Le Saviez-Vous ► Choux, roses, cigognes : d’où viennent ces légendes sur l’arrivée des bébés ?


J’espère qu’on n’enseigne plus ces légendes aux enfants sauf pour les contes. Je me souviens que ces légendes étaient véhiculées quand j’étais enfant, mais nous savions très tôt, qu’en réalité, les bébés venaient des mamans. Comment ? Si les parents ne l’expliquaient pas, on pouvait l’apprendre avec les amis qui en savaient un peu plus.
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Choux, roses, cigognes : d’où viennent ces légendes sur l’arrivée des bébés ?


Cigognes & compagnie

Par Dorothée Louessard

Si les garçons naissent dans des choux et les fillettes dans des fleurs, que diable fichent les cigognes censées être les livreuses officielles de bébés ? Mais au fait d’où viennent donc ces mythes sur la naissance de nos chérubins ?


Depuis l’Antiquité, le chou est associé à la fertilité. On servait traditionnellement de la soupe aux choux aux jeunes mariés afin accroître leurs chances d’avoir un enfant. Et encore aujourd’hui, la consommation de choux est préconisée à toutes les femmes désireuses de booster leur fécondité. Pourquoi ? Parce qu’ils sont riches en acides foliques (Vitamine B9) assurant le bon développement du foetus. Les autres vitamines présentes dans les choux de Bruxelles auraient également le pouvoir d’augmenter la quantité de sperme de l’homme et leur durée de vie.

L’autre origine possible de ce mythe sur la naissance proviendrait de la Grèce Antique. Le roi Agamemnon parti en guerre, sa femme Clytemnestre accoucha de quadruplés dont trois filles et un garçon. N’ayant pas de langes sous la main, elle emmaillota ses filles dans des pétales de rose et enveloppa son garçon dans des feuilles de chou. Si ce dernier n’a pas eu droit aux pétales de rose, c’est parce que la rose constituait le symbole de la féminité durant l’Antiquité. La feuille de chou fut choisie tout simplement parce que du choux était prévu au dîner.

Deux explications possibles donc, et qui s’avéraient bien pratiques à ressortir à nos enfants lorsqu’ils nous balançaient la fameuse question tant redoutée : « Dis, comment on fait les bébés ?« 

Mais alors les cigognes dans tout ça, elles faisaient quoi au juste ? Déposaient-elles les bébés selon leur sexe tantôt dans des roses, tantôt dans des choux ?

La légende de la cigogne ou « Légende du Kindelesbrunnen » est connue dans le monde entier et puise son origine en Alsace. Il y aurait eu jadis un lac sous la cathédrale de Strasbourg, où voguaient les âmes des enfants en attendant de venir au monde. Un sympathique gnome naviguait sur le lac à bord d’une barque argentée et, muni d’un filet d’or, il attrapait les âmes des bébés pour les donner à la fameuse cigogne qui se chargeait alors de distribuer les bébés aux parents. D’ailleurs, encore aujourd’hui, en Alsace, les parents désirant avoir un enfant doivent « commander » leur bébé aux cigognes en déposant un morceau de sucre sur le bord de leur fenêtre. Quant au choix de l’oiseau, il est sans doute lié au fait que les cigognes font leur grand retour en Alsace, au printemps, saison associée aux naissances.

Le mythe des cigognes est d’ailleurs le thème du film d’animation des studios Warner, « Cigognes & compagnie » ,  On y découvre que les cigognes ont cessé la livraison de bébés pour se reconvertir dans l’expédition de colis Internet. Et, alors que Junior, coursier star de l’entreprise, s’apprête à reprendre la tête de l’entreprise, il rallume involontairement la Machine à Fabriquer les Bébés…

https://www.terrafemina.com

Un bébé issu de l’ADN de 3 personnes diffé­rentes est né en Grèce


Encore une science qui joue avec les gènes dans le cadre de l’insémination artificielle pour féconder un bébé. 3 personne, un homme et deux femmes pour un bébé en devenir. Il semblerait que ce soit pour empêcher des maladies mitochondriales qui vient de la mère. Sauf qu’on ne sait pas ce que cela pourrait donner à long terme. En tout cas, je ne suis pas vraiment fan de ce genre de science.
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Un bébé issu de l’ADN de 3 personnes diffé­rentes est né en Grèce

