Aux États-Unis, un élève autiste reçoit le trophée du «garçon le plus pénible»


Blague ou pas, ce professeur à manqué de tact autant pour l’enfant autiste que pour les parents. Ce qui est pire, c’est qu’il est spécialisé dans l’éducation des enfants qui ont des besoins d’apprentissage spécifiques. Ce n’est sûrement pas en donnant un prix pour quelque chose qui est négative à n’importe quel enfant qu’il peut donner confiance en soi. De plus, les autres ont eu un trophée pour des aspects positifs, même si l’enfant ne semble pas avoir compris, les parents eux ne l’ont pas trouvé drôle et avec raison.
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Aux États-Unis, un élève autiste reçoit le trophée du «garçon le plus pénible»

L'enseignant est pourtant spécialisé dans l'éducation des enfants qui ont des besoins d'apprentissage spécifiques. | Dhendrix73 / Flickr

L’enseignant est pourtant spécialisé dans l’éducation des enfants qui ont des besoins d’apprentissage spécifiques. | Dhendrix73 / Flickr

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Associated Press

Le collège s’est depuis excusé auprès des parents et l’enseignant sera sanctionné.

Pendant une fête de fin d’année dans un collège public de la ville de Gary dans l’Indiana, un enseignant a décerné un trophée du «garçon le plus pénible» à un élève autiste non verbal de 11 ans. Les autres enfants ont reçu des trophées positifs

Le père de l’élève, qui était présent lors de la fête, n’avait pas été prévenu et a été extrêmement choqué. Il raconte à la presse locale qu’il a voulu partir mais qu’il a été rattrapé par l’enseignant en question. Ce dernier a dit au père qu’il avait oublié le trophée de son fils et semblait considérer la récompense comme une bonne blague. Le proviseur du collège avait aussi assisté à la cérémonie. L’enseignant, qui n’a pas été identifié, est pourtant spécialisé dans l’éducation des enfants qui ont des besoins d’apprentissage spécifiques. Pendant l’année, les parents avaient reçu plusieurs appels lorsque le personnel avait du mal à gérer le comportement de l’enfant.

Sanctions

Les parents, qui se sont dit soulagés que leur fils n’ait pas pu comprendre le sens de ce trophée, se sont plaints et le district scolaire s’est excusé. La direction a déclaré que l’enseignant ferait l’objet de sanctions, même si celles-ci n’ont pas été précisées.

«Nous reconnaissons l’impact potentiel qu’une telle expérience peut avoir sur le bien-être mental d’un enfant, sur sa confiance en soi et sur son niveau de confort dans un environnement d’apprentissage», a déclaré le manager du district scolaire.

La famille de l’élève avait déjà prévu de déménager dans une autre ville, mais ils espèrent qu’à la suite de cet incident, aucun autre élève ne sera traité de cette façon.

http://www.slate.fr/

Le bruit des éoliennes provoquerait le cancer selon Trump


Donald Trump qui crie haut et fort des fakes news en fait des monstrueuses lui-même. Si des éoliennes peuvent donner le cancer alors, que penser des marteaux-piqueurs ou autre chose qui font beaucoup plus de bruit. Lui qui ne croit pas aux changements climatiques et aux énergies renouvelables, semble, dit n’importe quoi pour se donner raison
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Le bruit des éoliennes provoquerait le cancer selon Trump

 

© ap.

Donald Trump n’a jamais caché qu’il détestait les éoliennes. Mais en laissant entendre cette semaine que leur bruit pouvait provoquer le cancer, le président américain a franchi un pas qui a suscité des réactions consternées.

« Ce sont des déclarations stupides », a tranché jeudi Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants et l’une des grandes personnalités du Congrès, reprenant à son compte les propos du sénateur républicain Chuck Grassley.

Mardi, lors d’un discours à l’occasion du dîner annuel des élus républicains du Congrès, le président américain, qui met régulièrement en doute la réalité du changement climatique, s’est longuement attardé sur l’énergie éolienne, multipliant les approximations et les contre-vérités.

