Peut-on tirer sur un enfant soldat?


20 pays recrutent des enfants soldats dans le monde. Je n’ose pas imaginer un soldat face à un enfant soldat avec une arme tel qu’un AK-47, c’est tuer ou être tué ! C’est une question difficile et moralement un vrai casse-tête.
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Peut-on tirer sur un enfant soldat?

 

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Un enfant soldat lors d’une cérémonie à Yambio, au Soudan du Sud, le février 2018 | Stéfanie Glinski / AFP

Léa Polverini

Quand la morale ne tient plus.

«L’enfant soldat est le personnage le plus célèbre de cette fin du vingtième siècle».

Sublime personnage de fiction catalysant nombre de fantasmes sur la nature humaine, l’enfant soldat est avant tout une réalité historique, réalité de terrain et sujet en propre auquel les soldats comme les institutions sont confrontées lors de conflits armés.

Quelle responsabilité?

Si la Cour pénale internationale reconnaît dans l’article 26 du Statut de Rome son «incompétence à l’égard des personnes de moins de 18 ans», c’est qu’elle laisse aux juridictions nationales la tâche de juger de la responsabilité pénale de leurs mineurs.

«L’amnistie, qu’elle soit explicite ou implicite, est souvent la mesure utilisée lorsqu’il s’agit de traiter la question de la responsabilité d’enfants pour crimes de droit international», expliquaient Naïri Arzoumanian et Francesca Pizzutelli dans leur article «Victimes et bourreaux: questions de responsabilité liées à la problématique des enfants-soldats en Afrique».

De fait, les cours de justice ont tendance à considérer les enfants associés à une force ou un groupe armés avant tout comme des victimes, eussent-ils été amenés à prendre part à un génocide, des crimes contre l’humanité ou des crimes de guerre: victimes eux-mêmes d’un premier crime de guerre par leur enrôlement –au moins pour les moins de quinze ans.

«L’association des termes d’enfant et de soldat relève ainsi d’un paradoxe, dans la mesure où ces enfants-soldats se situent dans l’espace interstitiel entre ces deux catégories. Ce sont encore des enfants, mais ils ne sont plus innocents; ils effectuent des tâches relevant de l’apanage des adultes, mais ils ne sont pas encore adultes», relève Alcinda Honwana dans «Innocents et coupables: les enfants-soldats comme acteurs tactiques».

Vie pour vie

En mars 2017, les Forces armées canadiennes marquaient un précédent, en formulant dans une note de doctrine interarmée (NDI 2017-01) des directives stratégiques communes concernant la confrontation sur le terrain avec des enfants soldats, et les réactions à adopter. C’est la première fois qu’était abordée frontalement la terrible question: que faire face à un enfant armé et menaçant?

Le commandant Rory McLay, qui supervisait ces directives, déclarait alors:

«Si un enfant a une arme pointée sur vous et qu’il a l’intention, qu’il a la capacité, et qu’il a les moyens de vous faire du mal à vous ou à vos partenaires, vous devez utiliser la force autant qu’il est nécessaire pour neutraliser cette situation. […] C’est une dure réalité, mais nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les nôtres être blessés parce qu’ils ont hésité.»

Vie pour vie, il s’agirait donc, dans le doute, de tirer le premier. Ces directives s’inscrivaient, en sus du besoin d’élaborer un cadre précis pour appréhender le cas des enfants soldats, dans un contexte particulier: le Canada envisageait alors de mobiliser certains de ses militaires dans une opération de Casques bleus au Mali. De fait, en mars dernier, Ottawa a confirmé l’implication d’une force opérationnelle aérienne dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Depuis son lancement, en avril 2013, la mission, qui a enregistré près de 160 morts, est actuellement considérée comme la mission de maintien de la paix la plus dangereuse au monde. Parallèlement, l’ONU a déjà fait état à plusieurs reprises de la présence de centaines d’enfants soldats dans le nord du Mali: garçons comme filles, soldats comme esclaves sexuels, larbins ou chair à canon.

Développer des stratégies de lutte contre le principe de l’enfant soldat

Avec ces dispositions, le Canada entendait donc se ressaisir d’enjeux où la réalité du terrain tout comme le droit mettent en faillite la morale: afin que des cas de légitime défense ne soient pas considérés ou même simplement perçus, au regard de la Déclaration de Genève sur les droits de l’enfant, comme crimes de guerre; mais aussi et surtout afin d’apporter une réponse stratégique à l’utilisation d’enfants dans des conflits armés.

