Une tortue à deux têtes naît en Malaisie


Ce n’est pas la première fois qu’une tortue à 2 têtes naît, c’est quand même un phénomène rare. Chaque tête avait le contrôle de sa nageoire, mais pouvait nager en unisson. Malheureusement, la tortue n’a pas survécu, étant une proie facile.
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Une tortue à deux têtes naît en Malaisie

Le bébé tortue a été découvert sur l'île... (PHOTO AFP)

Le bébé tortue a été découvert sur l’île de Mabul au large de la partie de Bornéo appartenant à la Malaisie, parmi quelque 90 bébés tortues nés récemment dans un nid.

PHOTO AFP


Agence France-Presse
Kuala Lumpur

Un bébé tortue à deux têtes est né en Malaisie, mais n’a survécu que quelques jours, captivant l’attention des défenseurs de l’environnement.

Il a été découvert sur l’île de Mabul au large de la partie de Bornéo appartenant à la Malaisie, parmi quelque 90 bébés tortues nés récemment dans un nid.

C’était une créature « absolument fascinante », selon le biologiste marin David McCann, employé de SJ SEAS, organisation de préservation de l’environnement dépendant du centre de plongée Scuba Junkie, qui s’occupe du nid. 

« La tête droite semble contrôler la nageoire avant-droite, et la tête gauche la nageoire avant-gauche. Pourtant (les deux têtes) sont capables de coordonner leurs mouvements pour marcher et nager », a-t-il expliqué dans un communiqué.

« Nous avons vu quelque 13 000 bébés tortues sortir de l’écloserie, mais n’avons jamais vu quelque chose comme ça auparavant », a ajouté le président de SJ SEAS Mohamad Khairuddin Riman.

Mais la tortue est morte mercredi, a indiqué à l’AFP Sen Nathan, vétérinaire employé par la direction de la faune de l’État de Sabah.

La cause de sa mort est encore inconnue, mais elle avait de toutes façons très peu de chance de survivre longtemps dans la nature, a-t-il ajouté.

« Elle aurait été happée par un oiseau de proie parce qu’elle ne pouvait pas bien nager », a-t-il expliqué.

Le cas est rare mais n’est pas inconnu. Une tortue à deux têtes avait été découverte en 2014 sur une île au large de la côte orientale de Malaisie et avait survécu trois mois, selon M. Nathan.

Les tortues vertes (Chelonia mydas), l’une des plus grandes tortues de mer, vivent principalement dans les eaux tropicales et subtropicales.

Classées parmi les espèces menacées, elles souffrent d’une réduction de leur zone d’habitat et de braconniers à la recherche de leur viande et leurs oeufs.

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Des milliers d’animaux sauvages saisis dans un coup de filet international


Quand Interpol et l’Organisation mondiale des douanes s’y mettent pour traquer les ventes illégales d’animaux sauvages, ils y mettent le paquet. Ils ont oeuvrer dans 109 pays et ont saisie des animaux, des peaux, des défenses et objets en ivoire., Malheureusement, ce genre d’enquête ne cessera jamais.,
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Des milliers d’animaux sauvages saisis dans un coup de filet international

Un lionceau a été secouru par Interpol en... (PHOTO AP)

Un lionceau a été secouru par Interpol en Inde.

PHOTO AP

Agence France-Presse
Lyon

Félins, primates, tortues, reptiles, oiseaux, et même des requins : des milliers d’animaux ont été saisis lors d’un impressionnant coup de filet mondial contre le trafic d’animaux sauvages qui a permis l’arrestation de près de 600 suspects, a annoncé Interpol mercredi.

Au cours de cette opération coordonnée au mois de juin par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (WCO) dans 109 pays, la police a interpellé 582 suspects et également mis la main sur 440 défenses d’éléphants, plus d’une demi-tonne d’objets en ivoire, 2550 mètres cubes de bois et 2600 plantes.

Ces arrestations et saisies ont été déclenchées par une équipe internationale d’enquêteurs et agents des douanes réunie dans les locaux d’Interpol à Singapour. D’autres arrestations et poursuites pourraient survenir dans les semaines et mois à venir, indique Interpol, organisation internationale de police criminelle dont le siège est à Lyon.

