Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres


100 000 bébés qui meurent a cause de la guerre, et si on ajoute des enfants de moins de 5 ans, le nombre augmente drastiquement. Des crimes de guerre sont commis sans que personne ne puisse réagir pour sauver tous ces enfants. C’est une génération de perdue a jamais.
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Plus de 100 000 bébés meurent annuellement en raison des guerres

 

Quelque 420 millions d'enfants, soit 18% de tous... (ARCHIVES REUTERS)

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Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017.

ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Munich

Plus de 100 000 bébés meurent chaque année des suites d’un conflit armé, conclut un rapport de l’ONG Save the Children rendu public vendredi en Allemagne.

Selon l’ONG, au moins 550 000 nourrissons ont ainsi succombé entre 2013 et 2017 dans les dix pays les plus touchés par des guerres, en raison de la faim, du manque d’hygiène ou d’accès aux soins de santé, ou encore par refus d’aide. 

Le nombre des morts passe même à 870 000 si on inclut tous les enfants de moins de cinq ans, estime l’organisation qui précise que ce drame est peut-être sous-évalué.

En comparaison, environ 175 000 combattants auraient péri sur la même période dans les pays étudiés : Afghanistan, Yémen, Soudan du Sud, République centrafricaine, République démocratique du Congo (RDC), Syrie, Irak, Mali, Nigeria et Somalie.

«Chaque jour, des enfants sont attaqués parce que des groupes armés et des forces militaires ne respectent pas les lois et les traités internationaux. De l’utilisation d’armes chimiques au viol comme arme de guerre, les crimes de guerre sont commis en toute impunité», s’alarme Helle Thorning-Schmidt, une représentante de Save the Children.

Ces enfants ne seraient probablement pas morts s’ils n’avaient pas vécu dans des zones touchées par le conflit, explique l’ONG qui diffuse son rapport en marge de la conférence annuelle sur la sécurité à Munich.

Cette conférence réunit jusqu’à dimanche des centaines de responsables politiques, diplomatiques, militaires et scientifiques d’une quarantaine de pays.

«Lorsque les règles de la guerre sont violées, la communauté internationale doit être claire en rappelant que ce n’est pas tolérable et que les auteurs de ces actes ont des comptes à rendre», a ajouté Mme Thorning-Schmidt.

Quelque 420 millions d’enfants, soit 18% de tous les enfants du monde, vivaient dans des zones touchées par des conflits en 2017, soit 30 millions de plus que l’année précédente.

Parmi les recommandations à l’intention des gouvernements et des groupes armés, l’ONG appelle les belligérants à s’engager à ne pas recruter de combattants de moins de 18 ans ainsi qu’à éviter d’utiliser des armes explosives dans les zones habitées.

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Le Saviez-Vous ► Apocalypse : huit scénarios possibles de fin du monde


Un jour ou l’autre, la terre, l’univers n’existerait plus. En attendant, notre bonne vieille terre n’est pas exempté de la fin du monde. Plusieurs scénarios sont possibles. D’ailleurs depuis des siècles, on croit que la fin du monde est proche. Beaucoup ont prophétisé des dates d’expiration de notre monde. Avec les siècles, d’autres possibilités se sont ajoutées, car il n’est pas certain que la fin viendra d’abord de l’espace, mais le facteur humain pourrait en être une des causes.
Nuage

 

Apocalypse : huit scénarios possibles de fin du monde

 

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Dans plusieurs milliards d’années, la Terre finira inexorablement absorbée par le Soleil transformé en géante rouge. D’ici là, l’humanité aura certainement disparu depuis bien longtemps. Reste à savoir comment…

Elle devait se produire en 1999. Puis, en 2008 ou en 2012. Peut-être bien, finalement, pour 2060 ? Depuis plusieurs siècles, prophètes et autres gourous prédisent régulièrement la fin du monde. Déluge biblique, invasion d’extraterrestres ou Armageddon, chacun y va de sa théorie fumeuse. Un peu plus élaborés, les films hollywoodiens se montrent aussi très imaginatifs pour détruire l’Humanité, d’Interstellar à La Planète des singes en passant par Le Jour d’après. Il existe pourtant de réelles probabilités de voir l’espèce humaine disparaître précocement. Voici les hypothèses scientifiques les plus sérieuses.

