Les usines de demain seront construites dans l’espace


Il y a de bons côtés dans leurs projets d’industries spatiales pour les habitants de la terre, du moins en médecine, sauf qu’ils n’ont pas encore régler la pollution autour de la terre et je crains que cela ne fera qu’augmenter les débris qui tournent autour de la planète. Sans compter quand l’homme exploite, il détruit aussi
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Les usines de demain seront construites dans l’espace

 

 

USINE ESPACE

Le HuffPost  |  Par Gregory Rozieres

C’est un véritable petit chamboulement pour le Salon international de l’aéronautique et de l’espace. Habitué aux grands groupes industriels, le Bourget va accueillir cette année une centaine de start-ups, réunies dans un espace appelé le Paris Air Lab. Aux côtes des poids lourds du secteur, elles seront là pour montrer ce à quoi pourrait ressembler le ciel et l’espace de demain.

On y parlera de choses très techniques, mais aussi de voitures volantes, des avions de demain, mais aussi de la conquête de l’espace par les entreprises privées. Il faut dire que ces dernières années, la dernière frontière a été prise d’assaut par de petites et moyennes sociétés, dont SpaceX n’est que la partie émergée de l’iceberg.

Des centaines de start-ups s’intéressent à l’espace, via les fusées réutilisables, le minage d’astéroïdes, voire même le concept d’usines spatiales. Et si l’impression d’un coeur biologique en 3D, d’une super fibre optique, de télescopes ou de gigantesques structures en orbite rime encore avec science-fiction, ce ne sera peut-être bientôt plus le cas.

« Je n’y croyais pas vraiment il y a encore quelques mois, mais il y a tout un écosystème qui est en train de se mettre en place avec plusieurs acteurs complémentaires », estime François Chopard, fondateur de l’accélérateur de start-ups Starburst, partenaire du Paris Air Lab.

Une impression vraiment 3D

Il y a d’abord l’usine en elle-même. On ne parle évidemment pas de gros sites industriels avec des milliers d’ouvriers. Mais plutôt d’imprimantes relativement autonomes et très perfectionnées. D’ailleurs, il y a déjà une imprimante 3D dans l’espace, sur la Station spatiale internationale, depuis 2014.

Si elle est pour l’instant plutôt classique, la start-up qui l’y a envoyé, Made in Space, voit beaucoup plus loin. Il y a quelques semaines, la société a dévoilé « Archinaut », un concept de vaisseau spatial doté d’une imprimante 3D et d’un bras robotique. Le but: fabriquer différents objets dans l’espace et les y assembler. La société affirme avoir un contrat de 20 millions de dollars avec la Nasa pour ce projet. Objectif, dans un premier temps: lancer un vaisseau de test dans l’espace d’ici 2019 afin de fabriquer une structure de quelques mètres de large.

Mais à terme, la société voit plus loin, avec des structures de 100 mètres ou plus, par exemple des gigantesques télescopes. Quel intérêt? Même si les prix ont baissé, cela coûte cher d’envoyer du matériel dans l’espace, surtout pour des structures qui peuvent difficilement être pliées.

 

Il y a deux autres avantages à préférer l’espace. D’abord, l’impression se fait sans gravité, ce qui veut dire qu’il n’est pas nécessaire de fabriquer la structure par « couche » comme sur Terre. Ensuite, celle-ci peut se faire dans le vide.

L’absence de gravité pourrait ainsi permettre d’imprimer bien plus facilement un organe, comme un coeur, à partir de cellules souches. En effet, sur Terre, cette prouesse technique demande une sorte « d’échafaudage » moléculaire très compliqué à mettre en place. Un problème qui n’existe pas sans gravité, affirme la société nScrypt, qui avec deux autres start-ups, devrait réaliser un test dans l’ISS en 2019, rappelle Popular Science.

Le vide spatial permettrait de son côté la fabrication d’une super fibre optique tellement rare et difficile à fabriquer que ce serait rentable de le faire dans l’espace et de la renvoyer les pièces sur Terre, estime la start-up californienne FOMS.

