Des vétérinaires en détresse


Si on croit que la profession vétérinaire est un boulot rêver, vous allez être déçu. L’étude s’est faite au Québec, 15 suicides en 15 ans, mais c’est comparable ailleurs aussi comme aux États-Unis, en Australie et en Norvège. Il semble qu’être vétérinaire, c’est de grosses émotions qui pèsent sur les épaules et ce qui les touches le plus est l’euthanasie, que ce soit pour abandon, maladie ou vieillesse.
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Des vétérinaires en détresse

 

Au Québec, pas moins de 15 suicides ont... (PHOTO THINKSTOCK)

Au Québec, pas moins de 15 suicides ont été relevés en 15 ans par l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ).

SARA CHAMPAGNE
La Presse

Syndrome du sauveur, amour des animaux, paradoxe de l’euthanasie; le suicide chez les médecins vétérinaires est près de trois fois plus fréquent que dans la population québécoise, révèlent des données compilées par une chercheuse au doctorat de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Anne-Sophie Cardinal.

Il ne se passe pas une année sans qu’un vétérinaire se donne la mort, soutiennent plusieurs professionnels rencontrés par La Presse. Il y a les clients à satisfaire à tout prix. Comme ce propriétaire prêt à tout pour sauver son animal de compagnie, quitte à réclamer l’acharnement. Ou l’autre qui demande l’euthanasie parce que chaton n’est plus la boule de poils rêvée.

Au Québec, pas moins de 15 suicides ont été relevés en 15 ans par l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ). Dans tous les cas, la profession a joué un rôle de premier plan. Preuve que le sujet est tabou, les avis de décès de l’ordre vétérinaire provincial ont dû être épluchés par l’association pour en arriver à ce chiffre.

«On ne va pas se le cacher, le suicide est un réel problème», affirme le Dr Michel Carrier, doyen sortant de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Anne-Sophie Cardinal, du département de psychologie communautaire de l’UQAM, consacre ses travaux de doctorat à la santé mentale des travailleurs du monde animal. Selon elle, l’euthanasie pèse lourd dans la balance. Elle a comparé le taux de suicide dans la population en général avec les données chez les quelque 2500 vétérinaires du Québec, entre 1987 et 2007, pour découvrir que la proportion était 2,9 fois plus élevée.

La chercheuse explique qu’il y a très peu d’études au Québec et au Canada, mais que le phénomène est bien documenté au Royaume-Uni, avec un taux de suicide quatre fois plus élevé que dans la population. Des études ont aussi été réalisées en Australie, en Norvège, aux États-Unis, avec des idéations suicidaires rapportées chez un vétérinaire sur six.

«La vocation, le stress et le syndrome du sauveur comptent pour beaucoup, mais je crois que l’euthanasie, la mise à mort, ce qu’on appelle le « caring-killing paradox », est un élément central», avance Mme Cardinal. Dans le domaine, l’expression renvoie à des professionnels formés pour guérir, et non pour mettre un terme à la vie.

Des clients mécontents

Au Canada, le plus récent sondage mené par l’Association canadienne des médecins vétérinaires a révélé que 12% (769 vétérinaires répondants sur 3879 sondés par courriel) ont déjà reçu un diagnostic médical d’épuisement. Plus sombre encore : près d’un répondant sur cinq (19%) a confié avoir déjà pensé sérieusement au suicide, tandis que 9% ont fait une tentative de suicide. Finalement, 90% des personnes vulnérables ont indiqué que la profession contribuait largement à leur état d’épuisement.

Partant de ce constat, l’AMVQ a décidé d’en savoir plus sur le «bien-être et la détresse psychologique» en questionnant ses vétérinaires l’an dernier. La démarche, menée par la gestionnaire et vétérinaire retraitée Johanne Hamel, a permis de recueillir un questionnaire complet auprès d’un vétérinaire québécois sur quatre.

Mme Hamel a d’abord cherché à savoir s’il est vrai que les vétérinaires sont en général plus épuisés que dans les autres professions. Plus d’une femme sur dix interrogée (10,8%) et 5,6% des hommes ont affirmé souffrir sérieusement de détresse. À noter que la majorité des répondants, soit 58%, pratique auprès des animaux de compagnie.

