Un trésor médiéval rare découvert à l’abbaye de Cluny


J’aurais été excitée si j’aurais été cette étudiante qui travaillais avec d’autres pour délimité l’ancienne infirmerie de l’abbaye de Cluny en France. Ce fut sa première fouille et elle trouve un étonnant trésor car ils contient des dinars alors que les musulmans étaient loin de leur zone de commerce.
Nuage

 

Un trésor médiéval rare découvert à l’abbaye de Cluny

 

Les 21 dinars musulmans en or, retrouvés parmi 2200 deniers et oboles en argent dans un trésor enfoui à Cluny.

Les 21 dinars musulmans en or, retrouvés parmi 2200 deniers et oboles en argent dans un trésor enfoui à Cluny.

ALEXIS GRATTIER / UNIVERSITÉ LUMIÈRE LYON

Par Sarah Sermondadaz

Un pactole médiéval du 12e siècle contenant (entre autres) plus de 2200 deniers d’argent et 21 dinars musulmans en or a été découvert à l’abbaye de Cluny. Et c’est une étudiante en archéologie qui, la première, a vu le trésor au cours des fouilles !

TRÉSOR. 

« C’est une découverte exceptionnelle par sa nature inédite, mais surtout par les questions qu’elle suscite sur l’abbaye et ses secrets », s’enthousiasme Nathalie Dompnier, présidente de l’Université Lumière Lyon 2.

 Car c’est un trésor médiéval du 12e siècle, rien de moins, qui a été retrouvé sur le site de fouilles de l’abbaye de Cluny (en Saône-et-Loire) : plus de 2.200 deniers et oboles en argent, 21 dinars musulmans en or, un anneau sigillaire (par exemple utilisé afin de sceller et de cacheter la correspondance) et divers éléments en or.

« C’est la première fois qu’on retrouve de tels éléments à Cluny », se réjouit Anne Baud, enseignante-chercheuse à l’Université Lyon 2 au laboratoire archéologie et archéométrie.

Un trésor enfoui à 70 cm du sol sous l’ancienne infirmerie monastique… repéré par une étudiante !

Le pactole attendait sagement, enfoui sous le jardin abbatial actuel, depuis 800 ans.

« Nous l’avons découvert en sondant les sols dès le premier jour de fouilles, alors que nous cherchions à localiser l’angle de la grande salle de l’infirmerie monastique médiévale, dont il ne reste aujourd’hui plus rien en surface. Il faut savoir l’on ne dispose que d’un seul plan historique de l’abbaye : le plan dit anonyme de 1700, qui décrit certes les bâtiments… mais après le vaste démembrement de 1623 qui a vu la déconstruction des anciens bâtiments pour en reconstruire de nouveaux », explique Anne Flammin, ingénieur CNRS dans le même laboratoire. « Le trésor était caché dans un simple trou de remblai, pour combler un ancien mur aujourd’hui disparu. »

ÉTUDIANTS. Une belle histoire à laquelle ont d’ailleurs participé les étudiants du Master Archéologie de l’université, qui interviennent sur les fouilles afin de se former.

C’est ainsi « une étudiante, lors du tout premier jour de fouilles en septembre 2017, qui a vu tomber les pièces vertes dans le trou creusé pour le sondage, après avoir été effleuré par une pelle mécanique ! », révèle Anne Flammin.

Le « plan anonyme » de 1700

La mystérieuse présence de devises étrangères en or

La composition (devises en argent, en or, anneau et autres éléments d’or) de ce trésor soulève de nombreuses questions. À commencer par la présence de dinars musulmans en or, bien loin de leur zone de commerce habituelle, alors qu’en Europe continentale, on utilise à l’époque surtout des monnaies en argent.

« Il est très rare de retrouver des monnaies du 12e siècle in situ, dans leur contexte historique, rappelle Anne Flammin. La plupart des trésors sont retrouvés par des particuliers à l’aide de détecteurs de métaux et sont alors perdus pour l’histoire, alors qu’il s’agit d’une source essentielle. »

DATATION.

