La mystérieuse disparition d’un des premiers sous-marins de guerre élucidée


Je n’aime pas la guerre, cependant, j’ai trouvé intéressante l’histoire du sous-marin H.L. Hunley, l’arme secrète de l’armée confédérée lors de la guerre civile américaine, ce fut la première utilisée par des militaires. Malgré le succès de sa bombe lancée, ce sous-marin n’est pas revenu à la surface, quand il fut retrouvé 131 ans plus tard, ce fut le mystère complet. Aucun dommage au sous-marin et les soldats (mort évidemment) étaient à leur poste et n’avaient aucune blessure
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La mystérieuse disparition d’un des premiers sous-marins de guerre élucidée

 

Les chercheurs ont retiré la rouille et les sédiments sur le sous-marin américain H.L. Hunley.

Les chercheurs ont retiré la rouille et les sédiments sur le sous-marin américain H.L. Hunley. Photo : La Presse canadienne

Le sous-marin H.L. Hunley, l’arme secrète de l’armée confédérée lors de la guerre civile américaine, n’est jamais remonté à la surface malgré le succès de sa première mission. Cent cinquante ans plus tard, des chercheurs ont découvert que l’équipage a été victime… de ses propres armes.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Un siècle et demi après avoir été le premier sous-marin de l’histoire à couler un navire ennemi, le destin du H.L. Hunley était toujours un des plus grands mystères de la guerre civile américaine.

Ce conflit, récemment revenu à l’avant-scène aux États-Unis dans la foulée du débat sur les monuments confédérés, a commencé en 1861 et a opposé pendant quatre ans les États du Nord unioniste et ceux du Sud confédéré. En dehors des idéologies, ce conflit, comme la plupart des guerres, a aussi été associé à des avancées technologiques.

Une victoire amère

C’est lors de cette guerre civile que les sous-marins ont été utilisés pour la première fois à des fins militaires. Bien que les deux camps aient développé leur propre version de cette arme capable de révolutionner les batailles navales, le seul sous-marin à avoir été utilisé avec succès est le H.L. Hunley.

Sa légende a commencé dans la ville de Charleston, en Caroline du Sud, un port important pour les soldats confédérés pendant la guerre.

Les forces de l’Union y avaient établi un blocus naval en stationnant un navire, l’USS Housatonic, à l’entrée du port. Le blocus a pris fin le 17 février 1864, quand le bateau a été frappé par une torpille du H.L. Hunley.

Malgré son succès, le H.L. Hunley n’est jamais remonté à la surface. Il a disparu et n’a été retrouvé que 131 ans plus tard, en 1995. C’est alors que des détails très étranges sont apparus au grand jour.

Le mystère de la chambre close

Ce qu'il reste de l'enveloppe de la torpille du sous-marin H.L. Hunley

Ce qu’il reste de l’enveloppe de la torpille du sous-marin H.L. Hunley Photo : La Presse canadienne/AP/Bruce Smith

Le sous-marin n’avait pas été endommagé au combat. Les squelettes des membres de l’équipage ont tous été trouvés à leurs postes et ne portaient aucune marque de blessure. Aucun des systèmes pour faire remonter le sous-marin n’avait été activé. Comme si les huit hommes étaient morts sur le coup, sans avoir eu le temps de réagir et, surtout, sans raison apparente.

En fin de compte, ce n’est pas le manque d’air, ni un problème technique, ni même leurs ennemis qui ont mis fin à leur jour : ils ont été emportés par l’explosion de la même torpille qui a coulé leurs adversaires.

Dans la mire des chercheurs

Pour comprendre comment une explosion a pu tuer l’équipage sans endommager le bateau, une équipe de chercheurs américains a recréé un modèle réduit du H.L. Hunley, baptisé le CSS Tiny, et l’a exposé à différents types d’explosions. Ils ont publié leurs observations dans la revue scientifique PLOS ONE.

Un sous-marin du 19e siècle est très différent de ceux que l’on retrouve aujourd’hui. Le H.L. Hunley était un cylindre en métal de 12 mètres de long avec un diamètre de 1,5 mètre et une coque d’une épaisseur d’un peu plus de 1 centimètre. Il était dépourvu de moteur, et l’hélice était activée par la force des bras de l’équipage.

La torpille qu’il employait était aussi très différente. Elle n’avait pas de propulsion et était reliée au sous-marin par une tige de cuivre de 5 mètres. Le sous-marin était assez loin pour éviter l’explosion, mais pas son onde de choc, une zone de très forte pression causée au site d’explosion par le déplacement instantané de l’air ou de l’eau.

Le danger des ondes de choc

Même si on n’est pas projeté au loin par une onde de choc, la pression peut être assez forte pour expulser l’air des poumons et faire éclater de petits vaisseaux sanguins dans les organes.

