La pédophilie, symptôme d’un monde sans Dieu?


Benoit XVI, le pape qui avait pris sa retraite, refait surface pour parler de la pédophilie. À la lecture de quelques passages d’un texte qu’il a énoncé plutôt, je connais des athées et je sais qu’eux aussi qualifie la pédophilie d’une bassesse sans nom. Il dit que c’est à cause, entre autre d’un monde sans Dieu, alors pourquoi les prêtres qui ont abusé des enfants ont continué à oeuvrer dans l’Église ? Pourquoi d’autres ont cachés ces criminels et ont tout essayer de faire taire les rumeurs ? Ce n’est pas Dieu ici qui est coupable, mais ceux qui ont menti et ont abusé des enfants en sachant très bien faire la différence entre le mal et le bien. Personnellement, je trouve que le célibat n’est pas une bonne chose, cela n’arrêtera pas la pédophilie, mais j’ose espérer que des enfants auraient été épargnés.
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La pédophilie, symptôme d’un monde sans Dieu?

 

Le pape Benoît XVI (à droite), qui a quitté ses fonctions en février 2013, prie avec son frère Mgr Georg Ratzinger dans sa chapelle privée au Vatican, le 14 avril 2012.

Le pape Benoît XVI (à droite), qui a quitté ses fonctions en février 2013, prie avec son frère Mgr Georg Ratzinger dans sa chapelle privée au Vatican, le 14 avril 2012. Photo: Reuters / Vatican Media

Alain Crevier

Voyant l’ampleur de la crise que traverse l’Église catholique avec ces incessants scandales de prêtres pédophiles, Benoît XVI s’est demandé comment il pouvait être utile. Lui qui connaît très bien le dossier a voulu faire œuvre utile. Il a donc publié ce matin une longue lettre de 6000 mots, un texte surprenant pour les uns, profondément choquant pour les autres.

Pour Benoît XVI, c’est clair : une partie des origines de tous ces scandales de pédophilie dans l’Église se trouve quelque part autour des années 60. Plus précisément, dans la mouvance de la révolution sexuelle où, pour ce pape émérite, tout était permis, preuve irréfutable de l’effondrement de la moralité. Et même que nous aurions en quelque sorte normalisé la pédophilie. Une thèse qui ne fera pas consensus.

Et Benoît XVI a des exemples en tête.

Il se souvient que dans ces années-là, lors d’un voyage à Ratisbonne, le jeune théologien qu’il était a vu placardées en ville des affiches sur lesquelles un homme et une femme enlacés s’embrassaient… nus!

Ce qui était caché jusque-là devenait chose publique et admise. On comprendra que les premiers cours d’éducation sexuelle de l’époque allaient bouleverser les hommes de l’Église.

Même qu’à l’époque, des adultes montraient à des enfants les corps nus d’un homme et d’une femme. Certains diraient aujourd’hui que ces images pourraient être utiles dans un cours d’éducation sexuelle, non?

Dans ses souvenirs, Benoît XVI souligne que même « l’habillement de l’époque pouvait provoquer une agression ».

Il y a ici l’écho d’un vieux raisonnement qui, croyait-on, n’avait plus sa place dans la réflexion moderne. Bikini et mini-jupe invitent-ils vraiment à l’agression?

Mais tout ça au fond, pour Benoît XVI, ne sont que les symptômes d’une maladie bien plus grave : un monde qui se passe de Dieu!

« Un monde sans Dieu ne peut être qu’un monde vide de sens », écrit l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, autrefois surnommé le Saint Office.

Comme si, sans Dieu, il n’est plus possible de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal.

Ces horreurs de la pédophilie ne peuvent se produire que lorsque la foi est absente, insiste Benoît XVI. Certains auront envie de lui demander si cette foi n’a pas déserté l’Église.

Un peu plus, et l’ancien patron de la discipline de l’Église déclarait immoraux les athées et même quelques bouddhistes qui n’ont pas de Dieu pour les guider.