«Notre patient, c’est l’animal, mais on a aussi un client qui est le propriétaire du patient. Ça peut mener à des conflits, explique-t-elle. Si on parle des petits animaux, la facture peut être chère. C’est donc économique, émotif, et il y a le danger de l’erreur médicale», affirme Mme Hamel.

Au Québec, 300 000 euthanasies sont effectuées chaque année, selon l’AMVQ. Les causes principales : abandon, maladie, vieillesse.

La Dre Kim Langlois a obtenu son doctorat en médecine vétérinaire il y a sept ans. Elle soigne chats, chiens et oiseaux exotiques à la Clinique vétérinaire Laval, un centre où des services d’urgence sont offerts sept jours sur sept. Elle a la vocation depuis son tout jeune âge. Elle est membre bénévole du conseil d’administration de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal. La jeune médecin venait d’euthanasier un chien quand La Presse l’a rencontrée entre deux consultations. Elle ne s’en cache pas, elle venait de pleurer avec sa cliente.

«Dans le temps, on procédait à des euthanasies à la chaîne dans les refuges. Il y a encore des euthanasies tous les jours, on ne s’habitue pas, mais on se forge une carapace. Au moins, il est possible de refuser les euthanasies de convenance. On a des mécanismes pour essayer de trouver des solutions de rechange, on a un comité d’adoption. On travaille fort avec l’équipe pour diminuer les euthanasies.»

Comme la plupart de ses collègues, la Dre Langlois a déjà sauvé un animal de la piqûre fatale. Un client s’était présenté avec un chien husky malamute dans la force de l’âge, doux avec les enfants. L’homme réclamait l’euthanasie. Le chien avait eu le museau plein d’épines de porc-épic. Au lieu de le tuer, la médecin a choisi de l’adopter.

«Les clients jouent souvent avec nos sentiments pour les animaux, affirme-t-elle. Au début, je pleurais souvent. Il y a aussi ceux qui insinuent qu’on est là juste pour l’argent.»

La Dre Langlois relève les demandes de faveurs, les demandes de traitements gratuits. Les possibilités de poursuite.

«On doit aussi gérer les cas de maltraitance. On en voit de toutes les couleurs, par exemple des chiots lancés sur des murs, des chats avec juste la peau sur les os, on a même des cas de sodomie. On doit vivre avec le paradoxe de soigner à travers ça, le don de soi, l’épuisement par compassion. On est tellement impliqués, une niaiserie peut faire sauter notre presto.»

« On culpabilise beaucoup »

 

Le chien Nico souffrait le martyre. À cause d’une mauvaise blessure à la patte, il était confiné la plupart du temps à son enclos. Prolonger sa vie aurait nécessité beaucoup de ressources. La médication ne suffisait plus. Il ne restait que l’euthanasie.

À contrecoeur, la directrice du bien-être animal de la SPCA Montréal, Amélie Martel, a dû informer son équipe qu’il était temps de lui dire adieu. Dans un message aux employés transmis à La Presse par la direction du refuge, on comprend l’impact de la décision sur le personnel.

« Vous pouvez passer du temps avec lui aujourd’hui afin qu’il sorte au maximum, explique Mme Martel aux employés. Toutefois, je ne veux pas que vous alliez pleurer dans son enclos. Comprenez qu’il ne connaît pas le futur, il vit uniquement dans le moment présent. Par conséquent, nous désirons qu’il passe vraiment du bon temps, avec ses copains canins et ses humains préférés (vous !) pour sa dernière journée. »

Le nombre d’euthanasies a chuté de moitié depuis cinq ans à la SPCA Montréal. N’empêche, selon le dernier rapport rendu public, on a effectué 2528 euthanasies en 2015, en majorité des chats. Jusqu’à 16 000 animaux sont accueillis chaque année ; des bêtes abandonnées, maltraitées, négligées, perdues ou blessées.

« C’est partout pareil »

Vétérinaire et membre de la direction de l’Association médicale vétérinaire du Québec (AMVQ), le Dr Michel Pepin a mis sur pied un « comité santé et mieux-être » après avoir dénombré 15 suicides en 15 ans dans les avis de décès. Une portion du colloque annuel de l’association des vétérinaires a porté sur la détresse. En 10 ans, une centaine de vétérinaires ont utilisé le service de soutien téléphonique. La majorité du temps, les appels à l’aide concernent la dépression, l’épuisement professionnel ou le suicide, explique-t-on.

