Dans sa grande et incomparable sagesse –Donal Trump


Lundi aux nouvelles sur LCN, quand j’ai entendu sur le sujet des Kurdes et de la Syrie, que Donald Trump disait  »dans ma grande et incomparable sagesse  », j’ai sursauté, Il est vraiment imbu de lui-même. Sa décision, d’enlever les soldats américains sur le territoire occupé par le Kurdes a eu des effets meurtriers. En plus il a réussi à mettre quasi tout le monde à dos, même des républicains .. Que fera-t-il dans sa supposé grande sagesse ? Il devrait laisser la présidence à quelqu’un de plus compétent pour essayer de réparer les pots cassés
Nuage


Dans sa grande et incomparable sagesse

ISABELLE HACHEY
LA PRESSE

Le pilonnage a commencé.

Des avions de combat turcs ont lâché leurs bombes, hier, sur des cibles kurdes du nord de la Syrie.

Puis l’offensive terrestre s’est amorcée.

Au moins huit civils ont été tués. Des populations fuient. Des villes entières se vident.

Mais rassurons-nous. Le président des États-Unis d’Amérique veille au grain. Il l’a écrit, lundi, sur Twitter :

« Si la Turquie fait quelque chose que je considère, dans ma grande et incomparable sagesse, comme ayant dépassé les bornes, je vais totalement détruire et anéantir l’économie de la Turquie. »

Tout va bien, donc.

Seul petit problème, Donald Trump n’a pas cru bon préciser ce qui, dans sa grande et incomparable sagesse, dépasserait les bornes.

PHOTO EVAN VUCCI, ASSOCIATED PRESS

« Si la Turquie fait quelque chose que je considère, dans ma grande et incomparable sagesse, comme ayant dépassé les bornes, je vais totalement détruire et anéantir l’économie de la Turquie », a tweeté Donald Trump, lundi.

Une toute petite journée de frappes aériennes et de tirs d’artillerie, c’est peut-être encore dans les limites de l’acceptable.

Alors quoi ? L’ouverture d’un nouveau front en Syrie, après huit ans de guerre civile, peut-être ?

Faudra-t-il attendre un désastre humanitaire ?

Faudra-t-il que les morts se comptent par milliers pour qu’une offensive turque contre les Kurdes de Syrie – alliés de l’Occident dans la lutte antidjihadiste – dépasse les bornes aux yeux du président ?

Faudra-t-il plutôt attendre le retour en force du groupe armé État islamique (EI) ?

On n’en sait rien, puisque les voies de Trump sont impénétrables. Mais ayons confiance. La stabilité d’une région entière repose sur un homme d’une incomparable sagesse. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

***

J’ai côtoyé les Kurdes de Syrie, il y a deux ans, le temps d’un reportage sur la révolution du Rojava, ce territoire autonome né des cendres de la guerre civile.

Dans cette région dominée par les hommes, j’ai vu des femmes prendre leur destin en main. J’en ai vu prendre les armes, aussi, contre les djihadistes de l’EI.

Dans les écoles, j’ai vu des étudiants réapprendre leur langue, longtemps interdite par le régime syrien.

J’ai vu un peuple se réapproprier sa culture. Après les années de plomb, il se donnait enfin le droit de célébrer ses traditions en plein jour.

J’ai interviewé des élus vraiment élus. Ça peut sembler banal, mais ça ne s’était encore jamais vu en Syrie.

Bien sûr, cette drôle de révolution n’était pas parfaite.

La démocratie directe était sans doute imposée un peu trop… directement à la minorité arabe par les Kurdes, qui exerçaient une véritable mainmise sur le territoire.

Il y avait quelque chose de factice dans tout ça. Et quelque chose de terriblement fragile.

Et pourtant, il y avait aussi quelque chose d’exaltant dans cette improbable expérience politique menée à l’ombre de la dictature.

Il n’aura fallu qu’un coup de téléphone à la Maison-Blanche pour faire voler en éclats le rêve d’émancipation des Kurdes de Syrie.

***

Les conseillers de Donald Trump l’avaient prévenu de ne pas abandonner les Kurdes, alliés cruciaux dans la lutte contre les djihadistes de l’EI.