Grâce aux capteurs sur la surface de leur maquette, les chercheurs ont pu estimer que l’onde de choc produite par l’explosion de la torpille a frappé le H.L. Hunley de plein fouet. Même si la coque en métal a absorbé l’essentiel du choc, une bonne partie a été retransmise à l’intérieur du sous-marin, qui a alors fait office d’une caisse de résonnance.

Pendant une seconde, la pression de l’air dans le sous-marin a triplé par rapport à la pression normale à la surface de la Terre, ce qui représente l’équivalent de ce qu’on retrouve à 20 mètres sous l’eau. Ça peut paraître peu, mais il faut rappeler que c’est arrivé instantanément.

Tout amateur de plongée sous-marine sait que les changements de pression sont dangereux pour le corps et qu’il faut descendre et remonter très lentement si on veut éviter les blessures.

Selon les calculs des chercheurs, une telle force appliquée aussi rapidement aurait assommé tous les membres de l’équipage et leur aurait infligé de graves blessures aux poumons et à d’autres organes, ne leur laissant que 16 % de chance de survie.

Une autopsie serait nécessaire pour confirmer ces résultats, mais l’état des dépouilles, un siècle et demi après la mort, rend toute analyse posthume impossible. Toutefois, l’explication concorde avec l’absence de réaction de l’équipage et le destin du sous-marin.

Pendant un siècle, les ondes de choc engendrées par des explosions sous-marines sont restées l’une des principales armes contre les sous-marins, jusqu’à l’arrivée d’armes plus précises au cours de la guerre froide. De nos jours, les sous-marins possèdent plusieurs épaisseurs de coques capables d’éviter les changements de pression.

http://ici.radio-canada.ca

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Le Saviez-Vous ► «Mokusatsu», l’erreur de traduction qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale


J’avoue que je savais qu’une erreur de traduction avait déclenché un désastre, mais je ne savais vraiment l’histoire, qui aurait pu être tout autre si le mot japonais Motusatsu aurait été bien traduit pour les étrangers que bien traduit par les journalistes japonais. Un mot qui a susciter tant d’ambiguïté pour finir par la bombe atomique
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«Mokusatsu», l’erreur de traduction qui a changé le cours de la Seconde Guerre mondiale

 

Le nuage atomique de la bombe A lâchée sur Nagasaki, le 9 août 1945. (Via Wikimedia Commons).

Le nuage atomique de la bombe A lâchée sur Nagasaki, le 9 août 1945. (Via Wikimedia Commons).

Julien Abadie

Il s’en est fallu d’un rien pour que la bombe atomique ne soit pas larguée sur Hiroshima, précipitant la capitulation du Japon, le 2 septembre 1945. D’un mot, pour être précis. Souvent présentée par les linguistes comme la plus grave erreur de traduction de tous les temps, l’interprétation du terme «Mokusatsu» est au coeur d’un des pires carnages du XXe siècle.

Il y a presque 70 ans, le 2 septembre 1945, le Japon signait officiellement son acte de capitulation à bord de l’USS Missouri, mettant ainsi fin à la Seconde Guerre mondiale. Meurtri par deux bombes atomiques, amputé d’Hiroshima et de Nagasaki, le pays du Soleil-Levant déposait officiellement les armes, 39 jours après que les Alliés l’eurent exigé dans la Déclaration de Potsdam.

Au-delà des nombreuses concessions qu’elle faisait au Japon, cette Déclaration, signée le 26 juillet par le président américain Harry S. Truman, le Premier ministre britannique Winston Churchill et le président chinois Tchang Kaï-chek était pourtant claire sur la tempête de feu qui s’annonçait:

«Nous appelons le gouvernement du Japon à prononcer aujourd’hui la capitulation sans conditions de toutes les forces armées japonaises. […] Sinon, le Japon subira une destruction rapide et totale.»

Les adjectifs n’ont pas été choisis au hasard. La titanesque Opération Downfall (débarquement terrestre programmé pour le 1er novembre) n’était plus la seule option américaine: Truman savait alors depuis dix jours que sa bombe atomique était opérationnelle. Ce qu’il ne savait pas encore, c’est qu’il ordonnerait de la lâcher sur Hiroshima, le 6 août, puis Nagasaki, le 9 août.

Sa décision finale était suspendue à la réaction des autorités nippones. Mais alors que l’ultimatum allié avait le mérite de la clarté, le Japon choisira d’y faire une réponse pleine d’ambiguïtés: «Mokusatsu». Un mot qui sera trop vite traduit par «ignorer avec mépris». Un mot qui lui coûtera très cher.

Lost in translation

L’Histoire est émaillée d’erreurs de traduction aux conséquences diplomatiques plus ou moins graves (encore récemment, sur TF1, le pauvre Gilles Bouleau a bien involontairement énervé Vladimir Poutine). Mais jamais avant «Mokusatsu» un quiproquo n’était devenu casus belli.