L’euthanasie n’est évidemment pas le seul facteur de détresse, mais le Dr Pepin reconnaît qu’elle pèse dans la balance. 

« Le nombre de suicides chez nos vétérinaires serait anecdotique si c’était juste au Québec, mais c’est partout pareil. On a un grand privilège de pouvoir mettre fin à des souffrances, mais on culpabilise beaucoup », explique le Dr Pepin.

Dans certaines cliniques, comme celle où pratique la docteure Kim Langlois, une salle vouée à l’euthanasie avec éclairage tamisé a été aménagée. Les clients ont l’espace pour passer un dernier moment avec leur animal. Les vétérinaires ont la possibilité de confier la procédure à un collègue.

14$ l’heure

Stéphanie Aubry pensait « donner un coup de volant » afin d’en finir avec sa vie quand elle s’est traînée chez le médecin. Elle a obtenu trois mois pour épuisement professionnel. La technicienne en santé animale a accepté de dévoiler son identité, contrairement à des vétérinaires joints par La Presse qui ont réclamé l’anonymat pour préserver leur réputation. Mme Aubry a démissionné. Elle est en congé de maternité et travaille pour une autre clinique.

« Je ne prendrai pas une retraite de technicienne en santé animale. Je vais bien, mais je n’ai pas retrouvé ma fougue. Je n’ai plus envie de gérer le réveil agressif d’un chien après une anesthésie, et les risques de morsure », raconte la jeune maman dont la carrière a commencé avec passion, dans un refuge, comme bénévole.

La technicienne d’expérience se rappelle avoir pleuré après une 11e euthanasie en 12 heures en refuge. Mais ce n’est pas ça qui lui a coûté la santé, enchaîne-t-elle. Elle parle plutôt de son ancienneté qu’on ne pouvait plus lui garantir, du jour de l’instauration d’un système « d’employé du mois », de ce nouveau vétérinaire. De ce salaire « minable » de 14 $ l’heure.

Mme Aubry fait une pause en caressant Roméo, l’un de ses chats, un autre rescapé de l’euthanasie.

« Je n’arrêtais pas de dire que ça n’allait pas bien, je cherchais de l’écoute, des solutions. Je faisais de l’insomnie, je pleurais dans l’auto, je prenais des Gravol pour dormir. J’avais des idées morbides, comme celle de me casser une jambe en glissant sur le plancher. »

Au Québec, le salaire moyen d’un médecin vétérinaire après 15 ans de pratique chez les petits animaux de compagnie est de 76 500 $, et de 130 000 $ chez les grands animaux.

« Un changement de culture à effectuer » dès l’université

Les toilettes de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal sont placardées d’affiches en couleur avec une main tendue pour prévenir le suicide. C’est nouveau. L’installation découle d’une consultation avec les étudiants et du déploiement, à terminer, d’un plan stratégique qui s’articule autour de 12 actions concrètes.

« Le bien-être de nos étudiants est un souci constant chez nous », a assuré le doyen sortant de la faculté, le Dr Michel Carrier, lors d’un entretien avec La Presse.

À partir de juin, la professeure titulaire Christine Theoret sera la première femme à diriger, pour un mandat de cinq ans, les cohortes constituées en majorité d’étudiantes.

« C’est vrai que plusieurs d’entre nous ont en mémoire le suicide d’un membre de la profession. Je me rappelle un confrère de classe qui s’est enlevé la vie quelques années après la fin de nos études. Je me souviens aussi d’un étudiant d’une autre classe, c’était dans les années 80. »

À l’instar des facultés de médecine humaine, celles vouées à la santé animale ont pour tradition de retenir les candidats les plus performants sur le plan scolaire. Chaque année, environ 1000 personnes font une demande d’admission. De ce nombre, à peine 96 ont été admis cette année, soit un candidat sur dix.