Minage lunaire et d’astéroïde pour trouver les matières premières

Mais comment alimenter ces usines et traiter le matériel produit? Beaucoup d’autres start-ups y réfléchissent. A l’instar d’Axiom, qui se rêve en première Station spatiale privée au monde. Justement, en janvier, la société américaine a signé un partenariat avec Made in Space pour réfléchir à ces questions de logistique.

Et encore une fois, la science rattrape la fiction: le premier module commercial d’Axiom sera envoyé sur l’ISS d’ici 2020. Quelques années plus tard, il se détachera et sera la première pierre de la future station privée.

Surtout, il faudra alimenter ces usines en matière première. Or, l’envoie de matériaux depuis la Terre coûte encore très cher. Alors les usines orbitales pourraient bien s’accompagner de mines spatiales. Ainsi,la start-up iSpace envisage d’envoyer des robots sur la Lune, notamment pour y miner des ressources.

Deep Space Industries, de son côté, prévoit de miner directement des astéroïdes. D’ailleurs, Goldman Sachs a récemment estimé, dans un rapport, que le minage d’astéroïde est « plus réaliste » que ce que l’on croit. Les équipes de Donald Trump ont elles demandé à la Nasa s’il était techniquement possible de récolter des ressources sur la Lune pour aider les entreprises spatiales privées.

Longue route spatiale

Mais miner quoi? Du métal, notamment du platine, dont certains astéroïdes sont remplis. Mais également de la glace, qui recouvre par exemple les pôles lunaires. En effet, l’oxygène et l’hydrogène qui composent l’eau peuvent être relativement facilement transformés de carburant, qui sera de plus en plus nécessaire pour une industrie spatiale.

Et si des usines se développent dans l’espace, d’autres start-ups pourraient également en tirer profiter. Comme toutes celles, à l’instar de SpaceX et Blue Origin, qui fabriquent des fusées et vaisseaux réutilisables, permettant de réduire le coût de l’envoie de matériel dans l’espace. Il faudra aussi permettre à toutes ces structures spatiales de communiquer. C’est le pari de la start-up Audacy, qui cherche à créer un réseau de l’espace, pour améliorer la connexion entre la Terre, son orbite et même la Lune.

Pris dans leur ensemble, tous ces projets pourraient permettre de créer l’infrastructure nécessaire à l’émergence d’une véritable industrie spatiale. Reste à savoir dans combien de temps. Pour Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et de Blue Origin, les usines géantes peupleront l’orbite terrestre… mais dans quelques centaines d’années. Car on part de loin, et il faut bien commencer quelque part.

« Je construis les infrastructures [pour l’espace] à la dure. J’utilise mes ressources pour mettre en place de très lourdes infrastructures, ainsi la génération future bénéficiera d’une explosion dynamique et entrepreneuriale dans l’espace« .

http://quebec.huffingtonpost.ca/

La Terre change sans cesse de forme


La Terre ronde comme un ballon n’est que dans les images, car en réalité, elle n’est pas si ronde que cela. Au fil du temps, elle change d’apparence dépendante des périodes glacières et des changements climatiques
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La Terre change sans cesse de forme

 

La forme irrégulière de la Terre

La forme irrégulière de la Terre est due aux effets de la gravité (ici, les déformations ont été exagérées d’un facteur 100 000).

ESA

Répartition inhomogène des masses, épisode glaciaire ou réchauffement climatique modifient localement et au cours du temps la physionomie de notre planète.

Avec son rayon moyen de 6 371 km, la Terre est… globalement ronde. Car il faut compter sur la répartition inhomogène des masses, aussi bien en surface que dans les profondeurs de la croûte et du manteau. Les matériaux qui la composent sont plus ou moins denses, certaines parties du manteau sont plus épaisses que d’autres… autant de causes qui modifient localement le champ de gravité. Les mesures géodésiques réalisées ces dernières années montrent donc des bosses et des creux.

La Terre, planète active, change constamment de forme au cours du temps

Ainsi, si le mont Everest est bien le plus haut sommet du monde avec ses 8 848 mètres au-dessus du niveau moyen des mers, il n’est pas le plus éloigné du centre de la Terre. Il s’agit du Chimborazo (Equateur) qui, avec ses 6 268 m d’altitude, est à 6 384,4 km du centre de la Terre contre 6 382,6 km pour l’Everest. En cause, la forme renflée quand on s’approche de l’équateur. En outre, la Terre, planète active, change constamment de forme au cours du temps.