Détail de la capitulation japonaise du 2 septembre 1945. (Via Wikimedia Commons).

Le mot sera lâché le lendemain de la radiodiffusion de la Déclaration de Potsdam. Pressé par les médias de réagir, le Conseil de guerre suprême est alors profondément divisé. Le cabinet est composé du Premier ministre Kantaro Suzuki, du ministre des Affaires étrangères Shigenori Togo, du ministre de la Guerre, du ministre de la Marine, du chef des Armées et du chef de la Marine.

Pour les quatre militaires, l’affaire est entendue: il faut refuser de capituler. Mais Togo demande du temps. Il veut attendre la réaction des Russes, solliciter leur médiation et obtenir la pérennité de l’Empire en échange de la capitulation inconditionnelle du Japon. Partisan précoce de la reddition, il vient de voir le télégramme de Shun’ichi Kase, son ambassadeur en Suisse, qui conseille lui aussi d’accepter la défaite.

Les deux diplomates ont parfaitement noté que «la capitulation sans condition» exigée s’applique seulement aux militaires, et pas au gouvernement ni au peuple japonais. Tous deux lisent dans le choix des mots et dans les concessions du texte «une profonde réflexion» pour parvenir à un accord. Tous deux comprennent surtout que les Alliés «ont pris la peine d’offrir au Japon les moyens de sauver la face». Seul l’avenir de l’Empire n’est pas garanti dans le texte, mais les Russes peuvent aider. Shigenori Togo parvient à arracher un compromis et à calmer l’ardeur des militaires.

Pour temporiser et contenter la presse, un compte-rendu de la réunion est alors rédigé dans lequel le Conseil de guerre suprême explique qu’il a décidé de répondre «mokusatsu» à l’ultimatum. Mais les militaires en veulent plus. Pour leur donner des gages et clarifier la position du gouvernement, le Premier ministre organise une conférence de presse dans l’après-midi du 28 juillet et aurait répété (les sources diffèrent à ce propos):

«Cet ultimatum n’est rien d’autre qu’une reprise de la Déclaration du Caire. Pour le gouvernement, il n’a donc pas de valeur en soi; nous avons décidé de le “mokusatsu”. Et de poursuivre résolument nos efforts pour conduire cette guerre au succès.»

Personne ne le sait encore, mais ce mot vient de condamner le Japon. Mokusatsu (黙殺) est composé de deux kanji: moku (silence) et satsu (tuer). Littéralement, le terme signifie donc «tuer en silence». Très prisé par les politiciens japonais pour son caractère équivoque, il peut vouloir dire «ne pas tenir compte de» ou «ignorer», mais aussi «sans commentaire», voire parfois «traiter avec mépris». Le Premier ministre expliquera plus tard à son fils que c’était la deuxième acception qu’il avait en tête («aucun commentaire»). Mais la presse opte pour la première.

Montage des versions japonaise et anglaise de l’Asahi Shimbun.

Par une funeste ironie, ce sont les Japonais eux-mêmes qui vont tomber les premiers dans le piège de leur ambiguïté polysémique: le matin même, les journalistes de la Domei News Agency, l’agence de presse officielle, choisissent de traduire le «mokusatsu» de leur Premier ministre par «ignorer». Dans la foulée, la version anglaise du Asahi Shimbun, l’un des principaux quotidiens de l’archipel, balance en une:

«The Imperial governement of Japan will take no notice of this proclamation» («Le gouvernement ne tiendra pas compte de cette déclaration»).

La colère de Suzuki n’y peut plus rien: la traduction erronée fera la une de  toutes les éditions, ricochera dans les couloirs des officines alliées, arrivera aux oreilles de Truman comme «un dédain silencieux», avant de retomber sur le Japon sous la forme de deux bombes atomiques.

Une passionnante note de la NSA explique comment, du point de vue américain, cette réponse des Japonais sera vue comme «un exemple typique de leur esprit fanatique et kamikaze».

Alors que Suzuki avait choisi le mot «mokusatsu» pour son ambiguïté, espérant ainsi calmer son armée tout en ménageant les Alliés, c’est une totale absence de nuance qui ressort finalement de ses propos en anglais. Interviewé des années plus tard, Truman semblait n’avoir toujours pas digéré ce vrai-faux hara-kiri:

«Quand nous leur avons demandé de capituler à Potsdam, ils nous ont répondu d’un ton méprisant… C’est tout ce que j’ai obtenu. Ils m’ont dit d’aller me faire foutre […].»

Qui a dit qu’on ne sortait de l’ambiguïté qu’à son détriment?