« Ces dinars ont été frappés en Espagne et au Maroc, il est facile de les dater puisque leur date de fabrication y a été gravée, indique Vincent Borrel, doctorant au Laboratoire Archéologie et Philologie d’Orient et d’Occident. Ils datent ainsi de 1121 à 1131 et ont été frappés en Espagne et au Maroc sous le règne d’Ali Ben Youssef de la dynastie berbère des Almoravides. » 

Quant aux deniers et oboles en argent, leur datation est plus complexe, car fait intervenir plusieurs origines :

 l’évêché de Meaux entre 1120 et 1134, le roi de France, « sûrement Louis VII », mais aussi l’abbaye de Cluny elle-même, qui avait le droit de battre monnaie ! « Les deniers clunisiens forment même la vaste majorité des deniers d’argent retrouvés », ajoute Anne Baud.

Origine des monnaies retrouvées

Les hypothèses soulevées par une « découverte romanesque »

« L’abbaye de Cluny avait des contacts avec l’Espagne, qui était alors dans la sphère d’influence musulmane, il est donc logique d’y retrouver des dinars. Toutefois, on n’a découvert que 10 échantillons de dinars en or en France, ce qui montre que de tels échanges étaient réservés aux personnages et aux échanges importants », évoque Vincent Borrel.

Et que valait ce trésor, à l’époque ? Guère plus qu’une fortune personnelle :

« À l’échelle d’un particulier, cela représente de 3 à 8 chevaux, soit une somme conséquente, mais seulement 6 jours d’approvisionnement à l’échelle de l’abbaye ! » 

MYSTÈRES.

 Le trésor semble ainsi avoir appartenu à un particulier, « peut-être à un dignitaire religieux, ce que suggère l’anneau sigillaire », avance Anne Baud. « Mais il faut savoir que des laïcs pouvaient entrer à l’abbaye pour y mourir… et parfois en ressortir. » 

Le 12e siècle s’avère aussi, pour Cluny, une époque de difficultés financières.

« C’est le moment où se bâtit la nouvelle abbatiale, où les moines font appel à de nouveaux financements. »

 Peut-être la découverte aidera-t-elle à éclairer la vie économique de l’abbaye, qui reste peu connue. Quant à l’identité du propriétaire du trésor, le mystère reste entier.

« Pourquoi cacher un tel trésor, puis l’oublier ?, s’interroge Anne Baud. Nous sommes face à une découverte historique, mais aussi romanesque ».

L’anneau sigillaire retrouvé  / Crédits : Alexis Grattier / Université Lyon II

www.sciencesetavenir.fr

VÉRIFIÉ: Ce n’est pas arrivé cette semaine


J’aime bien quand on fait mention des nouvelles véhiculés sur le Web s’ont révisé pour permettre de démêler entre le vrai et le faux. Car même si les sites qui aiment déformer la vérité et disent souvent que les nouvelles sont fausses, d’autres les partages comme si elles étaient vraies.
Nuage

 

VÉRIFIÉ: Ce n’est pas arrivé cette semaine

 

NEW YORK Vérification faite par l’Associated Press, et contrairement à ce que vous pouvez avoir lu ou entendu ailleurs, voici quelques-uns des événements les plus extraordinaires qui ne se sont pas produits cette semaine…

————–

FAUX: Un mystérieux sous-marin allemand de la Deuxième Guerre mondiale est découvert dans les Grands Lacs

EN FAIT: Les plongeurs n’ont pas trouvé un U-Boat allemand au fond du lac Ontario en dépit d’une histoire publiée l’an dernier par le World Daily News Report et reprise ailleurs. Le WDNR admet être un site de canulars. Le texte porte à penser que le sous-marin pourrait avoir coulé pendant la bataille (fictive) de Niagara Falls. Les photos qui accompagnent le texte sont en réalité celles d’un sous-marin soviétique rouillé et de deux plongeurs qui ont participé à une expédition française au pôle Nord en 2010.

————–

FAUX: La PM britannique Theresa May dit que les pédophiles devraient eux aussi pouvoir adopter des enfants

EN FAIT: Le texte de Neon Nettle s’inspire d’un article rédigé en 2010 par un professeur de droit qui demandait à Mme May, qui était à ce moment ministre de l’Intérieur, de relâcher les règles qui empêchaient les prédateurs sexuels de s’occuper des enfants. Mme May avait précédemment ordonné une révision des règles de vérification des antécédents des adultes qui entraient en contact régulier avec des enfants n’étant pas les leurs, mais la porte-parole de Mme May à ce moment avait dit qu’il n’était pas question de permettre à des pédophiles d’adopter.

————–

FAUX: Que dit Adam Sandler au sujet des mormons?