« Ils disent que le bruit (des éoliennes) provoque le cancer », a notamment lancé le milliardaire républicain, alors qu’aucune étude scientifique n’accrédite cette affirmation.

Depuis plusieurs semaines, M. Trump, farouche défenseur du charbon, multiplie les blagues moqueuses sur cette énergie renouvelable lors de ses meetings de campagne.

« Chérie, je veux regarder la télévision. Désolée, il n’y a pas de vent… », a-t-il lancé, sous les rires, la semaine dernière dans le Michigan.

 

https://www.7sur7.be

Le Saviez-Vous ► Les pires blagues du premier avril


Je n’ai jamais aimé le poisson d’avril enfant, aujourd’hui, je me croyais le 2 avril .. jusqu’à tard en matinée. Il y a des blagues qui peuvent être drôles et inoffensives, mais d’autres sont plus graves et provoquent des réactions qui peuvent être graves.
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Les pires blagues du premier avril

 

© iStock.

Jeanne Poma

S’il est coutume de faire des blagues le premier jour du mois d’avril ou d’emmener ses enfants à l’école avec un poisson accroché dans le dos, ceux qui veulent faire de l’humour passent parfois à côté.

En 2001, un animateur radio britannique a trouvé très amusant d’annoncer qu’une réplique du Titanic passerait par le Cap Beachy Head, soit une baie entourée de falaises de craie, située à l’extrême ouest de l’Angleterre. Beaucoup de gens y ont cru et sont venus se rassembler sur les falaises pour observer le spectacle. Cet afflux de visiteurs a provoqué de nombreuses vibrations dans le terrain. Quelques jours plus tard, des pans entiers de roches se sont effondrés dans la mer. Heureusement, la police n’a rapporté aucun blessé.

Les extra-terrestres débarquent

En 2010, le bourgmestre d’une petite ville de Jordanie s’est allié avec un journal local pour faire croire qu’un OVNI avait atterri dans la région. L’article sous-entendait que l’armée avait été déployée pour identifier l’emplacement exact de l’atterrissage. 13.000 personnes allaient probablement devoir quitter au plus vite leur domicile. Suite à cette annonce, les hôpitaux des environs ont recensé de nombreuses crises de panique.

Un arbre à spaghetti

La palme revient sans doute à la BBC, qui, en 1957, diffusa un reportage sur une récolte de spaghetti. Grâce à un hiver très clément, un insecte dénommé le « charançon du spaghetti » avait disparu. Les images d’agriculteurs suisses cultivant des « arbres à spaghetti » furent diffusées. La chaîne a reçu des centaines d’appels de spectateurs, désireux de se procurer ce curieux type d’arbre. Elle leur a annoncé que, pour obtenir un « arbre à spaghetti », il fallait « placer un spaghetti cru dans une boîte de sauce tomate et espérer que tout aille pour le mieux ».

Une facture moins chère

Le 1er avril 1969, une rumeur a prétendu que les Néerlandais pouvaient réduire le prix de leur redevance télévisuelle s’ils enveloppaient leurs télévisions de papier d’aluminium. De nombreux magasins ont immédiatement été rupture de stock.

Animaux à donner

En 1973, le journal Gazet van Antwerpen a annoncé que le zoo d’Anvers devait réduire son territoire et que les animaux, en particulier les oiseaux, les reptiles et les prédateurs, étaient à donner. Environ deux cents amoureux des animaux se sont présentés à l’entrée de la rue Astrid, le 1er avril.

https://www.7sur7.be/

Elle voudrait que la fille qui lui a fait cette "mauvaise blague" aille en prison


Quand on fait des blagues, il peut arriver des accidents, mais une blague de pousser une personne en haut de pont pour tomber dans l’eau est stupide et dangereux. Je crois qu’un moment donné, il est important de donner des peines sévères pour démontrer que nos gestes même si c’est une blague peuvent avoir des conséquences graves voir irréparables.
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Elle voudrait que la fille qui lui a fait cette « mauvaise blague » aille en prison

 

Par: Deborah Laurent

Jordan Holgerson a été victime d’une blague qui a mal tourné. L’adolescente de 16 ans a été poussée d’un pont cet été dans l’état de Washington.