« Lors du dernier maximum glaciaire, il y a 20 000 ans, plusieurs kilomètres de glace recouvraient l’Amérique du Nord et la Scandinavie, explique l’académicienne Anny Cazenave. Notre planète s’est déformée aux pôles sous le poids des glaces et les roches du manteau terrestre de ces régions ont migré vers l’équateur. Depuis, la fonte a occasionné ce qu’on appelle un rebond postglaciaire. »

Un peu comme une pâte à modeler se remet doucement dans sa position d’origine lorsque l’on cesse d’appuyer dessus, la croûte terrestre s’est soulevée dans les régions nordiques et les roches du manteau ont migré à nouveau vers les pôles. Résultat, la Terre est de moins en moins aplatie. Mais depuis une vingtaine d’années, l’aplatissement reste stable. Le responsable serait le réchauffement climatique, avec la fonte des glaces des calottes polaires (Antarctique et Groenland) qui redistribue les masses d’eau des pôles vers l’équateur, contrecarrant la diminution de l’aplatissement postglaciaire.

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Mille études de la NASA


La NASA a fait de grands progrès dans ses recherches et continu a explorer de plus en plus loin tout en s’intéressant à la vie, la santé des astronautes et les similarités sur terre qu’ils pourraient trouver dans l’espace
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Mille études de la NASA

 

Il y a 3,4 milliards d'années, deux mégatsunamis,... (Photo : ESA / DLR / FU Berlin)

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire.

MATHIEU PERREAULT
La Presse

À la fin janvier, la NASA a rendu publiques et gratuites près de 1000 études scientifiques publiées depuis plus d’un demi-siècle par ses chercheurs. Auparavant, ces études étaient souvent payantes. Voici un aperçu des résultats les plus marquants.

Mémoire sur papier

De la mémoire informatique pliable. Tel est l’exploit qu’ont réussi des chercheurs coréens, avec du financement de la NASA. L’avantage de cette technologie est qu’elle pourrait être fabriquée au besoin sur une mission spatiale à long terme, à bas coût, notamment pour des capteurs installés sur les vêtements des astronautes.

Source : Nature

Le coeur des vétérans d’Apollo

La moitié des astronautes qui ont été sur la Lune sont morts du coeur, une proportion quatre à cinq fois plus élevée que chez les autres astronautes, ont calculé des chercheurs de la NASA. Une partie du problème est liée à l’apesanteur, qui affecte la circulation sanguine, notamment dans la veine jugulaire, ont observé d’autres chercheurs lors de vols paraboliques simulant l’absence de gravité. D’autres chercheurs ont étudié les effets néfastes des radiations solaires, plus intenses loin de la Terre, sur les mitochondries, les usines énergétiques des cellules humaines. Ces radiations ont aussi un effet sur les os que pourrait contrer l’alimentation, notamment des prunes séchées. Une autre étude a noté que 20 % des astronautes ayant séjourné sur la Station spatiale internationale ont eu des hypersensibilités cutanées ou respiratoires.

Tsunamis sur Mars

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire. L’équipe internationale de chercheurs qui a publié ces résultats l’an dernier, à partir de données de la sonde Mars Odyssey, a calculé que les deux tsunamis, survenus à quelques millions d’années d’intervalle, ont déferlé jusqu’à 500 km à l’intérieur des terres. Ces tsunamis étaient présumés, mais leurs itinéraires n’avaient jamais été élucidés.

Saturne dès 1961

L’une des premières publications des spécialistes de la NASA examinait la possibilité d’utiliser des panneaux solaires pour alimenter en énergie les missions à longue distance dans le système solaire. L’étude notait que Pioneer V, une sonde ayant exploré l’espace entre la Terre et Vénus, ne disposait que de 30 watts. L’estimation des besoins d’une sonde vers Saturne était de 1000 watts et pour Mars, de 500 watts. Le calcul n’était pas loin de la réalité : les sondes en orbite actuellement autour de Mars bénéficient de 1000 watts.