« À la base, ils veulent tous performer, ce sont des performants. Par définition, ce sont donc des perfectionnistes anxieux. C’est à nous d’y voir. Personnellement, je leur dis au début de chaque année qu’ils ont traversé le goulot d’étranglement, qu’ils n’ont plus à se faire compétition. Mais, vous savez, plusieurs pensent déjà à aller chercher des spécialités aux États-Unis. » – Le Dr Michel Carrier, doyen sortant de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal

Afin d’équilibrer les classes, les facultés du domaine de la santé de l’Université de Montréal vont maintenant soumettre les candidats à des tests psychométriques. Un moyen qui permettra de ne pas miser seulement sur l’acquisition de connaissances, mais aussi sur la gestion des compétences, espère-t-on.

Encore récemment, le doyen de la faculté a été interpellé par une nouvelle publication du Journal of the American Veterinary Medical Association (JAVMA) décortiquant le taux de suicide chez 11 620 vétérinaires morts aux États-Unis de 1979 à 2014. Les chercheurs ont conclu que le suicide était en moyenne près de trois fois plus élevé que dans la population en général.

GESTION DU STRESS

« L’idéal, ce serait d’avoir un psychologue, comme dans certaines écoles, qui effectue des rondes dans les couloirs. Un professionnel qui aurait un bureau sur place, mais un peu à l’écart afin que les étudiants puissent le consulter sans se faire remarquer », estime M. Carrier.

À l’heure actuelle, les futurs vétérinaires ont droit à un cours sur la gestion du stress et à une série d’ateliers dépassant le cadre des actes sur l’animal, comme les relations avec les clients, comment parler d’argent, l’aspect émotif de l’euthanasie et la méditation.

La majorité des étudiants de la faculté n’ont pas connu l’échec, fait remarquer M. Carrier.

 « Il faut leur apprendre à relativiser, ajoute-t-il. Avoir de l’empathie, c’est une chose, prendre un fardeau sur ses épaules, c’est autre chose. Il y a un changement de culture à effectuer. Nous en sommes conscients. »

http://www.lapresse.ca/

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Ce chat né avec deux nez allait être euthanasié


Memphis a double nez allait être euthanasié. Une femme l’a adopté au grand soulagement de ses anciens maîtres qui n’avaient pas le choix de l’abandonner. Cette boule de poil est né avec un palais déformé, une fente labiale et quelques déformations de son visage. Mais ses deux nez sont fonctionnels par contre il ronfle un peu.
Nuage

 

Ce chat né avec deux nez allait être euthanasié

 

Le Saviez-Vous ► Stérilisation forcée des sourds


    Il est rare que je prenne un article sur wikipedia, mais j’ai vu un titre qui parlait de la stérilisation des sourds alors en cherchant plus loin, j’ai constaté que ce n’est pas juste avec Hitler pour la pureté de la race, mais cela va beaucoup plus loin et en dehors de l’Allemagne …
    Nuage

     

    Stérilisation forcée des sourds

    Les sourds — comme d’autre minorités — ont été victimes de programmes eugénistes, visant à lutter contre le prétendu risque d’« augmentation du population des sourds » ou « dégénérescence raciale ».

    Plusieurs pays, à différentes époque, ont stérilisé contre leur gré, parfois à leur insu, de nombreux sourds, hommes et femmes, enfants comme adultes.

    De 1900 à 1970, les États-Unis ont été le premier pays à mettre en place un programme officiel de stérilisations contraintes visant — entre autres — les sourds1.

    Un grand programme de stérilisation a été mis en place par le régime allemand du Troisième Reich après l’arrivée de Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne en 1933. Des campagnes de stérilisation forcée, d’avortement forcées furent intenses et furent suivies de campagnes de meurtres à grande échelle, souvent dans les institutions et hôpitaux normalement chargés du soin des personnes malades, sous couvert d’« euthanasie ».

    L’Allemagne nazie, mais aussi l’Autriche ou la Suisse, ont fait de même au xxe siècle.

    On trouve de nombreux exemples de résistance, y compris le non respect des lois eugénistes, parmi les personnes sourdes ou parmi les personnes entendantes qui les ont aidés.

    États-Unis

    Un poster d’une conférence sur l’eugénisme, tenue en 1921, montre fièrement quels États ont mis en place une législation relative à la stérilisation contrainte.