Une vidéo la montrait 20 mètres au-dessus de la surface de l’eau à Moulton Falls. Elle hésitait à sauter quand une « amie » l’a poussée dans le vide. Jordan a fendu la surface de l’eau, le buste en avant. Elle a fini aux urgences avec six côtes cassées et deux poumons perforés.Taylor Smith s’était excusée pour son geste. Elle est actuellement jugée pour « mise en danger » d’autrui. Taylor a plaidé non coupable et la justice lui a proposé un accord dont les termes n’ont pas été dévoilés publiquement.

Dans une interview accordée à Today, Jordan confie être partagée sur la peine à infliger à son ancienne amie.

« Certains jours, je veux qu’elle aille en prison. Mais d’autres jours, je me dis que c’est peut-être un peu trop lourd comme peine. Au tribunal, j’espérais que la justice soit rendue et qu’elle soit condamnée. Que tout soit enfin fini, parce que c’est un long processus. »

Jordan aurait pu mourir dans l’incident. Elle souffre encore de douleurs intenses au niveau des côtes.

« Les côtes ont besoin de temps pour se remettre. Chaque fois que je me retourne, ça pince et j’ai mal. »

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YouTube interdit les défis dangereux


Je crois que c’est la chose la plus intelligente que YouTube peut faire en changeant ses règles sur les défis dangereux, les blagues qui peuvent faire croire un danger. Je crois que le défi des yeux bandés suite à un film a fait débordé la goutte pour qu’enfin, on prenne les choses en main, vue que des youtubeurs ne sont pas assez intelligents pour le faire eux-mêmes. Espérant quand même, que les autres supports pour vidéo feront la même chose
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YouTube interdit les défis dangereux

 

YouTube interdit les défis dangereux

Benjamin Walewski

Photo : © Youtube.

Avec ses nouvelles règles, Youtube veut éviter les vidéos de farces et défis potentiellement dangereux.

(CCM) — Si vous êtes un consommateur avide de vidéos Youtube, et fan de certains Youtubeurs, vous savez sans doute que la communauté Youtube se passionne souvent pour des défis et des blagues. Qui peuvent être parfois drôles, parfois stupides et parfois parfaitement dangereux. C’est pour éviter les contenus mettant en avant ce dernier genre de défis que Youtube a revu ses règles pour les interdire.

Depuis peu, on a vu fleurir sur Youtube de nombreuses vidéos Bird Box Challenge, inspiré par le récent film à succès de Netflix. Comme dans le film, les protagonistes des vidéos effectuent diverses actions les yeux bandés comme marcher dans la rue, jouer au basket…ou encore conduire un véhicule. De quoi affoler Netflix qui a même publié un tweet incitant à ne pas suivre ce challenge(en anglais). Et ce n’est pas la première fois que ce genre de jeu dangereux affole Youtube : l’an dernier, un défi incitant à croquer des dosettes de lessiveinitialement parti d’une blague – avait envoyé plus d’une centaine d’ados dans des centres antipoisons.

Youtube a donc décidé de limiter les dégâts en modifiants ses conditions d’utilisation et l’entreprise a été claire (lien en anglais) :

« Nous avons mis à jour nos directives externes pour indiquer clairement que nous interdisons les défis comportant un risque de danger grave ou de mort, ainsi que des farces qui font croire aux victimes qu’elles courent un grave danger physique ou qui provoquent une détresse émotionnelle grave chez les enfants ».