Traduire en justice

Ce dialogue de sourd résume bien la complexité sémantique et politique de ce qui s’est joué pendant 72 heures. Si la diplomatie est bien l’art des nuances, encore faut-il s’assurer qu’elles soient perçues. Or, dans cet imbroglio du «mokusatsu», l’essentiel s’est joué en sourdine. Dans les deux camps, la paix a été tuée en silence…

Même si les Américains traîneront pour toujours les 40 kilotonnes largués sur Hiroshima et Nagasaki, leur responsabilité n’est pas directement engagée dans ce quiproquo. Leurs efforts pour offrir une porte de sortie honorable au Japon ont largement démontré leur volonté de trouver une issue diplomatique au conflit. Par ailleurs, comment les tenir responsables d’une traduction émanant d’une agence de presse japonaise? Et même si un traducteur de l’armée américaine avait eu sous les yeux le texte original, qu’aurait-il fait d’un mot intraduisible? La note de la NSA imagine la scène:

«On voit d’ici le colonel frapper son bureau de colère et hurler: “Mais que voulez-vous dire par: ‘Mokusatsu peut signifier ‘Sans commentaire’ ou ‘Ignorer avec mépris’?!’ Nom de dieu soldat, je ne peux pas aller voir le chef des forces armées avec ça! Je dois lui donner des faits précis, pas un questionnaire à choix multiples! Alors vous vous remettez au boulot et vous me donnez une traduction valable.»

Mais en réalité, les États-Unis ont eux aussi péché par ambiguïté. En n’annonçant pas clairement leurs intentions dans la Déclaration de Potsdam, en dissimulant aux Japonais qu’ils possédaient la bombe atomique, ils ont induit un doute raisonnable dans l’esprit de leurs adversaires. Après tout, l’archipel vivait depuis plusieurs mois sous un tapis de bombes américaines: comment cela pouvait-il être pire?

Les représentants du gouvernement japonais à bord de l’USS Missouri, le 2 septembre 1945. (Via Wikimedia Commons).

Truman aurait pu leur expliquer, mais le risque était trop grand. La crainte du Président n’était pas d’en dire trop au Japon, ni même de dévoiler son jeu aux Russes (Staline était déjà au courant). Non, c’était juste de provoquer la colère du Congrès américain: apprendre par voie de presse l’existence d’un programme secret de 2 milliards de dollars, c’est toujours difficile à avaler pour une démocratie. Même en temps de guerre.

Ironiquement, c’est également pour des raisons de politique intérieure que les Japonais ont tenté un coup de poker. L’ambiguïté du «mokusatsu»de Suzuki n’était-il pas d’abord destiné à ses propres troupes, d’abord calibré pour calmer une armée qui jusqu’alors n’avait jamais capitulé? Depuis le coup d’état manqué de 1936, le militaire avait clairement pris l’ascendant sur le politique au Japon. L’option guerrière ralliait la majorité au Conseil de Guerre Suprême. Même après le cataclysme d’Hiroshima, le ministre de la guerre Korechika Anami justifiera la poursuite des combats par cette phrase lourde de sens:

«Je suis convaincu que les Américains n’avaient qu’une seule bombe»

Dans ces conditions, Kantaro Suzuki savait que tout signe de faiblesse conduirait fatalement à la rébellion d’une armée bien connue pour ses factions (un coup d’état échouera d’ailleurs dans la nuit du 14 au 15 août, la veille de l’annonce de la capitulation japonaise). En fait de coup de poker, son «mokusatsu» était un aveu d’impuissance.

Le sens de l’Histoire

Lorsqu’on démonte la chaîne complexe des évènements, on comprend que le choix du mot «mokusatsu» est donc moins la cause du drame que la conséquence logique d’un rapport de force politique. Comme un coup forcé aux échecs, la disposition des pièces obligeait Suzuki à jouer ainsi. Reste la question de la traduction. Si «mokusatsu» avait été interprété comme Suzuki l’entendait, si comme l’espérait Togo, cette tactique avait permis de gagner du temps, le cours de l’histoire aurait-il dévié? En supposant que les Alliés auraient patienté dix jours, peut-être…

Le ministre des Affaires étrangères japonais Mamoru Shigemitsu signe la capitulation de son pays à bord de l’USS Missouri, le 2 septembre 1945 (Via Wikimedia Commons).

Comme le rappelle très bien le professeur Tsuyoshi Hasegawa dans un article fascinant du Asia-Pacific Journal, le rôle de la déclaration de guerre russe (le 8 août) dans la capitulation nipponne est injustement minimisé. Malgré le choc psychologique considérable qu’elles ont provoqué, aucune des deux bombes atomiques n’a conduit à une véritable inflexion stratégique du côté japonais, juste à une prise de conscience. Historiquement, c’est l’ouverture du front russe en Mandchourie qui, en mettant fin à tout espoir de médiation et en rendant la situation stratégique du Japon intenable, a conduit l’Empereur à capituler.