Sources : NASA, PNAS

La vie sur Titan…

Titan, une lune de Saturne, est le seul corps céleste de notre système solaire qui a des océans liquides à sa surface, notaient l’an dernier des chercheurs de la NASA dans une étude. Il s’agit d’hydrocarbures et non d’eau, mais comme il est beaucoup plus facile de les examiner que les océans souterrains d’autres endroits qui pourraient abriter la vie, comme la lune Europe de Jupiter, il pourrait valoir la peine d’y envoyer une sonde. D’autres chercheurs de la NASA ont d’ailleurs proposé que les brouillards de Titan, aussi la seule lune du système solaire à avoir une atmosphère, pourraient être similaires à l’atmosphère des débuts de la Terre. Les étudier pourrait donc nous éclairer sur les conditions existant au début de la vie terrestre.

… et les limites de la vie

La NASA finance beaucoup de recherches sur les régions de la Terre qui sont les moins propices à la vie. Des chercheurs ont ainsi découvert l’un des seuls endroits où il n’y a aucune activité microbienne, dans les vallées arides de McMurdo en Antarctique, où la température moyenne est de -23 et le mercure ne dépasse jamais zéro. Les microbes de cette région se réveillent quand on les réchauffe en laboratoire, mais il y en avait 10 000 à 100 000 fois moins que dans le pergélisol contenant de l’eau glacée. À l’opposé, d’autres chercheurs ont trouvé une abondance de microbes à 1,6 km sous les fonds océaniques, au beau milieu de l’Atlantique, lors d’un forage à 4,5 km sous la surface de l’océan. La division de l’exobiologie de la NASA s’intéresse quant à elle aux différents bouillons de culture qu’il faudra concocter pour examiner en laboratoire des microbes extraterrestres qui ne se nourriront peut-être pas des mêmes éléments que ceux de la Terre.

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Le Saviez-Vous ► La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié


Tout le monde connaît le chien Laïka ce premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Il est mort en orbite dans la fusée Spoutnik 2. Alors que le premier félin était Félicette, une chatte qui a effectué un vol spatial et revenue vivante de cette expérience. Ce qui aide a accepter ce genre d’expérience, est qu’elle ne semblait pas être affectée, elle était en bonne santé et calme
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La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié

 

 

Ina.fr

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Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Gizmodo

L’histoire passionnante de Félicette.

 

C’est un épisode relativement peu connu de l’histoire de la conquête spatiale sur laquelle revient le site Gizmodo. Et il a des allures de séquence sortie d’un OSS 117. Ses protagonistes: la chatte Félicette et la fusée Véronique, lancées depuis la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien le 18 octobre 1963 par l’armée française.

L’objectif du Centre d’études et de recherches de médecine aérospatiale (Cerma) était d’étudier le comportement de l’animal durant la dizaine de minutes dont cinq en absence de gravité, qu’il aura passées en vol.

Un documentaire archivé par l’INA a immortalisé les conditions dans lesquelles les chercheurs avaient sélectionné Félicette. La chatte faisait partie d’un groupe de quatorze, qui pendant plusieurs mois ont été entraînées et testées: une à deux heures enfermées dans une boîte chaque jour dans une cabine qui simulait les bruits de la fusée, et même des séances traumatisantes de centrifugeuse, le tout avec des électrodes plantées dans le crâne. Six chattes furent présélectionnées la veille du vol, choisies pour leur calme pendant les épreuves et, le jour J, Félicette devint l’élue.

Cet oubli relatif dans lequel l’astrochatte est tombée pourrait s’expliquer selon l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, interrogé par Gizmodo, par l’absence d’une suite glorieuse aux tentatives françaises de se faire une place dans la course entre Soviétiques et Américains. L’histoire de Félicette «ne mène pas à une histoire plus large», à l’inverse de la célébrissime chienne Laika, qui sera la première à voyager dans l’espace en 1957 à l’initiative de l’Union soviétique. Bien que dix Français –dont, tout récemment, Thomas Pesquet– aient voyagé dans l’espace, leurs missions se sont déroulées dans le cadre de coopérations internationales, à l’inverse des premières missions américaines ou soviétiques.