Youtube va également se montrer plus sévère sur les contenus des images d’aperçus des vidéos et sur les liens sortants.

Les créateurs de contenus sont donc désormais prévenus que les vidéos encourageant des comportements dangereux ne seront plus tolérés, et Youtube a donné deux mois aux contrevenants pour supprimer leurs vidéos. Il va falloir que les Youtubeurs trouvent des façons moins dangereuses de faire des vues !

https://www.commentcamarche.

En Virginie, la police supplie les citoyens de ne pas tirer sur l’ouragan Florence pour le faire fuir


Preuve que ceux qui ont des armes à feu aux États-Unis ne sont pas tous des lumières. Lors de l’ouragan Irma, les propriétaires d’armes avaient suggéré de tirer sur la tempête. Bien, des gens ont cru que cela pouvait tirer sans risques .. Tellement, que les autorités veulent faire entendre raisons et d’éviter des accidents dû aux armes
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En Virginie, la police supplie les citoyens de ne pas tirer sur l’ouragan Florence pour le faire fuir


 

Crédits : National Geographic

par  Malaurie Chokoualé

 

L’année dernière déjà, près de 26 000 personnes avaient indiqué vouloir participer au programme épique que Ryon Edwards, jeune Floridien de 22 ans, avait partagé sur Facebook : tirer sur l’ouragan Irma pour lui faire tourner les talons et sauver les États-Unis

Edwards a ensuite expliqué que pour sa part, il plaisantait, mais l’affaire a pris des proportions incroyables. Près d’un an plus tard, les ouragans sont malheureusement de retour, de même que les Américains à la gâchette facile dans l’espoir de le faire fuir, entre le 11 et le 15 septembre à Richmond, en Virginie.

L’ouragan Florence se rapproche peu à peu des États-Unis et le pays se prépare à affronter des vents atteignant parfois 220 km/h. Désormais classé en catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson, l’ouragan a causé l’évacuation forcée de près d’un million d’habitants et devrait toucher la côte sud-est du pays autour du 13 septembre. Mais pendant ce temps, sur Facebook, les gens font des farces – et certains y croient.

Crédits : NASA

Celle de « Shooting Guns at Hurricane Florence » est déjà un franc succès : elle rassemble 30 000 participants et 75 000 personnes intéressées. Mais cette année, la présentation de l’événement se veut plus limpide :

« Prenez vos armes et vos parapluies ! […] Note : ne déchargez pas réellement vos armes à feu en l’air. Vous pourriez tuer quelqu’un et vous ne pouvez pas effrayer un ouragan. Je n’arrive pas à croire que je suis en train d’écrire cela. »

Déjà l’année dernière, les autorités avaient dû intervenir pour dissuader les gens de dégainer leurs armes face aux vents, en leur expliquant à quel point cela pouvait être dangereux. Le bureau du shérif du comté de Pasco s’était alors tourné vers Twitter pour présenter à ses concitoyens un diagramme expliquant que les balles tirées sur Irma pouvaient revenir vers le tireur. Blague ou pas, les risques de blessés étaient trop grands pour que le shérif se taise. Espérons que le message sera entendu cette année.

Les propriétaires d’armes à feu de Floride sont encouragés à «tirer sur la tempête» et à tirer avec leurs armes sur l’ouragan Irma

 

Harriet Alexander

Harriet Alexander

Le télégraphe

Suggestions du

 

Un homme de Floride qui a suggéré de tirer des coups de feu à l’ ouragan Irma par «stress et ennui» a trouvé que son idée avait capturé l’imagination des gens – avec plus de 46 000 personnes qui se sont inscrites .