Au total, ont été saisis 23 primates, 30 fauves, plus de 4300 oiseaux, près de 10 000 animaux marins dont du corail, des hippocampes, des dauphins et requins, près de 10 000 tortues et quelque 1500 autres reptiles.

Les photos mises en ligne par Interpol montrent notamment des saisies de peaux de crocodile au Royaume-Uni, des dizaines de perroquets entassés les uns contre les autres dans une petite cage grillagée en Inde ou des poissons-zèbre morts pendant leur transport illégal au Brésil.

A également été saisie au Nigeria une demi-tonne d’écailles de pangolin, un des animaux les plus braconnés au monde, auxquelles la médecine traditionnelle chinoise attribue de nombreuses propriétés.

L’opération a remonté plusieurs filières de commerce illégal en ligne, permettant notamment l’arrestation de 21 personnes en Espagne et la saisie de 1850 oiseaux en Italie.

Dans un communiqué diffusé mercredi, Wildlife Conservation Society (WCS) a «applaudi» cette «perturbation massive de réseaux criminels», que cette ONG américaine juge «décisive pour sauver les animaux en danger à travers la planète».

«Ces saisies et arrestations constituent seulement le premier pas. Les gouvernements devraient maintenant assurer un suivi avec des poursuites solides et significatives. Les criminels faisant partie de ces réseaux doivent sentir tout le poids de la loi, des sanctions dissuasives et des peines de prison», insiste la WCS.

Il s’agit de la troisième opération de cette ampleur menée par Interpol, après 2017 et 2018, avec à chaque fois des saisies représentant plusieurs millions de dollars.

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La zoothérapie a la cote auprès des psychologues et des travailleurs sociaux


    Cela fait longtemps qu’on connaît la zoothérapie, mais ces dernières années, on voit de plus en plus d’animaux venir au secours des enfants, adolescents, et même des adultes dans leur mal-être. L’approche avec un animal se fait plus naturellement et plus rapidement que des sessions conventionnelles.
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    La zoothérapie a la cote auprès des psychologues et des travailleurs sociaux


    Deux femmes entourées de deux chèvres, d'un cochon et d'un chien dans une cour ensoleillée.

    La zoothérapie est un outil qui suscite de plus en plus d’engouement parmi les professionnels en intervention tels que les psychologues, les travailleurs sociaux ou encore les psychoéducateurs. Photo: Radio-Canada / Catherine Dib

    Radio-Canada

    De plus en plus de professionnels se tournent vers la zoothérapie pour leurs interventions. Psychologues, psychoéducateurs et travailleurs sociaux suivent des formations afin de mieux travailler en équipe avec les animaux.

    La zoothérapie, une approche qui gagne en popularité au Québec, englobe les techniques d’intervention requérant la présence d’un animal pour améliorer le bien-être d’une personne.

    La psychologue Emmanuelle Fournier-Chouinard est familière avec le pouvoir thérapeutique des bêtes depuis longtemps.

    L’animal dans sa particularité d’être un être relationnel, mais non verbal, vient permettre de désengager les chemins habituels où l’on peut se cacher dans sa tête, explique-t-elle.

    Une méthode particulière

    Au Centre Humanimal à Saint-Honoré, Emmanuelle Fournier-Chouinard sort du cadre conventionnel de la psychothérapie en favorisant une interaction entre l’animal et l’humain, parfois par le biais d’activités.

    Chèvres, cochons, chiens, chats, tortues et canards sont notamment présents durant les séances.

    Est-ce qu’on fera un jeu de frontière avec les chevaux […] pour en apprendre plus sur notre conscience corporelle? Ou encore sur les limites à ne pas dépasser si nous ne sommes pas invités chez l’autre?, cite-t-elle en exemple.

Les bêtes peuvent être aussi un prétexte pour aborder des sujets plus difficiles. Certaines séances avec la clientèle adolescente requièrent parfois l’assistance des canards. La présence des oiseaux peut par exemple faciliter une conversation sur la puberté et la sexualité.

    Selon elle, les adolescents se sentent plus confortables de cette façon, car on n’est plus en face à face, on est en côte à côte et on ne parle plus de sexe chez les humains, on s’intéresse aux canards.