Ils lui avaient expliqué en long et en large les conséquences que risquait de provoquer le retrait des troupes américaines en poste le long de la frontière turque.

Ces arguments n’ont pas fait le poids devant ceux de l’homme fort de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, qui considère les milices kurdes comme des « terroristes » à écraser une fois pour toutes.

Après une simple conversation téléphonique avec le président Erdoğan, dimanche, Donald Trump a annoncé son intention de retirer les troupes américaines « des guerres ridicules interminables ».

Dans l’entourage de Trump, personne ne s’attendait à ça. Son annonce a pris de court les stratèges du Pentagone et du département d’État.

Comme tant de fois depuis le début de sa présidence chaotique, Donald Trump a refusé de s’en tenir au script prudemment écrit par ses conseillers.

Mais cette fois, les conséquences de son impulsivité risquent d’être fatales pour des milliers de gens.

Sur un coup de tête, le président a livré les Kurdes en pâture à la Turquie.

***

Lindsey Graham appréhende un bain de sang.

« Priez pour nos alliés kurdes honteusement abandonnés par l’administration Trump », a tweeté hier ce sénateur républicain, pourtant très proche du président.

D’autres grosses pointures républicaines se sont jointes au concert de critiques. Dans cette tragique histoire, Donald Trump a réussi l’invraisemblable exploit de se mettre tout le monde à dos.

« Laisser nos alliés mourir est une grosse erreur », a écrit Nikki Haley, ex-ambassadrice des États-Unis – nommée par Trump – aux Nations unies.

Sur Twitter, Brett McGurk, ancien envoyé spécial responsable de la coalition internationale contre l’EI, ne s’est pas gêné pour le vilipender :

« Trump a déclaré aujourd’hui que nous pourrions “écraser à nouveau l’EI” s’il se régénérait. Avec qui ? Quels alliés s’engageraient ? Qui se battrait dans de telles conditions ? »

Excellentes questions.

Pendant quatre ans, les Kurdes ont été au front de la guerre contre l’EI. Appuyés par les États-Unis et la coalition internationale, ils ont pourchassé les djihadistes jusque dans leurs derniers retranchements.

Dans cette guerre de tranchées, les Kurdes ont perdu des milliers de combattants.

Les Américains ? Une dizaine de soldats.

En mars, les Kurdes ont fait tomber le dernier bastion du « Califat » obscurantiste qui faisait trembler l’Occident. Ils ont fait beaucoup de prisonniers.

Ils détiennent aujourd’hui 12 000 djihadistes, dont 4000 étrangers dont personne ne veut.

Hier, l’un des centres de détention a été touché par une frappe aérienne.

Que se produira-t-il maintenant que les combattants kurdes seront occupés à défendre leurs villes et villages contre l’assaut des forces turques ?

Les djihadistes profiteront-ils du chaos pour se faire la belle ? Pour reprendre des territoires perdus ?

Pour rentrer chez eux, en Occident… et y perpétrer des attentats terroristes ?

Donald Trump a déclaré hier que la Turquie serait responsable de s’assurer que les djihadistes restent en prison.

Il a précisé que les États-Unis n’endossaient pas l’offensive turque et que c’était à son avis une « mauvaise idée ».

Dans sa grande et incomparable sagesse, il aurait peut-être dû y penser avant.

https://www.lapresse.ca/

La famille d’Alan Kurdi s’oppose à un film sur sa mort


Bien que le film veut souligner la crise des réfugiés, il me semble déplacé de faire un film sur le triste sort d’Alan Kurdi, cet enfant mort sur la plage sans l’accord de la famille qui avait d’ailleurs déjà refusé des offres pour faire un film.
Nuage


La famille d’Alan Kurdi s’oppose à un film sur sa mort

Le corps d'Alan Kurdi a été repêché sur... (PHOTO NILUFER DEMIR, ARCHIVES DOGAN NEWS AGENCY VIA AFP)

Le corps d’Alan Kurdi a été repêché sur une plage de Turquie, le 2 septembre 2015.