    L’un des premiers défenseurs modernes de l’eugénisme était Alexander Graham Bell.[réf. nécessaire] En 1881, Alexander a étudié le taux de la surdité sur Martha’s Vineyard, au Massachusetts. Il en a conclu que la surdité était héréditaire dans la nature et que les parents congénitalement sourds étaient plus susceptibles de produire des enfants sourds. Il a provisoirement suggéré que les couples où les deux étaient sourds ne devraient pas se marier. Il pense à la solution de la stérilisation des sourds américains.[réf. nécessaire]

    Allemagne sous le Troisième Reich (1933-1945)

    L’idée d’une hérédité de la surdité a sous-tendu l’idéologie eugéniste des nazis, qui se sont servi de cet argument (qui n’était pas fondé scientifiquement) pour justifier les lois sur la stérilisation des personnes handicapées, les avortements forcés (y compris sur les fœtus viables), suivis des lois interdisant les mariages de personnes handicapées, qui précèdent le niveau ultime de discrimination, les meurtres perpétrés par l’opération T4.

    Lois mises en place sur la stérilisation forcée

    Le parti nazi applique la loi allemande sur la stérilisation forcée du 14 juillet 1933 et renforce cette loi le 1er janvier 1934.

    L’Allemagne nazie a stérilisé plus de 400 000 personnes2 au nom de l’idéal de la « pureté de la race » : il s’agit d’une idéologie dite eugéniste qui prétend assurer la pureté de la race allemande.

    Parmi les 400 000 victimes, on compte au moins 17 000 sourds allemands stérilisés3 ou 15 000 selon une autre source 4. Les archives sur le sujet sont difficiles d’accès même pour les historiens c’est pourquoi il est difficile de connaître les chiffres précis 5.

    La stérilisation touche hommes et femmes 5. Chez les femmes, la chirurgie est plus lourde et les stérilisations conduisent à de nombreux décès. Les chiffres précis de ces décès ne sont pas connus. Les séquelles physiques et mentales sont graves. De nombreuses personnes stérilisées renoncent à se marier en raison de leur stérilité ; leurs relations sexuelles sont parfois rendues difficiles (douloureuses). De nombreuses personnes se suicident.

    Selon l’historien Biesold, la plupart des stérilisations prennent place entre 1935 et 1937, cependant ces stérilisations continuent jusqu’en 1945 à la fin de la guerre et la fin du régime nazi.

    Lois suivantes sur le mariage, l’avortement et l’« euthanasie »

    La stérilisation est suivie de lois sur le mariage qui interdit le mariage aux personnes sourdes, puis de deux opérations de meurtre à grande échelle. D’abord, les enfants handicapés sont visés par ce que le régime appelle l’« euthanasie » des enfants. Puis les adultes sont visés : il s’agit de l’opération dite Aktion T4. L’opération vise au meurtre (appelé « euthanasie » par les nazis) de personnes handicapées dans des chambres à gaz. Environ 16 000 personnes sourdes sont assassinées.

    Témoignages de survivants

    Une témoignage d’une Allemande : [réf. nécessaire]

    « Je suis stérilisée de force par les nazis en juillet 1938. C’était une torture extrêmement douloureuse… Je souffrais de terribles douleurs … Tout au long de mon mariage avec un mari sourd, je ai eu des douleurs à la suite de l’opération. Même aujourd’hui, les douleurs sont souvent très intenses … Alors que d’autres femmes ont des orgasmes et l’expérience de la joie de l’amour, la douleur des cicatrices d’opérations tue tout plaisir pour moi. »

    Autriche

    Pendant l’Anschluss (annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie le 12 mars 1938 jusqu’au 27 avril 1945), on a vingt-quatre témoins et victimes autrichiens par le nazisme mais on ne connaît pas le chiffre exact de stérilisations forcées. On a un seul témoignage : une Autrichienne sourde Maria s’exprime en colère en langue des signes autrichienne :

    « Deux mois après avoir mis mon enfant au monde j’ai été condamnée à la stérilisation » 6.