 

par  Laura Boudoux

Mardi 9 avril, un bébé possé­dant l’ADN de trois personnes est né en Grèce, suite à une insé­mi­na­tion arti­fi­cielle contro­ver­sée. La procé­dure, effec­tuée par des spécia­listes grecs et espa­gnols, s’est appuyée sur un trai­te­ment expé­ri­men­tal par FIV, appelé don mito­chon­drial. Elle consiste à utili­ser un ovule de la mère, le sperme du père, ainsi que l’ovule d’une donneuse, rapporte The Guar­dian.

99,8 % des gènes se trouvent sur les 23 paires de chro­mo­somes situés dans le noyau de chaque cellule du corps humain, mais une infime propor­tion de maté­riel géné­tique réside dans les mito­chon­dries d’une cellule, des orga­nites intra­cel­lu­laires. Dans le cadre de cette procé­dure effec­tuée à la clinique Insti­tute of Life, les mito­chon­dries de la mère ont été reti­rées de son ovule, pour être rempla­cées par celles d’une donneuse. Origi­nel­le­ment, ce trai­te­ment a été déve­loppé non pas dans le cadre de problèmes de fécon­dité, mais pour empê­cher la trans­mis­sion de mala­dies mito­chon­driales de la mère à l’en­fant.

D’après Nuno Costa-Borges, spécia­liste de l’em­bryo­lo­gie espa­gnol ayant parti­cipé au projet, cette procé­dure pour­rait aider « un nombre incal­cu­lable de femmes » souf­frant d’in­fer­ti­lité.

D’autres cher­cheurs déplorent l’uti­li­sa­tion d’un trai­te­ment dont les effets n’ont pas été testés sur le long terme.

« Les risques que comportent cette tech­nique ne sont pas entiè­re­ment connus, bien qu’ils puissent être consi­dé­rés comme accep­tables dans le cadre d’une mala­die mito­chon­driale, ce qui n’est pas le cas ici », explique Tim Child, profes­seur à l’uni­ver­sité d’Ox­ford et direc­teur du Ferti­lity Part­ner­ship.

Source : The Guar­dian

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Le Saviez-Vous ► Ces 10 pays qui pourraient se transformer en “bombe démographique”


L’espérance de vie augmente, nous vivons plus vieux, mais la natalité par contre diminue. Que l’on veuille ou pas, le manque d’enfants et l’augmentation des personnes âgés déséquilibres un pays, et peut même mettre un peuple en voie de disparition.
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Ces 10 pays qui pourraient se transformer en “bombe démographique”

 

par Brice Louvet

De nombreux pays voient leurs taux de natalité et leur espérance de vie diminuer. Les populations vieillissantes entraînent une augmentation des dépenses en soins de santé et en pensions, mais le nombre de personnes travaillant et payant des impôts diminue régulièrement. En conséquence, ces pays se transforment peu à peu en “bombes à retardement démographiques”. Quels sont, concrètement, les pays les plus concernés ?

Les États-Unis

Aux États-Unis, le taux de fécondité a récemment atteint un niveau record de 1,76. Notons que, selon les démographes, un taux de fécondité de 2,2 enfants par femme est recommandé pour qu’un pays puisse trouver une certaine stabilité. L’espérance de vie moyenne des Américains, par ailleurs, se situe à un niveau relativement élevé de 78,7 ans. Résultat, le nombre de retraités ne cesse d’augmenter par rapport au nombre de travailleurs.

De nombreux experts affirment que la récession économique de 2008 et les frais de scolarité élevés dans les collèges contribuent à cette tendance de “faire moins d’enfants”. Selon Child Care Aware of America, notons également que le coût moyen des services de garde à temps plein dépasse 10 000 dollars par an dans plusieurs États.