D’où l’hypothèse discutable (et discutée) que l’offensive russe aurait pu suffire. Qu’Hiroshima et Nagasaki auraient été inutiles. Le Japon aurait de toute façon capitulé quelques semaines après le 8 août.

Reste que pour envisager cette hypothèse, il aurait fallu que les opérations américaines et russes se coordonnent et ne s’ignorent pas, que les deux superpuissances ne cherchent pas d’abord à avancer leurs pions sur l’échiquier oriental, que leurs intérêts respectifs ne fassent pas peser le risque d’un conflit majeur pour le contrôle de la région… Bref que la Guerre froide qui s’annonçait reste au chaud encore un peu. De la pure politique-fiction. Preuve que si la traduction erronnée de «mokusatsu» a sans doute déclenché le feu nucléaire, elle n’est paradoxalement responsable de rien: le sens d’un mot pèse peu face au sens de l’Histoire.

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Les 100 personnes les plus pauvres du monde ont un visage


À chaque année on publie le résultat des 100 plus riches de la planète, alors pourquoi pas sensibiliser les gens pour 100 plus pauvres de la terre, qui eux,  c’est plus difficile à distinguer parmi les pauvres, alors que les riches, on compte leurs agents et tous leurs avoirs. C’est pour cela que cette courte vidéo veut simplement mettre des visages aux pauvres des plus pauvres
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Les 100 personnes les plus pauvres du monde ont un visage

 

 

L’ONG américaine « Fund for Peace » a pris le contrepied des classements des plus grandes fortunes mondiales en dévoilant les 100 personnes les plus pauvres de la planète.

Le classement est presque impossible à réaliser, et il existe certainement des gens encore plus pauvres que les cent personnes présentées dans le classement de l’ONG « Fund for Peace », mais l’initiative a de quoi interpeller.

L’organisation, avec l’aide de l’agence Havas Sydney, a parodié le classement annuel des 100 plus grosses fortunes du magazine Forbes pour sensibiliser l’opinion publique à la pauvreté.

Sur le site Bottom Hundred (« les 100 derniers »), on retrouve donc le portrait des toutes ces personnes qui font partie des plus démunies sur la planète. Posant toutes devant un fond bleu, et venant des quatre coins du monde, ces gens racontent la misère dans laquelle ils vivent.

On retrouve par exemple Khan Mangok Tier, qui a fui le Soudan du Sud et qui survit aujourd’hui dans un camp de réfugiés grâce aux aides alimentaires. Ou encore Jeanette Johari, une congolaise tombée enceinte suite au viol qu’elle a subi à l’âge de 16 ans. Chassée de son village, elle a trouvé refuge dans un camp. Elle s’occupe aujourd’hui des enfants qui y vivent également, et gagne un dollar par jour

Plus qu’un classement, ce travail a surtout pour but de mettre en lumière ces histoires et ces personnes issues des guerres, ou encore des exils politiques, et de leur attribuer un visage.

http://www.7sur7.be

Je continuerai


C’est une attitude que je crois possible, malgré tout ce qui se passe dans le monde. Il faut commencer par soi pour le transmettre aux autres
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Je continuerai

 

Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je dessinerai des de sourires sur des visages en larmes
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés

Abbé Pierre

Le Saviez-Vous ► Le tricot, un moyen original pour coder les messages pendant la guerre


Le tricot n’a pas toujours été une activité anodine, il a aussi été utilisé pour envoyer des messages codés lors des guerres. Ou simplement bien installée a tricoter dans des endroits ciblés pouvant écouter des brides de conversation.
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Le tricot, un moyen original pour coder les messages pendant la guerre

 

Class in a German elementary school. Most schools were segregated by gender. The term "Kriegsstricken" (knitting for war) were handwork lessons that were conducted in part during the war.  | Joe Robinson via Flickr CC License by

Class in a German elementary school. Most schools were segregated by gender. The term « Kriegsstricken » (knitting for war) were handwork lessons that were conducted in part during the war. | Joe Robinson via Flickr CC License by

Repéré par Mathilde Dumazet

Repéré sur Atlas Obscura

En France, le lien le plus récent entre tricot et espionnage remonte à il y a un peu plus de trente ans déjà. Le nom du conseiller d’État qui a enquêté sur l’affaire du Rainbow Warrior, ce navire de Greenpeace détruit par les services secrets français en 1985, causant la mort de l’un des membres de l’équipage, s’appelait Bernard Tricot. Mais si on remonte le temps, cette paire surprenante a souvent fait bon ménage.

Bien avant 1985 et avant les applications de messagerie sécurisées, les femmes espions avaient trouvé un moyen original d’encoder des messages en morse: une maille à l’endroit pour les points, une maille à l’envers pour les traits.