À travers ça, beaucoup vont pouvoir poser des questions qui, autrement, sont plus compliquées à discuter. Emmanuelle Fournier-Chouinard, psychologue et fondatrice du Centre Humanimal

Apprendre la zoothérapie

Emmanuelle Fournier-Chouinard transmet son savoir à de nombreux étudiants, notamment au cégep ainsi que par le biais de cours individuels.

L’une de ses apprenties, Sylvie Beauchamp, est psychologue depuis 26 ans. Elle voit déjà la différence qu’apporte un animal durant une séance de psychothérapie.

Selon elle, la présence d’une bête a permis de contourner certains mécanismes de protection, car la personne n’a plus l’impression de travailler sur elle-même, mais plutôt avec le chien.

En une seule rencontre, elle a fait des prises de conscience que je pense que ça lui aurait pris trois, quatre ou cinq rencontres dans le contexte traditionnel pour les réaliser, raconte Sylvie Beauchamp.

Une pratique de plus en plus répandue

Emmanuelle Fournier-Chouinard observe qu’il y a bel et bien un engouement pour la zoothérapie.

On le voit dans l’explosion en recherche qu’il y a sur les relations humain-animal […], dans la multiplication des formations […], souligne-t-elle.

Actuellement, on est dans un zeitgeist, un air du temps, on redéfinit la relation que nous avons avec un autre d’une autre espèce. Emmanuelle Fournier Chouinard, psychologue et fondatrice du Centre Humanimal

Zoothérapie Québec a aussi remarqué cet intérêt croissant pour la pratique. L’organisme rapporte une hausse de 12 % des services de zoothérapie offerts l’an dernier, soit un total de plus de 8000 heures d’intervention.

Le directeur général de Zoothérapie Québec, Gaël Magrini, voit une évolution des interventions.

 Notre demande auparavant était beaucoup axée sur le loisir, du moins plus qu’aujourd’hui, mais de plus en plus, on sent que les équipes de soins souhaitent nous intégrer dans leur plan d’intervention, dit-il.

La zoothérapie, il ne faut pas voir ça comme une profession en soi, il faut voir ça comme un outil d’intervention qui peut s’ajouter dans le coffre d’un intervenant, d’un professionnel de la santé ou de l’éducation. Gaël Magrini, directeur général de Zoothérapie Québec

Le directeur général espère que la pratique sera plus connue dans les années à venir.

On tient à ce que les milieux institutionnels, les décideurs, commencent à considérer la zoothérapie comme un outil clinique, comme un outil pédagogique qui peut avoir une portée importante, avance-t-il.

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Les automobilistes incités à aider les tortues à traverser la route


Pour ceux qui ne savent pas encore, il y a des tortues qui vivent dans notre coin du monde. Il y a 8 espèces en Ontario et 6 espèces au Québec, et malheureusement, elles sont menacées. Sachant que les tortues se déplacent pour pondre leur oeufs, elles doivent souvent traverser la route. Et la route n’est vraiment pas le meilleur endroit pour la sécurité des tortues. Il est donc demandé d’aider ces animaux a traverser avec douceur.
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Les automobilistes incités à aider les tortues à traverser la route


PHOTO HO, PC

La Presse Canadienne
Pelee Island

Le groupe Conservation de la nature Canada exhorte les automobilistes à aider les tortues à traverser la route.

Kristyn Ferguson, directrice de la conservation pour la région de l’Ontario, rappelle que nous traversons le moment de l’année où les tortues doivent traverser les routes pour se rendre à leurs aires de nidification. Elles peuvent aussi creuser ou de déposer leurs oeufs sur l’accotement de sable ou de gravier des routes ou se réchauffer sur l’asphalte.

Les huit espèces de tortues recensées en Ontario et six autres au Québec sont considérées comme menacées.

Les tortues sont des éléments importants de l’écosystème des milieux aquatiques parce qu’elles se nourrissent de feuilles mortes, d’insectes et de débris.

Mme Ferguson dit qu’il peut s’écouler jusqu’à 25 ans avant qu’elles se reproduisent et que seulement 2 % des oeufs parviennent à l’âge adulte. En conséquence, même la mort d’une seule tortue tuée par un véhicule peut avoir des effets importants sur une population.