EN FAIT: Le comédien n’a pas pris la défense des mormons lors d’un récent podcast, malgré ce que peuvent raconter de multiples sites maquillés pour ressembler à des sites de nouvelles locales. Le texte prétend que M. Sandler a dit que les mormons sont des «gens décents», quand un intervieweur a commencé à les dénigrer. Tous les sites préviennent que leurs textes sont des canulars.

—————

FAUX: Le tueur de Charlottesville était un partisan de Hillary financé par Soros

EN FAIT: James Fields fils, qui est accusé de meurtre pour avoir foncé avec sa voiture sur des manifestants à Charlottesville, en Virginie, a appuyé Donald Trump pendant la dernière campagne présidentielle, a dit son ancien enseignant à l’Associated Press. Le site GoFundMe a confirmé avoir retiré «de multiples campagnes» pour venir en aide à Fields; aucune n’était financée par le milliardaire George Soros, qui est fréquemment ciblé par les sites de canulars. Les histoires reprises par des sites comme YourNewsWire affirment que l’arrestation de Fields fait partie d’un plan pour déclencher une guerre civile.

————–

FAUX: Le président Trump a congédié les 14 juges fédéraux musulmans

EN FAIT: Aucun musulman n’est juge au niveau fédéral et le président Trump n’aurait de toute manière pas l’autorité de les congédier. Le président Barack Obama avait proposé la candidature d’un avocat musulman, Abid Qureshi, pour devenir juge fédéral, mais il n’a pas été confirmé par le Sénat. Le canular repris par As American As Apple Pie et d’autres ajoutent que M. Trump a utilisé la «clause d’évacuation» — qui n’existe pas — pour se débarrasser des juges.

http://journalmetro.com/

En croisade contre les graffitis haineux


Il en faudrait beaucoup comme cet homme. Il enlève les graffitis haineuse grâce à son entreprise de nettoyage sous pression. Le hic, c’est qu’il ne conçoit pas retirer quelques salaires pour ce travail, il le fait bénévolement. L’argent qu’il peut recueillir va pour ce projet de lutter contre la haine que ce soit la croix gammée, le raciste, antisémitisme, islamophobie etc ..
Nuage

 

En croisade contre les graffitis haineux

 

Corey Fleischer efface un graffiti haineux sur une... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

Corey Fleischer efface un graffiti haineux sur une pancarte. Le propriétaire d’une entreprise de nettoyage à pression s’est lancé en mission contre la présence de tels messages dans l’espace public.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

 

LELA SAVIC
La Presse

Le vrai métier de Corey Fleischer, c’est son entreprise de nettoyage à pression, sa spécialité étant les graffitis. Or, lorsqu’il s’agit de nettoyer les symboles haineux, le diplômé en études féministes est catégorique : c’est sa mission de vie.

Depuis sept ans, islamophobie, anti-embourgeoisement, antisémitisme, racisme, il les retire tous bénévolement. Tous ses éventuels profits sont réinvestis dans son projet qu’il a intitulé «L’armée contre la haine». 

«Ce n’est pas tous les gens qui ont l’argent pour enlever ces graffitis. Les gens qui m’appellent ne sont pas tous directement affectés par les graffitis. Je ne m’imagine pas recevoir un appel pour retirer un graffiti haineux et demander de l’argent pour ce service.»

Les inscriptions antisémites sont celles qu’il efface le plus souvent. Le reste se compose de graffitis homophobes et contre les Noirs et les autres minorités, notamment les musulmans. La croix gammée est le symbole qu’il retire le plus souvent. Récemment, il affirme avoir remarqué un grand nombre de croix gammées accompagnées de la mention «Only the Whites Matter» («Seuls les Blancs ont de l’importance»).

«Parfois, j’ai l’impression de vivre dans les années 60», déplore-t-il.

Si durant les cinq premières années il a nettoyé 50 graffitis haineux, il en aurait retiré 1000 l’an dernier. Ce printemps, il a effacé 30 croix gammées à Laval en une seule journée. Difficile de savoir si le nombre de graffitis haineux a augmenté durant les dernières années.

«Je ne dirais pas qu’il y en a plus. Certains datent d’il y a 30 ans, 5 ans; un quart de ceux que j’ai retirés cette année étaient nouveaux», dit Corey Fleischer.

Tout a commencé avec une croix gammée.