En août 2000, un groupe de onze soldats de la paix britanniques avait refusé de tirer sur des enfants armés d’AK-47 en Sierra Leone. L’opération de sauvetage avait causé la mort d’un parachutiste, faisant onze autres blessés. La note de doctrine interarmée canadienne cherche à complexifier la situation, afin qu’en cas pareil, les options ne se réduisent pas à une alternative entre tirer ou se faire tirer dessus.

Les enfants soldats y sont envisagés au-delà du seul cadre de la confrontation: en tant que tels, mais aussi du point de vue des militaires qui leur feront face, et qui doivent y être préparés, autant psychologiquement que matériellement. Sur place, il s’agit aussi pour les agents de rapporter la présence d’enfants soldats, et la façon dont ils sont employés par leurs commandants, qui peut induire diverses réponses. Dans le cadre d’un affrontement, les directives recommandent de tirer sur les chefs adultes, afin de rompre la discipline et d’inciter les jeunes combattants à la reddition ou à la fuite.

«L’action est intrinsèquement liée au pouvoir. Pour être à même d’agir autrement, l’individu doit être capable d’exercer un certain pouvoir», écrivait encore Alcinda Honwana, soulignant ainsi la sujétion et dépendance des enfants soldats à leurs commandants.

Elle prenait soin toutefois de relever l’ambiguité essentielle de ces enfants de la guerre, qui se ressaisissent par les marges de différentes formes de pouvoir: innocents, et coupables, sur un même plan.

À travers ses nouvelles directives, toujours à l’état de test, le Canada tend à ne plus envisager le couple dialectique «innocent et coupable», mais «innocent et menaçant». En quelque sorte, on passe du jugement a posteriori, à la réaction de l’urgence.

Aujourd’hui, vingt pays recrutent encore des enfants soldats, de sept à dix-huit ans.

http://www.slate.fr/story/

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Le Saviez-Vous ► Les chiens antichars ou les animaux comme arme de guerre


La stupidité des hommes à faire la guerre n’a aucune limite pour essayer de faire plus de victimes. On sait qu’il y a des enfants-soldats, et aussi des animaux qui ont participer contre leur volonté aux guerres comme la Seconde Guerre mondiale. Les chiens ont été les plus utilisés, mais dans d’autres conflits, ce fut des singes, chauve-souris, pigeons etc … Ces animaux ont souffert et son mort pour une cause qui n’est pas la leur. En plus pour l’efficacité attendu n’était pas un grand succès
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Les chiens antichars ou les animaux comme arme de guerre

 

PAR MARINE GASC

Les animaux bombes

Les premiers animaux à avoir été utilisés comme bombe sont apparemment des cochons, et c’est pas tellement des bombes mais on s’en rapproche. Au IIIè siècle avant notre ère, à Mégara, une ville entre Athènes et Corinthe (rien à voir), on enduit des cochons de poix, de pétrole ou de résine et on leur met le feu en direction des ennemis. Les animaux torturés s’agitent et passent entre les pattes des éléphants ennemis. Dans la panique, les géants piétinent les membres de leur propre armée pendant que les cochons mettent le feu. Ambiance… L’armée chinoise a fait la même chose avec des singes qu’ils habillaient de paille. Ensuite ils les trempaient dans de l’huile et paf, une allumette… C’était au XIIème siècle.

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L’époque la plus parlante en terme d’utilisation des animaux comme bombes c’est quand même la Seconde Guerre mondiale… On va pas se le cacher, les mecs ont fait preuve d’inventivité avec les bombes accrochées aux chauves-souris dans le camp américain, ou encore les pigeons mais surtout, les chiens du coté des Soviétiques.

L’utilisation des chiens par l’URSS

C’est en 1924 que le Conseil militaire de l’Union Soviétique décide d’autoriser l’utilisation de chiens dans les conflits militaires. Au départ, on leur apprend le sauvetage, les premiers secours, le transfert de communication, le transport de nourriture ou de médicaments mais aussi de blessés sur des traîneaux. C’est dans une école spécialisée de dressage près de Moscou qu’on forme les premiers chiens puis ensuite on ouvre douze autres écoles. C’est dire à quel point on investit dans les chiens de guerre. Cependant, vu que c’est tout nouveau, il n’y a aucun militaire formé comme dresseur de chien, alors l’armée soviétique fait appel à des chasseurs et des entraîneurs de cirque. C’est dans les années 1930 qu’on décide d’utiliser les chiens pour déplacer les mines. Ce sont souvent des bergers allemands, car ils sont faciles à éduquer. En 1935, les premiers chiens antichars sont officiellement intégrés dans l’armée après une formation de plusieurs mois.