Elle ajoute que la plupart des tortues peuvent être facilement transportées.

Sur le site carapace.ca, on conseille de « [soulever] la carapace à deux mains vers l’arrière de la tortue en la maintenant près du sol ou de la pousser doucement hors de danger [avec un objet].

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Des chimpanzés observés en train de casser des tortues comme des noix


Chez les primatologues, il est connu que des primates carnivores mangent des tortues à carapaces molles, mais que des chimpanzés mangent des tortues à carapaces dures est inédit. Ils utilisent la même méthode que pour casser des noix en frappant la carapace sur quelque chose de dure comme un arbre.
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Des chimpanzés observés en train de casser des tortues comme des noix

Floriane Boyer
Rédactrice

Une jeune femelle chimpanzé nommée Gia casse la carapace d’une tortue en la frappant contre un arbre dans le parc national de Loango au Gabon. © Nadia Balduccio/Loango Chimpanzee Project/Max Planck Society

Des chimpanzés du parc national de Loango au Gabon ouvrent des tortues comme une noix pour se délecter de leur chair.

Les primatologues se doutaient que ces grands singes consommaient de la tortue, mais c’est la première observation directe de ce comportement de prédation. Les chercheurs le décrivent dans le journal Scientific Reports.

Pour ouvrir la carapace de la tortue Kinixys erosa, une espèce endémique des forêts tropicalesd’Afrique centrale et de l’Ouest, les chimpanzés la frappent à de multiples reprises contre un arbre jusqu’à ce qu’elle se brise. Les chercheurs suggèrent qu’ils ont adopté cette pratique parce qu’ils procèdent de la même façon pour les fruits à coque, abondants dans la région de Loango. Le comportement, observé à 38 occasions chez 10 chimpanzés, peut être considéré comme coutumier au sein du groupe. Selon un communiqué, les individus se partagent la viande obtenue, ceux de plus faible constitution demandent de l’aide pour briser la carapace, et à une occasion, un adulte a mis en réserve une tortue à moitié consommée dans un tronc pour revenir la finir le lendemain.

L’étude apporte de nouveaux éléments dans la compréhension du régime alimentaire omnivore des chimpanzés, en étendant celui-ci aux reptiles, mais aussi des pratiques des anciens Hominini, incluant les ancêtres de l’Homme. D’autres primates, comme les babouins et les mandrills, sont déjà connus pour se nourrir de tortues à carapace molle. Que des chimpanzés requièrent ici à une méthode de percussion pour accéder à la viande de tortues à carapace dure est inédit.

Un chimpanzé du parc national de Loango au Gabon déguste une tortue qu'il vient d'attraper. © Erwan Théleste

Un chimpanzé du parc national de Loango au Gabon déguste une tortue qu’il vient d’attraper. © Erwan Théleste

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La tortue géante la plus menacée du monde perd sa dernière femelle


Une espèce de tortue est probablement en train de s’éteindre en Chine par la mort d’une femelle. Il resterait deux autres tortues de cette espèce au Viêtnam, sauf qu’on croit que ce sont deux mâles
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La tortue géante la plus menacée du monde perd sa dernière femelle

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Le zoo de la ville de Suzhou, en Chine, vient d’annoncer le décès de sa femelle tortue appartenant à une espèce en danger critique d’extinction. Il ne reste que trois spécimens dans le monde. Probablement que des mâles.

La tortue à carapace géante du Yangtze (Rafetus swinhoei) est considérée comme la tortue la plus menacée au monde. Il y a quelques jours encore, il ne restait que quatre individus. Cette population est malheureusement tombée à trois ce samedi. La (probable) dernière femelle connue de l’espèce est en effet décédée à l’âge honorable de 90 ans dans un zoo de Suzhou, en Chine, rapporte la BBC. Une tragédie qui pousse encore un peu plus l’espèce au bord de l’extinction.