    Suisse

    On ne sait pas quand la stérilisation forcée commence en Suisse mais on sait que dans les années 1940, il y a eu des stérilisations forcées : il n’y avait que 4 cas de stérilisation déclarée sur 50 couples de sourds et on remarque que 25 de ces couples n’ont pas d’enfants, ce qui rend vraisemblable l’existence de stérilisations non déclarées. Quelques conseillers municipal acceptent la mariage des sourds en imposant la condition : être stérilisé. On note deux témoignages de bernoises dans une correspondance de 1947 :

    « Le conseiller municipal m’a conseillé de me faire ligaturer, sinon nous n’aurions pas eu l’autorisation de nous marier. Malgré nos protestations nous avons dû y aller. J’ai dû signer à l’hôpital, nous aurions aimé un enfant, ça aurait été notre bonheur… »7
     

    « Le 21 mars 1946 j’ai accouché à l’hôpital, je me suis fait stériliser pour ne plus avoir d’enfant. C’est la commune qui a exigé que j’aille à l’hôpital. Le Syndic est venu chez nous, nous voulions attendre puis c’est le docteur qui n’a pas permis que j’aie un autre enfant. » 7

     
     

     

Selon de la source d’Unesco en 1972, en général, avant de se marier, les couples sourds consultent un généticien pour savoir s’ils ont des risques héréditaires ou/et génétiques de surdité « alcoolisme, syphilis, maladies héréditaires, handicap physique, déficiences mentales, etc. » 8. On leur propose la stérilisation8.

France

En France, il existe la stérilisation forcée mais on n’a qu’un témoignage : la stérilisation forcée par famille. Pascal Smith, dans le film J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd, explique que sa mère est la victime de la stérilisation par sa famille car sa mère a donné trois enfants, tous sourds et sa famille a craint qu’elle donne le quatrième enfant sourd.

Notes et références

  1. (en) Paul Lombardo, Eugenic Sterilization Laws, Eugenics Archive

  2. (en) Robert Proctor, Racial Hygiene: Medicine Under the Nazis [archive]

    sur books.google.fr.

  3. Témoins sourds, témoins silencieux [archive]

  4. Biesold 1999, p. 36-41.

  5. a et b Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées :0.

  6. Clara Schumann, « L’enfer des sourds sous le nazisme » [archive]

    , liberation.fr, 29 septembre 2009

  7. a et b http://www.sourds-valais-histoire.ch/fr/les-sourds-et-la-vie-sociale-professionnelle.html [archive]

  8. a et b http://unesdoc.unesco.org/images/0000/000044/004498fb.pdf [archive]

    voir page 20

    Bibliographie

  • (en) Horst Biesold, Crying Hands, Eugenics and Deaf People in Nazi Germany [« Klagende Hände (1988, Jarick Oberbiel, Solms, Germany). »], Washington D.C., Gallaudet University Press, 1999, 230 p. (ISBN 1-56368-077-7).

«Euthanasié», un chien réapparaît bien vivant 8 ans après sa mort !


Au début de cette histoire, on a envie d’accuser le vétérinaire de vol, mais selon la version du vétérinaire, c’est une toute haute histoire qui a permis de redonner une chance au chien. Reste à savoir qui dit vrai …
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«Euthanasié», un chien réapparaît bien vivant 8 ans après sa mort !

 

Mercredi dernier, une Liégeoise a reçu le coup de téléphone d’un homme qui affirmait avoir retrouvé son chien dans la rue… alors que les souffrances de celui-ci devaient avoir été abrégées depuis plusieurs années.

Mickey le Bichon a-t-il ressuscité ? Alicia, 26 ans, a récemment eu une drôle de surprise : un bon samaritain pensant bien faire l’a appelée pour lui annoncer qu’il venait de retrouver son chien dans la rue, à Fexhe-le-Haut-Clocher (Belgique), rapporte La Meuse. Un fait aussi incroyable qu’improbable pour la jeune femme puisque le compagnon décrit par l’homme avait été «euthanasié» 8 ans plus tôt à cause d’une hernie discale. Et pourtant…

Le premier réflexe de l’homme a été d’amener le chien chez le vétérinaire afin de voir si celui-ci était identifié. Et c’est en scannant la puce électronique de l’animal que le spécialiste est parvenu à remonter jusqu’à sa famille originelle.

Le vétérinaire, coupable d’un trafic de chien ?