Les chien antichars de la seconde guerre mondiale

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Dans un premier temps, on apprend aux chiens à récupérer leur nourriture située sous des chars blindés, pour cela, rien de mieux que les affamer quelques jours pour que tous leurs sens soient en éveil et qu’ils sachent directement où aller. Ensuite, on leur apprend à s’enfuir après avoir déposé l’explosif. Mais en fait, ça ne marche pas du tout. Les chiens ne comprennent rien, surtout lorsque la cible se déplace, et ils leurs arrivent de revenir vers les maîtres avec le détonateur entre les dents et de faire exploser une partie des entraîneurs.  Alors on change de plan, les chiens ne vont plus déposer les bombes sous les chars et s’enfuir, non, ils vont exploser sous les chars et mourir donc. C’est plus simple à réaliser… Du coup, on créé une sorte de petit sac à dos pour chien dans lequel on glisse les explosifs et un détonateur, souvent un bâton planté de manière verticale sur le dos du chien. Lorsque le chien passe sous le char et que le bâton s’abaisse, la bombe explose. En revanche, il faut apprendre aux chiens à s’adapter à une cible qui bouge mais aussi aux tirs adverses qui font beaucoup de bruits et peuvent les effrayer. C’est pas simple d’apprendre à un chien à courir vers un char ennemi sous les balles des hommes pour se faire exploser la truffe.

Une efficacité mitigée

Selon les Soviétiques, l’enrôlement des chiens dans l’armée a permis de grandes victoires… Ils prétendent que les chiens antichars ont détruit jusqu’à trois cent chars allemands et que l’armée ennemie a du faire des changements sur les mitrailleuses des engins afin de pouvoir tuer les chiens, qui sont des cibles plus basses et plus rapides que les hommes. Mais aussi que les Allemands se sont armés de lance-flammes pour arrêter les chiens-mines sans que ce soit efficace car les dobermans, par exemple, ne ralentissent pas leur course malgré les flammes. Selon les Allemands et, ensuite, les experts militaires occidentaux, les chiens-antichars ont surtout causé beaucoup de pagaille jouant de vilains tours aux Soviétiques. D’une part, les chars soviétiques ont des moteurs diesel et les animaux étaient entraînés à récupérer leur nourriture sur les réservoirs, or, les chars allemands ont des moteurs essence, donc les animaux repéraient et attaquaient les chars soviétiques plus que les chars allemands… Ou, étant désorientés et effrayés, les chiens partaient en tous sens et déclenchaient les détonateurs à des endroits peu stratégiques, style dans l’armée soviétique ou dans des arbustes… De nombreuses fois, les maîtres ont du abattre leurs chiens-antichars qui revenaient vers eux afin de ne pas causer trop de dégâts dans les tranchées soviétiques.

Le déclin de l’utilisation des chiens-antichars dans l’armée soviétique

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Il semblerait que plus de 40 000 chiens aient été envoyés au combat pour différentes tâches du coté des Soviétiques et les Allemands se sont servis de cet argument pour discréditer l’armée soviétique qui préfère envoyer des chiens au combat plutôt que de les affronter directement et risquer la mort. En 1942, un grand contingent de chiens antichars a paniqué et forcé le retrait des troupes soviétiques, alors les animaux ont été retirés des combats mais les chiens ont continué à être entraînés jusqu’en 1996 (!!!) pour réaliser des missions antichars…

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La dégradation des sols causera des migrations massives


L’immigration à cause des détériorations de l’environnement sera de plus en plus importante, surtout si nous ne changeons nos habitudes de tout détruire que ce soit en agriculture non-durable, la déforestation, la pollution … Les sols ne donnent pas le rendement nécessaire pour la biodiversité et l’humain comme les animaux en souffre
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La dégradation des sols causera des migrations massives

 

Au moins 50 millions d'humains vont été contraints à migrer d'ici 2050 à cause... (Photo REMY GABALDA, archives Agence France-Presse)

PHOTO REMY GABALDA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

FLORENCE PANOUSSIAN
Agence France-Presse
Medellin

 

Au moins 50 millions d’humains vont été contraints à migrer d’ici 2050 à cause de la détérioration des sols de la planète, et jusqu’à 700 millions si rien n’est fait pour enrayer les dégâts, ont alerté lundi des dizaines de scientifiques.