La cause du décès indéterminée

Une tentative d’insémination artificielle avait été tentée avec un mâle quelques heures avant sa mort. Infructueuse, encore une fois, en partie à cause du pénis endommagé de ce dernier. Malgré tout, la procédure semble s’être déroulée sans encombre. Les causes de ce décès restent donc encore floues et l’enquête suit son cours. Le mâle, âgé d’environ 100 ans, devra donc faire son deuil, désormais seul dans son enclos du zoo chinois de Suzhou.

Les deux dernières tortues R. swinhoei connues dans le monde évoluent dans des étangs séparés au Vietnam. Leurs genres sont inconnus, mais les chercheurs sont quasiment sûrs qu’il s’agit de deux mâles. Si tel est effectivement le cas, cette espèce autrefois répandue dans les eaux douces de Chine et du Vietnam aura disparu dans quelques années, tout au plus. La grande majorité de ses effectifs ont été décimés par les problèmes de braconnage et de pertes d’habitats.

Le déclin alarmant des tortues d’eau douce

Nous y sommes tristement habitués.

Selon un rapport publié en 2018 par la Zoological Society of London, les tortues terrestres représentent en effet 29 des 100 reptiles les plus menacés au monde, « bien qu’elles ne représentent que 3,3 % de la richesse en espèces de reptiles », peut-on lire.

Outre la tortue géante du Yangtze, sont également particulièrement concernées la tortue angonoka (Astrochelys yniphora), endémique de Madagascar, et la tortue chinoise à trois bandes (Cuora trifasciata), dont la propriété est devenue un symbole d’investissement financier et de statut en Chine.

tortues

Cuora trifasciata
Crédits : Wikimedia Commons / Torsten Blanck

On rappelle que les tortues terrestres et d’eau douce jouent un rôle écologique vital dans leurs environnements naturels. Ces reptiles participent en effet à façonner les rivières et les cours d’eau, dispersent les graines et champignons, et n’hésitent pas nettoyer les eaux en “s’occupant” des animaux morts.

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Cette tortue mena­cée a dû pondre ses œufs sur le goudron qui recouvre désor­mais sa plage


Une espèce en danger, la tortue verte, comme bien des tortues retournent généralement à l’endroit ou elles sont nées pour mettre au monde leur propre progéniture. Dans les Maldives, un aéroport international a été construit sur une plage à l’endroit même ou une tortue est venue mettre ses oeufs. Elle n’a pas eu d’autres choix que de les laisser sur la asphalte d’une piste d’atterrissage.
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Cette tortue mena­cée a dû pondre ses œufs sur le goudron qui recouvre désor­mais sa plage

 

Crédits : Adam Nasym/Twit­ter

par  Malaurie Chokoualé

 

Les tortues de mer retournent presque toujours sur la plage de leur nais­sance pour pondre leurs œufs, qu’im­porte la distance à parcou­rir.

Sur cette photo des Maldives qui a fait le tour du monde, une tortue verte s’est retrou­vée contrainte de pondre ses œufs sur un tarmac brûlant, car une piste d’at­ter­ris­sage a été construite sur l’an­cienne plage où elle est née, rapporte The Inde­pendent.

Cette tortue est pour­tant clas­sée comme étant en danger de dispa­ri­tion par l’Union inter­na­tio­nale pour la conser­va­tion de la nature. Mais les préoc­cu­pa­tions des auto­ri­tés des Maldives semblent à mille lieues de cette réalité-là, alors même que l’atoll de Noonu (subdi­vi­sion des Maldives) est histo­rique­ment connu pour être un impor­tant lieu de nidi­fi­ca­tion pour des centaines de tortues mena­cées.

Cons­truite en 2018, cette piste d’at­ter­ris­sage fait partie d’un plan de déve­lop­pe­ment d’un aéro­port, financé par les Émirats arabes unis à hauteur de 60 millions de dollars – une somme contre laquelle les tortues ont peu de poids. Les auto­ri­tés assurent que le nombre de ces animaux présents sur l’île n’a pas dimi­nué depuis la construc­tion de la piste.

L’aé­ro­port inter­na­tio­nal est encore loin d’être terminé ; il devrait très bien­tôt permettre au petit atoll de déve­lop­per le tourisme, tout en sacri­fiant sa biodi­ver­si­té… Une bonne nouvelle toute­fois : la tortue est actuel­le­ment en bonne santé.

Source : The Inde­pendent

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