Une superéruption volcanique provoque un hiver permanent

Tous les 100.000 ans environ, se produit une superéruption capable d’annihiler pendant plusieurs années le rayonnement solaire. Des centaines de kilomètres cubes de cendres et de roches sont projetés dans l’atmosphère, plongeant la planète dans un hiver permanent, empêchant toute plante de croître, provoquant des famines et des épidémies. Une trentaine de supervolcans dans le monde seraient susceptibles de provoquer une telle catastrophe. En 2017, des chercheurs de l’Arizona State University ont ainsi averti d’un possible réveil du Yellowstone, aux États-Unis. Toutefois, il est peu probable que le phénomène soit suffisamment massif pour causer l’extinction entière de l’humanité.

Une superéruption se produit tous les 100.000 ans environ. © Marc Szeglat, Unspash

Une superéruption se produit tous les 100.000 ans environ. © Marc Szeglat, Unspash

Une météorite géante

Une météorite géante d’une dizaine de kilomètres de diamètre croise l’orbite terrestre tous les 100 millions d’années environ. Dégageant une énergie équivalente à cinq milliards de fois la bombe d’Hiroshima, une telle collision embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne des tsunamisde plusieurs centaines de mètres de hauteur. C’est l’explication la plus communément avancée pour expliquer la fin des dinosaures, il y a 66 millions d’années.

Encore plus dangereux : la désintégration d’une comète géante entraînant une succession de méga-impacts. Rassurez-vous : des experts de la Nasa et de l’ESA planchent d’arrache-pied pour trouver un moyen de dévier les astéroïdes menaçant la planète.

Une météorite géante frappant la Terre embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne de gigantesques tsunamis. © James Thew, Fotolia

Une météorite géante frappant la Terre embrase l’atmosphère à plus de 1.000 °C et entraîne de gigantesques tsunamis. © James Thew, Fotolia

Un déclin démographique inexorable ?

Au rythme actuel, il n’y aura plus aucun Japonais en l’an 3000, alertait en 2006 le National Institute of Population and Security Research, dépendant du ministère japonais de la Santé. En cause, un taux de fécondité d’à peine 1,41 enfant par femme. Ce n’est pas le seul pays menacé par l’extinction démographique : la Corée du Sud, dont le taux de fécondité ne dépasse pas 1,26, pourrait aussi disparaître d’ici l’an 2500. En Europe, la Roumanie, la Pologne ou l’Italie sont sur la même pente malgré les politiques natalistes lancées dans ces pays. En 2003, les Nations Unies ont réalisé une estimation de la population mondiale en l’an 2300 : selon la projection d’un taux de fécondité stabilisée, en fourchette basse, elle serait de 2,3 milliards ; en fourchette haute, de 36,4 milliards.

Dans une hypothèse où le taux de fécondité serait gelé au taux constant actuel pour les 3 prochains siècles, ce chiffre serait de… 134.000 milliards ! Mais comment pouvoir se projeter aussi loin, entre implosion et explosion démographique ? Car, c’est aussi faire peu de cas, outre les facteurs culturels, du déclin démographique provenant d’une chute de la fertilité humaine. Une étude de 2017 montrait ainsi que le nombre moyen de spermatozoïdes des hommes dans les pays les plus industrialisés du monde avait chuté de moitié en 40 ans.

Le Japon pourrait disparaître d'ici l'an 3000. © Chris B, Unsplash

Le Japon pourrait disparaître d’ici l’an 3000. © Chris B, Unsplash

Le réchauffement climatique rend la terre invivable

D’ici 2100, la plupart des pays du golfe persique pourraient devenir inhabitables sous l’effet du réchauffement climatique. Selon le MIT, la plaine du nord de la Chine, qui compte la plus grande concentration d’humains de la planète, pourrait, à son tour, devenir coutumière des vagues de chaleurs caniculaires d’ici 2070.

« Avec une température supérieure à 35 °C et un taux d’humidité de 100 % empêchant toute évaporation, les gens meurent en seulement six heures », avancent les chercheurs.

La chaleur atteinte au Pakistan, en Inde ou au Bangladesh pourrait là encore « excéder la capacité de l’organisme humain à survivre sans protection ».