«La dégradation des sols, la perte de biodiversité et le changement climatique sont trois facettes du même important défi: l’impact de plus en plus dangereux de nos choix sur notre environnement naturel», a déclaré l’expert Robert Watson, en présentant le premier rapport mondial jamais réalisé sur ce thème.

Cette détérioration, causée entre autres par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l’expansion urbaine, nuit déjà à 3,2 milliards d’êtres humains, soit 40 % de la population mondiale.

Les sols sont dans un état «critique», avertit cette vaste étude dévoilée à l’issue de la VIe session plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) tenue depuis le 17 mars à Medellín, en Colombie.

«Nous avons transformé une grande partie de nos forêts, de nos prairies, nous avons perdu 87 % de nos zones humides (…) Nous avons vraiment changé la surface terrestre», a déploré M. Watson, président de l’IPBES, qui compte 129 pays membres et a déjà alerté vendredi dernier sur une extinction massive des espèces de la planète.

Mal exploités ou surexploités, les sols perdent en qualité. Cela se traduit par une diminution de «terres cultivables et donc de moyens de subsistance», ce qui «va forcer les gens à partir», a-t-il précisé à l’AFP.

Réchauffement climatique

D’ici 2050, cette dégradation «conjuguée aux problèmes de changement climatique, qui y sont étroitement liés, va contraindre 50 à 700 millions de personnes à migrer», ajoute cette analyse réalisée par une centaine de chercheurs bénévoles de 45 pays.

La projection la plus optimiste sera atteinte même «si nous essayons vraiment d’avoir des pratiques agricoles et forestières plus durables, de minimiser le changement climatique», a ajouté M. Watson.

Mais «si nous continuons avec nos pratiques non durables», quelque 700 millions d’humains seront contraints de migrer au cours des trente prochaines années, a-t-il mis en garde.

Le phénomène est alimenté par «le style de vie hautement consumériste» des pays riches, ainsi que par la croissance des revenus et de la démographie dans les pays en développement, ajoute le rapport.

C’est aussi un facteur de guerres:

«la diminution de productivité des sols rend les sociétés plus vulnérables à l’instabilité sociale, en particulier dans les régions sèches, où des années de très faibles précipitations ont été associées à une hausse des conflits violents allant jusqu’à 45 %», selon les chercheurs.

Elle a un impact sur la sécurité alimentaire, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, donc sur l’ensemble des habitants de la Terre, avec un coût économique estimé à 10 % du PIB annuel.

L’IPBES a souligné que «4/5e de la population mondiale vit dans des zones menacées par le manque d’eau» et que seulement 25 % des terres de la planète n’ont pas été «significativement affectées» par l’activité humaine, ratio qui devrait chuter à 10 % d’ici 2050.

«Les forêts tropicales ont été historiquement peu peuplées parce qu’il était difficile d’y pénétrer. Aujourd’hui, nous y construisons des routes, nous y introduisons de l’agriculture», a précisé à l’AFP Robert Scholes, l’un des coauteurs du rapport.

Cela affecte les animaux, les plantes ainsi que les forêts qui produisent de l’oxygène et absorbent les gaz responsables du réchauffement climatique. La perte en biodiversité devrait être de 38 à 46 % d’ici 2050.

Impact sur la biodiversité

Le rapport a demandé trois ans de travail et compile toutes les publications scientifiques récentes sur ce thème. Sa réalisation a coûté environ 810 000 euros (un million de dollars).

Les experts et décideurs des pays membres de l’IPBES «l’ont approuvé (…) à l’issue de trente heures» de débats à huis clos, a précisé Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’organisation.

Vendredi, l’IPBES a rendu un verdict inquiétant sur la biodiversité de la planète, menacée par la première extinction massive des espèces depuis celle des dinosaures et la première provoquée par les humains.

Au-delà du diagnostic, elle a lundi encore donné des recommandations: généralisation de pratiques agricoles durables, contrôle de la pollution, planification urbaine incluant des «infrastructures vertes», des parcs, entre autres.

Mme Larigauderie a affirmé à l’AFP «qu’il est possible d’agir (…) les gouvernements ont à leur disposition des outils pour ce faire».

Les bénéfices de la restauration des sols sont dix fois supérieurs à leur coût, selon l’IPBES, qui a insisté sur la nécessité de coordonner les actions internationales, nationales et individuelles, aujourd’hui fragmentées.

«Prendre les mesures adéquates pour combattre la détérioration de la terre peut transformer la vie de millions de gens à travers la planète, a souligné M. Watson. Mais plus on tarde à agir, plus cela sera difficile et coûteux.»