L’ouragan Irma devrait frapper la Floride samedi et l’État connaît actuellement la plus grande évacuation de masse en raison d’un ouragan dans l’histoire américaine.

https://www.ulyces.co/

Des trolls pas toujours drôles


Vous connaissez les trolls sur les réseaux sociaux ? Il y a des personnes que c’est pour faire des blagues, taquiner, alors d’autres sont malveillant voir même dangereux. C’est les trolls malveillants et les trolls professionnels qu’ils faut se méfier. D’abord, cela peut amener à discréditer une personne, une organisation, a faussé l’information ou encore de harcèlement. Pour se protéger, il ne faut surtout pas embarquer des conversations sans fins sur les réseaux sociaux, mais je crois que quand il y a menace, il faut alerter les autorités ou du moins les modérateurs.
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Des trolls pas toujours drôles

 

Ils sévissent sur YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, dans des blogues ou... (Illustration La Presse)

ILLUSTRATION LA PRESSE

JEAN SIAG
La Presse

Ils sévissent sur YouTube, Facebook, Twitter, Instagram, dans des blogues ou des forums, enfin, là où ils peuvent publier leurs commentaires ou faire déraper des conversations. Blagues, bravades, sacres, insultes, attaques ou menaces, les trolls ont plusieurs visages. Ils agissent seuls, en groupe ou pour des groupes militants. Portrait robot de trois types de trolls.

Les amuseurs

Ils ne sont pas mal intentionnés ou malveillants. Ils veulent d’abord et avant tout s’amuser, en taquinant les autres. Les trolls amuseurs sont assez nombreux – vous en êtes peut-être un! Et en général, ils sont inoffensifs.

«Moi, je les appelle des « trollilol », nous dit Nellie Brière, spécialiste des stratégies de communication numérique et des réseaux sociaux. Ils interviennent surtout pour faire rigoler. Personnellement, j’ai des amis qui me « trollent » de façon sympathique. Par exemple, en « likant » une vieille publication (comme un déménagement) sur Facebook pour la remettre d’actualité et mélanger tout le monde. Ou alors pour relever une erreur de langage ou une maladresse. Ce sont des taquineries.»

Évidemment, un troll amuseur pour une personne peut être un troll malveillant pour une autre…

«Ça dépend de ce qu’on est prêt à tolérer, nous dit Nellie Brière, mais aussi de la personne qui nous taquine. On est tous le troll de quelqu’un! Une personne proche de moi ou qui fait partie de mon cercle pourra évidemment aller plus loin que quelqu’un que je ne connais pas. Je n’accepterai pas certaines choses de la part d’un inconnu. Après, il y a la susceptibilité de chacun…»

Certains trolls amuseurs seront un peu plus provocateurs, mais jamais ils ne seront menaçants.

«Ils aiment intervenir, par exemple, lorsque les conversations sont trop consensuelles, précise la spécialiste. Ça peut être une façon pour eux de rehausser le débat, quitte à faire déraper la discussion.»

C’est le cas de Christian Aubry, communicateur web de son état, qui accepte le titre de «troll blanc» (en référence aux hackeurs blancs, par opposition aux hackeurs noirs, malveillants), dans le sens où, oui, sur Facebook, il aime bien faire des blagues ou donner son opinion. En particulier lorsqu’elle n’est pas sollicitée.

«Je n’ai pas d’intention malicieuse, mais oui, je peux faire déraper la discussion le temps d’un commentaire ou d’un jeu de mots.»

Christian Aubry va aussi donner son opinion envers et contre tous, surtout lorsque tout le monde penche du même côté.

«Pour moi, c’est de la conversation polémique. Est-ce que ça fait de moi un troll ? Je ne crois pas, parce qu’une fois mon opinion donnée, je lâche le morceau. Mais je constate que le fait de défendre une opinion contradictoire, c’est dérangeant.»

Quels sont ses sujets de prédilection?

«Je le fais par exemple dans des discussions où l’on présente Apple ou le système iOS comme la plus grande merveille du monde informatique. J’ai aussi eu des conversations qui ont dégénéré avec un ami qui s’oppose tout le temps aux militantes féministes. Lui, c’est un troll! Ou alors avec un blogueur d’Outremont qui a pris pour cible les juifs hassidiques. Un sujet qui peut certainement être débattu, mais pas de cette façon que je trouve dangereuse.»