Pourra-t-on loger tous ces futurs migrants en Sibérie ou au Canada ?

Les vagues de chaleur rendront de vastes parties du monde inhabitables. © Thomas Quaritsch, Unsplash

Les vagues de chaleur rendront de vastes parties du monde inhabitables. © Thomas Quaritsch, Unsplash

Une guerre nucléaire généralisée

On compte en 2018 plus de 14.000 armes nucléaires dans le monde, d’après l’organisation Ploughshares Fund. En 2014, une étude de l’Union géophysique américaine a démontré qu’un simple conflit nucléaire régional entre l’Inde et le Pakistan projetterait dans l’atmosphère cinq millions de tonnes de carbone, provoquant une chute généralisée des températures sur la planète et une importante dégradation de la couche d’ozone pouvant conduire à une véritable « famine nucléaire ».

Autant dire qu’une guerre généralisée aurait largement de quoi éradiquer l’humanité. Les conséquences pourraient encore être pires si l’on utilisait des bombes « salées » (ou bombe sale) en cobalt-59, un isotope radioactif capable de rendre la zone frappée inhabitable pendant au moins un siècle. De quoi approuver les partisans d’un désarmement global.

Avec 14.000 armes nucléaires dans le monde, un conflit généralisé pourrait détruire la planète. © twindesigner, Fotolia

Avec 14.000 armes nucléaires dans le monde, un conflit généralisé pourrait détruire la planète. © twindesigner, Fotolia

Une famine mondiale déclenchée par le déclin de la biodiversité

Le déclin dramatique de la biodiversité pourrait à terme constituer une menace pour notre alimentation. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en garde : aujourd’hui, 75 % des aliments de la planète proviennent d’à peine 12 espèces végétales et 5 espèces animales. À peine trois céréales (riz, maïs, blé) produisent à elles seules 60 % des calories et protéines consommées par l’Homme.

Une maladie touchant ces variétés pourrait donc entraîner une famine de grande ampleur. Au XVIIIe siècle, le mildiou avait ainsi décimé les champs de pomme de terres en Irlande, provoquant la mort d’un million de personnes. Dans le domaine de la pêche, de nombreux stocks sont largement surexploités. Il pourrait ne rester plus aucun poisson en Asie-Pacifique d’ici 2048, d’après l’IPBES.

Maladies, monoculture, surpêche : aura-t-on de quoi nourrir l'humanité dans le futur ? © Africa Studio, Fotolia

Maladies, monoculture, surpêche : aura-t-on de quoi nourrir l’humanité dans le futur ? © Africa Studio, Fotolia

Une épidémie incontrôlable

Grand classique des films hollywoodiens, le virus destructeur éradiquant l’humanité en quelques semaines est aussi un des thèmes préférés des conspirationnistes. En mars 2018, l’Organisation mondiale de la Santé a alerté sur une mystérieuse « maladie X », capable de provoquer une pandémie mondiale « jamais vue ».

Cette future maladie pourrait provenir d’un accident de manipulation génétique, d’un acte terroriste ou de la fuite d’un laboratoire, mais elle devrait plus probablement arriver chez l’Homme par une transmission animale, comme le virus Ebola ou la grippe H1N1. Il est toutefois peu vraisemblable qu’un virus parvienne à éradiquer l’ensemble de l’humanité : il n’a, en effet, jamais intérêt à tuer tous les hôtes infectés car, dans ce cas, il ne peut plus se reproduire et continuer son expansion.

Le virus Ebola ou d'autres maladies encore inconnues sont susceptibles de déclencher une pandémie. © Niaid

Le virus Ebola ou d’autres maladies encore inconnues sont susceptibles de déclencher une pandémie. © Niaid

Un bombardement cosmique

La collision entre deux étoiles à neutrons ou l’explosion d’un trou noir produirait de redoutables sursauts gamma. Ces flux massifs de rayons gamma ionisent les molécules de l’atmosphère, détruisant la couche d’ozone. Sans cet écran protecteur, la dose de rayons UVB atteindrait un niveau mortel pour les phytoplanctons, à la base de la chaîne alimentaire et responsable de la moitié de l’activité photosynthétique de la planète.