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Le FBI sur la piste d’un trésor perdu durant la guerre de Sécession


Légende ou pas sur ces lingots d’or perdu à la guerre de sécession, un particulier ne peut pas creuser pour espérer trouver ce trésor ! C’est l’État qui pourrait s’acquérir de tout cet or
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Le FBI sur la piste d’un trésor perdu durant la guerre de Sécession

 

Selon la légende, la cargaison compterait 26 ou... (AFP)

Selon la légende, la cargaison compterait 26 ou 52 lingots d’or pesant chacun 23 kilogrammes, ce qui signifie qu’elle vaudrait entre 27 et 55 millions en dollars américains d’aujourd’hui.

AFP

Agence France-Presse

 

Une légende vieille de 155 ans au sujet de lingots d’or perdus au temps de la guerre de Sécession semble avoir retenu l’attention du FBI.

Des douzaines d’agents du FBI accompagnés de représentants de l’État de Pennsylvanie et de membres d’un groupe de chercheurs de trésors ont effectué une randonnée cette semaine afin de se rendre à un endroit reculé où, selon la tradition locale, une cargaison d’or datant de la Guerre civile américaine aurait été perdue ou cachée durant la bataille de Gettysburg en 1863.

Le groupe Finders Keepers affirme depuis longtemps avoir découvert le lieu où les lingots auraient été enfouis dans la forêt nationale de Dents Run, située à environ 215 kilomètres au nord-est de Pittsburgh, mais soutient que l’État ne lui a pas donné la permission de creuser.

Le FBI a refusé de révéler pourquoi il s’était rendu sur le site mardi, se bornant à dire qu’il se livrait à des activités autorisées par un tribunal.

Le propriétaire de Finders Keepers, Dennis Parada, a pour sa part indiqué que le FBI lui avait ordonné de ne pas commenter l’affaire.

Les historiens doutent fort qu’une cargaison d’or à destination de Philadelphie, où la monnaie américaine était frappée, ait effectivement été perdue en cours de route.

Selon la légende, la cargaison compterait 26 ou 52 lingots d’or pesant chacun 23 kilogrammes, ce qui signifie qu’elle vaudrait entre 27 et 55 millions en dollars américains d’aujourd’hui.

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Le Saviez-Vous ► La véritable histoire qui se cache derrière cette photo culte


 

Une photo est un évènement fixé pour toujours, quelques fois, elle peut porter à confusion, car nous n’avons pas l’histoire de la photo de ce qui s’est passé avant jusqu’au moment que l’image est fixé. Cette photo, je me souviens de l’avoir vue quand j’étais plus jeune. Une photo prise lors de la guerre au Viêtnam, au moment que la justice est un peu ballotter d’un bord à l’autre. Sachant cela, qu’aurions nous fait ? Aurait-on pensé à une arrestation, inculpation et sentence dans l’ordre des choses ? La guerre rend l’humain peut faire sortir le pire en nous, que l’on soit d’un côté ou de l’autre
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La véritable histoire qui se cache derrière cette photo culte

 

Eddie Adams appuie sur le déclencheur et le bourreau, sur la détente. La victime s’écroule. Le photographe croyait assister à un interrogatoire, il a immortalisé une mise à mort. © ap.

Christophe Da Silva

Source: Time, NY Times

Certaines photos ont le pouvoir de marquer l’histoire. C’est le cas de « l’exécution de Saïgon » (1968). « Une image peut parfois être trompeuse », dira Eddie Adams, le photogaphe qui a immortalisé la mise à mort.

Nous sommes le 1er février 1968, quelques années après l’immolation du moine bouddhiste Quang Duc (en 1963), et quelques années avant le déluge de napalm subi par la petite Kim Phuc (1973). Une photo va marquer l’histoire: c’est « l’exécution de Saïgon ».

Mise à mort

Comme des dizaines de villes du Sud-Vietnam, Saïgon est le théâtre d’une insurrection menée par 80.000 combattants communistes du FNLSV (Front national de libération du Sud-Vietnam), péjorativement appelé Vietcong. L’opération marque le commencement de l’offensive du Têt grâce à laquelle les communistes, appuyés par le Nord-Vietnam, espèrent soulever la population contre le régime du Sud, soutenu par les Etats-Unis.

Eddie Adams, photojournaliste américain de 34 ans travaillant pour l’agence Associated Press, entre en scène. Il a suivi un groupe de Sud-Vietnamiens participant à la contre-attaque. Il va se concentrer sur un prisonnier communiste, un homme vêtu d’un short et d’une chemise à carreaux.