La société occidentale est une société où Dieu est absent de la sphère publique et à laquelle il n’a plus rien à offrir. Et c’est pour ça que cette société perd son humanité. Benoît XVI

    La pédophilie en est l’illustration, dit cet ancien pape qui aura bientôt 92 ans.

    Mais alors, que faire? Inutile, vous dira Benoît XVI, de créer une nouvelle Église pour repartir à zéro.

    « Oui, le mal existe dans l’Église. Mais même aujourd’hui, il y a cette Sainte Église et elle est indestructible ».

    Voilà qui nous fait penser à cette idée typiquement Ratzinger selon laquelle dans ce monde obscur, ceux qui ont vraiment la foi seront moins nombreux, mais ils seront plus lumineux. Autrement dit, hors de l’Église (catholique)… point de salut.

Mais enfin, que faire?

La première chose à faire, dit-il, c’est de retrouver Dieu sans lequel, nous l’avons compris, les valeurs s’évaporent, notre humanité s’effondre, notre quête du bien et notre altruisme sont vains et perdus d’avance.

Au sein de l’Église catholique, ils seront nombreux à être troublés par les propos étranges de cet homme considéré pourtant comme un des plus grands théologiens de son époque.

Ce texte de 6000 mots se veut la contribution de Benoît XVI pour sortir l’Église et surtout le monde de la crise abyssale d’un monde sans foi. À bien des égards, c’est un texte fascinant qui, je crois, illustre à quel point dans l’Église il y a encore aujourd’hui deux visions qui ne se réconcilieront pas de sitôt.

D’un côté, ce pape émérite qui explique la criminalité dans l’Église par l’immoralité de la société occidentale en particulier. Le monde est perdu et corrompu, et contamine cette Sainte Église qui, faite d’hommes, n’a pu résister à la dépravation émanant de la révolution sexuelle et, faut-il le rappeler, de l’émancipation des femmes.

De l’autre côté, ce pape François qui ne cesse d’accuser le cléricalisme de sa propre institution, blâmant au passage une culture qui justifie ses excès et sa complicité dans les pires crimes contre des enfants.

Deux Églises semblent se confronter. Quant à savoir laquelle l’emportera, seul Dieu le sait et le Diable s’en doute.

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Plus de 200 noms de prêtres accusés de pédophilie publiés aux É.-U.


lI commence à être temps que l’Église fasse le ménage et arrête de cacher les prêtres pédophiles. Maintenant, il serait peut-être bien de se poser la question, si le célibat chez les prêtres a sa raison d’être. Je ne crois pas que cela éliminera complètement la pédophilie, mais sûrement qu’elle diminuera.
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Plus de 200 noms de prêtres accusés de pédophilie publiés aux É.-U.

L'ordre des jésuites américains, qui gère de nombreux établissements scolaires,... (Photo JEFF PACHOUD, archives Agence France-Presse)

PHOTO JEFF PACHOUD, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Washington

L’ordre des jésuites américains, qui gère de nombreux établissements scolaires, a publié les noms de plus de 200 prêtres ayant été visés par des « accusations crédibles » d’actes pédophiles depuis les années 50.

La Compagnie de Jésus – l’ordre des jésuites dont est issu le pape François – emboîte le pas à de nombreux diocèses catholiques qui ont ouvert leurs archives depuis la publication cet été d’un rapport accablant sur les abus dans l’Église en Pennsylvanie.

Il y a 10 jours, les provinces du centre/sud et de l’ouest du pays avaient déjà rendu publics plus de 150 noms. 

Certains prêtres, qui ont exercé dans plusieurs endroits, figurent sur les listes de deux provinces.

Une grande partie d’entre eux sont décédés, certains ont été condamnés, tous ont quitté les ordres.