Un tel sursaut gamma est sans doute à l’origine de la grande extinction de l’Ordovicien, il y a 450.000 millions d’années, où environ 60 % des espèces d’invertébrés marins ont subitement disparu. Encore faut-il qu’un sursaut gamma croise l’orbite de la Terre dans un périmètre suffisamment proche, ce qui reste hautement improbable.

Les sursauts gamma détruisent la couche d'ozone, annihilant toute vie sur Terre. © Nasa

Les sursauts gamma détruisent la couche d’ozone, annihilant toute vie sur Terre. © Nasa

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Toutes les dix minutes, un enfant meurt au Yémen


Si seulement ceux qui veulent faire la guerre, la face entre eux et non en tuant des civils, des enfants qui n’ont rien à voir dans leur conflit. Au Yémen, un enfant meurs à toutes les 10 minutes. C’est quoi leur crime ? La faim qui n’est pas comblée, des maladies causé par leur condition précaire qu’ont ils fait de si horrible pour subir ces supplices ?
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Toutes les dix minutes, un enfant meurt au Yémen

Une petit garçon souffrant de malnutrition dans un hôpital à Hajjah, au nord-ouest du pays. © ap.

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a exhorté les parties en conflit au Yémen à arrêter les hostilités, jugeant que le pays était devenu un « enfer sur terre » pour les enfants, frappés par la famine.

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait aussi appelé vendredi à la fin des « violences » pour éviter que le pays ne tombe dans un « précipice ».

« Le Yémen est aujourd’hui un enfer sur terre, non pas pour 50 à 60% des enfants, c’est un enfer sur terre pour chaque garçon et fille au Yémen », a déclaré le directeur de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Geert Cappelaere, lors d’une conférence de presse à Amman. « Les chiffres, en fait, ne disent pas grand chose mais sont importants car ils nous appellent tous à réaliser à quel point la situation est devenue désastreuse », a-t-il encore dit.

La guerre au Yémen oppose les forces pro-gouvernementales et une coalition menée par l’Arabie saoudite aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays, dont la capitale Sanaa. Le conflit a fait près de 10.000 morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire au monde.

Maladies

Au-delà des cas de famine, la population souffre de maladies comme le choléra.

« Toutes les 10 minutes, un enfant meurt en raison de maladies pouvant être évitées », a également indiqué M. Cappelaere.

Ce responsable avait déclaré jeudi à l’AFP que 1,8 million d’enfants âgés de moins de cinq ans étaient en situation de « malnutrition aigüe ». Le conflit exacerbe « une situation déjà mauvaise en raison d’années de sous-développement », dans ce pays le plus pauvre de la région, avait-il dit.

« Nous appelons toutes les parties à se réunir plus tard ce mois-ci sous les auspices de l’émissaire spécial de l’ONU pour se mettre d’accord sur un cessez-le-feu » au Yémen, a déclaré dimanche ce responsable de l’Unicef.

Il a souligné la situation particulièrement préoccupante à Hodeida, une ville portuaire de l’ouest du pays tenue par les rebelles et que les forces progouvernementales cherchent à reprendre.

Hodeida, point vital pour le ravitaillement

« Le port de Hodeida est un point vital pour 70 à 80% de la population yéménite (…) parce que c’est seulement via Hodeida que sont acheminées les livraisons commerciales et humanitaires qui nous permettent de fournir l’aide au nord du pays », a-t-il expliqué.

« Avec l’assaut sur Hodeida, on ne craint pas seulement pour les vies de centaines de milliers d’enfants (dans la région) mais aussi nous craignons l’impact que cela aura sur les enfants dans le nord du pays », a-t-il ajouté.

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Le réchauffement a multiplié par quatre les catastrophes depuis les années 70


Les changements climatiques vont amener beaucoup de gens a quitter leur territoire, pour fuir la famine. Cela risque d’amener plus de conflits. Fermeture de frontières, …
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Le réchauffement a multiplié par quatre les catastrophes depuis les années 70

 

Agence France-Presse
Genève

Le réchauffement de la planète a multiplié par quatre le nombre des catastrophes liées au climat depuis les années 70, ont relevé vendredi des humanitaires, mettant en garde contre les risques de famine et d’exode.