« Je pense que Bouddha me pardonnera »

Le général Nguyen Ngoc Loan, chef de la police nationale sud-vietnamienne, pointe le canon de son Smith & Wesson modèle 38 vers la tempe du captif. Eddie Adams appuie sur le déclencheur de son appareil et le bourreau, sur la détente. La victime s’écroule. Le photographe croyait assister à un interrogatoire, il a immortalisé une mise à mort.

« Ces gars tuent beaucoup de personnes de notre peuple, et je pense que Bouddha me pardonnera », se justifiera plus tard le général Nguyen Ngoc Loan, avant d’ajouter que l’homme à la chemise aurait massacré un policier avec toute la famille de celui-ci : sa mère, sa femme, ses quatre enfants. (continuez à lire sous la photo)

Le corps de Nguyen Van Lem n’a jamais été retrouvé. © ap.

Le cliché d’Eddie Adams, consacré par le prix Pulitzer et le concours du World Press Photo, sera notamment publié en une du New York Times. L’opinion publique américaine est sous le choc, tandis que son président Lyndon B. Johnson tente de rassurer ses concitoyens quant à cette guerre incertaine. Plus de 500.000 soldats américains y participent.

La photo d’Eddie Adams a participé à éveiller les consciences sur la réalité tragique de la guerre au Vietnam. Suite à sa publication, cinq années de guerre se sont encore écoulées avant le retrait américain, et sept avant la victoire finale du Nord-Vietnam.

Son corps n’a jamais été retrouvé

Nguyen Van Lem avait 36 ans. Il était père de de deux enfants, et son troisième enfant, un fils, a vu le jour huit mois après sa mort dans cette rue de Saïgon. Selon sa veuve, Nguyen Thi Lop, il combattait au sein du Front national de libération. Plus tard, elle remerciera Eddie Adams pour avoir pris cette photo, sans quoi son mari « aurait disparu sans laisser de traces ». Son corps n’a jamais été retrouvé.

Quant à l’exécuteur, il s’appelle donc Nguyen Ngoc Loan, chef de la police nationale sud-vietnamienne.

« Une image peut parfois être trompeuse »

Eddie Adams a toujours regretté le statut iconique de cette photo. Il ne l’exposait pas dans son studio. Selon lui, le policier était un héros.

« Une image peut parfois être trompeuse en ce qu’elle ne rend pas compte de toute l’histoire », avait-il expliqué à ce sujet en 1972. « Je ne dis pas que ce qu’il a fait était juste mais il était engagé dans une guerre et il combattait des adversaires coriaces. » (continuez à lire sous la photo)

Le cliché d’Eddie Adams, consacré par le prix Pulitzer et le concours du World Press Photo, sera notamment publié en une du New York Times. © (Twitter).

Ce n’est pas tout. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Eddie Adams et « l’homme au pistolet » sont toujours restés en contact. Bien plus tard, Nguyen Ngoc Loan, exilé aux États-Unis où il y ouvrira notamment une pizzeria, accueillera le photographe chez lui à son domicile de Burke, près de Washington.

Longue plaidoirie dans le Time

À la mort de Nguyen Ngoc Loan en 1998, Eddie Adams, « larmes aux yeux », enverra des fleurs à la famille du défunt.

« L’Amérique devrait être en train de pleurer », a déclaré Eddie Adams à Associated Press. « Je déteste le voir partir comme ça, sans que les gens ne sachent rien à propos de lui. »

Il prendra même sa défense dans une longue plaidoirie accordée au magazine Time.

« Deux personnes sont mortes dans cette image : celle visée par la balle et le général Nguyen Ngoc Loan. Le général a tué le Vietcong ; j’ai tué le général avec mon appareil photo. Les images fixes sont l’arme la plus puissante du monde. Les gens les croient, mais les photos mentent, même sans manipulation. Elles ne sont que des demi-vérités. Ce que la photo ne disait pas, c’est: qu’est-ce que vous auriez fait si vous aviez été le général au même endroit et au même moment, lors de cette chaude journée, et que vous aviez attrapé ce sale type après qu’il a tué un, deux ou trois soldats américains? Je ne dis pas que ce qu’il a fait était juste, mais vous devez vous mettre à sa place. »

« L’image a vraiment fichu sa vie en l’air »

Il conclut:

« La photo ne dit pas non plus que le général a consacré beaucoup de son temps à essayer de faire construire au Vietnam des hôpitaux dédiés aux blessures de guerre. L’image a vraiment fichu sa vie en l’air. Il ne me l’a jamais reproché. Il m’a dit que si je n’avais pas pris cette photo, un autre l’aurait fait, mais je me suis longtemps senti mal pour lui et sa famille ».