Héros sans nom

 

Selon le site de Patrick Roberts, qui écrit sur les chats célèbres, les chattes sélectionnées par le Cerma pour partir dans l’espace n’étaient pas nommées, afin d’éviter que le personnel ne s’y attache. Félicette aurait été baptisée après coup, peut-être par la presse, lors de son retour triomphal à Paris. Une légende veut qu’elle ait remplacée au pied levé Félix, un chat de gouttière qui s’était échappé juste avant le lancement de la fusée, mais il s’agit selon l’historien d’un mythe.

Après le vol de Félicette, une carte postale fut envoyée aux participants avec la mention:

«Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963».

Source: site du CNES

Le 24 octobre de la même année, un autre chat lancé par l’armée aura moins de chance: la fusée s’écrasa avec son occupant, laissant à Félicette le titre de première, mais aussi d’unique félin à avoir effectué un vol spatial et à en être revenu vivant.

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Les nombreux obstacles avant d’envoyer un homme sur Mars (et les solutions de la Nasa)


Tout le monde le sait, la Nasa veut envoyer un vol habité vers Mars, reste que pour le moment, c’est encore en étude, beaucoup d’essai et surtout de l’imagination à exploiter pour ce projet ambitieux. Est-ce raisonnable ? Enfin, on sait que les recherches amènent souvent des services et des découvertes pour nous terriens qui restons sur terre
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Les nombreux obstacles avant d’envoyer un homme sur Mars (et les solutions de la Nasa)

 

Le HuffPost  |  Par Grégory Rozières

Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, l’astronaute américainScott Kelly a enfin touché Terre mercredi 2 mars, avant de se rendre le lendemain à Houston, où il était attendu en grande pompe ce jeudi.

Il a d’ailleurs reçu un bouquet de fleurs, lui qui a vu éclore la première de l’espace il y a quelques mois.

Mais sa mission n’est pas vraiment terminée et les scientifiques de la Nasa vont continuer à analyser le corps de l’astronaute pour comprendre comment un séjour prolongé dans l’espace peut changer notre physionomie et notre santé. Et le comparer à celui de son frère jumeau, resté sur Terre.

L’objectif à long terme de cette expérience: comprendre les problèmes posés sur l’organisme par un futur voyage habité pour emmener l’homme sur Mars… et les résoudre.

Ces barrières biologiques ne sont que quelques-unes des nombreux obstacles qui jalonnent la route de la Nasa en direction de la planète rouge, qu’elle souhaiterait fouler du pied en 2030.

Un très long et dangereux trajet

Trouver un (grand) vaisseau

Déjà, il faut pouvoir aller sur Mars, tout simplement. Or, depuis 2011, la Nasa n’a même plus de navette spatiale quittant la Terre (pour envoyer des astronautes dans l’espace, elle passe par les navettes russes ou chinoises). Mais l’agence américaine devrait bientôt disposer d’Orion, une nouvelle navette, plus puissante que la précédente, actuellement en test.

Mais celle-ci serait trop petite pour de longs mois de voyages. Les scientifiques réfléchissent donc à un module sur lequel Orion viendrait se greffer pour le propulser vers Mars:

homme mars

C’est beau, mais c’est loin

Malgré tout, le trajet aller-retour devrait durer des mois, tout dépend de la position de la Terre et de Mars dans le système solaire. La durée minimum totale du voyage est théoriquement de 640 jours, mais dans ce cas, les astronautes ne resteraient que 30 jours sur place… Pas très rentable. L’autre possibilité permet de ne passer qu’une année de voyage… mais 550 jours sur place, soit un total de 910 jours.

homme mars

Mais la Nasa aimerait bien diminuer ce temps de trajet, qui pose de vrais problèmes. L’agence réfléchit d’ailleurs à une propulsion « photonique » qui pourrait envoyer un vaisseau habité sur Mars en un mois seulement (pour en savoir plus, c’est par ici).

Radiation et gravité

En attendant que cet hypothétique moyen de propulsion voit le jour, il faut donc réfléchir aux conséquences d’envoyer des hommes dans l’espace deux, voire trois ans. C’est notamment le but de l’expérience menée sur Scott Kelly et son jumeau resté sur Terre.