« Dans les années 70, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat » chaque année, alors que leur nombre a été d’environ 400 l’an dernier, « quatre fois plus », a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR),  dans un entretien avec l’AFP.

S’exprimant en marge d’une conférence à Genève sur l’impact humanitaire du réchauffement, d’autres humanitaires ont également mis en garde contre les déplacements de population et les risques de famine si l’on ne parvient pas à limiter la hausse des températures.

Selon Gernot Laganda, chargé des risques de catastrophes liées au climat au Programme alimentaire mondial (PAM), si la planète se réchauffe de 2 °C, il y aura 189 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. « Et si c’est 4 °C, on dépassera le milliard », a-t-il ajouté.

Il a rappelé que les chocs climatiques provoquaient déjà le déplacement de quelque 22,5 millions de personnes chaque année et avaient un impact important sur les pays en conflit, comme la Syrie, le Yémen et la République démocratique du Congo, en créant un phénomène de « cocotte-minute ».

Dans un rapport publié lundi, les experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) ont appelé à des transformations « rapides » et « sans précédent » si l’on veut limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C.

M. Sy a toutefois estimé qu’il n’y avait « pas de fatalité à ce que ces chocs climatiques deviennent des catastrophes », appelant à une meilleure préparation grâce à « des alertes précoces ».

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Yémen: plus de cinq millions d’enfants menacés par la famine


Des conflits tuent plus de civils que des combattants ! Au Yémen, les enfants ont faim. En plus de la famine, le coût de l’épicerie est exorbitant, que des parents ne peuvent subvenir aux besoins des enfants … Quand il ne reste que la peau et les os, et que les conflits retardent l’aide humanitaire, il ne reste que la mort comme avenir.
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Yémen: plus de cinq millions d’enfants menacés par la famine

 

Dans un hôpital de la province de Hajjah,... (Photo Essa Ahmed, Agence France-Presse)

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Dans un hôpital de la province de Hajjah, un photographe de l’AFP a assisté à la pesée d’un enfant n’ayant plus que la peau sur les os.

PHOTO ESSA AHMED, AGENCE FRANCE-PRESSE

Agence France-Presse
Sanaa

Plus de cinq millions d’enfants sont menacés de famine au Yémen, a prévenu mercredi l’ONG Save the Children, au moment où le conflit s’aggrave et que les prix de la nourriture s’envolent.

Dans un rapport, l’organisation britannique Save the Children a mis en garde contre « une famine d’ampleur sans précédent » dans ce pays qui connaît la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, combat les rebelles Houthis, appuyés par l’Iran, dans une guerre qui a déjà entraîné la mort de 2200 enfants, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Save the Children a estimé qu’un million d’enfants supplémentaires risquaient de souffrir de la famine alors que les prix des denrées alimentaires augmentent, portant à 5,2 millions le nombre total d’enfants menacés par la famine dans ce pays pauvre de la péninsule arabique.

« Dans un hôpital que j’ai visité dans le nord du Yémen, les bébés étaient trop faibles pour pleurer, leur corps épuisé par la faim », a déclaré Helle Thorning-Schmidt, directrice générale de Save the Children.

Dans un hôpital de la province de Hajjah, un photographe de l’AFP a assisté à la pesée d’un enfant n’ayant plus que la peau sur les os. Plus loin, une infirmière tentait de réconforter un autre enfant rachitique, allongé sur un lit.

La reprise lundi d’une offensive des forces progouvernementales sur le port stratégique de Hodeida – principal point d’entrée des importations et de l’aide internationale – met en péril l’accès à l’aide humanitaire et a déjà un impact économique sur les civils, notent des experts.

« Le temps commence à manquer » pour empêcher « une famine dévastatrice » au Yémen et « nous ne pouvons permettre la moindre perturbation » dans la distribution de l’aide, a averti mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM).

« Catastrophe provoquée »Dans des déclarations à l’AFP, David Miliband, qui a achevé mercredi une visite de trois jours au Yémen en tant que président de l’International Rescue Committee (IRC), a qualifié de « très fragile » la situation humanitaire.

« Je suis venu ici pour que le monde se réveille par rapport à ce qui se passe au Yémen », a dit l’ex-responsable de la diplomatie britannique, en dénonçant une « catastrophe provoquée par l’homme ».