«La vérité est que les trolls amuseurs font partie de la culture du web, nous dit le spécialiste en sécurité dans les technologies d’information Benoît Gagnon. Moi-même, ça m’arrive de « troller » certaines personnes, dans la mesure où on pique les gens ou on commente un sujet un peu en dehors des sentiers battus. Il n’y a rien d’inquiétant, même si on peut ne pas apprécier l’humour ou l’opinion de ces personnes.»

ILLUSTRATION LA PRESSE

Les malveillants

On ne mettra pas de gants blancs, les trolls malveillants sont là pour vous nuire. Leur méchanceté est variable, selon leur humeur, leur degré de frustration ou les commentaires négatifs déjà publiés. Ils agissent parfois seuls, parfois en groupe. Parfois, c’est intentionnel, parfois, ce sont tout simplement des personnes impulsives ou colériques.

«En général, on parle de quelqu’un qui a l’intention de vous blesser ou de vous faire mal paraître, estime Nellie Brière. Il y a des militants politiques qui vont volontairement nuire aux personnalités publiques qui défendent certaines idées. Ce sont de vraies personnes, incarnées, qui sont mobilisées par des partis ou des groupes de pression.»

Nellie Brière donne l’exemple des lobbys de climatosceptiques aux États-Unis, très actifs sur les réseaux sociaux ou les forums de discussion.

«Leur but est de nuire et de discréditer le discours environnemental. Ils sont bienveillants par rapport à leur objectif, mais malveillants par rapport aux groupes écologistes ou à ceux qui parlent de réchauffement climatique.»

Ce «lobbyisme», inévitable, peut être bien fait, croit Nellie Brière.

«C’est ce que je prône. Je travaille justement avec des organisations politiques pour les aider à canaliser les actions de leurs militants pour que cette prise de parole soit faite de manière éthique et positive. À ce moment-là, on parle de gens qui ont une volonté de changer les choses. C’est de la participation citoyenne, et c’est très bien.»

Ne pas les nourrir

Autre cas de figure, le troll qui utilise les réseaux sociaux pour régler ses comptes ou ruiner la réputation d’une personnalité publique. On pense notamment au cas de l’animatrice Pénélope McQuade, qui s’est fait «troller» pendant des mois par des antiféministes (ou des masculinistes). Un harcèlement qu’elle a dénoncé lorsqu’elle a commencé à recevoir des vidéos d’un homme qui se masturbait.

Dans son livre The Internet of Garbage, la journaliste américaine Sarah Jeong écrit que pour mettre le couvercle sur un troll malveillant, il faut l’ignorer. «Ne pas le nourrir» en engageant la discussion.

Benoît Gagnon, spécialiste de la sécurité sur les plateformes numériques, est d’accord avec cette affirmation. «C’est souvent la meilleure chose à faire, parce que le troll va se nourrir de votre réaction.»

Chroniqueurs et blogueurs constatent même qu’en bloquant l’accès aux trolls, ces derniers ont tendance à redoubler d’ardeur.

«Si les propos tenus sont très dérangeants pour la personne qui les reçoit, il vaut mieux les bloquer, croit Benoît Gagnon. Sinon, on vit avec en les ignorant. Tout dépend de sa tolérance psychologique…»

Quelle est la motivation du troll malveillant?

«Plusieurs études ont conclu qu’il y avait une forme de sadisme dans cet exercice de harcèlement ou d’intimidation. Une forme de plaisir à humilier.»

«Plus on est populaire, plus on est vulnérable et plus on court le risque d’être pris en grippe par des individus ou des groupes», souligne M. Gagnon.