Né en 1933, Eddie Adams a été photographe durant la guerre de Corée, alors qu’il était soldat dans l’armée américaine. De 1962 à 1972 puis de 1976 à 1980, il a travaillé pour Associated Press. Au cours de sa carrière, il a aussi fait les portraits de nombreux chefs d’État dont ceux de Fidel Castro, George W. Bush et Mikhaïl Gorbatchev. Il est décédé le 20 septembre 2004 à l’âge de 71 ans.

http://www.7sur7.be

L’histoire de la Russie moderne vue par une centenaire


Elle a beaucoup de mémoire pour une centenaire qui a été témoin de l’histoire de la Russie. C’est un cours de la vie d’une personne qui a vécu la misère et travaillé toute sa vie. Elle a aussi de simple bonheur que d’avoir de l’eau chaude et du chauffage centrale. Et comme elle dit : quoi demander de mieux ?. C’est là qu’on peut constater que notre propre vie n’est pas parfaite, mais nous sommes choyés
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L’histoire de la Russie moderne vue par une centenaire

 

 

Maria Riabtseva, cent ans au compteur mais une mémoire et un humour intacts. © afp.

Source: AFP

RUSSIE: 1917-2017 Maria Riabtseva avait à peine trois mois lorsque la révolution d’Octobre 1917 a bouleversé la Russie, faisant d’elle un témoin ordinaire d’un siècle d’événements exceptionnels, de la naissance et la mort de l’Union soviétique jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine.

Née le 14 juin 1917 au nord de Moscou, Maria Riabtseva était trop jeune pour se souvenir de la Révolution, prévient-elle avec un sourire.

« Mes premiers souvenirs remontent aux années 1920 », ajoute-t-elle.

En un siècle de vie, elle a survécu à deux guerres, celle entre l’Armée blanche, fidèle au Tsar Nicolas II, et l’armée bolchevique, et la Seconde guerre mondiale, qui lui a ravi deux de ses enfants. Elle a aussi assisté à la collectivisation forcées des campagnes, dans les années 1920, aux purges staliniennes des années 1930, ainsi qu’à la perestroïka ayant mené à la chute de l’URSS en 1991.

Mais ce dont se souvient surtout la vieille dame, c’est d’avoir « travaillé toute (sa) vie ».

« J’ai travaillé depuis mon plus jeune âge », raconte à l’AFP celle qui fut tour à tour paysanne, infirmière et ouvrière.

« Notre famille était composée de cinq enfants, nous étions des paysans normaux », se souvient-elle. « On nous a saisis nos deux chevaux et une vache pour le kolkhoze (ferme collective). Que pouvions-nous faire? On a rejoint le kolkhoze », dit-elle.

Le vrai bonheur: de l’eau chaude, le chauffage central

Pendant la Seconde guerre mondiale, où ont été tués plus de 20 millions de Soviétiques, Maria Riabtseva devient infirmière à l’hôpital de Rostov-Iaroslavki, à 200 km au nord de Moscou.

« C’était dur, il n’y avait pas grand-chose à manger… Il fallait travailler, il y avait tant de soldats blessés, les lits étaient pleins », soupire-t-elle. « Mais comme nous étions heureux le jour de la Victoire, comme tout le monde chantait et dansait! », s’exclame-t-elle ensuite, les yeux s’illuminant de joie à ce souvenir.

De la mort de Staline, survenue en mars 1953, Maria Riabtseva ne conserve que peu de souvenirs.

« Ce n’était pas une catastrophe », dit-elle en haussant les épaules. « Mais tout le monde était triste. »

Ce qui a marqué la mémoire de cette vieille dame à l’humour intact, c’est surtout son emménagement en 1961 dans un appartement de deux-pièces situé à l’est de Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg, ancienne capitale impériale de la Russie).

« Ca c’était le vrai bonheur: de l’eau chaude, le chauffage central… De quoi d’autre peut-on encore rêver ? », lance-t-elle.

© afp.

Une qualité de vie améliorée depuis l’arrivée de Poutine

Ce logement lui paraissait un véritable paradis après avoir vécu une dizaine d’années dans une baraque rustique et glaciale l’hiver avec sa famille pendant la dure période qui a suivi la Seconde guerre mondiale.