PHOTO NILUFER DEMIR, ARCHIVES DOGAN NEWS AGENCY VIA AFP

Agence France-Presse
Montréal

Des membres de la famille d’Alan Kurdi, dont la photo du corps sans vie de ce petit garçon syrien est devenue le symbole tragique de la crise migratoire en Europe en 2015, ont jugé « inacceptable » qu’un film soit tourné sans leur accord.

« J’ai le coeur brisé […] C’est inacceptable », a déclaré à la chaîne publique CBC la tante du jeune garçon, Tima Kurdi qui vit à Port Coquitlam, près de Vancouver.

Le corps de l’enfant avait été retrouvé sur une plage de Turquie. Plusieurs membres de sa famille avaient aussi perdu la vie en tentant de se rendre sur une île grecque.

La photographie de l’enfant gisant sur le ventre avait provoqué une très vive émotion en Europe et poussé l’Union européenne à ouvrir pour un temps ses frontières aux réfugiés syriens.

Dans ses déclarations rendues publiques par la chaîne, Mme Kurdi ajoute que personne n’avait demandé à la famille son autorisation et qu’elle avait elle-même appris l’existence du film par le père du jeune garçon, Abdullah Kurdi, qui vit en Irak.

« Il m’a appelée. Il était en pleurs. Il m’a dit qu’il ne pouvait imaginer que son fils mort revive » dans un film, a déclaré Mme Kurdi.

Le film intitulé Aylan Baby : Sea of Death, et dans lequel doit jouer l’acteur américain Steven Seagal, est en cours de tournage en Turquie, précise CBC. Son réalisateur turc Omer Sarikaya a publié des photos de l’affiche du film sur les réseaux sociaux.

L’affiche du film The boy on the beach

IMAGE TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM @OMERSARIKAYA1969

Selon Mme Kurdi, qui a publié un livre sur son neveu The boy on the beach, la famille a refusé de nombreuses offres pour en tirer un film.

Le réalisateur a affirmé de son côté à CBC que le sujet de son film, bien que ressemblant à l’histoire de la famille Kurdi, portait surtout sur la crise des réfugiés dans son ensemble.

« Ce sera Aylan Baby, pas Aylan Kurdi », a-t-il dit en ajoutant qu’il ne pouvait changer le titre du film maintenant.

https://www.lapresse.ca

Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres


100 000 bébés qui meurent a cause de la guerre, et si on ajoute des enfants de moins de 5 ans, le nombre augmente drastiquement. Des crimes de guerre sont commis sans que personne ne puisse réagir pour sauver tous ces enfants. C’est une génération de perdue a jamais.
Nuage

 

Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres

 

Quelque 420 millions d'enfants, soit 18% de tous... (ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Munich

Plus de 100 000 bébés meurent chaque année des suites d’un conflit armé, conclut un rapport de l’ONG Save the Children rendu public vendredi en Allemagne.

Selon l’ONG, au moins 550 000 nourrissons ont ainsi succombé entre 2013 et 2017 dans les dix pays les plus touchés par des guerres, en raison de la faim, du manque d’hygiène ou d’accès aux soins de santé, ou encore par refus d’aide. 

Le nombre des morts passe même à 870 000 si on inclut tous les enfants de moins de cinq ans, estime l’organisation qui précise que ce drame est peut-être sous-évalué.

En comparaison, environ 175 000 combattants auraient péri sur la même période dans les pays étudiés : Afghanistan, Yémen, Soudan du Sud, République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Irak, Mali, Nigeria et Somalie.

«Chaque jour, des enfants sont attaqués parce que des groupes armés et des forces militaires ne respectent pas les lois et les traités internationaux. De l’utilisation d’armes chimiques au viol comme arme de guerre, les crimes de guerre sont commis en toute impunité», s’alarme Helle Thorning-Schmidt, une représentante de Save the Children.

Ces enfants ne seraient probablement pas morts s’ils n’avaient pas vécu dans des zones touchées par le conflit, explique l’ONG qui diffuse son rapport en marge de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich.

Cette conférence réunit jusqu’à dimanche des centaines de responsables politiques, diplomatiques, militaires et scientifiques d’une quarantaine de pays.