L’Espagne

En Espagne, le taux de mortalité surpasse régulièrement le taux de natalité; certaines villes sont d’ores et déjà presque abandonnées. Les femmes espagnoles ont également tendance à accoucher plus tard que la plupart des autres femmes européennes, et ont moins d’enfants (environ 1,5 par femme). En outre, les Espagnols vivent en moyenne plus longtemps que quiconque dans l’Union européenne.

L’Italie

Si le nombre d’immigrants en Italie a augmenté l’an dernier et le nombre d’Italiens quittant le pays a diminué, aucune de ces tendances ne semble “régler” les problèmes démographiques du pays. De nombreux Italiens aimeraient avoir deux enfants ou plus, rapporte The Local, mais ils soulignent également les difficultés à trouver un emploi; facteur clé entraînant la décision de ne pas faire d’enfants.

La Bulgarie

La population bulgare diminue plus rapidement que toute autre nation au monde. Elle pourrait bientôt devenir aussi faible qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, rapporte Bloomberg. Les démographes estiment cette population à environ 5,4 millions de personnes en 2050, contre 7 millions l’année dernière.

En outre, le pays connaît une augmentation de l’émigration : ces citoyens cherchant des possibilités d’emploi ailleurs. Le taux de fécondité en Bulgarie n’est par ailleurs que de 1,46 enfant par femme.

La Lettonie

La population lettone diminue elle aussi régulièrement et de nombreux citoyens quittent le pays pour chercher du travail dans d’autres régions de l’Union européenne. Depuis que la Lettonie a rejoint l’Union européenne en 2004, près de 20% de la population du pays s’en est allée. Selon Quartz, la population du pays, estimée à près de 2 millions de personnes l’an dernier, devrait tomber à 1,52 million d’ici à 2050.

En plus de la Lettonie et de la Bulgarie, les populations d’Ukraine, de Croatie, de Roumanie, de Moldavie, de Lituanie, de Pologne, de Serbie et de Hongrie devraient toutes chuter de 15% d’ici 2050.

La Corée du Sud

Certains Sud-Coréens citent le manque de stabilité financière comme l’une des principales raisons pour lesquelles ils ne font pas d’enfants. Le taux de fécondité se situe actuellement à 1,26 enfant par femme – trop faible pour maintenir une population stable.

Par ailleurs, en 2017, l’âge moyen d’une Coréenne ayant un premier enfant dépassait 31 ans (la moyenne la plus ancienne du monde).

Japon

Le gouvernement japonais offre des incitations en espèces pour encourager les femmes à avoir des enfants. Notons que le nombre de naissances le plus bas jamais enregistré fut ressenti l’an dernier. Depuis le taux de fécondité du pays a légèrement augmenté, atteignant récemment 1,44 enfant par femme. Trop peu.

Contrairement à d’autres pays dont les taux de fécondité sont également faibles, le Japon n’a de son côté pas connu d’afflux important d’immigrants. Résultat : Un faible nombre de travailleurs dans le pays réduit le montant des impôts qui vont aux retraites et aux services de santé pour les résidents plus âgés, dont le nombre augmente.

Le Royaume-Uni

L’immigration peut aider à renverser une tendance démographique, mais la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a entraîné une baisse des migrations. Le taux de natalité au Royaume-Uni est récemment tombé à son plus bas niveau en douze ans, rapporte le Times.

Parallèlement, le nombre de résidents britanniques âgés de 65 ans et plus augmente en raison de l’amélioration des soins de santé et du niveau de vie.

Singapour

Singapour a le taux de fécondité le plus faible du monde : 0,83. En 2017, pour la première fois dans l’histoire moderne de Singapour, le pourcentage de personnes âgées de 65 ans et plus était égal à la proportion de personnes de moins de 15 ans.

La Chine

Il y a deux ans, la Chine a commencé à permettre aux familles d’avoir deux enfants au lieu d’un, mais le changement de politique n’a pas suffi à inverser la tendance à la baisse de la fécondité. Si les choses restent ainsi, en 2030, environ 25% de la population chinoise devrait être âgée de 60 ans ou plus, contre 13% en 2010.