«Je me rendais au travail et j’ai vu une croix gammée. J’ai continué mon chemin, je suis allé terminer mon contrat de peinture, mais je ne me sentais pas bien. Et après, je me suis dit : « Qu’est-ce que je suis en train de faire? » J’ai donc renvoyé mes gars à la maison et je suis retourné retirer la croix gammée. […] Mon entreprise n’a pas un énorme impact, je ne change pas grand-chose dans la vie des gens. Donc, pendant longtemps, je n’ai pas été heureux dans la vie. J’ai enlevé la croix gammée et après cela j’en ai trouvé une autre, et une sorte de dépendance s’est installée. Le sentiment que j’ai eu, à ce moment-là, était quelque chose que j’avais cherché toute ma vie. J’ai tout abandonné, c’est devenu mon activité principale : je ne sors plus le vendredi soir, je ne fais plus de hockey, tout mon temps et mon argent sont investis dans ce projet.»

Huit croix gammées en une semaine

Lors de notre passage, Corey était dans le quartier Sainte-Dorothée pour retirer des graffitis contre l’embourgeoisement. Dans les rues de ce quartier aisé, le slogan «Burn the Rich» («Brûlez les riches») ornait quelques murs. Les habitants du quartier semblaient horrifiés à l’idée de devoir expliquer à leurs enfants pourquoi ces messages étaient là, explique Corey.

La Presse a repéré une croix gammée sur une affiche publicitaire à la sortie de l’autoroute menant à Sainte-Dorothée, rue Samson. Corey a décidé d’aller la retirer.

«Je suis allé faire un nettoyage de graffitis sur l’embourgeoisement et vous êtes tombés sur une croix gammée, on n’y échappe pas.»

Cette semaine seulement, il a retiré huit croix gammées.

Lorsque Corey reçoit des appels de citoyens, ils ont souvent déjà appelé la municipalité.

«Certains graffitis haineux restent sur des bâtiments publics pendant un mois sans que la Ville y touche. À Côte-Saint-Luc, il y a eu une dizaine de croix gammées sur des bâtiments pendant une semaine et demie sans que personne y touche avant que j’arrive.»

Mais il remarque que beaucoup de graffitis sont également faits sur des voitures, des appartements, des affiches. La semaine dernière, il a dû nettoyer l’inscription antisémite «Fuck all the Jews» sur une voiture. Pour lui, il était important d’offrir ce service à la propriétaire de la voiture, car il ne pouvait concevoir que cette femme doive conduire son véhicule ainsi.

«Il y aura toujours des gens qui commettront des actes haineux, mais nous devons nous demander ce que fait notre société pour contrer cette tendance.»

Couvrir des croix gammées avec une survivante de l’Holocauste

Des croix gammées étaient gravées dans le ciment sur le boulevard Décarie. Après deux semaines et demie, aucune action n’avait été entreprise par la Ville de Montréal, soutient Corey Fleischer. Il a donc décidé de les recouvrir de ciment en compagnie d’Angela Oros, une survivante de l’Holocauste.

http://www.lapresse.ca

Cette photo va vous redonner foi en l’Amérique


Avec le climat politique aux États-Unis sur les minorités, une photo redonne espoir comment ces minorités ensembles peuvent résoudre les problèmes. Une taoïsme laisse sa place a un couple juif, qui eux se tassent pour qu’une musulmane puisse aussi s’assoir avec son bébé. N’est-ce pas qu’avant tout, nous devrions voir les autres comme des êtres humains peut importe leur croyance, leur statut social ?
Nuage

 

 

Cette photo va vous redonner foi en l’Amérique

 

A Taoist (me) gives up his seat so a Hasidic couple could sit together. They scoot over so a Muslim mother could sit and nurse her baby, on Easter Sunday.

This is my America: people letting people be people.

Cette photo prise dans le métro de New York le 16 avril dernier est rapidement devenue virale sur internet. Son auteur, Jackie Summers, a été loué pour le symbole de tolérance qu’elle représente. Mais cet homme très actif sur les réseaux sociaux a également reçu des menaces de mort.

En ce jour de dimanche de Pâques, Jackie Summers, taoïste de 49 ans, laisse sa place à un couple de juifs dans le métro. Quelques instants plus tard, ceux-ci s’écartent afin qu’une jeune femme musulmane en hijab puisse nourrir son bébé. Il décide alors de capturer l’instant.

« C’est mon Amérique: les gens laissent les autres être ce qu’ils sont », conclut sous sa photo le quadragénaire, par ailleurs contributeur au blog « Good Men Project », qui traite de questions sociales.