«Lorsque les règles de la guerre sont violées, la communauté internationale doit être claire en rappelant que ce n’est pas tolérable et que les auteurs de ces actes ont des comptes à rendre», a ajouté Mme Thorning-Schmidt.

Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017, soit 30 millions de plus que l’année précédente.

Parmi les recommandations à l’intention des gouvernements et des groupes armés, l’ONG appelle les belligérants à s’engager à ne pas recruter de combattants de moins de 18 ans ainsi qu’à éviter d’utiliser des armes explosives dans les zones habitées.

https://www.lapresse.ca/

Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés


Un vieux remède refait surface pour aider les zones de conflits, de crises humanitaires ou les blessées sont difficiles d’accès. Des larves de mouches placées sur une plaie se nourrissent que de chairs mortes. Ces asticots sont des puissants antibactériens.
Nuage

 

Des larves bientôt envoyées en zones de guerre pour soigner les blessés

 

Les asticots mangent des tissus et de la chair morts et contrôlent l'infection car leur crachat et leur salive agissent comme un désinfectant et favorisent la guérison.

Des asticots pour nourrir chiens et chats de compagnie ? Crédits : Wikipédia

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Le gouvernement britannique prévoit de favoriser la guérison des blessures de guerre en appliquant des larves de mouches directement sur les plaies. Plusieurs zones de conflits sont concernées, où les accès aux premiers soins restent limités.

C’est un vieux remède – certes, fort peu ragoûtant – mais redoutablement efficace. Les aborigènes australiens, par exemple, y sont habitués. Ces asticots étaient également parfois utilisés pendant la Première Guerre mondiale pour soigner les soldats blessés dans les tranchées. Depuis, les accès aux premiers soins se sont très largement démocratisés, mais il existe encore des zones de guerre, souvent reculées, au milieu desquelles le simple fait de soigner une plaie reste une entreprise compliquée. Pour endiguer le problème, le gouvernement britannique a décidé de puiser dans les vieilles ressources : les larves de mouches.

Un puissant antibactérien

Ces larves (mouches vertes) ont en effet le pouvoir de freiner la contamination des plaies en se nourrissant des tissus humains morts et en propageant leur salive antibactérienne. Ce traitement est inhabituel au premier abord, mais redoutablement efficace. Un budget d’un peu plus de 200 000 euros sera prochainement alloué dans le but de soigner les blessés de guerre en Syrie, au Yémen, ou encore dans le Sud-Soudan.

« Les victimes de conflits et de crises humanitaires meurent encore de blessures qui pourraient facilement être guéries grâce à un accès correct aux soins », explique en effet au Telegraph Penny Mordaunt, secrétaire d’État britannique au Développement international.

mouches larves

Des larves de mouches vertes seront bientôt utilisées en zones de guerre pour soigner les blessés. Crédits : Wikipédia

Jusqu’à 250 plaies soignées par jour

Pour ce faire, l’armée britannique demandera aux hôpitaux de campagne d’élever des larves directement sur place. Celles-ci, stérilisées dès la naissance puis incubées pendant quelques heures, pourront ensuite être envoyées dans les zones concernées pour soigner les plaies. Elles seront soit placées directement dessus pendant deux à quatre jours, soit dans des BioBags qui seront ensuite enveloppés autour de blessures. Ces larves – qui ne se nourrissent que de tissus morts, et non de chair encore saine – ne seront destinées qu’à un usage unique, et seront ensuite placées dans des contenants cliniques après chaque utilisation pour éviter tout risque d’infection.