«À un moment donné, le troll malveillant n’est plus un troll, estime toutefois Nellie Brière. Quelqu’un qui fait du harcèlement ou qui fait des menaces de mort n’est plus un troll. C’est quelqu’un qui a un problème de comportement qui est grave, dangereux et illégal. On ne devrait pas assimiler ces agissements-là aux trolls.»

 

ILLUSTRATION LA PRESSE

Les professionnels

Il s’agit de personnes dont le travail consiste à manipuler l’information ou à s’acharner sur quelqu’un ou sur un groupe de gens – habituellement un personnage public ou une organisation reconnue – dans le but de la dénigrer ou de la discréditer.

On pense spontanément au scandale de Cambridge Analytica – qui aurait utilisé les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs Facebook à des fins électorales – ou encore aux 13 Russes accusés récemment de s’être ingérés dans la campagne présidentielle américaine de 2016.

Dans une entrevue publiée par l’Associated Press, deux ex-employés de la bien nommée Internet Research Agency de Saint-Pétersbourg, mise en cause par la justice américaine, ont admis qu’il s’agissait d’une entreprise de «trollage» (troll factory).

«Ce phénomène-là est très inquiétant», estime Nellie Brière, parce qu’elle menace nos démocraties.

«Cette culture de non-transparence, qui vise à changer la perception que les gens ont d’un sondage d’opinion ou d’un article, est dangereuse, parce qu’il y a manipulation d’informations.»

«On parle entre autres de l’astroturfing, stratégie qui consiste à faire semblant qu’il y a une mobilisation de la population autour d’une idée, alors qu’il s’agit d’une mise en scène», explique Mme Brière.

Les journalistes sont particulièrement vulnérables, nous dit encore Nellie Brière, «parce qu’ils sont seuls face à une multitude anonyme qui cherche à détourner leurs propos. Les journalistes qui diffusent leurs articles sur les réseaux sociaux se livrent en pâture à tous ceux qui veulent les insulter. Et un commentaire négatif en entraîne toujours un autre. Ils n’ont pas d’aide pour modérer les commentaires, ils ne sont pas soutenus sur les réseaux sociaux. Ça contribue à les détruire et à les faire taire».

Selon Benoît Gagnon, la volonté d’influencer l’opinion publique n’est pas chose nouvelle, mais le web et les réseaux sociaux facilitent indéniablement sa mise en oeuvre.

«On le voit notamment auprès d’individus proches de groupes terroristes, illustre-t-il. Ils vont tenter de légitimer des discours qui mènent à des actions violentes avec des commentaires très incisifs. Des discours qui pourraient justifier des gestes violents ou leur donner un sens.»

Que faire?

Alors, faut-il répondre ou non à ces trolls?

«Le terrorisme gagne à faire parler de lui. C’est une guerre de communication, mais parfois, il est impossible de dialoguer avec certaines personnes. Margaret Thatcher disait: « Si vous voulez mettre fin au terrorisme, arrêtez d’en parler. » Il ne faut peut-être pas aller jusque-là, mais parfois ça ne sert à rien. Par contre, dans certains cas, la prise de parole est nécessaire et souhaitable.»

On a l’impression que ces trolls agissent impunément. Qu’ils sévissent sans craindre les conséquences.

«Je n’irais pas jusque-là, nous dit Benoît Gagnon. On l’a vu avec le cas de Jeff Sabres [connu pour avoir harcelé Véronique Cloutier et Guy A. Lepage], qui s’est finalement retrouvé devant les tribunaux. Quelqu’un qui tient des propos diffamatoires va finir par en payer le prix.»

Tout cela étant dit, qu’est-ce qu’on fait? Benoît Gagnon croit qu’il y a plusieurs acteurs qui ont une responsabilité dans la publication de commentaires.

«Tout le monde doit être plus conscient et plus vigilant, croit-il, que ce soit les gestionnaires de pages, les responsables des grands réseaux sociaux comme Facebook, les fournisseurs de services web, etc. Il y a à l’évidence un besoin de modération, parce que les mots ne sont pas gratuits.»

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