Sa photo faisant le tour du web, Jackie Summers a été invité par plusieurs médias américains à expliquer pourquoi il a tenu à la partager avec le plus grand nombre.

« Le climat politique dans lequel nous vivons tente de nous diviser », explique-t-il à PIX11 News, une chaine TV locale de New York. « Ceci devrait se passer tous les jours. Nous ne devrions pas nous soucier de savoir si quelqu’un adore le même dieu ou non, cela revient au même. »

Menaces de mort

Au site Buzzfeed, il ajoute: « Environ 100.000 personnes dans le monde ont partagé ou liké mon post sur Facebook. Il a reçu un million de réactions sur Twitter. J’ai reçu environ deux douzaines de mails haineux et de menaces de mort. Vu la proportion, je peux vivre avec ».

« Je pense qu’il y a des gens qui se sentent menacés par l’idée que les personnes opprimées puissent travailler ensemble pour résoudre des problèmes », poursuit Summers. « Si nous travaillons ensemble, nous sommes à peu près inarrêtables et cela dérange certaines personnes », constate-t-il enfin.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► 7 mythes sur les musulmans au Québec


Malheureusement, bien des gens ont des préjugés envers les musulmans et ce n’est pas juste au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde, ces préjugés sont tenaces. On met le terroriste sur le dos des musulmans alors que la majorité d’entre eux n’approuvent nullement ces attentats ignobles et son outrés que ces gens se proclament musulmans.
Nuage

 

7 mythes sur les musulmans au Québec

 

Des audiences publiques en vue de la création d’un cimetière musulman à Saint-Apollinaire, près de Québec, ont mis à jour certains mythes persistants au sujet des musulmans — et ce n’était pas une première, il s’agit souvent des mêmes qui reviennent sur le tapis. Coup d’oeil sur quelques-unes de ces rumeurs ainsi que des références pour ceux et celles qui voudraient aller plus loin.

1) « Les musulmans nous envahissent »

Au Québec, on compte environ 300 000 personnes de religion musulmane, soit 3,1 % de la population. En dehors de Montréal, c’est moins de 1 %. Ce nombre a augmenté depuis le recensement canadien de 2001, où ils n’étaient que 108 000 (ou 1,5 %), et cette augmentation est largement le fruit de l’immigration : entre 2008 et 2012, les politiques du Québec ont privilégié les immigrants francophones venus de l’Afrique du Nord.

2) « Un Canadien sur 5 est musulman »

Ce mythe nous a été révélé par un sondage Ipsos Reid publié il y a deux ans. On demandait aux gens d’estimer le pourcentage de musulmans dans la population. Aux yeux des Québécois, ça tournait autour de 17 %, aux yeux des Canadiens, autour de 20 %… alors qu’ils ne sont que 3 %. Or, cette tendance à surestimer un groupe minoritaire apparaît dans beaucoup d’autres pays. Les psychologues l’appellent biais de disponibilité, soit la tendance à estimer à partir d’exemples qui sont à notre disposition — ce qui nous conduit à surestimer le nombre de musulmans, parce qu’on parle souvent d’eux dans l’actualité.

3) « Ils enterrent leurs morts sans cercueil »

L’enterrement traditionnel musulman exclut effectivement l’usage d’un cercueil ; le corps doit être en contact avec la terre. Sauf que ça n’arrive jamais au Québec : la loi interdit un enterrement sans cercueil. Jusqu’à récemment, explique l’anthropologue Yannick Boucher de l’Université de Montréal, les imams recommandaient le rapatriement des corps dans le pays d’origine de la famille. Cette pratique serait en déclin, et même dans les cimetières ou carrés réservés aux musulmans, le défunt québécois est enterré dans un cercueil.

4) « Ils construisent des minarets partout »

Historiquement, cette tour qu’on appelle le minaret n’a pas toujours été associée à la mosquée, mais elle a acquis au fil des siècles une valeur symbolique. Toutefois, au Canada, beaucoup de lieux de prières musulmans sont à l’intérieur de bâtiments servant à d’autres usages (centre commercial, université), et il n’est donc pas question d’y construire un minaret. Enfin, la fonction la plus connue des minarets, l’appel à la prière, est impossible au Québec (et dans beaucoup d’autres pays occidentaux), là aussi en raison de nos lois.