Maintenant, il ne s’agit pas seulement d’assurer un meilleur flux de vivres et un accès sans entrave pour les travailleurs humanitaires, la situation exige aussi « un cessez-le-feu pour permettre la reprise du processus politique », a-t-il ajouté.

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le prix des denrées alimentaires a augmenté de 68 % depuis 2015, date à laquelle une coalition sous commandement saoudien est entrée en guerre aux côtés du gouvernement pour combattre les Houthis qui contrôlent de vastes territoires, dont la capitale Sanaa et le port de Hodeida.

Selon l’OCHA, le coût d’un panier alimentaire de produits de base a augmenté de 35 %, tandis que les prix de l’essence, du diesel et du combustible pour la cuisine ont augmenté de plus de 25 % depuis novembre 2017.

Dès octobre dernier, le PAM avait averti qu’au-delà des combats et des raids aériens, l’accès à la nourriture était désormais « une arme de guerre » au Yémen.

« Épuisés par la faim »L’interruption de l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires par le biais du port de Hodeida, sur la mer Rouge, « mettrait la vie de centaines de milliers d’enfants en danger immédiat, tout en poussant des millions d’autres vers la famine », a réaffirmé Save the Children.

Des affrontements meurtriers ont repris autour de la ville portuaire, après l’échec de pourparlers plus tôt ce mois-ci à Genève.

Les Nations unies ont averti que tout combat majeur dans la ville de Hodeida pourrait mettre un terme aux distributions de nourriture à huit millions de Yéménites qui en dépendent pour leur survie.

Sur 20 enfants de moins de cinq ans, au moins un souffre de malnutrition aiguë sévère à Hodeida, selon l’UNICEF. Plus de 11 millions d’enfants, soit 80 % des enfants du pays, ont « un besoin désespéré d’assistance humanitaire », d’après la même source.

L’Arabie saoudite et ses alliés accusent les rebelles de faire transiter clandestinement des armes venues d’Iran par Hodeida et ont imposé un blocus quasi-total au port. Les Houthis et l’Iran nient ces accusations.

Depuis mars 2015, quelque 10 000 personnes ont été tuées, en majorité des civils, et plus de 56 000 blessés dans le conflit. Selon l’ONU, trois Yéménites sur quatre ont aujourd’hui besoin d’aide, notamment alimentaire, et le pays est menacé par une troisième vague de choléra.

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Les Mayas ont-ils succombé à une sécheresse prolongée ?


Les scientifiques discutent encore des causes de l’effondrement des cités mayas. La sécheresse est évoquée plusieurs fois, mais il semble que de nouvelles études viennent renforcer cette hypothèse en ajoutant les conflits et la perte de confiance à l’élite qui était supposée communiquer avec les dieux.
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Les Mayas ont-ils succombé à une sécheresse prolongée ?

 

Laurent Sacco

Journaliste

 

La civilisation maya s’est effondrée rapidement, il y a environ 1.000 ans. Pourquoi ? Les archives géochimiques d’un lac au Yucatán, en plein pays Maya, gardent les traces d’une sécheresse prolongée à cette époque. C’est peut-être l’une des principales causes de cet effondrement.

La civilisation maya nous fait rêver depuis longtemps… On oublie souvent, que malgré ses aspects raffinés – les prêtres mayas étaient de bons astronomes et des mathématiciens suffisamment brillants pour avoir découvert le concept du zéro -, c’était aussi un monde très barbare avec des sacrifices humains horribles et une société finalement peu démocratique. Les Mayas n’étaient pas unis et la population était divisée en cités-États, souvent en guerre les unes avec les autres.

Reste que l’on connaît tous des noms de cités mayas comme Palenque, Chichén Itzá et que toutes sortes de légendes leur sont associées, allant de la fameuse prophétie de la fin du Monde pour 2012 à l’arrivée des fameux astronautes extraterrestres, quand ce n’est pas en relation avec le mythe de l’Atlantide ou celui du continent perdu de Mu que les fans de la série Les mystérieuses cités d’or connaissent bien.

L’architecture maya est tout aussi mystérieuse et inspirante et on aimerait bien comprendre pourquoi brutalement, vers l’an mille de notre calendrier, les cités-États ont été désertées et les constructions qu’elles abritaient ont cessé d’être entretenues ou multipliées. Plusieurs hypothèses ont été proposées sans que les débats ne permettent de trancher.