D’ici un an, les responsables du projet espèrent que suffisamment de larves pourront être élevées pour traiter jusqu’à 250 plaies par jour. Ces asticots peuvent de plus être utilisés pour traiter de nombreuses blessures, des brûlures aux plaies par balles. À terme, les autorités britanniques envisagent également de permettre aux communautés les plus isolées d’élever elles-mêmes leurs propres larves dans le but de panser d’éventuelles blessures.

https://sciencepost.fr//

L’alerte par notification mobile sauve des vies en Syrie


Chez moi, si nous avons une alerte qui émet sur les téléphones mobiles, radio, télévision, c’est surtout pour les alertes Amber, mais aussi pour des catastrophes naturelles. En Syrie, c’est une application qui a pour but d’alerter les civils d’un raid aérien à un endroit assez précis, grâce à des capteurs, des réseaux humains et sociaux. Cela sauve des vies, mais ils aimeraient que ce soit aussi accessible sans Internet, ce qui pourrait rejoindre encore plus de gens qui ont cette application.
Nuage

 

L’alerte par notification mobile sauve des vies en Syrie

 

 

© afp.

Khaled et son frère ont tout juste eu le temps d’enfourcher leur moto et de filer à toute allure. Grâce à système d’alerte, ils ont échappé à un raid aérien qui a détruit la maison des voisins dans la province syrienne d’Idleb.

Ce journaliste citoyen de 23 ans et son frère auraient bien pu être tués si, quelques minutes plus tôt chez eux, ils n’avaient pas été avertis via une notification sur leur téléphone portable d’une frappe imminente sur leur quartier de Maaret al-Chourine, dans la province d’Idleb, ultime bastion insurgé menacé d’une vaste offensive du régime et de son allié russe.

Système Sentry

Ils ont été sauvés par le système Sentry, lancé il y a deux ans par deux Américains et un programmeur syrien. Dans la province du nord-ouest du pays en guerre, ce système pourrait jouer un rôle crucial en cas d’assaut. Quand les avions de combat syriens ou russes décollent, Sentry calcule et localise la cible potentielle de frappes à venir, en analysant les trajectoires de vols, à partir de données fournies par des observateurs humains sur le terrain mais aussi un réseau de capteurs. Le système déclenche des alertes près de la zone concernée, et les utilisateurs reçoivent l’avertissement via des applications gratuites sur leur téléphone portable, notamment via Telegram, ce qui leur donne quelques minutes pour se mettre à l’abri.

« Alerte sur Telegram »

Le jour de la frappe, Khaled était chez lui pour récupérer des affaires abandonnées après avoir fui un premier raid.

« J’ai reçu une alerte sur Telegram, me disant qu’un nouvel avion avait décollé et se dirigeait vers le même secteur », raconte-t-il à l’AFP.

Avec son frère, ils ont vite pris la fuite à bord d’une moto.

« Seuls trois enfants ont été blessés ce jour-là » dans le raid.

Lancé en août 2016

Selon les concepteurs, le dispositif d’alerte lancé en août 2016, profite actuellement à quelque deux millions de personnes en Syrie, la plupart d’entre elles à Idleb. L’initiative a prouvé son efficacité, assurent les créateurs, y compris lors de la vaste offensive menée plus tôt cette année contre le fief rebelle de la Ghouta orientale, où des bombardements, principalement aériens, ont fait plus de 1.700 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Développeur

John Jaeger est le co-fondateur de la société Hala Systems qui a développé Sentry. Ce geek et ancien diplomate cherchait à développer de nouveaux moyens d’empêcher des morts de civils en Syrie. Il a créé le système épaulé par un entrepreneur américain, Dave Levin, et un codeur syrien dont l’identité est gardée secrète. Si des statistiques fiables sont difficiles à obtenir, l’analyse des données montre que l’utilisation de Sentry réduit de 27% le nombre de personnes tuées dans les raids, affirme M. Jaeger.

Réseau humain sur le terrain

Le système, financé par le Royaume-Uni, le Canada, les Pays-Bas et le Danemark selon lui, nécessite un réseau humain sur le terrain, pour surveiller les zones couvertes et installer les capteurs. En recevant l’avertissement via les réseaux sociaux, les radios locales ou les sirènes d’alerte déclenchées à distance par Hala Systems, les résidents ont en moyenne huit minutes pour trouver un refuge, selon le co-fondateur de la société. Le système est très utilisé par les secouristes en zones rebelles, les Casques blancs, impliqués dans le développement du système.

Et sans Internet?

« Les techniciens de la défense civile tentent de rendre le service accessible aux civils dépourvus d’Internet », a affirmé à l’AFP le coordinateur du système d’alerte dans le nord syrien, Ibrahim Abou Laith.