Source

https://sciencepost.fr/

Régulation des naissances : déjà dans l’Égypte antique…


Au temps des pharaons, il semble que la crue du Nil auraient été propice pour la fécondité des femmes. S’ils pouvaient préférer les temps chauds, ils pouvaient aussi sans doute, contrôler les naissances avec une potion qui sans doute ne devait pas vraiment fonctionné
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Régulation des naissances : déjà dans l’Égypte antique…

 

Amonchopeshfu, fils de Ramsès III, avec sa mère et Anubis. Fresque du tombeau d'Amonchopeshfu, dans la vallée des Reines.

Amonchopeshfu, fils de Ramsès III, avec sa mère et Anubis. Fresque du tombeau d’Amonchopeshfu, dans la vallée des Reines. © Holton Collectio/SUPERSTOCK/SIPA

VICTORIA GAIRN

Les récentes fouilles des sépultures de Dakhla ont révélé une saison des amours liée à la crue du Nil. Ainsi que l’usage de moyens contraceptifs…

On pensait que la vie quotidienne des Égyptiens n’avait – presque – plus de secrets pour nous. Que les peintures et textes nombreux sur papyrus ou sur terre cuite découverts dans les tombes du village d’artisans et d’ouvrier de Deir el-Médineh, dans la vallée des Rois, nous avaient donné les grandes lignes de leur mode de vie, de leurs habitudes. Las, début avril, à Honolulu, devant les membres de la Society for American Archaeology, l’équipe de Lana Williams, professeur à l’université de Central Florida, révélait une découverte des plus intrigantes.

En s’interrogeant sur les pratiques sexuelles de nos aïeuls égyptiens, l’équipe américaine s’est en effet intéressée au cimetière de l’oasis de Dakhla, à 700 km au sud-ouest du Caire. D’après le site Live Science, qui relate les fouilles, les chercheurs auraient sorti près de 800 sépultures et estimé l’âge des individus au moment de leur mort. Le mois du décès a également pu être évalué en fonction du sens de la tombe, qui devait être orientée en direction du lever du soleil.

Surprise : en identifiant 124 dépouilles de bébés, dont le décès serait survenu entre 18 et 45 semaines après leur conception, les archéologues déduisent un pic de naissance autour des mois de mars et d’avril. Soit une conception en juillet-août, des mois souvent caniculaires en Égypte, où la température pouvait grimper au-delà de 40 °C.

Bouse de crocodile

Pourquoi donc les Égyptiens profitaient-ils des mois les plus chauds pour se reproduire, alors même que, parmi les autres cultures européennes, on constate au cours de ces mois estivaux une baisse de la libido et surtout du nombre de spermatozoïdes ? Pour Lana Williams, qui ne s’interdit cependant pas d’autres hypothèses, la raison est simple : les habitants de l’oasis de Dakhla, qui pensaient que la crue du Nil avait lieu tous les étés, était la clé de la fertilité de leurs terres, transposaient cette croyance sur les femmes et la fécondité.

« C’est la première fois que l’on se penche sur les individus eux-mêmes, que l’on fait parler la biologie », se réjouit Lana Williams.

Des chercheurs avaient, certes, déjà travaillé à partir de recensements, mais jamais une fouille de cimetière n’avait permis de comprendre un cycle de naissances.

Plus étonnantes encore, les conséquences de cette découverte. Si une hausse de la natalité avait bien lieu en mars-avril, comment les Égyptiens parvenaient-ils à contrôler les naissances le reste de l’année ?

« Si le calendrier des naissances était si bien planifié, analyse l’archéologue, il semble inévitable que les Égyptiens aient utilisé un moyen de contraception. »

Dans les papyri d’el-Lahoun, qui auraient été rédigés il y a près de 3 800 ans, un traité de gynécologie fait état d’une recette à base de bouse de crocodile et de miel. Sans toutefois préciser comment utiliser la mixture… Était-ce simplement un dissuasif introduit dans le corps de la femme et destiné à repousser l’homme ? Ou les vertus chimiques du mélange permettaient-elles d’agir comme un spermicide ? Si Lana Williams n’apporte pas de réponse pour l’instant, elle tient cependant à préciser que la bouse de crocodile n’était certainement pas aussi efficace que le préservatif. Nous voilà rassurés.

http://www.lepoint.fr/