A l’époque, le vétérinaire qui suivait Mickey aurait assuré à la famille que l’euthanasie était la meilleure des options possibles pour pallier sa souffrance. C’est donc en confiance qu’elle lui avait laissé son chien. Mais visiblement, elle a été trahie…

Alicia s’est donc rendue chez le praticien avec les preuves récoltées. Et ce dernier a justifié son geste en expliquant qu’il avait estimé que la jeune femme et sa famille étaient – à l’époque – trop faibles psychologiquement pour s’occuper d’un animal malade. Une plainte pour vol a donc été déposée contre lui et son comportement a été signalé auprès de l’ordre des médecins vétérinaires.

«Je veux clairement dénoncer ce genre de pratiques, pour que plus jamais cela ne se reproduise», a déclaré la Liégeoise qui craint que d’autres chiens aient subi le même sort.

Le vétérinaire dénonce l’abandon du chien

Mais le praticien qui a privé le chien de sa famille il y a 8 ans de ça n’entend pas en rester là. Selon lui, l’histoire ne s’est pas déroulée exactement comme ça : il avait proposé à la jeune femme et les siens de faire des examens complémentaires, d’opérer OU d’euthanasier.

«Je pense que ces personnes ne voyaient plus aucune issue pour leur chien. Quand je leur ai expliqué que l’euthanasie était une option parmi d’autres, ils l’ont quand même choisie», s’est-il défendu. «Ils m’ont donc amené leur chien mais vu qu’il s’agissait d’une décision difficile, je leur ai expliqué que je comptais le garder pendant encore quelques jours et que, s’ils le souhaitaient, ils pouvaient toujours changer d’avis et donc venir le récupérer. Ils étaient donc clairement au courant de ce que je faisais. Mais personne n’est jamais venu le réclamer. Ils l’ont abandonné.»

C’est ainsi qu’il a soigné l’animal… et lui a trouvé une nouvelle famille

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https://wamiz.com

Norvège: l’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique


Une baleine est victime de notre inconscience des matières plastiques. Elle s’est échouée et les zoologistes ne pouvaient pas la sauver, et ils ont vu l’horreur dans son intestin
Triste sort pour de nombreux animaux qui vivent grâce à la mer
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Norvège: l’estomac d’une baleine échouée contenait 30 sacs de plastique

 

PC  |  Par La Presse canadienne

Des zoologistes norvégiens ont retrouvé une trentaine de sacs et d’autres objets de plastique dans l’estomac d’une baleine à bec qui s’était échouée sur une plage du sud-ouest du pays.

La baleine de deux tonnes était visiblement malade et a dû être euthanasiée.

Un expert, Terje Lislevand, a révélé que son estomac était rempli de plastique et que son intestin ne contenait que les restes de la tête d’un calmar. La baleine n’avait plus qu’une mince couche de gras.

M. Lislevand a dit que cela explique probablement pourquoi elle s’est échouée à répétition samedi dernier dans les eaux peu profondes au large de Sotra, une île à l’ouest de Bergen, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Oslo.

La baleine de six mètres était une adulte.

L’ONU estime qu’environ huit millions de tonnes de déchets de plastique sont jetées dans les océans chaque année.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les Pays-Bas veulent autoriser l’aide au suicide pour les personnes âgées


Moi, je suis contre le suicide assisté quelle que soit la raison, et je trouve que donner accès au suicide même pour des personnes âgées « en santé » ouvre l’accès à des débordements. Bien sûr qu’au début, les critères seront probablement assez stricts, mais avec le temps, des enfants qui ne vont plus voir leurs parents, une déresponsabilisation sociale envers les personnes âgées, une hausse de la population vieillissante, je doute vraiment des raisons que ces personnes voudront l’aide à mourir
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Les Pays-Bas veulent autoriser l’aide au suicide pour les personnes âgées

 

Le futur texte, qui vise à autoriser l'aide au... (photo Gianni Cipriano, archives The New York Times)

Le futur texte, qui vise à autoriser l’aide au suicide pour les personnes qui ont le sentiment d’avoir « accompli » leur vie, même si elles ne sont pas malades, ne portera que sur les personnes âgées, mais le gouvernement n’a pas évoqué d’âge spécifique.

PHOTO GIANNI CIPRIANO, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

 

MAUDE BRULARD, SOPHIE MIGNON
Agence France-Presse
LA HAYE

Après avoir légalisé l’euthanasie il y a près de 15 ans, les Pays-Bas envisagent désormais d’autoriser l’aide au suicide pour les personnes âgées qui ont le sentiment d’avoir « accompli » leur vie, même si elles ne sont pas malades.