Selon un rapport de 2015 de la Nasa, les trois gros risques pour la santé d’un voyage prolongé dans l’espace sont: les radiations spatiales (qui sont bien plus importantes que sur Terre et peuvent entraîner des cancers), l’isolation extrême et l’absence prolongée de gravité, qui impact nos os, nos muscles et notre vision, précise Phys.

Si la Nasa n’a pas encore de réponse à ces soucis, elle y travaille. En dehors de l’expérience Scott Kelly, la Nasa a notamment mis en place un concours de fabrication de combinaisons spatiales anti radiations.

Il y a aussi la mission HI-SEAS, où des scientifiques sont enfermés dans un dôme pendant 1 an, pour analyser les effets psychologiques de l’isolement prolongé. Regardez à ce propos le dernier journal de bord vidéo de Cyprien Verseux, qui blogue pour Le HuffPost depuis son dôme :

Un atterrissage et un retour compliqué

Une fois arrivé à destination, encore faut-il arriver à mettre le pied sur Mars. Si la Nasa a posé plusieurs sondes et robots sur la planète rouge, poser un atterrisseur à taille humaine, ce n’est pas la même chose. Surtout qu’il faudra aussi tout l’équipement nécessaire aux astronautes sur la planète. Il faudrait poser jusqu’à 400 tonnes d’équipement, soit la masse de la Station spatiale internationale. Pour l’instant, la Nasa n’a réussi à poser d’un seul coup qu’une tonne de matériel, alors qu’il lui faudrait procéder par tranches de 40 tonnes.

Il faut par exemple réfléchir à un moyen de freiner de tels engins. Surtout que l’atmosphère de Mars, si elle est faible, ne peut pas être ignorée et peut modifier un vol. La Nasa travaille évidemment sur le sujet et réfléchit à plusieurs solutions, mais n’a pas encore trouvé la réponse idéale.

Il faudra aussi poser un lanceur permettant aux astronautes de quitter le sol martien pour rentrer sur Terre, à bord de la navette qui les attendra en orbite autour de Mars.

Comment vivre (ou survivre) sur Mars

Et même si l’homme parvient à marcher sur Mars, le plus dur (ou presque) reste à faire: y survivre. Car à l’inverse du voyage sur la Lune, pas question ici de ne rester que quelques heures. Comme dit plus haut, il serait même rentable de rester plusieurs mois pour attendre un alignement des planètes permettant de rentrer rapidement.

Maison en kit

Il faudra déjà un habitat. Sauf qu’il est difficile d’emmener des grues et des tractopelles à plus de 55 millions de kilomètres. La Nasa a donc eu l’idée d’imprimer la maison martienne en 3D. Un concours a même été lancé. Le design a déjà été établiet la deuxième phase, en cours, réfléchit aux contraintes techniques d’une telle opération.

voyage mars

Se posera aussi la question de comment aménager cette maison (à ce sujet, cliquez ici).

Vivre d’eau fraîche

Vient ensuite le problème des besoins corporels des astronautes. L’oxygène bien sûr, mais également l’eau et les aliments. Si les hommes restent sur Mars des mois et des mois, il ne sera pas possible d’emmener des réserves nécessaires de ces matières premières pour tant de temps.

Comment faire? La Nasa se pose évidemment la question via de nombreuses expériences, dont HI-SEAS. Les possibilités sont multiples: utiliser l’eau disponible sous forme de glace sur Mars pour fabriquer de l’oxygène, par exemple. Réussir également à faire pousser des plantes ou des algues sur Mars. Et, bien évidemment, améliorer nos capacités de recyclages pour éviter tout gaspillage de ressources.

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Des astronautes goûtent de la salade cultivée dans l’espace


Est-ce utile d’avoir un jardin pour des missions spatiales, peut-être, mais pour ceux qui restent des mois dans la station spatiale internationale, cela doit faire un grand bien de goûter un aliment très naturel
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Des astronautes goûtent de la salade cultivée dans l’espace

 

Les astronautes Kimiya Yui, Kjell Lindgren et Scott... (Photo AFP)

Les astronautes Kimiya Yui, Kjell Lindgren et Scott Kelly ont chacun consommé une feuille de laitue romaine rouge «spatiale».

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Washington

Des astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ont goûté lundi pour la première fois des feuilles d’une salade qui a poussé dans l’espace marquant une avancée du jardinage en microgravité dans la perspective des futures missions habitées vers Mars.