Entre le Canada et les États-Unis, l’ordre des jésuites dirige 81 collèges et écoles secondaires et 30 établissements d’enseignement supérieur

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Pédophilie: des prêtres américains ont été traités en Ontario


Comment d’agressions sexuelles auraient pu être évité, si les dirigeants de l’Église catholique auraient pris leur responsabilité. Il n’est pas question ici d’accuser la religion, mais bien des personnes qui la dirige. Ils ont protéger des prêtres prédateurs au lieu de chercher une manière enrayer ou du moins diminuer ces agressions. E Même des religieuses ont été abusées par des prêtres. Si les prêtres pouvaient se marier, serait une solution ou du moins cela aiderait a baisser le nombre de victimes. Car ce problème n’est pas juste en Amérique, il est partout ou les prêtes professent la religion.
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Pédophilie: des prêtres américains ont été traités en Ontario

 

Plus de 1000 enfants ont été agressés ou... (ARCHIVES AFP)

Plus de 1000 enfants ont été agressés ou violés par plus de 300 «prêtres prédateurs» dans six diocèses catholiques de Pennsylvanie, a dévoilé un récent rapport.

ARCHIVES AFP

 

NICOLE THOMPSON
La Presse Canadienne
Toronto

Plusieurs prêtres accusés aux États-Unis d’avoir agressé des enfants pendant des dizaines d’années ont été examinés ou soignés dans un établissement situé au nord de Toronto, spécialisé dans les services aux membres du clergé, révèle un document récemment publié.

Le rapport d’un grand jury de la Pennsylvanie, qui indique que plus de 1000 enfants ont été agressés ou violés par plus de 300 «prêtres prédateurs» dans six diocèses catholiques de cet État depuis les années 1940, signale également quelques agressions qui auraient été commises lors de voyages au Canada.

Le document dévoilé la semaine dernière affirme qu’une succession d’évêques et d’autres dirigeants diocésains ont déplacé des prêtres d’une paroisse à l’autre plutôt que de les signaler à la police dans le but de protéger l’Église de la mauvaise publicité et d’une éventuelle responsabilité financière.

Au moins sept prêtres nommés dans le rapport ont été envoyés à un moment ou l’autre dans ce qui s’appelait auparavant le Centre de traitement de Southdown, ou Institut Southdown, situé à Aurora, en Ontario, selon le document.

L’établissement, maintenant appelé Southdown, a depuis déménagé à Holland Landing, en Ontario. Selon son site web, il fournit un traitement de santé mentale de 14 semaines à des membres du clergé et à d’autres personnes impliquées dans l’Église. Il offre également un programme de soins continus pour ceux qui ont reçu un traitement en milieu hospitalier, ainsi que des services psychologiques ambulatoires et des évaluations cliniques complètes.

Une porte-parole de Southdown a refusé de répondre aux questions sur ce rapport.

Le père Hoehl

Le père John S. Hoehl, qui a travaillé dans plusieurs écoles catholiques de 1964 à 1988 – lorsqu’il a été démis de ses fonctions sacerdotales – figurait parmi les membres du clergé hospitalisés à Southdown.

Il a été traité à l’établissement pendant environ six mois à partir de mai 1986, indique le rapport.

«Lors de son traitement à Southdown, le directeur a informé le diocèse que John S. Hoehl avait reconnu avoir été impliqué sexuellement avec plusieurs élèves lorsqu’il était directeur à Quigley (en Pennsylvanie)», ajoute le document. «Au terme de son traitement, Southdown a fourni au diocèse une évaluation selon laquelle John S. Hoehl était, en fait, un pédophile.»

Peu de temps après, le père Hoehl a été nommé consultant en éducation, indique le rapport.

Le père Connor

Un autre prêtre qui a été traité à Southdown est le père John P. Connor, arrêté en 1984 pour avoir agressé sexuellement un adolescent de 14 ans alors qu’il travaillait comme professeur de théologie et entraîneur de golf dans une école privée, selon le document.

L’affaire n’a jamais fait l’objet d’un procès. Le diocèse est intervenu et a conclu un accord dans lequel le prêtre a admis avoir commis des agressions, et qui prévoyait «effacer le dossier de son arrestation pourvu qu’il ne soit pas arrêté de nouveau dans un délai d’un an».