«Pendant les guerres, là où il y avait des tricoteuses, il y avait aussi des espionnes», raconte Natalie Zarrelli dans Atlas Obscura, au point que l’envoie d’habits à motifs tricotés a été interdit pendant les deux guerres mondiales.

Les espionnes pouvaient aussi utiliser un système de noeuds sur des fils pour crypter des informations et les envoyer ensuite aux alliés. Un système qui se rapproche finalement du code informatique binaire, fait de 0 et de 1. Certains articles se demandent même si apprendre à tricoter ne pourrait pas aider à apprendre à coder.

Tricoter, une couverture efficace

Plusieurs livres d’histoire de l’espionnage rapportent que les messages cryptés dans les tricots étaient rares mais bien réels, notamment en Angleterre, en Belgique et pendant la révolution américaine. Dans la fiction, la plus célèbre des tricoteuses est une héroïne française d’un roman de Dickens –Le Conte de deux cités. Cette madame Defarge y crypte les noms des nobles qui vont se faire guillotiner pendant la révolution française.

Pour les longs messages, en revanche, plus difficile de passer par le tricot. Natalie Zarrelli raconte qu’un article publié en octobre 1918 révélait que les Allemands tricotaient des pulls entièrement couverts de messages. Un fait peut-être «un peu exagéré». En revanche, le tricot était fréquemment utilisé comme une couverture. Des résistants comme le «réseau Alice» en ont fait leur spécialités: ils recrutaient des locaux pour surveiller les environs des gares. Des vieilles femmes passaient ainsi leur journée à intercepter des bribes de conversation aux alentours des lieux de passage… tout en tricotant.

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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF


24 millions d’enfants qui souffrent et beaucoup mourront à cause des guerres, de l’eau potable inaccessible, des soins et les vaccins qui ne peuvent être donnés dans des pays en conflits. C’est toute une génération en péril.
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Les conflits menacent la vie de 24 millions d’enfants, selon l’UNICEF

 

Près de six millions d'enfants sont menacés en... (Photo archives AP)

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible.

PHOTO ARCHIVES AP

 

Associated Press
Beyrouth

La violence et les conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord menacent la vie de 24 millions d’enfants, a prévenu mercredi l’agence onusienne des enfants, principalement au Yémen, en Syrie et en Irak.

L’UNICEF a ajouté que de multiples facteurs – comme une épidémie de choléra au Yémen, les attaques contre les hôpitaux en Syrie et l’offensive pour reprendre Mossoul en Irak – privent les enfants de soins de santé de base.

L’agence onusienne a déclaré par voie de communiqué que le Yémen arrive en tête de liste, avec 9,6 millions d’enfants dans le besoin.

Elle dit que l’accès à l’eau potable et aux installations d’hygiène a été compromis, provoquant des éclosions de maladies hydriques, et que plusieurs enfants souffrent de la faim.

Le directeur régional de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere, a déclaré que «la violence paralyse les systèmes de santé dans les régions touchées par le conflit et menace la survie même des enfants».

«Au-delà des bombes, des balles et des explosions, un nombre incalculable d’enfants meurent en silence de maladies qui pourraient facilement être évitées et soignées», a-t-il dit.

Ces données témoignent de l’ampleur du problème. Le Yémen est suivi de la Syrie, de l’Irak, du Soudan, de la bande de Gaza et de la Libye, selon l’UNICEF.

La guerre civile qui déchire le Yémen depuis deux ans a poussé le pays le plus pauvre du monde arabe au bord de la famine, et on constate une malnutrition aiguë répandue parmi les enfants.

Près de six millions d’enfants sont menacés en Syrie, dont plus de deux millions qui habitent des secteurs assiégés ou difficiles d’accès où l’aide humanitaire n’est que peu ou pas disponible. Plusieurs n’ont pas accès aux vaccins qui pourraient leur sauver la vie, et ceux qui tombent malades ou sont blessés peinent à être soignés, a déploré l’UNICEF.

En Irak, l’approvisionnement en eau potable des camps de personnes déplacées autour de Mossoul est exploité au maximum de sa capacité. De nouvelles familles, souvent accompagnées d’enfants mal nourris, arrivent quotidiennement, selon le communiqué.

Les forces irakiennes appuyées par les États-Unis seraient sur le point de reprendre le contrôle de Mossoul, trois ans après que Daech (le groupe armé État islamique) se soit emparé de près du tiers de l’Irak.

http://www.lapresse.ca/i

Le Saviez-Vous ► Retour au berceau de Montréal


Les archéologues ont cherché depuis plusieurs années le fort de Ville-Marie (l’ancien nom de Montréal) et ils ont enfin trouvé pour présenter leur découverte au musée Pointe-à-Callière. Ce sont les premiers colons qui sont venus coloniser la Nouvelle-France et ils ont fait face aux Premières-Nations qui ont sans doute compris que leurs présences seront le début d’une menace pour leur nation
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Retour au berceau de Montréal

 

Fouilles archéologiques sur le site du fort de Ville-Marie

Fouilles archéologiques sur le site du fort de Ville-Marie   Photo : musée Pointe-à-Callière

Les archéologues du musée Pointe-à-Callière recherchaient le fort de Ville-Marie depuis plus de 25 ans. Une découverte exhumée à l’été 2015 leur permet enfin d’en confirmer l’emplacement et d’en retracer les contours.