 

Il semble cependant que l’occurrence de sécheresses vers cette période, causant l’effondrement physique et culturel du monde maya, soit une hypothèse qui prend de plus en plus de poids les années passant. Nous en avons un nouvel exemple avec une publication dans le journal Scienced’un article provenant d’une équipe de chercheurs des universités de Cambridge (Royaume-Uni) et Floride (États-Unis).

Une pluviosité réduite en moyenne de 41 à 54 % en pays Maya

On peut penser en effet que des famines provenant de sécheresse et frappant à répétition sur une assez longue durée ont non seulement exacerbé les conflits entre cités-États mais aussi sapé la confiance dans les pouvoirs des prêtres et des nobles censés être capables d’intercéder avec les dieux.

Pour consolider cette hypothèse, il faut être en mesure de prouver que ces sécheresses se sont bien produites mais surtout qu’elles étaient bien suffisamment fortes pour provoquer la chute de la civilisation maya de l’époque classique terminale (800-1000 après J.-C.). Pour cela, des géochimistes se sont attaqués à la détermination des abondances de plusieurs isotopes de l’oxygène et de l’hydrogène présents dans le gypse de couches sédimentaires déposées pendant cette époque au fond du lac de Chichancanab, au Yucatán, en plein pays Maya.

Le saviez-vous ?

La civilisation maya est divisée en quatre périodes principales : la préclassique (2000 avant notre ère – 250 après Jésus-Christ), la classique (250 après J.-C. – 800 après J.-C.), la classique terminale (800 – 1000 après J.-C.) et la postclassique (1000 après J.-C. – 1539). La période classique a été marquée par la construction d’une architecture monumentale, le développement intellectuel et artistique et la croissance des grandes cités.

L’idée derrière la méthode est la suivante. En cas de sécheresse, le taux d’évaporation du lac augmente et les eaux se concentrent du fait de la diminution des apports d’eau. Les isotopes légers de l’oxygène et de l’hydrogène quittent les eaux du lac plus facilement que les isotopes plus lourds, comme l’oxygène 18 et le deutérium, de sorte que la formation du gypse (une roche évaporitique formée de sulfate dihydraté de calcium de formule CaSO·2HO) se déroule avec un enrichissement en ces isotopes.

L’étude du gypse a permis d’établir solidement que les précipitations annuelles ont diminué de 41 % à 54 %, avec des pics de réduction de 70 % pendant la période où la civilisation maya s’effondre. Voilà une base sur laquelle on va pouvoir discuter pour évaluer l’impact réel de ces sécheresses sur la population maya.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Il y a environ mille ans la civilisation des cités mayas s’effondre.
  • Une explication possible est celle d’une sécheresse persistante accentuant les tensions et les guerres entre les cités concurrentes et sapant la confiance dans l’élite censée communiquer avec les dieux.
  • Les isotopes lourds de l’oxygène et de l’hydrogène retrouvés plus nombreux dans les cristaux de gypse au fond d’un lac démontrent en effet la survenue à cette époque d’une grande sécheresse.
  • Reste à montrer qu’elle était suffisante pour provoquer un effondrement total, économique et culturel.

https://informacionde.info/

Une famine qui laisse des traces jusque dans nos gènes


Bien qu’il faut encore plus d’études pour vérifier les résultats actuels des mères enceintes lors d’un évènement très stressant tel que famine, guerre, crise du verglas, le 11 septembre etc, laisserait des marques dans le code génétique de l’enfant en gestation.C’est ce que des chercheurs néerlandais ont conclut avec les mamans qui ont vécu la famine de septembre 1944 et mai 1945
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Une famine qui laisse des traces jusque dans nos gènes

 

Un fœtus se recroqueville dans le ventre de la mère.

Développement du fœtus dans le ventre de la mère. Photo : Radio-Canada/Source : Affiche de la série Neuf mois pour la vie

En documentant une famine survenue au cours de la Deuxième Guerre mondiale, des chercheurs ont montré que cet événement pourrait avoir modifié l’état de santé et les gènes de milliers de personnes qui l’ont vécu… en tant que fœtus!