«Les documents de Southdown indiquaient qu’à cause du problème de John P. Connor avec l’alcool, il avait une »préférence sexuelle pour les jeunes adolescents«», affirme le rapport. «Ils ont spécifiquement prévenu de ne pas donner à John P. Connor des fonctions de responsabilité envers des adolescents, comme une situation d’enseignement.»

Moins d’un an plus tard, il a reçu un «ministère sans restriction» dans une nouvelle église, selon le rapport.

Le père Barletta

Michael G. Barletta, qui a admis avoir agressé plus de 25 enfants et jeunes hommes de 1975 à 1994, s’est également rendu à Southdown, où il a été soigné pendant certains mois de 1994 et de 1995, bien que le diocèse l’ait déclaré en congé sabbatique.

«Après 1994, il y a des rapports et des documents qui ont prouvé que Michael G. Barletta était autorisé à continuer à servir les fidèles dans le diocèse d’Érié», indique le rapport.

Le rapport du grand jury a également soutenu que deux adolescents non identifiés auraient été agressés sexuellement par Michael G. Barletta dans une chambre d’hôtel durant une période où ils étaient en retraite avec le prêtre à Toronto. Le document indique qu’il avait nié toute inconduite sexuelle avec les deux jeunes, mais a admis avoir passé des vacances avec eux au Canada.

Le père Wolk

Un autre prêtre – le père Robert Wolk -, qui a finalement plaidé coupable à quatre chefs d’accusation de «relations sexuelles déviantes involontaires» et de corruption de mineurs, a également fait l’objet d’une enquête pour des incidents qui se seraient produits au Canada.

Selon le plus récent rapport annuel publié sur le site web de Southdown, un peu plus de la moitié des 50 personnes traitées en 2016-2017 ont reçu un diagnostic de troubles de l’humeur et 6 pour cent ont reçu un diagnostic de trouble sexuel. Le site indique que les troubles de l’humeur incluent la schizophrénie, la dépression et l’anxiété, mais ne donne pas de définition des troubles sexuels.

Le rapport annuel de Southdown précise que la plupart des patients ont reçu plus d’un diagnostic.

Un porte-parole de l’archidiocèse de Toronto a déclaré qu’il envoyait périodiquement des prêtres dans l’établissement «pour gérer divers problèmes, par exemple la dépression, l’alcool ou d’autres situations similaires, ainsi que pour des évaluations psychologiques si nécessaire».

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Jeux en ligne : les enfants vulnérables devant les pédophiles


Avec les enfants et Internet, il faut être prudent ! Avec des jeux en lignes, on peut discuter et les enfants s’ils ne connaissent pas dans la réalité leurs contacts, peuvent se retrouver avec un pédophile qui cache sa vraie identité. Il ne faut pas juste interdire, mais aussi prendre le temps d’éduquer les enfants qui vont sur Internet.
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Jeux en ligne : les enfants vulnérables devant les pédophiles

 

Une capture d'écran du jeu Fortnite : Battle Royale montrant un personnage féminin perché au sommet d'un escalier en bois surplombant une vallée luxuriante; le personnage tient une arme à feu.

Les jeux en ligne comme Fortnite constituent une porte d’entrée facile pour les pédophiles, qui peuvent aisément cacher leur identité.  Photo : Epic Games

La popularité des jeux en ligne ne faiblit pas, mais leur facilité d’accès fait des enfants des proies faciles pour les pédophiles.

Cathy Tétreault, directrice générale du centre Cyber-Aide, donne des conseils pour mieux protéger les joueurs les plus vulnérables.

Les jeux sur Internet sont une porte d’entrée facile pour les pédophiles, qui peuvent aisément cacher leur identité et se faire passer pour quelqu’un d’autre derrière leur écran, afin d’aborder leurs victimes.