Les temps difficiles de la Perestroïka, précédant la chute de l’URSS, « n’ont pas vraiment changé (sa) vie, sauf que c’était plus dur qu’avant », tandis que l’arrivée de Vladimir Poutine, au pouvoir depuis fin 1999, a considérablement amélioré son quotidien, raconte cette dame, veuve depuis plus de quarante ans.

« Il faut vivre »

Maria Riabtseva partage désormais son appartement avec la famille d’un de ses petits-fils. Elle qui affirme ne pas s’intéresser à la politique, assure ne pas avoir l’intention de fêter le centenaire de la révolution d’Octobre qui aura lieu le 7 novembre.

« Je pense que j’aurais vécu la même vie, avec ou sans révolution. De toute façon, on ne peut rien changer », philosophe-t-elle. « Est-ce que j’ai été heureuse? Je ne sais pas. Je vivais. Si tu es né, il faut vivre, n’est-ce pas? Surtout que la vie passe très vite », sourit-elle.

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Des éruptions volcaniques associées à la fin des pharaons


Les chercheurs ont pu trouver des liens avec les écrits sur des données du niveau du Nil et comparer avec le Groenland et de l’Antarctique ainsi que les notes de l’état politique et social pour comprendre que l’éruption volcanique du Mont Etna a l’an 40 av. J.-C a mit fin à la dynastie des pharaons
Nuage

 

Des éruptions volcaniques associées à la fin des pharaons

 

L'éruption du volcan Etna

L’éruption du volcan Etna Photo : Reuters/Antonio Parrinello

Une série d’éruptions volcaniques aurait contribué à la chute de la dernière dynastie égyptienne, il y a 2000 ans, affirment des chercheurs américains, après avoir jumelé des mesures scientifiques à des informations contenues dans les documents historiques.

Cette activité volcanique aurait largement réduit l’importance des pluies et des inondations liées à la mousson, qui gorgent d’eau chaque été la région du Nil, permettant des récoltes abondantes.

C’est que les volcans en activité peuvent perturber le climat d’une région en diffusant du dioxyde de soufre dans la stratosphère. Certaines études ont montré l’effet du volcanisme sur les températures terrestres, mais peu se sont concentrées sur ses effets sur l’hydrologie.

Pourtant, si des variations dans la présence de l’eau d’une région sont difficiles à reconstituer à travers les siècles, elles peuvent aider à comprendre l’histoire et la vulnérabilité de sociétés aujourd’hui disparues.

L’Empire égyptien

Les éruptions volcaniques auraient causé de la sécheresse, des mauvaises récoltes, des famines et auraient mené à une instabilité politique grandissante. Des guerres perdues, des mouvements de grèves et de révoltes auraient ensuite mené à la fin de l’Égypte pharaonique.

Les auteurs des présents travaux publiés dans la revue Nature Communicationsen viennent à cette conclusion après avoir combiné plusieurs informations provenant :

  • des mesures de la variation du niveau d’eau du Nil;
  • des analyses de carottes de glace polaire contenant les cendres volcaniques;
  • de l’étude des modèles climatiques.

Établir des liens

Dans un premier temps, l’historien américain Joseph Manning, de l’Université Yale, et ses collègues ont analysé des données recueillies depuis 622 avant JC concernant les niveaux du Nil et les ont comparées aux informations recueillies dans la glace du Groenland et de l’Antarctique.

Comme les couches de glace contenant de la cendre correspondent aux années d’éruptions volcaniques, les chercheurs ont réussi à établir que ces années étaient associées à des niveaux d’eau du Nil beaucoup moins importants.

Les chercheurs ont ensuite examiné le contexte social et politique de l’Égypte ptolémaïque (305-30 av. J.-C.), l’une des civilisations anciennes les mieux documentées, à la lumière de la sécheresse induite par les éruptions volcaniques.

Ainsi, ces éruptions ont été associées à des mouvements d’agitation sociale et de révolte contre les classes dirigeantes, et à la fin de la guerre entre l’État ptolémaïque et son grand rival l’Empire séleucide.

Ces événements, particulièrement l’éruption du mont Etna en 40 av. J.-C, ont également mené à des troubles sociaux et économiques et à l’adoption de décrets renforçant l’autorité de l’élite.

Ces bouleversements ont finalement mené à la fin du règne de 300 ans de l’Égypte ptolémaïque, dont le suicide de Cléopâtre portera le coup final.

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