nuit du dimanche, pourquoi ne pas reculer de 23 heures? On se retrouverait alors le samedi une deuxième fois! Ainsi, on ne « perdrait » pas une heure de sommeil. On « gagnerait » presque une journée de repos!

Mais je vous entends penser. Si on agit ainsi, les calendriers seront décalés d’une journée annuellement. Cet Américain a la solution. Tous les quatre ans, au lieu d’ajouter une journée, on pourrait alors soustraire trois jours. Lesquels? Lundi, mardi et mercredi, car, selon l’opinion publique ce sont les jours les moins populaires. Et on les retirerait de février qui est, de toute façon, déjà en déficit sur les autres mois.

Et, tiens, pendant qu’on y est, profitez donc de ces moments pour changer les piles de vos détecteurs de fumée. Celle-là, c’est une bonne idée!

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