Le débat a été relancé par une Québécoise qui désire mettre en garde les parents après avoir retrouvé des photos de son fils de 10 ans dénudé sur sa tablette. La dame de Lanaudière a raconté au Journal de Montréal que son garçon a été approché par un prédateur sexuel par le biais de Fortnite, un jeu de survie multijoueurs, très populaire auprès des jeunes. La semaine dernière, une dame de l’Ohio, mère d’un garçon de 13 ans, avait déjà lancé un tel avertissement.

Ce qui est en cause, « c’est l’accessibilité que le jeu offre aux personnes déviantes ou aux pédophiles », explique en entrevue à ICI RDI Mme Tétreaul, qui ne blâme pas directement Fortnite, mais plutôt, de manière générale, la facilité avec laquelle des personnes mal intentionnées peuvent entrer en contact avec des jeunes dans le cadre des jeux en ligne.

Nos enfants vont jouer avec des personnes qu’ils ne connaissent pas. Donc, à ce moment-là, il faut s’attendre à ce que des personnes tentent d’entrer en contact avec eux. Cathy Tétreault, directrice générale du centre Cyber-Aide

Quelles solutions pour les parents?

Fortnite présente un mode aléatoire qui choisit des compagnons de jeu au hasard. Ce mode est à éviter, estime Cathy Tétreault.

« Il faut bien choisir ses compagnons de jeu […] On peut jouer avec des personnes qu’on connaît, des personnes de notre classe, de notre équipe, nos amis… » recommande-t-elle.

La directrice de Cyber-Aide, elle-même mère de famille, conseille aux parents d’informer leurs enfants des risques qu’ils courent.

« Il faut dire à notre enfant que s’il y a quelqu’un qui lui demande ou écrit des choses qui le mettent mal à l’aise, de nous en parler et de lui dire qu’on ne lui retirera pas le droit de jouer », dit Mme Tétreault

On est mieux d’apprendre à notre enfant de bien jouer plutôt que de lui en retirer le droit. Cathy Tétreault, directrice générale du centre Cyber-Aide

Employer des moyens coercitifs à l’encontre de l’enfant n’est pas la solution, car ce genre de jeu comble plusieurs besoins chez les jeunes, souligne-t-elle :

« Il y a [dans ce jeu] un sentiment d’appartenance, de valorisation. Il y a un côté social aussi qui est réel dans ces jeux. »

« Dans ce contexte, l’enfant est vulnérable et fait face à des personnes très manipulatrices. La responsabilité revient à toutes et à tous : aux concepteurs de jeux, aux parents, mais aussi au jeune qui doit en parler avec ses parents »,

précise Mme Tétrault.

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«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur


À 14 ans, elle a accouché d’un bébé issue agression sexuelle de son beau-père. Juste le fait de mettre du sperme sur un doigt dans les parties génitales a été suffisant pour faire un bébé. Le comble, c’est qu’il a écopé d’une peine de 5 et demi, parce qu’il n’a pas d’antécédent judiciaire. Je trouve que c’est une justice bonbon qui laissera une marque cette jeune fille pour le reste de sa vie. Pourquoi une peine si basse ? Les conséquences sont énormes !
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«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur

 

«Ce n'est pas normal de devoir décider de donner son enfant en adoption et même... (PHOTO D'ARCHIVES)

PHOTO D’ARCHIVES

LOUIS-SAMUEL PERRON
La Presse

«Ce n’est pas normal de devoir décider de donner son enfant en adoption et même d’avoir un enfant à 14 ans.»

À un si jeune âge, cette adolescente a dû trancher un dilemme cornélien: garder ou donner en adoption sa fille, née d’une agression de son beau-père. Ce «monstre» a écopé hier d’une peine de cinq ans et demi de pénitencier.

«Il s’agit d’un crime sexuel commis par une personne de confiance qui était une figure paternelle pour une jeune fille de 13 ans», a conclu la juge Suzanne Costom.

Le Montréalais de 31 ans, qu’on ne peut identifier pour protéger la victime, a plaidé coupable en janvier dernier à une accusation de contacts sexuels sur une adolescente.