Selon lui, près de 200 sessions de sensibilisation ont eu lieu ces dernières semaines dans le nord du pays pour apprendre à la population disposant d’Internet à se servir du système. Selon l’OSDH, parmi les plus de 350.000 personnes tuées depuis le début de la guerre en 2011, 33.000 civils ont péri dans des raids syriens ou russes. Reste que le système Sentry peut parfois ne pas avoir les résultats escomptés, admet M. Jaeger.

« Nous cherchons à prévenir le maximum de morts possible ».

 

https://www.7sur7.be/

Il ouvre un refuge pour les chats victimes de la guerre en Syrie


Les conflits en Syrie a fait des milliers de morts depuis 2011. Et dans les guerres d’aujourd’hui, les animaux ne sont pas épargné. Mohamad Alaa Jalil, 43 ans, a toujours aimé les chats, et il a donc crée un refuge pour ces boules de poils. Malheureusement, il a dû déménager et a emporter 22 chats qui avaient été abandonnés.
Nuage

 

Il ouvre un refuge pour les chats victimes de la guerre en Syrie

 

Le Saviez-Vous ► Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?


La professeure Sue Black est une anthropologue judiciaire très reconnue. Elle exerce au Royaume-Uni. J’ai vu quelques reportages à la télévision sur des énigmes du passé qu’elle et son équipe ont résolue à la manière de la série. J’avoue que l’anthropologie et la science médico-légale me passionne. Comprendre ce qui s’est passé, dans un passé proche ou lointain. Des indices sur un corps humain, l’entourage, l’environnement et l’histoire qui entourent un squelette est palpitant
Nuage

 

Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?

 

Le professeur Sue Black est une légende vivante de l’anthropologie judiciaire. En examinant de vieux os, elle reconstitue des crimes commis il y a des siècles

.

par  Nolwenn Jaumouillé

« Oh ! Mon Picte ! Qu’il est beau… il est merveilleux ! » s’exclame Sue Black, hilare.

Le fameux Picte devant lequel l’anthropologue judiciaire écossaise s’extasie, qu’elle et son équipe ont baptisé « Rosemarkie Man », est en réalité un squelette récemment découvert dans les Highlands. Il a été retrouvé dans une des grottes marines dont sont truffées les côtes de cette partie de l’Écosse, lors d’une fouille archéologique menée par le professeur Steven Birch. Utilisées pendant des milliers d’années par des êtres humains, l’équipe était venue explorer l’une des cavités, connue pour être la salle des forgerons d’une ancienne tribu picte. Sans surprise, les archéologues y ont trouvé toutes sortes de morceaux de métal. Mais le dernier jour des recherches s’est soldé par une trouvaille inattendue : les chercheurs ont déterré des ossements, qu’ils ont d’abord associé à un chevreuil avant de s’apercevoir qu’ils avaient sans aucun doute mis au jour un squelette humain.

Procédure habituelle, la police une fois contactée s’est adressée au Center for Anatomy and Human Identification de l’université de Dundee (CAHID), que dirige la captivante Sue Black.

« J’ai pu leur dire tout de suite que ces os étaient anciens, très anciens. »

Les autorités se sont alors retirées de l’affaire, mais les archéologues, eux, brûlaient d’en savoir plus.

« L’homme avait été brutalement mis à mort, avant d’être entreposé ici avec considération, selon la tradition picte – les bras croisés », décrit Steven Birch.

En travaillant comme s’il s’agissait d’une affaire médico-légale, l’équipe de Sue Black a ainsi pu déterminer que le visage et le crâne de cet homme ayant vécu entre 430 et 630 ap. J.-C. avaient été fracturés avec une extrême violence. Son collègue Chris Rynn, responsable des identifications et reconstitutions faciales, a pris tous les fragments du squelette et les a replacés ensemble en 3D sur l’ordinateur afin de lui reconstruire ce magnifique visage qui a conquis le grand public.