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Un événement traumatisant peut laisser des marques dans nos souvenirs ou notre cerveau pour une vie entière. C’est un phénomène qui a été observé à propos de la transmission du stress de la mère à l’enfant, que ce soit pour les survivants des camps de concentration, chez des New-Yorkais après le 11 septembre 2001, ou même au Québec à la suite de la crise du verglas en 1998.

Outre le stress, des chercheurs ont longtemps soupçonné qu’un événement majeur peut avoir d’autres impacts sur le corps. Un traumatisme assez important aurait le potentiel de s’imprimer dans nos gènes et de changer le comportement de nos cellules, et ce, même si nous l’avons vécu alors que nous étions encore dans le ventre de notre mère.

Le phénomène a déjà été répertorié dans des études animales, mais il est beaucoup plus difficile de tester ce principe chez des humains, pour des raisons éthiques évidentes. Par contre, il est quand même possible de profiter d’un événement historique tragique pour tenter de comprendre ce mécanisme.

C’est ce qu’a fait une équipe de chercheurs néerlandais, en documentant l’état de santé de personnes qui ont vécu une famine ayant frappé leur pays il y a 70 ans.

Leur découverte montre que certains adultes en portaient encore la marque dans leurs gènes, et elle pourrait aussi expliquer comment un événement vécu par la mère peut affecter la santé de ses enfants avant leur naissance.

De mémoire historique…

La famine en question est arrivée aux Pays-Bas entre septembre 1944 et mai 1945. Elle a commencé après que les employés des chemins de fer du pays furent entrés en grève pour bloquer le transport de marchandises de l’armée nazie et favoriser l’avancée des forces alliées.

Les Alliés n’ont toutefois pas réussi à libérer les Pays-Bas immédiatement, et les nazis ont répliqué en coupant l’approvisionnement en nourriture du pays. La sanction a entraîné une famine de six mois, et jusqu’à 20 000 personnes ont perdu la vie.

Dans une étude publiée en 2014, le groupe de chercheurs a remarqué que les personnes qui ont vécu cette famine alors qu’elles étaient encore dans le ventre de leur mère présentaient, une fois à l’âge adulte, un plus haut taux de mortalité que les autres membres de la société.

Les chercheurs ont donc supposé que la famine les avait marqués à vie, mais ignoraient alors les éléments ainsi que les mécanismes impliqués.

… à mémoire génétique

L’équipe néerlandaise est allée voir du côté du code génétique, plus précisément en étudiant ce qui se passe autour de l’ADN, un champ d’expertise que l’on appelle l’épigénétique.

Si le code génétique, qu’on nomme aussi le génome, peut être vu comme un livre, c’est l’épigénome qui dicte quelles pages vont être lues. L’ADN est une structure très organisée, et la cellule va y ajouter des molécules qui vont en changer l’accessibilité.

Certaines vont faciliter l’accès aux gènes, et d’autres vont les bloquer. Ce processus est essentiel pour le bon fonctionnement de toute forme de vie complexe; c’est ce qui permet à une cellule de peau d’être différente d’une cellule du cœur, par exemple. Toutefois, l’épigénome peut aussi être modifié en réaction à un événement extérieur.

Les chercheurs se sont intéressés au blocage des gènes, un mécanisme que l’on nomme méthylation. Pour ce faire, ils ont prélevé des échantillons sanguins et collecté des données médicales chez des adultes qui étaient dans le ventre de leur mère au moment de la famine ainsi que chez leurs frères ou sœurs nés après la guerre.

Ensuite, ils ont cherché s’il y avait des liens entre ces modifications épigénétiques et des problèmes de santé indiqués dans les dossiers médicaux.

Les chercheurs ont alors remarqué que les personnes ayant vécu la famine et présentant un surpoids en tant qu’adultes avaient un blocage au niveau de plusieurs gènes impliqués dans le métabolisme et le contrôle de la glycémie.

Ils émettent l’hypothèse que la famine vécue pendant leur développement a modifié la lecture de certains gènes pour les orienter vers une conservation de l’énergie. Bien que cette hypothèse relie de manière vraisemblable un fait historique et un état de santé, il faudra d’autres études pour montrer qu’il s’agit bien d’un lien de cause à effet, et non pas d’une simple coïncidence.

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