L’accusé était le beau-père de la victime depuis six ans au moment des crimes, en janvier 2017. À deux occasions, il s’est livré à des attouchements sexuels sur sa belle-fille dans son lit conjugal, parce qu’il «manquait de sexe». Il a admis avoir inséré son doigt enduit de sperme dans les parties génitales de sa belle-fille et lui avoir touché la poitrine pendant une vingtaine de minutes. Comme elle dormait, la victime garde un souvenir très vague des évènements.

Ces attouchements ont suffi à faire tomber enceinte l’ado de 13 ans. Or, même si ses règles étaient en retard, elle ne s’est doutée de rien jusqu’à l’approche du septième mois de grossesse. Il était alors trop tard pour subir un avortement. Selon la juge Costom, l’accusé aurait pu intervenir plus tôt pendant la grossesse, «mais il n’a rien fait».

«Submergée» par la nouvelle, l’adolescente a dû alors décider de garder ou non l’enfant. Elle s’est terrée chez elle tout l’été. Sa mère – et conjointe de l’accusé – était terrassée.

«On m’a enlevé la chance d’avoir mon premier enfant à cause d’une connerie inqualifiable et ignoble de ce monstre qui aura des répercussions sur moi pour toujours», a témoigné l’adolescente, au visage enfantin, le mois dernier pendant les observations sur la peine de son agresseur.

Le jour de sa césarienne, la victime a craint pour sa vie. Elle a imaginé ses parents pleurant sa mort. Son réveil après l’opération a eu l’effet d’une bombe.

«J’étais confuse, car je m’étais endormie avec un bébé dans mon ventre et je me suis réveillée avec plus de ventre ni bébé», confie-t-elle. «Cette cicatrice [sur mon ventre] va toujours être là et va toujours me rappeler qu’à 14 ans, j’ai donné la vie contre mon gré», a raconté avec «énormément de courage» l’adolescente.

La peine de cinq ans et demi de pénitencier imposée à l’accusé se rapproche du maximum de six ans prévu dans la jurisprudence pour les crimes sexuels sans violence commis par des accusés sans antécédents judiciaires. La juge Costom a énuméré une panoplie de facteurs aggravants dans l’imposition de la peine, notamment le risque «élevé» de récidive de l’accusé et les conséquences «particulièrement tragiques» pour la victime et sa famille

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Percer la psyché des cyberpédophiles


Comprendre ce que pense les cyberprédateurs d’enfants, peut permettre de mieux les cerner et de prévenir avant qu’ils passent à l’acte. Il semblerait que ces pédophiles ne voient pas le mal qu’ils font aux enfants, pire encore, il considère que l’enfant prend plaisir d’être initié par des personnes plus mûres. Que la pornographie sur Internet n’est pas comme la réalité. En tout cas, si cela peut permettre d’éviter certains drames chez les enfants, ce seront des victimes de moins
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Percer la psyché des cyberpédophiles

 

 

Une enfant regarde un homme menaçant sur un écran d'ordinateur.

Les résultats d’une étude démontrent que les délinquants sexuels se forgent des « théories implicites » de différente nature, dont la plupart minimisent la portée de leur geste. Photo : Getty Images/jeangill

Une chercheuse de l’Université de Montréal s’emploie à cerner la pensée des délinquants sexuels et des pédophiles qui sévissent sur le web afin de mieux comprendre le passage à l’acte chez certains d’entre eux et, surtout, de le prévenir.

Un texte de Joëlle Girard

Sarah Paquette, étudiante au doctorat en psychologie, a développé, en collaboration avec la professeure de l’École de criminologie de l’Université de Montréal Franca Cortoni, un outil de dépistage des pensées déviantes chez les délinquants sexuels sous la forme d’un questionnaire.

Mme Paquette s’est notamment basée sur 60 interrogatoires menés par la Sûreté du Québec avec des hommes condamnés pour usage de pornographie infantile, leurre d’enfants ou infractions mixtes.