5) « Ils ne s’intègrent pas »

Plusieurs Québécois les imaginent repliés sur eux-mêmes, vivant en marge de la société. En fait, selon Frédéric Castel de l’UQAM, l’immigration musulmane au Québec est plutôt scolarisée. Quatre femmes sur 10 et près de 5 hommes sur 10 qui immigrent au Québec sont des diplômés universitaires. En entrevue à La Presse en 2015, il en parlait comme d’une « élite professionnelle. »

6) « Ils sont ultrapratiquants »

Au Québec, 62 % des immigrants musulmans n’allaient jamais à la mosquée, selon une compilation des données de Statistique Canada parue il y a 10 ans. C’était supérieur à la moyenne canadienne (36 %). En comparaison, seulement 25 % des immigrants catholiques n’allaient jamais à l’église. Ces observations rejoignent celles de Yannick Boucher, qui a consacré plus récemment sa thèse de doctorat aux rituels religieux et funéraires des musulmans québécois.

7) « Ils soutiennent le terrorisme »

En fait, à travers le monde, ils le rejettent massivement. En 2015, le Centre de recherche Pew, basé à Washington, a effectué une enquête auprès des musulmans de 11 pays à majorité musulmane. L’une des questions était : « Quelle est votre opinion sur le groupe État islamique ? » La réponse était unanimement « défavorable » au Liban (100 %), et très largement défavorable en Jordanie (94 %), en Palestine (84 %), en Indonésie (79 %), en Turquie (73 %) et au Nigeria (66 %). Même dans ce dernier pays, seulement 14 % se disaient « favorables » à l’EI, et c’était le résultat le plus élevé des 11 pays.

Selon l’Organisation des Nations Unies, 85 % des victimes du terrorisme islamiste sont des musulmans…

Agence Science-Presse
Par: Pascal Lapointe

http://www.voixdailleurs.com/

La Maison-Blanche cite la fusillade à Québec pour justifier ses politiques


Euh, mauvais exemple ! La fusillade dans la ville de Québec, était un Québécois d’origine qui a tiré sur des musulmans, alors je ne vois pas le rapport avec le décret de Donald Trump qui lui veut interdire l’entrée des ressortissants de certains pays majoritairement musulmans. Où est sa logique ?
Nuage

La Maison-Blanche cite la fusillade à Québec pour justifier ses politiques

 

Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance... (PHOTO AP)

 

Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance d’information quotidienne de la Maison-Blanche en disant que Donald Trump avait appelé Justin Trudeau.

PHOTO AP

La Presse Canadienne
Washington

 

La Maison-Blanche a invoqué la fusillade dans une mosquée de Québec pour défendre la nouvelle politique controversée de sécurité nationale du président Donald Trump.

Bien que les victimes de dimanche soir soient exclusivement musulmanes, un porte-parole du président américain a utilisé l’événement pour plaider en faveur du décret qui limite les déplacements des ressortissants de sept pays à majorité musulmane aux États-Unis.

Le porte-parole Sean Spicer a commencé la séance d’information quotidienne de la Maison-Blanche, lundi, en disant que Donald Trump avait appelé le premier ministre Justin Trudeau. Le président américain a offert au Canada ses prières, ses condoléances et toute aide dont le pays pourrait avoir besoin, a dit M. Spicer.

Le porte-parole a ensuite fait cette déclaration:

«C’est un rappel terrible de pourquoi nous devons rester vigilants. Et pourquoi le président prend des mesures pour être proactif, pas réactif.»

M. Spicer a clairement indiqué, plus tard au cours de la conférence de presse, qu’il parlait du décret sur l’immigration.

Il a ensuite été interrogé quant à cette interdiction d’entrée et a repris sa remarque précédente en disant:

«Comme je l’ai dit dans ma déclaration, le président sera très proactif dans la protection de ce pays.»

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Quelques histoires de cannibalisme


Généralement, le cannibalisme est causé par la famine et dans l’Histoire de l’humanité, il y a eu des cas de cannibalisme à grande échelle
Nuage

 

Quelques histoires de cannibalisme


(Photo)

Les recherches sur l’homme de Néandertal se poursuivent et cette semaine, des chercheurs ont annoncé qu’après avoir étudié 99 fragments d’os provenant de Belgique, ils ont pu découvrir des traces d’anthropophagie datant de 40 000 ans. Intéressons-nous à cette découverte, de même qu’à quelques cas de cannibalisme connus dans l’histoire.