La NASA espère que cela permettra de fournir une source durable d’alimentation pour les astronautes qui effectueront de longues missions spatiale.

L’astronaute américain Scott Kelly et deux autres des six membres d’équipage de l’avant-poste orbital, ont chacun consommé une feuille de laitue romaine rouge «spatiale» vers 16h37 GMT (12h37 heure du Québec) ajoutant de l’huile et du vinaigre, selon des images en direct de la télévision de la NASA.

«C’est génial», a lancé l’astronaute américain Kjell Lindgren, après avoir goûté un morceau de laitue.

«C’est bon», a acquiescé Scott Kelly qui passe un an dans l’avant-poste orbital avec son collègue russe Mikhail Kornienko.

Légérement compliquée par l’apesanteur, puisque l’eau flotte dans l’espace, la culture de la laitue romaine rouge a duré 33 jours et a été rendue possible par un système d’irrigation dans une boîte, qui a permis de garder le terreau humide, sans avoir à arroser.

Scott Kelly et Mikhail Kornienko ont souligné l’importance d’avoir la capacité de produire de la nourriture en microgravité pour assurer une source alimentaire durable qui est indispensable pour de longs voyages dans l’espace comme aller sur Mars.

«Il y a des indications que des fruits et légumes frais comme les tomates, les myrtilles et des laitues romaines sont de bonnes sources d’antioxydants», a par ailleurs souligné dans un communiqué Ray Wheeler, le responsable du programme de la NASA pour le développement de techniques permettant d’assurer le maintien des conditions de la vie dans l’espace.

«Le fait de disposer d’aliments frais dans l’espace peut aussi avoir un impact psychologique favorable sur les astronautes et pourrait aussi fournir une certaine protection contre les radiations cosmiques», a-t-il ajouté.

«Je pense que les systèmes de culture de plantes en microgravité deviendront des éléments importants de tous les futurs voyages de longue durée dans l’espace», a estimé Gioia Massa, une scientifique de l’agence spatiale américaine qui travaille sur ces recherches au Centre Spatial Kennedy en Floride.

«Plus loin et plus longtemps les humains s’éloigneront de la Terre, plus grand sera le besoin de pouvoir faire pousser des plantes pour se nourrir et pour le recyclage de l’atmosphère ainsi que pour le confort psychologique», a-t-elle dit.

Ces salades produites dans l’espace ont été approuvées pour la consommation humaine après que la première récolte «Veg-01» eut été ramenée sur la Terre l’an dernier pour des analyses afin de s’assurer qu’elles pouvaient être consommées, a précisé la NASA.

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Un cachet effervescent dissous en apesanteur, ça donne ça


 

Je trouve génial ce que les astronautes partages avec le monde sur leurs petites expériences dans l’espace
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Un cachet effervescent dissous en apesanteur, ça donne ça

 

huff

 

Les astronautes actuellement en mission dans la Station spatiale internationale (ISS)ont trouvé de quoi s’occuper. Ils ont fait une étrange expérience qui peut paraître banale sur la terre ferme mais elle prend une toute autre ampleur en l’absence de gravité.

Ils ont tenté de dissoudre un cachet effervescent. Ce qui n’a visiblement pas été concluant, car les liquides flottent dans l’espace. Mais cela a permis de filmer des images très étonnantes.

Sur la vidéo publiée le 27 juillet, on peut voir une bulle d’eau en apesanteur. L’astronaute Terry Virts, y glisse un cachet d’aspirine qui est littéralement aspiré par la substance. Tout d’un coup, l’intérieur se remplit de bulles dues à l’effervescence, l’homme y injecte à nouveau de l’eau pour la faire grossir.

La masse grossit de plus en plus et des petites particules d’air s’en échappent.

Ces images incroyables ont pu être tournées grâce à une caméra haute définition envoyée par la NASA en février avec deux caméras Go Pro. Depuis, les cosmonautes ont pu filmer les nombreuses expériences scientifiques ou non qu’ils réalisent au quotidien.

 

Vous pourrez ainsi apprendre comment les astronautes mangent, se rasent ou se brossent les dents.

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