Elle en a dégagé 31 affirmations sur lesquelles les répondants doivent donner leur opinion, allant de 1, qui signifie « totalement en désaccord », à 4, qui signifie « totalement en accord ».

Voici quelques exemples d’affirmations qui se trouvent dans le questionnaire :

  • Regarder sur Internet la photo d’un jeune nu est acceptable « si c’est le jeune qui l’envoie »;
  • On peut échanger des propos de nature sexuelle avec une personne mineure « si le jeune le veut »;
  • « J’ai le sentiment d’avoir plus en commun avec les enfants qu’avec les adultes. »

L’objectif du questionnaire est d’évaluer les croyances qui sont problématiques chez les cyberdélinquants sexuels afin de mieux cibler les candidats qui pourraient vouloir passer à l’acte.

Minimiser la portée des gestes

Au cours des trois dernières années, Sarah Paquette a validé son questionnaire auprès de personnes condamnées au Québec pour délits sexuels sur des mineurs. Sa recherche lui a permis d’établir que les délinquants sexuels se forgent des « théories implicites » de différente nature, dont la plupart minimisent la portée de leur geste.

La plupart des délinquants sexuels croient réellement qu’ils ne font pas de mal à leurs victimes. Ils s’estiment mal compris par leur entourage et par la société en général, ce qui les amène à échafauder des théories qu’ils entretiennent avec conviction. Sarah Paquette, étudiante au doctorat en psychologie

Parmi ces théories se trouve celle de l’« enfant sexuel », selon laquelle les enfants prennent plaisir plus qu’on ne le pense à des jeux sexuels avec des adultes; ils aiment même avoir un partenaire mature pour les initier à ces jeux.

Selon la chercheuse, les deux tiers des délinquants interrogés adhèrent à cette croyance.

Elle a également constaté que 9 délinquants sexuels sur 10 considèrent que « la réalité virtuelle n’est pas la réalité ».

Mieux prévenir le passage à l’acte

En identifiant ces fausses croyances, le questionnaire de Sarah Paquette aide à mieux cerner les étapes du passage à l’acte chez les pédophiles.

Notre étude démontre que certaines croyances sont partagées par les cyberdélinquants et les agresseurs sexuels d’enfants. Le contenu de celles-ci reflète une perception erronée des relations interpersonnelles et particulièrement des relations avec les enfants. Sarah Paquette, étudiante au doctorat en psychologie

À terme, ce type d’étude pourrait rendre le travail policier plus efficace en permettant d’identifier les cyberdélinquants sexuels les plus dangereux, soit ceux qui risquent de passer à l’acte.

Les résultats de cette recherche seront publiés dans la revue Sexual Abuse.

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États-Unis: plus de 500 ans de prison pour un pédophile


Pour une fois que ce n’est pas une sentence bonbon. Même s’il ne fera jamais toutes ces années car, il mourra probablement bien avant. Il ne nuira plus aux enfants
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États-Unis: plus de 500 ans de prison pour un pédophile

 

Par RédactionThe Associated Press

PENSACOLA, Fla. Un pédophile américain qui a violé un garçonnet de trois ans à de multiples reprises a été condamné à trois peines de prison à vie, plus 495 ans.

Un jury de la Floride a reconnu l’homme de 22 ans coupable de 36 accusations de pédophilie mardi. Le juge John Miller lui a alors imposé trois peines de prison à vie consécutives, auxquelles il a ajouté 495 années d’incarcération.

Les procureurs affirment que l’individu a photographié et filmé les agressions pendant deux mois, en 2016. Il a été dénoncé par sa femme, qui a trouvé les images sur son téléphone portable.

Elle a témoigné contre lui mardi. Elle a dit aux jurés avoir reconnu son mari et l’enfant.

Deux autres hommes qui avaient communiqué avec l’agresseur au sujet des photos et des vidéos sont eux aussi derrière les barreaux.

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