Un texte de Binh An Vu Van, de l’émission Découverte

Ce sont d’émouvantes traces dans la glaise, à peine visibles, délicates. Des empreintes de pieux, la fosse d’un bâtiment, le reste d’un puits. Ce sont des vestiges laissés par les premiers colons venus s’installer sur l’île de Montréal, guidés par le profond désir de partager leur foi aux Amérindiens. Ils sont tombés dans l’oubli pendant plus de trois siècles.

Le 17 mai prochain, 375 ans jour pour jour après l’arrivée de Paul de Chomedey de Maisonneuve, de Jeanne Mance et d’une cinquantaine de colons, ces vestiges seront rendus au public dans un nouveau pavillon du musée Pointe-à-Callière.

« Le cadeau, c’est de redonner aux Montréalais leur lieu de naissance, le lieu où tout a commencé », résume Louise Pothier, archéologue en chef au musée montréalais.

C’est un écrin qu’on bâtit autour du lieu. On l’habille de verre et de lumière pour rappeler : “voici notre passé, il est important, c’est d’où nous venons”. Louise Pothier, archéologue en chef du musée Pointe-à-Callière

 

Louise Pothier, archéologue en chef au musée Pointe-à-Callière

Louise Pothier, archéologue en chef au musée Pointe-à-Callière Photo : Radio-Canada

Ce nouveau pavillon, c’est l’aboutissement d’une quête archéologique qui a débuté il y a 25 ans : la recherche du fort de Ville-Marie. Des colons l’ont bâti à leur arrivée quelque part sur cette pointe de terre entre le fleuve (où se trouve en ce moment la rue de la Commune) et une petite rivière (à la place de l’actuelle place d’Youville).

Ils doivent construire rapidement cette structure de défense pour se protéger des Iroquois.

Les Français sont en guerre contre les Iroquois qui ont attaqué Québec et Trois-Rivières. Lorsqu’ils s’installent à Montréal, ils construisent un avant-poste sur une zone de guerre. Léon Robichaud, historien, Université de Sherbrooke

Carte réalisée en 1884, avec une illustration du fort de Ville-Marie vers 1645

Carte réalisée en 1884, avec une illustration du fort de Ville-Marie vers 1645   Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

« Pendant les premières années, cette population est en état de siège permanent. Jusqu’en 1648, le fort est leur seul refuge, rien d’autre ne se construit à l’extérieur », précise Louise Pothier.

Tous ignoraient où était ce fort. Lorsque le musée a été construit en 1992, les archéologues n’avaient retrouvé qu’un cimetière. C’est seulement en 2000 que le musée acquiert un entrepôt sur la pointe, un peu en arrière de son pavillon principal. C’est l’un des rares bâtiments dont le sous-sol est encore intact. Deux mètres sous le sol, les archéologues y trouvent enfin ce qu’ils cherchaient : les traces des premiers colons.

Illustration montrant la fondation de Ville-Marie

Illustration montrant la fondation de Ville-Marie   Photo : Francis Back

Les contours du fort révélés

Pendant 15 ans, ils fouillent de fond en comble cette parcelle de terrain, confinée entre deux autres bâtiments. Mais ils peinent à comprendre les fonctions de ce qu’ils exhument. Quelle est la taille de ce fort? Sont-ils à l’intérieur ou à l’extérieur du fort?

« Nous n’avions pas de repères. C’était difficile d’interpréter ce site en l’absence d’une clé de compréhension », raconte Louise Pothier.

Finalement, à l’été 2015, à l’occasion de la construction du nouveau pavillon, les archéologues peuvent enfin étendre leurs fouilles sous le trottoir de la place d’Youville. Entre les fils électriques et les conduites de la ville, ils trouvent des traces de la palissade qui ceinturait le fort, des empreintes de pieux dans l’argile, préservées depuis plus de trois siècles.

Les archéologues ont retrouvé les empreintes laissées dans l'argile par les pieux de bois formant la palissade du fort

Les archéologues ont retrouvé les empreintes laissées dans l’argile par les pieux de bois formant la palissade du fort   Photo : musée Pointe-à-Callière

« C’est une découverte extraordinaire », décrit Louise Pothier, « nous avons tous eu le sentiment qu’il venait de se passer quelque chose, que c’était un élément déclencheur. »

Le site de fouille prend enfin un sens : c’est l’intérieur du fort.