« Les personnes qui pensent, après avoir mûrement réfléchi, avoir achevé leur vie doivent, sous de strictes conditions et selon des critères très précis, être autorisées à finir leur vie d’une manière qui leur semble digne », ont affirmé les ministres de la Santé et de la Justice dans une lettre adressée au Parlement.

Avec la Belgique, les Pays-Bas ont été en 2002 le premier pays au monde à légaliser l’euthanasie. Mais pour autoriser la procédure, deux médecins minimum doivent avoir la conviction qu’il n’existe pas d’autre solution raisonnable pour le patient malade et que la souffrance est « insupportable et sans perspective d’amélioration ».

Ces dispositions, qui peuvent être sujettes à interprétation, font régulièrement l’objet d’un débat aux Pays-Bas et sont souvent critiquées à l’étranger : certaines maladies mentales ou la démence peuvent être considérées comme « souffrance insupportable ». Les enfants de plus de douze ans peuvent également demander l’euthanasie.

En 2015, les Pays-Bas ont enregistré 5516 cas d’euthanasie, soit 3,9 % des décès dans le pays, contre 3136 cas cinq ans plus tôt. Parmi ces personnes, plus de 70 % souffraient de cancer et 2,9 % de maladies psychiatriques ou de démence.

« Besoin d’aide »

Le futur texte, qui sera élaboré après des discussions avec des experts, ne portera que sur les personnes âgées, mais le gouvernement n’a pas évoqué d’âge spécifique.

Les personnes concernées « ne voient plus de possibilité pour donner un sens à leur vie, vivent mal leur perte d’indépendance, ont un sentiment de solitude », assure le gouvernement. « Mais pour pouvoir mettre en place leur fin de vie, elles ont besoin d’aide ».

Un « assistant à la mort », une personne avec une éducation médicale et des formations spécifiques, devra autoriser la procédure après avoir exclu qu’un traitement puisse effacer ce « souhait de mort ». Le processus sera examiné après le décès par une commission spécialisée.

Pour Robert Schurink, président de l’Association néerlandaise pour une fin de vie volontaire, « ceci offre une solution », a-t-il affirmé au quotidien populaire AD : certaines personnes « étaient contraintes à des mesures drastiques comme le suicide ou arrêter de manger et de boire quand elles ne voulaient plus vivre. »

« Pas la mort sur commande »

L’aide au suicide est illégale, mais en 2013, un homme reconnu coupable d’avoir aidé sa mère de 99 ans à se suicider en lui procurant des médicaments n’avait pas été puni par les juges, estimant qu’il « avait agi par amour ».

Toutefois, plusieurs partis de l’opposition ont critiqué le projet.

Le parti socialiste, notamment, estime qu’un éventuel texte ne peut que mener à « une pression sur les autres personnes âgées qui vont se sentir de trop dans la communauté ».

Certains Néerlandais éprouvent la même inquiétude évoquant « les personnes fragiles, solitaires, désespérées » alors que le hashtag voltooidleven (vieaccomplie) était en tête des tendances sur Twitter dans le pays.

La ministre de la Santé s’est défendue à la télévision publique NOS, assurant qu’il ne s’agissait pas d’une « mort sur commande » : « il faut organiser un processus très consciencieux ». « Il ne doit pas s’agir ici de personnes qui, par exemple, sont seules ou qui sont dépressives ou dont les problèmes peuvent être résolus d’une autre manière », a-t-elle ajouté.

Selon un sondage publié début 2016, 64 % des Néerlandais sont favorables à la mise à disposition d’une « pilule de fin de vie » pour les personnes âgées qui le désirent.

Également interrogé par la NOS, Pieter Jiskoot, 95 ans, essaie depuis plusieurs années de se procurer de quoi mettre fin à ses jours.

« J’ai perdu ma femme et ma fille, ma famille ne vient plus me voir et je ne peux plus lire », a expliqué ce lecteur assidu.

« Je suis réduit à mes pensées et celles-ci tournent toujours vers le passé », a-t-il ajouté : « l’avenir a disparu ».

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