Des preuves de cannibalisme en Belgique :


Photo:
Les fragments étudiés

Depuis plusieurs années déjà, en lien avec des restes découverts en France et en Espagne, des scientifiques ont émis l’hypothèse que l’homme de Néanderthal ait pu pratiquer occasionnellement l’anthropophagie, notamment en période de disette, ou qu’il ait travaillé le corps de ses morts dans le cadre d’un rituel funéraire. Des chercheurs viennent de confirmer la première hypothèse en étudiant 99 fragments d’ossements de quatre adultes et un enfant découverts dans la troisième grotte de Goyet en Belgique. Ils y ont terminé leurs jours il y a un peu plus de 40 000 ans.


Photo:
Marques de coupes © Asier Gomes-Olivencia et al.

L’équipe internationale a ainsi comparé les os à ceux d’animaux dépecés par Néandertal et ont été en mesure d’établir des parallèles qui démontrent que les traces d’incisions de boucherie retrouvées sur les ossements humains étaient très semblables à celles étudiées sur les ossements de chevaux ou de cerfs. Que racontent concrètement ces marques?

Qu’à cette époque, dans cette caverne du moins, des Néandertaliens ont dépecés les corps de membres de leur propre espèce pour en déchirer la viande, en extraire la moelle des os et réutiliser certaines parties, comme les tibias, afin d’en faire des outils. Les circonstances du décès des individus étudiés restent encore toutefois un mystère.

Trois autres exemples de l’Histoire :


Photo:
Scène de cannibalisme au Brésil au XVIe siècle. Gravure tirée du livre de Hans Staden Nus, Féroces et Antropophages, 1557

Le mot cannibale est arrivé dans notre vocabulaire au 16e siècle. Il est dérivé des récits de Christophe Colomb qui parlait des habitants des Caraïbes, appelés Canibales en espagnol, et auréolés de la rumeur qu’ils mangeaient de la chair humaine.

Bien que la pratique de l’anthropophagie puisse apparaître comme révoltante, Néandertal est loin d’être le seul à y avoir eu recours dans l’Histoire. Intéressons-nous brièvement à trois épisodes où des hommes ont mangé de leurs semblables par nécessité.

Le siège de Maarrat :


(Photo)

Un exemple connu est lié aux Croisades et rapporté entre autres par des soldats. Nous en avons aussi une idée grâce à un recueil intitulé :

«Chronique anonyme de la première Croisade », possiblement rédigé par un chevalier de l’époque. Ces témoignages nous rapportent que lors du siège de Maarrat en Syrie en 1098, les Francs en vinrent à manquer du nécessaire et durent se résoudre à manger les corps de Musulmans morts lors des combats. Cette histoire avait dérangé les chrétiens de l’Europe médiévale, car de tels actes étaient à leurs yeux davantage associés aux sorcières, à ceux qu’on considérait comme sauvages ou même aux gens de l’Orient!

L’affaire Nazino :


(Photo)

L’histoire de l’Union soviétique est elle aussi tristement associées à quelques histoires d’anthropophagie de survie. Ce fut notamment le cas dans ce qu’on appelle l’ «Affaire Nazino ». En 1933, 6000 personnes dites délinquantes ou sans classes, furent déportées sur la petite île de Nazino, en Sibérie. Elles n’avaient avec elles que de la farine pour se nourrir, aucun vêtement et aucun outil, ce qui conduisit assez rapidement à la mort des individus les plus faibles et conséquemment à des actes de cannibalisme. Plus de 4000 personnes trouvèrent la mort en peu de temps, tel qu’en font foi les rapports envoyés à Staline à l’époque. L’île reçut le sinistre surnom d «île de la mort» ou de l’ «île des cannibales».

La grande famine de la Chine de Mao :


(Photo)

La Chine de la révolution culturelle de Mao Zedong connut elle aussi une période sombre qui conduisit à des actes d’anthropophagies. Entre 1958 et 1961, une grande famine frappa en effet la République populaire de Chine, notamment à la suite des ratés du plan agricole de Mao dans le cadre du «Grand bond en avant », qui fut un véritable désastre économique. Les rapports gouvernementaux et les sources journalistiques se contredisent, mais il est estimé que cette famine conduisit à la mort de 15 à 36 millions de personnes. Dans certains villages, la famine fut si grave que des habitants furent contraints de manger les morts…

Evelyne Ferron, spécialiste en histoire ancienne