Louise Pothier confie à André Charbonneau, un historien spécialisé en fortifications coloniales, la mission de tracer l’ensemble du contour de la fortification à partir de ces quelques mètres de palissade. C’est une énigme complexe, car il n’existe aucune illustration fiable du fort, et seulement quelques rares descriptions. Un texte remontant à l’automne 1646 offre un point de départ à l’historien :

« [Cette paix] qui donna loisir à M. d’Ailleboust de parachever les fortifications du fort de ce lieu qu’il réduisit à quatre bastions réguliers, si bons que l’on n’en a pas encore vu de pareils en Canada. »

André Charbonneau déduit alors que l’ingénieur Louis d’Ailleboust doit être formé par le traité militaire alors en cours en France, celui d’Antoine de Ville. Ce document ne fournit cependant pas à l’historien un simple plan du fort, il présente plutôt une collection de principes géométriques qui doivent guider sa construction.

Extrait du traité « Les fortifications » d'Antoine de Ville, paru en 1628

Extrait du traité « Les fortifications » d’Antoine de Ville, paru en 1628   Photo : Bibliothèque nationale de Naples

Il met l’accent sur le bastion, la fine pointe de l’ingénierie militaire de l’époque. C’est une structure défensive, une amélioration aux tours rondes ou carrées des forteresses moyenâgeuses. Le bastion permet aux soldats de protéger le pourtour du fort, sans angle mort. Selon ce traité, les dimensions du fort sont définies par la portée de l’arme des soldats, le mousquet; sa géométrie, par les lignes de tir.

Les vestiges ont fourni à l’historien André Charbonneau quelques angles, mais surtout la longueur du flanc, une des portions du bastion. Ces données lui ont permis d'établir les dimensions du polygone sous-jacent du fort, et de parfaire les détails de sa géométrie selon les principes du traité d'Antoine de Ville.

Les vestiges ont fourni à l’historien André Charbonneau quelques angles, mais surtout la longueur du flanc, une des portions du bastion. Ces données lui ont permis d’établir les dimensions du polygone sous-jacent du fort, et de parfaire les détails de sa géométrie selon les principes du traité d’Antoine de Ville. Photo : Radio-Canada

En s’appuyant sur les hypothèses d’André Charbonneau, le musée Pointe-à-Callière propose, pour la première fois, une hypothèse de l’empreinte du fort de Ville-Marie. Son enceinte est légèrement rectangulaire, couvrant environ 2500 mètres carrés, et s’étend sur tout le plateau de la pointe. Il est aligné selon le nord géographique de la ville, et les archéologues supposent qu’une porte donnerait sur la petite rivière où sont accostées les embarcations.

Les contours approximatifs du fort de Ville-Marie, superposés aux bâtiments actuels.

Les contours approximatifs du fort de Ville-Marie, superposés aux bâtiments actuels.   Photo : musée Pointe-à-Callière

Un autre indice conforte leur hypothèse : l’emplacement du puits découvert par les archéologues.

« C’est un des rares éléments interprétables du site », partage Louise Pothier. « On sait des documents historiques que ce puits est au centre de la place d’armes, qui devrait se retrouver au centre, entre les bastions. »

Selon l’hypothèse actuelle, le puits est bien situé au centre de la face nord du fort.

Une fois le contour du fort tracé, il apparaît clair que plusieurs éléments exhumés sont construits le long des palissades : la fosse d’un bâtiment de ce qui semble être une remise, les traces de ce qui pourrait être une palissade intérieure.

« La signification de quelques vestiges est évidente, mais beaucoup gardent une aura de mystère », explique Louise Pothier.

Ce legs que nous laissons aux Montréalais n’est pas figé. Les chercheurs continueront à se pencher sur les significations de ce qui a été mis à jour pour encore des décennies. Louise Pothier

La première extraction de fer en Nouvelle-France

Une des découvertes les plus stupéfiantes, ce sont des scories, des montagnes de résidus de travail du fer. La composition de ces résidus laisse à penser que les premiers Montréalais auraient non seulement travaillé le fer, mais qu’ils auraient aussi tenté d’en extraire de minerais locaux, comme de la limonite, parfois appelé fer des marais, abondant dans la vallée du Saint-Laurent. Il s’agit de la première extraction documentée de métal en Nouvelle-France, bien avant les Forges du Saint-Maurice.

Le fer est à l’époque un élément vital de la colonie, il sert à la fabrication des clous, des outils, des couteaux, mais aussi de monnaie d’échange avec les Amérindiens. Les historiens croyaient jusqu’alors que tout le fer employé à ce moment dans la colonie était importé d’Europe.

Des scories laissées par les premiers colons montrent qu'ils ont travaillé le fer.

Des scories laissées par les premiers colons montrent qu’ils ont travaillé le fer. Photo : Radio-Canada

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