L’université du Dundee, en Écosse, est particulièrement réputée pour son centre de recherche dédié à l’anthropologie judiciaire. Un champ d’études qui consiste à tirer le plus d’informations possibles en analysant un corps ou un squelette non identifié ou mort dans des circonstances floues. Peu développée jusque dans les années 1990, elle a connu depuis un essor considérable et son apport à la justice comme à l’Histoire lui vaut d’être désormais reconnue à part entière. Pour autant, si élucider des crimes historiques peut sembler fascinant, difficile d’imaginer un enfant rêver de devenir anthropologue judiciaire.

CAHID

Et en effet, drôlement vivante pour quelqu’un qui passe ses journées à s’occuper des morts, le Pr Black part d’un grand éclat de rire lorsqu’on lui pose la question. « Pas vraiment », confie-t-elle. Mais tout a commencé lorsqu’elle avait 12 ans, et qu’elle travaillait chaque samedi dans une boucherie. Une expérience qui l’a très tôt habituée « à travailler avec des muscles, des os, du sang… ce genre de choses ». À l’université, Sue Black a choisi d’étudier la biologie, jusqu’à ce qu’en troisième année, elle ait l’opportunité de se spécialiser en anatomie.

« Or, l’anatomie est tout simplement la boucherie appliquée aux humains : des muscles, des os, du sang, tout pareil. Je me suis tout de suite sentie très à l’aise ! » souligne avec humour cette femme avenante de 56 ans à la chevelure rousse et frisée.

En travaillant à son projet de fin d’études, elle s’est aperçue qu’elle n’avait aucune envie de travailler sur des rats et des souris, mais bien de se confronter à de véritables êtres humains, et d’apprendre à les identifier à partir de leur squelette.

« Je n’ai plus lâché le sujet depuis. »

Ce que Sue Black ne précise pas par modestie, c’est qu’elle a aujourd’hui acquis le statut de légende mondialement connue de ce champ de recherche encore peu développé il y a trois décennies, et mieux connu du grand public depuis les années 2000 grâce à la série Bones. Dans les années 1990 et 2000, la jeune femme a été envoyée avec une équipe pour le compte des Nations Unies au Kosovo puis en Sierra Leone, avec pour mission d’identifier les corps d’un certain nombre de victimes et de bourreaux. Des expériences « extrêmement douloureuses » qu’elle n’échangerait néanmoins pour rien au monde. En 2004, lors du terrible tsunami qui a ravagé Sumatra, elle a de nouveau été envoyée sur les lieux, et elle a plus récemment travaillé sur des cas de torture en Syrie.

Pr Sue Black
Crédits : Dundee University

Mais le quotidien de Sue Black prend racine à l’université de Dundee. Elle y dirige le CAHID, un des plus grands centres au monde consacré à ce domaine si spécifique, et y enseigne parallèlement la matière aux nouvelles générations d’anthropologues judiciaires. Quant à décortiquer des squelettes au nom de la justice – sa passion – :

« On ne sait jamais vraiment quand est-ce que le travail tombera, car on ne peut pas prédire quand il y aura des meurtres. »

 Deux fois par jour environ, la police contacte le centre pour lui demander si des os, que quelqu’un a retrouvé dans son jardin, ont une chance d’appartenir à un être humain. Chaque année, environ 600 cas de ce type leur parviennent du Royaume-Uni et de l’étranger.

Et « 99,8 % du temps, ce sont des restes d’animaux, probablement de leur barbecue ».

Plus rarement, ils s’agit d’un cadavre récent, en cours de décomposition, ou plus ancien, qui prend alors la forme d’un squelette.

« La majeure partie du temps, notre travail consiste à identifier des personnes décédées et d’en dire le plus possible sur leur mort à partir de leurs restes. La police n’a parfois pas encore retrouvé le corps, et nous intervenons aussi dans les phases de recherche : un crash d’avion ou des crimes de guerre, par exemple. »

À partir de là, les scientifiques de l’université de Dundee endossent le rôle d’experts qui leur donne une crédibilité certaine devant les tribunaux. C’est ainsi que Sue Black, spécialisée dans l’identification à partir des mains, a pu notamment aider au démantèlement de réseaux de pédophilie.

http://www.ulyces.co